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	<title>Archives des Pères blancs - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Pères blancs - Kapitalis</title>
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		<title>La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Pères blancs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/">La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une mise au point essentielle pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie, souvent présentée comme philanthropique, et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une supposée pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française. Cette page trouble de l’histoire moderne de la Tunisie mérite d’être mieux connue des jeunes générations.  </em></strong><em>(Ph. Statue du Cardinal Lavigerie au centre-ville de Tunis, démantelée après l&rsquo;indépendance en 1956). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-17455698"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Il est devenu courant, sous couvert d’un discours sur la <em>«pluralité»</em> tunisienne, de mettre sur le même plan des minorités anciennes enracinées depuis des siècles et des communautés installées sous la colonisation française. Cette confusion est grave, car elle travestit la chronologie et la nature des présences étrangères en Tunisie.</p>



<p>Oui, la Tunisie a connu des minorités religieuses et culturelles bien avant le protectorat : Juifs installés depuis l’Antiquité, communautés chrétiennes d’époque byzantine ou médiévale, tribus et familles d’origines diverses ayant fini par se fondre dans le tissu local&nbsp;: Livournais, Siciliens, Grecs, Morisques andalous d’Espagne, Maltais et même Russes. Mais il est faux d’assimiler à ces racines anciennes les populations venues dans les fourgons de la colonisation après 1881. Ces dernières – fonctionnaires, colons, missionnaires, militaires – ne sont pas arrivées comme <em>«minorités historiques»</em>, mais comme instruments d’un pouvoir extérieur.</p>



<p>De même, prétendre que ces groupes <em>«ont enrichi le pays»,</em> au même titre que ses enfants, revient à ignorer le contexte de spoliation. Les écoles, hôpitaux, églises ou entreprises qu’ils ont créés répondaient d’abord aux besoins du système colonial et à l’implantation européenne; ils n’étaient ni conçus pour, ni gouvernés par la majorité tunisienne.</p>



<p>Les Pères Blancs eux-mêmes, sous couvert de charité, avaient pour mission première l’évangélisation et l’acculturation, et non le service désintéressé d’un peuple.</p>



<p>Enfin, l’argument selon lequel <em>«l’histoire officielle nie les minorités»</em> ne peut justifier qu’on réécrive le passé en effaçant la nature coloniale d’une présence étrangère. Reconnaître la diversité réelle du pays ne signifie pas blanchir les épisodes de domination ni transformer des colonisateurs en contributeurs indigènes.</p>



<p>Cette mise au point est essentielle pour comprendre le rôle réel des Pères Blancs en Tunisie et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française.</p>



<p>Cette clarification historique permet de replacer l’action des Pères Blancs dans sa véritable dimension : non pas celle d’une minorité enracinée, mais celle d’un instrument missionnaire au service du projet colonial.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg" alt="" class="wp-image-17455797" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bâtiments du College Saint-Louis à Carthage (fin 19<sup>e</sup> début 20<sup>e</sup>).</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Une mission au service de la colonisation</h2>



<p>L’histoire coloniale de la Tunisie ne s’est pas limitée aux dimensions politiques et économiques. Elle fut également marquée par une entreprise religieuse conquérante, incarnée par les Pères Blancs, congrégation fondée en 1868 par le cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archevêque d’Alger puis de Carthage. Leur mission affichée : <em>«évangéliser l’Afrique du Nord»</em>. Leur action, inséparable du protectorat français (1881-1956), s’est traduite par une tentative de reconquête spirituelle, dont l’apogée fut atteinte en 1930 avec le congrès eucharistique de Carthage.</p>



<p>Après l’instauration du protectorat français en 1881, les Pères Blancs s’implantent en Tunisie, soutenus par les autorités coloniales et les garnisons militaires. Leur stratégie repose sur la fondation d’écoles, de dispensaires et d’orphelinats. Mais cette œuvre sociale était indissociable d’une finalité religieuse : conversion et acculturation.</p>



<p>Le cardinal Lavigerie, dans son célèbre discours de 1868, affirmait : <em>«L’Afrique est livrée à l’islam. Si l’Europe chrétienne ne s’y intéresse pas, elle sera perdue.»</em></p>



<p>Ce programme missionnaire s’inscrivait dans une logique d’acculturation : alphabétisation en français, initiation au catéchisme, marginalisation de la langue arabe et des traditions musulmanes, et éclatement des structures familiales traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carthage, symbole réapproprié</h2>



<p>Un geste fort illustre cette volonté : la construction de la basilique Saint-Louis de Carthage, inaugurée en 1890 sur la colline de Byrsa, lieu fondateur de l’histoire tunisienne. Érigée à l’endroit supposé de la mort de Louis IX (Saint-Louis), elle incarnait la volonté de l’Église de faire de Carthage un nouveau centre de rayonnement chrétien en Afrique du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des méthodes contestées</h2>



<p>• <strong>Œuvres sociales conditionnées</strong>&nbsp;: nourriture, soins ou accueil en orphelinat souvent associés à un catéchisme obligatoire.</p>



<p>• <strong>Écoles confessionnelles</strong>&nbsp;: vecteurs de francisation et d’occidentalisation.</p>



<p>• <strong>Discours stigmatisant l’islam</strong>&nbsp;: dans son homélie de 1888, Lavigerie appelait à <em>«délivrer l’Afrique de l’erreur mahométane»</em>.</p>



<p>Ces initiatives accompagnaient le processus colonial de dépossession économique : alors que l’armée et l’administration françaises confisquaient des terres au profit des colons, les Pères Blancs œuvraient à la dépossession culturelle et spirituelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg" alt="" class="wp-image-17455802" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Congrès eucharistique à Carthage en 1930 pour la christianisation de l’Afrique du Nord.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Le congrès eucharistique de Carthage</h2>



<p>L’année 1930 marque l’apogée de cette entreprise. À l’occasion du centenaire de la conquête d’Alger (1830-1930), l’Église catholique organise à Carthage un grand congrès eucharistique international (7-11 mai 1930).</p>



<p>Des dizaines de milliers de pèlerins, missionnaires et prélats affluent d’Europe.</p>



<p>Le congrès proclame Carthage <em>«capitale spirituelle de l’Afrique»</em> et appelle à une évangélisation accrue du Maghreb.</p>



<p>Le discours inaugural du cardinal Alfred Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris, parle de <em>«reconquête spirituelle d’une terre jadis chrétienne, désormais rendue à l’Église»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-17456011" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Musée Lavigerie à Carthage.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Réactions tunisiennes et impact historique</h2>



<p>Pour les élites tunisiennes, le congrès fut une provocation. La presse nationaliste (notamment&nbsp;<em>La Voix du Tunisien</em>&nbsp;de Mohamed Chenik et Habib Bourguiba, futur leader du Néo-Destour) dénonça un affront à l’islam et à l’identité nationale.</p>



<p>Le Destour (parti fondé par Abdelaziz Thâalbi en 1920) dénonça la collusion entre colonisation et <em>«missionarisation»</em>. Dans ses écrits, Thâalbi y voyait la preuve que la France voulait <em>«dominer non seulement nos terres mais nos âmes »</em>.</p>



<p>Cet épisode contribua à radicaliser la jeunesse nationaliste et à renforcer le lien entre lutte anticoloniale et défense de l’islam comme matrice identitaire.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le congrès eucharistique de Carthage reste dans la mémoire collective comme l’une des manifestations les plus visibles de l’alliance entre croix et épée. L’entreprise des Pères Blancs, souvent présentée comme philanthropique, fut inséparable d’une stratégie de domination coloniale.</p>



<p>Elle rappelle que le colonialisme ne s’est pas limité à la spoliation économique, mais a aussi cherché à remodeler l’âme et la mémoire des peuples conquis. Bourguiba qualifia cet épisode de <em>«catastrophe»</em> dans ses discours ultérieurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17455812" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le domaine Saint-Joseph de Thibar (Béja) où les pères blancs ont développé un grand savoir-faire vinicole et notamment le fameux Thibarine.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Après l&rsquo;indépendance, une nouvelle page s&rsquo;ouvre </h2>



<p>Au lendemain de&nbsp;l’indépendance de la Tunisie, en 1956, plusieurs communautés Pères Blancs sont restées dans le pays. Des négociations entre le Vatican et le gouvernement tunisien ont abouti, en 1964, à un accord, aux termes duquel un grand nombre d’églises devaient être fermées mais certaines allaient rester ouvertes aux catholiques pour leur assurer la liberté du culte, parmi lesquelles la cathédrale de Tunis.</p>



<p>C’est ainsi que les Pères Blancs ont continué à exercer leur ministère en Tunisie, auprès des chrétiens dans les paroisses et aussi dans les activités culturelles, sociales et religieuses. Dans ce cadre, ils ont accompli un travail remarquable au sein de l’Institut des Belles Lettres Arabes (Ibla) dont la bibliothèque et la revue sont très appréciées dans les milieux universitaires en Tunisie et au-delà.</p>



<p>Détruit par un incendie en 2010, le siège d’Ibla a pu être restauré et a rouvert ses portes au public le 18 octobre 2014.</p>



<p>La bibliothèque d’Ibla contient 30 000 ouvrages et 600 périodiques. C’est l’un des plus riches fonds à Tunis, en arabe et en français (en italien, en anglais, en allemand et en espagnol aussi) sur la Tunisie, le Maghreb et le Machrek.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="832" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg" alt="" class="wp-image-17455818" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg 624w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Siège de l’Ibla dans la médina de Tunis.</em></figcaption></figure></div>


<p><strong>Sources et références principales :</strong></p>



<p>• Charles-Robert Ageron,&nbsp;<em>Les Algériens musulmans et la France (1871-1919)</em>, PUF, 1968.</p>



<p>• François Renault,&nbsp;<em>Le Cardinal Lavigerie</em>, Fayard, 1992.</p>



<p>• Sadok Boubaker,&nbsp;<em>Le Congrès eucharistique de Carthage 1930 : provocation coloniale et réactions tunisiennes</em>, Revue d’Histoire Maghrébine, 1980.</p>



<p>• Abdelaziz Thâalbi,&nbsp;<em>La Tunisie martyre</em>, 1920.</p>



<p>• Archives de presse coloniale (<em>La Dépêche tunisienne</em>, mai 1930).</p>



<p>* <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a2NFyhJHe/?mibextid=WC7FNe">Vidéo Habib Bourguiba à propos du Congrès Eucharistique.</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Edition : une nouvelle collection, ‘‘Tunisie Plurielle’’  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/edition-une-nouvelle-collection-tunisie-plurielle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 07:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les éditions Santillana, récemment créés par Hatem Louati, viennent de lancer une nouvelle collection intitulée Tunisie Plurielle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/edition-une-nouvelle-collection-tunisie-plurielle/">Edition : une nouvelle collection, ‘‘Tunisie Plurielle’’  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les éditions Santillana, récemment créés par Hatem Louati, viennent de lancer une nouvelle collection intitulée Tunisie Plurielle et qui, comme son nom l’indique, s’intéresse à l’apport des minorités, religieuses et autres, à la Tunisie d’aujourd’hui.</em></strong></p>



<span id="more-14895640"></span>



<p>Trois ouvrages ont déjà paru dans cette collection&nbsp;: <em>‘‘Les Pères Blancs en Tunisie’’</em> de Samia Nabli, <em>‘‘Les Juifs nos frères en la patrie’’</em> de Habib Kazdaghli et <em>‘‘Les Italiens de La Goulette</em>’’ de Jamel Eddine Aouini.</p>



<p>Pour présenter ces trois premiers ouvrages de la collection, une rencontre sera organisée à la Librairie Al Kitab, à Mutuelle-ville, à Tunis, le vendredi 20 décembre 2024 à 16h30, en présence de l’éditeur et des auteurs. Elle sera modérée par notre confrère Hatem Bourial, qui est lui aussi un excellent connaisseur de cette Tunisie plurielle à laquelle il avait consacré de nombreux articles et émissions radio.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5s94NOdM7u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/habib-kazdaghli-et-lidentite-plurielle-de-la-tunisie/">Habib Kazdaghli et l&rsquo;identité plurielle de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Kazdaghli et l&rsquo;identité plurielle de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/28/habib-kazdaghli-et-lidentite-plurielle-de-la-tunisie/embed/#?secret=hXMPeh1JV8#?secret=5s94NOdM7u" data-secret="5s94NOdM7u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/16/edition-une-nouvelle-collection-tunisie-plurielle/">Edition : une nouvelle collection, ‘‘Tunisie Plurielle’’  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tabarka : réouverture du monument historique de la basilique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/02/tabarka-reouverture-du-monument-historique-de-la-basilique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 12:41:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La ville de Tabarka a accueilli avec joie l’ouverture au public, mercredi 29 avril 2021, de sa fameuse basilique après avoir subi des travaux de restauration pendant 8 mois. Ces travaux, d’un coût de 150.000 dinars, ont été financés par des organisations de la société civile. Par Riadh Bouslimi La réouverture, après sa restauration, de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Basilique-Tabarka.jpg" alt="" class="wp-image-347641"/><figcaption><em>La basilique accueille le Festival de Tabarka depuis 1973 (Ph. Mohamed Jouabli). </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La ville de Tabarka a accueilli avec joie l’ouverture au public, mercredi 29 avril 2021, de sa fameuse basilique après avoir subi des travaux de restauration pendant 8 mois. Ces travaux, d’un coût de 150.000 dinars, ont été financés par des organisations de la société civile.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Riadh Bouslimi </strong></p>



<span id="more-347640"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Riadh-Bouslimi.jpg" alt="" class="wp-image-286490"/></figure></div>



<p>La réouverture, après sa restauration, de ce monument historique, a représenté un événement exceptionnel qui a été bien accueilli par les citoyens et les amoureux de cette ville côtière de l’extrême nord-ouest de la Tunisie, frontalière avec l’Algérie, qui ont manifesté leur joie et leur satisfaction.</p>



<p>Ce monument historique est une ancienne citerne romaine datant du 3e siècle après J.-C., transformée en lieu de culte par les Pères blancs arrivés en Tunisie au début du 20e siècle. La basilique est devenue au fil des ans un monument symbolique de l’art et de la culture en abritant, depuis 1973, les programmes de deux festivals de renommée, le Festival international de Tabarka et le Festival international de jazz.</p>



<p>La cérémonie de réouverture de la basilique, en présence des acteurs de la société civile dans la région, a été une occasion pour le maire de Tabarka pour remercier tous ceux qui ont apporté leur soutien au projet de restauration.</p>



<p>Cette action met en relief le rôle des acteurs locaux et notamment la commune de Tabarka dans la politique culturelle locale et dans la valorisation du patrimoine architectural et son intégration dans le développement et la diversification de l’offre touristique.</p>



<p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Basilique-de-Tabarka-Reouverture.jpg" alt="" class="wp-image-347642" width="500"/><figcaption><em>La société civile investie dans l&rsquo;action culturelle <em>(Ph. Mohamed Jouabli)</em></em>.<em> </em></figcaption></figure></div>



<p>Rappelons que la ville de Tabarka est dotée d’un potentiel culturel important, dont son fameux fort génois, ayant fait l’objet d’un dossier de candidature pour le classement au patrimoine culturel immatériel de l’humanité sous le thème de <em>«l’épopée tabarquine en Méditerranée (ou l’héritage culturel de l’aventure historique des Tabarchini), de Gênes à Tabarka et aux ‘nouvelles’ Tabarka ? Carloforte, Calasetta, Nueva Tabarka»,</em> dossier porté à l’Unesco par la Tunisie, l’Italie et l’Espagne.</p>



<p>Par sa dynamique culturelle, Tabarka pourra être un bon exemple pour les villes qui choisissent de s’investir dans la culture et le patrimoine et d’intégrer ces deux vecteurs importants à leur politique territoriale.</p>



<p><em>* Expert en politiques culturelles. </em></p>



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		<title>Décès de Jean Fontaine, un grand spécialiste de la littérature tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 07:49:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ibla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean Fontaine, Père blanc et homme de lettres, spécialiste de littérature tunisienne, vient de nous quitter, hier, samedi 1er mai 2021, à l’âge de 85 ans, après plusieurs jours de lutte contre le coronavirus. Après des études d’arabe, Jean Fontaine soutient sa thèse à l’Université d’Aix Marseille en 1977 et dirige la revue de l’Institut...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Jean-Fontaine.jpg" alt="" class="wp-image-347629"/></figure></div>



<p><strong><em>Jean Fontaine, Père blanc et homme de lettres, spécialiste de littérature tunisienne, vient de nous quitter, hier, samedi 1er mai 2021, à l’âge de 85 ans, après plusieurs jours de lutte contre le coronavirus.</em></strong></p>



<span id="more-347628"></span>



<p>Après des études d’arabe, Jean Fontaine soutient sa thèse à l’Université d’Aix Marseille en 1977 et dirige la revue de l’Institut des belles lettres arabes (Ibla) à Tunis. Il est l’auteur de plus d’une trentaine de titres sur la littérature arabe et tunisienne en particulier, dont<em> ‘‘Regards sur la littérature tunisienne’’</em> en 1991, <em>‘‘Romans arabes modernes’’</em> en 1992, <em>‘‘Le roman tunisien a 100 ans’’</em> (1906-2006) en 2009.</p>



<p>Fin arabisant, Jean Fontaine était l’un des meilleurs spécialistes de la littérature tunisienne depuis qu’il a commencé à s’y intéresser au milieu des années 1960. Il a ainsi accompagné avec ses critiques plusieurs générations d’auteurs tunisiens, auxquels les liait une grande amitié.</p>



<p>Homme de religion doublé d’un homme de lettres, il a longtemps dirigé la bibliothèque de l’Ibla, à Tunis. Fréquentée par plusieurs générations d’universitaires et de chercheurs tunisiens et étrangers, cette bibliothèque a été ravagée par un incendie, le 5 janvier 2010, ayant détruit 17.000 ouvrages de référence, dont beaucoup étaient rares et introuvables ailleurs. Cette catastrophe a beaucoup marqué Jean Fontaine et c’est un pan de sa vie et de sa mémoire, mais aussi un pan de la vie et de la mémoire de la Tunisie qui est parti avec cette bibliothèque.</p>



<p>Tunisien de cœur, débarqué à Tunis pour la première en 1955, le Père blanc s’est beaucoup attaché à notre pays, qui l’a d’ailleurs rapidement adopté et qu’il n’a jamais quitté que pour de courts séjours à l’étranger.</p>



<p>Avec le décès d Jean Fontaine c’est toute la famille des pères blancs et des sœurs blanches qui est endeuillée, mais aussi tous ses amis tunisiens, qui perdent ainsi un homme de grand cœur, dévoué et fidèle, à qui notre pays doit tant.</p>



<p>Présents en Tunisie depuis le début du 20e siècle, les Pères blancs ont des liens étroits avec la Tunisie. Beaucoup d’entre eux y ont fait leurs études de théologie et ont célébré leur première messe dans la basilique de Carthage. Au temps du protectorat français, ils ont apporté leur contribution à la vie de l’Eglise dans notre pays, et après l’indépendance, en 1956, plusieurs des leurs communautés restèrent en Tunisie.</p>
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