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	<title>Archives des Ould Amar Yahya - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ould Amar Yahya - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 11:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump a ouvert une boîte de Pandore géopolitique aux implications incalculables.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/">La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Donald Trump, en formulant une proposition assortie de menaces pour l&rsquo;intégration du Canada et du Groenland aux États-Unis, a ouvert une boîte de Pandore géopolitique aux implications incalculables.</em></strong></p>



<p><strong><strong>Yahya</strong></strong> <strong>Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-15432438"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>L’histoire de l’humanité a toujours été un balancier oscillant entre l’ordre et le chaos, entre l’instauration de règles destinées à encadrer les rapports de force et leur subversion par des puissances aspirant à les remodeler à leur avantage.</p>



<p>Aujourd’hui, nous assistons à une mutation profonde de l’ordre international, non pas une simple transition, mais un bouleversement radical. Ce qui se profile à l’horizon n’est rien de moins qu’une ère de chaos et de confrontation, où la force primera sur le droit, où la diplomatie cèdera la place à la brutalité des rapports de puissance, et où les organisations internationales, si elles ne se réinventent pas, deviendront les témoins impuissants d’un monde en dislocation.</p>



<p>Cette dynamique rappellerait les grandes expansions impérialistes du XIX<sup>e</sup> siècle, où les grandes puissances s’appropriaient des territoires sans égard pour les droits des peuples concernés. Mais à l’ère moderne, cela déclencherait des réactions nationalistes violentes et de potentielles guerres asymétriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choix de l’affrontement au lieu de l’ordre</h2>



<p>Les grandes puissances, aveuglées par l’illusion de leur toute-puissance et/ou la certitude de leur déclin imminent, se lancent aujourd’hui dans une fuite en avant où le chaos devient non pas un accident, mais un choix délibéré. Elles voient dans l’effondrement du multilatéralisme l’occasion de rebattre les cartes à leur avantage, de figer dans la violence ce que l’économie et la diplomatie ne leur permettent plus d’imposer. Confrontées à l’épuisement de leur modèle de croissance, à la montée des colères internes, à l’érosion de leur soft power et à l’inévitable basculement du centre du monde, elles préfèrent la confrontation au compromis, la force à la négociation, l’unilatéralisme au dialogue. Chaque crise devient un prétexte, chaque faiblesse adverse une opportunité, chaque frontière un pari.</p>



<p>La Russie voit dans le chaos la chance de rétablir son empire perdu, la Chine celle de précipiter l’effondrement de l’ordre occidental, les États-Unis celle de prolonger leur hégémonie en radicalisant l’affrontement avec leurs rivaux. L’Europe, tétanisée, hésite entre le suivisme et l’isolement. L’Onu, impuissante, se mue en spectateur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HARZ3t3Htd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/">Donald Trump ou la recette du chaos</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump ou la recette du chaos » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/27/donald-trump-ou-la-recette-du-chaos/embed/#?secret=p9IW0xprPf#?secret=HARZ3t3Htd" data-secret="HARZ3t3Htd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un retour aux lois de la jungle&nbsp;?</h2>



<p>Depuis 1945, l’ordre mondial repose sur un socle fragile : la souveraineté des États, l’intangibilité des frontières, la coopération internationale et la régulation des conflits par des institutions supranationales. Ces principes ont été bafoués à maintes reprises, mais jamais de manière aussi assumée et généralisée qu’aujourd’hui.</p>



<p>Si aujourd’hui, une grande puissance – les États-Unis, la Russie, la Chine – s’arroge le droit d’annexer des territoires sous prétexte de nécessité stratégique, historique ou économique, alors plus aucun État ne pourra prétendre à la stabilité.</p>



<p>Un tel bouleversement risquerait de déclencher une réaction en chaîne incontrôlable, entraînant une escalade des conflits régionaux où chaque nation chercherait à redéfinir ses frontières, une intensification des rivalités géopolitiques menant à une bipolarisation du monde entre un bloc occidental dominé par les États-Unis et un axe Russie-Chine, ainsi qu’une instabilité économique majeure, alimentée par l’incertitude des marchés, la perturbation des flux commerciaux et la frilosité des investisseurs face à un environnement imprévisible.</p>



<p>Si l&rsquo;annexion de territoires par la force devient une norme acceptée, alors la Russie pourra revendiquer l’ensemble des régions qu’elle considère comme faisant partie de son <em>«monde russe»</em>, de l’Ukraine aux pays baltes, tandis que la Chine pourra s’emparer de Taïwan sans autre justification que sa volonté expansionniste. Israël, au nom de sa sécurité, pourra intégrer Gaza, la Cisjordanie, voire étendre son emprise au sud du Liban et au sud de la Syrie. L’Inde et le Pakistan pourraient raviver leur confrontation sur le Cachemire, et des puissances comme la Turquie ou l’Iran, ainsi que d’autres acteurs régionaux, se sentiraient en droit de remodeler les frontières à leur avantage, déclenchant ainsi une reconfiguration chaotique de l’ordre mondial. Cette dynamique, une fois enclenchée, ne connaîtra aucun frein. Car ce qui est légitime pour l’un le deviendra pour tous.</p>



<p>L’histoire nous enseigne que lorsque le droit est remplacé par la force, les guerres deviennent la seule monnaie d’échange entre nations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Onu en ruines : le spectre de la Société des Nations ?</h2>



<p>L’Onu, née sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale, n’a jamais été un véritable gouvernement mondial, mais un espace de dialogue et de régulation des conflits. Déjà affaiblie par le blocage du Conseil de sécurité, elle risque de devenir un fantôme institutionnel, réduit à la simple gestion des conséquences humanitaires des guerres qu’elle ne pourra plus prévenir.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois qu’une organisation internationale s’effondre sous le poids de son impuissance. La Société des Nations avait succombé à son incapacité à stopper l’expansionnisme de l’Allemagne nazie et du Japon impérial. L’Onu pourrait connaître le même sort si elle ne parvient pas à se réinventer.</p>



<p>L’avenir de l’Onu repose sur un dilemme : soit elle se réinvente en un véritable arbitre doté de pouvoirs coercitifs effectifs, ce qui nécessiterait une refonte radicale de sa gouvernance et l’abandon du droit de veto des grandes puissances, soit elle sombre dans l’inefficacité et disparaît de facto, laissant place à une diplomatie fondée sur les rapports de force, où seules les alliances militaires, les blocs de puissance et les jeux d’influence dicteront l’ordre mondial. L’option intermédiaire, celle d’un statu quo où l’Onu subsiste en tant que caisse de résonance des conflits mondiaux, ne fera qu’accélérer sa marginalisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un monde fragmenté ?</h2>



<p>L’ère de chaos et de confrontation qui se dessine ne se limitera pas aux sphères militaires et &nbsp;diplomatiques. Elle marquera également la fin d’un certain modèle économique.</p>



<p>Depuis la fin de la Guerre froide, le monde s’est construit sur l’illusion d’une interdépendance économique qui garantirait la paix. Or, cette interdépendance est désormais une arme. La Russie, la Chine et les États-Unis ont compris que le commerce, l’énergie, la technologie et les infrastructures financières sont autant d’instruments de pression que de prospérité.</p>



<p>Si la logique de confrontation venait à s’imposer, les échanges commerciaux ne seraient plus guidés par la rentabilité mais par des impératifs stratégiques, entraînant une multiplication des sanctions économiques et une fragmentation accrue du commerce mondial. Face à cette dynamique, les grandes puissances se replieraient sur des blocs régionaux, marquant la fin de la mondialisation ouverte au profit d’un protectionnisme agressif, où chaque acteur chercherait avant tout à sécuriser ses intérêts face à un environnement international de plus en plus hostile.</p>



<p>Ce monde ne sera pas seulement plus instable, il sera aussi plus pauvre. Les innovations technologiques ralentiront, les chaînes d’approvisionnement seront perturbées, la croissance mondiale s’essoufflera.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="R9UEipd80D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/">L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/embed/#?secret=OSe0wxBI3u#?secret=R9UEipd80D" data-secret="R9UEipd80D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le chaos, terreau de l’innovation ou de l’effondrement ?</h2>



<p>Faut-il pour autant voir dans cette ère de chaos une fatalité absolue ? L’histoire nous enseigne que les périodes de grande instabilité sont aussi celles où émergent les idées les plus révolutionnaires.</p>



<p>Si les États ne parviennent plus à garantir la stabilité, d’autres acteurs prendront le relais. Les entreprises multinationales, les réseaux numériques, deviendront des pôles d’influence capables de remodeler l’équilibre des pouvoirs. L’intelligence artificielle, les crypto-monnaies, les nouvelles formes de gouvernance décentralisée pourraient, à terme, supplanter les institutions en déclin.</p>



<p>Mais ce futur demeure incertain. Soit l’humanité trouve dans le chaos l’énergie de se réinventer, soit elle s’y engloutit. La clé réside dans notre capacité à anticiper les fractures et à bâtir de nouveaux équilibres avant qu’ils ne s’imposent dans la violence.</p>



<p>Il est aujourd’hui clair que le XXIe siècle ne sera pas une simple continuité du précédent, il sera soit celui de la fragmentation et de la survie, soit celui de la refondation et de l’innovation. Tout dépendra de notre capacité collective à comprendre que le chaos n’est pas une fatalité, mais une alerte.</p>



<p>L’histoire n’est jamais écrite à l’avance. Mais elle n’attend jamais longtemps ceux qui tardent à en prendre la mesure.</p>



<p>Enfin, l’humanité se trouve une fois encore entre l’effondrement et la réinvention, entre le repli sur des logiques belliqueuses et l’audace de repenser un nouvel ordre mondial fondé sur autre chose que la seule loi du plus fort. Si le chaos semble aujourd’hui l’option privilégiée par les grandes puissances, il n’est pas une fatalité. L’histoire a prouvé que l’instabilité peut être le terreau de grandes mutations, pour peu que les acteurs politiques, économiques et intellectuels sachent en tirer les leçons et proposer de nouveaux modèles. Face à la déliquescence des institutions, à la fragmentation des alliances et à la montée des confrontations, le choix n’est plus entre statu quo et conflit, mais entre la construction d’un nouvel équilibre global et l’abandon progressif à l’anarchie internationale. L’enjeu n’est pas de préserver un passé révolu, mais d’imaginer un futur où la puissance ne serait plus l’unique critère de souveraineté et où la coopération, loin d’être un vœu pieux, redeviendrait une nécessité vitale. Si les États échouent à saisir cette opportunité, alors l’histoire se chargera, une fois de plus, de redistribuer les cartes à leur place, dans une tempête dont personne ne ressortira indemne.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VUXxCuWFJr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/donald-trump-veut-prendre-le-controle-de-la-bande-de-gaza/">Donald Trump veut «prendre le contrôle de la bande de Gaza»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump veut «prendre le contrôle de la bande de Gaza» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/donald-trump-veut-prendre-le-controle-de-la-bande-de-gaza/embed/#?secret=37J7ZxEpNY#?secret=VUXxCuWFJr" data-secret="VUXxCuWFJr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 11:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouvel ordre international numérique se dessine, redéfinissant les rapports de force entre les nations.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/">Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le silence feutré des centres de données et l&rsquo;effervescence des métropoles connectées, un nouvel ordre international numérique se dessine, redéfinissant les rapports de force entre les nations, reconfigurant les frontières de notre civilisation à une vitesse vertigineuse, et bouleversant les hiérarchies établies. Cet ordre, porté par l’explosion des technologies de l’information et de la communication, voit émerger les pays du Sud global comme des acteurs de premier plan, ouvrant la voie à une redistribution inédite du pouvoir mondial.</em></strong></p>



<p><strong>Ould Amar Yahya *</strong></p>



<span id="more-14003404"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Dans l’histoire longue des relations internationales, chaque changement d’ordre mondial a souvent été accompagné de révolutions technologiques. Aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle métamorphose : le passage à un ordre numérique global. Dans ce nouveau paysage, les pays du Sud global — longtemps marginalisés, dominés, souvent contraints de subir les décisions des grandes puissances — sont en passe de devenir des acteurs incontournables. Mais pour comprendre cette reconfiguration géopolitique, il faut d’abord saisir ce qui sous-tend cet ordre numérique et ce qui permettra aux nations du Sud d’y prendre une place prépondérante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La structure du nouvel ordre numérique</h2>



<p>Ce nouvel ordre repose sur des fondements bien différents de ceux qui ont façonné le monde industriel. Il ne s’agit plus simplement de dominer des territoires physiques ou des ressources naturelles — bien que celles-ci conservent une importance stratégique — mais d’imposer sa suprématie dans le domaine des données, des plateformes numériques, et de l’intelligence artificielle. Ceux qui maîtrisent ces nouveaux instruments de pouvoir détiennent la clé de la richesse et de l’influence.</p>



<p>Les pays du Nord, en particulier les États-Unis et aussi la Chine du Sud Global, ont pris une avance considérable en contrôlant la quasi-totalité des grandes plateformes numériques globales, des Gafam (Google, Apple, Facebook devenu Meta, Amazon, et Microsoft) aux Batx (les quatre géants technologiques chinois : Baidu, Alibaba, Tencent, et Xiaomi). Ces géants collectent, traitent et analysent des milliards de données chaque jour, façonnant ainsi les comportements des individus, des entreprises et des gouvernements.</p>



<p>Pourtant, dans l’ombre de cette domination apparente, un phénomène inattendu est en train d’émerger : le réveil numérique du Sud global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sud global : une force démographique et technologique en éveil</h2>



<p>Les pays du Sud global, souvent perçus comme des acteurs secondaires de la mondialisation, possèdent en réalité des atouts considérables dans ce nouvel ordre numérique. Le premier, et sans doute le plus important, est démographique. L’Afrique, l’Asie du Sud, l’Amérique latine : ces régions concentrent une population jeune, connectée, et en pleine croissance. Ce vivier d’utilisateurs et de créateurs de contenu devient un levier stratégique pour toutes les entreprises technologiques qui cherchent à étendre leur influence. D’ici une quinzaine d’années, ce sont ces marchés qui définiront les nouvelles tendances numériques, tant en matière de consommation que d’innovation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z7PPTIcN7J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/17/intelligence-artificielle-contre-intelligence-superficielle/">Intelligence artificielle contre intelligence superficielle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Intelligence artificielle contre intelligence superficielle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/17/intelligence-artificielle-contre-intelligence-superficielle/embed/#?secret=vzoHtUNyJe#?secret=Z7PPTIcN7J" data-secret="Z7PPTIcN7J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le second atout du Sud global est son agilité à embrasser les technologies mobiles et décentralisées. Dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie, des millions de personnes, jusque-là exclues des systèmes financiers traditionnels, ont sauté l’étape des banques classiques pour adopter directement le mobile banking. M-Pesa, en Afrique de l’Est, en est l’exemple le plus frappant : cette plateforme de paiement mobile a permis à des millions de personnes d’accéder à des services financiers de manière rapide, sécurisée et innovante. Il en est de même des succès rapides des applications de mobile banking D17 et Flouci en Tunisie, BaridiMob en Algérie ou Bankily en Mauritanie. Ce phénomène, que certains appellent <em>«l’effet de saut technologique»</em>, démontre la capacité du Sud global à adapter des technologies à des contextes locaux spécifiques et à transformer des obstacles en opportunités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle central des ressources naturelles</h2>



<p>Un autre pilier de cet ordre numérique repose sur les ressources naturelles, en particulier celles nécessaires à la production des technologies. Le Sud global, longtemps exploité pour ses richesses minières, détient aujourd’hui les clés de l’économie numérique mondiale. Les métaux comme les terres rares, le lithium, le cobalt… indispensables à la fabrication des smartphones, des ordinateurs et des batteries électriques, se trouvent principalement dans les sols africains, sud-américains et asiatiques. Cette réalité confère à ces pays une nouvelle forme de pouvoir stratégique, encore peu exploité mais dont le potentiel est immense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gouvernance numérique : une opportunité pour le Sud</h2>



<p>Si les pays du Sud global veulent véritablement peser dans ce nouvel ordre, ils doivent s’emparer d’un autre levier essentiel : la gouvernance numérique mondiale. Les grandes plateformes technologiques se développent dans un cadre réglementaire encore flou, où les règles sont souvent dictées par les intérêts des géants du Nord.</p>



<p>Le Sud global, à travers des alliances régionales comme l’Union africaine ou l’Asean, doit saisir l’opportunité de participer activement à la définition des normes et des régulations internationales du numérique. Il s’agit non seulement de protéger leurs données, mais aussi de garantir une répartition équitable des bénéfices générés par ces nouveaux flux de valeurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7GkMz6JkqX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/embed/#?secret=57bjScMw5b#?secret=7GkMz6JkqX" data-secret="7GkMz6JkqX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les débats autour de la taxation des multinationales technologiques, la protection de la vie privée, et l’utilisation de l’intelligence artificielle sont des enjeux qui affectent particulièrement les pays du Sud. En s’unissant pour défendre leurs intérêts communs, ils peuvent non seulement réduire la fracture numérique qui les sépare du Nord, mais aussi devenir les architectes de nouvelles règles du jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis et les opportunités</h2>



<p>Le nouvel ordre international numérique, fondé sur l’essor des technologies décentralisées et l’accélération des flux d’informations, ouvre une voie inédite de financement pour les pays du Sud global. Autrefois contraints par les jugements souvent sévères des grandes agences de notation, ces pays voient désormais émerger des solutions alternatives qui leur permettent de contourner ces systèmes rigides. A titre d’exemple, la tokenisation d’actifs (c’est-à-dire le&nbsp;moyen pour les entreprises de protéger les données sensibles), permise par les technologies blockchain, offre aux États la possibilité de fractionner et de numériser leurs ressources – qu’il s’agisse de terres, d’infrastructures ou de ressources naturelles – et de les rendre accessibles à un éventail mondial d’investisseurs.</p>



<p>Ce mécanisme fluidifie l’accès au capital en créant des marchés décentralisés où la transparence et la traçabilité des transactions sont garanties, réduisant ainsi le risque perçu par les investisseurs tout en offrant aux nations du Sud une flexibilité financière jusque-là impensable.</p>



<p>Au-delà de la tokenisation, d’autres mécanismes de financement innovants, tels que les plateformes de financement participatif ou les monnaies numériques émises par des banques centrales, redéfinissent les flux de capitaux vers ces régions.</p>



<p>En contournant les intermédiaires traditionnels et en s’appuyant sur la transparence numérique, ces pays peuvent attirer des investisseurs privés, des fonds de pension, des fonds de capital-risque et des partenaires institutionnels sans être soumis aux contraintes imposées par les agences de notation.</p>



<p>Ces nouvelles formes de financement décentralisé permettent non seulement de diversifier les sources de capitaux, mais aussi de renforcer l’indépendance financière de ces nations, tout en stimulant leur croissance.</p>



<p>Ainsi, le Sud global, en embrassant les outils du nouvel ordre numérique, se libère progressivement des schémas traditionnels de dépendance financière pour s’affirmer comme acteur autonome dans l’économie mondiale.</p>



<p>Bien sûr, ces nouvelles perspectives ne doivent pas occulter les défis auxquels sont confrontés les pays du Sud global. La fracture numérique reste profonde, avec des infrastructures inégales, un accès à Internet limité dans de nombreuses régions, et une éducation numérique encore trop insuffisante.</p>



<p>De plus, la concurrence mondiale dans le domaine de l’intelligence artificielle et des technologies de pointe impose une course à l’innovation dont les pays du Sud doivent impérativement s’emparer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sud global dispose de tous les atouts </h2>



<p>Cependant, l’histoire est jalonnée de périodes où des nations ont su, contre toute attente, s’élever à un niveau de puissance et d’influence inattendu. Le Sud global, fort de ses ressources humaines, naturelles et d’une créativité foisonnante, dispose de tous les atouts pour s’imposer dans cet ordre numérique. Il leur faut pour cela des stratégies audacieuses, une mobilisation collective et des investissements massifs dans l’éducation et les infrastructures numériques.</p>



<p>Enfin, le nouvel ordre international numérique est encore en construction. Mais il est déjà clair que le Sud global y jouera un rôle majeur, à condition de saisir les opportunités offertes par cette révolution technologique. Ce qui soutient cet ordre, c’est la donnée, la connectivité et l’innovation. Si les pays du Sud parviennent à s’organiser autour de ces nouveaux vecteurs de pouvoir, ils pourront non seulement combler le retard qui les sépare du Nord, mais aussi contribuer à redéfinir les règles d’un monde de plus en plus connecté, où la géographie physique cède la place à la géopolitique des flux digitaux.</p>



<p>L’avenir appartient à ceux qui sauront naviguer habilement dans ce nouveau monde numérique. Et le Sud global, loin d’être spectateur, peut en devenir l’un des acteurs principaux, façonnant l’avenir de la planète à travers sa jeunesse, sa créativité et sa capacité à innover. Le moment est venu de passer de la marge au centre de la scène mondiale.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DmtA8yFsmu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/">Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/embed/#?secret=xKRaOEM19v#?secret=DmtA8yFsmu" data-secret="DmtA8yFsmu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sud Global face à l’illusion de la croissance verte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/14/le-sud-global-face-a-lillusion-de-la-croissance-verte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 07:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[contrainte environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance verte]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelable]]></category>
		<category><![CDATA[industries vertes]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pays développés doivent cesser de dicter des règles environnementales aux pays en développement sans offrir les moyens de les respecter.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/14/le-sud-global-face-a-lillusion-de-la-croissance-verte/">Le Sud Global face à l’illusion de la croissance verte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les pays du Sud, qui peinent à dépasser les séquelles de la colonisation et à prendre le chemin du développement, se retrouvent accablées par une nouvelle menace : la contrainte environnementale imposée par l’irresponsabilité des grands pollueurs de la planète.</em></strong></p>



<p><strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-13562154"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Les signes avant-coureurs d’une catastrophe écologique imminente se multiplient à une cadence effrayante. Les tempêtes dévastatrices, les incendies incontrôlables, les sécheresses prolongées, la fonte des calottes glaciaires, la montée des températures et du niveau des océans ne sont que les prémices d’une ère de chaos climatique qui pourrait rendre certaines régions de la planète inhabitables. Sauver la planète n’est pas seulement une question de justice et de responsabilité envers les générations futures, mais une question de survie.</p>



<p>Depuis leurs indépendances, les pays du Sud sont enlisés dans une lutte incessante contre le sous-développement, affrontant quotidiennement les défis de la survie, de la pauvreté, de l’éducation et de la santé. Ces batailles, qu’ils n’ont jamais réussi à remporter pleinement, constituent un fardeau perpétuel sur leur chemin vers une vie descente de leurs populations. Aujourd’hui, ces nations, déjà vulnérables, se retrouvent accablées par une nouvelle menace : la contrainte environnementale imposée par l’irresponsabilité des grands pollueurs de la planète.</p>



<p>Les coûts colossaux de la transition écologique, combinés à une inflation inévitable à court et moyen terme conséquence de l’abandon progressif des énergies fossiles moins coûteuses, s’ajoutent à une situation d’endettement généralisé. Ce qui contribuera à creuser sans nul doute l’écart de développement avec le Nord.</p>



<p>De nombreuses études démontrent les impacts négatifs de la transition écologique sur l’emploi (étude de l’Université d’Oxford, Rapport du Centre pour la recherche économique et politique &#8211; CEPR, étude de l’Agence internationale de l’énergie – AIE, Étude du Brookings Institution, …), sur la compétitivité (Étude de McKinsey &amp; Co, Étude de la Chambre de commerce des États-Unis, Rapport de la Commission européenne, Rapport de l’International Renewable Energy Agency – Irena, Rapport de l’Institut de l’énergie de l’University College London – UCL) et sur la croissance économique (Étude de l’Institut de l’énergie de l’Université de Cologne, Rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques – OCDE, Rapport du Forum économique mondial – WEF, Rapport de l’Institut de l’énergie de l&rsquo;University College London – UCL).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7gk5ln7gKH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/embed/#?secret=lqcJS1CNMt#?secret=7gk5ln7gKH" data-secret="7gk5ln7gKH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, parler de <em>«croissance verte» </em>dans ce contexte semble une douce illusion; il serait plus honnête de parler de <em>«croissance sous contrainte»</em>, terme qui reflète la réalité d’une croissance inférieure à celle d’un monde non contraint. Les ambitions légitimes des pays du Sud pour un développement économique sont sacrifiées, étouffées sous le poids des exigences écologiques avec leurs normes environnementales, creusant davantage les inégalités globales et compromettant leur droit fondamental à un avenir meilleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les racines de l’injustice</h2>



<p>Historiquement, les nations industrialisées ont bâti leur richesse sur une exploitation effrénée et inconsidérée des ressources naturelles. Les États-Unis, l’Europe, le Japon, et d’autres puissances développées ont, durant des siècles, pollué l’air, la terre et les eaux sans jamais rendre de comptes. Aujourd’hui, parvenues à un développement avancé, ces nations cherchent à imposer aux pays du Sud, qui subissent encore les conséquences de cette industrialisation destructrice, des politiques et des normes environnementales strictes et contraignantes, freinant ainsi toute perspective de croissance économique.</p>



<p>Cette asymétrie historique engendre une injustice éclatante. Les pays du Nord Global, ayant érigé leurs économies sur des pratiques écologiquement destructrices, imposent désormais des normes environnementales sévères aux pays en développement sans leur fournir les moyens financiers et technologiques nécessaires pour les respecter. En agissant ainsi, ils privent ces nations du droit de suivre un chemin similaire de croissance et les contraignent à une stagnation économique, rendant presque impossible la réduction de l’écart qui les sépare des pays riches.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’équilibre délicat</h2>



<p>Un examen attentif des réalités économiques et sociales des pays du Sud révèle que la poursuite aveugle de la croissance verte pourrait, constituer un frein significatif à leur développement économique.</p>



<p>Les industries vertes, présentent des caractéristiques spécifiques qui les rendent souvent moins intensives en main-d&rsquo;œuvre, requérant des compétences techniques très spécialisées, en raison de leur recours massif à l’automatisation et aux technologies de pointe, ce qui peut constituer un frein à l’emploi, impact critique dans des pays à démographie galopante.</p>



<p>Par exemple, les fermes solaires et les parcs éoliens nécessitent un investissement initial important dans des équipements sophistiqués et automatisés. Une fois installés, ces systèmes fonctionnent avec un minimum d’intervention humaine. La maintenance et la surveillance peuvent souvent être réalisées à distance, grâce à des capteurs et des logiciels avancés. Ainsi, le besoin en main-d’œuvre pour la gestion quotidienne de ces installations est relativement faible comparé à celui des centrales électriques traditionnelles, qui nécessitent un personnel important pour la gestion des opérations, la maintenance, et la sécurité. Il en est de même pour la production de biocarburants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z5SBz4ddfK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/11/les-economies-africaines-face-a-lurgence-de-la-transformation-numerique/">Les économies africaines face à l’urgence de la transformation numérique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les économies africaines face à l’urgence de la transformation numérique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/11/les-economies-africaines-face-a-lurgence-de-la-transformation-numerique/embed/#?secret=CTF9KRgD7V#?secret=Z5SBz4ddfK" data-secret="Z5SBz4ddfK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Des études de cas spécifiques illustrent cette réalité. En Allemagne, la transition énergétique, connue sous le nom d’Energiewende, a conduit à une augmentation significative des énergies renouvelables. Cependant, elle s’est également accompagnée d’une baisse des emplois dans les secteurs de l&rsquo;énergie fossile sans une augmentation proportionnelle des emplois dans les énergies renouvelables. Une analyse du marché de l’emploi montre que les emplois créés dans le secteur des énergies renouvelables étaient plus spécialisés et moins nombreux que ceux perdus dans le secteur de l’énergie fossile.</p>



<p>Le passage à une économie verte entraîne, le déclin de secteurs industriels traditionnels qui emploient une main-d’œuvre nombreuse.</p>



<p>La véritable intelligence économique réside dans la capacité à équilibrer les exigences écologiques avec les impératifs de croissance, en tenant compte des particularités et des priorités de chaque pays. Imposer des orientations vertes dans chaque plan de croissance, sans considération des contextes locaux, revient à imposer un carcan dogmatique qui exclut toute solution optimale adéquate et nécessairement flexible pour répondre aux besoins urgents des populations du Sud.</p>



<p>Il est temps de reconnaître que l’application uniforme de politiques vertes, sans une adaptation contextuelle et une flexibilité pragmatique, risque de perpétuer les inégalités mondiales et d’entraver le progrès des nations les plus vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le développement étouffé</h2>



<p>Pour les pays du Sud, la croissance économique n’est pas un simple objectif politique comme dans le Nord, mais une question de survie. Elle est indispensable pour éradiquer la pauvreté, améliorer les infrastructures, offrir une éducation de qualité et des services de santé accessibles. Les normes environnementales, aussi nobles soient-elles, constituent des obstacles insurmontables pour ces nations en quête de progrès.</p>



<p>Prenons l’exemple de l’Afrique subsaharienne. Cette région possède d’immenses réserves de charbon, de pétrole et de gaz naturel, qui pourraient être exploitées pour stimuler la croissance économique et financer des projets de développement. Cependant, les pressions internationales pour limiter les émissions de carbone et promouvoir les énergies renouvelables freinent cette exploitation. Les populations locales, qui vivent dans la pauvreté et manquent d’accès à l’électricité, voient leurs espoirs de développement bridés par des normes environnementales dictées par les pays développés, seuls décideurs des agendas mondiaux. Le renforcement inévitable de ces normes constituerait le futur curseur de la désolation et du chaos dans les pays du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fardeau des énergies propres</h2>



<p>La transition vers des énergies renouvelables représente un défi particulièrement complexe pour les pays en développement. Les infrastructures énergétiques de ces nations sont souvent rudimentaires et dépendent largement des combustibles fossiles. Passer à des sources d’énergie plus propres nécessite des investissements massifs, des technologies avancées, et une expertise technique qui font cruellement défaut.</p>



<p>Prenons le cas de l’Inde, un pays confronté à une demande énergétique exponentielle due à sa croissance démographique et industrielle. La pression internationale pour réduire les émissions de carbone pousse le gouvernement à investir dans l’énergie solaire et éolienne. Cependant, ces initiatives, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas à répondre aux besoins immédiats de la population et de l’industrie. Le charbon, source d’énergie bon marché et abondante, reste une nécessité économique malgré ses impacts environnementaux dévastateurs.</p>



<p>En Asie du Sud-Est, l’essor industriel et agricole est souvent synonyme de déforestation massive, comme en Indonésie où la culture de l’huile de palme détruit des écosystèmes entiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="on4d3etvYx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face aux grands bouleversements en cours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/embed/#?secret=FIBWd1kJFh#?secret=on4d3etvYx" data-secret="on4d3etvYx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En Afrique, l’exploitation minière, source essentielle de devises, entraîne une dégradation environnementale sévère. Ces activités, vitales pour l’économie locale, sont souvent incompatibles avec les objectifs de durabilité.</p>



<p>L’exemple du Brésil est révélateur. La pression mondiale pour protéger l’Amazonie entre en conflit direct avec les besoins économiques des populations et des industries agricoles et minières. Sans alternatives économiques viables et un soutien international substantiel, le pays se trouve dans une impasse où la protection environnementale menace directement la croissance économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences sociales et économiques</h2>



<p>L’imposition de normes environnementales strictes a des conséquences sociales et économiques dévastatrices. En freinant le développement industriel, ces normes réduisent les opportunités d’emploi et entravent la création de richesse. Les gouvernements, incapables de générer des revenus suffisants, peinent quasiment tous à financer les services publics essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.</p>



<p>En Inde, par exemple, la pression pour réduire la dépendance au charbon et passer aux énergies renouvelables menace des millions d’emplois dans les régions minières. Les communautés locales, qui dépendent de l’industrie du charbon pour leur subsistance, se retrouvent sans alternative viable. Le passage à une économie verte, sans un soutien adéquat et une planification minutieuse, risque d’exacerber les inégalités et d’aggraver la pauvreté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une impasse inévitable ?</h2>



<p>L’équilibre entre croissance et durabilité semble donc être une chimère pour de nombreuses nations en développement. Les exigences de la transition écologique risquent de les condamner à une stagnation économique, voire à un recul, amplifiant ainsi les inégalités globales. Les engagements internationaux, tels que l’Accord de Paris, bien qu’essentiels, ne tiennent pas toujours compte des réalités locales et des sacrifices qu’ils imposent aux plus vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’illusion de l’universalité des solutions vertes</h2>



<p>L’une des grandes erreurs de la pensée économique contemporaine réside dans l’idée que les solutions vertes, appliquées uniformément, sont bénéfiques pour tous les contextes. Les économies en développement, majoritairement caractérisées par des infrastructures insuffisantes, des institutions fragiles et une dépendance aux ressources naturelles, se trouvent confrontées à un dilemme cruel : comment peuvent-elles aspirer à une croissance rapide pour répondre aux besoins immédiats de leurs populations, sans compromettre la durabilité environnementale, vitale pour la survie de la planète et sachant que freiner la croissance au nom de la durabilité risque de plonger des millions de personnes dans la précarité? Cette interrogation, qui doit hanter tous les décideurs responsables, trouve souvent une réponse désespérément pessimiste : l’équilibre entre croissance économique et durabilité environnementale semble inatteignable pour de nombreux pays du Sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle approche éthique est possible</h2>



<p>Pour surmonter ces injustices, une nouvelle approche éthique et pragmatique est indispensable.</p>



<p>Le changement climatique ne connaît pas de frontières. Il ne s&rsquo;arrête pas aux douanes et il ne demande pas de visa.</p>



<p>Le coût de l&rsquo;inaction est trop élevé. Il ne peut être mesuré en dollars, mais en vies humaines, en espèces perdues et en écosystèmes détruits.</p>



<p>Les pays développés doivent reconnaître leur responsabilité historique et actuelle dans la dégradation de l’environnement mondial en supprimant la dette des pays du Sud à faible impact environnemental, et assumer une part plus équitable du fardeau de la transition écologique.</p>



<p>Premièrement, il est impératif d’augmenter les financements pour le développement durable. Les promesses doivent être transformées en actions concrètes, avec des mécanismes de financement accessibles et transparents. Les technologies vertes doivent être partagées librement, sans les barrières de propriété intellectuelle qui en limitent l’accès.</p>



<p>Deuxièmement, les normes environnementales doivent être adaptées aux réalités locales. Une approche uniforme est inadaptée et contre-productive. Il est nécessaire de développer des standards flexibles, qui tiennent compte des contextes économiques, sociaux et environnementaux spécifiques de chaque pays. Cela implique une coopération étroite entre les nations, les organisations internationales et les acteurs locaux pour définir des objectifs réalistes et atteignables.</p>



<p>Troisièmement, les pays développés doivent cesser de dicter des règles sans offrir les moyens de les respecter. Ils doivent, au contraire, devenir des partenaires engagés dans un dialogue ouvert et constructif, visant à construire un avenir où le développement et la durabilité ne sont plus en opposition, mais progressivement en harmonie dans le temps.</p>



<p>En définitive, l’impératif écologique, imposé sans discernement aux pays du Sud par le Nord, risque de condamner de nombreuses nations en développement à une stagnation économique insoutenable. La transition vers une économie verte, bien que vitale pour la survie de la planète, ne peut se réaliser au détriment des aspirations légitimes des pays du Sud. Ces pays, encore englués dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, se voient freinés par des normes environnementales rigides qui menacent de perpétuer leur dépendance et leur précarité. Il est essentiel de reconnaître que l’universalité des solutions vertes est une utopie; seules des politiques adaptées aux réalités locales et soutenues par une coopération internationale juste et équitable permettront de concilier à terme croissance et durabilité.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/14/le-sud-global-face-a-lillusion-de-la-croissance-verte/">Le Sud Global face à l’illusion de la croissance verte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 05:59:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[pays émergents]]></category>
		<category><![CDATA[pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet du G20]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12477842</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le grand théâtre de l’histoire humaine, notre époque se distingue par l’ampleur de ses défis et par l’exclusion de fait de toute intégration des perspectives du Sud Global. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/">Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le prochain sommet du G20 prévu en novembre 2024 au Brésil mobilise à tort tous les espoirs des pays en développement pour trouver des solutions à leur étouffante dette par une initiative globale et à leurs difficultés de financement via une réforme équitable de l’architecture financière mondiale.</em></strong></p>



<p><strong>Ould Amar Yahya</strong></p>



<span id="more-12477842"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Le G20, un groupe de pays majoritairement vieillissants, représentant plus de 80% de la richesse mondiale (PIB), est censé agir comme le principal forum de concertation économique internationale. Cependant, dans ses décisions il semble être plus gouverné par ses peurs que guidé par une volonté de progrès pour tous.</p>



<p>Le G20 se trouve face aux immenses besoins de pays jeunes à démographie galopante, aspirant à remodeler les contours du monde, réclamant, tels des enfants impatients au sein de la famille globale, une part accrue de financements pour forger leur avenir. Ces deux blocs n’ont ni les mêmes responsabilités internationales ni les mêmes préoccupations internes. Leur seul point de convergence est la <em>«stabilité»</em> y compris pour le climat.</p>



<p>Ce qui suggère que toute réforme de l’architecture financière mondiale doit, pour obtenir un consensus, être basée sur le climat qui est une préoccupation majeure des pays riches, en privilégiant une réallocation conditionnelle et modérée de DTS (droits de tirage spéciaux, permettant de rehausser les plafonds de financement des pays et leur niveau de représentativité dans les institutions financières internationales) pour les pays en développement.</p>



<p>Cette réallocation est décidée par le conseil d’administration du FMI pour compléter les réserves officielles de pays membres. Ce qui ne coûte rien <em>«directement»</em> aux pays du G20.</p>



<p>La conditionnalité de cette réallocation pourrait porter sur les indicateurs environnementaux, les efforts de conservation de la biodiversité, de la reforestation ou de la protection des écosystèmes vitaux, les investissements dans la transition vers les énergies propres et les technologies vertes…</p>



<p>Comme les intérêts égoïstes des membres du G20, alimentés par les non-dits ci-dessous, s’accordent sur le statuquo, un plafonnement de cette réallocation destinée au climat serait de nature à faire bouger les lignes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NZEUIa3dvm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/embed/#?secret=92fhj9gOGA#?secret=NZEUIa3dvm" data-secret="NZEUIa3dvm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce qui n’est pas la proposition soutenue par le Brésil qui suggère une augmentation par les pays riches des capitaux des banques multilatérales de développement.</p>



<p>La dette des nations, en particulier celle des pays en développement, est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la <em>«stabilité»</em> mondiale, menaçant de précipiter non seulement les pays endettés, mais aussi l&rsquo;économie mondiale, dans une crise profonde.</p>



<p>Sur la dette, le G20 se retrouve souvent empêtré dans des débats stériles sur qui doit payer la facture, ou comment minimiser les coûts pour les créanciers, plutôt que de chercher à maximiser le bien-être global.</p>



<p>Concernant le financement des pays en développement, le défi est tout aussi grand. Le G20 devrait être le laboratoire d’idées novatrices, le réformateur de l’architecture financière mondiale, pour répondre aux besoins immédiats de liquidité et favoriser un développement durable.</p>



<p>Certes, le chemin sera sans doute long et semé d’embûches, mais la volonté collective peut transformer ce qui semble être des utopies en réalités tangibles. Pour cela, une refondation du G20 est non seulement souhaitable, mais impérative, il doit devenir une institution véritablement transformative, capable de répondre aux défis systémiques de notre époque : la dette, la pauvreté, les inégalités, le changement climatique et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les non-dits des menaces sur les intérêts du G20 :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Développement des pays émergents  </strong></li>
</ul>



<p>Le développement des pays émergents présente un défi pour les pays du G20, non seulement en termes économiques, mais aussi en termes de pouvoir et d’influence sur la scène mondiale. Cette transition pourrait être perçue comme une menace directe aux intérêts stratégiques et économiques longtemps préservés par les pays les plus développés.</p>



<p>Au-delà de ce qui précède, il est permis de s’interroger sur la perception partagée de menace que pourrait constituer un développement économique des pays émergents sur les intérêts des pays développés.</p>



<p>En effet, cette perception prend racine dans plusieurs considérations stratégiques et économiques.</p>



<p>Le développement accéléré des pays émergents remet en question la <strong>distribution actuelle du pouvoir économique global</strong>. Traditionnellement dominé par les pays du G20, le paysage économique mondial pourrait se voir profondément transformé si les pays émergents continuent de croître à un rythme soutenu. Ce déplacement du centre de gravité économique pourrait éroder la prééminence des économies avancées et redistribuer les cartes de l’influence mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2axsOOWRK7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face aux grands bouleversements en cours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/embed/#?secret=IHLWu2838z#?secret=2axsOOWRK7" data-secret="2axsOOWRK7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Avec leur développement, les pays émergents augmentent leur consommation de ressources naturelles, ce qui intensifie la <strong>compétition globale pour ces ressources essentielles</strong>. Cela pourrait non seulement entraîner une hausse des prix, mais aussi provoquer des tensions géopolitiques autour de l’accès et du contrôle de ces ressources. Les pays du G20, habitués à un accès relativement sans entrave aux ressources mondiales, pourraient voir ce privilège contesté.</p>



<p>Les économies émergentes, en devenant de nouveaux centres de production, attirent les investissements qui auraient pu se diriger vers les économies du G20. De plus, en développant leurs propres industries, elles peuvent devenir des concurrents directs dans des secteurs jusqu’alors dominés par les pays du G20. Ce phénomène peut entraîner une <strong>délocalisation des emplois et une perte de parts de marché</strong> pour les entreprises des pays développés.</p>



<p>Au fur et à mesure que les pays émergents accroissent leur puissance économique, ils cherchent également à avoir un plus grand impact sur la scène politique internationale. Cela se manifeste par une volonté accrue d’<strong>influencer les normes internationales, les règles commerciales, et les politiques environnementales</strong>, qui étaient jusqu’ici le pré carré des pays du G20. Ces pays pourraient percevoir cette montée en puissance comme une menace à leur capacité à modeler les régulations globales selon leurs propres intérêts.</p>



<p>Le développement des pays émergents met en évidence la nécessité de réformer les institutions financières internationales pour refléter de manière plus équitable la réalité économique mondiale. Les pays du G20, qui bénéficient souvent d’un poids disproportionné dans ces institutions, pourraient voir ce <strong>pouvoir dilué</strong> si les réformes étaient mises en œuvre, réduisant ainsi leur capacité à influencer les politiques économiques mondiales.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Solution à la dette des pays en développement</strong></li>
</ul>



<p>Bien que moralement nécessaire et économiquement rationnel à long terme, trouver une solution à la dette des pays en développement représente un défi pour les pays du G20, menaçant non seulement leurs intérêts financiers immédiats mais aussi leur contrôle à long terme sur l’architecture financière mondiale.</p>



<p>Une solution radicale à la dette des pays en développement pourrait impliquer des annulations massives de dettes ou des restructurations qui réduiraient significativement les flux de remboursements vers les pays créditeurs. Pour les économies du G20, qui incluent de nombreux créanciers internationaux majeurs, cela représenterait une <strong>perte financière directe et immédiate</strong>, affectant leurs banques, leurs fonds de pension et autres institutions financières qui détiennent ces créances.</p>



<p>En admettant la nécessité d’effacer ou de restructurer la dette des pays en développement, les membres du G20 pourraient implicitement reconnaître les <strong>failles et les injustices du système financier mondial actuel</strong>. Cela pourrait ouvrir la porte à des réformes plus profondes qui remettraient en question les fondements mêmes de l’ordre économique mondial, dominé par les pays les plus riches et leurs institutions financières.</p>



<p>Résoudre la dette des pays en développement de manière équitable pourrait établir un précédent pour d’autres types de <strong>réclamations économiques globales</strong>, telles que les compensations pour les changements climatiques ou les injustices historiques comme la colonisation. Cela augmenterait également les <strong>pressions internes</strong> pour répondre à des inégalités et des problèmes économiques au sein des frontières des pays du G20. Les citoyens des pays du G20 pourraient exiger que des problèmes tels que les dettes étudiantes ou les crises hypothécaires soient traités avec la même vigueur. Cela pourrait engendrer une série de demandes financières auxquelles les pays du G20 préféreraient ne pas avoir à répondre.</p>



<p>Si les pays en développement étaient libérés du fardeau de leur dette, leur potentiel de développement économique pourrait s’accroître significativement. À long terme, cela pourrait altérer <strong>l’équilibre actuel du pouvoir économique global</strong>, avec l’émergence de nouveaux centres de pouvoir dans des régions actuellement considérées comme périphériques. Cette nouvelle dynamique pourrait menacer la position prédominante des membres du G20.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rB2qcvxEQE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/">Sortir l’Afrique du sous-développement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sortir l’Afrique du sous-développement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/embed/#?secret=Z8NAutGX7I#?secret=rB2qcvxEQE" data-secret="rB2qcvxEQE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les marchés financiers pourraient réagir négativement à une large annulation de dettes, percevant cela comme un <strong>signe d’instabilité</strong>. La volatilité qui en résulterait pourrait avoir des effets déstabilisateurs pour les économies des pays du G20, qui sont profondément intégrées dans le système financier mondial.</p>



<p>Une annulation significative ou une restructuration de la dette des pays émergents pourrait porter <strong>préjudice aux banques et aux investisseurs </strong>basés dans les pays du G20, qui détiennent d’importants portefeuilles de dette souveraine. Cela pourrait entraîner des pertes financières substantielles et influencer négativement les marchés financiers mondiaux, perturbant ainsi les économies des pays développés.</p>



<p>La dette est souvent utilisée comme un <strong>levier politique</strong> par les pays du G20 pour influencer les politiques économiques et les orientations stratégiques des pays débiteurs. La résolution de cette dette réduirait ce levier, permettant aux pays en développement de poursuivre des politiques plus indépendantes, potentiellement en contradiction avec les intérêts géopolitiques et économiques des membres du G20.</p>



<p>La résolution de la dette pourrait également envoyer un signal que les prêts peuvent être renégociés ou annulés, ce qui pourrait réduire l’incitation à la <strong>gestion prudente des finances publiques</strong> parmi les pays en développement. Cela pourrait augmenter le risque perçu des marchés émergents, influençant la stabilité financière globale et augmentant les coûts de financement futurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réforme de l’architecture financière mondiale</strong></li>
</ul>



<p>La validité éthique et la viabilité à long terme de telles idées soulignent les contradictions inhérentes à un système qui privilégie la stabilité et le maintien du statuquo au détriment de la justice économique et du développement équilibré. Bien que les intérêts à court terme des pays du G20 puissent être préservés par l’absence de réforme, à long terme un système plus équitable et plus durable bénéficierait à l’économie mondiale dans son ensemble, y compris aux pays du G20 eux-mêmes.</p>



<p>Pour les pays du G20, maintenir l’architecture financière actuelle peut sembler essentiel pour préserver la <strong>stabilité des marchés financiers mondiaux</strong>. Les systèmes et les institutions en place, bien que critiquables, ont été conçus pour réguler les flux économiques globaux, afin de promouvoir une stabilité durable et une prospérité partagée. Des réformes profondes pourraient introduire une période d’incertitude et de volatilité, susceptible de déstabiliser les économies tant développées qu’émergentes.</p>



<p>Les pays du G20, qui bénéficient substantiellement de l’ordre économique actuel, pourraient voir toute réforme significative comme un <strong>risque pour leurs intérêts économiques</strong>. La réforme pourrait remettre en question les avantages dont jouissent ces pays en termes de flux de capitaux, de conditions de prêt favorables, et de contrôle sur les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nzJr5rbyna"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/embed/#?secret=dWWMeLCbWy#?secret=nzJr5rbyna" data-secret="nzJr5rbyna" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La structure financière mondiale actuelle permet aux pays du G20 d’exercer une influence disproportionnée sur les politiques économiques mondiales. Réformer cette structure pourrait <strong>diluer leur pouvoir</strong> et permettre à d’autres pays, en particulier les économies montantes, de jouer un rôle plus déterminant, ce qui pourrait aller à l’encontre des intérêts stratégiques des membres actuels du G20.</p>



<p>Enfin, les réformes de l’architecture financière mondiale pourraient contraindre les pays du G20 à modifier leurs propres politiques économiques et réglementations financières pour se conformer à de nouveaux standards globaux. Cela pourrait être perçu comme une <strong>atteinte à la souveraineté nationale</strong> et à la capacité des pays à gérer leurs économies selon leurs propres termes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Difficultés financières internes du G20</strong></li>
</ul>



<p>Les pays du G20, sont contraints par des difficultés financières internes qui les empêcheraient de soutenir davantage les économies en développement. Cependant, il est essentiel de s’interroger sur la réalité de ces contraintes au regard de leurs dépenses, notamment militaires et de sauvetage bancaire, qui suggèrent des capacités de mobilisation de ressources considérables en temps de crise.</p>



<p>Les <strong>choix budgétaires</strong> actuels dans les pays du G20, en période de crise économique et récession, reflètent des priorités de dépenses domestiques à court terme, au détriment d’engagements internationaux quelles que soient leurs retombées bénéfiques à long terme pour le monde globalisé.</p>



<p>Les <strong>inégalités</strong> croissantes au sein des pays du G20 et entre les nations elles-mêmes rendent les contributions aux fonds de développement plus difficiles, non pas en raison de la capacité financière, mais à cause de la pression croissante sur les gouvernements pour qu’ils répondent d’abord aux urgences nationales.</p>



<p>L’augmentation de la <strong>dette publique</strong> dans les pays du G20, conséquence de la crise du Covid et des tensions géopolitiques, est une contrainte majeure limitant les capacités d’octroi d’aide ou de financement aux économies en développement.</p>



<p>Dans le grand théâtre de l’histoire humaine, notre époque se distingue par l’ampleur de ses défis et par l’exclusion de fait de toute intégration des perspectives du Sud Global. Cela se reflète dans les promesses de réformes globales et les initiatives du G20 qui n’arrivent que rarement à se concrétiser.</p>



<p>Il est impératif que les pays en développement prennent en main leur propre destin économique. Plutôt que de rester dans l’attente passive d’une hypothétique initiative sur la dette ou restructuration de l’architecture financière mondiale qui pourrait leur être favorable, ces nations doivent explorer avec audace et ingéniosité des stratégies autonomes ou régionales pour gérer leur dette et financer leur développement.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier</em>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V0RmBnkZVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=iy9KRQgCHr#?secret=V0RmBnkZVg" data-secret="V0RmBnkZVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/">Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[agences de notation]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
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		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les agences de notation causent des dommages économiques aux pays africains.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nécessité d’agences de notation pour un pays africain en quête de levée de capitaux sur les marchés internationaux est indiscutable. Cependant, le discernement dans l’approche ou les contrats avec ces agences est impératif. Un équilibre délicat doit être maintenu, où l’aspiration à des notations favorables à un moment donnée pour lever à cout réduit des capitaux, coexiste avec les craintes à terme de dommages économiques liés aux probables dégradations futures de ces notations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-11375923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>C’est dans cette dualité que réside le défi, mais aussi l’opportunité pour le continent, de se forger un avenir économique et financier solide et durable, le rendant moins dépendant de ces agences. Cet avenir dépend de la création d’une grande agence de notation africaine, le lancement d’une monnaie unique, les développements de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dommages des mauvaises notations</h2>



<p>L’impact négatif des mauvaises notations de la solvabilité de pays africains par les agences Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch, est dévastateur pour le développement économique et social du continent. Pour rappel, ces trois grandes agences internationales contrôlent 96% du marché mondial. Elles appartiennent à des fonds américains de gestion d’actifs.</p>



<p>Aujourd’hui, tous les investissements en Afrique sont considérés, selon ces agences, comme spéculatifs, voire totalement perdants, à l’exception de ceux au Botswana (deuxième producteur mondial de diamants).</p>



<p>Des alertes internationales, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont relayées par les médias dans le monde entier. C’est une situation dramatique, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés… mais qui avaient la malchance d’avoir eu un contrat avec&nbsp; l’une de ces agences.</p>



<p>Les<em> «jugements»</em> de ces agences sur la solvabilité des emprunteurs sont considérés comme des opinions, donc celles-ci sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables.</p>



<p>Ces notations constituent un indicateur clé de prise de décision des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires économiques et financiers. Elles servent à évaluer le risque de crédit ou capacité de remboursement, associé à un émetteur de dette, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise ou d’une institution financière. Cependant, elles vont au-delà de simples évaluations de solvabilité, et ont des répercussions significatives sur le destin des pays africains. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ILGkTUtEut"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/embed/#?secret=Rw80koXlHL#?secret=ILGkTUtEut" data-secret="ILGkTUtEut" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une note dégradée signifie un coût élevé de l’endettement entraînant des taux d’intérêt plus élevés en raison d’un prétendu risque de défaut, un surcoût dans les opérations financières de cautionnement de confirmation de lettres de crédit bancaires ou d’assurance étrangère, une limitation des investissements, des difficultés pour mobiliser des financements d’infrastructures, un frein à l’innovation en décourageant les initiatives novatrices, une perte de confiance engendrant une fuite des capitaux, une dépréciation de la monnaie locale avec une perte du pouvoir d’achat, une croissance économique entravée,des dommages à la réputation des pays, en un mot une déstabilisation économique.</p>



<p>Une notation plus nuancée de ces agences, contrairement à leur vision trop simpliste et stéréotypée du continent, permettrait aux Etats africains d’économiser annuellement sur leurs emprunts environ 90 milliards USD à comparer aux 100 milliards de leurs besoins annuels d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piètre fiabilité des évaluations des agences de notation</h2>



<p>Le monde se rappelle de la manière irresponsable dont ces agences avaient noté les obligations liées aux subprimes à l’origine de la crise financière de 2008, avec 80% des titres adossés à ces crédits qui étaient notés, soi-disant, AAA (meilleure cotation) par ces mêmes grandes agences, d’où les interrogations justifiées quant à leur capacité d’évaluer les risques réels.</p>



<p>Le FMI (en septembre 2010) a évalué uniquement le coût de cette crise, en termes de dépréciations d’actifs aux USA, Europe et Japon, à 8 700 milliards USD. Les coûts directs et indirects dans le monde (récessions et autres) sont gigantesques. La réponse à cette défaillance <em>«technique»</em> des agences s’est simplement réduite à une réglementation sur leurs relations avec leurs actionnaires et filiales.</p>



<p>Cette légèreté de jugement et de comportement moutonnier aggravant à la caricature sans nuance les pires scenarii ont conduit ces mêmes agences à dissuader tout investissement en Afrique, à titre d’exemple d’absurdité, le 28 janvier 2023, Moody’s a attribué une notation «Caa2» (ultra spéculatif) à la Tunisie et le 24 octobre 2023 «B3» (très spéculatif) à l’Angola, se focalisant sur des défis du passé sans tenir compte des grandes réformes structurelles en cours, des initiatives positives et des énormes opportunités de croissance qui émergent dans ces pays.</p>



<p>Cette notation de Moody’s sur la Tunisie a d’ailleurs été contredite au Forum de Davos, ce mois-ci par la directrice du FMI, Kristalina Georgieva,&nbsp;considérant que <em>«la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles d’évaluation inadaptés au contexte africain</h2>



<p>Il est reconnu que de nombreuses imperfections caractérisent les modèles de ces agences et lorsqu’appliqués à l’Afrique, ils révèlent des lacunes significatives.</p>



<p>La première imperfection majeure réside dans la tendance à adopter des modèles standardisés, calqués sur des paradigmes économiques occidentaux de pays vieillissant avec de nombreuses sources statistiques. Ces modèles, souvent déconnectés des réalités complexes des économies africaines, ne tiennent pas compte de leurs multiples forces et potentialités.</p>



<p>La deuxième imperfection est la dépendance excessive aux données historiques. Les modèles se basent souvent sur des tendances passées pour prédire l’avenir, ce qui ne tient pas compte des changements rapides et des opportunités émergentes sur le continent africain. Les dynamiques économiques en Afrique évoluent rapidement, et les modèles qui ne s’adaptent pas à ces changements risquent de fournir des évaluations dépassées et inexactes.</p>



<p>La troisième imperfection ou faille critique réside dans la nature même de ces modèles, basés sur des paramètres établis dans des contextes bien éloignés des réalités africaines. A titre d’exemple – et je m’excuse de l’usage d’une terminologie <em>«barbare»</em> dans cet unique paragraphe – d’un point de vue technique&nbsp;: la modification du <em>«niveau de significativité statistique»</em> (multiplié par 2) pour les facteurs qui impactent la solvabilité des pays africains (appelés par les agences&nbsp;: <em>«marchés immatures»</em>), le choix des <em>«facteurs de soutien et de stress»</em> qui ont un impact fort sur la solvabilité, souvent l’omission des interférences entre ces facteurs lors du choix du modèle – une vraie sanction des pays africains, appelée par les agences&nbsp;: <em>«approche conservative»</em> – ainsi que la correction injustifiée des données pour les soi-disant <em>«marchés immatures»</em>, les écarts non corrigés entre la <em>«matrice de défaut empirique»</em> et celle théorique (passage d’un niveau de notation à un autre), la sélection, proche de l’arbitraire des coefficients de la <em>«fonction de défaut»</em> après le <em>«calibrage»</em> du modèle sur un échantillon de <em>«pays similaires»</em> (souvent en défaut), sont et de façon non exhaustive autant de biais&nbsp; de ces modèles qui jettent un discrédit sur leurs résultats pour les soi-disant<em> «marchés immatures»</em>.</p>



<p>L’Afrique, riche de ses diversités économiques, culturelles et politiques, ne peut être réduite à des équations simplistes. Les modèles mathématiques, en privilégiant la linéarité, négligent les interactions subtiles entre différents facteurs et les spécificités propres à chaque nation africaine.</p>



<p>La quatrième imperfection majeure réside dans la dépendance excessive à des indicateurs financiers classiques. En se focalisant sur des indicateurs isolés, ces modèles passent à côté de la richesse des interconnexions et des influences croisées qui caractérisent les systèmes économiques réels. Ainsi ces modèles économétriques ont souvent tendance à privilégier des indicateurs tels que le PIB (Produit intérieur brut), l’inflation, la dette, les réserves de change, le taux de croissance économique, le chômage, les exportations et les importations… Ces modèles surévaluent le poids su respect des engagements financiers passés et l’environnement politique. Ils sous-évaluent le poids des facteurs sociaux (niveau d’éducation, stabilité sociale, inégalités économiques et cohésion sociale), ainsi que les évènements externes.</p>



<p>Leurs scénarii des <em>«situations économiques»</em> sont entachés de préjugés, négligeant de nombreux facteurs de solvabilité favorables.</p>



<p>La cinquième imperfection majeure de ces modèles réside dans leur propension à généraliser l’Afrique comme une entité unique. Cette approche monolithique ignore les disparités considérables entre les pays africains, chacun possédant ses propres réalités, défis et opportunités. En considérant le continent comme un ensemble homogène, les modèles échouent à intégrer la richesse et la diversité des marchés africains.</p>



<p>Enfin, la sixième imperfection incontestable réside dans la difficulté à intégrer des facteurs qualitatifs, tels que la confiance et la perception du risque. Ces modèles, souvent axés sur des données quantifiables, peinent à rendre compte des aspects immatériels qui jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique. Ignorer ces éléments conduit à une sous-estimation des forces motrices du changement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hAxJ0Jd9lW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=D16bjCV6oU#?secret=hAxJ0Jd9lW" data-secret="hAxJ0Jd9lW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La perception du risque en Afrique</h2>



<p>Sur le continent la perception du risque diffère totalement de celle des grandes agences de notation.</p>



<p>&nbsp;Le risque en Afrique n’est pas une menace contre laquelle il faut se protéger, mais un catalyseur d’opportunités, de gains et un partenaire incontournable dans notre quête de progrès économique.</p>



<p>Chaque investissement, chaque projet, est une négociation avec l’incertitude et la rentabilité, une étreinte avec le risque. Et pourtant, c’est dans cette étreinte que se façonne le potentiel de croissance, là où l’audace et la prudence se rencontrent.</p>



<p>Dans le contexte africain, où les défis coexistent avec les opportunités, encourager une culture de prise de risques et d’audace est une condition préalable pour libérer le vaste potentiel économique du continent. Les Etats, les entrepreneurs sont les architectes du changement, et en embrassant le risque, ils deviennent les bâtisseurs d’un nouveau paysage économique de prospérité.</p>



<p>L’Afrique, terre de promesses et de défis, connaît une diversité de risques qui exigent une vision holistique intégrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d’une monnaie unique</h2>



<p>Le choix stratégique d’une monnaie unique africaine, le développement de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance jouent un rôle crucial dans le soutien de cet esprit entrepreneurial.</p>



<p>La création d’une monnaie unique africaine catalysera un développement économique sans précédent et insufflera une dynamique nouvelle au destin commun de tous les Africains.</p>



<p>L’établissement de cette monnaie résoudra bon nombre des défis économiques auxquels le continent est actuellement confronté. Il favorisera une stabilité monétaire accrue, facilitant ainsi les échanges commerciaux intra-africains. Les coûts liés aux fluctuations des taux de change seront réduits, encourageant un environnement commercial plus prévisible et propice à l’investissement.</p>



<p>Cette monnaie commune créera des marchés financiers intégrés, renforçant la capacité des Etats et des entreprises à lever des fonds à des taux d’intérêts acceptables – déterminés par la future banque centrale d’Afrique – et à investir dans des projets structurants. Les flux de capitaux intra-africains seront facilités, ouvrant la voie à une redistribution plus équitable des ressources financières sur l’ensemble du continent.</p>



<p>Cette monnaie unique constitue également un facteur puissant pour l’intégration économique. En libérant les économies des contraintes liées aux taux de change fluctuants, elle facilitera le commerce intra-africain, encourageant une croissance économique plus durable et équilibrée.</p>



<p>Enfin, mais non des moindres, une monnaie unique africaine affirmera la place du continent sur la scène internationale. Elle renforcera la capacité du continent à négocier des accords commerciaux avantageux et à jouer un rôle plus influent dans les institutions financières internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkXuGeCcvb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=MAKY0ikokr#?secret=AkXuGeCcvb" data-secret="AkXuGeCcvb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie unique reviendrait à admettre que l’économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné. Dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht. Cela n’a pas empêché l’euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>L’heure est venue de transcender les frontières monétaires qui ont longtemps entravé le potentiel collectif africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de marchés financiers africains</h2>



<p>Les marchés financiers sont les artères vitales de toute économie prospère. Ils permettent l’allocation efficiente des ressources, la mobilisation du capital et la création d’opportunités d’investissement. L’Afrique est aujourd’hui sous-représentée sur la scène financière mondiale, avec des marchés fragmentés et des institutions souvent enclines à la prudence excessive.</p>



<p>L’intégration financière et la création de marchés plus robustes, renforcera la capacité des économies à attirer des investissements et à financer des projets d’infrastructures indispensables. Cela favorisera également la diversification économique, réduisant ainsi la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Le développement des marchés financiers africains requiert une approche globale, allant de la consolidation des institutions financières à l’intégration des technologies de pointe. Le socle de cette approche est la mise en place d’un cadre réglementaire clair et d’une bonne gouvernance, favorisant ainsi la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de l’industrie de l’assurance</h2>



<p>Les développements de l’industrie de l’assurance et des marchés financiers ont été les oubliés, à tort, des décideurs africains et de leurs partenaires de développement.</p>



<p>Pourtant ils doivent constituer une priorité qui s’explique par le stade de développement atteint par les économies africaines et par les possibilités réelles de mobilisation d’une épargne, privée ou publique continentale.</p>



<p>Les marchés financiers sont le lieu où la prudence de l’assureur rencontre l’audace de l’entrepreneur, favorisant ainsi des investissements éclairés et des projets novateurs.</p>



<p>Sans l’industrie de l’assurance, la plupart des entreprises ne pourraient envisager d’opérer efficacement dans de nombreuses activités, beaucoup de projets de développement ne pourraient aboutir.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance est un facteur de croissance économique, de maîtrise des risques et de résilience face aux multiples aléas.</p>



<p>Un environnement réglementaire propice et un cadre juridique clair, transparents et adaptés sont essentiels pour susciter la confiance des investisseurs et des consommateurs.</p>



<p>Il est primordial de promouvoir la diversification des produits d’assurance pour répondre aux besoins variés des populations et des entreprises africaines, notamment contre les risques liés à la santé, aux mauvaises récoltes, aux cyber-attaques, aux catastrophes naturelles&#8230;</p>



<p>La technologie, en particulier les plateformes numériques, peut transformer radicalement le paysage de l’assurance en Afrique, en permettant l’accessibilité, en améliorant l’efficacité des opérations et en réduisant les coûts administratifs. L’intégration de l’intelligence artificielle et de la blockchain renforcent la transparence et la sécurité des transactions dans le secteur de l’assurance.</p>



<p>Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), les assureurs doivent utiliser l’analyse des données pour anticiper les tendances, identifier les risques émergents et adapter leurs produits en conséquence. A titre d’exemple, des capteurs connectés peuvent être intégrés aux produits d’assurance pour offrir des alertes préventives, que ce soit dans le domaine de la sécurité automobile ou de la prévention des sinistres.</p>



<p>L’industrie de l’assurance devra dépasser son rôle traditionnel de simple réparateur de sinistre. Elle doit être l’architecte d’une vision proactive, préventive, façonnant un avenir où les risques sont anticipés, atténués et où la stabilité financière devient une réalité partagée.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance en Afrique est un impératif stratégique pour bâtir une économie résiliente et prospère. Il faut supprimer les barrières des frontières géographiques au secteur de l’assurance, pour réaliser des opportunités d’expansion, des partenariats pour tirer profit des synergies régionales et des alliances stratégiques pour créer un réseau robuste d’acteurs assurantiels partageant une vision commune.</p>



<p>Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’assurance et les marchés financiers sont des partenaires naturels dans la gestion du risque. L’assurance, en tant que filet de sécurité financière, permet à l’économie de prospérer en dépit des incertitudes qui jalonnent son chemin. Les marchés financiers, quant à eux, offrent à l’industrie de l’assurance un terrain fertile pour réaliser des investissements dans des instruments financiers appropriés, créant ainsi une symbiose inextricable entre ces deux secteurs.</p>



<p>Enfin, la création d’une monnaie unique, le développement des marchés financiers et l’épanouissement du secteur de l’assurance sont les piliers fondamentaux de&nbsp;&nbsp; l’émergence d’une Afrique prospère, résiliente et dynamique. L’Afrique peut se forger un avenir annihilant les préjugés des agences de notation où elle ne sera pas seulement un spectateur comme aujourd’hui, mais un acteur majeur sur la scène internationale.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 06:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[économie verte]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[remondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[vieillissement de la population]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde vivra à court et moyen termes avec une inflation persistante? La dégradation des pouvoirs d’achat qui en résultera se traduirait par une montée des troubles sociaux en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les bouleversements en cours sont en train de façonner les évolutions politiques et économiques de ce 21e siècle. Pour les pays africains, ces bouleversements ont pour la plupart des impacts inflationnistes, un alourdissement considérable des dettes, une baisse des financements extérieurs et une réduction des revenus d’exportation pouvant entretenir des tensions sociales explosives et une instabilité permanente.</em></strong> <em>(Ph. Raffinerie de pétrole au Nigéria. <strong>© </strong>Shutterstock/Ikechi Ugwoeje).</em></p>



<p>Par<strong> Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-9638998"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Dans un contexte de superposition et chevauchement de grands changements liés aux coûts exorbitants de la transition énergétique imposée aux économies africaines avec l’abandon à terme de l’exploitation de leurs ressources pétrolières, à l’impact du vieillissement des populations dans les pays développés y compris en Chine, à la &nbsp;<em>«remondialisation»</em> et à l’avènement de l’intelligence artificielle, les pays africains seront poussés pour éviter le chaos et la désolation à renforcer l’intégration continentale de leurs économies, à développer leurs industries locales et à investir massivement dans l’éducation, la santé et l’innovation.</p>



<p>Ces bouleversements sont porteurs de grands risques, mais aussi d’opportunités pour des économies africaines diversifiées donnant une priorité à la modernisation technologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition énergétique&nbsp;: coûts exorbitants pour l’Afrique</h2>



<p>Certes, la transition énergétique vers des sources d’énergie plus propres et durables est un processus nécessaire pour lutter contre le changement climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre et assurer la sécurité énergétique à long terme.</p>



<p>Bien que cette transition énergétique nécessite des investissements colossaux, elle génère également des avantages à long terme, tels que des économies de coûts liées à la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, des avantages environnementaux, la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables, et la stimulation de l’innovation technologique.</p>



<p>Les coûts de production des énergies renouvelables continueront aussi de baisser à mesure que la technologie s’améliore et que l’échelle de production augmente, ce qui rend la transition énergétique de plus en plus économiquement viable, mais à long terme.</p>



<p>Cependant, pour l’Afrique, avant d’arriver à ce long terme prometteur, il y a des risques réels d’écroulement des états conséquence des difficultés structurelles intrinsèques au sous-développement, amplifiées par les crises économiques successives, qui obligent les pays africains à prioriser la gestion du court et moyen terme, voire même du quotidien.</p>



<p>L’Afrique a-t-elle les moyens de mener cette couteuse transition énergétique, en s’endettant davantage et s’engageant sur des normes destinées aux pollueurs dont elle n’a jamais fait partie, engagement la privant de ses richesses pétrolières à un moment où le continent croule sous le poids de la dette, menacé de famine, d’instabilité voire de chaos, dans l’indifférence des promoteurs de cette même transition. La pandémie de la Covid a montré aux Africains les limites de la coopération internationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xZI50OAFKD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/">L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/embed/#?secret=aGAjg7uwf9#?secret=xZI50OAFKD" data-secret="xZI50OAFKD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il s’agit pour l’Afrique d’un choix qui n’est pas neutre sur le quotidien de ses populations et d’un agenda de transition qu’elle ne peut respecter sans une solidarité internationale concrète et des compensations financières équitables. De dures négociations en perspectives, que seule l’Union africaine pourrait mener au nom de tous.</p>



<p>L’agenda des pays africains depuis leurs indépendances demeure la transition vers le développement économique dont ils n’ont jamais pu obtenir le financement suffisant.</p>



<p>Cette transition va coûter cher à l’Afrique, pour plusieurs raisons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des investissements initiaux colossaux relatifs à la mise en place de nouvelles infrastructures énergétiques propres et durables, telles que les parcs éoliens, les centrales solaires, les réseaux électriques intelligents et les systèmes de stockage d&rsquo;énergie;</li>



<li>Des coûts de technologie et de production plus élevés que les énergies fossiles traditionnelles;</li>



<li>Une intégration couteuse aux réseaux électriques existants. Des investissements sont nécessaires pour mettre à niveau et adapter les réseaux électriques afin de gérer efficacement la variabilité des sources d&rsquo;énergie;</li>



<li>&nbsp;Des subventions et incitations fiscales aux entreprises et aux particuliers qui adoptent des technologies propres, pour encourager la transition énergétique. Ce qui entraînera des coûts budgétaires importants pour les Etats;</li>



<li>Un développement de nouvelles compétences pour la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des nouvelles infrastructures et technologies. La formation de cette main-d’œuvre engendrera des coûts supplémentaires;</li>



<li>Une rénovation et/ou remplacement d’infrastructures existantes pour les rendre plus économes en énergie et moins polluantes. Cela entraînera également des coûts importants.</li>



<li>Des coûts de réglementations environnementales et de conformité obligeront les entreprises à investir dans des technologies plus propres et à se conformer à des normes environnementales, ce qui entraînera des coûts supplémentaires.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Vieillissement de la population dans les économies développées et en Chine&nbsp;: impact sur les économies africaines&nbsp;</h2>



<p>Le vieillissement de la population dans les pays développés et en Chine entraînera, une baisse du nombre d’actifs, des pénuries de main-d’œuvre, une hausse des dépenses publiques&nbsp;liée aux soins médicaux et retraites, une baisse de recettes budgétaires par habitant, un endettement dans un contexte de hausse de taux d’intérêt. La contrainte clé de pénuries de main-d&rsquo;œuvre et autres alimente aujourd’hui l’inflation aux États-Unis, puisqu’un marché du travail tendu maintient la croissance des salaires à un niveau élevé.&nbsp;</p>



<p>Une probable et inédite <em>«récession de plein emploi»</em> n’est plus exclue dans les pays développés – en raison du vieillissement de la population – entraînant une dégradation importante&nbsp; de la productivité et des marges bénéficiaires des entreprises avec des difficultés pour les banques centrales pour mettre en place des politiques monétaires efficaces en vue de faire face aux conséquences de choix politiques liés au vieillissement.</p>



<p>Pour l’Afrique, le vieillissement dans les économies développées va entraîner&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une diminution de l&rsquo;aide au développement puisque les économies développées seront confrontées à des pressions budgétaires accrues en raison des coûts croissants liés au vieillissement de leurs populations;</li>



<li>et une baisse de la demande de matières premières en raison de la faiblesse de la croissance économique conséquence du vieillissement de la population, ce qui aura un impact négatif sur les exportations et les recettes budgétaires dans de nombreux pays du continent.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rjHbLHmvHa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=57mcKX0wV5#?secret=rjHbLHmvHa" data-secret="rjHbLHmvHa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Comment l’Afrique pourrait gérer l’impact du vieillissement dans les économies développées, elle dont la jeunesse entre 15 et 35 ans représente 77% de sa population ?</p>



<p>La cherté des produits fabriqués dans ces économies vieillissantes dont la Chine sera telle que l’Afrique n’aura de choix que de produire localement les besoins de ses marchés.</p>



<p>Il est donc essentiel que les pays africains développent des politiques axées sur&nbsp; l’investissement dans l’éducation et la formation pour améliorer la qualité de la main-d’œuvre, la promotion de l’innovation et de la diversification économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Remondialisation»&nbsp;: impact sur les économies africaines</h2>



<p>La fragmentation de la mondialisation est en train de se produire dans les secteurs stratégiques de confrontation géopolitique, tels que la technologie, la sécurité et la défense.</p>



<p>La mondialisation change de nature à travers l’accent mis par les pays sur le renforcement des liens régionaux et la formation de blocs économiques pour les secteurs sensibles et stratégiquement importants.</p>



<p>Les économies développées ne peuvent plus produire autant, sans déclencher une inflation plus élevée. Les contraintes d’approvisionnement seront une caractéristique permanente en raison des bouleversements en cours. La fragmentation géopolitique et celle des chaînes d’approvisionnement mondiales devraient faire grimper les coûts de production.</p>



<p>Un découplage à grande échelle de la Chine est inconcevable afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et permettre au monde entier de bénéficier de la double transition vers les économies vertes et numériques.</p>



<p>Cette<em> «remondialisation»</em> entraînera :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un ralentissement de la croissance économique conséquence de la diminution des échanges commerciaux, de l’investissement transfrontalier et de la coopération économique&nbsp;; ce qui limiterait la croissance économique mondiale;</li>



<li>Des perturbations sur les chaînes d’approvisionnement eu égard aux interconnections des économies, entraînant des retards de production, une augmentation des coûts et une diminution de l’efficacité économique;</li>



<li>Une Incertitude pour les entreprises en raison de la volatilité politique et économique associée à la fragmentation, rendant plus difficile toute planification à long terme et décision d&rsquo;investissement;</li>



<li>Une diminution de l’efficacité économique liée à la remise en cause de la spécialisation économique des pays qui résultait d’une allocation plus efficace des ressources.</li>
</ul>



<p>Les économies africaines doivent s’attendre à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une baisse de leurs exportations entraînées par celle du commerce international ou des barrières commerciales accrues;</li>



<li>Une diminution de l&rsquo;investissement direct étranger, conséquence des incertitudes liées à la fragmentation mondiale pouvant dissuader les investisseurs étrangers d’injecter des capitaux dans les économies africaines;</li>



<li>Une réduction de l’aide au développement en raison des priorités économiques internes croissantes, dans les économies développées;</li>



<li>Des fluctuations des prix des matières premières exacerbées par la fragmentation de la mondialisation.</li>
</ul>



<p>L’Afrique sera poussée&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Au développement de son industrie locale et à sa diversification économique pour réduire ses dépendances à l&rsquo;égard des marchés mondiaux, notamment celles liées à la production alimentaire, aux technologies et à la santé;</li>



<li>A l’intégration économique continentale en développant des partenariats commerciaux et en favorisant les échanges intra-africains, stimulant ainsi la croissance économique au sein du continent;</li>



<li>&nbsp;A la diversification des partenaires commerciaux pour explorer de nouveaux marchés au-delà des économies développées.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">L’avènement de l’intelligence artificielle</h2>



<p>Le développement de l’intelligence artificielle remodèlera les secteurs d’activité et les entreprises à travers le monde entraînant une augmentation des marges bénéficiaires, en particulier pour les entreprises ayant des coûts de personnel élevés ou une grande partie des tâches pouvant être automatisées, créant de nouveaux produits, de nouveaux besoins, de nouvelles activités… Cependant, les retombées positives de ce développement ne se feront pas sentir avant les quinze prochaines années.</p>



<p>En conclusion, le monde vivra à court et moyen termes avec une inflation persistante, conséquence des bouleversements en cours. La dégradation des pouvoirs d’achat qui en résultera se traduirait vraisemblablement par une montée des troubles sociaux et des protestations populaires notamment en Afrique, à moins de mise en place de politiques budgétaires appropriées.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gx34jWpazf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=zLDue8VHZI#?secret=gx34jWpazf" data-secret="gx34jWpazf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Sortir l’Afrique du sous-développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 09:31:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[sous-développement]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une opportunité inespérée de sortir l’Afrique du sous-développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/">Sortir l’Afrique du sous-développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La bataille de leadership de ce 21<sup>e</sup> siècle entre les Etats-Unis et la Chine, sur fond de tensions géopolitiques et de crise économique mondiale peut être une opportunité inespérée de sortir l’Afrique du sous-développement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-7879214"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>L’Union Africaine pourrait par mise en concurrence, proposer à l’Europe, aux Etats-Unis et à la Chine, une nouvelle politique de coopération permettant à l’Afrique de déverrouiller les vannes du barrage des financements nécessaires à l’émergence du Continent et au partenaire qui l’accepte de seller son avenir de leadership du monde de ce 21<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<p>Pour rappel, les avantages de leadership pour un pays sont énormes&nbsp;en termes d’influence et de pouvoir considérables&nbsp;: sur les décisions politiques, économiques et sociales à l’échelle mondiale, sur la promotion de son économie nationale et ses attraits pour les investissements étrangers, sur la coopération internationale et la résolution de problèmes mondiaux tels que la pauvreté, les conflits armés et les changements climatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tunnel du sous-développement</h2>



<p>Depuis les indépendances des pays africains, les difficultés des populations et leurs besoins n’ont cessé de s’amplifier. Aucune stratégie de développement n’a permis à un pays africain de se hisser véritablement au rang des émergents. La réalité sur le continent, c’est la régularité implacable des échecs des différentes politiques de développement.</p>



<p>Partout sur le continent le bon sens a prouvé ses limites.</p>



<p>Il y a un sentiment de malaise voire de rupture vis-à-vis de tous les modèles et stratégies de développement recommandés à l’Afrique. Certes, il y a un consensus sur certains mécanismes, mais la crédibilité des modèles dépend des résultats réels et force est de constater qu’ils ont été catastrophiques pour l’Afrique. Les hypothèses de rationalité et de normalité sous-jacentes de ces modèles doivent être reformées. Leur critique reste la meilleure voie de leur amélioration.</p>



<p>Ces échecs répétés de stratégies individuelles renforcent nos croyances qu’aucun Etat seul ne peut émerger et que l’application de stratégies <em>«bonnes»</em> sur une échelle plus importante, c’est-à-dire à toute l’Afrique, serait de nature à sortir notre continent du sous-développement et du statut de minorité géopolitique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o5UAGEQjez"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/">L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/embed/#?secret=HpfFYnPxMC#?secret=o5UAGEQjez" data-secret="o5UAGEQjez" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’ordre international et les règles des institutions qui le sous-tendent ont été conçus et mis en place, durant la période coloniale donc sans l’Afrique. Le prisme de lecture juridique de cet ordre, à cette époque, s’est paradoxalement accommodé de l’injustice de la domination coloniale, du pillage des ressources de l’Afrique et du fait que les colonisés ne peuvent naître ni libres, ni égaux avec les colons.</p>



<p>Aujourd’hui la jeunesse africaine a des rêves et des espérances dont manifestement les réalisations sont incertaines dans cet ordre international et avec des voix africaines disparates. Cet ordre n’a d’ailleurs, et c’est un euphémisme, cessé de s’écarter de son&nbsp;objectif principal de promotion de la paix, de la sécurité, de la coopération et de la prospérité dans le monde.</p>



<p>Mais comme les crises offrent parfois des moments d’opportunité,&nbsp;avec la sidérante montée en puissance de la Chine et sa volonté affichée de prendre le leadership du monde, la réalisation collective des rêves et espérances de tous les africains devient, autrement possible. Rêve de ne plus voir nos jeunes mourir en traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortune, à la recherche d’une vie meilleure, fuyant la misère et le désespoir. Rêve de pouvoir sur le continent vivre en paix, s’éduquer, se soigner, travailler dans un pays de liberté, de justice, d’égalité et de solidarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proposition d’une nouvelle coopération</h2>



<p>L’Afrique regorge de métaux stratégiques (cobalt, lithium, coltran, cuivre…), vitaux pour l’industrie de haute technologie. Ces métaux sont utilisés dans la fabrication de composants électroniques, centrales nucléaires, superalliages, satellites, missiles, avions, lasers, blindages militaires, etc. Un petit nombre de pays dans le monde dispose de ces métaux. Ceux-ci jouent un rôle crucial dans plusieurs secteurs stratégiques et sont donc essentiels pour la sécurité nationale des grandes puissances, la production d&rsquo;énergie propre, le développement de technologies de pointe et l&rsquo;innovation. Une demande mondiale exponentielle et des restrictions à l’exportation sont attendues pour les prochaines années.</p>



<p>Le contrôle des approvisionnements de ces métaux est un avantage géostratégique sans équivalent.</p>



<p>Forts des richesses stratégiques du continent, les chefs d’Etats africains pourraient confier à l’Union Africaine la négociation et la gestion d’un plan global de sortie du sous-développement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tPHRWU5dqa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=Fh3WjuLHD2#?secret=tPHRWU5dqa" data-secret="tPHRWU5dqa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce plan pourrait porter sur un financement de 560 milliards USD (soit seulement l’équivalent du montant des échanges durant 30 minutes sur le marché des devises) destinés à la construction d’industries de transformation et d’infrastructures de qualité, entre autres, infrastructures de transport, énergétiques, sanitaires, éducatives et de télécommunications.</p>



<p>La demande de ce financement, par concours directs du partenaire et/ou mécanisme de garantie de celui-ci pour les emprunts ou émissions obligataires de l’Union Africaine, pourrait être faite à chacune des parties: Union Européenne, Etats-Unis, Chine.</p>



<p>En contrepartie de ce financement et jusqu’au remboursement de sa totalité, les états africains pourraient s’engager vis-à-vis du partenaire choisi, à&nbsp;:</p>



<p>(i) lui vendre prioritairement leurs métaux stratégiques;</p>



<p>(ii) faire bénéficier ses entreprises des préférences nationales légales relatives à l’attribution de tout marché public, notamment ceux liés à la construction d’infrastructures;</p>



<p>(iii) lui importer les biens d’équipement et services à concurrence du montant du financement;</p>



<p>(iv)&nbsp;libeller leurs exportations dans sa monnaie et ne s’endetter que dans sa monnaie;</p>



<p>(v)&nbsp;maintenir&nbsp;dans les réserves de change de chaque banque centrale africaine un seul minimal de 60% dans sa monnaie.</p>



<p>L’avantage pour le partenaire est la sortie de la crise économique actuelle, l’assurance d’une relance durable de son économie, les facilités d’accès à un grand marché en forte croissance, éventuellement la création d’une zone de libre-échange et enfin le renforcement de son positionnement géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenaire pourrait être privilégié</h2>



<p>Dans ce nouveau schéma de coopération, l’Union Européenne qui a toujours été et est actuellement le principal bailleur de fonds du continent, eu égard à sa proximité historique, géographique, linguistique, sa protection des droits de l’homme et le niveau de qualité élevée de ses normes, apparait comme le partenaire idéal. Le marché africain deviendrait pour l’Europe, celui du Mexique pour les Etats-Unis.</p>



<p>Dans le contexte de tensions géopolitiques actuelles, la naissance d’une telle alliance, Europe-Afrique, serait incontestablement un facteur de paix, de prospérité et de stabilité du monde. Une évolution favorable vers la construction d’un nouvel ordre international qui serait plus juste, plus solidaire, plus protecteur des droits humains et des libertés individuelles afin de rendre inutiles et impossibles les guerres, renforçant les rapports géoéconomiques et affaiblissant la géopolitique.</p>



<p>Cette alliance permettrait&nbsp;:</p>



<p>(i)&nbsp;à&nbsp;l’Afrique d’émerger, d’accélérer sa croissance économique et la convergence de ses économies pour accompagner la création de sa monnaie et de ses marchés financiers, de s’assurer l’attractivité de l’investissement étranger, de devenir un acteur majeur de l’économie mondiale, de peser sur les décisions relatives aux grands défis mondiaux, de ne plus être le continent du chaos et de la misère;</p>



<p>(ii) à l’Europe de renforcer durablement sa croissance, la compétitivité de son économie, ses intérêts sur son flanc sud, le rôle de l’Euro comme monnaie de référence, de réserve, d’échange et de règlement, de prendre immanquablement le leadership du monde de ce 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Nbovrnm1nw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=4GaoNKwn5Z#?secret=Nbovrnm1nw" data-secret="Nbovrnm1nw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une non-adhésion occidentale à cette proposition de coopération et son acceptation par la Chine ouvrirait, sans nul doute, à cette dernière la porte du leadership mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dispositif africain d’accompagnement</h2>



<p>L’accompagnement de cette nouvelle politique de coopération nécessiterait&nbsp;:</p>



<p>(i) la création par l’Union Africaine d’un organisme de gestion et de suivi de ces financements, ainsi que de promotion des échanges avec le partenaire choisi;</p>



<p>(ii)&nbsp;la mise en place d’un cadre juridique et règlementaire relatif aux emprunts et émissions obligataires de l’Union Africaine ainsi qu’une coordination entre les membres de l’Union Africaine&nbsp;: sur la ventilation des financements entre les pays, sur la répartition des risques afin d’éviter que les pays les plus solides aient à devoir supporter une partie des risques des pays plus faibles, sur l’indemnisation des pays les plus solides liée au surcout des emprunts (taux d’intérêt) conséquence de la présence dans l’Union de pays plus faibles.</p>



<p>L’opportunité est historique et tout ce qui précède est à la portée de nos chefs d’Etats africains. Le réveil de l’Afrique pourrait provoquer des débats passionnés, des oppositions, des pressions étrangères, rendant nécessaire une dose de courage et de convictions pour la prise de telles grandes décisions.&nbsp;</p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 06:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[africains]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le non-partage d’une partie des souverainetés nationales empêche l’édification, aujourd’hui, d’une Union africaine capable d'assurer la démocratie et la prospérité pour tous. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/">L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui, dans un monde globalisé, la souveraineté des pays est un concept périmé qui doit être révisé à la lumière des changements, des bouleversements en cours et de la nécessaire intégration dans l’économie mondiale y compris par les institutions, puisque les notions d’Etat et de nation et les relations entre gouvernants et gouvernés ne traduisent plus un consensus sur l’avenir et les intérêts des peuples.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-6534087"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Pour les esprits exigeants dans la rigueur de leurs analyses, il n’est pas juste systématiquement de tout condamner ou de tout critiquer de la gestion des pays africains. Il est cependant plus crédible de proposer des solutions qui incarnent une espérance et non une illusion.</p>



<p>Le monde de ce 21<sup>e</sup> siècle n’a pas son équivalent dans l’histoire humaine. Il est porteur de bouleversements technologiques sans précédent qui affecteront nos façons de penser, d’étudier, de se soigner, de s’habiller, de se nourrir, de se déplacer, de se défendre…</p>



<p>Aujourd’hui, dans un monde globalisé, la souveraineté des pays est un concept périmé qui doit être révisé à la lumière des changements, des bouleversements en cours et de la nécessaire intégration dans l’économie mondiale y compris par les institutions, puisque les notions d’Etat, de nation et les relations entre gouvernants et gouvernés ne traduisent plus un consensus sur l’avenir et les intérêts des peuples.</p>



<p>Le non-partage d’une partie des souverainetés nationales empêche l’édification, aujourd’hui, d’une Union africaine (UA) capable d’assurer pour tous, la prospérité, la démocratie, la sécurité et le respect des droits humains. La réalisation d’une telle Union sera un contre-pouvoir indispensable qui limitera les éventuels excès néfastes des pouvoirs nationaux et qui ira dans le sens de la sagesse africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel partage de souveraineté s’agit-t-il&nbsp;?</h2>



<p>Dans le cas du partage de souveraineté souhaité, l’UA ne décidera pas toute seule, mais via ses Etats membres qui accepteront de mettre en commun leur pouvoir de décision, dans certains domaines précis qu’ils auront ciblés.</p>



<p>Il n’y a donc pas lieu d’avoir des inquiétudes infondées.</p>



<p>Les actions de l’UA seront, sans nul doute, plus efficaces que celles des Etats, pris individuellement, dans les domaines relatifs à l’union douanière continentale, aux règles de concurrence, à la protection des ressources halieutiques, aux conclusions de certains accords internationaux avec de grandes nations ou grands ensembles, à la politique monétaire si la monnaie africaine est créée&#8230;</p>



<p>L’UA devrait avoir un partage de compétence avec les Etats dans certains domaines, comme la santé publique, la politique sociale, les libertés individuelles, la justice, la sécurité, la protection des consommateurs…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w5SaFRMVmJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=poSYZbE1lT#?secret=w5SaFRMVmJ" data-secret="w5SaFRMVmJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le constat : depuis les indépendances des pays africains, des générations de dirigeants, d’acteurs économiques, de travailleurs, de syndicalistes, d’intellectuels ont essayé collectivement, sans franc succès, de relever les défis du développement d’un continent qui a subi durant des siècles, ce qu’aucun autre n’a enduré : l’esclavage, l’humiliation et le pillage des ressources.</p>



<p>L’Afrique a connu des révolutions sanglantes, des guerres civiles meurtrières, les ravages des idéologies importées, les dictatures, les désastres de la corruption et le mépris du droit.</p>



<p>Les générations actuelles d’Africains, totalement ouvertes sur le monde via les réseaux sociaux, ne veulent plus du statuquo, exigent plus de liberté et de démocratie, rejettent les dictatures, les violations des droits humains, l’injustice, la corruption et le pillage des biens publiques.</p>



<p>Elles savent qu’elles sont les <em>«seuls maîtres» </em>du développement de l’Afrique, qu’il est suicidaire de compter sur les autres pour leur trouver des solutions à leurs difficultés, que le statuquo, le bon sens et les expériences du passé ont montré leurs limites voire leurs échecs, que la recherche d’une voie d’espérance s’impose à tous.</p>



<p>Les générations passées des dirigeants, dans leurs recherches des voies du salut ont fait ce qu’elles ont pu et surtout ont réussi à faire éviter à la plupart des pays africains de sombrer dans le chaos et la désolation, malgré la multitude de menaces et la faiblesse de leurs moyens pour y faire face.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voie de l’Union africaine&nbsp;s’impose</h2>



<p>L’UA apparaît comme la meilleure voie pour préserver la pérennité de l’autonomie et la protection de la diversité des pays africains.</p>



<p>Ses avantages sont&nbsp;attractifs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la promotion du développement économique et social en encourageant les investissements, le commerce intra-africain, la libre circulation des personnes et des biens, et en coordonnant les politiques économiques;</li>



<li>le renforcement de la coopération et de l’intégration entre les pays africains;</li>



<li>la coordination de la réponse aux défis actuels tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire, le coût de l’énergie, la santé, l’éducation, le numérique, les industries de transformation, les infrastructures et le changement climatique;</li>



<li>le renforcement de la voix de l’Afrique sur la scène internationale pour une meilleure défense des intérêts communs;</li>



<li>l’amélioration de la sécurité collective en facilitant la résolution des crises;</li>



<li>le renforcement du droit, de la justice, des libertés individuelles et de la démocratie sur le continent;</li>



<li>la création de marchés financiers africains et d’une monnaie commune pour assoir les fondements du développement économique.</li>
</ul>



<p>Les opinions africaines se doivent de se mobiliser à travers leurs structures politiques pour faire accepter, dans chaque pays, l’abandon d’une partie de sa souveraineté au profit de la souveraineté de tous, c’est-à-dire de la souveraineté collective qu’incarnera la future UA.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VSeJFUOnTf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=KrK8QnYgc2#?secret=VSeJFUOnTf" data-secret="VSeJFUOnTf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les rôles et poids des opinions publiques, des médias, des intellectuels sont importants, puisqu’il n’est pas pertinent de laisser aux dirigeants africains le soin de limiter eux-mêmes leurs pouvoirs ou de créer des contre-pouvoirs qu’ils ne peuvent contrôler ou distribuer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le handicap du non-partage des souverainetés nationales</h2>



<p>Le non-partage des souverainetés nationales des pays africains constitue un obstacle au développement du continent. En effet, il limite ses capacités à collaborer profitablement avec d’autres grandes nations, grands ensembles ou organisations et à tirer parti des avantages de la mondialisation.</p>



<p>Cette souveraineté individuelle est un facteur d’isolement économique, politique et technologique qui entrave l’émergence de l’Afrique.</p>



<p>Elle peut également être le prétexte de certains dirigeants pour justifier des politiques inefficaces, corrompues ou discriminatoires, pouvant entraver le développement économique d’un pays et lui créer une instabilité politique.</p>



<p>Les peuples africains sont devant un arbitrage entre une situation actuelle de difficultés permanentes pour chaque pays pris individuellement et un avenir de prospérité collective pour tous.</p>



<p>Il n’y a pas de raison valable d’avoir peur d’une UA ou même d’Etats fédérés.</p>



<p>La forme de gouvernance de la future UA pourrait être à l’image de celle de l’Union européenne ou plus encore d’Etats fédérés comme&nbsp;: le Brésil, les Etats-Unis (52 Etats), le Canada, l’Australie, l’Allemagne, la Suisse, la Russie, l’Argentine, l’Inde (28 Etats), le Pakistan, la Malaisie, le Népal, le Nigéria (36 Etats), l’Afrique du Sud, l’Ethiopie…</p>



<p>Pour plusieurs de ces pays, le fédéralisme a permis de réduire efficacement les contestations internes, les tensions sociales, les conflits ou revendications communautaires ou ethniques, en offrant une meilleure représentation des différents groupes, une certaine autonomie à leurs régions ou États.</p>



<p>&nbsp;Le fédéralisme favorise également le développement économique en permettant une plus grande flexibilité fiscale et réglementaire au niveau régional au profit de l’investissement et de la croissance, ainsi qu’une meilleure prise en compte des spécificités locales, des défis et des opportunités pour le développement économique. Les gouvernements régionaux peuvent ainsi concevoir des politiques de développement qui répondent aux besoins locaux.</p>



<p>Dans les pays susmentionnés, le fédéralisme a contribué au renforcement de la démocratie en créant des institutions politiques et des processus électoraux plus décentralisés.</p>



<p>Il ne devrait donc pas s’agir pour les Africains d’une peur de l’inconnu puisque de nombreuses formes d’unions existent sur tous les continents et ont été porteuses de paix, de prospérité, de démocratie et de justice sociale.</p>



<p>Les Africains se doivent de lever les écrans de préjugés qui, depuis la colonisation, les séparent, pour que l’avenir de leurs générations futures ne soit pas l’image peu reluisante du présent de celles actuelles.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/">L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 06:35:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sommet Etats-Unis-Afrique 2022 pourrait être l’occasion de placer le continent sur une trajectoire de développement viable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le sommet Etats-Unis-Afrique 2022 qui vient de commencer à Washington pourrait être l’occasion de placer le continent sur une trajectoire de développement viable en créant les conditions d’attractivité de l’investissement privé et en plaidant pour le renforcement des moyens des institutions internationales de développement.</em></strong> <em>(Ph. Département d&rsquo;Etat américain). </em></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-5672393"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>L’Afrique a certes subi les ravages de l’esclavage, de la colonisation et du pillage de ses ressources, sans compensation ni demande de pardon. Mais l’Afrique se doit, pour avancer, d’éviter la victimisation permanente et le rejet sur l’étranger de tous ses maux. D&rsquo;autant qu&rsquo;elle regorge de richesses.</p>



<p>Aujourd’hui, le Continent a des besoins en infrastructures qui entravent son développement tels que les routes, les chemins de fer, l’électricité, l’eau, l’éducation, la santé, le numérique… et un impératif de mettre fin à ses exportations de matières premières brutes en les transformant localement.</p>



<p>Ces besoins de financement sont évalués à environ 600 milliards de dollars américains pour permettre au Continent d’émerger et de bénéficier des avantages de la mondialisation.</p>



<p>Seul l’investissement privé peut assurer le financement d’un tel montant, puisque les institutions de développement ne disposent pas de ressources suffisantes et les réformer dans un cadre multilatéral n’est pas simple et demanderait du temps, ce que l’Afrique ne peut attendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que les Etats-Unis peuvent faire pour l’Afrique</h2>



<p>La crise géopolitique actuelle est un moment d’opportunité pour les Etats-Unis et l’Afrique de mettre en place un partenariat mutuellement profitable, afin pour les Etats-Unis de contrer les efforts d’influence de la Russie et de la Chine sur le Continent et pour les pays africains d’avoir un accès aux marchés internationaux de capitaux dans des conditions de financement favorables.</p>



<p>Cela demande de combler le déficit de confiance entre les deux partenaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T4WxOBZz22"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/">La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/embed/#?secret=7pGqIWAurg#?secret=T4WxOBZz22" data-secret="T4WxOBZz22" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>A- Garantie du Trésor américain</strong> :</p>



<p>Pour le financement des besoins en infrastructures et industries de transformation, le Trésor américain pourrait émettre des garanties à hauteur de 50% des montants des émissions obligataires des pays africains (limitées à 300 milliards dollars), sur une durée de 25 ans. Ces émissions obligataires sont destinées aux financements des infrastructures et industries de transformation réalisées par des entreprises américaines ou celles de pays acceptés par les Etats-Unis.</p>



<p>Cela n’impactera pas la dette américaine, ne coutera rien aux contribuables américains, fera même gagner de l’argent au Trésor US (coût de la garantie) et encouragera l’arrivée sur le continent de capitaux privés à des conditions favorables.</p>



<p>En cas de mise en jeu de la garantie, comme aucun pays ne peut se passer du dollar et que sa compensation est assurée par la Federal Reserve (Banque centrale des Etats-Unis), le Trésor US est assuré de la couverture du montant mis en jeu.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5672571" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kamala-Harris-US-Africa-Leaders-Summit.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La vice-présidente Kamala Harris s&rsquo;adressant aux participants au sommet (Ph. Département d&rsquo;Etat des Etats-Unis). </em></figcaption></figure></div>


<p>Cette garantie pourrait également faire l’objet de conditionnalités pour chaque pays : démocratie, droits de l’homme, surveillance du FMI (stabilisation macro-économique pour éviter les dépréciations des monnaies pouvant impacter, notamment la rentabilité de l’investissement privé&#8230;)</p>



<p>Cette garantie partielle du Trésor US permet une amélioration des ratings de la dette africaine.</p>



<p>Les trois grandes agences internationales de notation (Moody’s, Standard &amp; Poor’s et Fitch) qui contrôlent 96% du marché mondial et qui ont évalué le risque d’insolvabilité dans 33 pays africains, considèrent aujourd’hui que les investissements dans tous ces pays sont spéculatifs, voire totalement perdants, exceptés ceux au Botswana, pays exportateur de diamants.</p>



<p>Certains pays ont des contrats avec ces agences, d’autres pas. Parmi les pays ayant fait l’objet de notation, il y a entre autres&nbsp;: l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda, l’Ethiopie, le Maroc, le Ghana, le Kenya, le Gabon, la Tanzanie, le Mozambique…</p>



<p>Ces alertes internationales, très médiatiques, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont dramatiques, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés.</p>



<p>Cette situation expose le continent à un risque d’inattractivité et d’abandon des investisseurs.</p>



<p>La notation d’un pays est une référence incontournable pour les investisseurs, elle leur indique la probabilité de non remboursement de la dette de celui-ci.</p>



<p>Les principaux actionnaires de ces agences sont des fonds de gestion d’actifs américains.</p>



<p>Elles sont assez indépendantes dans leur jugement. On se rappelle en 2011 des décisions de Standard &amp; Poor’s de dégrader les notes de l’Etat Fédéral Américain et de la France.</p>



<p>Les décisions de ces agences sont considérées comme des opinions, donc elles sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eBk0YXWV50"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=9YnwaENiGV#?secret=eBk0YXWV50" data-secret="eBk0YXWV50" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>B- Soutien américain auprès des institutions de développement</strong></p>



<p>Les institutions de développement ont les moyens de financer les réalisations d’études de faisabilité des grands projets d’infrastructures et d’industries de transformation en Afrique afin de fournir une base décisionnelle aux investisseurs privés quant aux rentabilités de tels projets.</p>



<p>Elles peuvent assister à la mise en place de marchés financiers africains pour permettre à l’investisseur privé de pouvoir vendre ses prises de participations, quand il le souhaite.</p>



<p>Enfin, ces institutions peuvent aider l’Afrique à accélérer la constitution de sa Banque Centrale pour ne pas attendre la date prévue de 2045, totalement aberrante et inacceptable.</p>



<p>La profondeur des marchés financiers africains et leur attractivité dépendent en grande partie de la future devise africaine.</p>



<p>La mise en place rapide de cette Banque Centrale Africaine et l’émission de sa cryptocurrency ou monnaie électronique africaine (avec le financement de sa plateforme sécurisée, …), constituerait un catalyseur dans l’accélération de l’intégration des économies africaines.</p>



<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie africaine reviendrait à admettre que l&rsquo;économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné.</p>



<p>Suite à la crise du Covid et de la guerre en Ukraine, dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht avec un niveau d’inflation à1,5%, un endettement par rapport au PIB de 60%, un déficit budgétaire à 3% du PIB&#8230; Cela n’a pas empêché l’Euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 10:34:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[vote africain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Explication du vote africain du 2 mars 2022 à l’Onu sur la guerre en Ukraine qui est resté incompris en Occident et n’a cessé de faire débat.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/01/la-guerre-en-ukraine-et-les-critiques-occidentales-du-vote-africain-a-lonu/">La guerre en Ukraine et les critiques occidentales du vote africain à l’Onu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tournée africaine du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, qui a commencé le 7 août 2022, a ravivé les débats en Occident sur le vote africain du 2 mars 2022 à l’Onu sur la guerre en Ukraine.</em></strong> <em>(Illustration Antony Blinken et Cyril Ramaphosa).</em></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-3584080"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>Ce vote est resté incompris en Occident et n’a cessé de faire débat et reproches d’<em>«hypocrisie»</em> à l’encontre de l’Afrique, alors qu’une majorité de pays africains avait voté à l&rsquo;Assemblée générale de l’Onu, le 2 mars 2022, la résolution qui <em>«exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine»</em>. </p>



<p>L’étape sud-africaine du voyage de Blinken, pour présenter la nouvelle stratégie américaine pour l’Afrique subsaharienne, a été pour lui l’occasion de rassurer l’Afrique après les différentes critiques en Occident.</p>



<p>Ce diplomate de carrière d’un calme olympien, sensé et&nbsp;excellent défenseur des intérêts de son pays dans le cadre d’un multilatéralisme constructif, n’a jamais usé de pressions, ni de menaces contre l’Afrique et a déclaré&nbsp;en au début de mois d’août : <em>«Les États-Unis ne dicteront pas les choix de l’Afrique, et personne d’autre ne devrait le faire…»; </em>ou encore&nbsp;:<em> «Trop souvent, les nations africaines ont été traitées comme des instruments du progrès d’autres nations…&nbsp;»; </em>ou enfin&nbsp;: <em>«On leur a dit de choisir un camp dans des rivalités entre grandes puissances qui sont très éloignées des luttes quotidiennes de leur peuple»</em>.</p>



<p>Cette prise de position claire et sans ambiguïté de Blinken tranche avec la déclaration de Daleep Singh, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président Joe Biden qui a averti que les pays qui sapent le régime de sanctions américaines contre Moscou pourraient finir par en payer le prix économique… rhétorique non constructive et difficile à généraliser sans discernement sur une échelle d’escalades, sinon c’est le discrédit puisqu’une superpuissance ne peut bluffer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le résultat du vote africain du 2 mars&nbsp;:</h2>



<p>Pour rappel, sur les 193 membres de l’AG des Nations Unis, 54 sont africains, c’est le groupe régional le plus important (28% du total). Seul l’Erythrée a voté contre la résolution présentée et 22 pays du continent n’ont pas exprimé d’opinion sur le conflit.</p>



<p>Parmi ces derniers, il y a ceux qui n’ont pas voulu prendre part au vote&nbsp;(8 pays) : le Maroc, l’Ethiopie, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau, Eswatini, le Cameroun et le Togo. Et ceux qui se sont abstenus&nbsp;:&nbsp;l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Sénégal, l’Angola, la Tanzanie, le Burundi, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Mozambique, la Namibie, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Zimbabwe.</p>



<p>La Tunisie, rappelons-le, était parmi les pays qui ont voté pour, et ce vote a été apprécié par les Occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’explication&nbsp;du vote africain:</h2>



<p>Les pays africains ci-dessus ont suivi la recommandation de l’Union Africaine, de neutralité dans les conflits hors du continent.</p>



<p>L’incompréhension sur le vote africain à l’Onu de la résolution susmentionnée tient au fait que les pays africains considèrent la guerre en Ukraine comme un conflit régional entre des peuples loin de leur continent, alors que l’Occident la voit comme une grave menace pour la stabilité internationale, les lois et normes qui sous-tendent l’ordre mondial.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VNB0LevGLK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=9YgRwvk3er#?secret=VNB0LevGLK" data-secret="VNB0LevGLK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La déclaration du président sud-africain Cyril Ramaphosa – considérant que la poursuite obstinée de l’expansion de l&rsquo;OTAN en Europe a contribué à raviver une crise avec la Russie qui a finalement dégénéré en guerre – souligne la perception africaine d’un conflit régional.</p>



<p>Il n’est pas le seul et nombreux dirigeants en Afrique et dans le monde pensent – et ce n’est pas une trahison de leurs principes – que l’expansion vers l’est de l’Otan, au-delà de l’Europe centrale, est une provocation non productive, les régions d’Europe de l’Est ne peuvent être ou délimiter une frontière géopolitique, mais plutôt une zone tampon de sécurité pour la superpuissance militaire qu’est la Russie.</p>



<p>Pour les pays africains, la communauté internationale devrait privilégier la promotion de solutions pour la paix, et non utiliser la guerre comme une occasion de faire de la Russie un paria, son ancêtre l’URSS les a soutenus dans leurs guerres de libération.</p>



<p>Des guerres d’indépendance pour mettre fin parfois à des siècles d’exploitation, de mépris et d’humiliation, ont été sanglantes : l’Algérie avec 1,5 millions de morts, l’Angola environ 1 million de morts…</p>



<p>L’Afrique a pardonné, sans recevoir de réparation ni demande d’excuses, cependant il reste dissonant de lui exiger de ne pas se rappeler de ceux qui l’avaient aidée à se libérer de ce qu’aucun continent n’a subi&nbsp;à la fois : l’esclavage, la colonisation et le pillage des ressources.</p>



<p>Nombreux pays africains considèrent qu’isoler et dénoncer la Russie ne mettra pas fin à la guerre, mais plutôt renforcera une bipolarisation du monde rendant plus complexe les perspectives d’une solution négociée.</p>



<p>L’argument de violation de <em>«l’ordre international»</em> utilisé par l’Occident pour punir la Russie ne peut être totalement compris en Afrique ou justifier suffisamment l’abandon d’intérêts africains avec la Russie, puisque l’Occident avait, à chaque fois que cela l’arrangeait, ignoré les règles de cet ordre international :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>L’intervention unilatérale de l’Otan au Kosovo en 1999, hors de toute  résolution du Conseil de sécurité de l’Onu;</li><li>la guerre en Irak en 2003 sur la base d’une fausse accusation de fabrication d’armes de destruction massive;</li><li>l’intervention de 2011 en Libye qui est allée au-delà des termes de la résolution du Conseil de Sécurité de l&rsquo;Onu de 1973 relative à la protection des populations civiles et qui a conduit le pays à  l&rsquo;anarchie et au chaos avec toutes les conséquences pour l’Afrique en termes d’armements des groupes terroristes.</li></ul>



<p>D’ailleurs, certains proches alliés des Etats Unis, comme Israël et la Turquie (membre de l’Otan) n&rsquo;ont pas publiquement condamné la Russie. Le Mexique, voisin et deuxième partenaire commercial des Etats Unis, a certes voté pour la résolution du 2 mars, mais il s&rsquo;oppose aux sanctions pour donner plus de chance à des négociations de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proximité avec l’Union Européenne et les Etats-Unis</h2>



<p>L’écrasante majorité des pays africains considère que l’agression russe contre l’Ukraine est illégale, que penser autrement est une faillite morale et une naïveté stratégique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MVfW4EN5hW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/">Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/embed/#?secret=94UjGovk5n#?secret=MVfW4EN5hW" data-secret="MVfW4EN5hW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’Afrique, malgré sa reconnaissance à la Russie pour son soutien durant ses guerres de libération, ne peut pas oublier que l’Union Européenne a toujours été son principal soutien financier, que l’Afrique est la continuité du marché européen eu égard à sa proximité géographique, historique et linguistique.&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi, l’administration américaine de Joe Biden qui, dans l’histoire des Etats-Unis, ne ressemble à aucune autre, dans sa proximité, son respect et sa solidarité avec l’Afrique. Une rupture avec son prédécesseur dont on se rappelle le mépris envers le continent&nbsp;:&nbsp;<em>«shithole countries»</em> (pays de m…).</p>



<p>Un mois après son investiture, Biden a tenu à réserver son premier discours auprès d’une instance internationale à l’Union Africaine, assurant au continent, qu’avec lui, les Etats-Unis sont&nbsp;<em>«un partenaire dans la solidarité, le soutien et le respect mutuel»</em>.</p>



<p>C’est pour ces raisons que l’Afrique a voté majoritairement la résolution onusienne évoquée ci-dessus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau partenariat mutuellement profitable</h2>



<p>Comme les crises offrent des moments d’opportunité, pour freiner les efforts d&rsquo;influence de la Russie et de la Chine, réduire les impacts à terme de la crise ukrainienne sur les économies africaines et créer une situation gagnant-gagnant, les États-Unis et l’Union européenne pourraient créer un fonds spécial destiné aux financements en Afrique d’infrastructures et d’industries de transformation de matières premières, tout en faisant progresser le commerce et l’investissement pour une croissance mutuelle.</p>



<p>Ce fonds viendrait renforcer l’initiative d&rsquo;investissement Global Gateway de l’Union Européenne dont une partie, 150 millions d’euros, sera mobilisée pour l’Afrique, sur les cinq prochaines années, afin de financer le développement d’infrastructures.</p>



<p>Il est également essentiel pour une relation de partenariat que le déficit de confiance entre les trois continents soit comblé par des transferts de technologies, au profit de l’Afrique, dans les domaines de santé tel que l’ARNm, le numérique et l’Intelligence artificielle. Ce qui est désormais à la fois un avantage concurrentiel et une nécessité stratégique, permettant à l’Afrique de s’arrimer au train de la révolution technologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeu de leadership dans le monde</h2>



<p>Dans cette guerre, le réel enjeu pour l’Occident n’est pas la liberté de l’Ukraine, mais la défense de l’ordre international fondé sur des règles qu’il avait conçues – aujourd’hui remises en cause par la Russie – ainsi que sa place de leader dans ce monde du 21e siècle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u7g89Gwwi6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/">Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/embed/#?secret=djlGNrfJfa#?secret=u7g89Gwwi6" data-secret="u7g89Gwwi6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La nouvelle donne est cette volonté de l’Occident de défendre un système de sécurité globale plutôt que de territoire d&rsquo;un pays membre de l’Otan, justifiant désormais la fourniture de tous les moyens financiers et militaires à un pays non-membre de l’Otan… comme l’Ukraine. C’est une mise en garde à la Chine en cas d’invasion de Taiwan, un rapport du gouvernement chinois publié le 5 mars 2022, quelques jours après l’invasion de l’Ukraine, avait indiqué que celui-ci s&rsquo;est engagé à <em>«résoudre la question de Taiwan dans la nouvelle ère </em>[du président Xi Jinping]<em>»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les incertitudes persistent</h2>



<p>Les enjeux géopolitiques ne l’emportent plus sur les intérêts économiques. L’avenir dira si la détermination actuelle de l’Occident et en particulier l’Europe d’exclure la Russie et son pétrole des marchés mondiaux, résisterait à la flambée de l’inflation et aux crises économiques à plus long terme qui l&rsquo;accompagneront.</p>



<p>La volonté de vaincre la Russie par des sanctions peut-elle résister à la pression de la demande mondiale en pétrole, engrais et blé&nbsp;?</p>



<p>Comment peut-on expliquer aux opinions américaines et européennes l&rsquo;intérêt à soutenir l’Ukraine – à subir la perte de pouvoir d’achat et l’endettement – et à menacer la paix et la sécurité mondiale à long terme pour défendre le pays le plus corrompu d’Europe (voir Indice de Perception de la Corruption 2021 de Transparency International) et le quarantième dans le classement de la liberté de la presse en Europe (voir Economist Intelligence Unit classement 2020)&nbsp;?</p>



<p>Le soutien à l’Ukraine ne pourrait signifier un soutien aux valeurs démocratiques.</p>



<p>Le soutien des opinions occidentales à une guerre coûteuse, sans menace directe sur leurs pays, ne se poursuivrait probablement pas indéfiniment. L’inflation est un problème beaucoup plus important pour les électeurs que la liberté des Ukrainiens.</p>



<p>De février à début aout 2022, l’Ukraine a reçu comme aide environ 80 milliards USD dont 44,54 milliards USD proviennent des Etats-Unis, 16,25 milliards USD de l’Union Européenne…</p>



<p>C’est une erreur de croire que les coûts croissants de la guerre pourraient être supportés sur une longue période par les contribuables en occident.</p>



<p>Il y a une limite à ce que les Occidentaux provoquent le déclenchement par les Russes de l’apocalypse nucléaire pour la liberté des Ukrainiens. Même si l’argument russe consistant grossièrement à dire : je suis une puissance nucléaire je fais ce que je veux, est totalement inacceptable.</p>



<p>Les niveaux d’aide à l’Ukraine et d&rsquo;acceptation des risques des occidentaux doivent être adaptés aux objectifs stratégiques de ces derniers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui n’a pas été observé.</h2>



<p>Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, a déclaré après une rencontre avec le président Zelensky que l’Amérique était <em>«aux côtés de l’Ukraine jusqu’à ce que la victoire soit remportée»</em>.</p>



<p>Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a affirmé : <em>«Nous voulons voir la Russie affaiblie au point qu&rsquo;elle ne puisse pas faire le genre de choses qu&rsquo;elle a fait en envahissant l’Ukraine».</em></p>



<p>Il n’est donc pas étonnant qu’aujourd’hui les exigences du président Zelensky soient telles, qu’il devient difficile de lui faire accepter un compromis avec la Russie, son objectif stratégique ressemble – au fur et à mesure de la poursuite du conflit – à une défaite pure et simple de la Russie.</p>



<p>Il n’est évidemment pas imaginable, pour un esprit sain, que le président russe qui dispose du plus grand arsenal nucléaire stratégique du monde, accepterait <em>«gentiment» </em>une défaite pure et simple sans utiliser des armes nucléaires tactiques en Ukraine, conduisant probablement à une destruction total de ce pays.</p>



<p>En mai dernier, quand l&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;État américain Henry Kissinger avait déclaré que le résultat idéal serait un retour au statu quo ante d&rsquo;avant février et que pousser à la victoire ukrainienne au-delà impliquerait une <em>«nouvelle guerre contre la Russie»</em>, Zelensky lui a répondu :<em> «Il semble que le calendrier de M. Kissinger ne soit pas 2022, mais 1938»</em>.</p>



<p>En juin dernier, le président français Emmanuel Macron qui a déclaré : <em>«Nous ne devons pas humilier la Russie, afin que le jour où les combats cessent, nous puissions construire une porte de sortie par la voie diplomatique»</em>. La réponse du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, était : <em>«Les appels à éviter l&rsquo;humiliation de la Russie ne peuvent qu&rsquo;humilier la France …»</em>.</p>



<p>La déclaration ci-dessus de Nancy Pelosi est incompréhensible et a contribué au durcissement de la position ukrainienne, puisque ni l’Union européenne ni les Etats-Unis ne devraient déléguer leur politique ukrainienne à l’Ukraine, ni lui donner un chèque en blanc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trajectoire probable de la guerre en Ukraine</h2>



<p>Eu égard au soutien massif de l’Occident et en tenant compte des enjeux stratégiques pour celui-ci, deux scénarii se présentent : une guerre longue ou une solution négociée.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Guerre longue</strong> : l’avantage de ce scénario pour l’Occident :</li></ul>



<p>L’usure du moral des troupes russes, le nombre croissant de morts de blessés et de prisonniers dans les rangs de l’armée russe, les difficultés économiques liées aux sanctions créeraient un mécontentement à l’intérieur de la Russie, exerçant une forte pression sur le régime russe</p>



<p>Les risques de crimes de guerre russes et de catastrophes humanitaires augmenteraient, renforçant l’isolement de la Russie et poussant la Chine à limiter son soutien en tant que pays se présentant au monde comme une «&nbsp;grande puissance responsable&nbsp;», prétendant dominer un nouvel ordre mondial</p>



<p>Des sanctions secondaires fortes seraient appliquées contre certains pays et certaines entités ciblées qui aideraient la Russie, entrainant un possible effondrement de l’économie russe</p>



<p>Le soutien constant de l&rsquo;Occident aux Ukrainiens encouragerait les mouvements démocratiques en Chine, ce qui augmenterait les craintes du régime chinois quant au renversement du Parti Communiste et desserrerait de facto la pression sur Taiwan.</p>



<p>Ce scénario conduirait à un affaiblissement considérable de la Russie et favoriserait un changement politique dans le pays.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Solution négociée</strong> : un tel scénario serait inéluctablement interprété comme une demi-défaite de la Russie.</li></ul>



<p>Avec la levée de sanctions occidentales immédiate ou progressive, la Russie réduirait sa dépendance vis-à-vis de la Chine.</p>



<p>Ce scénario est catastrophique pour la Chine puisqu’il montrerait aux mouvements pro-démocratiques, contestataires du pouvoir communiste, que les volontés démocratiques ne pourraient être réduites au silence par la force, même la supériorité militaire écrasante de la Russie n&rsquo;a pas suffi à étouffer l’idéal démocratique d’un petit peuple. Il doperait l’espoir d’un changement démocratique en chine et renforcerait le moral des mouvements démocratiques à Hong Kong, Xinjiang, Tibet et à Taiwan.</p>



<p>Enfin ce scénario nuirait considérablement aux visées de la Chine sur Taiwan et réduirait fortement ses marges de manœuvre dans l’Indo-Pacifique. </p>



<p>* <em>Economiste, banquier, financier.</em></p>
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