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	<title>Archives des Parti communiste français - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Parti communiste français - Kapitalis</title>
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		<title>PCF et Maghreb &#124; Radicalisme d&#8217;apparat et rendez-vous manqué</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 07:09:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti communiste français face à la question coloniale : le cas du Maghreb – Militantisme politique et errance idéologique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/pcf-et-maghreb-radicalisme-dapparat-et-rendez-vous-manque/">PCF et Maghreb | Radicalisme d&rsquo;apparat et rendez-vous manqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fondé en 1920, le Parti communiste français (PCF) se présentait comme la force radicale capable de porter la révolution et de combattre l’impérialisme. Mais lorsque le parti se tourne vers le Maghreb français, son idéal se heurte à la réalité du terrain et à la complexité des sociétés locales. L’historien Chokri Ben Fradj retrace dans son dernier ouvrage, ‘‘Le Parti communiste français face à la question coloniale : le cas du Maghreb – Militantisme politique et errance idéologique entre deux rives 1920-1939’’, les espoirs, les erreurs et les limites d’un engagement qui restera marqué par un rendez-vous manqué avec les nationalistes maghrébins.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18324492"></span>



<p>Dès ses débuts, le PCF se définit par un radicalisme affirmé. Inspiré par la Révolution russe et l’Internationale communiste, il prône la révolution prolétarienne et rejette le patriotisme comme incompatible avec la solidarité internationale. La démocratie parlementaire bourgeoise est critiquée, jugée illusoire et oppressive.</p>



<p>Dans cette logique, le Maghreb devient un <em>«laboratoire» </em>où la révolution pourrait s’ancrer avant même la métropole. Le PCF cherche à organiser les masses coloniales, soutenir la lutte anticoloniale et s’imposer comme leader sur le terrain. Pour ce faire, il s’appuie sur des militants européens et maghrébins partageant un même idéal révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incohérences et limites</h2>



<p>Mais la réalité est vite plus complexe. Répression, manque de moyens et méconnaissance des sociétés locales freinent l’action du parti. Les nationalistes maghrébins, bien qu’ayant des affinités idéologiques, déplorent l’absence d’un dialogue stratégique et d’une alliance durable. Chokri Ben Fradj parle d’<em>«errance idéologique»</em> : le parti peine à adapter ses principes universels aux réalités locales.</p>



<p>L’histoire du PCF au Maghreb illustre la difficulté de concilier audace et efficacité. Les militants européens ont souvent considéré les populations locales comme une masse à encadrer, tandis que les nationalistes revendiquaient d’être entendus dans leurs priorités. Les malentendus se multiplient, limitant l’impact des initiatives communistes malgré l’énergie et l’enthousiasme des militants.</p>



<p>L’arrivée du Front populaire en 1934 change les priorités. La lutte antifasciste devient centrale, reléguant l’anticolonialisme au second plan. La proposition Blum-Viollette, qui offre la citoyenneté à quelques milliers d’Algériens, illustre ces tensions : le PCF critique certaines mesures réformistes mais collabore ponctuellement avec radicaux et socialistes.</p>



<p>À cela s’ajoutent des contraintes externes : répression coloniale, faiblesse des moyens humains et matériels. Ces facteurs, combinés aux divisions internes et à la méconnaissance des cultures locales, compromettent la capacité du PCF à créer une véritable alliance avec les nationalistes maghrébins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Leçons d’un rendez-vous manqué</h2>



<p>Pour Chokri Ben Fradj, l’histoire du PCF au Maghreb est celle d’un rendez-vous manqué. Les ambitions et le dévouement des militants se heurtent aux malentendus, rivalités et priorités divergentes. Les nationalistes maghrébins n’ont pas rejeté totalement le parti, mais l’absence d’un dialogue authentique et d’une stratégie commune a empêché la réussite des objectifs communs.</p>



<p>L’ouvrage dépasse l’analyse historique. Il montre que même des idéologies radicales peuvent se heurter à des réalités sociales et culturelles complexes. La leçon est claire : un engagement politique durable exige audace, stratégie et compréhension mutuelle.</p>



<p>Publié aux Éditions L’Harmattan le 4 septembre 2025 dans la collection <em>Histoire et Perspectives Méditerranéennes</em>, l’ouvrage s’adresse aux historiens, étudiants et lecteurs curieux de la mémoire coloniale et des dynamiques révolutionnaires en Méditerranée.</p>



<p>Chokri Ben Fradj est historien et ancien enseignant-chercheur à l’université de Tunis. Titulaire d’un doctorat en histoire contemporaine du XX<sup>e</sup> siècle consacré à l’itinéraire de l’immigration maghrébine en France avant la Seconde Guerre mondiale, il est également l’auteur d’études sur la laïcité en milieu colonial et l’histoire de l’olivier et de l’oléiculture en Tunisie.</p>



<p>Avec ce livre, il propose une plongée passionnante dans les ambitions et limites du PCF au Maghreb, rappelant que l’histoire aurait pu prendre un autre cours si l’écoute et la compréhension mutuelle avaient prévalu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/pcf-et-maghreb-radicalisme-dapparat-et-rendez-vous-manque/">PCF et Maghreb | Radicalisme d&rsquo;apparat et rendez-vous manqué</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Charonne. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’ : de l’impunité à la guerre des mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/25/charonne-anthropologie-historique-dun-massacre-detat-de-limpunite-a-la-guerre-des-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2024 07:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[François Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d'Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[métro Charonne]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Debré]]></category>
		<category><![CDATA[OAS]]></category>
		<category><![CDATA[Parti communiste français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> L’affaire du métro Charonne à Paris du 8 février 1962 en est une parfaite illustration d'un crime d'Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/25/charonne-anthropologie-historique-dun-massacre-detat-de-limpunite-a-la-guerre-des-memoires/">‘‘Charonne. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’ : de l’impunité à la guerre des mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La répression des manifestations de rues en régime démocratique peut prendre un caractère sauvage et meurtrier, et pas seulement sous l’effet du racisme. L’affaire du métro Charonne à Paris du 8 février 1962 en est une parfaite illustration.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-11728650"></span>



<p>Après le putsch avorté des généraux de l’armée française d’Algérie d’avril 1961 contre De Gaulle, et la répression sauvage des manifestations algériennes du 17 octobre 1961 à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui les visait, alors que le gouvernement français avait entamé des pourparlers avec les représentants de ce qu’il qualifiait de <em>«rébellion»</em>, autrement dit le Front de libération national (FLN) algérien, le plasticage du domicile du ministre gaulliste André Malraux, le 6 février 1962, par les terroristes de l’Organisation armée secrète (OAS), un ramassis de militaires et de colons antigaullistes pour le maintien de l’Algérie française, entrés dans la clandestinité, et probablement soutenus par les services secrets américains et israéliens, atteignait au visage et défigurait&nbsp;la petite Delphine Renard, 4 ans.</p>



<p>Aussitôt les syndicats décidaient des manifestations&nbsp;de protestation à Paris contre le fascisme et pour la paix en Algérie, soutenus en cela&nbsp;par le Parti communiste français (PCF). Celles-ci étaient interdites par le préfet de police mais comme des manifestations précédentes interdites avaient bénéficié de la tolérance des autorités, les organisateurs espéraient qu’il en serait de même une fois encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Imposer le respect de l’interdiction, affirment les autorités</h2>



<p>Les marches de quarante cinq minutes aux alentours des places de la Bastille, de la Nation et de la République se passaient plutôt sans incidents. Cependant celle du Boulevard Voltaire qui rassemblait environ 10 000 personnes était chargée et matraquée sur sa fin par trois compagnies d’intervention de la police municipale alors que la dispersion en avait été ordonnée par les organisateurs.</p>



<p>Les manifestants en fuite  refluaient vers les escaliers des bouches du métro Charonne, s’y affalaient les uns sur les autres jusqu’à être immobilisés, et étant ainsi, continuaient à être attaqués par les policiers déchainés qui leur lançaient même les protections métalliques des arbres ou des guéridons en béton. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UA8pPHsEC3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/">‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/embed/#?secret=xbbNao6yrY#?secret=UA8pPHsEC3" data-secret="UA8pPHsEC3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>A la fin, huit corps gisaient sans vie sur les lieux du drame, dont six écrasés par la foule dans les bouches du métro. Une neuvième victime succomberait quelques semaines plus tard.</p>



<p>Aussitôt les organisateurs accusaient les autorités, et celles-ci avançaient une autre version du drame, les policiers s’étant selon elles trouvés attaqués par des manifestants agressifs organisés en commandos parfaitement entraînés à la guérilla urbaine, et ayant dû riposter&nbsp;pour se dégager et pour&nbsp;imposer le respect de l’interdiction, entraînant ce qui n’aurait été qu’un regrettable accident dont ils n’étaient nullement responsables, ainsi que le démontraient&nbsp;selon eux les nombreux décès par asphyxie.</p>



<p>Une manifestation de grande ampleur réunissant environ 500 000 personnes était alors organisée lors des obsèques&nbsp;des victimes, la plupart des membres du PCF, et l’exigence de la paix en Algérie et de la lutte contre l’OAS était une nouvelle fois réitérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les policiers exonérés de toute responsabilité pénale</h2>



<p>Sur le plan politique, cette affaire consacrait la victoire des communistes, mais confirmait surtout la lassitude des français de la métropole de la poursuite de la guerre en Algérie, donc le soutien à l’indépendance algérienne et&nbsp;paradoxalement à la politique de De Gaulle.</p>



<p>C’est sur&nbsp;le plan juridique et mémoriel que cette affaire allait connaître ses développements les plus&nbsp;intéressants. La justice après que l’instruction eût dans un premier temps reconnu le bien-fondé de la thèse des manifestants, celle de l’attaque inutile de la manifestation au moment de la dispersion, et du lien direct entre les homicides et les charges policières, laissait traîner les choses, jusqu’à ce que, 4 années plus tard, une loi d’amnistie sur toutes les actions de maintien de l’ordre durant la guerre d’Algérie, vînt exonérer les policiers de toute responsabilité pénale.</p>



<p>L’action administrative incriminant la responsabilité de l’Etat français se concluait&nbsp;par un déni de compétence, celui-ci renvoyant la responsabilité de la réparation du préjudice commis par les attroupements à la Commune.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ghTrGMsypA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/">1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/embed/#?secret=W5L6MEpmYA#?secret=ghTrGMsypA" data-secret="ghTrGMsypA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’action en civil ne reconnaissait finalement que la responsabilité partagée, autrement dit que les manifestants étaient également responsables des dommages dont ils pouvaient être victimes dès lors que le rassemblement auquel ils participaient était illégal, et les réparations dont ils auraient dû être les bénéficiaires en étaient significativement réduites.</p>



<p>L’Etat français, après plusieurs années de recours, demeurait donc inébranlable dans son déni de toute responsabilité et dans la protection de sa police, même avec la thèse de son infiltration par des activistes OAS à la suite de la découverte de documents compromettants, et en cela, la justice n’en avait été que son bras juridique contre ses propres citoyens.</p>



<p>Quant à la mémoire, elle ne faisait que confirmer la décision des pouvoirs publics de la réduire jusqu’à l’insignifiance, d’abord à travers les médias, qui d’une manière générale ne l’évoquaient&nbsp;que d’une manière très succincte&nbsp;quand ils ne s’en abstenaient&nbsp;tout simplement pas, ensuite dans les cérémonies du Souvenir tolérées uniquement sur les lieux d’inhumation, les lieux du drame étant interdits à toute manifestation commémoration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des souvenirs pouvant s’avérer dangereux pour les Socialistes  </h2>



<p>C’est vingt ans plus tard, avec l&rsquo;arrivée de la gauche au pouvoir, qu’une plaque commémorative était apposée sur les lieux du drame sans aucune mention incriminant l’Etat, avec la participation de personnalités officielles essentiellement socialistes, qui se réappropriaient&nbsp;ainsi une partie du souvenir, sans pour autant donner lieu aux réparations en faveur des familles des victimes. Ainsi les socialistes se révélaient les continuateurs de l’Etat gaulliste et il est vrai que leur responsabilité dans la politique coloniale en Algérie, en particulier celle de François Mitterrand, alors ministre de l’Intérieur puis Garde des Sceaux, ne les incitaient pas trop à réactiver des souvenirs qui pouvaient s’avérer dangereux.</p>



<p>Mais la mémoire est sélective et obéit aussi à des considérations concomitantes des besoins du moment et non à celles des faits. C’est le procès en 1997 de Maurice Papon, l’ancien préfet de police&nbsp;qui venait rappeler son rôle dans l’assassinat des centaines d’Algériens en octobre 1961. Et il aura fallu près de quarante années pour que la reconnaissance officielle en soit consacrée par une plaque commémorative.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sATC8v5XpQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=dNpE05J6Jh#?secret=sATC8v5XpQ" data-secret="sATC8v5XpQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est vrai que les anciens partisans de l’OAS amnistiés et les Pieds Noirs exigeaient également dans cette concurrence de la mémoire avec les tueries de la Rue d’Isly à Alger en mars 1962 ou celle d’Oran du 5 juillet de la même année une reconnaissance de leurs souffrances. Cela est si vrai qu’avec la montée de l’extrême droite sioniste raciste et xénophobe en France, le préfet de police de la ville de Paris a interdit, dimanche 18 février 2024, une manifestation du souvenir des combattants algériens morts durant la guerre en Algérie. Les Harkis ou les Résistants?</p>



<p>Ce qu’il importe de savoir c’est que le champ mémoriel est contingent aux luttes politiques du moment et constitue un fort référent pour la légitimation d’aspirations qui ne doivent rien à l’espace historique investi. On s’interrogera toujours sur les raisons ayant poussé De Gaulle à réprimer ceux qui soutenaient sa politique pour l’indépendance de l’Algérie. La réponse est d’abord que dans ses propres rangs, il y avait  beaucoup de sympathisants de l’Algérie française à commencer par le Premier ministre Michel Debré. Ensuite il ne voulait pas donner l’impression de mener une politique approuvée par les Communistes en pleine guerre froide alors qu’il y avait eu le désastre de la Baie des cochons et que la crise des missiles de Cuba s’annonçait. Il avait déjà eu assez d’ennuis avec les Américains au point d’être accusé par Allen Dulles d’être communiste et devait démontrer qu’il n’en était rien.</p>



<p>De Gaulle aura ainsi été l’un des rares chefs d’État au monde à réprimer dans le sang ceux qui soutenaient sa politique. En politique il y a des faits dont il n’y a pas lieu de s’enorgueillir, même quand on se prétend grand résistant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Charonne 8 février 1962 : Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’, de </em></strong><strong><em>&nbsp;Alain Dewerpe, éd. Gallimard, collection Folio Histoire, Paris 14 mars 2006,</em></strong><strong> </strong><strong><em>897 pages</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CZvycXexPW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=TAVqnQ8dDH#?secret=CZvycXexPW" data-secret="CZvycXexPW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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