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	<title>Archives des Perspectives économiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Perspectives économiques - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 11:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
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		<category><![CDATA[recettes en devises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les perspectives économiques à court et moyen terme de la Tunisie restent mitigées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/">Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les perspectives économiques et de liquidité de la Tunisie se sont améliorées cette année. Toutefois, les perspectives économiques à court et moyen terme du pays restent mitigées. Et ses difficultés économiques se sont aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé et des finances publiques très fragiles. Ces défis étant censés persister à moyen terme, estime l’auteur, analyste chez <a href="https://credendo.com/en/knowledge-hub/tunisia-weak-macroeconomic-fundamentals-will-continue-weigh-near-and-medium-term" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Credendo</a>, le 4<sup>e</sup> assureur-crédit public au monde.</em></strong></p>



<p><strong>Andres Hernandez Cardona</strong></p>



<span id="more-14926910"></span>



<p>Les perspectives économiques et de liquidité de la Tunisie se sont améliorées cette année. Après des années dominées par des inquiétudes quant à la capacité du pays à honorer ses obligations extérieures, la confiance dans le pays a augmenté. Pourtant, malgré ces évolutions positives, les perspectives à court et moyen terme du pays d’Afrique du Nord restent entachées de défis importants et de profondes vulnérabilités macroéconomiques.</p>



<p>En 2024, la Tunisie devrait enfin retrouver un PIB réel comparable à celui d’avant la pandémie. Jusqu’à présent, la reprise économique du pays a été très lente et il est resté à la traîne par rapport à ses pairs d’Afrique du Nord. À titre de comparaison, tous les pays voisins (à l’exception de la Libye politiquement instable) avaient déjà réussi à retrouver ou à dépasser leurs niveaux de PIB réel d’avant la pandémie il y a deux ans. La croissance modeste du PIB réel de 1,6% prévue pour cette année est tirée par la bonne performance du secteur touristique dynamique, ainsi que par les transferts privés. Il s’agit des principales sources de recettes en devises du pays, qui ont également contribué à maintenir les réserves de change à des niveaux adéquats. En outre, le pays a jusqu’à présent été en mesure de respecter ses obligations extérieures, comme l’importante euro-obligation de 850 millions de dollars qui est arrivée à échéance en février dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conditions socioéconomiques difficiles et fondamentaux macroéconomiques faibles</h2>



<p>Les perspectives économiques à court et moyen terme du pays restent moroses. Pour 2025, la croissance réelle du PIB est projetée à 1,6%, et à moyen terme, elle devrait rester faible, avec une moyenne inférieure à 1,5% du PIB.</p>



<p>La Tunisie a connu une stagnation économique générale depuis la révolution du jasmin, dans un contexte d’instabilité politique et de sous-investissement. Parallèlement, les récents chocs extérieurs tels que la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ont aggravé la situation.</p>



<p>Les difficultés économiques du pays sont encore aggravées par son niveau élevé de dette extérieure et ses finances publiques très fragiles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public.jpg" alt="" class="wp-image-14926994" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Tunisie-Endettement-public-580x363.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>En fait, l’amélioration de la situation budgétaire et financière du pays est et restera un défi urgent. Après des années de déficits budgétaires récurrents (prévus à 6% du PIB en 2024), la Tunisie a accumulé des niveaux d’endettement élevés, estimés à 83,7% du PIB en 2024. En 2025, pour contenir les pressions budgétaires, les autorités prévoient d’introduire diverses réformes telles que l’augmentation des impôts sur les particuliers à revenus élevés et sur certaines entreprises, mais elles s’abstiennent toujours de mettre en œuvre les réformes identifiées par le FMI comme essentielles pour améliorer la stabilité macroéconomique, telles que la réforme du système de subventions et la réduction structurelle de la masse salariale. Au lieu de cela, le gouvernement a dénoncé ces mesures comme des déclencheurs de troubles sociaux compte tenu des difficultés socioéconomiques actuelles que traverse la Tunisie. Dans ces circonstances, cependant, les pressions budgétaires devraient persister.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La précarité des finances publiques pèsent sur les perspectives économiques</h2>



<p>La Tunisie étant exclue des marchés financiers mondiaux et les négociations avec le FMI étant au point mort, les possibilités de financement du pays sont devenues limitées. Dans ces conditions, les autorités s’appuient de plus en plus sur le secteur bancaire national pour financer les déficits publics. Ces tendances pourraient affaiblir le secteur bancaire national et évincer le secteur privé, ce qui nuirait encore plus aux perspectives de croissance.</p>



<p>En outre, il existe également un risque accru que les autorités recourent à des mesures moins orthodoxes. Elles s’écartent déjà des politiques économiques standards, par exemple en février, elles ont utilisé les réserves de change pour honorer leurs obligations financières.</p>



<p>En outre, un nouveau projet de loi introduit l’obligation de consulter le gouvernement pour la définition de la politique monétaire et de la politique de change; s’il est adopté, ce nouveau projet de loi affaiblira l’indépendance de la banque centrale.</p>



<p>D’où des vulnérabilités persistantes et des progrès très limités dans l’amélioration de la stabilité macroéconomique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://credendo.com/en/knowledge-hub/tunisia-weak-macroeconomic-fundamentals-will-continue-weigh-near-and-medium-term" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Credendo</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/tunisie-difficultes-economiques-aggravees-par-un-niveau-dendettement-exterieur-tres-eleve/">Tunisie : difficultés économiques aggravées par un niveau d’endettement extérieur très élevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La BAD prévoit une croissance atone en Tunisie en 2023 et 2024</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/la-bad-prevoit-une-croissance-atone-en-tunisie-en-2023-et-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jul 2023 05:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Audrey Verdier-Chouchane]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[croissance verte]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La BAD prévoit une croissance de 1,9% de l’économie tunisienne en 2023 et de 2,8% en 2024. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/la-bad-prevoit-une-croissance-atone-en-tunisie-en-2023-et-2024/">La BAD prévoit une croissance atone en Tunisie en 2023 et 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque africaine de développement (BAD) prévoit une croissance de 1,9% de l’économie tunisienne en 2023 et de 2,8% en 2024. Des taux plus faibles que ceux de la croissance moyenne des pays d’Afrique du Nord qui devraient s’élever à, respectivement, 4,6% en 2023 et 4,4% en 2024.</em></strong></p>



<span id="more-9099395"></span>



<p>C’est ce qui ressort d’un rapport de la BAD rendu public jeudi 27 juillet 2023, à Tunis, sur les perspectives économiques en Afrique du Nord en 2023, intitulé <em><a href="https://www.afdb.org/fr/documents/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Mobiliser les financements du secteur privé en faveur du climat et de la croissance verte en Afrique»</a></em>. </p>



<p>La croissance de la région, qui était modérée en 2022&nbsp;: 4,1% contre 5,4% en 2021, est essentiellement portée par le secteur des services, en particulier le commerce et le tourisme.</p>



<p>La hausse de croissance connaît cependant d’importantes disparités entre les pays, explique Audrey Verdier-Chouchane, économiste régionale pour l’Afrique du Nord et cheffe de division par intérim des économies pays pour l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et de l’Ouest qui a présenté le rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inflation à deux chiffres</h2>



<p>L’inflation devrait se poursuivre dans la région pour atteindre un taux à deux chiffres de 14,2% en 2023 et retomber à 6,9 % en 2024.</p>



<p>Le déficit budgétaire régional devrait se maintenir autour de 3,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2023 et 3,2% en 2024.</p>



<p>Le déficit régional de la balance courante devrait se contracter pour atteindre 0,5% du PIB en 2023 et 0,2% en 2024.</p>



<p>L’environnement économique mondial, y compris les cours des hydrocarbures, la structure des échanges, le tourisme et les flux d’investissements directs étrangers, devrait influencer la position extérieure de la région, souligne la BAD.</p>



<p>Pour maintenir les économies de la région à flot, l’institution financière panafricaine préconise une coordination des politiques monétaires et budgétaires, pour faire face à la hausse de l’inflation et protéger les petites entreprises et les populations grâce à des dépenses publiques ciblées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Investir dans l’agriculture pour appuyer la sécurité alimentaire</h2>



<p>De même, le maintien et l’appui de la sécurité alimentaire dans la région restent un objectif crucial. Les pays devraient investir dans l’agriculture en développant notamment des variétés améliorées ainsi que des stratégies de gestion de l’eau et des sols.</p>



<p>La région doit renforcer sa résilience, notamment dans le cadre du lien <em>«transition énergétique &#8211; gestion de l’eau &#8211; sécurité alimentaire»</em>, souligne la Banque.</p>



<p>Enfin, pour relever les défis de l’assainissement budgétaire, les pays doivent poursuivre leurs efforts de mise en œuvre des réformes, notamment en améliorant la numérisation de l’administration fiscale, en élargissant l’assiette fiscale, en rationalisant&nbsp;les dépenses publiques et en renforçant les systèmes de gouvernance.</p>



<p>L’Afrique du Nord devrait aussi renforcer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), afin de stimuler les échanges et les investissements intra-africains.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PLOUmLwwYb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/20/bad-la-croissance-du-pib-en-tunisie-sera-de-22-en-2023-et-de-26-en-2024/">BAD : La croissance du PIB en Tunisie sera de 2,2% en 2023, et de 2,6% en 2024</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« BAD : La croissance du PIB en Tunisie sera de 2,2% en 2023, et de 2,6% en 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/20/bad-la-croissance-du-pib-en-tunisie-sera-de-22-en-2023-et-de-26-en-2024/embed/#?secret=EJKfGZDyGp#?secret=PLOUmLwwYb" data-secret="PLOUmLwwYb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En outre, les gouvernements d’Afrique du Nord devraient s’attaquer aux niveaux croissants de la dette publique à moyen terme, en allouant les fonds de la dette de manière transparente, en restructurant les entreprises publiques en situation difficile et en procédant à des examens réguliers des dépenses publiques.</p>



<p>L’Afrique du Nord devrait tirer parti de ses importantes richesses naturelles tout en faisant de la croissance verte une urgence. Les pouvoirs publics de la région, les investisseurs privés étrangers et nationaux, les banques multilatérales de développement et les institutions de financement du développement ainsi que le secteur privé devraient investir dans la croissance verte.</p>



<p>Le financement du secteur privé peut notamment jouer un rôle crucial par des investissements dans les infrastructures d’énergie propre, l’efficacité énergétique, l’agriculture durable et la restauration des terres.<br><br>Pour mémoire, dans son rapport publié le 24 mai dernier sur les <em>«Perspectives économiques en Afrique pour l’année 2023»</em>, la BAD avait prévu une moyenne de croissance économique en Tunisie de 2,3% durant la période 2023/2024.</p>



<p><a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2023-avec-une-croissance-economique-46-en-2023-lafrique-du-nord-devrait-faire-de-la-croissance-verte-une-urgence-regionale-selon-la-banque-africaine-de-developpement-63410" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Communiqué.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/29/la-bad-prevoit-une-croissance-atone-en-tunisie-en-2023-et-2024/">La BAD prévoit une croissance atone en Tunisie en 2023 et 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la reprise économique reste insuffisante, estime la BAD   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/tunisie-la-reprise-economique-reste-insuffisante-estime-la-bad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2022 07:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2022]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La reprise de l’activité économique en Tunisie n’est pas suffisamment robuste pour retrouver les emplois perdus depuis le début de la pandémie de Covid-19. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/tunisie-la-reprise-economique-reste-insuffisante-estime-la-bad/">Tunisie : la reprise économique reste insuffisante, estime la BAD   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque africaine de développement (BAD) estime que la reprise de l’activité économique en Tunisie n’est pas suffisamment robuste pour retrouver les emplois perdus depuis le début de la pandémie de Covid-19, et à fortiori depuis la «révolution» de 2011.</em></strong></p>



<span id="more-5022801"></span>



<p>On sait, en effet, que la Tunisie a besoin d’un taux de croissance annuel moyen de 6 à 7% sur une durée d’une dizaine d’années pour espérer résorber un taux de chômage qui peine à descendre au-dessous de 15% depuis une décennie. Or, sa croissance du PIB peine à décoller. Elle devrait s’établir à 2,5% en 2022 et 3,2% en 2023, sous l’effet de la relance des secteurs touristique et industriel, selon le rapport sur les <em>«<a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2022-retour-de-la-croissance-dans-un-contexte-de-flambee-des-prix-de-lenergie-et-de-lalimentation-56525" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Perspectives économiques en Afrique du Nord en 2022</a>»</em> rendu public par la BAD, mercredi 16 novembre 2022, à Tunis.</p>



<p>Selon la BAD, les projections réalisées montrent qu’il est nécessaire d’améliorer le climat des affaires et de stimuler la concurrence afin d’accélérer la reprise des investissements privés. Un rétablissement de la viabilité des finances publiques, une gestion prudente de la dette et la disponibilité de denrées alimentaires essentielles à des prix abordables pour les populations vulnérables seront nécessaires pour atténuer les risques : la quadrature du cercle en somme pour un gouvernement qui n&rsquo;a pas montré une grande compétence en matière socioéconomique, serions-nous tentés d&rsquo;ajouter.</p>



<p>Toujours selon le rapport, la reprise enregistrée en 2021 en Tunisie a été stimulée par l’industrie manufacturière et les services. Le choc lié à la pandémie mondiale en 2020 a provoqué une grosse récession dans le pays avec une réduction du PIB de 8,7%. L’année 2021 a été marquée par une embellie importante avec une croissance du PIB de 3,4%.</p>



<p>Cette reprise, associée à l’amélioration des performances des secteurs de l’industrie et des services, a favorisé une augmentation des exportations. La demande totale a connu une hausse, en partie grâce à une poussée de 24,5% des investissements du secteur privé, après une contraction de 26,8% en 2020.</p>



<p>Il convient de préciser ici que, elon le rapport de la BAD, le taux de croissance du PIB en Tunisie (2,5% en 2022 et 3,2% en 2023) reste inférieur à celui de la moyenne de la région de l’Afrique du Nord, qui se situera au niveau de 4,5% en 2022 et de 4,2% en 2023.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/17/tunisie-la-reprise-economique-reste-insuffisante-estime-la-bad/">Tunisie : la reprise économique reste insuffisante, estime la BAD   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les conditions de la relance économique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/17/les-conditions-de-la-relance-economique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 12:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retour de la croissance dans l’Union européenne, qui représente les deux-tiers des échanges extérieurs de la Tunisie, impulsera l’activité économique dans notre pays, qui doit s’y préparer et être en mesure, le jour J, de répondre positivement à une hausse de la demande extérieure. Cependant, des incertitudes subsistent quant à la dynamique de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/17/les-conditions-de-la-relance-economique-en-tunisie/">Les conditions de la relance économique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Croissance.jpg" alt="" class="wp-image-345926"/></figure></div>



<p><strong><em>Le retour de la croissance dans l’Union européenne, qui représente les deux-tiers des échanges extérieurs de la Tunisie, impulsera l’activité économique dans notre pays, qui doit s’y préparer et être en mesure, le jour J, de répondre positivement à une hausse de la demande extérieure. Cependant, des incertitudes subsistent quant à la dynamique de la croissance européenne pour l’année en cours, certains experts estimant que celle-ci ne saurait devenir effective et palpable qu’en 2022.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-345925"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Mohamed-Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-250347"/></figure></div>



<p>Les perspectives économiques en Tunisie pour cette année 2021 sont conditionnées par trois facteurs majeurs.</p>



<p>Le premier facteur n’est autre que la stabilité dans le pays. Si l’on regarde la scène politique nationale et les tensions permanentes qui la caractérisent, on a le sentiment que l’élite tunisienne ne sait pas exactement quoi faire pour face à des problèmes ayant un impact économique important. Cette instabilité est à l’origine du manque de confiance qui l’alimente en retour et accroît le manque de visibilité et l’instabilité dans les marchés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’équation à plusieurs inconnus de la pandémie de la Covid-19</h3>



<p>Le second facteur qui conditionne une hypothétique reprise de la croissance est l’évolution de l’incontournable pandémie de la Covid-19, puisque l’économie mondiale ne pourra pas repartir en 2021 sans l’éradication du virus, dont la virulence s’est accrue ces dernières semaines.</p>



<p>En effet, ladite pandémie a imposé des restrictions sur les activités de commerce et des services, notamment la fermeture des frontières, la limitation du tourisme et la contraction des investissements directs étrangers (IDE). Il est clair que toute éventuelle reprise est tributaire de la capacité des nations à vaincre ou non la Covid-19. Or, aujourd’hui, personne ne peut affirmer avec certitude que les vaccins mis au point permettront d’éradiquer le fameux virus au bout de quelques mois, et surtout sans conséquences négatives sur les patients vaccinés. Sachant que les mutations du virus génèrent déjà des inquiétudes dans certains pays européens, principaux partenaires économiques de la Tunisie.</p>



<p>Last but not least, le troisième facteur déterminant d’une hypothétique relance économique a trait à l’évolution de la demande extérieure. Celle-ci est atone depuis déjà un an et on ne sait pas si elle va redémarrer bientôt.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des incertitudes quant à la dynamique de la croissance européenne</h3>



<p>La reprise de l’économie européenne, que l’on espère au cours de la seconde moitié de 2021, conséquence des avancées qui seront enregistrées d’ici là dans les campagnes de vaccination, sera bénéfique à la demande extérieure adressée à la Tunisie.</p>



<p>En effet, le retour de la croissance sur le Vieux continent est de nature à tirer l’activité économique dans notre pays, qui doit s’y préparer et être en mesure, le jour J, d’y répondre positivement. Cependant, des incertitudes subsistent quant à la dynamique de la croissance européenne pour l’année en cours, et certains experts avancent que celle-ci ne saurait devenir effective et palpable qu’en 2022.</p>



<p>* <em>Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l’Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>
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		<title>Tunisie : contraintes structurelles persistantes et incertitude politique ambiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 07:23:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le dernier rapport de la Banque mondiale consacrée à la situation et aux perspectives de la Tunisie, publié en ce mois d’octobre 2020, «la fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée» pour le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-Banque-mondiale.jpg" alt="" class="wp-image-322349"/></figure>



<p><strong><em>Selon le dernier rapport de la Banque mondiale consacrée à la situation et aux perspectives de la Tunisie, publié en ce mois d’octobre 2020, «la fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée» pour le gouvernement Mechichi. Nous reproduisons ci-dessous ce rapport très alarmiste.</em></strong></p>



<span id="more-322348"></span>



<p>Après avoir réussi à circonscrire la première vague de Covid-19, la Tunisie a connu vers la mi-2020 un fort ralentissement de la croissance, de l’emploi et des recettes budgétaires qui a rendu l’ampleur du choc plus perceptible. Les perspectives économiques pour 2020 se sont dégradées depuis les dernières prévisions. Dans l’intervalle, une deuxième vague d’infections et de nouvelles turbulences sur le front politique génèrent plus d’incertitudes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faits marquants et défis</h3>



<p>La pandémie survient à un moment de grande fragilité dans l’histoire de l’économie tunisienne. En raison de l’instabilité politique qui persiste depuis la révolution, le pays peine à regagner la confiance des investisseurs, de sorte que la croissance du PIB n’a été que de 1,5 % en moyenne entre 2011 et 2019.</p>



<p>La croissance repose désormais de plus en plus sur la consommation tandis que les investissements et les exportations restent nettement inférieurs à leurs niveaux respectifs d’avant la révolution et le chômage demeure obstinément élevé à 15 %.</p>



<p>Pendant que la croissance marquait le pas, le contrat social qui considère le secteur public comme une source d’emplois et un garant de l’accessibilité financière a conduit à la détérioration du contexte budgétaire sous le poids d’une masse salariale publique considérable et des subventions aux prix à la consommation.</p>



<p>Les autorités tunisiennes ont bien géré la première vague de la pandémie, évitant qu’elle se propage à grande échelle en imposant très tôt un confinement strict. Elle a ainsi pu lever toutes les mesures de confinement et rouvrir les frontières dès début juillet. Cependant, une nouvelle vague d’infections est apparue, qui dépasse la première en gravité. À titre d’exemple, 477 nouvelles infections ont été enregistrées le 14 septembre, contre un pic de 61 cas en avril. Les cas sont principalement concentrés dans des groupes déterminés. La gestion de la crise tient à la recherche de contacts et à des confinements localisés, mais les mesures de distanciation sociale limitées entravent le respect du confinement.</p>



<p>Un autre défi majeur concerne la capacité de reconstruire l’économie après ce choc. La fragmentation de l’environnement politique, l’insuffisance des ressources budgétaires et la pression sociale exercée de plus en plus par une population frustrée laissent entrevoir une marge de manœuvre limitée.</p>



<p>Pourtant, les réformes dont le pays a besoin pour améliorer sa situation budgétaire, restaurer la confiance des investisseurs et accroître sa productivité sont plus urgentes que jamais.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évolutions récentes</h3>



<p>La pandémie a un impact plus lourd qu’initialement prévu. Le confinement a affaibli l’offre et la demande intérieures, entraînant une contraction du PIB de 21% (en glissement annuel) au deuxième trimestre. Dans le même temps, la réduction de la demande extérieure et les restrictions de voyage ont fait baisser les recettes touristiques de 47% ainsi que les exportations de produits mécaniques et électriques et de textiles (qui sont les principales exportations manufacturières de la Tunisie) de 27% vers la mi-2020, en glissement annuel.</p>



<p>D’autres facteurs influent également sur la croissance cette année. De nouveaux bouleversements politiques provoqués par la démission du gouvernement d’Elyes Fakhfakh formé récemment ont plongé le pays dans une plus grande incertitude, et les interruptions de travail plombent la production minière.</p>



<p>Pris ensemble, ces facteurs devraient contribuer à un ralentissement de l’économie de 9,2% en 2020, ce qui représente une baisse par rapport aux premières prévisions de -4 % en lien avec la Covid. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le chômage soit passé de 15 à 18% au deuxième trimestre de l’année, un niveau atteint pour la dernière fois pendant la révolution de 2011. La pauvreté et la vulnérabilité devraient augmenter et inverser la tendance à la réduction rapide de la pauvreté observée ces dernières années.</p>



<p>Les témoignages recueillis dans le cadre d’une série d’entretiens téléphoniques menés conjointement par l’Institut national de la statistique (INS) et la Banque mondiale semblent indiquer que la pandémie a modifié les habitudes alimentaires. En effet, les ménages les plus pauvres ont réduit leur consommation alimentaire ou commencé à consommer des aliments moins appréciés. Pour faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires ou compenser les pertes d’emplois, les ménages ont puisé dans leurs économies, reçu de l’aide ou emprunté de l’argent à des proches et différé le paiement de leurs obligations.</p>



<p>En 2020, l’extrême pauvreté mesurée sur la base du seuil de pauvreté international de 1,9 dollar en PPA restera inférieure à 1 %, tandis que la pauvreté mesurée sur la base d’un seuil de 3,2 dollars en PPA devrait augmenter d’environ 1,3 point de pourcentage, passant de 2,9 à 4,2 %. En outre, le pourcentage de la population susceptible de basculer dans la pauvreté devrait croître en 2020. L’utilisation d’un seuil de dépenses de 5,5 dollars en PPA ferait grimper le nombre de pauvres et de personnes exposées à la pauvreté, qui passerait de 16,6 à 22 % de la population totale.</p>



<p>D’après les prévisions, le déficit du compte courant reste élevé, s’établissant à 7,1% du PIB en 2020. Il s’agit cependant d’une amélioration par rapport aux 8,8% de 2019, les importations diminuant plus vite que les exportations. Ces facteurs sont de nature à soutenir l’accroissement continu des réserves de change, qui couvraient 142 jours d’importations en août (contre 95 jours un an plus tôt).</p>



<p>En revanche, le déficit budgétaire a été aggravé par une baisse de 11 % des recettes en milieu d’année, qui fait écho au ralentissement de l’activité économique et aux mesures de report d’impôts. La masse salariale a augmenté de 14% à la mi-2020, ajoutant aux pressions sur les dépenses et signalant l’absence de progrès dans la maîtrise du fichier solde de l&rsquo;État.</p>



<p>Ces développements accroissent la vulnérabilité liée à la dette : on prévoit en effet que la dette publique devrait passer de 72,2% du PIB en 2019 à un pic de 86,6% du PIB en 2020, ce qui est nettement supérieur à l’indice de référence du fardeau de la dette des marchés émergents établi à 70% du PIB.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives</h3>



<p>Après une contraction anticipée de 9,2% en 2020, la croissance devrait temporairement s’accélérer pour s’établir autour de 6% à mesure que les effets de la pandémie s’estompent. Cependant, après cette brève embellie, la trajectoire de la croissance devrait revenir à un rythme plus modéré d’environ 2 %.</p>



<p>Dans ce contexte, le déficit du compte courant devrait rétrécir en même temps que les industries d’exportation remontent la pente. Cette amélioration se produirait à pas lents, compte tenu des contraintes structurelles persistantes et de l’incertitude politique ambiante.</p>



<p>Le déficit budgétaire quant à lui devrait se creuser pour atteindre 8,1% du PIB en 2020, avant de diminuer progressivement jusqu’à 4,5 % d’ici 2022, au regard des risques baissiers liés à une masse salariale croissante.</p>



<p>Les perspectives de réformes pour soutenir la reprise s’annoncent difficiles. La population étant déjà mise à rude épreuve par ce choc sans précédent, il y a peu de marge de manœuvre pour améliorer les perspectives budgétaires en réduisant la masse salariale et les subventions non ciblées.</p>



<p>Des réformes structurelles visant à améliorer les performances des entreprises publiques, à accroître la contestabilité des marchés et à lutter contre la corruption sont de plus en plus nécessaires, mais elles dépendront de la capacité du nouveau gouvernement de technocrates formé en septembre 2020 par Hichem Mechichi à dégager un consensus sur la mise en œuvre des réformes nécessaires.</p>



<p>Les risques pour la sécurité constituent une autre préoccupation pour l’avenir, compte tenu des incidents ponctuels (dont le plus récent remonte au 6 septembre) qui entravent les perspectives de reprise du tourisme. Après avoir accusé une augmentation en 2020, la pauvreté devrait commencer à diminuer à partir de 2021, bien que lentement.</p>



<h4 class="has-text-align-center wp-block-heading"><em>Les faits saillants du rapport :</em></h4>



<p><em>1- la contraction prévue pour 2020 est -9,2% ;<br>2- une récession qui fait augmenter le taux de chômage à plus de 18% ;<br>3- la dette atteindra 86,6% du Pib, ce qui est au-delà de la moyenne de 71% pour les pays comparables;<br>4- la baisse des recettes fiscales de 11% et l augmentation de 14% de la masse salariale creusent le déficit budgétaire et aggrave la vulnérabilité de l’État;<br>5- désormais, l’économie est maintenue à flot par la consommation, et plus par l’investissement qui est plombé par le contexte qui n’attire plus les investisseurs&#8230;<br>Le tourisme a perdu 47% de ses recettes!<br>6- le gouvernement doit créer un consensus politique autour des réformes économiques à mener en urgence&#8230; dont les principales sont liées aux dysfonctionnements de l’Etat&#8230; et aux rétablissements des équilibres macro- économiques.</em></p>
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		<title>Perspectives économiques en Afrique du Nord 2020 : une reprise au conditionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 08:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[pandémie de Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pandémie de Covid-19, qui figure parmi les plus grandes crises sanitaire, économique et sociale de ce début de 21e siècle, frappe durement les pays nord-africains. Ses conséquences multiples sont sans précédent sur la santé, l’emploi et la croissance économique, selon l’édition 2020 des Perspectives économiques en Afrique du Nord, publiée, mardi 14 juillet 2020,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/15/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2020-une-reprise-au-conditionnel/">Perspectives économiques en Afrique du Nord 2020 : une reprise au conditionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Perspectives-économiques-en-Afrique.jpg" alt="" class="wp-image-308027"/></figure>



<p><strong><em>La pandémie de Covid-19, qui figure parmi les plus grandes crises sanitaire, économique et sociale de ce début de 21e siècle, frappe durement les pays nord-africains. Ses conséquences multiples sont sans précédent sur la santé, l’emploi et la croissance économique, selon l’édition 2020 des Perspectives économiques en Afrique du Nord, publiée, mardi 14 juillet 2020, par la Banque africaine de développement.</em></strong></p>



<span id="more-308026"></span>



<p>Face à cette crise inédite, les pays de la région ont pris des mesures sanitaires et budgétaires pour endiguer la propagation du virus et protéger leurs populations. L’important ralentissement, dû à l’interruption de l’activité dans plusieurs secteurs, a eu des incidences socio-économiques de grande ampleur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La reprise économique en Afrique du Nord est prévue en 2021</h3>



<p>En Afrique du Nord, l’accélération de la levée des restrictions accentue l’incertitude et laisse place à une reprise selon deux scénarios distincts : le premier, de référence, table sur une sortie de crise à partir de juillet 2020. Le second, plus pessimiste, voit persister la pandémie jusqu’en décembre 2020. Selon le premier scénario, la croissance régionale perdrait 5,2 points de pourcentage, ce qui détériorerait la croissance à -0,8 %. Ce recul se situerait, dans le second scénario, à -6,7 points de pourcentage, générant une récession de -2,3 %. En 2021, la reprise économique est prévue, avec une croissance nord-africaine de 3,3% dans le scénario de référence et de 3% dans le scénario pessimiste.</p>



<p>Le rapport précise que l’Afrique du Nord était, en 2019, pour la seconde année consécutive, la deuxième région la plus performante d’Afrique, avec une croissance de 3,7 %. Les estimations montrent néanmoins des performances contrastées entre l’Algérie, l’Égypte, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. Ainsi, la Mauritanie et l’Égypte ont enregistré les résultats les plus solides dans la région, avec un taux de croissance, en 2019, de 6,7 % et de 5,6 %. La croissance est estimée à 2,5 % au Maroc, légèrement en baisse par rapport à 2018. En Algérie et en Tunisie, la croissance était atone, respectivement à 0,7 % et 1 %.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La deuxième région la plus performante d’Afrique</h3>



<p>Il ressort des Perspectives économiques en Afrique du Nord 2020 que les secteurs des services, du tourisme et de l’industrie, plus forts contributeurs à la croissance régionale, ont été fortement touchés par les nombreuses mesures de restriction. Le rapport indique que l’impact défavorable de la pandémie sur la demande mondiale ainsi que sur les cours des produits de base devrait entraîner une détérioration des déficits budgétaires et des comptes courants dans les pays de la région. Le déficit budgétaire pourrait, dans le scénario pessimiste, atteindre en moyenne 10,9 % du PIB régional en 2020. En 2019, le solde budgétaire estimé à -5,6% du PIB régional, au-dessus de la moyenne africaine de &#8211; 4,7%.</p>



<p>S’agissant des comptes courants, les pays nord-africains ont enregistré, en 2019, un déficit moyen à 4,4 % du PIB. Sur la base d’une hypothèse de réduction de 7,9 % de la demande mondiale et d’un cours du brut à un niveau de 20 dollars américains le baril, le scénario pessimiste laisse entrevoir un déficit de 11,4 % du PIB en 2020.</p>



<p>Cette situation est attribuable surtout au déficit des pays exportateurs de pétrole (20 % et 19,8 % du PIB en Algérie et en Libye) mais également à la Mauritanie (17 %) et à la Tunisie (12,2 %), dont les principaux partenaires commerciaux, la Chine et les pays européens, devraient être en récession en 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les disparités sociales et régionales s’aggravent</h3>



<p>Par ailleurs, le rapport souligne que la croissance n’a pas été inclusive en Afrique du Nord. Les disparités sociales et régionales, déjà importantes, se sont aggravées en raison des répercussions socio-économiques de la pandémie. Pour y faire face, le document recommande d’engager des réformes structurelles, qui renforcent l’efficience du secteur public et la compétitivité du secteur privé, dans le but de créer davantage d’emplois. Dans cette optique, le rapport appelle les pays nord-africains à maintenir l’effort budgétaire pour préserver les ménages et les entreprises affectés. Le développement de l’agro-industrie est également préconisé pour promouvoir les chaînes de valeur agricoles locales. Les pays devraient enfin chercher à renforcer leur intégration et ouverture commerciales, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).</p>



<p>Selon les Perspectives économiques régionales, l’investissement dans le capital humain et les compétences est une condition indispensable à l’accélération du développement économique. En Afrique du Nord, l’adaptation des compétences aux nouveaux métiers induits par la quatrième révolution industrielle nécessitera de coordonner les réformes des systèmes d’éducation et de formation, note le rapport. Pour les travailleurs en activité, les pays devraient mettre en place davantage de mécanismes efficients pour la promotion de la formation en cours d’emploi.</p>



<p>Afin de promouvoir l’investissement privé dans certains secteurs stratégiques, les gouvernements de la région pourraient envisager de fournir des subventions subordonnées à la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes. Le développement du secteur manufacturier est, quant à lui, véritablement déterminant pour la croissance économique car il fournit des emplois productifs et bien rémunérés à un grand nombre de travailleurs.</p>



<p>Dans l’ensemble, les effets négatifs de la pandémie seront liés à la gravité et à la durée de la pandémie, à l’efficacité des mesures de riposte engagées et au niveau des ressources consacrées à l’endiguement de la crise.</p>



<p>Les <strong><a href="https://www.afdb.org/fr/documents-publications/perspectives-economiques-en-afrique#:~:text=africaine%20de%20demain-,Perspectives%20%C3%A9conomiques%20en%20Afrique%20%3A%20Former%20la%20main%2Dd'%C5%93uvre,performances%20plus%20%C3%A9lev%C3%A9es%20du%20pass%C3%A9." target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Perspectives économiques en Afrique</a></strong> est une publication phare du Groupe de la Banque africaine de développement. Elle offre une vue d’ensemble des économies des 54 pays d’Afrique. L’institution l’étoffe désormais de cinq rapports, chacun dédié aux cinq sous-régions du continent.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/15/perspectives-economiques-en-afrique-du-nord-2020-une-reprise-au-conditionnel/">Perspectives économiques en Afrique du Nord 2020 : une reprise au conditionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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