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	<title>Archives des Oussama Romdhani - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Oussama Romdhani - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le partenariat Union européenne &#8211; Tunisie doit être réinitialisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 08:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ferid Belhaj plaide pour une forme productive de codéveloppement et d’investissement entre l'Union européenne et la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/le-partenariat-union-europeenne-tunisie-doit-etre-reinitialise/">Le partenariat Union européenne &#8211; Tunisie doit être réinitialisé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Sans véritable changement stratégique, le partenariat </em>[Union&nbsp; européenne-Tunisie]<em> s’effondrera de lui-même, par épuisement mutuel ou par inertie politique », prévient l’économiste tunisien Ferid Belhaj, qui occupait jusqu’à l’année dernière le poste de vice-président de la Banque mondiale (BM) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.</em></strong></p>



<p><strong>Oussama Romdhani</strong> *</p>



<span id="more-17098908"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani.jpg" alt="" class="wp-image-6547835" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Alors que les diplomates européens à Tunis célébraient le 30<sup>e</sup> anniversaire du traité de partenariat entre l’UE et la Tunisie, Ferid Belhaj abordait la question épineuse : <em>«Pourquoi le partenariat Tunisie-Union européenne doit-il évoluer ?»</em></p>



<p>Sa réponse figure dans un document d’orientation récemment publié par le Centre de politique pour le Nouveau Sud, basé à Rabat.</p>



<p>Tout au long des 16 pages de ce document, il offre une perspective réfléchie et rafraîchissante, un hommage à la porte tournante qui permet à un homme du calibre et de l’expérience de Ferid Belhaj de présenter un point de vue honnête sur des questions complexes que les responsables ont tendance à obscurcir.</p>



<p>Belhaj indique clairement d’emblée que l’accord de partenariat UE-Tunisie ne nécessite pas de retouches technocratiques. Il nécessite plutôt une réinitialisation complète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois décennies de relations asymétriques</h2>



<p>L’accord signé par les deux parties en est venu à incarner l’opportunisme plutôt qu’une vision stratégique à long terme de <em>«souverainetés imbriquées»</em>. Alors que la Tunisie se contente de compter sur l’UE pour répondre à ses besoins immédiats, <em>«l’Europe cherche à externaliser ses vulnérabilités&nbsp;: maîtriser les flux migratoires, sécuriser son approvisionnement énergétique (notamment en gaz et en hydrogène vert) et stabiliser les zones de transit.»</em></p>



<p>Trente ans plus tard, la logique dominante est <em>«transactionnelle et non convergente»</em>, explique Belhaj.</p>



<p>L’ancien vice-président de la BM estime qu’un changement d’approche tunisien est non seulement possible à ce stade, mais nécessaire. Cela n’impliquerait pas nécessairement une rupture avec l’UE, qui représente plus de 80&nbsp;% des investissements étrangers en Tunisie. Il s’agirait plutôt de se débarrasser de <em>«la dépendance intellectuelle, financière et politique qui a façonné trois décennies de relations asymétriques»</em>.</p>



<p>L’auteur soutient que la nation nord-africaine a des raisons d’être plus confiante dans sa position de négociation vis-à-vis de l’Europe, car elle peut compter sur sa situation géographique stratégique, carrefour entre l’Afrique, l’Europe et le flanc occidental du monde arabe, ainsi que sur son rôle régulateur dans la gestion des flux migratoires et son potentiel en tant que source d’énergie à long terme dont l’Europe a besoin.</p>



<p>L’économiste principal est suffisamment optimiste pour croire que l’UE pourrait envisager d’aligner son engagement envers la Tunisie sur les modèles qu’elle avait suivis dans les années 1980 avec des pays comme l’Espagne, le Portugal et la Grèce. Il note, par exemple, que l’Espagne a reçu jusqu’à 2,7 % de son PNB annuel en fonds structurels européens pour soutenir sa transition énergétique et industrielle après son adhésion à l’UE, contrairement à la Tunisie, qui a reçu en moyenne 0,3 % de son PNB en aide européenne au cours des 30 dernières années. De plus, le plus petit des pays du Maghreb (en termes de superficie) n’a jamais bénéficié d’orientation stratégique ni de coordination des politiques d’industrialisation de la part de l’Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4rXWaz0oQ5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/">Tunisie-UE | 30 ans d’association, un bilan mitigé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-UE | 30 ans d’association, un bilan mitigé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/embed/#?secret=LGRl3FE2gB#?secret=4rXWaz0oQ5" data-secret="4rXWaz0oQ5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De l’euphorie à la déception mutuelle</h2>



<p>Après les bouleversements du <em>«Printemps arabe» </em>de 2011, l’UE a pleinement adopté la transition du pays après l’ère Ben Ali comme modèle pour le reste de la région. Mais l’optimisme initial, proche de l’euphorie, a rapidement cédé la place à une déception mutuelle. L’UE a été généreuse dans son aide, mais pas au point de lancer un programme de type Plan Marshall qui aurait permis à la Tunisie de lier son destin, au moins économiquement, à celui de l’Europe. L’inaction des gouvernements tunisiens successifs en matière de réformes sociales et économiques a entraîné une stagnation de la croissance du pays.</p>



<p>Un axe majeur de la relation actuelle, comme l’illustre le protocole d’accord de 2023 entre les deux parties, est la migration. Belhaj n’hésite pas à aborder cette question <em>«politiquement explosive» </em>et à formuler des suggestions éclairées sur la manière de la gérer.</p>



<p><em>«Si l’Europe souhaite externaliser sa politique migratoire, la Tunisie devrait également externaliser ses exigences»</em>, affirme-t-il. Cela signifie que la Tunisie défend une <em>«approche transactionnelle»</em> qui exige un lien entre les filières migratoires légales et illégales, en sollicitant l’aide de l’UE pour l’installation des cadres tunisiens qualifiés en Europe, l’allocation de fonds de développement aux régions tunisiennes les plus touchées par les flux migratoires sortants et l’aide à la réintégration des migrants de retour, au lieu de chercher systématiquement à limiter le rôle de la Tunisie au contrôle de l’immigration clandestine offshore.</p>



<p>À cet égard, Belhaj voit une solution gagnant-gagnant entre la Tunisie et l’Union européenne.</p>



<p>D’un côté, une grande partie de la main-d’œuvre tunisienne, qualifiée et non qualifiée, considère l’émigration comme la solution ultime à leurs problèmes. Plus précisément, les professionnels tunisiens, dont des milliers d’ingénieurs et de médecins, quittent massivement le pays, attirés par des emplois mieux rémunérés et des perspectives de carrière plus attractives en Europe.</p>



<p>L’UE, quant à elle, peine à pourvoir de nombreux postes essentiels et à compenser son déclin démographique constant. Le taux de croissance démographique en Europe est passé de trois millions par an dans les années 1960 à 0,9 million entre 2005 et 2024.</p>



<p>L’Europe a pu ajouter 1,07 million d’habitants à sa population en 2024, seulement grâce à l’immigration de 2,3 millions de personnes en provenance de pays tiers.</p>



<p>L’Italie, doyenne des nations européennes, a annoncé son intention d’accorder environ 500&nbsp;000 nouveaux visas de travail aux ressortissants de pays tiers entre 2026 et 2028.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="59M2c4FjzJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/22/le-marche-europeen-demeure-primordial-pour-la-tunisie/">Le marché européen demeure primordial pour la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le marché européen demeure primordial pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/22/le-marche-europeen-demeure-primordial-pour-la-tunisie/embed/#?secret=fhhHGaYfhC#?secret=59M2c4FjzJ" data-secret="59M2c4FjzJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une forme productive de codéveloppement</h2>



<p>Au-delà de l’instauration de conditions de concurrence équitables en matière de migration, Belhaj plaide pour une forme productive de codéveloppement et d’investissement qui inclurait une dynamique de transfert de technologie et de création d’emplois à valeur ajoutée, loin des limites évidentes du modèle éprouvé de délocalisation de main-d’œuvre bon marché.</p>



<p>L’ancien haut diplomate tunisien appelle à une nouvelle relation fondée sur la reconnaissance des intérêts de chaque partie et non sur la poursuite des notions sacrées de <em>«convergence»</em> et de réajustement <em>«technocratique»</em>.</p>



<p><em>«Sans un véritable changement stratégique, le partenariat s’effondrera de lui-même, par épuisement mutuel ou par inertie politique»</em>, prévient-il.</p>



<p>Ce ne serait pas le type de résultat que les deux parties souhaitent, trente ans après la signature du premier accord de ce type entre l’UE et un pays du Maghreb.**</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p>* <em>Rédacteur en chef de</em> <a href="https://thearabweekly.com/eu-tunisia-partnership-needs-reset" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arab Weekly</a>.</p>



<p><em>** Les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/le-partenariat-union-europeenne-tunisie-doit-etre-reinitialise/">Le partenariat Union européenne &#8211; Tunisie doit être réinitialisé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment la Tunisie pourra-t-elle retrouver son lustre ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/18/comment-la-tunisie-pourra-t-elle-retrouver-son-lustre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 10:10:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est aux Tunisiens de prouver que leur pays compte pour eux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/18/comment-la-tunisie-pourra-t-elle-retrouver-son-lustre/">Comment la Tunisie pourra-t-elle retrouver son lustre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour l’Occident, l’éclat de l&rsquo;expérience démocratique tunisienne s’est peut-être estompé, mais pas sa valeur géostratégique.</em></strong></p>



<p><strong>Oussama Romdhani</strong> *</p>



<span id="more-6547817"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani.jpg" alt="" class="wp-image-6547835" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Oussama-Romdhani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Qu’est-il arrivé à la Tunisie ? L’enfant de l’affiche du printemps arabe, où les soulèvements de la région ont commencé il y a plus de dix ans, est une fois de plus embourbé dans les limbes politiques. Cette fois, cependant, peu de gens semblent s’en soucier.</p>



<p>Après 2011, lorsque le président Zine El Abidine Ben Ali a été renversé, les Tunisiens pensaient que les acclamations de l’Occident, sans parler de son aide matérielle, dureraient pour toujours.</p>



<p>C’est devenu un cas de déception mutuelle. Alors que les Tunisiens espéraient que leurs partenaires de l’Union européenne (UE) auraient assez d’imagination pour aller au-delà du type de soutien habituellement associé aux programmes de la politique européenne de voisinage, l’Europe et les États-Unis attendaient de la Tunisie qu’elle aille de l’avant avec des réformes politiques et économiques. Ce qu’elle n’a pas fait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réticence des donateurs étrangers</h2>



<p>Pendant plus d’une décennie, la méfiance vis-à-vis des bouleversements sociaux a entravé les réformes économiques en Tunisie et en juillet 2021, le président Kaïs Saïed a mis fin au processus politique, qu’il blâmait pour les maux du pays, et a commencé à gouverner par décret.</p>



<p>Les pires craintes d’abandon de Tunis ont été confirmées en décembre, lorsque le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de reporter sans délai la discussion d’un ensemble de prêts de 1,9 milliard de dollars censé aider à répondre aux besoins budgétaires de la Tunisie et ouvrir la porte à des prêts supplémentaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VhqpUdCUzm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pourquoi-la-tunisie-nest-elle-pas-comprise-par-ses-partenaires/">Pourquoi la Tunisie n&rsquo;est-elle pas comprise par ses partenaires ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Tunisie n&rsquo;est-elle pas comprise par ses partenaires ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pourquoi-la-tunisie-nest-elle-pas-comprise-par-ses-partenaires/embed/#?secret=4CX3kAq0XR#?secret=VhqpUdCUzm" data-secret="VhqpUdCUzm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Aujourd’hui, la Tunisie attend désespérément que le FMI reprogramme son conseil d’administration et que les bailleurs de fonds étrangers accourent à son chevet. Les prêts ou dépôts très attendus de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ne se sont jamais concrétisés. Riyad a récemment déclaré qu’il conditionnerait par des réformes le futur soutien financier à d’autres pays.</p>



<p>Beaucoup ont blâmé le lobbying diplomatique insuffisant de la Tunisie et son manque d’engagement clair en faveur du changement économique pour expliquer la réticence des partenaires à intervenir en sa faveur. Le changement qui vient d’être annoncé à la tête du ministère des Affaires étrangères a laissé espérer que la diplomatie du pays pourrait sortir de sa léthargie. Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Mena, Ferid Belhaj, a récemment tenté de rassurer les Tunisiens sur le fait que des donateurs étrangers pourraient encore se manifester.</p>



<p>Alors que les autorités tunisiennes semblaient souvent tentées de nier l’existence même d’une crise, les nations occidentales se sont concentrées sur leurs propres préoccupations, en particulier la guerre en Ukraine et les dépenses de défense et les plans énergétiques connexes. Tout l’argent qui va à la Tunisie aujourd’hui est alloué pour des besoins d’urgence, pas pour des programmes à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme de l’Occident</h2>



<p>Les Européens et les Américains ont maintenu une attitude attentiste envers le processus de bégaiement de la Tunisie. Bien que Washington n’ait pas interrompu l’aide étrangère ni opposé son veto au prêt du FMI, les décideurs américains ont signalé leur intention de réduire l’aide économique et militaire.</p>



<p>Les États-Unis pourraient également suspendre une subvention de 500 millions de dollars du Millennium Challenge Corporation pour un projet d’infrastructure, par souci de ce qu’ils considèrent comme le recul démocratique de la Tunisie. Le sénateur américain Chris Murphy, membre de la commission des relations étrangères du Sénat américain, a déclaré le mois dernier : <em>«Je ne pense pas que les États-Unis devraient fournir un soutien supplémentaire au gouvernement tunisien tant qu’il n’y aura pas eu un changement de cap démocratique significatif dans le pays.»</em></p>



<p>Le dilemme de l’Occident est alimenté par les perspectives politiques floues de la Tunisie, aggravées par les rangs divisés de l’opposition et l’indifférence politique de la population tunisienne, comme en témoigne le taux de participation de 11% aux récentes élections législatives.</p>



<p>Comme le note avec pertinence l’universitaire américain Daniel Brumberg : <em>«L’obstacle numéro un à la démocratie en Tunisie n’est pas Saïed, ni même les institutions autocratiques encore incomplètes qu’il a créées; c’est l’éloignement écrasant des Tunisiens ordinaires de l’État, de toute idée de politique formelle et d’une élite politique largement méprisée.»</em></p>



<p>Certains populistes tunisiens ont utilisé la situation difficile de leur pays pour appeler à un réalignement de la politique étrangère sur la Chine. En décembre, Saïed a participé au sommet arabo-chinois en Arabie saoudite. Le président chinois Xi Jinping a déclaré au dirigeant tunisien que Pékin<em> «soutient fermement la Tunisie dans la poursuite d’une voie de développement adaptée à ses conditions nationales </em>[et] <em>s’oppose à l’ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures de la Tunisie»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eEZ9IHd9zQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/18/le-dilemme-tunisien/">Le dilemme tunisien  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le dilemme tunisien   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/18/le-dilemme-tunisien/embed/#?secret=ZGQ9dAcibe#?secret=eEZ9IHd9zQ" data-secret="eEZ9IHd9zQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est peut-être ce que Saïed voulait entendre, mais il est peu probable que ces mots déterminent la trajectoire future de la Tunisie. Les liens de la Chine avec la Tunisie se limitent principalement au commerce et Pékin est mal équipé pour remplacer les partenariats européens de Tunis.</p>



<p>Il est peut-être facile pour les populistes tunisiens de redessiner la carte des alliances de leur pays, mais les réalités géopolitiques sont tenaces.</p>



<p>Pour l’Occident, l’éclat de l&rsquo;expérience démocratique tunisienne s’est peut-être estompé, mais pas sa valeur géostratégique. La situation de la Tunisie au milieu de la Méditerranée sous-tend la résilience des liens du pays avec l’Europe et les États-Unis. Cependant, on ne peut échapper à la présomption que l’avenir des attitudes occidentales envers la Tunisie dépendra probablement de la capacité de ses dirigeants à convaincre leurs interlocuteurs de leur engagement en faveur de la démocratie et des réformes économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des options limitées</h2>



<p>Sans cela, les options de la Tunisie sont assez limitées. Le pays s’est tourné vers ses voisins immédiats, avec des résultats mitigés. Tunis, qui dépend de l’approvisionnement énergétique de l’Algérie, a reçu des crédits cruciaux de son voisin, dont un prêt de 300 millions de dollars en décembre.</p>



<p>Mais en se tournant vers leur région, les Tunisiens sont tiraillés entre la conscience des besoins criants de leur pays et leur fierté aiguë.</p>



<p>Beaucoup se sont sentis humiliés lorsque des dizaines de camions chargés de denrées alimentaires ont traversé la frontière depuis la Libye en janvier. Pendant des décennies, c’est la Libye qui a recherché les importations alimentaires tunisiennes.</p>



<p>D’autres ont été choqués d’apprendre que le Premier ministre italien Giorgia Meloni avait parlé avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune des problèmes de la Tunisie dans le sillage de la Libye, du Mali et d’autres points chauds. Cela a renforcé l’opinion de nombreux Tunisiens selon laquelle le seul intérêt de l’Occident dans leur pays est d’empêcher les dégâts de se répandre en Europe, en particulier sous la forme de migration illégale.</p>



<p>En fin de compte, c’est aux Tunisiens de prouver que leur pays compte pour eux. Cela ne se fera pas par une émigration effrénée et une indifférence à la vie publique. Pour que la Tunisie retrouve son rayonnement international, elle doit d’abord régler ses crises, pour la plupart d’ordre intérieur. Ce n’est qu’alors qu’il sera considéré comme un partenaire viable et pas seulement comme un pays recherchant la bonne volonté des donateurs étrangers.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><strong>Source </strong></em>: <a href="https://thearabweekly.com/how-tunisia-can-regain-its-lustre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Arab Weekly. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/18/comment-la-tunisie-pourra-t-elle-retrouver-son-lustre/">Comment la Tunisie pourra-t-elle retrouver son lustre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Il y a 10 ans, Cyrine Ben Ali créait Shems FM</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/il-y-a-10-ans-cyrine-ben-ali-creait-shems-fm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 12:38:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chakib Nouira]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a dix ans, le 27 septembre 2010, Cyrine Ben Ali, troisième fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et mariée à l’époque à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk – ils ont divorcé entre-temps –, créait Shems FM. Aujourd&#8217;hui, la station jaune souffle ses dix bougies. C’est le 10 août 2010 que le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Shems-FM-Creation-en-2010.jpg" alt="" class="wp-image-318279"/></figure>



<p><strong><em>Il y a dix ans, le 27 septembre 2010, Cyrine Ben Ali, troisième fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et mariée à l’époque à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk – ils ont divorcé entre-temps –, créait Shems FM. Aujourd&rsquo;hui, la station jaune souffle ses dix bougies.</em></strong></p>



<span id="more-318278"></span>



<p>C’est le 10 août 2010 que le ministre de la Communication au sein du gouvernement Mohamed Ghannouchi, Oussama Romdhani, annonce que Cyrine Ben Ali, fille du président de la république de l&rsquo;époque, Zine El-Abidine Ben Ali, obtient l’autorisation d’exploiter une radio. Cette dernière est lancée le 27 septembre 2010.</p>



<p>La société-mère Tunisia Broadcasting, d’un capital de 1,5 million de dinars, est dirigée par un conseil d’administration composé de Cyrine Ben Ali, Chakib Nouira, Tahar Bayahi et Fathi Bhoury alors nommé directeur général de la station.</p>



<p>La radio jaune a sans doute enrichi paysage médiatique tunisien d’ailleurs c’est sur ses ondes que l’universitaire en langue et civilisation françaises Meriem Belkadhi a débuté son expérience médiatique. Elle animera une émission culturelle samedi après-midi puis quelques mois après janvier 2011, elle animera la matinale sur l&rsquo;actualité surtout politique avant de rejoindre Nessma de Nabil Karoui où elle présentera Ness Nessma pour enfin atterrir sur Al Hiwar Ettounsi de Sami Fehri.</p>



<p>Au lendemain de la chute de l’ancien régime en 2011, la station radio sise aux Berges du Lac de Tunis est confisquée et devient propriété de l’État tunisien via Al Karama Holding, société chargée de la session des biens confisquées aux membres de l’ancien régime. Des appels d&rsquo;offres infructueux se sont multipliés et ont lieu en 2018, 2019 et 2020. En 2019, la famille Bayahi, propriétaire du groupe éponyme, et l’homme d&rsquo;affaires et ancien président de l&rsquo;Espérance sportive de Tunis Aziz Zouhir soumissionnent à l’appel d&rsquo;offres mais en vain.</p>



<p>Shems FM est déficitaire à hauteur de trois millions de dinars et pour un homme d’affaires reprendre une station radio généraliste axée en bonne partie sur la politique le jettera de facto dans le jeu politique où chaque parti ou personnalité qui sera critiqué pourra s’en prendre à lui d’où aussi cette tiédeur des capitalistes tunisiens à l&rsquo;idée de reprendre la station surtout dans un climat politique très instable où l’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait.</p>



<p>La radio jaune a dix ans. Malgré les déboires qu’elle a vécus, elle s’est imposée sur le champ médiatique national. On verra de quoi seront faits les dix prochaines années…</p>
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