<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Nidaïstes - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/nidaistes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/nidaistes/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Aug 2018 07:58:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Nidaïstes - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/nidaistes/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Raouf Khammassi, fossoyeur de la démocratie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/raouf-khamassi-fossoyeur-de-la-democratie-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/raouf-khamassi-fossoyeur-de-la-democratie-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Aug 2018 07:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Khammassi]]></category>
		<category><![CDATA[RCD]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhaj]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=170066</guid>

					<description><![CDATA[<p>Raouf Khamassi est l’homme politique le plus dangereux et le plus nuisible actuellement en Tunisie. Girouette professionnelle, formé à l’école du RCD, l’ancien parti au pouvoir sous la dictature de Ben Ali, il est en train de détruire, par ses incessantes manœuvres, ce qui reste de Nidaa Tounes. Par Imed Bahri Nouvelle trouvaille, et dernière...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/raouf-khamassi-fossoyeur-de-la-democratie-tunisienne/">Raouf Khammassi, fossoyeur de la démocratie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-170067" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Raouf-Khammassi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Raouf Khamassi est l’homme politique le plus dangereux et le plus nuisible actuellement en Tunisie. Girouette professionnelle, formé à l’école du RCD, l’ancien parti au pouvoir sous la dictature de Ben Ali, il est en train de détruire, par ses incessantes manœuvres, ce qui reste de Nidaa Tounes.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-170066"></span></p>
<p>Nouvelle trouvaille, et dernière volte-face en date de ce retourneur de veste notoire : ceux qui exigent le départ de Hafedh Caïd Essebsi n’ont qu’à rester chez eux. Pour lui, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa est légitime et il n’a supplié personne pour revenir au parti après en avoir claqué la porte, par allusion notamment à Ridha Belhaj.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour Khammassi, Youssef Chahed, qui a perdu tout soutien politique, a échoué et doit quitter le gouvernement.</p>
<p>Quant à Hafedh, il se présentera au prochain congrès du parti programmé pour le mois de janvier 2019. Et il ne semble pas douter un instant des chances de ce dernier de prendre le contrôle de ce bateau qui tangue dangereusement et qui menace de couler. Il fera, en tout cas, de son mieux, en mettant en branle ses réseaux de magouilleurs, pour parvenir à ce résultat.</p>
<p>C’est, en résumé, ce que Khammassi a dit dans l’émission <em>‘‘Al-bilad al-yaoum’’</em>, sur la Radio nationale, le vendredi 17 août 2018.</p>
<p>Il n’y a pas longtemps, cette girouette professionnelle a<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/07/10/nidaa-khammassi-soutient-chahed-contre-caid-essebsi-jr/" target="_blank" rel="noopener"> lâché Hafedh et soutenu Youssef</a>; maintenant c’est tout le contraire qui se produit. Ce type non seulement cautionne le népotisme mais pire il l’appuie de toutes ses forces et fait tout son possible pour qu’il se prolonge le plus longtemps possible.</p>
<p>Raouf Khammassi a détruit Nidaa en soutenant et en appuyant d’une manière inconditionnelle Hafedh qui n’a aucune légitimité au sein de Nidaa dont il a volé la direction suite au putsch du 1er novembre 2015 en faisant capoter la réunion de Hammamet, celle des Nidaïstes qui refusaient le népotisme et qui lui faisaient barrage.</p>
<p>Souvenons-nous : des voyous ont été envoyés, munis de bâtons, et ont empêché cette réunion de se tenir.</p>
<p>Peu après, lors du congrès de Sousse, Hafedh a voulu légitimer son putsch par certains membres de Nidaa qui lui étaient fidèles par opportunisme et par vanité d’obtenir des postes. Il leur a promis de rester jusqu’au mois de juin 2016, il y est jusqu’à aujourd’hui sans avoir été élu ni rien du tout.</p>
<p>Et pendant tout ce temps, Raouf Khammassi soutenait sans faille Hafedh, l’appuyait, bâtissait et consolidait sa suprématie sur le parti pour servir ses intérêts en plaçant ses copains Rcédistes au sein de l’appareil d’Etat.<br />
Ce sont des gens comme ce Khammassi qui par leurs agissements anti-démocratiques dignes des républiques bananières font régner le népotisme, le règne d’un clan et l’usure du pouvoir.</p>
<p>Décidément, Khammassi est l’un des plus dangereux fossoyeurs de la démocratie en Tunisie.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qyycRguG7N"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/09/la-tete-baissee-khamassi-retourne-dans-le-giron-des-caid-essebsi/">La tête baissée, Khamassi retourne dans le giron des Caïd Essebsi</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La tête baissée, Khamassi retourne dans le giron des Caïd Essebsi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/09/la-tete-baissee-khamassi-retourne-dans-le-giron-des-caid-essebsi/embed/#?secret=0hcFN4oo5M#?secret=qyycRguG7N" data-secret="qyycRguG7N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fUzSg6eZtf"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/18/nidaa-tounes-raouf-khammassi-et-ons-hattab-ne-savent-plus-qui-soutenir/">Nidaa Tounes : Raouf Khammassi et Ons Hattab ne savent plus qui soutenir</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nidaa Tounes : Raouf Khammassi et Ons Hattab ne savent plus qui soutenir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/18/nidaa-tounes-raouf-khammassi-et-ons-hattab-ne-savent-plus-qui-soutenir/embed/#?secret=iCDVBAgQU8#?secret=fUzSg6eZtf" data-secret="fUzSg6eZtf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JRYvjRgifS"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/">Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Raouf Khamassi, l’homme qui fait la pluie et le beau temps à Nidaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/13/raouf-khamassi-lhomme-qui-fait-la-pluie-et-le-beau-temps-a-nidaa/embed/#?secret=B1TyQbgh9G#?secret=JRYvjRgifS" data-secret="JRYvjRgifS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/raouf-khamassi-fossoyeur-de-la-democratie-tunisienne/">Raouf Khammassi, fossoyeur de la démocratie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/20/raouf-khamassi-fossoyeur-de-la-democratie-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Ennahdha et les marchands de Dieu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jul 2018 16:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nahdhaouis]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=164999</guid>

					<description><![CDATA[<p>En attendant le passage à l’autre vie, Ennahdha garantira à ses électeurs, pour commencer, le paradis sur terre. Ainsi, des slogans à consonance politique tels que «l’État islamique», «L’islam est la solution», «La charia est notre Constitution», deviennent-ils des vérités indiscutables et se muent en dogmes religieux. Par Yassine Essid Tout le monde veut aller...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/">Tunisie : Ennahdha et les marchands de Dieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-165000" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Ghannouchi-Priere.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En attendant le passage à l’autre vie, Ennahdha garantira à ses électeurs, pour commencer, le paradis sur terre. Ainsi, des slogans à consonance politique tels que «l’État islamique», «L’islam est la solution», «La charia est notre Constitution», deviennent-ils des vérités indiscutables et se muent en dogmes religieux.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-164999"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />Tout le monde veut aller au paradis mais personne ne veut mourir ! Nous pouvons être privés de tout, mais nous continuons pourtant à tenir à la vie. Quoique la crainte de la mort, l’idée la plus cruelle et la plus effroyable, soit naturelle à tous les hommes, riches ou démunis, la perspective du paradis leur rend cette fatalité plus supportable et leur donne le courage de supporter les vicissitudes de la vie avec plus de patience.</p>
<h3>Le bonheur éternel dans le royaume des cieux</h3>
<p>Un pasteur aurait été arrêté le 28 juin au Zimbabwe pour avoir fait payer certains de ses fidèles près de 500 dollars le ticket <em>«en or pur»</em> pour une entrée assurée au Saint Jardin.</p>
<p>La conduite du révérend est moralement intolérable, outrageante à l’égard de la religion et condamnable eu égard au respect de la loi des hommes. Ici, seul l’ecclésiaste-arnaqueur est socialement et juridiquement mis en cause. En revanche, ses ouailles, dont il a la charge, ne sont que d’innocentes victimes grossièrement trompées et dupées de leur bonne foi (c’est le cas de le dire).</p>
<p>Cela étant, et aussi invraisemblable qu’elle paraît, cette astuce dépasse le cadre banal d’un délit d’escroquerie, mais touche à la problématique des relations entre les conceptions du monde et les structures d’organisation et de mobilisation des sociétés.</p>
<p>À y regarder de près, cette grosse combine établit une analogie fondamentale entre l’instigateur zimbabwéen de cet habile stratagème et l’exploitation par les partis politiques de la vulnérabilité sociale et spirituelle de gens. Les uns promettent ici-bas : liberté, justice, croissance, emploi, et pleine satisfaction des besoins, ce qui ne les engage en rien. Les autres, se réclamant de l’islam, déclarent que l’instauration d’un Etat régi par la charia leur garantira le bonheur éternel dans le royaume des cieux.</p>
<p>Ainsi, sous l’apparence du religieux et des rituels qui lui sont liés, s’impose, dans la conception islamiste de la vie en société, une sacralisation de la conduite humaine basée sur les principes du licite et de l’illicite. Sauf qu’une fois au pouvoir, ces mouvements découvrent que l’Etat islamique, pour exister, se développer, ou s’affaiblir et disparaître, est tributaire pour l’essentiel de bien des facteurs : conditions socioéconomiques, climat politique et l’héritage culturel par lequel le passé se transmet dans le présent.</p>
<p>L’islam populaire tunisien, dans sa touchante naïveté, a mis en place un imaginaire du cosmos auquel le paradis et l’enfer restaient étroitement liés. Chacun avait son idée. Le Paradis est la récompense du serviteur de Dieu. Quant à l’Enfer il n’est pas éternel pour les musulmans, mais seulement pour ceux qui refusent de croire en Dieu.</p>
<p>Le jour de la Résurrection, une fois le jugement rendu, les hommes passent tous sur le pont installé sur les abîmes de la Géhenne, le<em> sirât,</em> plus fin qu’un cheveu et plus tranchant qu’un sabre. Sa traversée à la vitesse de l’éclair assurera aux bienheureux l’accès au Paradis. Dans ses jardins, partout, glissant sous l’ombre épaisse des grands arbres, coulent des ruisseaux d’eau délicieuse, de lait et de miel. Les croyants, installés dans des tentes magnifiques, habillés d’étoffes précieuses, parés de bijoux rares, mangeront des viandes d’oiseaux exquises et des fruits délicieux, boiront le vin inoffensif que leur verseront de beaux esclaves, éternellement jeunes. Autant de promesses d’une vie éternelle et éternellement renouvelée, où il n’y aurait ni vieillesse, ni mort, où hommes et femmes seraient toujours jeunes et beaux.</p>
<h3>De la rêverie du bonheur céleste aux fantasmes de la violence jihadiste</h3>
<p>En attendant le passage à l’autre vie, Ennahdha leur garantira, pour commencer, le paradis sur terre. Ainsi, des slogans à consonance politique tels que <em>«l’État islamique»</em>, <em>«L’islam est la solution»</em>, <em>«La charia est notre Constitution»</em>, deviennent-ils des vérités indiscutables et se muent en dogmes religieux. C’est ainsi que la purification du corps social, conçue par les gardiens du Temple, condamnera et éliminera toute personne ne s’inscrivant pas dans cette orthodoxie.</p>
<p>Les affaires de la Cité, soumises à la souveraineté de la toute puissance de l’Etat islamique, préludera à l’espace du sacré par excellence auquel aspire tout croyant : un paradis de désirs assouvis, de parfums volatiles, de plaisirs satisfaits où tout s’offre sans trêve; un univers de réplétion et de satiété contrairement aux damnés de l’enfer qui connaîtront les pires privations. Une rêverie façonnée à toute outrance par les propos exégétiques des centaines de prêcheurs-vedettes de la foi qui croient lire dans nos âmes et qui, faute de pouvoir assurer le bonheur des hommes sur la terre, se sont tournés vers l’espoir irrationnel du bonheur dans l’au-delà. Ils édictent alors une conception eschatologique abondamment parsemée d’illusions aliénantes qui avait fini par nourrir jusqu’à ce jour les fantasmes de la violence jihadiste.</p>
<p>Or qu’avaient entrepris les islamistes d’Ennahdha depuis la reconnaissance constitutionnelle de leur mouvement ? Moins que rien. Investissant leurs discours par la même espérance, promettant à toutes et à tous le paradis. Et quoi de mieux que l’habit de la vertu pour faire passer leur message? Il leur suffisait d’afficher en toutes circonstances bonne morale, paraître surtout comme des musulmans irréprochables et, sous le voile de la foi, entreprendre des actions de bienfaisance tous azimuts pour mieux leurrer le public.</p>
<p>En bonimenteurs chevronnés, il leur fallait être suffisamment convaincants pour que ceux qui les écoutent soient enfin rassurés sur leur sort, leur cèdent les précieuses voix déposant ainsi leur avenir entre leurs mains.</p>
<h3>Les islamistes au pouvoir : le ciel n’est jamais loin</h3>
<p>Pendant les campagnes électorales les Nahdhaouis n’ont-ils pas fait de l’adhésion à la Loi du prophète, qu’ils prétendent incarner, la ligne de démarcation qui les sépare des Nidaistes mécréants et autres partis laïcs?</p>
<p>L’islam, une religion indépendante de toute structure hiérarchique ecclésiale (du moins chez les sunnites), qui appelle à la vie sous la conduite de la raison, impose dans son essence, le libre esprit et le libre examen, invite tout bon musulman censé être seul comptable de ses actes devant Dieu, à la fois sur le plan moral que cultuel, de mettre en pratique cinq obligations : la confession de foi, les cinq prières quotidiennes rituelles et le jeûne du ramadan faits avec ponctualité mais sans ostentation, l’aumône légal, et le pèlerinage à la Mecque pour s’absoudre d’un reliquat de petits péchés pour solde de tout compte.</p>
<p>Personne ne se reconnaissait le droit d’imposer ou de dispenser quelqu’un de leur observance. En dehors du jeûne légal, les hommes pieux pratiquaient facilement des abstinences et des jeûnes surérogatoires pour mieux exprimer leur abandon à Dieu. Si l’abstinence du porc est totale, celle du vin n’était pas absolue. Le Coran contient une série de textes qui vont d’une franche approbation jusqu’à la plus tranchante condamnation.</p>
<p>Bref, il y avait là réunies les conditions d’une société sécularisée, tranquille, volontiers libre-penseuse n’eût été l’aveuglement d’un despote trop rassuré sur la pérennité de son régime et dont la chute avait permis l’arrivée des islamistes au pouvoir.</p>
<p>Il y a également la charia, qui traduit la fidélité aux principes généraux qu’il a fallu tirer des versets traitant de problèmes juridiques dans le Coran mais qui s’appliquent à des situations concrètes qui remontent à un autre lieu et une autre époque, nécessitant par conséquent un effort d’interprétation qui fait de moins en moins appel à la raison, suscite de nombreux commentaires auxquels on cherche à donner force de loi, qui sont aussi trompeurs que hasardeux et constituent un terreau favorable à la prolifération de nouvelles formes de religiosités débitées par des charlatans qui vendent à grands cris leurs boniments de conteurs de foires à l’adresse d’un public de plus en plus crédule.</p>
<p>En venant à l’appui de l’intégrisme, ils arrangeaient alors d’autant les affaires des islamistes au pouvoir qui prétendaient mobiliser ainsi les esprits et les corps, supprimer les virtualités oppressives du pouvoir politique et réaliser leur société idéale.</p>
<p>Cet islam politique, qui se manifestait à travers les rouages d’un État démocratique, s’était aussitôt trouvé tiraillé par trop d’éléments contraires, ballotté entre : assister impuissant à la mise en place d’un régime de liberté, modernisateur et résolument laïc, ou donner espoir aux partisans d’une participation politique élargie tout en faisant jouer à l’islam un rôle majeur dans la prise de conscience politique des Tunisiens.</p>
<p>De même qu’il suffirait de collaborer avec un pouvoir politique non-islamiste, ce qui est encore le cas, tout en encourageant en sous-main des groupes radicaux en vue de l’instauration éventuelle d’un pouvoir islamique fort et d’une justice coercitive contre tout individu ne respectant pas la loi islamique.</p>
<p>L’arrivée d’Ennahdha au pouvoir à la tête d’une troïka, fut l’occasion de mettre en pratique sa doctrine. D’abord l’instauration d’une culture de l’interdit, car ce qui est tenu pour des paroles d’apparence inoffensive, à la limite de stupéfiantes élucubrations, constituait la pitance quotidienne des ignares au sein du parti et du gouvernement pour qui tout était idolâtrie et qui, à petites doses, avait nourrit la fantasmagorie meurtrière des fanatiques, finissant par servir de ressort à leurs pires ignominies.</p>
<h3>Pour les islamistes, l’avenir est une éternité</h3>
<p>Une autre pratique, bien que ne relevant point des obligations rituelles, a été remise en vigueur, dans la mesure où elle constitua le trait marquant de l’époque des conquêtes musulmanes: le principe du butin. Dans la mesure où on n’était plus à l’époque des razzias pour se contenter de chevaux ou de chameaux, le mécanisme prédateur des islamistes s’était concentré dans l’usage, sans limite ni contrôle, des ressources publiques à des fins privées.</p>
<p>Ainsi, bien que la corruption, les prélèvements indus et l’usage patrimonial de l’Etat considéré comme une propriété privée par les clans dirigeants avaient théoriquement disparu, suite à l’institution d’un gouvernement démocratique, certains atavismes n’ont pourtant pas manqué de manifester çà et là leur irréfragable résurgence.<br />
Sous le régime de la Troïka, Ennahdha, qui avait échoué sur tous les tableaux, a eu du mal à s’adapter aux circonstances sans renoncer à la violence, raréfiant les actes de tolérance et d’universalisme tout en profitant indûment de son pouvoir.</p>
<p>Depuis 2014, bien que nullement évincés du pouvoir grâce au consensus avec Béji Caïd Essebsi, les droits réels des islamistes s’étaient retrouvés délimités, leurs hostilités prévenues, leurs discours se faisant plus complaisants, les déclarations plus contenues ne laissant prévoir aucun grand dessein.</p>
<p>Les islamistes se gardent bien de se montrer pressés de se projeter prématurément dans le futur, leur soumission au dogme est moins radicalisée, leurs adversaires acharnés d’hier éprouvent moins de rancœur, mais la secte est toujours puissante et le maître, qui a délaissé les bravades médiatiques, est plus que jamais assuré, comme on l’est d’une vérité générale et incontestable, qu’Ennahdha réussira bientôt à récupérer le bail accordé puis retiré.</p>
<p>Au vue du délabrement de toute l’opposition, le vénérable Cheikh peut entrevoir tranquillement l’avenir comme une éternité transcendant à la fois la souveraineté du peuple, la diversité des courants d’opinions, leurs représentants ainsi que les partis politiques et ne manquera pas, le moment venu, d’intercéder auprès du Ciel pour que ceux qui avaient cru en lui, puissent rejoindre le paradis.</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SDIpuU5cy5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/22/ennahdha-et-la-fable-islamo-democrate/">Ennahdha et la fable islamo-démocrate</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha et la fable islamo-démocrate » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/22/ennahdha-et-la-fable-islamo-democrate/embed/#?secret=yxX8Qe0esG#?secret=SDIpuU5cy5" data-secret="SDIpuU5cy5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XillAdD2jP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/18/nidaa-une-mafia-au-service-dun-parti-unique-ennahdha/">Nidaa : Une mafia au service d’un parti unique, Ennahdha</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nidaa : Une mafia au service d’un parti unique, Ennahdha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/18/nidaa-une-mafia-au-service-dun-parti-unique-ennahdha/embed/#?secret=7GvKep2Lak#?secret=XillAdD2jP" data-secret="XillAdD2jP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/">Tunisie : Ennahdha et les marchands de Dieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/16/tunisie-ennahdha-et-les-marchands-de-dieu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>19</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chahed se laissera-t-il impressionner par Ennahdha ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/28/tunisie-chahed-se-laissera-t-il-impressionner-par-ennahdha/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/28/tunisie-chahed-se-laissera-t-il-impressionner-par-ennahdha/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Aug 2017 17:27:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[marché parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[Nahdhaouis]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=111700</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les dirigeants islamistes redoutent un passage en force de Youssef Chahed, qui constituerait un gouvernement de combat pour sortir le pays de la crise où eux-mêmes l’ont plongé. Par Ridha Kéfi Les dirigeants du parti islamiste Ennahdha gesticulent, fulminent et font bomber le torse pour impressionner ceux qui ne demandent qu’à l’être. En réalité, ils...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/28/tunisie-chahed-se-laissera-t-il-impressionner-par-ennahdha/">Chahed se laissera-t-il impressionner par Ennahdha ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-111702" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Chahed-Partis-Accord-Carthage.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les dirigeants islamistes redoutent un passage en force de Youssef Chahed, qui constituerait un gouvernement de combat pour sortir le pays de la crise où eux-mêmes l’ont plongé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>
<p><span id="more-111700"></span></p>
<p>Les dirigeants du parti islamiste Ennahdha gesticulent, fulminent et font bomber le torse pour impressionner ceux qui ne demandent qu’à l’être. En réalité, ils battent en retraite, car ils n’ont jamais été dans une aussi mauvaise posture.</p>
<p><strong>Les islamistes battent en retraite</strong></p>
<p>A l’intérieur, leur mouvement est traversé par de profondes divergences et leur image dans l’opinion est au plus bas.</p>
<p>Démasquée, leur stratégie du double langage n’opère plus et atteint généralement le résultat contraire de celui espéré.</p>
<p>Les Tunisiens sont de moins en moins disposés à leur faire crédit de la moindre crédibilité : ils ont épuisé le capital de confiance en se montrant intéressés, voraces et ô combien solubles dans l’argent. La corruption, ce sont eux qui en sont devenus, aujourd’hui, l’emblème.</p>
<p>A force de chercher la proximité des corrompus de l’ancien régime et de recruter les anciens RCDistes et les ex-Benalistes pour louer leurs services en matière de manipulations et de falsifications de toutes sortes, ils ont fini par camper le rôle du parti scélérat.</p>
<p>Enfin, en s’alliant avec la racaille de Nidaa Tounes, aujourd’hui abandonné par toutes les personnalités qui l’ont créé et qui l’ont porté à la victoire électorale de 2014, ils ont montré leur cynique disposition à composer avec le diable.</p>
<p>Sur le plan international, le mouvement des Frères musulmans dont Ennahdha et membre, bat de l’aile. Isolé, il voit l’étau se resserrer sur lui et les soutiens de la Turquie et du Qatar, de plus en plus embarrassés, ne sauraient leur éviter une nouvelle longue traversée du désert.</p>
<p>Les Nahdhaouis sont dans la même posture, et ils ne le savent que trop, aussi misent-ils sur les prochaines élections municipales pour espérer rebondir ou, tout au moins, en donner l’illusion à leurs troupes déboussolées.</p>
<p><strong>Des gesticulations désespérées </strong></p>
<p>C’est dans cette perspective d’ailleurs qu’ils tentent d’empêcher le chef du gouvernement Youssef Chahed de mener le remaniement gouvernemental auquel il pense, celui que la situation dans le pays exige, celui également que la raison et le bon sens dictent, et qui consiste à éjecter les bras cassés issus des partis, notamment de Nidaa et d’Ennahdha, qui ont montré l’étendue de leur incompétence, et les remplacer par des hommes et des femmes compétents, expérimentés et connaissant les rouages de l’économie et de la gestion publique, les seuls capables d’aider à sortir le pays de l’ornière de la crise où il se morfond depuis plusieurs années.</p>
<p>En sommant Chahed de se contenter de pourvoir les postes ministériels vacants (Education et Finances) et de ne pas toucher à <em>«leurs»</em> ministres (Zied Ladhari, Imed Hammami, Anouar Maarouf et autres Ridha Saïdi) ou à ceux qui leur sont proches, comme le ministre de l’Intérieur Hedi Majdoub, ils ont battu leurs cartes et laissé tomber leurs masques.</p>
<p>En fait, ils craignent un passage en force de Youssef Chahed contre lequel ils ne pourront rien. Et pour cause : ils savent que le chef du gouvernement, qui a lancé la guerre contre la corruption, la contrebande et l’économie parallèle, jouit aujourd’hui d’une grande popularité parmi ses compatriotes et qu’ils ne pourront pas lui retirer leur confiance, non parce qu’ils ne pourront pas réunir le nombre de voix nécessaires pour cela, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), mais parce qu’un pareil acte politique pourrait leur coûter très cher, en provoquant la colère des Tunisiens qui n’hésiteraient pas à descendre de nouveau dans la rue pour les renvoyer à leurs chimères, comme ils l’ont déjà fait en 2013.</p>
<p>Il faut écouter les Tunisiens : ils en ont marre des Nahdhaouis et de leurs obligés Nidaïstes, et ils sont en majorité favorables à un gouvernement de technocrates capables de prendre les bonnes décisions et d’agir sans calculs politiques pour sortir le pays de la crise. M. Chahed, qu’ils portent aujourd’hui, à bout de bras et dont qu’ils espèrent voir réussir dans sa difficile mission, ne devrait pas les décevoir en constituant un gouvernement de… mafieux en quête de couverture politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/28/tunisie-chahed-se-laissera-t-il-impressionner-par-ennahdha/">Chahed se laissera-t-il impressionner par Ennahdha ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/28/tunisie-chahed-se-laissera-t-il-impressionner-par-ennahdha/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le coup d’Etat permanent contre la médecine tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/07/le-coup-detat-permanent-contre-la-medecine-tunisienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/07/le-coup-detat-permanent-contre-la-medecine-tunisienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 17:33:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[juges]]></category>
		<category><![CDATA[magistrats]]></category>
		<category><![CDATA[médecine tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[nahdhaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine B'hiri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=82188</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tenter de casser l’élite d’un pays est une mauvaise habitude coloniale, impériale et spoliatrice. Les Nidaistes et les Nahdhaouis se sont trompés d’époque. Par Dr Fethi El Mekki * C’est désormais officiel, en Tunisie, pour exciter les petites gens, bernés en permanence, par un pouvoir à terre, dominé par un pouvoir profond, on récompense les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/07/le-coup-detat-permanent-contre-la-medecine-tunisienne/">Le coup d’Etat permanent contre la médecine tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11224" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Medecins1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Tenter de casser l’élite d’un pays est une mauvaise habitude coloniale, impériale et spoliatrice. Les Nidaistes et les Nahdhaouis se sont trompés d’époque.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Fethi El Mekki</strong> *</p>
<p><span id="more-82188"></span></p>
<p>C’est désormais officiel, en Tunisie, pour exciter les petites gens, bernés en permanence, par un pouvoir à terre, dominé par un pouvoir profond, on récompense les coupables et on punit les innocents&#8230;</p>
<p>Ce pouvoir vacillant s’enfonce dans le marécage. On ne voit plus que son nez. Il manque encore la farine et les claques et là ça sera un vrai cirque d’hiver. Puisque on est en plein hiver. Politique, bien évidemment.</p>
<p>En Tunisie, depuis le parachutage des <em>«islamistes, égorgeurs, coupeurs de têtes mais modérés»</em> et du parti d’en rire, Nidaa Tounes, devenu épileptique tellement il a trahi, tout fonctionne pour que rien ne fonctionne. Le kilogramme de tomates est à 3,5 dinars et ça n’émeut personne.</p>
<p>Pour rouler des pectoraux, plaire à la piétaille et à la valetaille, les juges, qui et c’est bien connu, ne reçoivent les ordres de personne, ont cartonné, réalisé leur petit quart d’heure de gloire et mis au cachot, en moins d’une semaine, deux médecins sans qu’une enquête sérieuse n’ait pu déterminer quoi que ce soit. Et personne n’est outré.</p>
<p><strong>Ces princes qui nous gouvernent :</strong></p>
<p>La Tunisie et les Tunisiens sont sauvés. Ils se sentent en sécurité. Merci Barack Obama, Daniel Rubenstein, Noe Feltman, Rached Ghannouchi, Nourreddine Bhiri, Beji et Hafedh Caid Essebsi (par ordre d’importance). Les Tunisiens vous doivent une fière chandelle.</p>
<p>Nos poilus très ignares et hirsutes, «qui me rappelle mon enfance», sortis tout droit d’une grotte, pour saigner leur prochain, quant à eux, sont relâchés dans la nature avec les excuses. Ils sont envoyés en Syrie par qui on sait, pour faire ce que l’on sait, sur ordre de qui on sait. Et ne sont nullement inquiétés, par qui on sait. Là on n’est plus dans la morale élastique et les deux poids et deux mesures. On est au fond du trou. Nos deux médecins aussi.</p>
<p>C’est désormais officiel, en Tunisie, tuer en lynchant en public, un bon père d’une famille de six enfants, sans courir le moindre risque pénal est possible (allusion à Lotfi Nagdh, tué en pleine rue par des extrémistes religieux, en octobre 2011, à Tataouine, Ndlr). Il faut si possible être en groupe, avoir une mine patibulaire (une sale tête, si vous voyez ce que je veux dire), être un tant soit peu chevelus, porter un gourdin, viser la tête et le thorax de préférence lorsque la victime est à terre et brailler comme un bourricot.</p>
<p>C’est désormais officiel, en Tunisie, fêter son acquittement après avoir assassiné un innocent se fait en plein milieu de la rue (allusion aux tueurs présumés du même Nagdh acquittés par le tribunal de Sousse, Ndlr). Avec pétards et you-you. En dansant devant les caméras. Et il n’a aucun risque de se faire arrêter une seconde fois. Il est évident que les gentils pelucheux n’y sont pour rien. Ils ne feraient jamais une chose pareille. C’est bien connu. M. Nagdh est décédé mort de rire.</p>
<p>C’est désormais officiel, en Tunisie, soigner un malade pour lui sauver la vie et lui faire éviter bien de souffrances, peut vous catapulter directement au bagne. Tant pis, c’est la vie. C’est le destin.</p>
<p><strong>La grande farce continue :</strong></p>
<p>Ce qui parait bizarre, c’est cette nouvelle classe politique, sortie on ne sait d’où, qui travaille dur pour rester stupide, qui est attiré sans cesse par les bas-fonds, qui ne cesse de mettre le feu à la plaine et de tendre le bâton pour se faire battre.</p>
<p>Pour se faire pardonner et exciter encore plus les hyperactifs, elle met les médecins en prison. Ceci explique cela.</p>
<p>C’est désormais officiel, en Tunisie, la mafia de l’économie parallèle, réglée comme une horloge, est protégée officiellement par ce qu’on a appelé, jusqu’à aujourd’hui, les députés du peuple. Il va falloir leur trouver une autre appellation. Ça ne sera pas très difficile. Il suffit de bien se concentrer.</p>
<p>La Tunisie s’est couchée. La Tunisie est sous occupation. Par qui? Par la médiocratie qui se pavane avec des couffins remplis à ras bords par de gros billets. Personne n’est inquiété. C’est désormais officiel, ça ne gêne personne. En même temps, on veut casser du médecin. Je vous rassure, ça ne marchera pas. Et ça ne marchera jamais.</p>
<p>Durant les années 2012-2013, un nouveau hobby a été en vogue chez les pileux. Il faut faire disparaître les autres. C&rsquo;est-à-dire les <em>«kouffars»</em> (non-croyants). Aujourd’hui, on veut faire disparaître le médecin. Au sens figuré ou au propre. On ne le sait pas. C’est au choix. Là aussi je vous rassure, ça ne marchera jamais.</p>
<p>Les plans de nos politiques pour détruire la Tunisie ressemblent tout à fait aux poupées russes. Lorsqu’on découvre une, on découvre une plus petite mais toujours avec une âme noire. On savait que leur cynisme et leur haine pour leur pays sont sans limite. Avec deux médecins au cachot, en moins d’une semaine. Dans leur cruauté et leur abomination, ils viennent de faire un saut qualitatif très important.</p>
<p>Ce qui est sympathique dans tout cela, c’est les grands bandits, déguisés en médecins, avec un gros cigare déformant la bouche et les lèvres. Connus et très respectés de tous. Exerçant aussi bien à l’hôpital que dans le secteur privé. Ils sont intouchables, car nauséabonds, puant la corruption à plein nez. Ainsi, on ne s’attaque qu’au menu fretin. Qu’au superficiel, qu’au dérisoire, qu’à l’insignifiant. Pour la galerie? Sûrement. Jusqu’a aujourd’hui, on connaissait la grande muette. On nous apprend qu’il y aussi la grande aveugle. Comprenne qui pourra.</p>
<p>Un jour, un certain Talleyrand, avait dit : la politique, c’est l’art d’agiter les peuples pour mieux s’en servir.</p>
<p><strong>Chronique de la bêtise ambiante :</strong></p>
<p>Dans tous les pays démocratiques, le parquet dépend directement de l’autorité de l’Etat. En Tunisie, la nouvelle constitution a octroyé une indépendance aux magistrats, non méritée. Il est inconcevable de laisser les importantes nominations du parquet maître de l’action publique en matière pénale et gardien de l’ordre public entre les mains de l’Association des magistrats tunisiens.</p>
<p>La casse et les dérapages sont visibles et palpables. Certains juges ne sont pas à la hauteur de leur nomination. Parce que tout simplement, ils n’en n’ont pas les moyens. Et ce n’est pas une histoire de diplômes. Loin de là.</p>
<p>Ce salmigondis nous entraînera-t-il vers la «<em>dictature des juges</em>» comme ce fut le cas de l’Italie dans les années 90? Je ne le pense pas et je ne l’espère pas. La Tunisie de l’imam Sahnoun (776-854), de Mohamed Tahar Ben Achour (1879-1973) et de Mokhtar Yahyaoui ne se laissera pas marcher sur les pieds.</p>
<p>Avec le médecin, ces petits assoiffés du pouvoir et leurs petits chefs, qui ont inventé l’eau chaude, sont dans la situation où quelqu’un met dans sa poche un scorpion qui finirait par le piquer. Ils ont mis de gros moyens au service d’une grosse ambition, pour un niveau très bas : comme politique même mon chien n’en voudrait pas&#8230;</p>
<p>Pour les Nidaistes et les Nahdhaouis, spécialistes de l’écran fumée, un jour ou l’autre vous prendrez la porte. Mais c’est ce que vous emporterez qui importe. C’est-à-dire rien du tout.</p>
<p>Tenter de casser l’élite d’un pays est une mauvaise habitude coloniale, impériale et spoliatrice. Vous vous êtes trompez d’époque. Ce sont des choses qui arrivent. On ne vous en veut pas.</p>
<p>Vous êtes à bout de souffle et votre destin est désormais connu.</p>
<p>Cessez de nous instruire des procès en sorcellerie. Laissez les médecins tranquilles. Vous ne le regretteriez point. Par les temps qui courent ce n’est pas une précaution inutile.</p>
<p>Tout cela a un prix. Et quel prix.</p>
<p><em>* Pneumo-allergologue.</em></p>
<p><em>** ‘‘Le coup d’état permanent’’ est un essai de l’homme politique François Mitterrand en 1964 durant la présidence de Charles De Gaulle, pour désarçonner et viser le pouvoir de ce dernier. Il n’a pas réussi à le faire. Bien évidemment.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/07/le-coup-detat-permanent-contre-la-medecine-tunisienne/">Le coup d’Etat permanent contre la médecine tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/07/le-coup-detat-permanent-contre-la-medecine-tunisienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ghannouchi-Caïd Essebsi : Est-ce la fin de l&#8217;idylle ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/26/ghannouchi-caid-essebsi-est-ce-la-fin-de-lidylle/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/26/ghannouchi-caid-essebsi-est-ce-la-fin-de-lidylle/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2016 18:09:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nahdhaouis]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Belhaj]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Riahi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=66056</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mariage de raison Ghannouchi-Caïd Essebsi, engagé sous de si bels auspices, risquerait, sous peu, de se terminer par un divorce abusif. Par Jomâa Assâad * Les grincements de dents des Nahdhaouis deviennent de plus en plus audibles. Certains y verront de simples manifestations des pressions exercées par eux sur le président de la république...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/26/ghannouchi-caid-essebsi-est-ce-la-fin-de-lidylle/">Ghannouchi-Caïd Essebsi : Est-ce la fin de l&rsquo;idylle ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-34241 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Caid-Essebsi-Ghannouchi-Sousse.jpg" alt="Caid-Essebsi-Ghannouchi---Sousse" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le mariage de raison Ghannouchi-Caïd Essebsi, engagé sous de si bels auspices, risquerait, sous peu, de se terminer par un divorce abusif.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Jomâa Assâad</strong> *</p>
<p><span id="more-66056"></span></p>
<p>Les grincements de dents des Nahdhaouis deviennent de plus en plus audibles. Certains y verront de simples manifestations des pressions exercées par eux sur le président de la république Béji Caïd Essebsi (BCE) dans la course des nominations aux postes clés, voire même subalternes. Symptômes auxquels ils nous ont habitués de par le passé. Nous y verrions plutôt un réel malaise politique, annonciateur de postions autrement plus radicales.</p>
<p><strong>Chronique d’une rupture annoncée</strong></p>
<p>La rupture était, il est vrai, depuis quelques temps, dans l’air et, au fil des jours, elle a eu tendance à se préciser. L’initiateur en est, sans conteste, BCE et le contraire aurait été véritablement étonnant.</p>
<p>Voici un homme qui ne s’est jamais caché de son antipathie à l’encontre des islamistes. Ni ses référents socio-culturels, ni ses convictions politiques ne le prédisposaient à un quelconque réel rapprochement avec les Nahdhaouis. Nécessité, pas seulement d’ordre nationale, nous en sommes convaincus, faisant loi, il a fini par accepter l’inenvisageable: la cohabitation politique avec les islamistes.</p>
<p>Celle-ci, l’on se doutait bien, ne pouvant éternellement durer, les signes précurseurs de la fin de ce mariage contre raison devenaient de plus en plus patents. Limogeage de l’un de ses principaux artisans, Ridha Belhaj, l’ex-chef du cabinet du président de la république et ex-président de l’instance politique de Nidaa Tounes (excusez du peu !). Exclusion politique des deux témoins des mariés : Nabil Karoui et Slim Riahi. Puis, éviction de l’enfant illégitime : Habib Essid.</p>
<p>Les dés étaient désormais jetés. Les Nahdhaouis avaient beau ruer dans les brancards, BCE n’en avait cure. Premier passage en force : la nomination à la tête du gouvernement d’union nationale d’un homme sur lequel les islamistes n’ont aucune prise : Youssef Chahed.</p>
<p>Malgré une campagne de dénigrement systématique, frôlant parfois la diffamation, le président de la république tînt bon.</p>
<p>Deuxième passage en force : la mise dos au mur des «représentants du peuple» s’agissant du vote de confiance au gouvernement. Nouvelle déconfiture pour les Nahdhaouis. Contrairement à leurs desideratas, ils n’ont eu aucun poste clé au gouvernement. En cette occasion, les remous atteignirent même le Nidaa. Rien n’y fit, BCE s’agrippant toujours au gouvernail.</p>
<p>Là où le bât commença réellement à blesser pour les islamistes, c’est lorsque la purge atteignit leurs chevilles ouvrières: les gouverneurs bien-sûr, mais aussi l’annonce de la liste des délégués de laquelle leurs protégés étaient quasiment exclus.</p>
<p>La goutte qui fit déborder le vase fut, cependant, l’éviction de leur arrière garde au ministère de l’Intérieur. Celle-ci, n’en doutant point, sera suivie par une autre au ministère de la Justice. En somme, les deux mamelles de l’exercice du pouvoir occulte des Nahdhaouis devenaient de la sorte totalement délaitées.</p>
<p><strong>Le début du désarroi des islamistes </strong></p>
<p>Ce faisant, les islamistes ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont usé, et parfois même abusé, de tous les artifices qui avaient précédemment produits leurs effets sur BCE. La carotte tout d’abord. Une discipline sans faille lors du vote de confiance en faveur du gouvernement Chahed. C’en était à ce point singulier que les observateurs politiques en arrivaient, par contraste, à confondre certains Nidaïstes, chahuteurs en l’occurrence, avec les opposants du Front populaire.</p>
<p>Les ténors d’Ennahdha en sont même arrivés à encenser Chahed et à passer sous silence les travers de son équipe gouvernementale.</p>
<p>Mieux encore, le cheikh Ghannouchi, s’étant personnellement, et non moins inopinément, déplacé, en pleine canicule et entre deux cérémonies plus officielles l’une que l’autre, à Gafsa, s’est escrimé à prêter main forte au gouvernement s’agissant du casse-tête du bassin minier. Pour une fois, ses ouailles observèrent une neutralité salutaire pour la résolution de la crise.</p>
<p>Autres temps, autres mœurs. Ne voyant rien venir en gage de reconnaissance, les Nahdhaouis passèrent à la politique du bâton. Non seulement, ils ne levèrent pas le petit doigt pour épauler le gouvernement afin de trouver une issue satisfaisante au problème de l’entreprise Petrofac à Kerkennah (bien que merveilleusement implantés à Sfax, l’affaire Jaouadi faisant date), mais ils se livrèrent à de la sous-traitance insurrectionnelle par l’entremise de leurs cousins du Hizb Ettahrir saupoudrés sur l’archipel.</p>
<p>Dans la résolution de ces deux crises, l’UGTT, sentant le vent des coalitions favorablement tourner, eu la part belle. Et c’est tout à son honneur. Dans les deux cas, un pourrissement de la situation ne pouvait qu’être préjudiciable au pays.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66059" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Caid-Essebsi-Nations-unies.jpg" alt="caid-essebsi-nations-unies" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Caïd Essebsi goûte l&rsquo;accueil chaleureux qui lui a été réservé aux Nations unies.  </em></p>
<p>Les pressions exercées par les islamistes sur BCE ne s’arrêtèrent pas au plan national. Annonçant à cor et à cri que le vénérable cheikh se rendrait en Arabie Saoudite pour y accomplir les rites du pèlerinage, le communiqué officiel des islamistes tenait à préciser : <em>«sur invitation du Roi Salman»</em>. Cette manœuvre politicienne avait, certes, produit son petit effet de par le passé. Cette fois-ci, elle produit l’effet exactement inverse. Le berger répondant à la bergère, BCE se dit : <em>«Lorsqu’on a le bon Dieu à côté de soi, à quoi bon s’adresser à ses saints ?!»</em>. Et c’est à la table du président Obama qu’il se fit inviter, avec assis à sa droite, excusez du peu, le secrétaire général de l’Onu. L’émir du Qatar en était réduit à intercéder, sans grand espoir, en antichambre.</p>
<p>Face à pareille déconfiture, l’un des ténors, si j’ose dire, d’Ennahdha, Abdelhamid Jelassi, finit par déclarer, sans même sourciller : Autant s’allier avec le Front populaire… C’est dire l’étendue du désarroi des islamistes.</p>
<p>La cérémonie parisienne unissant les deux cheikhs, pour la vie croyait-on, était pourtant aussi émouvante que prometteuse.</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/26/ghannouchi-caid-essebsi-est-ce-la-fin-de-lidylle/">Ghannouchi-Caïd Essebsi : Est-ce la fin de l&rsquo;idylle ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/26/ghannouchi-caid-essebsi-est-ce-la-fin-de-lidylle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La machine Tunisie est grippée, le pire est à venir…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/19/la-machine-tunisie-est-grippee-le-pire-est-a-venir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/19/la-machine-tunisie-est-grippee-le-pire-est-a-venir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 18:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
		<category><![CDATA[islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=47443</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sans sursaut patriotique salvateur de toutes les forces vives de la nation, la Tunisie ne sortira pas de l’état de langueur qui la ronge et la dévore. Par Mohamed Rebai * A peine Ben Ali déboulonné de gré ou de force, personne ne le sait jusqu’à présent, d&#8217;autres tyrans aux casquettes de marbre se sont...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/19/la-machine-tunisie-est-grippee-le-pire-est-a-venir/">La machine Tunisie est grippée, le pire est à venir…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47444 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Manif-Gaz-lacrymogene.jpg" alt="Manif-Gaz-lacrymogene" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Sans sursaut patriotique salvateur de toutes les forces vives de la nation, la Tunisie ne sortira pas de l’état de langueur qui la ronge et la dévore.</em> </strong></p>
<p>Par<strong> Mohamed Rebai</strong> *</p>
<p><span id="more-47443"></span></p>
<p>A peine Ben Ali déboulonné de gré ou de force, personne ne le sait jusqu’à présent, d&rsquo;autres tyrans aux casquettes de marbre se sont levés mais cette fois d&rsquo;entre nous-mêmes. Résultat: le terrorisme, la corruption, la fraude fiscale et la contrebande prolifèrent, sans compter l&rsquo;érosion rapide du pouvoir d&rsquo;achat des Tunisiens. Bref, tous les indicateurs sont au rouge. Pourquoi? Parce que les «<em>outsiders</em>» qui nous gouvernent sont venus au pouvoir au terme d’une série de compromis et de compromissions. Ils ont été silencieux sur tant de sujets déterminants.</p>
<p><strong>C&rsquo;était un beau pays et une oasis de tranquillité</strong></p>
<p>Sous Bourguiba et même sous Ben Ali, on croyait que la Tunisie était sortie définitivement de l&rsquo;ornière du sous-développement. On était fier de notre pays partout où on allait. On a même été classé, un moment, parmi les pays émergents de la planète au même titre que la Corée du Sud, le Brésil et l&rsquo;Argentine. Bourguiba traitait d&rsquo;égal-à-égal, ou presque, avec les grands de ce monde. On jouissait d&rsquo;une réputation de bons élèves dans le concert des nations. C&rsquo;était un beau pays et une oasis de tranquillité.</p>
<p>Et puis un mauvais jour, on découvre qu&rsquo;on a baigné durant de longues années dans l&rsquo;illusion la plus totale. Dès les premières escarmouches sociales, qui trouvent leur origine dans le chômage et la misère, on voit venir des prédateurs de tout acabit qui s&rsquo;agglutinent autour d&rsquo;une galaxie de partis politiques sans assise populaire. Des vrai-faux blessés de la révolution aux décideurs mous voire apathiques et incapables de changer quoi que ce soit, en passant par les syndicalistes de gauche – très gauches – qui forment désormais une caste intouchable et font peur à la fois au gouvernement et aux investisseurs, le pays est à vau l’eau.</p>
<p>Cinq ans n&rsquo;ont pas suffit pour finir le hold-up du siècle sur les institutions de l&rsquo;Etat. On s&rsquo;est tout partagé, du simple poste de gardien (hajeb) à celui de ministre. Au lieu de se concentrer sur le possible et le souhaitable, certains dirigeants politiques déboussolés, à peine sortis de l&rsquo;ombre, continuent à s&rsquo;entre-déchirer sous nos yeux pour un strapontin au gouvernement.</p>
<p>D&rsquo;autres, qui n&rsquo;ont jamais travaillé ou écrit un rapport gigogne, visent plus haut : la présidence de la république. Ils n&rsquo;ont jamais compris que l&rsquo;optimisme des Tunisiens décline après chacune de leurs apparitions télévisées. Je m’excuse de parler de moi-même, mais, à l’image de la majorité de mes compatriotes, je suis sonné et fatigué. Je vis présentement dans mon propre pays un choc entre deux civilisations : celle d&rsquo;avant et d&rsquo;après le regretté «<em>printemps arabe</em>».</p>
<p><strong>Montée de la brutalité verbale et physique</strong></p>
<p>La Tunisie est le seul pays au monde où on peut assister, à tout moment et dans toutes les régions, à des scènes grandeur nature de protestation musclée demandant l&rsquo;accès au développement alors que le chemin le plus court pour y parvenir est celui du travail et rien d&rsquo;autre. Ce n&rsquo;est pas sorcier, ce qui nous sépare des autres c&rsquo;est le travail bien fait, et c&rsquo;est tout.</p>
<p>La Tunisie est le seul pays au monde où les règles les plus élémentaires de gestion et de bonne gouvernance sont bafouées à travers le recrutement massif d&rsquo;une pléthore de personnel qui ne fait rien et qui grève lourdement les budgets des pouvoirs publics et des entreprises. Une véritable armée mexicaine. Avec une pression syndicale sans précédent, le pays risque de se vider, sans regret et sans remord, et plus vite qu’on le croit, de ses entreprises locales et étrangères pourvoyeuses en main d&rsquo;œuvre, qualifiée ou non.</p>
<p>Dès qu&rsquo;un conflit est attisé, après maintes échauffourées, un autre se déclenche ou est ravivé quelque part. On en vient aux mains, on frappe d&rsquo;abord et on discute après. Ainsi, nous assistons à une montée en puissance de la culture de la brutalité verbale et physique. On nous cache toujours les fauteurs de troubles, les véritables caïds qui les forment, les soutiennent et les financent. On joue au chat et à la souris. Tout le monde a des suspicions mais la vérité est toujours tue. On nous impose une sorte de terrorisme du silence assortie d&rsquo;une désinformation savamment entretenues par des médias complices cherchant l&rsquo;audimat à tout prix. La peur et le stress arrangent bien les pouvoirs publics.</p>
<p>Finalement, on la désagréable impression de dégringoler chaque jour un peu plus, sans possibilité de revenir à la case zéro. On devient phobique des politiques et des syndicalistes, qui s&rsquo;arrogent le droit de parler tout seuls et de faire taire tout le monde. On pense avec un pincement au cœur à toutes ces années perdues pour le développement. On ne voit pas d&rsquo;issue ni avec la droite islamiste ni avec la gauche de tous bords ni avec les centristes, qui laissent des plumes dans la tourmente actuelle.</p>
<p>Demain avec l’éparpillement des «<em>Nidaistes</em>» et l&rsquo;indifférence des «<em>Destouriens</em>», des affrontements inévitables opposeront les islamistes à la gauche radicale. Tous les deux travaillent, actuellement, à l’insu de leur propre gré, pour la même cause et il semble qu&rsquo;ils ont bien réussi leur coup. Bientôt, le gouvernement en place jettera l&rsquo;éponge. Espérons que ces prédictions seront démenties.</p>
<p><strong>Le couteau sous la gorge</strong></p>
<p>Des fois, on regrette d&rsquo;être né arabe mais on n&rsquo;a jamais regretté d&rsquo;être Tunisien et musulman. C&rsquo;est le coup de gueule du jour.</p>
<p>On est tellement exaspéré et révolté par ce qui se passe en Tunisie et ailleurs. On réagit comme tout le monde avec un sentiment de douleur morale. On vit une réalité hasardeuse et changeante, tout comme les opinions que nous en avons. Pour beaucoup de Tunisiens, tout était toujours mieux avant. Ils vont nous prendre pour des vieux cons mais nous avons un peu de bouteille.</p>
<p>Sachez, toutefois, qu&rsquo;on ne va pas nous laisser tranquille pour un bon moment ni de l&rsquo;intérieur ni de l&rsquo;extérieur. Nous sommes vraiment dans l&rsquo;impasse. Nous avons le couteau sous la gorge. Nous avons besoin d&rsquo;un véritable chef de guerre et non de quelqu&rsquo;un qui continue de soigner son image et de se surveiller comme le lait sur le feu. Pas un mot de trop, pas une parole qui fâche au point de passer pour un faible.</p>
<p>Sans sursaut patriotique salvateur de toutes les forces vives de la nation pour chasser les vautours qui se bousculent autour du zèbre blessé, on ne sortira pas de cet état de langueur qui nous ronge et nous dévore. La machine est grippée, le pire est à venir.</p>
<p><em>* Economiste. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/19/la-machine-tunisie-est-grippee-le-pire-est-a-venir/">La machine Tunisie est grippée, le pire est à venir…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/19/la-machine-tunisie-est-grippee-le-pire-est-a-venir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Crise de Nidaa Tounes : Béji Caïd Essebsi doit rester au-dessus de la mêlée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/02/crise-de-nida-tounes-beji-caid-essebsi-doit-rester-au-dessus-de-la-melee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/02/crise-de-nida-tounes-beji-caid-essebsi-doit-rester-au-dessus-de-la-melee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 18:32:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaïstes]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=22829</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les dirigeants de Nidaa Tounes qui médisent de Béji Caïd Essebsi, après avoir été élus grâce à lui, sont des ingrats et l’ingratitude est le vice des âmes basses. Par Khaoula El Cadi* Ce qui se passe à Nidaa Tounes est analysé en long et en large par les uns et par les autres. Je...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/02/crise-de-nida-tounes-beji-caid-essebsi-doit-rester-au-dessus-de-la-melee/">Crise de Nidaa Tounes : Béji Caïd Essebsi doit rester au-dessus de la mêlée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-9450 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Caid-Essebsi-Fete-de-la-femme-2015.jpg" alt="Caid-Essebsi-Fete-de-la-femme-2015" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les dirigeants de Nidaa Tounes qui médisent de Béji Caïd Essebsi, après avoir été élus grâce à lui, sont des ingrats et l’ingratitude est le vice des âmes basses.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Khaoula El Cadi</strong>*</p>
<p><span id="more-22829"></span></p>
<p>Ce qui se passe à Nidaa Tounes est analysé en long et en large par les uns et par les autres. Je ne vais, donc, pas m’étaler là-dessus et vais me contenter de dire qu’il y a sûrement, parmi les femmes et les hommes qui ont assuré à ce parti une double victoire aux législatives et à la présidentielle, des patriotes qui ne laisseront pas tomber la Tunisie.</p>
<p>Je veux par contre parler de mon dégoût face aux propos malsains tenus par quelques individus appartenant au parti envers Béji Caïd Essebsi (BCE). En effet, je trouve lamentable que quand une personne échoue essaye de faire assumer la responsabilité aux autres.</p>
<p>BCE a déjà averti qu’il fera tout pour préserver la cohésion du parti tant qu’il y est, mais si par la suite ses successeurs n’arrivent pas à le faire par eux-mêmes et bien «la ykawen fihom!» (Qu’ils aillent au diable !).</p>
<p>Ceux qui osent parler en mal de BCE, maintenant, je voudrais juste leur rappeler leurs louanges récentes envers la même personne.</p>
<p>J’invite ceux qui ont eu la chance d’être sur les listes électorales de Nidaa Tounes pour les législatives d’avoir juste quelque moment d’honnêteté envers eux mêmes et évaluer leurs chances d’être élus s’il n’y avait pas un BCE garant du projet défendu par toutes ces listes Nidaa à travers le pays.</p>
<p>Moi-même ayant été candidate aux législatives, je ne mets pas en doute tout le travail consenti deux ans durant et dans des conditions que tous les Tunisiens connaissent par une bonne majorité des candidats aux législatives, mais également l’effort déployé par certains juste pendant la campagne électorale.</p>
<p>Je ne dénigre pas les efforts fournis par toutes ces compétences jeunes et moins jeunes pour faire sortir la Tunisie de l’abime.</p>
<p>Je ne sous-estime pas le concours financier que beaucoup de militants de base ont assuré pour atteindre un objectif noble qui est de faire revenir la Tunisie à ses enfants.</p>
<p>Tout cela a été possible parce qu’en arrière-plan et au-devant de la scène, il y avait un BCE.</p>
<p>Je ne suis pas dans le culte de la personne, mais c’est une réalité que tout le monde partageait jusqu’à il n’y a pas si longtemps.</p>
<p>Ceux d’entre les Nidaistes qui osent médire de BCE maintenant sont selon moi des ingrats, sans plus.</p>
<p>Par ailleurs, l’image de vendus et de mafieux véhiculée à propos des responsables du parti et d’une bonne majorité des représentants du peuple, d’un bord et comme de l’autre, est très intéressante, sachant qu’à un moment, un choix stratégique voire opportuniste a été fait de mettre la main dans la main avec de telles <em>«vermines»</em>, histoire de passer un cap difficile. Et là ceux qui véhiculent cette image, aujourd’hui, devraient avoir honte, car en hommes et femmes de principes, ils n’auraient pas dû accepter le marché dès le début.</p>
<p>Finalement, je reste confiante quant au futur de la Tunisie malgré toutes mes peurs.</p>
<p>Aux ingrats, j’adresse cette citation d’Antoine Gambaud: <em>«L’ingratitude est le vice des âmes basses»</em> ou encore celle-ci de Sosthène de La Rochefoucauld : <em>«L’ingratitude des indifférents effleure à peine un esprit élevé».</em></p>
<p><em>* Citoyenne tunisienne.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/02/crise-de-nida-tounes-beji-caid-essebsi-doit-rester-au-dessus-de-la-melee/">Crise de Nidaa Tounes : Béji Caïd Essebsi doit rester au-dessus de la mêlée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/02/crise-de-nida-tounes-beji-caid-essebsi-doit-rester-au-dessus-de-la-melee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
