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	<title>Archives des Nasreddine Shili - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nasreddine Shili - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Présidentielle tunisienne : le pied de nez de Nasreddine Shili</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/presidentielle-tunisienne-le-pied-de-nez-de-nasreddine-shili/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Aug 2024 08:16:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Souab]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ex-candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024, Nasreddine Shili surprend tout le monde en partant au Canada, </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Il</strong></em><strong><em> y a encore deux semaines, il était candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024, mais voilà que l’acteur et réalisateur Nasreddine Shili surprend tout le monde en publiant, mercredi 14 mars, une vidéo et un poste sur sa page Facebook où il affirme être arrivé à Montréal au Canada.</em></strong></p>



<span id="more-13769529"></span>



<p>Officiellement, il est arrivé au Canada pour tourner un film dont le tournage est programmé depuis un an et pour, dit-il, poursuivre le combat contre qui vous devinez.</p>



<p>Nasreddine Shili, qui a réussi à convaincre de nombreux artistes et intellectuels de sa caste progressiste de gauche de lui accorder leurs parrainages, comme le célèbre juge administratif Ahmed Souab et la présidence de l’association féministe Beyti Sana Ben Achour, a même fait une petite tournée des quartiers populaires pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à se porter candidat à la présidence.</p>



<p>Le cinéaste affirme aujourd&rsquo;hui avoir été harcelé par les autorités, et nous n’entrerons pas dans les détails peu ragoutants qu’il énumère dans son poste, ce qui justifie à ses yeux son départ. Mais ce départ, à l’évidence, n’était pas précipité. Il était soigneusement préparé et mis à exécution. Ce qui signifie que tout en jouant le jeu du candidat qui sollicite les suffrages de ses compatriotes, Shili ne se faisait aucune illusion quant à l’issue de sa démarche. Aussi a-t-il soigneusement préparé le coup d’après. Et il l’a fait avec les moyens de son art : l’effet de surprise, le suspense et la dramatisation qui va avec. </p>



<p>Bien joué l’artiste, la pièce était bien mise en scène !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong>      </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/15/presidentielle-tunisienne-le-pied-de-nez-de-nasreddine-shili/">Présidentielle tunisienne : le pied de nez de Nasreddine Shili</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La 13e édition du festival Doc à Tunis du 1er au 5 mai 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/la-13e-edition-du-festival-doc-a-tunis-du-1er-au-5-mai-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2019 11:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Doc à Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Ness El Fen]]></category>
		<category><![CDATA[Syhem Belkhodja]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 13e édition du Festival international du film documentaire, Doc à Tunis, se tiendra du 1er au 5 mai 2019, dans différents espaces de la capitale. Tout comme Tunis capitale de la danse, qui a démarré hier, samedi 27 avril, Doc à Tunis est aussi organisé par l’association Ness El Fen, sous la direction artistique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/la-13e-edition-du-festival-doc-a-tunis-du-1er-au-5-mai-2019/">La 13e édition du festival Doc à Tunis du 1er au 5 mai 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Doc-a-Tunis-2019.jpg" alt="" class="wp-image-209584"/></figure>



<p><b><i>La 13e édition du Festival international du film documentaire, Doc à Tunis, se tiendra du 1er au 5 mai 2019, dans différents espaces de la capitale.</i></b><br></p>



<span id="more-209583"></span>



<p>Tout comme Tunis capitale de la danse, qui a démarré hier, samedi 27 avril, Doc à Tunis est aussi organisé par l’association Ness El Fen, sous la direction artistique de Syhem Belkhodja. <br></p>



<p> Le festival, qui se tient au printemps de chaque année depuis déjà 13 ans, est une manifestation cinématographique entièrement dédiée au genre documentaire, qui manque souvent de visibilité, comparé à la fiction.<br></p>



<p> Cette année, le festival revient avec une belle sélection de films engagés et actuels, provenant de 4 continents. Au Total 17 longs-métrages et 10 courts-métrages (dont deux films tunisiens : <em>‘‘La voie normale’’ </em>d’Erije Sehiri et <em>‘‘Subutex’’</em> de Nasreddine Shili), tous très récents et dont beaucoup seront projetés pour la première fois en Tunisie, comme <em>‘‘Maguy Marin : L’urgence d’agir’’</em> de David Mambouch (sorti en mars 2019), ou encore <em>‘‘Trump, le parrain de Manhattan’’ </em>de Frédéric Mitterrand.<br></p>



<p> Au programme de cette édition qui se tiendra simultanément à l’Institut français de Tunisie (IFT), au 4e Art et au Centre culturel du Menzah 6, des projections, un débat sur le thème <em>«Agir en tant qu’artiste»</em> et deux masters-class avec la documentariste tunisienne Erije Sehiri et avec les deux réalisateurs français Yves Hinant et Jean Libon.<br></p>



<p> Le lancement de cette nouvelle édition qui coïncide avec la fête du travail proposera des projections et des rencontres autour des luttes sociale et du monde du travail, notamment avec la projection du film <em>‘‘La voie normale’’ </em>qui relate le quotidien des employés de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), et le <em>master-class</em> avec sa réalisatrice Erije Sehiri.<br></p>



<p> Comme chaque année, toutes les projections sont libres d’accès.<br></p>



<p style="text-align:right"><strong> Fawz Ben Ali</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pouvoir et misère à travers ‘‘Subutex’’, le film de Nasreddine Shili</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/pouvoir-et-misere-a-travers-subutex-le-film-de-nasreddine-shili/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 13:54:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Subutex]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pouvoir et misère ne peuvent s’allier, car ils sont complètement antinomiques, puisque le pouvoir suppose la détention d’une richesse matérielle et par conséquent le dépassement de la misère. Par Kahena Abbès * Mais il ne s’agit là que d’une analyse superficielle, qui ne prend pas en compte la pluralité du pouvoir, ses diverses formes immatérielles,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/pouvoir-et-misere-a-travers-subutex-le-film-de-nasreddine-shili/">Pouvoir et misère à travers ‘‘Subutex’’, le film de Nasreddine Shili</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-184875" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Subutex-Nasreddine-Shili.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pouvoir et misère ne peuvent s’allier, car ils sont complètement antinomiques, puisque le pouvoir suppose la détention d’une richesse matérielle et par conséquent le dépassement de la misère.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Kahena Abbès</strong> *</p>
<p><span id="more-191795"></span></p>
<p>Mais il ne s’agit là que d’une analyse superficielle, qui ne prend pas en compte la pluralité du pouvoir, ses diverses formes immatérielles, qu’elles soient d’ordre psychologique, sexuel, moral, symbolique ou autres.</p>
<p>Le thème de <em>‘‘Subutex’’</em>, un film documentaire réalisé par Nasreddine Shili, reflète bel et bien cette alliance entre pouvoir et misère.</p>
<h3>Une réécriture interprétative du vécu réel</h3>
<p>Les personnes filmées n’étaient pas en train de jouer un rôle décrit dans un scénario; ils menaient leur vie habituellement.</p>
<p>Le réalisateur procédait à une sélection des scènes vécues, pour nous proposer une réécriture interprétative susceptible de faire émerger la fiction.</p>
<p>Les faits se déroulent dans une ancienne demeure en ruine, dépourvue d’eau et d’électricité, dans un quartier de Tunis (Bab Jedid) : un homme (Lotfi) aménage ce coin sombre et abandonné, en attendant son amant (Rzouga).</p>
<p>La relation entre les deux hommes est très ambivalente, d’une extrême violence, sans être dépourvue de tendresse et d’attention.</p>
<p>En effet, Rzouga s’attaque à Lotfi dès qu’il rentre, le frappe, le traite de tous les noms sans raison apparente.</p>
<p>Les deux amants mènent leur vie, en dehors de toute institution familiale, sociale ou économique.</p>
<p>Un pacte implicite les unit : Rzouga doit protéger Lotfi, lui procurer de la drogue pour pouvoir disposer de lui, comme il le désire.</p>
<p>Lotfi souffre d’une addiction à une drogue nommée Subutex, il est pauvre, en chômage, incapable de se défendre… Il s’attache à Rzouga au point d’en faire sa raison d’être.</p>
<p>Leur relation de sujet/objet n’obéit à aucune loi, sauf à l’alternance entre plaisir et souffrance. C’est ainsi que Rzouga parvient à exercer sur son amant un pouvoir sans limite pour se sentir exister.</p>
<p>À la fin, Lotfi apprend qu’il est atteint d’une maladie chronique : l’hépatite C, suite à l’utilisation d’une seringue infectée, il ne parviendra pas à faire son sevrage, quitte Rzouga vers un lendemain incertain.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aWMJSEsoQ0"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/nasreddine-shili-un-cineaste-insoumis-et-novateur/">Nasreddine Shili : Un cinéaste insoumis et novateur</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nasreddine Shili : Un cinéaste insoumis et novateur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/nasreddine-shili-un-cineaste-insoumis-et-novateur/embed/#?secret=5oPBd6rYm0#?secret=aWMJSEsoQ0" data-secret="aWMJSEsoQ0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h3>Briser le regard porté habituellement sur le réel</h3>
<p>Nasreddine Shili, pointe sa caméra vers ce que nous ne pouvons pas voir, les maux de notre société : pauvreté extrême aux alentours de la capitale, misère, chômage, addiction à la drogue, homosexualité, violence, perversité, maladie chronique.</p>
<p>Le conservatisme qui ne cesse d’alimenter le discours officiel, qu’il soit politique social ou religieux, ne reflète qu’une partie de notre réalité, d’autres fragments de celle-ci ont d’autres couleurs, obéissent à d’autres valeurs, d’où le titre du documentaire en<br />
arabe (لقشة من الدنيا), qu’on pourrait traduire<em> «Tranche de vie»</em>.</p>
<p>Le talent incontestable de Nasereddine Shili consiste à briser le regard que nous portons habituellement sur le réel, pour nous faire découvrir l’inimaginable, l’inconcevable, sans recourir à une véritable fiction.</p>
<p>Certes, il voulait nous éclairer sur les zones d’ombre de notre humanité, qui ne conçoit de rapport avec autrui qu’à travers la domination, même dans un contexte de marginalité et de misère.</p>
<p>Cependant, le rapport dominé/dominant entre Lotfi et Rzouga est nu, c’est-à-dire dépourvu de toute signification culturelle ou sociale, pouvant le justifier, il est donc d’une violence sans limite.</p>
<p>C’est pour cette raison que <em>‘‘Subutex’’</em> a pour mission non pas de nous plaire, mais de nous déranger en profondeur.</p>
<p><em>* Avocate et écrivaine.</em></p>
<p><em><strong>Articles de la même auteure dans Kapitalis :</strong> </em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1lsXS4gM8v"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/la-paternite-defaillante-theme-central-du-cinema-tunisien-actuel/">La paternité défaillante, thème central du cinéma tunisien actuel</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La paternité défaillante, thème central du cinéma tunisien actuel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/31/la-paternite-defaillante-theme-central-du-cinema-tunisien-actuel/embed/#?secret=1kDif5lSYB#?secret=1lsXS4gM8v" data-secret="1lsXS4gM8v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4eir27guJa"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/25/les-toiles-brodees-de-kassou-jellazi-ou-la-memoire-du-corps-feminin/">Les toiles brodées de Kassou-Jellazi ou la mémoire du corps féminin</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les toiles brodées de Kassou-Jellazi ou la mémoire du corps féminin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/25/les-toiles-brodees-de-kassou-jellazi-ou-la-memoire-du-corps-feminin/embed/#?secret=MzxIdH2CnI#?secret=4eir27guJa" data-secret="4eir27guJa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NT9t2dpboq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/au-dela-des-polemiques-une-lecture-juridique-du-rapport-de-la-colibe/">Au-delà des polémiques : Une lecture juridique du rapport de la Colibe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au-delà des polémiques : Une lecture juridique du rapport de la Colibe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/au-dela-des-polemiques-une-lecture-juridique-du-rapport-de-la-colibe/embed/#?secret=g65l0LHoBR#?secret=NT9t2dpboq" data-secret="NT9t2dpboq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/pouvoir-et-misere-a-travers-subutex-le-film-de-nasreddine-shili/">Pouvoir et misère à travers ‘‘Subutex’’, le film de Nasreddine Shili</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Subutex’’: Nasreddine Shili donne la parole aux marginaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/11/subutex-nasreddine-shili-donne-la-parole-aux-marginaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Dec 2018 12:36:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[JCC 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Journées cinématographiques de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Subutex]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son dernier film, ‘‘Subutex’’, Nasreddine Shili a relégué le sujet de l’homosexualité au second plan et s’est éclipsé quand il le fallait pour dresser un portrait tout en subtilité d’un «couple» de jeunes dont les paroles et les gestes basculent entre vive violence et tendre affection dans des plans-séquences à couper le souffle. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/11/subutex-nasreddine-shili-donne-la-parole-aux-marginaux/">‘‘Subutex’’: Nasreddine Shili donne la parole aux marginaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-188315" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Nasreddine-Shili-Subutex-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans son dernier film, ‘‘Subutex’’, Nasreddine Shili a relégué le sujet de l’homosexualité au second plan et s’est éclipsé quand il le fallait pour dresser un portrait tout en subtilité d’un «couple» de jeunes dont les paroles et les gestes basculent entre vive violence et tendre affection dans des plans-séquences à couper le souffle.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-188313"></span></p>
<p>Le tant attendu documentaire <em>‘‘Subutex’’</em> de Nasreddine Shili sorti, mercredi 5 décembre 2015 dans les salles tunisiennes, avait été projeté dans la compétition officielle des longs-métrages documentaires des dernières Journées cinématographiques de Carthage (JCC 2018).</p>
<p>Le dernier film de l’acteur, producteur, cinéaste et activiste tunisien n’est pas passé inaperçu, loin de là, il a fait comme l’effet d’une bombe. Mais il ne semble pas avoir forcé l’admiration des membres du jury qui ne lui ont pas décerné de prix.</p>
<p>Heureusement, son écho ne s’est pas éteint aux JCC, puisque le film est actuellement dans nos salles de cinéma, chose plutôt rare pour un documentaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-188317" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Subutex-2.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p>Nasreddine Shili était présent, le lundi 3 décembre, à la Cinémathèque tunisienne, lors d’une séance spéciale pour la presse pour présenter et défendre ce projet cinématographique qu’il avait mis plus de 4 ans à filmer dans des conditions assez particulières.</p>
<h3>Un tournage pas comme les autres</h3>
<p><em>‘‘Subutex’’</em> suit le quotidien de Rzouga et Fanta, deux amis-amants originaires du quartier de Bab Jdid. Rzouga, expulsé d’Italie depuis quelques années, a réussi à mettre fin à sa toxicomanie, il joue le rôle du protecteur auprès de Fanta qu’il avait initié à la drogue, alors que ce dernier plus naïf et fragile a encore beaucoup de mal à s’en défaire alors qu’il est diagnostiqué porteur du virus de l’hépatite C, tout comme leur troisième ami Nega.</p>
<p>Le trio mène une vie de clandestinité, squattant un vieux hammam à Bab Jdid, ils se débrouillent tant bien que mal à survivre au jour le jour à travers de petits boulots souvent dans l’illégalité.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-188319" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Subutex-3-1.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p>Beaucoup l’ont jugé vulgaire, sans intérêt, voire hors cinéma, mais <em>‘‘Subutex’’</em> témoigne d’un grand humanisme; rarement le cinéma tunisien n’est allé aussi loin dans le réalisme social sans pour autant tomber dans le voyeurisme ni le jugement.</p>
<p>Pas de voix off, pas de questionnement, ni d’intervention même dans les scènes les plus violentes, voire sanglantes.</p>
<p>Nasreddine Shili qui s’était fait discret lors du tournage, s’est exposé à un réel danger au cœur des bagarres nocturnes les plus violentes, un choix entièrement assumé par cet artiste qui se moque des codes préétablis qu’ils soient esthétiques ou moraux.</p>
<p>Il aura fallu 3 mois et demi à Nasreddine Shili pour tâter le terrain et devenir un des leurs avant de ramener sa caméra. <em>«Cela dit, j’ai commis une faute quand j’ai ramené une équipe technique au début du tournage, cela a déstabilisé les personnages et j’ai dû revenir seul avec le deuxième réalisateur Mourad Mehrzi pour regagner leur confiance et préserver la spontanéité de leur comportement»</em>, explique le cinéaste.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-188320" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Subutex.jpg" alt="" width="500" height="292" /></p>
<h3>Qui sème la misère, récolte la violence</h3>
<p><em>‘‘Subutex’’</em> est un voyage inattendu dans l’univers de personnes qu’on aurait dédaignées dans la vie de tous les jours mais que Nasreddine Shili a su ramener à la lumière. On n’est pas loin des régions de Tunis, on est au cœur des quartiers vivants de la capitale entre Bab Jdid et Hay Hlel. <em>«Là où j’ai filmé il n’y avait aucune pharmacie, ni d’ailleurs aucun poste de police»,</em> précise le cinéaste. On est dans des quartiers où beaucoup de jeunes sombrent quotidiennement dans l’alcoolisme, dans la drogue et dans toute sorte de violence pour échapper à la misère, au chômage et à la discrimination. Le film pointe ainsi cette absence totale de l’Etat et de ses institutions.</p>
<p>Lorsque Fanta souhaite mettre fin à sa toxicomanie, il ne trouve aucun soutien médical, psychologique ou social, il n’a que son ami Rzouga. Et c’est là que le film rentre dans le cinéma social, militant et surtout actuel pour souligner l’inefficacité des gouvernements qui se suivent et se ressemblent dans l’échec de sauver les jeunes marginaux.</p>
<p>L’homosexualité est reléguée au second plan dans ce film, car ce n’est pas forcément ce dont a voulu parler Nasreddine Shili, qui a su s’éclipser quand il le fallait pour dresser un portrait tout en subtilité de ce <em>«couple»</em> dont les paroles et les gestes basculent entre vive violence et tendre affection dans des plans-séquences à couper le souffle.</p>
<p><em><strong>‘‘Subutex’’ (interdit aux moins de 16 ans) est en ce moment dans les salles : Le Rio, l’ABC (centre-ville de Tunis), Amilcar (El-Manar) et Ciné-Madart (Carthage).</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SdHmmOk7Fu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/nasreddine-shili-un-cineaste-insoumis-et-novateur/">Nasreddine Shili : Un cinéaste insoumis et novateur</a></p></blockquote>
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		<title>Nasreddine Shili : Un cinéaste insoumis et novateur</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Nov 2018 12:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[JCC 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Subutex]]></category>
		<category><![CDATA[toxicomanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Subutex’’ est un des films qui fera date dans l’histoire du cinéma tunisien et il y aura, certainement, un avant et un après ‘‘Subutex’’. C’est à notre avis l’un des films les plus beaux, les plus humanistes et les plus libres qu’il nous ait été donné de voir… Par Abdelfatteh Fakhfakh * Il aura fallu...</p>
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<p><em><strong>‘‘Subutex’’ est un des films qui fera date dans l’histoire du cinéma tunisien et il y aura, certainement, un avant et un après ‘‘Subutex’’. C’est à notre avis l’un des films les plus beaux, les plus humanistes et les plus libres qu’il nous ait été donné de voir…</strong></em></p>
<p>Par <strong>Abdelfatteh Fakhfakh</strong> *</p>
<p><span id="more-184951"></span></p>
<p>Il aura fallu du courage et de la patience à Nasreddine Shili pour accompagner les deux principaux protagonistes du film, pendant quatre années, pour restituer leur vécu au quotidien et, ce faisant, s’attaquer au problème de la toxicomanie et de la dépendance, du <em>«commerce»</em> de la drogue, de ses retombées sur la santé, des tentatives de désintoxication et du chemin de croix qu’il faut accomplir pour s’en sortir…</p>
<p>Dans <em>‘‘Subutex’’,</em> le réalisateur a choisi de filmer une histoire qui se déroule dans les <em>«bas-fonds»</em> de la ville, dans le quartier de Bab Jedid, à Tunis, près du centre-ville, et de parler d’une frange de la société qu’on veille généralement à occulter. Ce film qu’un regard superficiel risque de réduire à un documentaire <em>«voyeuriste»</em> est une histoire d’amitié, voire d’amour, de lutte contre la déchéance, et où la tendresse est dans une alternance constante avec la violence, sur fond de drogue, de toxicomanie, de bastonnade, d’alcool, de misère, de souffrance et de douleur.</p>
<h3>Une tranche de vie de deux paumés…</h3>
<p>Le film relate une tranche de vie de deux jeunes hommes Rzouga et Lotfi (alias Fanta) &#8211; auxquels se joint dans la seconde moitié du film un troisième personnage (Nega) &#8211; qui squattent un vieux hammam et vivent d’expédients (vente de bouteilles en plastique, argent récolté en faisant la manche, etc.). Le premier a réussi à décrocher de la drogue, alors que le second continue à en être dépendant, vivant un enfer au quotidien, et n’envisage pas, pour autant, dans une première période, de suivre une cure de désintoxication. Rzouga décide de s’en aller et de quitter son ami, voyant que celui-ci ne veut pas rompre avec la drogue…</p>
<p>Fanta s’adonne au <em>‘‘Subutex’’</em>, lequel est un médicament qui contient une substance proche de la morphine. Ce médicament est normalement utilisé dans le cadre d’une thérapie, il permet de supprimer les symptômes du manque qui surviennent lors de la privation de drogue, et qui sont en grande partie à l’origine de la dépendance. Sa prescription par le médecin complète une prise en charge médicale, sociale et psychologique, indispensable pour limiter le risque de rechute.</p>
<p>Or, Fanta, tout comme beaucoup d’autres toxicomanes, utilise le <em>‘‘Subutex’’</em>, comme produit de substitution à la drogue, comme stupéfiant.</p>
<p>Ce produit dont les effets sont semblables à ceux de l’héroïne fait l’objet d’un intense trafic illégal et de détournement de son usage médical, et étant moins cher que d’autres produits, il est devenu, la première drogue injectable consommée dans le pays… S’il est vrai que les utilisateurs du Subutex sont moins nombreux que les consommateurs de cannabis ou <em>«zatla»</em>, ils ne sont pourtant pas épargnés par la <em>«Loi 52 sur les stupéfiants»</em>, une loi qui condamne à un an de prison minimum les consommateurs de drogue.</p>
<h3>Marginalité, violence et tendresse</h3>
<p>Rzouga et Fanta représentent la population de toxicomanes sans abris, une population vivant le plus souvent à<em> «ras-de-sol»</em> si ce n’est dans <em>«dans les sous-sols»</em>, dans des lieux humides, lugubres, sombres, dans le <em>«chaos»</em> et dans le <em>«désordre»</em>, dans la nudité, dans le froid, dans la précarité et sans l’espoir de lendemains meilleurs.</p>
<p>Le film évoque sans complaisance l’enfer quotidien que ceux-ci vivent, leurs souffrances, leurs rêves, et leur quête désespérée du bonheur. On les voit le plus souvent se rabattre alors sur des moments qu’ils savent volatiles, illusoires, furtifs et éphémères, le temps de <em>«planer»</em>, d’oublier la grisaille de leur quotidien, sa laideur, sa misère et la leur.</p>
<p>Ouvrons une brève parenthèse pour parler de la violence au cinéma qui n’est pas sans poser problème. Quand on se réfère à son appréhension dans l’histoire du cinéma, on s’aperçoit que dans le <em>«cinéma classique</em>», le spectateur est généralement guidé par le metteur en scène et le discours que les images y véhiculent, ce discours lui indiquant le sens des images violentes, alors que dans <em>«le cinéma moderne»</em>, le sens n&rsquo;est pas souvent donné directement, et de ce fait l&rsquo;image recèle une certaine ambiguïté. Vis à vis du <em>«discours»</em> tenu par l&rsquo;image violente de cinéma, le spectateur reste libre de la ressentir et de l&rsquo;interpréter comme il l&rsquo;entend, <em>«d’en faire un usage cathartique ou autre, de suivre l&rsquo;idée du metteur en scène ou non».</em></p>
<p>Dans <em>‘‘Subutex’’</em>, la violence est fortement présente. Elle revêt diverses formes (physique, verbale, psychologique, etc.). Cette violence est ici une composante essentielle du film. Elle lui est indissociable. Elle est par moments insoutenable, néanmoins tout indique qu’elle est filmée dans un souci d’être à l’écoute, de rapporter la réalité, sans maquillage, et surtout, sans ellipse. Ceci dit, pour ce qui est de la protection des jeunes spectateurs face à cette violence, des dispositions existent telle que l’interdiction du film aux moins de seize ans, et il en sera fait probablement usage, si ce n’est déjà fait.</p>
<h3>Je t’aime, moi non plus…</h3>
<p>Pour en revenir à la relation entre les deux principaux protagonistes, nous reprendrons partiellement, à notre compte l’analyse proposée Kamel Charni de Radio Culturelle Tunisie <a href="http://www.radioculturelle.tn/" target="_blank" rel="noopener">sur ce site</a> où il soutient que <em>«la relation entre les deux protagonistes essentiels dans le film – Rzouga et Lotfi (Fanta), puis le troisième Lotfi Nega – échappe à toute norme sociale dans ce sens où elle mêle des sentiments de filiation, de paternité, d’amitié et même de maternité…Ils veillent l’un à l’autre parce que personne ne s’intéresse à eux…Ce sont des profils que les psychologues qui se penchent sur le monde des sans domicile fixe (SDF) connaissent…».</em><br />
Nous ajouterons pour ce qui nous concerne que tout ce qui précède est vrai, mais il y a aussi de l’amour : Fanta est passionnellement amoureux de Rzouga. Il ne peut supporter son absence. A son addiction par rapport à la drogue vient s’ajouter celle qu’il nourrit par rapport à son ami Rzouga, <em>«il suffit qu’un être </em>[lui] <em>manque pour que tout soit dépeuplé»</em> (comme l’écrit Lamartine, poète français du XIXème siècle).</p>
<p>La dépendance amoureuse parait dans le film positive, par moments, et semble suscitée par un amour partagé, un amour réciproque entre les deux partenaires, alors qu’à d’autres moments elle paraît négative et traduire plutôt un amour non partagé, un amour chargé de possessivité maladive, de jalousie, de radotage, de culpabilisation, sur fond d’un sentiment d’abandon et s’en suivent alors des scènes de ménage et des gémissements constants, en reprenant les mêmes reproches au partenaire au point de le sortir l’autre de ses<em> «gonds»</em>…</p>
<p>Certains analystes soutiennent, tel que Patrick Pharo (auteur de <em>‘‘La dépendance amoureuse. Attachement, passion, addiction’’)</em> que l’addiction à l’amour peut effectivement être comparée à l’addiction aux drogues, <em>«puisque les zones du cerveau stimulées par les images de l’être aimé sont les mêmes que celles qui sont activées, lors de l’ingestion de drogues, impliquant un état d’euphorie»</em>. Pour le même analyste, <em>«lorsqu’elle n’est pas réciproque, la motivation amoureuse, c’est-à-dire la volonté de se faire aimer de celui que l’on aime, devient alors une addiction toxicomaniaque».</em></p>
<h3>Un film libre et libérateur</h3>
<p>Malgré ses grands mérites,<em> ‘‘Subutex’’</em> n’a obtenu, quasiment, aucune récompense dans le Palmarès des JCC 2018, hormis un prix parallèle pour le montage (Prix UGTT, accordé à Anis Saadi). Ne nous y arrêtons pas ! L’enthousiasme démontré envers le film par le public des JCC témoigne de l’intérêt que celui-ci lui porte. Il est souhaitable que cet intérêt se renouvelle à sa sortie et que ce film soit vu aujourd’hui par un large public.</p>
<p>Nous sommes certains que Nasreddine Shili a fait franchir avec <em>‘‘Subutex’’,</em> un nouveau seuil au cinéma tunisien, tout comme certains de ses aînés, l’avaient fait dans le temps (tels que Ridha Béhi, Nouri Bouzid, Mahmoud Ben Mahmoud, Naceur Khemir et bien d’autres). Sept ans après la révolution, une nouvelle génération de cinéastes, dont Nasreddine Shili, est en train de sonder des voies nouvelles, de secouer les carcans et de briser les tabous, en s’affirmant chacun dans une voie qui lui est propre.</p>
<p><em>* Membre de l’ATPCC (Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique).</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z88DnUgoGF"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/cinema-subutex-de-nasreddine-shili-sort-dans-les-salles-tunisiennes/">Cinéma : ‘‘Subutex’’ de Nasreddine Shili sort dans les salles tunisiennes</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cinéma : ‘‘Subutex’’ de Nasreddine Shili sort dans les salles tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/cinema-subutex-de-nasreddine-shili-sort-dans-les-salles-tunisiennes/embed/#?secret=lsra0peF2d#?secret=Z88DnUgoGF" data-secret="Z88DnUgoGF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Cinéma : ‘‘Subutex’’ de Nasreddine Shili sort dans les salles tunisiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Nov 2018 07:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[film-documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Journées cinématographiques de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Subutex]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film documentaire ‘‘Subutex’’ ou ‘‘Tranche de vie’’ du réalisateur, acteur et producteur tunisien de Nasreddine Shili sortira dans les salles tunisiennes à partir du 5 décembre 2018. Ce film a fait partie de la compétition officielle des dernière Journées cinématographiques de Carthage (JCC 2018) dans la section des longs-métrages documentaires. Après ‘‘Au-delà de l’ombre’’...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-184875" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Subutex-Nasreddine-Shili.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le film documentaire ‘‘Subutex’’ ou ‘‘Tranche de vie’’ du réalisateur, acteur et producteur tunisien de Nasreddine Shili sortira dans les salles tunisiennes à partir du 5 décembre 2018.</strong></em></p>
<p><span id="more-184874"></span></p>
<p>Ce film a fait partie de la compétition officielle des dernière Journées cinématographiques de Carthage (JCC 2018) dans la section des longs-métrages documentaires.</p>
<p>Après <em>‘‘Au-delà de l’ombre’’</em> de Nada Mezni Hfaiedh (Tanit de bronze des JCC 2017) qui parle de la stigmatisation des personnes LGBT en Tunisie, un nouveau documentaire tunisien brise le tabou de l’homosexualité. <em>‘‘Subutex’’</em> a suscité la controverse et la curiosité à sa programmation aux JCC où ce fut une série de projections à guichets fermés.</p>
<p>Nasreddine Shili embarque sa caméra dans un vieux hammam du quartier de Bab Jedid, où deux jeunes hommes (Rzouga et Fanta) vivent une histoire d’amour clandestine entre drogue, violence et sensualité.<br />
Le documentaire suit également de près la maladie de Fanta et la lutte du couple marginalisé pour la survie.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0FGSAGTB-Ps" target="_blank" rel="noopener"><em><strong>Bande-annonce. </strong></em></a></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
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		<title>Liste des films tunisiens sélectionnés pour les JCC 2018</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/14/liste-des-films-tunisiens-selectionnes-pour-les-jcc-2018/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Sep 2018 17:08:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Journées cinématographiques de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Mahmoud]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Attia]]></category>
		<category><![CDATA[Nasreddine Shili]]></category>
		<category><![CDATA[Néjib Belkadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Nidhal Guiga]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le comité directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a publié aujourd’hui, vendredi 14 septembre 2018, la liste des films tunisiens sélectionnés par des jurys indépendants pour participer aux compétitions officielles de la prochaine édition, qui se tiendra du 3 au 10 novembre 2018. Nous reproduisons cette liste ci-dessous… Longs métrages fiction : ‘‘Regarde moi’’ de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/14/liste-des-films-tunisiens-selectionnes-pour-les-jcc-2018/">Liste des films tunisiens sélectionnés pour les JCC 2018</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-173988" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/JCC-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le comité directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC)</strong></em><em><strong> a publié aujourd’hui, vendredi 14 septembre 2018, la liste des films tunisiens sélectionnés par des jurys indépendants pour participer aux compétitions officielles de la prochaine édition, qui se tiendra du 3 au 10 novembre 2018.</strong> </em></p>
<p><span id="more-173987"></span></p>
<p>Nous reproduisons cette liste ci-dessous…</p>
<p><em><strong>Longs métrages fiction :</strong></em></p>
<p><em>‘‘Regarde moi’’</em> de Nejib Belkadhi, produit par Propaganda productions.</p>
<p><em>‘‘Fatwa’’</em> de Mahmoud Ben Mahmoud, Arts Distribution.</p>
<p><em>‘‘Mon cher enfant’’</em> de Mohamed Ben Attia, Nomadis Images.</p>
<p><em><strong>Courts métrages fiction :</strong></em></p>
<p><em>‘‘Le fleuriste’’</em> de Bouslama Chamakh.</p>
<p><em>‘‘Brotherhood’’</em> de Meryam Joobeur, Cinétéléfilms.</p>
<p><em>‘‘Au bout du fil’’</em> de Faouzi Djemal, Madbox.</p>
<p><em>‘‘Astra’’</em> de Nidhal Guiga, Nomadis Images.</p>
<p><em><strong>Longs métrages documentaires : </strong></em></p>
<p><em>‘‘Tranche de vie’’</em> de Nasreddine Shili, Dionysos.</p>
<p><em><strong>Courts métrages documentaires :</strong> </em></p>
<p><em>‘‘Soufisme’’</em> de Younes Ben Hajria, Concept Studio.</p>
<p>Ces films ont été choisis parmi 61 films, entre fiction et documentaire, long et court métrage, présentés au festival.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
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