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	<title>Archives des Nizar Yaïche - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nizar Yaïche - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Inondations, fragilités et turbulences économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:08:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Organisation nationale des entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Gouiaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est temps pour que la Tunisie sorte du registre du discours pour entrer dans celui de la décision, de la structuration et de l’action coordonnée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/tunisie-inondations-fragilites-et-turbulences-economiques/">Tunisie | Inondations, fragilités et turbulences économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand la réalité déborde tandis que l’on se rassure par des discours vides : le 20 janvier 2026, alors que la Tunisie subissait des inondations d’une ampleur exceptionnelle, le One Business Forum se tenait au Palais des Congrès à Tunis. À l’intérieur, le pays se montrait sous son jour préféré : rationnel, ambitieux, maîtrisé. Costumes bien taillés, discours calibrés, mots-clés familiers : croissance, investissement, vision, résilience. Mais dès l’appel initial, une vérité s’imposait : le forum s’est ouvert sur un appel direct au pouvoir exécutif et législatif. Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a donné le ton en appelant à sortir du registre du discours pour entrer dans celui de la décision, de la structuration et de l’action coordonnée. </em></strong><em>(Ph. La Tunisie qui tchatche, et la Tunisie qui coule). </em></p>



<p><strong>Manel&nbsp;Albouchi&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18278035"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Un autre point frappant :&nbsp;l’absence de la ministre des Finances remplacée par la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées révélait, par contraste, une priorité sur la protection du fragile plutôt que sur la structuration économique.&nbsp;</p>



<p>À l’extérieur, la réalité était brutale : les égouts débordaient, les routes devenaient des veines congestionnées, des quartiers entiers se transformaient en bassins d’eau usée. Les citoyens progressaient dans l’eau et la boue, dignité trempée.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Débattre&nbsp;de&nbsp;l’avenir pendant que&nbsp;le&nbsp;présent coule</h2>



<p>Deux scènes, un seul pays. Entre elles, un clivage psychique : débattre de l’avenir pendant que le présent déborde. </p>



<p>Cette dissonance n’est pas accidentelle : elle traduit une difficulté collective à faire dialoguer projection économique et réalité sociale, planification abstraite et vulnérabilité concrète.&nbsp;</p>



<p>Les inondations n’ont pas seulement causé des dégâts matériels. Elles ont mis à nu des infrastructures insuffisantes, des zones périphériques oubliées et une anticipation des risques défaillante. L’eau ne crée pas la faille : elle la révèle.&nbsp;</p>



<p>Lorsque des rues deviennent des rivières et que des maisons se retrouvent piégées, ce n’est pas la nature seule qui déborde : c’est un système entier qui montre ses limites. Et dans une Tunisie déjà marquée par la fatigue sociale, l’incertitude économique et la tension politique, la violence de ces pluies révèle la fragilité collective et la vulnérabilité psychique du pays.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays en mode survie </h2>



<p>À l’intérieur du forum, les projets présentés reflètent cette réalité : pâtisserie traditionnelle, artisanat alimentaire,&nbsp;micro-entreprises&nbsp;familiales affichent des bénéfices tangibles et immédiats, plus que nombre de start-ups innovantes. Ces initiatives répondent à un réel concret : produire, vendre, nourrir.&nbsp;</p>



<p>À l’inverse, l’innovation reste suspendue à l’exportation :&nbsp;huile d’olive, dattes, labels&#8230;&nbsp;dans un contexte où complications douanières, logistique fragile et absence de vision intégrée rendent ces paris incertains. La Tunisie peine encore à transformer son capital humain en valeur enracinée.&nbsp;</p>



<p>Toute politique économique est aussi une politique du désir. Ce que l’on finance, ce que l’on valorise ou ce que l’on abandonne révèle moins une stratégie rationnelle qu’un imaginaire collectif : celui d’un pays qui privilégie la survie immédiate quand il n’arrive plus à se représenter dans le temps long.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie imbriquée dans un monde clivé&nbsp;</h2>



<p>L’intervention de&nbsp;Nizar&nbsp;Yaïche, ancien ministre des Finances, a rappelé que l’économie tunisienne est profondément imbriquée dans l’économie mondiale. Mais le monde traverse une phase de déséquilibre majeur.&nbsp;</p>



<p>Les États-Unis, engagés dans un retour au rapport de force, se détachent des cadres du droit international.&nbsp;</p>



<p>La Chine affiche un excédent commercial record, fruit d’une stratégie méthodique.&nbsp;</p>



<p>L’Europe, fragilisée par les tensions géopolitiques et le vieillissement démographique, peine à maintenir son équilibre.&nbsp;</p>



<p>La France, premier partenaire économique de la Tunisie, voit l’intérêt des investisseurs pour la dette à long terme décliner.&nbsp;</p>



<p>Ces dynamiques ne sont pas extérieures à la Tunisie : elles la traversent, la secouent et la contraignent.&nbsp;</p>



<p>Nizar&nbsp;Yaïche&nbsp;a souligné les grandes tendances mondiales : bipolarité sino-américaine, fragmentation commerciale, instabilité au Moyen-Orient, changement démographique, crise climatique, endettement massif des États et montée de l’intelligence artificielle. Ce monde clivé menace non seulement les emplois, mais aussi le sens même du travail et la place de l’humain dans l’économie.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ondes de choc des grands blocs&nbsp;</h2>



<p>Dans le face-à-face Chine-États-Unis, les puissances majeures semblent presque intouchables. Leur force économique, militaire et technologique leur permet de naviguer les crises sans subir de turbulences immédiates.&nbsp;</p>



<p>Mais les puissances moyennes et petits États, comme la Tunisie, sont les récepteurs des ondes de choc : hausse des prix, instabilité financière, pressions géopolitiques, perturbations commerciales, dépendances stratégiques.&nbsp;</p>



<p>C’est comme lorsque deux courants d’air gigantesques se rencontrent dans l’atmosphère : les masses elles-mêmes restent stables, mais les rafales se propagent loin, frappant les zones vulnérables en aval. La Tunisie est balayée par ces vents invisibles, sentant les secousses d’un monde où les grands blocs dictent la trajectoire, tandis que les petits subissent les remous.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Logocratie, souveraineté et nouvelles ingérences&nbsp;</h2>



<p>Un autre point central abordé fut la&nbsp;logocratie&nbsp;: le pouvoir du discours, de l’information et de l’algorithme. Dans un monde où la souveraineté se joue moins sur les frontières physiques que sur la capacité à produire, maîtriser et interpréter ses propres données, un pays sans contrôle numérique ne décide plus : il réagit.&nbsp;</p>



<p>Parmi les solutions proposées :&nbsp;le corridor énergétique via la Méditerranée centrale, pour inscrire la Tunisie dans les flux stratégiques mondiaux ;&nbsp;et l’exportation de compétences, présentée comme levier financier et diplomatique.&nbsp;</p>



<p>Mais, derrière ces solutions rationnelles, subsiste une réalité inconfortable : alors que d’autres nations exportent produits et technologies, exporter ses forces vives reste la principale stratégie du pays, une forme polie et contractualisée de servitude économique.&nbsp;</p>



<p>Au même moment, au Forum économique mondial, Mark&nbsp;Carney&nbsp;soulignait que le monde est en rupture, et non en simple transition. Les grandes puissances utilisent l’intégration économique comme un instrument de coercition. Mais des pays comme le Canada peuvent et doivent construire un nouvel ordre fondé sur nos valeurs : respect des droits humains, développement durable, solidarité, souveraineté et intégrité territoriale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La solidarité n’est pas seulement une vertu morale, c’est une stratégie de survie. Pour la Tunisie, agir ensemble, construire des alliances locales ou régionales, devient vital. Isolée, elle reste vulnérable aux turbulences.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Construire l’arche : un impératif national&nbsp;</h2>



<p>Si les États-Unis, la Chine et l’Europe existent comme blocs, ce n’est pas seulement pour défendre des intérêts : c’est par solidarité structurelle. Ils se protègent et se projettent ensemble.&nbsp;</p>



<p>Sans cohérence interne, on ne peut bâtir des alliances externes solides. La Tunisie, fragmentée, doit tisser ses ponts :&nbsp;renforcer les liens locaux, en identifiant les zones vulnérables, en protégeant chacun et en faisant circuler l’information et les ressources ;&nbsp;connecter les acteurs économiques, en partageant savoir-faire et innovation pour que la réussite de l’un profite à tous et que le capital humain devienne un moteur durable de croissance ; et renforcer la cohésion sociale et psychique, en reconnaissant la peur et l’incertitude, pour transformer ces fragilités en actions collectives capables de soutenir le pays face aux crises.&nbsp;</p>



<p>Construire l’arche, ce n’est pas seulement une réponse économique ou politique. C’est un travail psychique collectif : accepter de regarder ce qui déborde, ce qui fissure, ce qui effraie, pour cesser de colmater par des discours et commencer à transformer par du lien. Car un pays ne s’effondre jamais d’un manque de ressources, mais d’un manque de cohérence entre ce qu’il vit, ce qu’il dit et ce qu’il ose devenir.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pl5fgBiXBt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tunisie-une-revolution-qui-a-cannibalise-leconomie/">Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Une « révolution » qui a cannibalisé l’économie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tunisie-une-revolution-qui-a-cannibalise-leconomie/embed/#?secret=kbFFDdPrLV#?secret=pl5fgBiXBt" data-secret="pl5fgBiXBt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Sur Carthage+, Ahmed Safi Saïd dans tous ses états!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/28/sur-carthage-ahmed-safi-said-dans-tous-ses-etats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2021 07:44:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur Carthage +, l’invité de l’émission politique de Sameh Meftah, vendredi 26 mars 2021, a été Ahmed Safi Saïd, le journaliste ami des affairistes véreux Chafik Jarraya et Slim Riahi et courtisan des dictateurs Mouammar Khadhafi et Saddam Husseïn, qui est aussi député depuis 2019. Le propagandiste, qui a toujours monnayé ses écrits, aime être...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/28/sur-carthage-ahmed-safi-said-dans-tous-ses-etats/">Sur Carthage+, Ahmed Safi Saïd dans tous ses états!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Safi-Said.jpg" alt="" class="wp-image-343133"/></figure>



<p><strong><em>Sur Carthage +, l’invité de l’émission politique de Sameh Meftah, vendredi 26 mars 2021, a été Ahmed Safi Saïd, le journaliste ami des affairistes véreux Chafik Jarraya et Slim Riahi et courtisan des dictateurs Mouammar Khadhafi et Saddam Husseïn, qui est aussi député depuis 2019. Le propagandiste, qui a toujours monnayé ses écrits, aime être affublé du titre de «moufakker» (penseur) et se considère comme le Voltaire du monde arabe et bien au-delà. Vendredi soir, il a été fidèle à lui-même : arrogant, hautain, nerveux et agressif.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-343131"></span>



<p><em>«Monsieur je sais tout»</em> a débarqué sur le plateau de Carthage + vendredi soir pour une heure et 36 minutes d’une interview tumultueuse conduite non sans mérite par Sameh Meftah qui a essayé de ménager un invité mégalomane qui a voulu conduire l’interview à sa place.</p>



<p>La journaliste a commencé par revenir sur un épisode qui colle à Ahmed Safi Saïd et qui est sans cesse publié sur Facebook selon lequel, en réalité, il s’appelle Hamma Sebti, qu’Ahmed Safi Saïd n’est qu’un pseudonyme et qu’il aurait changé son nom et prénom. Il a nié catégoriquement s’appeler Hamma Sebti en s’exclamant avec son accent levantin <em>«Chou hel laâb mtaâ al atfal?»</em> (c’est quoi ce jeu d’enfants) avant d’ajouter :<em> «Et même si je m’appelais Hamma Sebti et alors? Où est le problème? Chou hadha?».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Arrogant, hautain, nerveux et agressif</h3>



<p>Ahmed Safi Saïd, grand donneur de leçons devant l’Éternel qui se prend pour le génie de son époque, se dit encore et toujours nationaliste arabe. Pour lui, il faut créer une Union Arabe à l’instar de l’Union européenne car <em>«il n’y a que des p’tits cons qui se suffisent à des petits carrés»</em>. Il n’a pas eu le courage jusqu’à affirmer qu’il est contre l’idée de l’Etat-nation lui qui est pour le panarabisme comme tous les nationalistes arabes à l’instar des islamistes qui sont panislamistes et ne jurent que par le califat.</p>



<p>Interrogé sur la raison pour laquelle Kaïs Saïed, un autre protagoniste original de la scène politique tunisienne, ne fêtait pas l’Indépendance de la Tunisie, Ahmed Safi Saïd a dit qu’il y avait des gens qui ne croyait pas en l’indépendance comme les Frères Musulmans ou les salafistes de Hezb Ettahrir mais il n’a pas pu trancher si Saïed croyait ou pas en l’indépendance. Il faut dire que le caractère taiseux de Kaïs Saïed et le fait qu’il dit ce qu’il a envie de dire et de dissimuler ce qu’il a envie de dissimuler ne facilite pas la tâche.</p>



<p>Ahmed Safi Saïd toujours fâché avec la modestie et l’humilité déclare: <em>«Je suis un historien des mouvements politiques, je sais tout sur les mouvements politiques; interrogez-moi sur n’importe lequel et je vous répondrai mais je ne parviens pas à situer Kaïs Saïed ce qui ne veut pas dire qu’il n’en a pas. Il y a ce qu’on appelle la ‘‘taqeyya’’ et il y a des gens qui arrivent au pouvoir en usant de la ‘‘taqeyya’’, ils dissimulent leurs idées et convictions pour arriver au pouvoir et l’asseoir».</em> Ahmed Safi Saïd fera remarquer, au passage, que Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, la centrale syndicale, ont demandé comme condition sine qua non pour répondre aux invitations du chef de l’Etat qu’il cesser de diffuser des vidéos où il n’y a que lui seul qui parle.</p>



<p>Sameh Meftah revient sur le vote ou pas de la parité par le député Ahmed Safi Saïd pour l’élection des juges constitutionnels. Il esquive et ne veut pas répondre. Quand elle insiste, il s’énerve et commence à crier : <em>«Je refuse ce procès progressiste et le mot parité est un mot rétrograde, c’est un langage idéologique fasciste. La femme doit arracher sa place comme Abir Moussi.»</em></p>



<p>Au passage, le député a mentionné une inexactitude montrant qu’il ne maîtrise pas du tout son travail de parlementaire, en disant que les blocs choisissaient les candidats à la Cour constitutionnelle. Faux, depuis l’amendement de cette semaine, les candidatures vont devenir directes, chaque personne répondant aux critères peut candidater dans l’avenir. Ça se voit que l’absentéiste Safi Saïd connaît mal ses dossiers. Les discussions stériles des salons de thé de luxe des Berges du Lac l’intéressent beaucoup plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Ne me criez pas dessus», lui lance Sameh Meftah</h3>



<p>Et justement, concernant son absentéisme, il estime qu’il peut s’absenter et on ne doit pas le dire! Ce serait un crime de lèse majesté. Sameh Meftah lui a posé une question à ce sujet, mais il n’a pas voulu répondre parce qu’avec lui, c’est lui qui doit choisir les questions et si ça ne lui plaît pas, il crie et répond sur un autre sujet qu’il choisit. Pire, il ne s’arrête pas, se croyant dans une conférence et s’il est interrompu dans son monologue hors-sujet, il crie encore plus fort. Toutefois, Sameh Meftah a insisté sur la question, le culotté député a répondu avec un rire jaune:<em> «Je ne comprends pas pourquoi ils me cherchent?».</em></p>



<p>Concernant sa simulation de signature sur la motion visant à destituer Ghannouchi cet été immortalisée depuis le balcon de l’hémicycle et qui en dit long sur l’honnêteté du personnage, il répond: <em>«C’est un honneur pour moi et l’Histoire me donnera raison»</em>. Mme Meftah ne croyait pas ses oreilles, elle lui dit :<em> «Vous parlez de l’histoire de la signature?»</em>, il reprend avec la même réponse.</p>



<p>Interrogé sur la réunion de Kaïs Saïed et Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances, qui a formulé des solutions à la situation actuelle, Ahmed Safi Saïd rit pendant que Sameh Meftah lui posait la question puis rétorque en montant sur ses grands chevaux que d’abord cette histoire de compétences le gênait, autrement, dit-il, il n’apprécie pas les profils technocratiques et qu’ensuite cette histoire de jeunesse le gênait (Kaïs Saïed veut faire participer les jeunes au débat national). Il dit que cette histoire de jeunesse le gène car tous les dictateurs ont instrumentalisé la jeunesse. Ensuite, il s’en prend avec beaucoup de populisme à la personnalité de Nizar Yaïche : <em>«Vous ramenez le fils de la bourgeoisie pour résoudre les problèmes des enfants des paysans»,</em> et perd ses nerfs et crie encore et encore. Il crie même sur Sameh Meftah qui agacée à juste raison le rappelle à l’ordre : <em>«Ne me criez pas dessus.»</em> C’est à croire que, chez lui, engueuler les autres n’est pas seulement un tempérament ou la marque d’une mauvaise éducation, mais une méthode pour impressionner et intimider.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un mégalo qui lorgne le Palais de Carthage</h3>



<p>Vendredi soir encore, Ahmed Safi Saïd est resté fidèle à son insupportable mégalomanie, à sa suffisance dans tous les domaines et à son manque de respect envers les autres. Celui qui se croit supérieur aux autres semble être devenu encore plus mégalomane avec les sondages qui le donnent deuxième après Kaïs Saïed lors de l’élection présidentielle. Il faut dire que de la publication de la revue <em>‘‘Africana’’</em> destinée à faire la propagande du régime de Kadhafi à l’aspiration à la présidence de la république, Ahmed Safi Saïd a fait du chemin mais ce n’est pas une raison pour se prendre pour ce qu’il n’est pas. Mais s’il n’est pas au pouvoir et qu’il se conduit de la sorte, alors que fera <em>«Monsieur je sais tout»</em> si par malheur il arrivait au pouvoir?</p>



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<iframe title="الحلقة السابعة | من برنامج هل من إجابة | مع سماح مفتاح | الصافي سعيد | الجزء الأول" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/Ak_nwOEGhC8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Imed Derouiche: «Nizar Yaïche est le plus grand charlatan»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 10:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La réunion du président de la république Kaïs Saïed avec Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances du gouvernement Fakhfakh, interprétée comme un adoubement du premier pour le second comme prochain chef de gouvernement, n’était pas du tout du goût de certains, dont Imed Derouiche, le patron de Petrofac Tunisie, grand ami de Nabil Karoui et...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Imed-Derouiche-Nizar-Yaiche.jpg" alt="" class="wp-image-342918"/></figure>



<p><strong><em>La réunion du président de la république Kaïs Saïed avec Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances du gouvernement Fakhfakh, interprétée comme un adoubement du premier pour le second comme prochain chef de gouvernement, n’était pas du tout du goût de certains, dont Imed Derouiche, le patron de Petrofac Tunisie, grand ami de Nabil Karoui et membre fondateur de Qalb Tounes qui n&rsquo;a pas hésité de traiter l’ancien ministre de «plus grand charlatan de Tunisie», dans un post sur sa page Facebook. Pourquoi la planète affairiste tunisienne voit-elle rouge après cet adoubement ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-342917"></span>



<p>Mercredi 24 mars 2021, Kaïs Saïed a reçu Nizar Yaïche, qui plus est, pour une longue réunion de travail qui a duré trois heures. Un signe qui ne trompe pas que le président de la république adoube l’ancien ministre des Finances comme futur chef de gouvernement si celui actuellement en poste, Hichem Mechichi, est lâché par ses soutiens, notamment le président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, également président de l’Assemblée es représentants du peuple (ARP).</p>



<p>Kaïs Saïed n’a pas manqué de le féliciter publiquement, geste rare de la part de l’austère président, qui a dit :<em> «Chokran ala sedqiqa wa ala wataniyatika»</em> (Merci pour votre sincérité et pour votre patriotisme).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nizar Yaïche est trop intègre aux yeux de la smala des affairistes</h3>



<p>La réaction hargneuse d’Imed Derouiche, frère de Néjib Derouiche, l’ancien ministre UPL (parti de Slim Riahi) dans le gouvernement Habib Essid, grand ami de Nabil Karoui et Yadh Elloumi et membre fondateur de Qalb Tounes, ne s’est pas fait attendre. Il a réagi sur sa page Facebook non pas en s’attaquant à Kaïs Saïed, comme il l’habitude de faire (c’est un sport quotidien chez lui), mais en insultant Nizar Yaïche. <em>«Je voudrais dire à mon ami Borhen Bsaïes que Nizar Yaïche est le plus grand charlatan»</em>, a-t-il écrit en s’adressant à l’animateur de télévision qui a mangé à tous les râteliers, de Zine El-Abidine Ben Ali à Nabil Karoui, en passant par Slim Riahi, Béji Caïd Essebsi, et, surtout, son inénarrable fils Hafedh, dont il rédigeait les post Facebook.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Post-Imed-Derouiche.jpg" alt="" class="wp-image-342919" width="500"/><figcaption><em>Le post d&rsquo;Imed Derouiche.</em></figcaption></figure></div>



<p>Ce qui est étonne dans une telle réaction, au-delà de son ton hargneux, c’est que M. Yaïche est un technocrate non politisé et sans histoire qui n&rsquo;a, à aucun moment, formulé la moindre critique sur aucun protagoniste politique et ne s’en est jamais pris à personne. La seule explication plausible c’est que M. Yaïche, quand il était ministre puis après a souvent souligné l’importance de lutter contre la fraude fiscale qui est la cause d’un manque à gagner énorme pour les finances publiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les margoulins préfèrent avoir un serviteur zélé à la Kasbah</h3>



<p>M. Yaïche est un homme sérieux et rigoureux qui n’est pas du genre à faire des compromissions et servir les fraudeurs du fisc en leur trouvant des échappatoires. Il n’est pas du genre à rajouter un article dans la Loi de finances complémentaire pour servir les fraudeurs du fisc comme ça été le cas de son successeur Ali Kooli. Ce dernier a, en effet, ajouté un article scandaleux dans la Loi de Finances complémentaire de l’année 2020, l’article 4 surnommé<em> «article Nabil Karoui»</em> qui prévoyait la création d’une commission au sein du ministère des Finances présidée par le ministre pour statuer sur les contentieux fiscaux. Un article jugé anticonstitutionnel par le Comité provisoire de contrôle de la constitutionnalité des lois et qui est donc tombé.</p>



<p>Le fait que M. Yaïche ne soit pas un margoulin qui accepte de se prêter à ce genre de magouilles fait que l’oligarchie affairiste appréhende son éventuelle arrivée au Palais de la Kasbah, où il sera dur à cuire.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Kais-Saied-recevant-Nizar-Yaiche-1024x673.jpg" alt="" class="wp-image-342920" width="500"/><figcaption><em>Kais Saied recevant Nizar Yaiche mercredi 24 mars 2021.</em></figcaption></figure></div>



<p>Telle est, à notre avis, la raison justifiant le post de Imed Dérouiche et non pas qu’il ait fait partie du gouvernement Fakhfakh car Mechichi a fait partie lui aussi du gouvernement Fakhfakh mais il est adulé par messieurs Karoui, Derouiche, Elloumi et toute la smala affairiste de Qalb Tounes.&nbsp;</p>



<p>On ne peut conclure sans attirer l’attention que ça ne vole pas très haut du côté de Qalb Tounes. Derouiche qui traite M. Yaïche de <em>«charlatan» </em>et son ami Yadh Elloumi qu’il a surnommé <em>«Addaynasour»</em> (le dinosaure) qui, lui, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/25/yadh-elloumi-qualifie-les-partisans-de-saied-de-singes/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">traite les partisans de M. Saïed de <em>«singes»</em> </a>et insulte vulgairement un citoyen qui lui rappelle que lui et son parti ont trahi leurs électeurs&#8230; une arrogance qui doit, la prochaine fois, faire réfléchir les électeurs avant de voter pour eux.&nbsp;</p>
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		<title>La médiocratie n’est pas une fatalité ou la preuve par quatre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 17:36:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[¨Nadia Akacha]]></category>
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		<category><![CDATA[médiocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre membres du gouvernement Elyès Fakhfakh se sont illustrés en très peu de temps. Ils ont prouvé qu’on peut être ministre, travailleur, efficace, patriote et honnête homme et que la médiocratie, qui est notre lot en Tunisie depuis 2011, n’est pas une fatalité. Est-ce parce qu’ils étaient très bons qu’ils n’ont pas été retenus dans...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Nizar-Yaiche-Noureddine-Erray-Imed-Hazgui-et-Mohamed-Abbou.jpg" alt="" class="wp-image-315071"/></figure>



<p><strong><em>Quatre membres du gouvernement Elyès Fakhfakh se sont illustrés en très peu de temps. Ils ont prouvé qu’on peut être ministre, travailleur, efficace, patriote et honnête homme et que la médiocratie, qui est notre lot en Tunisie depuis 2011, n’est pas une fatalité. Est-ce parce qu’ils étaient très bons qu’ils n’ont pas été retenus dans le gouvernement Hichem Mechichi ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-315070"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Bien qu’éphémère le gouvernement Fakhfakh a permis au moins de faire émerger un grand ministre des Finances en la personne de Nizar Yaïche. Cet homme qu’on ne connaissait pas avant s’est distingué par son sérieux, sa force de travail, le fait d’avoir maîtrisé ses dossiers en si peu de temps, d’avoir vite fait le bon diagnostic de la situation et en moins de six mois d’avoir commencé à apporter des solutions, à ouvrir de nouvelles pistes et à faire bouger les lignes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nizar Yaïche aurait pu être le grand argentier de l&rsquo;Etat </h3>



<p>L’homme est discret et réservé, le profil adéquat pour être le grand argentier de l’Etat. Il méritait de continuer à diriger ce département très technique d’autant plus que c’est un vrai indépendant mais apparemment il n’était pas dépendant des réseaux d’influence et des groupes d’intérêt, les vrais maîtres du pays qui considèrent que les hauts responsables doivent leur être inféodés et sont là pour les servir. La vraie indépendance avant qu’elle ne soit partisane, elle l’est à l’endroit de ces réseaux d’influence et de ces groupes d’intérêt. Sous le soleil de Tunisie, on écarte Nizar Yaïche du gouvernement et on y maintient Ali Hafsi Jeddi! C’est comme ça, que voulez-vous? Vive la médiocrité!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Noureddine Erray, le chef de la diplomatie dont la Tunisie a besoin &nbsp;</h3>



<p>Également, ce gouvernement a compté dans ses rangs Noureddine Erray, un éphémère ministre des Affaires étrangères, un commis de l’Etat dévoué, intègre et qui en bon diplomate a pris au sérieux sa mission de chef de la diplomatie tunisienne, a voulu réformer, changer les mauvaises habitudes qui ont la peau dure, réparer ce qui n’allait pas et choisir les profils adéquats pour chaque poste. Hélas, celui qui l’a propulsé à ce poste au lieu de l’appuyer et de l’aider à prendre ses marques et à entreprendre ce travail l’a lâché et s’est séparé de lui d’une manière aussi injustifiée que brutale. Le président Saïed a préféré donner raison à la nouvelle «Régente de Carthage», sa cheffe de cabinet (Nadia Akacha, Ndlr) pour qui M. Erray n’était pas à son goût.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Imed Hazgui aurait fait un bien meilleur ministre de l’Intérieur que l’actuel titulaire du poste</h3>



<p>D’ailleurs, un autre commis de l&rsquo;Etat sérieux Imed Hazgui, ex-ministre de la Défense, n’a pas fait long feu avec M. Saïed. À ce point M. Saïed se lasse aussi rapidement des gens? C’est un signe inquiétant. Toutefois, il ne se lasse jamais de la Régente de Carthage qui jour après jour ne cesse de prendre du pouvoir alors qu’elle n’a prouvé aucune compétence et aucun impact positif sur le rendement du président de la république.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mohamed Abbou, un homme d’honneur dans une république de copains et de coquins</h3>



<p>Enfin, je voudrai rendre hommage à Mohamed Abbou, ex-ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, un homme d’honneur qui, quoi qu’en disent les mauvaises langues qui jouent aux héros anti-islamistes et qui, une fois qu’ils sont au pouvoir, se mettent à les caresser dans le sens du poil voire qui deviennent leur chose, et bien lui n’a pas hésité à leur sortir leurs dossiers (financement occulte, blanchiment d’argent, provenance de leurs biens meubles et immeubles, affairisme, magouilles en tous genres&#8230;) et les a transmis à la justice sans les craindre&#8230; Quand il en a eu l’occasion, il ne les a pas ratés. Maintenant, c’est au pouvoir judiciaire de faire son travail. Ce n’est pas à M. Abbou de se substituer à la justice. Nous devons reconnaître à ce gouvernement que c’est aussi sous son ère que l’inamovible juge Béchir Akremi, Ennahdha compatible, a été déboulonné.</p>



<p>Hélas, ces quatre hommes de valeur n’ont pas pu durer à la tête de leurs départements respectifs à l’heure où le bateau ivre qu’est devenu la Tunisie va dans tous les sens et où l’instabilité, véritable maladie congénitale du système actuel, ne cesse de causer des désastres mais je suis certain que le jour où ce cauchemar prendra fin, car tout a une fin, que notre grand argentier, notre diplomate compétent, notre commis de l’Etat et notre homme d’honneur retrouveront les places qu’ils méritent et travailleront avec des gens qui sauront apprécier leur valeur.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Le prochain gouvernement sera confronté à un «mur»financier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/20/tunisie-le-prochain-gouvernement-sera-confronte-a-un-murfinancier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 11:47:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[assistance macro-financière]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
		<category><![CDATA[Selim Azzabi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Africa Intelligence, la démission du chef du gouvernement Elyès Fakhfakh, le 15 juillet 2020, va retarder le versement de deux aides cruciales par le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne, d’un montant total de plus d’un milliard de dollars (2,8 milliards de dinars tunisiens). Le FMI, dont les représentants à Tunis ont...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/20/tunisie-le-prochain-gouvernement-sera-confronte-a-un-murfinancier/">Tunisie : Le prochain gouvernement sera confronté à un «mur»financier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/05/Ministere_finances_Tunisie1.jpg" alt="" class="wp-image-621"/><figcaption><em>Ministère des Finances, à la Kasbah.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Selon Africa Intelligence, la démission du chef du gouvernement Elyès Fakhfakh, le 15 juillet 2020, va retarder le versement de deux aides cruciales par le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne, d’un montant total de plus d’un milliard de dollars (2,8 milliards de dinars tunisiens).</em></strong></p>



<span id="more-308661"></span>



<p>Le FMI, dont les représentants à Tunis ont été cueillis à froid par cette décision, espérait <em>«espérait débloquer en juillet ou août les 400 millions de dollars</em> (1,128 milliard de dinars) <em>promis en mars au titre de l’instrument financier rapide et destinés à aider la Tunisie à mitiger la crise du Covid-19. Mais un nouveau premier ministre devra être désigné dans les dix jours, ce qui ne laissera sans doute pas le temps au ministre des Finances, Nizar Yaïche, et à son homologue de la Coopération internationale, Selim Azzabi, de boucler le dossier</em>», rapporte Africa Intelligence.</p>



<p>C’est le même embarras pour Bruxelles, qui prévoyait de verser 600 millions d’euros (1,7 milliard de dinars) d’assistance macro-financière (AMF) à Tunis, pour affronter les effets de la pandémie, et qui ne trouve pas d’interlocuteurs pour régler les derniers détails. Alors que l’Etat va bientôt être dans l’incapacité de payer les salaires des fonctionnaires et encore moins les aides directes aux populations dans le besoin.<br></p>



<p>Le prochain chef de gouvernement sait donc ce qui l’attend…</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Nizar Yaïche : Les comptes en devises seront bientôt autorisés en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/14/nizar-yaiche-les-comptes-en-devises-seront-bientot-autorises-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 10:19:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[comptes en devise en Tunsie]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, est revenu ce matin du mardi, 14 juillet 2020, sur le plan de sauvetage économique sur lequel se penche actuellement le gouvernement. Entre autres, il a fait savoir que le code de change sera modifié pour permettre la création de comptes en devises en Tunisie aux Tunisiens résidant à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/14/nizar-yaiche-les-comptes-en-devises-seront-bientot-autorises-en-tunisie/">Nizar Yaïche : Les comptes en devises seront bientôt autorisés en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/nizar-yaïche.jpg" alt="" class="wp-image-306719"/></figure>



<p><em><strong>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, est revenu ce matin du mardi, 14 juillet 2020, sur le plan de sauvetage économique sur lequel se penche actuellement le gouvernement. Entre autres, il a fait savoir que le code de change sera modifié pour permettre la création de comptes en devises en Tunisie aux Tunisiens résidant à l&rsquo;étranger (TRE).</strong></em></p>



<span id="more-307885"></span>



<p>Présent sur Express FM et Shems FM, le ministre a indiqué que cette mesure permettra aux TRE d’envoyer leur argent en devises en Tunisie, ainsi qu&rsquo;à ceux d&rsquo;entre eux ayant fait fortune de manière illégale à l&rsquo;étranger de régulariser leur situation en Tunisie, contre le paiement d’un impôt de 10% libératoire de toute poursuite fiscale ou douanière.</p>



<p>Il s&rsquo;agirait, en d&rsquo;autres termes, d&rsquo;une sorte d’amnistie fiscale au profit des Tunisiens possédant des comptes bancaires à l’étranger.</p>



<p>D&rsquo;autre part, il a souligné que le plan de sauvetage élaboré par le gouvernement était global, estimant que la séparation de l’approche budgétaire et monétaire et de l’approche économique et sociale était une erreur stratégique commise par les anciens gouvernements.</p>



<p>Nizar Yaïche s&rsquo;est, par ailleurs, alarmé de la crise économique actuelle que traverse la Tunisie, rappelant que le déficit budgétaire s&rsquo;établit à plus de 7% et que l’endettement a dépassé les 85% du produit intérieur brut (PIB). </p>



<p>Pour se relancer, il faut de l&rsquo;investissement, mais aussi un climat propice aux affaires, ajoute l&rsquo;ingénieur-économiste, qui a fermement dénoncé, dans ce contexte, les tiraillements politiques qui n&rsquo;en finissent jamais sur la scène tunisienne notamment entre les composantes de la coalition gouvernementale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Tunisie : Le ministre des Finances annonce une série de mesures visant à encourager l&#8217;investissement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/06/tunisie-le-ministre-des-finances-annonce-une-serie-de-mesures-visant-a-endurager-linvestissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 10:38:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ministre des finances]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, a annoncé aujourd&#8217;hui, lundi 6 juillet 2020, 7 initiatives entrepreneuriales, à concrétiser cette année, dans le but d&#8217;encourager l&#8217;investissement en Tunisie. Voici les mesures énumérées par le ministre : Un projet de loi pour encourager les entreprises à renforcer la coopération avec les chercheurs, les universités et les technopoles,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/nizar-yaïche.jpg" alt="" class="wp-image-306719"/></figure>



<p><strong><em>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, a annoncé aujourd&rsquo;hui, lundi 6 juillet 2020, 7 initiatives entrepreneuriales, à concrétiser cette année, dans le but d&rsquo;encourager l&rsquo;investissement en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-306713"></span>



<p>Voici les mesures énumérées par le ministre :</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Un projet de loi pour encourager les entreprises à renforcer la coopération avec les chercheurs, les universités et les technopoles,</li><li>Un programme de conversion à l’entrepreneuriat innovant pour cibler 1000 docteurs,</li><li>Un fonds closing ini d’une valeur de 240 millions de dinars pour financer les projets d’innovation,</li><li>Un mécanisme de financement à hauteur de 3 millions de dinars pour le soutien des startups labellisées et impactées par la Covid-19,</li><li>Un fonds de garantie des startups à hauteur de 10 millions de dinars.</li><li>Un programme d’appui à l’écosystème des startups d’une valeur de 20 millions de dinars pour financer les recherches et les innovations des porteurs des projets,</li><li>Un programme pilote de Startups d’Etat, à hauteur de 50 millions de dinars, et un laboratoire d’Innovation de l’Etat, à hauteur de 10 millions de dinars.</li></ol>



<p>L&rsquo;originalité de l&rsquo;annonce concerne sa forme : par le biais du réseau social consacré aux professionnels, Linkedin, jusque-là peu utilisé en Tunisie, y compris par le gouvernement, en comparaison avec d&rsquo;autres pays du monde.</p>



<p>M. Yaïche a, par ailleurs, indiqué que son ministère envisage également de proposer 5 projets innovants aux startups.</p>



<p>«<em>Les jeunes créateurs, les chercheurs, les entrepreneurs Tunisiens et amis de la Tunisie ont tout notre soutien et sont au cœur de notre stratégie. C’est avec la seule prise d’initiative, la créativité et le travail que nous nous tracerons un autre chemin. Ce sont les ingrédients du succès. Il se trouve que nous les avons déjà dans nos jeunes!</em>», a-t-il conclu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<item>
		<title>Nizar Yaïche : Les Tunisiens résidant à l&#8217;étranger bénéficieront de prêts sans intérêts pour faciliter leur retour</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/30/ministre-des-finances-les-tunisiens-residant-a-letranger-beneficieront-de-prets-sans-interets-pour-faciliter-leur-retour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 09:52:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ministre des finances]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
		<category><![CDATA[prêt aux TRE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, a annoncé ce lundi 30 juin 2020, dans une déclaration médiatique, qu&#8217;un accord avait été conclu avec la Tunisian Foreign Bank (TFB) pour permettre aux Tunisiens résidant à l&#8217;étranger (TRE) de bénéficier de prêts sans intérêt pour un montant pouvant aller jusqu&#8217;à 6.000 euros. Ce crédit sera remboursable sur 12...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/nizar-yaiche.jpg" alt="" class="wp-image-305811"/></figure>



<p><strong><em>Le ministre des Finances, Nizar Yaïche, a annoncé ce lundi 30 juin 2020, dans une déclaration médiatique, qu&rsquo;un accord avait été conclu avec la Tunisian Foreign Bank (TFB) pour permettre aux Tunisiens résidant à l&rsquo;étranger (TRE) de bénéficier de prêts sans intérêt pour un montant pouvant aller jusqu&rsquo;à 6.000 euros. </em></strong></p>



<span id="more-305808"></span>



<p>Ce crédit sera remboursable sur 12 mois et permettra notamment l&rsquo;achat de billets d&rsquo;avion, selon le ministre qui était en visite d’inspection à l’aéroport Tunis-Carthage, ajoutant que les TRE peuvent désormais effectuer des transferts, exonérés de frais, vers la Tunisie, pourvu que ce soit à travers la TFB.</p>



<p>Le ministre a, par ailleurs, indiqué que les frais de circulation mensuels pour ceux dont la durée de séjour dépasse les 3 mois pourront être payés à partir du 4e mois, et ce, pendant un an.</p>



<p>M. Yaïche a, d&rsquo;autre part,  promis de nouvelles initiatives législatives au profit de la communauté tunisienne à l&rsquo;étranger, dans le cadre de la prochaine loi de finances, sans en donner plus de précisions.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Le passeport bientôt valide pour 10 ans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/22/tunisie-le-passeport-bientot-valide-pour-10-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 14:42:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
		<category><![CDATA[passeport tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La validité du passeport tunisien passera bientôt de 5 à 10 ans pour les personnes âgées de 15 ans et plus. C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé ce lundi, 22 juin 2020, le ministre des Finances, Nizar Yaïche. Le ministre a indiqué que le gouvernement fera une annonce officielle à cet effet la semaine prochaine, via un...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Passeport-tunisien-.-.jpg" alt="" class="wp-image-272010"/></figure>



<p><strong><em>La validité du passeport tunisien passera bientôt de 5 à 10 ans pour les personnes âgées de 15 ans et plus. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé ce lundi, 22 juin 2020, le ministre des Finances, Nizar Yaïche.</em></strong></p>



<span id="more-304615"></span>



<p>Le ministre a indiqué que le gouvernement fera une annonce officielle à cet effet la semaine prochaine, via un décret, ajoutant que son département a pris cette décision en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, qui prépare la mise en oeuvre de cette mesure.</p>



<p>M. Yaïche a, par ailleurs, expliqué que le seuil de 15 ans a été fixé car les traits du visage sont susceptibles de changer après cet âge.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<item>
		<title>Covid-19 en Tunisie : le risque du tragique black-out sur les statistiques économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2020 13:38:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[crise sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Yaïche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le simple citoyen est bombardé, à longueur de journée, de statistiques alarmantes au sujet du Covid-19, le black-out est quasi-total sur les statistiques économiques, monétaires et budgétaires. Un trou noir et une omerta savamment orchestrés par le gouvernement (et ses institutions INS, ITCEQ,…) et la Banque centrale de Tunisie (BCT)! Explications… Par Dr...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Fakhfakh-El-Abassi-Yaiche.jpg" alt="" class="wp-image-299898" width="580" height="352"/><figcaption><em>Fakhfakh, El-Abassi et Yaïche : que font-ils ? que nous cachent-ils ?</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Alors que le simple citoyen est bombardé, à longueur de journée, de statistiques alarmantes au sujet du Covid-19, le black-out est quasi-total sur les statistiques économiques, monétaires et budgétaires. Un trou noir et une omerta savamment orchestrés par le gouvernement (et ses institutions INS, ITCEQ,…) et la Banque centrale de Tunisie (BCT)! Explications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-299897"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le gouvernement et la BCT ne disent rien sur l’amplitude de la récession liées au Covid-19, rien sur un chômage explosif, rien sur une dette paralysante, rien sur le déficit public… Et encore moins sur ceux qui vont payer les pots cassés par l’arrêt net de l’économie pendant plus de 10 semaines. Est-ce les entreprises, les salariés, les contribuables, les générations futures, les régions vulnérables…?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un black-out contre-productif, malsain dans son essence</h3>



<p>Tenus en haleine, les opérateurs macro-économiques ne savent plus à quel saint se vouer.</p>



<p>Tous comprennent que ce motus et bouche cousue cachent des incertitudes majeures et des risques gravissimes pour l’économie. Ces opérateurs, un peu naïfs, un peu curieux ou aguerries n’en peuvent plus de la succession des <em>«fatwas»</em> du ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, et se désolent de l’omerta du ministre des Finances, Nizar Yaïche, au sujet des impacts économiques liés, somme toute, à une gouvernance chancelante du Covid-19.</p>



<p><strong>Naïfs.</strong> Les plus naïfs se demandent où est le ministre des Finances, pourquoi se cache-t-il, alors que son homologue de la Santé, issu du parti religieux Ennahdha, bombe le torse sur tous les écrans de TV. Ces<em> «naïfs»</em> croient encore en l’État-providence en Tunisie. Et ils n’hésitent pas à revendiquer toujours plus de soutiens publics et d’aides gouvernementales. Ils ferment les yeux sur le reste. Et c’est à ceux-là que les politiciens s’adressent dans leurs discours télévisés ou autres. Des discours, souvent populistes et démagogiques… puisque sans données statistiques vérifiables.</p>



<p><strong>Curieux.</strong> D’autres opérateurs plus curieux et plus<em> «branchés»</em> se donnent à cœur joie sur Facebook pour pister les informations, relayer les rumeurs et tombent dans les bras de plusieurs webinaires sur Facebook, où des <em>«experts improvisés»,</em> souvent sans discours structurés, ni débats controversés, se limitent à s’exprimer sur des enjeux qui ne fâchent pas, entre autres pour ne pas <em>«brûler»</em> leurs ambitions et carrières politiques. Ces webinaires, souvent monocolores et indolores, se limitent à tourner autour du pot, tout le monde est gentil, tout le monde est beau.</p>



<p>Les ministres économiques du gouvernement Fakhfakh se tiennent à distance de ces webinaires, souvent télécommandés par des ambassades, des <em>think tank</em> et des groupes de pression (nationaux et internationaux). Beaucoup de ces webinaires finissent par mettre la responsabilité sur la globalisation… ne donnant aucun avis sur la mal-gouvernance à l’œuvre, aucune piste d’actions articulées par des moyens financements montrant où trouver l’argent ou comment réduire le gaspillage de l’État et la mise en œuvre de recommandations efficaces et efficientes pour le contexte.</p>



<p><strong>Aguerris.</strong> Les plus aguerris et les plus coriaces de ces opérateurs économiques sont alors obligés de chercher des statistiques économiques ailleurs qu’en Tunisie. Lisant l’anglais et bien plus proactifs que les autres (acteurs et medias), ces opérateurs vont dénicher des données économiques stratégiques pour leur propre pays auprès des rouages du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) ou de leurs représentants en Tunisie. Une masse de données économiques stratégiques et sensibles sont gérées et mises à jour par ces organisations internationales. En revanche, le partage de ces données se fait au compte-goutte et à la tête du client.</p>



<p>Au final, et contrairement à leurs partenaires européens, maghrébins, africains… asiatiques, les agents économiques en Tunisie sont laissés pour compte par leur gouvernement. Un gouvernement qui les privent de données micro et macro-économiques, budgétaires, monétaires… combien utiles pour leurs décision et anticipation rationnelle des évolutions des marchés et opportunités d’investissement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une asymétrie d’information qui amplifie les coûts de transaction et de production</h3>



<p>Une telle asymétrie d’information économique est préjudiciable aux anticipations rationnelles qui guident les enjeux décisionnels commandant l’éventuelle relance, et la sortie de crise sanitaire créées par le Covid-19.</p>



<p>Presque 3 mois après l’arrêt brutal de l’économie, pour contrer la pandémie du Covid-19, les opérateurs économiques ne savent pas encore l’ampleur de l’impact du confinement sur les processus de création annuelle de la richesse (PIB), sur le taux de chômage et encore moins sur la paupérisation des couches les plus fragiles et les plus vulnérables.</p>



<p>L’Institut national de la statique (INS) joue la même partition. Il tire le rideau sur ses publications et ne communique plus comme à l’accoutumée! On est en présence d’un silence inquiétant, voire même suspect.</p>



<p>Pourtant, ce même INS continue de fournir, sans discontinuité aux instances internationales et bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale, etc.), ces précieuses données statistiques comme convenu, notamment avec le FMI, en 2017, avec des engagements signés par Youssef Chahed, le précédent chef de gouvernement, et Chedly Ayari, le précédent gouverneur de la BCT (données mensuelles, données hebdomadaires, etc.).</p>



<p>C’est un traitement inégal et indigne de la démocratie tunisienne; c’est un comportement politiquement motivé et aux antipodes des engagements éthiques en matière de production statistique, prônant la neutralité, la transparence et l’éthique de la profession des statisticiens et économètres.</p>



<p>Beaucoup se demandent comment le FMI a pu estimer, fin avril dernier, l’ampleur de la récession en Tunisie en lien au Covid-19, à un recul du PIB de 4,5% pour 2020, alors que l’INS semble dire qu’il est incapable de livrer de telles données aux opérateurs tunisiens avant fin juin 2020. La BCT ne fait pas mieux et reste avare en matière des données mesurant les vrais impacts économiques du Covid-19 (impacts factuels et contrefactuels), de données tendancielles et trends liés gouvernance de ses méfaits.</p>



<p>Les ministères économiques et les organisations en charge des statistiques économiques (ITCEQ, INS, etc.) maintiennent le <em>«secret d’État»</em> et cultivent le suspens statistique! Rien à dire et pas de chiffres actualisés et officiels de la bouche du gouvernement sur les agrégats économiques majeurs : PIB, consommation, investissement, chômage, épargne…</p>



<p>Les sites web du ministre des Finances ne comportent pas de fenêtres consultables en ligne au sujet des données statistiques économiques, budgétaires et financières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le post-Covid, c’est mieux que le pré-Covid : Inchallah !</h3>



<p>Le chef de gouvernement Elyes Fakhfakh a prévenu que le post-covid-19 sera sous contrôle <em>«Inchallah»</em>! Mais, ni Fakhfakh, ni son ministre des Finances n’osent nous dire comment relancer l’économie, comment financer le déficit public et qui des opérateurs économiques risquent d’en pâtir plus que les autres. Aucun plan de sortie de crise… aucune donnée à ce sujet! Un fatalisme a-économique, fondé sur la résignation et la valorisation de la décision fondée sur les connaissances et les statistiques probantes.</p>



<p>Fakhfakh, avec son pléthorique staff de conseillers économiques, certains avec rang de ministres, gardent le silence et ferment les robinets de la transparence au sujet des données économiques, budgétaires, financières et monétaires.</p>



<p>La nature n’aime pas le vide! Pour combler les méfaits du black-out informationnel au sujet des statistiques et indicateurs économiques en Tunisie, des agences de notation comme Fitch rating, Moody’s et autres à venir, commencent à dégrader la notation de la Tunisie (ou la réviser avec des perspectives négatives), ajoutant leurs données statistiques, indicateurs et proxys des agrégats macro-économiques.</p>



<p>Le rapport de Fitch rating, publié la semaine dernière, grouille de statistiques alternatives et dont les conclusions ciblent directement le dinar, recommandant au bas mot, sa dévaluation de 10 à 15% durant les prochains mois. Ni la BCT, ni le gouvernement n’ont réagi à ce rapport… leur silence est dangereux, puisqu’il finit par donner l’impression que Fitch rating, le FMI et équivalents, détiennent les statistiques crédibles…</p>



<p>La dévaluation du dinar dans ces proportions dégradera le pouvoir d’achat des citoyens de presque 20%. Et c’est bien là le coût social de l’omerta actuelle sur les statistiques économiques, budgétaires et monétaires.</p>



<p>Les opérateurs économiques tunisiens sont malheureusement obligés de dénicher ces statistiques économiques ailleurs qu’en Tunisie. En attendant, ils mettent leur frein à main sur leurs projets d’investissement et de création d’emplois. Ce qui n’est pas de nature à améliorer une situation déjà largement compromise.</p>



<p><em>* Ph.D et professeur agrégé des universités au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/20/covid-19-en-tunisie-le-risque-du-tragique-black-out-sur-les-statistiques-economiques/">Covid-19 en Tunisie : le risque du tragique black-out sur les statistiques économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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