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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Moyen-Orient &#124; Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 10:10:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etant donné la situation volatile au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution des indicateurs économiques en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économiste Aram Belhadj a publié un <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=10244924706352069&amp;id=1222856386&amp;rdid=XYDTeqD0usLNmYWM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a>, dont nous publions ci-dessous la traduction, où il analyse l’évolution de la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences possibles sur l’économie tunisienne qui traverse, depuis plusieurs années, une crise structurelle chronique : faible croissance, inflation, déficit budgétaire et endettement, intérieur et extérieur dépassant 80% .</em></strong></p>



<span id="more-19669782"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution future des indicateurs économiques en Tunisie:</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le plus probable est celui d’un conflit gelé (c’est-à-dire le maintien de la situation actuelle sans résolution définitive). Le prix du baril se situerait alors entre 95 et 110 dollars, entraînant un déficit budgétaire avoisinant les 20 milliards de dinars, un déficit commercial proche de 25 milliards de dinars et des réserves de change se situant au seuil de 90 jours d’importation à la fin de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Une désescalade négociée réduisant les tensions dans le détroit d’Ormuz (et potentiellement celui de Bab-el-Mandeb). Dans ce cas de figure, le prix du baril redescendrait vers une fourchette de 75 à 85 dollars ; cela permettrait d’enrayer l’érosion des réserves de change et de ralentir l’aggravation des deux déficits, tout en favorisant un recul progressif de l’inflation vers 5 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le moins probable (mais le plus dangereux) est celui d’une escalade majeure, impliquant une frappe américano-israélienne d’envergure, le retrait de l’Iran du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) et la fermeture quasi totale des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Le prix du baril de Brent se situerait alors entre 130 et 150 dollars, entraînant un déficit budgétaire supérieur à 22 milliards de dinars, une inflation pouvant dépasser 8 % et des réserves risquant de tomber sous le seuil de couverture de 90 jours d’importations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, à ce stade, c’est le canal commercial — et non monétaire — qui prévaut ; cette situation résulte du gel des prix des carburants, qui transfère le choc vers la balance des paiements plutôt que de l’imputer directement au portefeuille du consommateur. Toutefois, la donne changerait inévitablement si le premier scénario, et surtout le troisième, venaient à se concrétiser.<em></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 06:38:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El-Mandeb]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[mer Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde redoute les conséquences de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen pour contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Houthis ont avancé vers l’ouest du Yémen, les forces armées du gouvernement internationalement reconnu et soutenues par l’Arabie Saoudite se sont rapidement effondrées et ont battu retraite et les Houthis se sont emparés du détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime reliant la mer Rouge au Golfe d’Aden et seule alternative pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz et pour exporter le pétrole saoudien. Comment ce scénario cauchemardesque a-t-il pu avoir lieu ? Concomitamment, des drones venus d’Irak ont frappé l’oléoduc Est-Ouest saoudien conduisant à sa fermeture. Ces événements n’ont pas uniquement donné des sueurs froides aux Saoudiens mais le monde entier retient son souffle car les conséquences peuvent être désastreuses que ce soit pour l’énergie surtout avec l’arrivée prochaine de l’hiver mais aussi pour le commerce international en général.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19644090"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em><a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/houthi-advance-yemen-bab-al-mandeb-strait-bf8pwhf7c?eafs_enabled=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sunday Times</a></em>, version du week-end du <em>Times</em>, Mark Urban s’est interrogé sur les conséquences pour le monde de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen. Il y soutient que l’effondrement soudain des forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen a engendré un scénario catastrophe, les forces supplétives iraniennes s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb et perturbant le commerce mondial du pétrole. La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis a déclenché une crise profonde. Compte tenu de l’impasse dans le conflit américano-iranien, cette situation représente des risques importants pour les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un scénario désastreux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Saoudiens, qui soutiennent depuis longtemps les forces gouvernementales yéménites, le contrôle de cette voie maritime vitale, conjugué à d’autres crises, a créé un scénario désastreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les Houthis ont lancé des attaques contre des installations énergétiques et des infrastructures civiles saoudiennes, faisant des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé la fermeture de l’oléoduc reliant l’est et l’ouest du pays, un contournement crucial du détroit d’Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l’Irak. Les alliés de l’Arabie saoudite, des États-Unis au Pakistan, en passant par l’Égypte et la Turquie, se sont abstenus, pour l’instant, de fournir un soutien militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement soudain d’équilibre des forces est surprenant, d’autant plus que les forces gouvernementales yéménites avaient réalisé des progrès significatifs jusqu’au milieu de la semaine dernière, progressant vers l’ouest du pays. Il est intervenu après un mois marqué par une augmentation notable des exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zt6WhgOG6T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/embed/#?secret=UkgwUmUtTB#?secret=zt6WhgOG6T" data-secret="zt6WhgOG6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après une avancée fulgurante en fin de semaine dernière, les forces houthies ont annoncé avoir pris le contrôle de la côte de la mer Rouge, s’assurant ainsi un accès vital via le détroit de Bab el-Mandeb. Mohammed al-Farah, membre du bureau politique houthi, a déclaré sur les réseaux sociaux que <em>«cette victoire devrait être une leçon marquante et un avertissement pour ceux qui comptent encore sur la puissance saoudienne»</em>. Il a également menacé de détruire la principale raffinerie de pétrole du royaume, Ras Tanura, en cas de frappes aériennes saoudiennes sur Mocha, le port conquis par les Houthis jeudi lors de leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’interrogeant sur la manière dont les Houthis ont réalisé cet exploit et sur sa signification, Urban a souligné que les désaccords entre les factions anti-houthies impliquées dans le conflit, ainsi que les relations tendues entre elles ont joué un rôle important dans les récents développements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, des avions de combat saoudiens ont bombardé des groupes yéménites alliés aux Émirats arabes unis, contraignant les forces émiraties à se retirer du Yémen. Le groupe houthi a exploité cette situation et contrôle désormais des zones où habitent 75% de la population yéménite alors même que les Zaïdites, le groupe confessionnel auquel appartiennent les Houthis, ne représentent qu’un tiers des 34 millions d’habitants du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echec de l’Arabie saoudite et des États-Unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au soutien militaire et aux conseils des Gardiens de la révolution iraniens, les Houthis ont pu constituer une armée plus importante et plus redoutable. Bien que leurs forces combattantes actives ne dépassent pas 20000 hommes, avec les réserves, ce chiffre atteint plus de 150000, surpassant ainsi les effectifs de l’armée du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la petite taille du pays, les forces gouvernementales, relativement peu nombreuses et souvent légèrement armées, peinent à maintenir leurs positions. Ces derniers jours, assiégées dans les régions désertiques de l’ouest, elles se sont effondrées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des soldats en fuite humiliés alors qu’ils traversent le désert, certains s’arrêtant pour vendre leurs armes au bord de la route. Ailleurs, des factions rivales, se réclamant du même camp, se moquent des soldats qui ont battu retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains témoignages, les Houthis auraient utilisé un faux message généré par intelligence artificielle, prétendument envoyé par le commandant des forces gouvernementales, ordonnant un retrait général. Ils ont sans aucun doute profité du manque de coordination entre les forces gouvernementales, les Saoudiens et les Américains, ce qui a entraîné un soutien aérien inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, l’échec de l’Arabie saoudite et des États-Unis ces dernières années à contenir les Houthis est largement dû à leur dépendance à la puissance aérienne et à l’absence de forces terrestres efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas contre Israël, les Houthis ont subi des frappes aériennes israéliennes, britanniques, saoudiennes et américaines. Nombreux sont ceux qui ont remis en question la campagne de bombardements américains de huit semaines l’année dernière, mais celle-ci, conjuguée aux diverses incitations financières offertes par l’Arabie saoudite, a peut-être empêché les Houthis de mettre à exécution leurs menaces répétées de fermer le détroit de Bab el-Mandeb et de paralyser le secteur pétrolier du royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran en février, les Houthis sont restés neutres et largement à l’écart de l’escalade du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la situation a changé après l’effondrement du mémorandum d’entente américano-iranien en juillet. La République islamique a alors utilisé ses alliés de l’Axe de la résistance pour accroître son influence dans la région en réponse au blocus américain du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont exploité la faiblesse des forces gouvernementales, brisant leur contrôle sur la côte et le détroit de Bab el-Mandeb. Les répercussions de cette situation commencent à se faire sentir sur les prix mondiaux de l’énergie et renforcent la position de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture de l’oléoduc saoudien aggrave les difficultés tant pour le pays que pour les États-Unis. Cet oléoduc transportait environ 5% de l’approvisionnement mondial en pétrole, selon <em>Reuters</em>. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril la semaine dernière pour la première fois depuis juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite se trouve confrontée à plusieurs choix difficiles. Ni la Turquie ni le Pakistan ne se sont empressés de fournir une assistance militaire dans le cadre de l’Accord de La Mecque pour la défense conjointe et le ministère saoudien des Affaires étrangères a exclu toute aide de ce type.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De même, <em>Axios</em> a rapporté vendredi que les États-Unis avaient rejeté une demande saoudienne d’effectuer des frappes aériennes jeudi. Tariq Saleh, commandant de la coalition combattant les Houthis, a déclaré mercredi à <em>CNN</em> que les récentes déclarations concernant un soutien américain n’étaient que des paroles en l’air. Les risques sont désormais manifestes : contrôle des voies maritimes internationales par les Houthis, diminution continue des approvisionnements pétroliers saoudiens, renforcement significatif de l’Iran et reprise des hostilités et de la crise humanitaire au Yémen même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une option envisagée est la reconquête de l’île de Perim, qui permettrait de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. L’île est située près des bases américaines de Djibouti, de l’autre côté du détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, cette option est envisageable, mais la probabilité d’un déploiement de troupes américaines sur le territoire yéménite est extrêmement faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens, forts de leur expérience malheureuse lors de leur dernière invasion, sont parfaitement conscients des difficultés opérationnelles sur place. Cependant, la menace qui pèse sur leurs intérêts nationaux vitaux pourrait ne leur laisser d’autre choix. Farea al-Muslimi, de Chatham House à Londres, a déclaré : <em>«Je serais très surpris si les Saoudiens ne lançaient pas une guerre à grande échelle au Yémen dans les plus brefs délais»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux experts estiment qu’il est possible de reconstruire les forces gouvernementales yéménites, voire de rétablir une coopération fructueuse entre les États du Golfe dans ce dossier, cela ne se fera pas rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les pressions sur le marché de l’énergie, la hausse des prix des carburants et l’arrivée de l’hiver dans les pays occidentaux influenceront considérablement les décisions des responsables politiques. Les Saoudiens concluront probablement qu’ils doivent faire des concessions à la fois aux Houthis et à l’Iran, ce qui pourrait offrir aux faucons de Téhéran une occasion cruciale de s’opposer au président Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="48H3cDurG9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/embed/#?secret=vuvY6bT4HQ#?secret=48H3cDurG9" data-secret="48H3cDurG9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, son sel et son pétrole &#124; Que vaut une souveraineté sans capacité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cotusal]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisation souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[sel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie parle à nouveau de souveraineté et de nationalisation des richesses. Encore faut-il  arriver à  transformer une ressource en richesse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/">La Tunisie, son sel et son pétrole | Que vaut une souveraineté sans capacité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre posséder une ressource et en maîtriser la valeur ajoutée, il existe tout un monde : celui des compétences, de la technologie, du financement et de la capacité à décider. Aujourd&rsquo;hui, la Tunisie parle à nouveau de souveraineté et de nationalisation des richesses. Cette fois c&rsquo;est le pétrole qui revient au centre des imaginaires politiques, comme hier le sel. Mais que vaut une propriété qui ne parvient pas à transformer une ressource en richesse pour elle-même ?</em></strong> <em>(Photo: Marais salant à Monastir). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-19603252"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a un mot qui revient dans une société lorsqu&rsquo;une blessure collective cherche à se dire : <em>«souveraineté»</em>. Ce mot n’est jamais strictement économique : il charrie le sentiment d’avoir été dépossédé, et cette douleur de voir partir ailleurs une valeur produite ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque ce poids devient trop lourd, une réponse simple s’impose parfois au corps social : reprendre. Mais reprendre quoi ? Et surtout : reprendre comment ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26 juillet 1956, à Alexandrie, Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation du canal de Suez. L’événement est devenu un symbole mondial de souveraineté, mais il serait trompeur d’en faire une réussite simple : la nationalisation fut suivie d’une crise internationale majeure et d&rsquo;une intervention militaire franco-britannique et israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une idée demeure pourtant : la décision politique ne pouvait pas rester au niveau du discours. Il fallait prendre le contrôle de l’infrastructure et assurer la continuité du trafic. L’État ne disait pas seulement <em>«c’est à nous»</em> ; il devait démontrer qu’il était capable de le faire fonctionner. C’est peut-être là la véritable leçon de Suez : le passage difficile de la propriété proclamée à la capacité opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du sel tunisien pose une question similaire. La convention avec Cotusal remonte à 1949, renouvelée en 1999 puis en 2014, dans un cadre régulièrement contesté. En 2018, son capital était détenu à 65 % par des intérêts étrangers et à 35 % par des intérêts tunisiens. En 2019, le gouvernement décide de ne pas prolonger la convention au nom de l’intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le geste est politiquement fort. Mais une question commence après l’annonce : qu’avons-nous réellement repris ? Mettre fin à une convention n&rsquo;est pas encore maîtriser une filière. <em>«La propriété privée nous a rendus si sots et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous l’avons»</em>, écrivait Karl Marx, dans ses <em>‘‘Manuscrits de 1844’’.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le sel ne devient réellement <em>«à nous»</em> que lorsque nous développons la capacité technologique et organisationnelle de le transformer nous-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que peut l’Etap ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au pétrole, l’Entreprise tunisienne d&rsquo;activités pétrolières (Etap) existe précisément pour porter cette capacité nationale. Le débat actuel ne devrait pas rejouer le scénario du sel — proclamer une reprise avant de mesurer le chantier — mais interroger ce que l’Etap a réellement les moyens de faire : négocier des associations plus favorables, exiger davantage de transfert de technologie, former des ingénieurs capables de piloter l’exploration et la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une compétence ne devient une capacité nationale que lorsqu’elle est transmise, exercée et assumée. Il ne suffit pas de former des ingénieurs : encore faut-il que les savoirs soient capitalisés et que l’organisation sache transformer l’expertise individuelle en intelligence collective. C’est l’un des objets de la psychologie organisationnelle : confiance, transmission, coopération, leadership.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sel a montré qu’une décision de souveraineté ouvre parfois un chantier immense. Le pétrole offre peut-être l’occasion inverse : préparer avant de reprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des voix politiques réclament encore la <em>«nationalisation des richesses»</em>. Pourtant, aucune décision officielle n’a été annoncée, et la production continue de reculer : environ 109 000 tonnes en janvier 2025, soit 12 % de moins qu’un an plus tôt. La question n’est pas simplement de savoir si le pétrole est tunisien, mais quelle part de la valeur qu’il génère reste réellement en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté nominale et souveraineté effective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pétrole n’est pas un objet que l’on possède ou non, c’est une chaîne : explorer, forer, transformer, négocier, former, innover. À chaque étape, la valeur créée peut être captée localement, partagée, ou transférée à l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juridiquement, la ressource appartient au pays. Économiquement, une partie importante de la richesse peut lui échapper. L’enjeu n’est donc pas seulement la propriété du gisement, mais la part de valeur ajoutée créée, captée et réinvestie localement : en amont, dans les clauses de transfert de compétence négociées avec les opérateurs internationaux ; en aval, dans la capacité à transformer plutôt qu’à exporter brut ; entre les deux, dans une formation d’ingénieurs qui s&rsquo;enracine localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici distinguer deux choses. La souveraineté juridique donne le droit de décider : signer, rompre un contrat, nationaliser. La souveraineté effective donne les moyens de faire&nbsp;: choisir avec qui travailler et à quelles conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne signifie pas nécessairement l’autarcie, ni tout faire seul. C’est peut-être cette nuance qui manque à notre débat : le choix n’est pas entre fermer la porte au monde ou remettre les clés de la maison à l’autre. Il existe une troisième voie : coopérer sans abandonner progressivement la capacité d’apprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous ne regardons pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours plus facile de regarder à l’extérieur : l’investisseur, l’entreprise étrangère, le contrat. Nous regardons moins nos ingénieurs, nos chercheurs, notre mémoire institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la première matière première d’une économie moderne est peut-être la compétence, et une souveraineté fondée sur la compétence suppose aussi de savoir la retenir. Former un ingénieur pour le voir partir faute de perspectives, c’est parfois exporter silencieusement une partie de notre capacité future. Ici encore, l’économie rencontre la psychologie : retenir les talents dépend aussi de reconnaissance, d’autonomie et de la possibilité de se projeter dans une organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nation peut disposer de pétrole et d’institutions ; si elle ne parvient pas à transmettre ces savoirs, sa souveraineté restera partielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désir de nationalisation ne doit pas être caricaturé : il exprime une aspiration légitime à la justice et à l’autonomie. Mais ce désir doit rencontrer le principe de réalité&nbsp;; rompre un contrat sans préparation industrielle peut produire une victoire symbolique et une défaite économique différée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc pas de choix mais de construction : des compétences, une expertise, une mémoire institutionnelle, une part croissante de valeur ajoutée tunisienne. Une position mature ne dit pas <em>«nous n’avons besoin de personne»</em>, mais : <em>«nous pouvons travailler avec vous sans devenir incapables de travailler sans vous.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre désir et réalité, reprendre la valeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la nationalisation du canal de Suez devient plus qu’un événement historique : une question adressée à toutes les nations qui cherchent leur indépendance. Veulent-elles posséder leurs ressources, ou construire la capacité de les transformer en richesse ? La différence est immense : celle qui sépare une propriété d’une stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre véritable richesse ne se trouve peut-être ni sous la terre, ni dans la mer, mais dans notre capacité à transformer ce que nous avons en valeur ajoutée, à en retenir une part significative, et à la réinvestir dans nos compétences et nos générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors la question n’est peut-être pas : <em>«à qui profite notre pétrole ?»</em>, mais : <em>«quelle valeur sommes-nous capables d’en créer, quelle part sommes-nous capables d’en retenir, et que sommes-nous capables d’en faire ? »</em> C’est là que commence la véritable souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Psychothérapeute intégrative et consultante en psychologie organisationnelle</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/">La Tunisie, son sel et son pétrole | Que vaut une souveraineté sans capacité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 07:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La carte énergétique mondiale est en train de basculer davantage vers le Texas et le reste des Amériques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/la-carte-energetique-se-deplace-du-moyen-orient-aux-ameriques/">La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le pétrole de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud est en train de concurrencer sérieusement celui du Moyen-Orient et ce n&rsquo;est pas uniquement lié au contexte géopolitique relatif à la guerre d’Iran. Le président américain Donald Trump a toujours soutenu aussi bien la multiplication des plateformes de forage que la production effrénée du gaz de schiste. C’est un nouveau paysage énergétique qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Aujourd’hui, le fameux slogan de Trump lors de sa campagne présidentielle «Drill baby, drill!» (Fore chérie, fore!) est en train de se matérialiser.</em></strong> <em>(La carte pétrolière mondiale bascule davantage vers le Texas et le reste des Amériques. Photographe : Daniel Acker/Bloomberg). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19505297"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-08-17/us-and-americas-challenge-to-middle-east-oil-supremacy-won-t-stop?srnd=undefined" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> préparée par Javier Blas, la carte mondiale du pétrole se déplace de plus en plus vers le Texas et le reste des Amériques. Pendant quelques semaines en 2026, les Amériques ont produit près de la moitié du pétrole mondial. Ce fut un moment exceptionnel, même s’il fut de courte durée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait en partie d’une anomalie statistique due aux circonstances exceptionnelles créées par la guerre d’Iran qui a paralysé une grande partie du secteur énergétique du Golfe mais c’était aussi un indicateur concret d’une forte augmentation de la production, déplaçant le centre de gravité du marché pétrolier mondial du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation de la production et le réalignement qui l’accompagne devraient se poursuivre jusqu’en 2027, voire bien au-delà, contrebalançant significativement la pression à la hausse sur les prix du pétrole résultant d’une guerre prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, plusieurs facteurs ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau relativement bas par rapport au mois de mars. La mise à disposition des réserves stratégiques y contribue, tout comme les oléoducs qui contournent les goulets d’étranglement offshore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine a également drastiquement réduit ses importations, libérant ainsi davantage de barils pour d&rsquo;autres acheteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Boom pétrolier sur le continent américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le volume de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz reste supérieur à ce que l&rsquo;on croit (ce n’est pas une fermeture totale comme au mois de mars lorsque la guerre battait son plein).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le boom pétrolier sur le continent américain constitue un autre facteur important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la révolution du gaz de schiste américain est l’un des événements géoéconomiques les plus sous-estimés de ces 25 dernières années, la forte augmentation de la production pétrolière dans le reste des Amériques, notamment au Brésil et au Canada, passe bien inaperçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette augmentation est d’autant plus remarquable compte tenu de l’effondrement de la production dans deux des principaux pays producteurs historiques de la région : le Venezuela, en raison d’une mauvaise gestion politique, et le Mexique, pour des raisons géologiques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NQXRZ1y4bS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=Lv6sxnHKwC#?secret=NQXRZ1y4bS" data-secret="NQXRZ1y4bS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">42 millions de barils par jour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Amériques produisent actuellement environ 39,5 millions de barils par jour de pétrole brut et autres liquides pétroliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le continent produit environ 2,5 millions de barils par jour d’éthanol et de biodiesel, des quantités généralement comptabilisées dans la production pétrolière totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela porte le total à 42 millions de barils par jour, plus que toute autre région du monde, y compris le Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hymne national américain proclame les États-Unis <em>«terre de la liberté et patrie des braves»</em> mais le boom énergétique est devenu si massif qu’on pourrait affirmer que le continent se transforme en une terre de magnats du pétrole et un foyer de richesse pétrolière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En temps normal, les Amériques représentent environ 40% de la production mondiale totale de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques semaines seulement, en mars, ce chiffre a bondi à un peu plus de 45% après que l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont été contraints de fermer leurs puits de pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une manne inestimable pour un continent où de nombreux pays sont préoccupés depuis des décennies par le problème de leur dépendance au pétrole étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2000, les Amériques ne représentaient qu’environ 26% de la production mondiale, et ce, avant même la chute spectaculaire de la production au Venezuela et au Mexique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance est tout aussi importante que le volume. Toutefois, le volume de production n’est pas le seul indicateur important. Son taux de croissance l’est tout autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Amériques produisent actuellement environ 1,6 million de barils par jour de plus qu’il y a un an, soit suffisamment pour couvrir environ le double de la croissance annuelle habituelle de la demande mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette croissance dépasse les prévisions de la plupart des analystes il y a quelques mois à peine. Par rapport à il y a deux ans, le continent produit désormais 3,2 millions de barils supplémentaires par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq pays sont à l&rsquo;origine de la majeure partie de cette augmentation: Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Guyana et l’Argentine. Un sixième pays, le Venezuela, rejoint cette tendance cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, cette hausse va s’accélérer, les entreprises passant d’une stratégie de <em>«production stagnante»</em> à une croissance à un chiffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, les États-Unis ont produit environ 13,7 millions de barils par jour de pétrole brut, 8 millions de barils par jour d&rsquo;autres liquides pétroliers et environ 1,5 million de barils par jour de biocarburants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pétrole brut est de loin le composant le plus important, et sa production devrait bientôt atteindre 14 millions de barils par jour et continuer d’augmenter tant que les prix du pétrole resteront supérieurs à 70 dollars le baril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production d’autres liquides et de biocarburants devrait également augmenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La hausse des prix relance les plateformes de forage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du pétrole étant restés plus élevés que prévu il y a quelques mois, le nombre de plateformes de forage actives a atteint son plus haut niveau en un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre d’équipes chargées de la préparation des puits et de leur mise en production a également atteint un niveau record en 16 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les gains d’efficacité et l’augmentation des forages et des complétions de puits, un autre facteur crucial apparaîtra au second semestre à savoir la reprise des prix du gaz naturel dans le bassin permien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste forent dans le Permien, qui s’étend de l’ouest du Texas au sud-est du Nouveau-Mexique, elles produisent généralement du gaz naturel en même temps que du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production de ce <em>«gaz associé»</em> a plus que triplé depuis 2018, dépassant la demande intérieure et la capacité des pipelines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des mois, ces compagnies payaient les consommateurs pour qu&rsquo;ils absorbent leur gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec tous les gazoducs disponibles saturés, le prix du gaz au hub de Waha, dans le bassin permien, a chuté à un niveau record de -10 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu) fin avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait du point le plus bas enregistré en 132 jours de prix négatifs entre février et juin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les gazoducs changent la donne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le prix du gaz à Waha a depuis remonté à environ 2 dollars par MMBtu grâce à la mise en service de nouvelles capacités de transport de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces nouvelles capacités figurent l’extension du gazoduc Gulf Coast Express, développé par Kinder Morgan, et la mise en service du nouveau gazoduc Hugh Brinson d’Energy Transfer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gazoduc Blackcomb, développé par un consortium dirigé par Whitewater, devrait également être mis en service plus tard cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la hausse des prix du gaz, les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste ont pu augmenter leur production, soit en forant de nouveaux puits, soit en remettant en service des puits qui avaient été fermés ou dont la production avait été réduite en raison des prix négatifs du gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Permian Resources a informé ses investisseurs en début de mois qu&rsquo;elle avait dû réduire la production de certains de ses puits au cours du deuxième trimestre mais la situation a depuis évolué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque les prix du gisement de Waha se sont améliorés fin juin, nous avons remis en service tous les puits dont la production avait été réduite, sans aucun problème opérationnel»</em>, a déclaré Will Hickey, co-PDG de l’entreprise. Et cette tendance se confirme chez de nombreuses autres sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Brésil, le Guyana et l’Argentine battent des records</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce boom ne se limite pas aux États-Unis. Le Brésil, le Guyana et l’Argentine ont chacun enregistré leurs niveaux de production les plus élevés jamais atteints le mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Canada est également en voie d’enregistrer sa production annuelle la plus élevée cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ici fin 2027, le Brésil et le Canada réunis produiront plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Guyana produira autant de pétrole brut que la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude de JPMorgan met en lumière un facteur clé expliquant la poursuite de ce boom : les nouveaux projets pétroliers offshore au Brésil et au Guyana généreront des rendements sur de nombreuses années, ce qui les rendra relativement moins sensibles aux fluctuations à court terme des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les barils supplémentaires produits au Canada et en Argentine proviennent de producteurs à bas coûts qui devraient continuer d’investir même si les prix baissent l’an prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La carte mondiale du pétrole a été redessinée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La carte mondiale du pétrole a changé bien plus qu’on ne le pense. Les troubles au Moyen-Orient vont entraîner un afflux accru de capitaux vers les projets énergétiques des Amériques, ce qui stimulera la production et déplacera davantage le centre de gravité de l’industrie pétrolière mondiale vers l’ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un nouveau paysage pétrolier qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Le <em>«drill baby, drill !»</em> cher à Donald Trump est passé d’un slogan de campagne à une réalité factuelle. Et pas seulement aux Etats-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uxQkxGzHFe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=K96bdaXSQ5#?secret=uxQkxGzHFe" data-secret="uxQkxGzHFe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/la-carte-energetique-se-deplace-du-moyen-orient-aux-ameriques/">La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 09:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Oil]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Moyes & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Ola Energy]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique par l’exploration d’une zone offshore située entre les deux pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique en Méditerranée grâce à un nouvel appel d’offres international portant sur l’exploration d’une zone offshore d’environ 3 000 kilomètres carrés et sur la mise en valeur du gisement de pétrole et de gaz de Zarat, à cheval sur la frontière maritime entre les deux pays : une zone offshore située dans le bassin prolifique de Gabès-Tripoli, au centre de la Méditerranée. </em></strong></p>



<span id="more-19457842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opportunité est proposée par la Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company (Joint Oil) — une coentreprise tuniso-libyenne active depuis 1988, chargée de la gestion des ressources en hydrocarbures dans la zone offshore partagée — avec le cabinet de conseil en amont Moyes &amp; Co. agissant en tant que conseiller désigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’appuyant sur des informations communiquées par Joint Oil et son conseiller stratégique, <a href="https://www.moyesco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moyes &amp; Co</a>, <a href="https://www.energy-pedia.com/news/general/joint-oil-announces-new-bid-round-schedule-for-zarat--development-and-joint-oil-block-exploration-acreage-204938" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Energy-Pedia</a> a dévoilé le calendrier de l’opération : le processus débute le 7 septembre et s’achève le 31 décembre 2026, les entreprises intéressées devant soumettre leurs offres au plus tard le 8 janvier 2027. Le résultat sera annoncé le 26 février, et l’attribution définitive des contrats pour le 30 avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprend deux volets distincts. Le premier concerne le <em>«bloc Joint Oil»</em>, une zone d&rsquo;environ 3 000 kilomètres carrés située dans le bassin offshore Gabès-Tripoli, par des profondeurs d’eau allant de 80 à 120 mètres. Le partenaire sélectionné devra poursuivre l’exploration de nouvelles structures pétrolières et gazières dans le cadre d’un accord de partage de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 6 500 kilomètres de données sismiques 2D et 1 900 kilomètres carrés de relevés 3D sont déjà disponibles pour cette zone, auxquels s’ajoutent les données issues de cinq puits d’exploration forés entre 1976 et 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second volet porte sur Zarat, un gisement avéré s’étendant de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne ; Joint Oil entend le développer comme une ressource pétrolière et gazière unique, via des accords de développement, d’unification (<em>«unitization»</em>) et de gestion conjointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve également à proximité d’infrastructures et de gisements déjà en production — notamment Bouri, Al Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi qu’Ashtart, Miskar, Didon et Hasdrubal côté tunisien — une proximité susceptible de réduire les coûts de traitement et de transport des nouveaux hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil est détenue conjointement par des entreprises publiques des deux pays : l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) pour la Tunisie et Ola Energy Holdings pour la partie libyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société a chargé le groupe américain Moyes &amp; Co. de rechercher des partenaires internationaux expérimentés dans le développement offshore. C&rsquo;est un cabinet de conseil international spécialisé dans l’amont pétrolier et actif depuis 1983. Enregistrée au Texas, l’entreprise opère à l’échelle mondiale depuis ses bureaux de Houston, Dallas, Londres et Singapour, fournissant des services de conseil en transactions et en marketing au secteur de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel appel d’offres offre aux sociétés internationales d’exploration et de développement l’opportunité de participer à la prochaine phase d’exploration et de mise en valeur du bassin offshore partagé, avec la découverte de Zarat et le bloc Joint Oil au cœur de l’offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle démarche marque la relance d’un projet présenté au marché en 2023, mais qui n’avait pas suscité un intérêt suffisant de la part des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier annoncé au printemps — qui prévoyait initialement le lancement de l’appel d’offres au 1<sup>er</sup> août — a depuis été reporté au mois de septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil a souligné le potentiel du bloc pétrolier conjoint et de la découverte de Zarat, stratégiquement situés le long de la marge sud du bassin pélagien et dans le prolongement géologique du bassin de Sabratha-Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve à proximité de plusieurs gisements majeurs en production, de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne. Il s’agit notamment des champs d’Al Jurf, Bahr Essalam et Bouri au large de la Libye, ainsi que d’Ashtart, Didon et Miskar au large de la Tunisie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proximité avec des actifs productifs établis et des infrastructures régionales offre un accès potentiel à des capacités opérationnelles existantes, à des synergies d’infrastructure et à des voies d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bloc pétrolier conjoint et la découverte de Zarat sont également bordés par des zones d&rsquo;exploration libyennes actives et des concessions offshore majeures, ce qui met en évidence le potentiel global en hydrocarbures du bassin offshore partagé entre la Tunisie et la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tunis, cette initiative revêt une importance particulière compte tenu du déclin continu de la production nationale. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’énergie, la production tunisienne de pétrole brut a reculé de 6 % en glissement annuel à fin juin 2026, tandis que le taux d’indépendance énergétique du pays est tombé à 34 %, contre 38 % à la même période en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cet appel d’offres ne signifie ni l’annonce d’une nouvelle découverte ni le démarrage immédiat de la production. À ce stade, l’objectif est de sélectionner des opérateurs et de réunir les capitaux nécessaires pour transformer le potentiel de la zone offshore partagée — ainsi que la découverte de Zarat, déjà identifiée — en un projet industriel économiquement viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler dans ce contexte que lors d&rsquo;une visite, le 16 mars 2023, à l’Etap, le président de la république Kaïs Saïed avait déclaré que dans l’affaire du partage du plateau continental avec la Libye, <em>«la Tunisie a reçu des miettes»</em>. Et à réclamer un partage du gisement pétrolier d’El Bouri et du plateau continental à parts égales entre les deux voisins. Selon lui, avec ses 23 000 barils par jour, le gisement, situé à 120 kilomètres des côtes libyennes, peut couvrir les besoins de la Tunisie et au-delà.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel-Malik al-Houthi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El-Mandeb]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[mer Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Houthis, soutenus par l'Iran, font peser une menace sur l'exportation de pétrole de l’Arabie saoudite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La menace qui pèse sur la principale voie d’exportation de pétrole de l’Arabie saoudite s’accroît avec l’escalade des tensions entre le Royaume et le groupe Ansar Allah (communément appelé les Houthis), soutenu par l’Iran, au Yémen. Les oléoducs acheminant le pétrole de l’est du royaume jusqu’au port de Yanbu, sur la mer Rouge </em></strong><em>(photo)</em><strong><em>, sont devenus une artère vitale, permettant à l’Arabie saoudite de maintenir ses exportations de pétrole malgré les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dues au conflit irano-américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19286477"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Yanbu, les pétroliers saoudiens empruntent le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre les marchés asiatiques, contribuant ainsi à atténuer l’impact de la hausse des prix du pétrole lorsque le trafic maritime dans le golfe Persique est perturbé par les attaques iraniennes, souligne le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-threat-to-saudi-arabias-main-oil-export-route-is-growing-6927e974" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Wall Street Journal</em></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le détroit de Bab el-Mandeb est resté ouvert grâce aux accords politiques conclus par Riyad avec les Houthis, même si ce groupe a perturbé à plusieurs reprises le trafic maritime en mer Rouge au cours des trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le cessez-le-feu de 2022, sur lequel ces accords reposaient, commence à se déliter. Les Houthis ont lancé des drones et des missiles sur un aéroport civil du sud-ouest de l’Arabie saoudite après avoir accusé le royaume d’avoir bombardé la piste de l’aéroport de Sanaa, qu’ils contrôlent, cette semaine, afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion iranien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi, le chef houthi, Abdel-Malik al-Houthi, a durci le ton lors d’une allocution télévisée, déclarant :<em> «La véritable équation est : aéroport de Sanaa contre aéroport de Riyad. Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également menacé de cibler les installations pétrolières saoudiennes si Riyad reprenait son implication dans la guerre au Yémen, après avoir dirigé une coalition militaire contre les Houthis il y a plus de dix ans, tout en appelant ses partisans à manifester contre les restrictions de voyage qui leur sont imposées depuis des années par l’Arabie saoudite et ses alliés yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis devraient prochainement tester à nouveau la position saoudienne en tentant d’accueillir un autre avion iranien à l’aéroport de Sanaa. Bien qu’Abdul-Malik al-Houthi n’ait pas explicitement annoncé la reprise des attaques contre les navires transitant en mer Rouge, des responsables et des analystes estiment que l’évolution de la situation régionale pourrait inciter le groupe à recommencer de telles attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La situation en mer Rouge se détériore à nouveau»</em>, a déclaré Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, lors d’une visite à Djibouti vendredi. Elle ajoute : <em>«Les récentes attaques de missiles menées par les Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont mis fin à une trêve de quatre ans, sont un signal d’alarme : l’instabilité terrestre se transforme rapidement en insécurité maritime»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier blocus de la mer Rouge imposée par les Houthis avait provoqué une intervention militaire américaine en 2025, infligeant des pertes considérables au groupe. Cependant, des attaques sporadiques ont persisté, perturbant le trafic maritime pendant des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois-ci, toute perturbation du trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb surviendrait alors que le trafic dans le détroit d’Ormuz est déjà de plus en plus congestionné en raison des attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capital Economics</em> prévoit qu’une fermeture simultanée des deux détroits, ou des dommages importants aux oléoducs ou aux ports saoudiens, pourraient plonger l’économie mondiale en récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre avec l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont déjà privé les marchés mondiaux de plusieurs millions de barils de pétrole par jour. Jusqu’à présent, les consommateurs ont puisé dans les réserves pétrolières pour compenser cette pénurie mais ces réserves s’épuiseront avec le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite utilise l’oléoduc traversant la péninsule arabique pour exporter environ quatre millions de barils par jour via la mer Rouge, ce qui maintient ses exportations totales à environ 4,6 millions de barils par jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran a réussi à mettre les États-Unis dans l’embarras</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce chiffre soit inférieur au niveau d’avant-guerre (7,3 millions de barils par jour), l’écart aurait été bien plus important sans les exportations de la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que les Houthis se sentent plus confiants sur le plan stratégique car ils pensent que l’Iran est parvenu à mettre les États-Unis dans l’embarras et que le moment est venu de faire pression sur l’Arabie saoudite qui a tout intérêt à maintenir le Yémen hors du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Houthis en sont parfaitement conscients. Ils voient une opportunité d’escalade et ils la saisiront»</em>, a déclaré April Longley Alley, ancienne conseillère de l’envoyé spécial de l’Onu pour le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux camps semblent plus proches que jamais depuis le cessez-le-feu de 2022 d’une reprise des hostilités transfrontalières, même à faible intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cessez-le-feu visait à assouplir les restrictions saoudiennes sur le carburant entrant dans le port d’Hodeïda et à rétablir les vols commerciaux à destination et en provenance de Sanaa mais les progrès restent limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis soutiennent la campagne militaire menée par l’Arabie saoudite contre les Houthis depuis 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que Washington continuera de soutenir Riyad, mais que, préoccupé actuellement par le conflit avec l’Iran, le pays cherchera à éviter une nouvelle implication militaire directe au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables américains et saoudiens se sont entretenus cette semaine au sujet du Yémen et le département d’État américain a approuvé un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite d’une valeur de près de 2 milliards de dollars, comprenant plus de 20000 kits de munitions de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aéroport de Sanaa demeure le point chaud le plus probable d’une nouvelle escalade, compte tenu de sa valeur symbolique pour les deux camps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite craint que l’assouplissement des restrictions ne permette à l’Iran de fournir des armes et des conseillers militaires aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les analystes estiment que les Houthis, confrontés à des difficultés économiques internes dues à la hausse des prix et aux pénuries de produits de première nécessité, souhaitent la réouverture de la liaison aérienne afin d’accéder à davantage de ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour eux, il s’agit d’un calcul interne visant à obtenir un accord plus avantageux leur permettant d’accéder à plus de ressources, une plus grande autonomie et une plus grande liberté pour consolider leur contrôle au Yémen et dans la région de la mer Rouge»</em>, a déclaré April Longley Alley.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis considèrent depuis longtemps comme inacceptables les restrictions saoudiennes imposées aux voyages à destination et en provenance du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ce mois-ci, ont offert une nouvelle occasion de tester la volonté de Riyad de s’engager dans une nouvelle confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation houthie s’est rendue à Téhéran il y a deux semaines pour assister aux funérailles, provoquant des protestations de la part du gouvernement yéménite internationalement reconnu, basé à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son retour cette semaine, l’avion de la délégation a été contraint d’atterrir dans une autre ville contrôlée par les Houthis après le bombardement de l’aéroport de Sanaa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que si un autre avion iranien tente d’atterrir à Sanaa et que l’Arabie saoudite riposte en bombardant à nouveau l’aéroport, les Houthis intensifieront leur riposte, ce qui pourrait inciter Riyad à réagir avec plus de force malgré sa volonté d’éviter d’exposer son territoire à des contre-attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet d’évaluation des risques Basha Report, a déclaré que les Houthis ont annoncé cette semaine de nouvelles règles d’engagement, confirmant ainsi que l’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre si elle tente d’empêcher de nouveaux vols iraniens. Il a ajouté: <em>«Abdul-Malik al-Houthi intensifie progressivement ses attaques. Il suit une stratégie d’escalade par étapes et n’entre pas directement dans une guerre totale car il ne souhaite pas un conflit à grande échelle»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales raisons pour lesquelles l’Arabie saoudite a accepté le cessez-le-feu de 2022 était les attaques de missiles et de drones menées par les Houthis contre des villes saoudiennes, dont Riyad, qui menaçaient les ambitieux projets économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, toute nouvelle attaque des Houthis pourrait être encore plus dévastatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la défense aérienne saoudienne se soit améliorée, les capacités offensives des Houthis se sont également développées, tandis que les projets de développement saoudiens sont confrontés à une pression financière croissante et à des risques politiques supplémentaires en raison de la guerre avec l’Iran.</p>
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		<title>La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[concessions]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[gaz algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Hamouchene]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les concessions pour des projets renouvelables accordées à des entreprises étrangères n’aideront pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/">La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Accorder des concessions pour des projets renouvelables à des entreprises étrangères n’aidera pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. Alors que </em>la stratégie en matière d’énergie renouvelable poursuivie par les autorités se heurte à des résistances</strong>. <em>(Photo : Centrale solaire construite par Scatec à Tozeur). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Saber Ammar</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Hamza Hamouchene</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-19071734"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Saber-Ammar-Hamza-Hamouchene.jpg" alt="" class="wp-image-19071833"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le conflit russo-ukrainien et la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran ont mis à nu la fragilité des systèmes énergétiques fondés sur la dépendance et les marchés extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cycle de crises du carburant et de chocs des prix devrait encourager les pays dépendants des importations d’énergie à remédier à leurs déficits énergétiques et à atténuer l’appauvrissement qu’ils causent parmi leurs citoyens. Pourtant, rares sont ceux qui entreprennent les actions audacieuses nécessaires pour améliorer leur indépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne fait certainement pas partie de ces pays. Son déficit énergétique s’élève actuellement à environ 3,8 milliards de dollars — soit près de 51 % de son déficit commercial total — et a augmenté chaque année depuis 2000, sous l’effet d’une consommation intérieure croissante et d’un échec structurel à construire une véritable souveraineté énergétique. Les autorités tunisiennes, cependant, poursuivent de mauvaises politiques pour résoudre le problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont misé sur la privatisation du secteur de l’énergie, comme en témoigne l’approbation récente de cinq concessions d’énergie renouvelable. Ces projets permettent à des multinationales étrangères d’extraire des bénéfices de la production d’énergie renouvelable et d’en faire supporter les coûts au peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne résoudra pas la crise énergétique de la Tunisie ; elle approfondira au contraire sa dépendance énergétique tout en transférant la richesse publique entre des mains privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq mauvaises concessions énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 janvier, cinq nouveaux contrats de concession pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables ont été soumis au parlement tunisien pour approbation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq centrales solaires — Khobna et Mezzouna à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, El Ksour et Sagdoud à Gafsa, dans l’ouest, et Menzel Habib à Gabès, sur la côte — auraient une capacité totale d’environ 598 mégawatts, pour un investissement total estimé à 560 millions de dollars. Elles seraient accordées à des multinationales étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les mois qui ont suivi, les inquiétudes concernant les projets proposés ont grandi. Le 21 avril, la Fédération générale de l’électricité et du gaz, appartenant à la centrale syndicale UGTT, a tenu une conférence de presse urgente exposant les mécanismes concrets de ce que le parlement était invité à approuver. Les concessions, ont-ils soutenu, réduiraient la Steg, le service public national tunisien, à un simple gestionnaire de réseau, tandis que la production d’électricité serait confiée à des entreprises étrangères. Les coûts d’infrastructure seraient payés par le public, tandis que les bénéfices quitteraient le pays avec les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un modèle standard, exporté en bloc selon le manuel d’ajustement structurel des années 1990, désormais réemballé dans le langage de la transition verte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, selon l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), les cinq concessions bénéficieraient d’importantes exemptions fiscales et de clauses de stabilisation qui pourraient saper la souveraineté fiscale de la Tunisie. Il n’y aurait pas de transfert de technologie significatif, une faible intégration locale et des opportunités d’emploi limitées, ce qui a soulevé de sérieuses préoccupations quant à la valeur développementale de ces projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’observatoire a également rapporté que, dans le cadre de ces contrats, les crédits carbones générés par les réductions d’émissions sur le territoire tunisien pourraient être transférés aux multinationales plutôt que de rester un actif public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inquiétudes concernant cette pratique avaient déjà suscité une opposition avant que ces cinq concessions n’atteignent le parlement. L’année dernière, la Fédération de l’électricité et du gaz a organisé une grève dénonçant le transfert des crédits carbone aux promoteurs privés. Malgré l’opposition, les cinq concessions sont venues ancrer et étendre ce mécanisme, permettant aux promoteurs de projets de revendiquer les crédits et de les utiliser pour accéder à des programmes internationaux de subventions. Les incitations destinées à soutenir une transition énergétique nationale seraient ainsi captées par des acteurs privés pour augmenter leurs bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sensibilisation du public menée par la fédération et les médias indépendants a mobilisé l’opinion publique contre les concessions. Des travailleurs et des militants ont organisé une manifestation devant le parlement. Néanmoins, les cinq concessions ont été votées et les contrats approuvés. Le ministre de l’Énergie et un haut responsable du ministère de l’Industrie ont été limogés pour apaiser la colère du public et distancer la classe dirigeante des projets controversés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bonne solution pour le bon déficit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les concessions ont été imposées sous prétexte que le pays en a besoin pour réduire son déficit énergétique, pour diminuer sa dépendance au gaz algérien, qui fournit actuellement environ 60 % des besoins en gaz naturel du pays, et pour respecter son engagement à atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, cela peut sembler raisonnable, mais cela repose sur une lecture sélective des chiffres et un rétrécissement délibéré de ce qui constitue une solution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’omission la plus flagrante concerne la nature même du déficit. Environ 73 % de l’énergie de la Tunisie provient de produits pétroliers (essence et diesel), consommés en grande majorité par un secteur des transports majoritairement privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Y remédier nécessite un ensemble de choix fondamentalement différents : investissement dans les transports publics, restrictions sur les importations de voitures, taxation progressive des véhicules à forte consommation, etc. Cela signifie aussi penser à l’échelle régionale. Réduire les importations de pétrole nécessite de renforcer la capacité de raffinage nationale, et en particulier d’investir dans la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir) et de la moderniser. Cela exige de réexaminer le type de coopération régionale qui était autrefois à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, par exemple, la Tunisie et la Libye ont discuté d’un projet de raffinerie commune dans la ville côtière de Skhira qui aurait pu considérablement faire avancer la souveraineté énergétique des deux pays. Le projet de 2 milliards de dollars a été suspendu en raison du conflit en Libye, qui rendait impossible la garantie d’un approvisionnement régulier en pétrole brut. Finalement, il a été discrètement abandonné, non pas parce qu’il manquait de mérite, mais parce que ce type de coopération régionale souveraine menaçait les intérêts des puissances hégémoniques européennes qui tirent profit de l’exportation de produits pétroliers raffinés vers la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Libye exporte du pétrole brut mais importe des produits raffinés ; la Tunisie, avec beaucoup moins de ressources, est prise dans la même logique extractiviste, exportant également des produits de base (matières premières et produits agricoles) ainsi qu’un nombre limité de produits semi-industriels ou manufacturés tout en restant dépendante des importations pour les produits industriels et technologiques à haute valeur ajoutée. Une raffinerie partagée aurait dans une certaine mesure brisé ce cycle dans le secteur énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays qui continuent d’être subordonnés aux puissances étrangères sont rarement autorisés à s’industrialiser, à monter dans la chaîne de valeur, ou à construire le type de souveraineté productive qui réduirait leur dépendance aux marchés extérieurs et leur donnerait les moyens de défier la domination impérialiste. Le projet de raffinerie enterré est un exemple parlant de la manière dont cette domination opère — non seulement par l’interdiction directe, mais aussi par la lente fermeture structurelle des alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq concessions solaires sont une autre application de la même logique. Elles ne s’attaquent pas aux véritables problèmes structurels du déficit énergétique tunisien. Elles ne construisent pas de capacité industrielle nationale. Elles ne transfèrent pas de technologie. Ce qu’elles font, c’est ouvrir une nouvelle frontière pour l’accumulation de capital international, présentée, comme la tendance l’exige, en invoquant la transition, la durabilité et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition, mais à quelles conditions ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu de gens contesteraient l’urgence de la transition vers les énergies renouvelables. La question qui compte est de savoir comment, par qui et dans l’intérêt de qui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise énergétique de la Tunisie est réelle. Mais sa solution n’est pas la privatisation accrue des ressources publiques sous gestion étrangère et dans le cadre de schémas néocoloniaux. Ce qui est requis, c’est un ensemble de choix fondamentalement différents : le contrôle public sur la production et la distribution d’énergie, un véritable transfert de technologie, un investissement dans la capacité industrielle nationale, un changement du paradigme de consommation par l’efficacité énergétique et les transports publics, et une coopération régionale qui construit la souveraineté plutôt que d’approfondir la dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle néolibéral mis en œuvre par les entreprises a démontré ses limites lors des crises financières, des pandémies et des chocs géopolitiques qui remodèlent actuellement l’économie mondiale. Chaque nouvelle crise devrait servir d’alarme. Au lieu de cela, elles sont constamment utilisées comme un prétexte pour redoubler d’efforts sur la même logique défaillante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons faire la transition. Mais nous devons insister pour faire cette transition à nos propres conditions, avec un contrôle public, une supervision démocratique et un développement inclusif et authentique défini par les besoins du plus grand nombre, et non par les marges bénéficiaires de quelques-uns.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: </strong><a href="https://www.aljazeera.com/opinions/2026/6/20/why-tunisias-renewable-energy-strategy-is-facing-resistance"><strong>Al-Jazeera</strong></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Respectivement, chercheur tunisien au Transnational Institute et chercheur et activiste algérien basé à Londres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/">La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>PetroAfrica pour accélérer la transition énergétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 12:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Big 5]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Petroafrica]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[STI Expo]]></category>
		<category><![CDATA[Xtrade For Events]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, clôturé aujourd'hui au Parc des Expositions du Kram, </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Inauguré il y a quatre jours, PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, sera clôturé ce vendredi 19 juin 2026 au Parc des Expositions du Kram, au nord de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-18986869"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement, organisé dans le cadre du programme Africa Big 5, réunit des opérateurs publics et privés, des investisseurs, des experts et des entreprises du secteur de l’énergie, avec pour ambition de renforcer la coopération industrielle entre l’Afrique du Nord, la Méditerranée et les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé par Xtrade For Events et STI Expo, PetroAfrica s’inscrit dans un format plus large comprenant cinq salons professionnels : PetroAfrica pour le pétrole, le gaz, l’énergie et les services; Green Africa pour le développement durable, les énergies renouvelables et les énergies vertes ; Logistica Africa Expo pour les transports et les chaînes d’approvisionnement ; Africa Traffic et Africa Public Works pour la mobilité intelligente, les travaux publics et les infrastructures ; et Africa Finance Banking &amp; Insurance Expo pour la finance, la banque et l’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème central de l’édition 2026, <em>«Durabilité pour une économie verte»</em>, reflète la double trajectoire des secteurs énergétiques tunisien et régional&nbsp;: d’une part, le rôle central persistant des hydrocarbures, notamment du gaz naturel et des produits pétroliers&nbsp;; d’autre part, la nécessité d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation et les nouvelles technologies appliquées à l’industrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont pris part à des conférences stratégiques et techniques, des rencontres de réseautage, des présentations d’entreprises et des mises en relation visant à favoriser les partenariats et les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">PetroAfrica ambitionne de devenir une plateforme professionnelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la production, en passant par le transport, le raffinage, la distribution, les équipements pétroliers, les services techniques et les solutions numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thématiques centrales débattues cette année figurent les infrastructures d’énergie verte, la valorisation du gaz torché, l’économie circulaire, la gouvernance, la coopération internationale, l’intelligence artificielle appliquée aux opérations en amont et en aval, la gestion du carbone, la formation et le développement des compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Tunis comme lieu de l’événement revêt une importance particulière à l’heure où notre pays demeure fortement dépendant du gaz naturel pour la production d’électricité et les importations d’énergie, tout en s’efforçant de renforcer la place des énergies renouvelables dans son mix énergétique national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stratégies officielles prévoient une augmentation significative des capacités solaires et éoliennes d’ici 2030, ainsi que le développement de projets d’hydrogène vert et d’interconnexions électriques avec l’Europe, à commencer par le projet Elmed avec l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">PetroAfrica 2026 a donc été non seulement une vitrine commerciale pour les compagnies pétrolières, les fournisseurs d’équipements et les prestataires de services, mais aussi comme un banc d’essai pour la capacité de la Tunisie à se positionner comme un hub énergétique régional. Dans ce contexte, le salon a réussi à connecter les acteurs tunisiens, libyens, algériens, africains, européens et asiatiques d’un secteur porté par la sécurité d’approvisionnement, la transition écologique, l’innovation technologique et la concurrence pour les capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement est intervenu à un moment où l’énergie figure parmi les priorités économiques de la Tunisie mais aussi de nombre de ses partenaires au nord comme au sud.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/les-tunisiens-connaissent-ils-les-ressources-de-leur-sous-sol/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:52:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Skhira]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. Ni Bourguiba ne l’a dit clairement. Ni Ben Ali. Ni la Troïka. Ni Nidaa. Ni Ennahdha. Ni Qalb Tounes. Ni Kais Saïed, le président qui parle de souveraineté nationale à longueur de discours, mais dont les gouvernements successifs depuis 2019 maintiennent les citoyens dans une ignorance souveraine sur l’état de leurs ressources nationales.</em></strong> <em>(Photo : le champ gazier Nawara à Tataouine). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-18792024"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’omerta a ses idéologues à gauche, à droite, au centre et au palais de Carthage. C’est le seul vrai consensus national : ne rien dire aux Tunisiens sur leur propre sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors permettez-moi, chiffres à la main, de commettre ce que les cercles du pouvoir tunisien appellent une indiscrétion — et que les démocraties normales appellent simplement information publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Tataouine : le Koweït tunisien qu’on a décidé d’ignorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par le Sud, cette Tunisie oubliée qui produit et qui souffre simultanément. Le gouvernorat de Tataouine concentre à lui seul 46% de la production nationale de pétrole brut et 27% du gaz naturel. En clair : presque la moitié du pétrole tunisien sort des terres d’une région qui n’a ni université digne de ce nom, ni hôpital équipé, ni autoroute. Voilà le paradoxe tunisien dans toute sa splendeur sarcastique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Nawara — opéré conjointement par l’autrichien OMV et l’Etap (50% chacun) — a atteint son pic en 2022 à 1 milliard de mètres cubes (bcm) de gaz naturel, soit l’équivalent d’environ 1 000 millions de litres d’équivalent pétrole annuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un prix moyen de 5 dollars le million de BTU, Nawara représentait au pic environ 500 millions de dollars de valeur brute annuelle. Depuis, le champ s’effondre : -48% de production enregistrés en 2025 selon l’Onem. Nawara tousse. Et Tunis se tait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ onshore Sabria (Etap 55%, Serinus Energy 45%), le complexe Anaguid East (OMV/Etap, en développement), les concessions Jinane et Benefsej Sud — toutes arrêtées pour maintenance en septembre 2025 — complètent ce tableau sudiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Kébili, voisin et également producteur, contribue au même ensemble géologique du bassin de Ghadames, sans que le citoyen de Douz ou de Matmata sache jamais combien de barils partent chaque matin de ses terres vers les ports méditerranéens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JdELy55lhf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/embed/#?secret=0p3kEE6HKh#?secret=JdELy55lhf" data-secret="JdELy55lhf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Sfax et le Golfe de Gabès : l’offshore qu’on sous-exploite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En mer, le champ Ashtart (Etap 50%, Perenco 50%) peut produire jusqu’à 30 000 barils/jour, soit 4,8 millions de litres quotidiens. Valorisés à 72 dollars le baril — cours BMI 2026 — cela représente 2,16 millions de dollars par jour, soit 788 millions de dollars annuels à pleine capacité. Mais le champ a été arrêté entre juin et juillet 2025. Pour maintenance. Sans communiqué officiel. Sans transparence. Dans l’ombre, comme il se doit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Didon (permis Zarat, Etap 100%) peut atteindre 20 000 barils/jour. Le champ Cercina (Etap 51%, Panoro UK 49%) produit 8 000 barils/jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, le Golfe de Gabès représente l’un des derniers bastions offshore tunisiens — avec des infrastructures vieillissantes que ni le budget de l’État ni l’appétit des investisseurs étrangers ne suffisent à renouveler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2024, Tunis a décidé de ne pas renouveler les concessions des champs Rahmoura et Ashtart expirés, préférant l’opération directe par l’Etap. Résultat : des champs qui ne produisent plus rien, au nom de la souveraineté. C’est ce qu’on appelle, en économie politique, couper son nez pour faire peur à son visage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WRSCt2uZbJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/embed/#?secret=lNAljjqvyC#?secret=WRSCt2uZbJ" data-secret="WRSCt2uZbJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bizerte : une raffinerie de 1963 pour une Tunisie de 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Bizerte abrite la seule raffinerie du pays, gérée par la Stir depuis 1963 — soit l’année où John Kennedy était encore vivant et où la Tunisie venait à peine d’enterrer le beylicat. Capacité nominale : 34 000 barils/jour, soit 5,4 millions de litres/jour. Taux d’utilisation réel en 2025 : 52,5% seulement. En 2023, production en chute de 26,4% suite à un arrêt dont les causes officielles restent, vous l’aurez deviné, non explicitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie importe 84 500 barils/jour de produits raffinés nets en 2026 — soit 13,4 millions de litres quotidiens achetés à l’Italie, à la Russie, à Malte, à la Bulgarie et à la Roumanie. Coût : environ 2,7 milliards de dollars par an. Ce que la Tunisie ne raffine pas chez elle, elle le paie à l’étranger. En toute souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le projet de deuxième raffinerie à Skhira (2 milliards de dollars, 120 000 b/j initialement, avec QatarEnergy) ? Suspendu sine die. Le sous-sol libyen devait fournir le brut. La politique libyenne a fourni le chaos. Résultat : zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Gazoduc Transmed : 370 km de tuyau dont le Tunisien ignore l’existence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Transmed — officiellement baptisé Enrico Mattei par l’Italie — traverse 370 kilomètres de territoire tunisien, de la frontière algérienne jusqu’à Cap Bon, avant de plonger sous la Méditerranée vers la Sicile. Capacité technique totale du réseau : 33 bcm/an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie perçoit en contrepartie du transit un droit en nature — du gaz algérien — qui constitue une part significative de ses importations énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car voici le comble : la Tunisie produit 1,0 bcm de gaz en 2026, mais en consomme 5,0 bcm. Elle importe donc 3,9 bcm, quasi exclusivement d’Algérie. À 5 dollars le MMBTU moyen, ces importations coûtent environ 600 millions de dollars annuellement. En 2035, BMI projette des importations de 5,5 bcm — la dépendance s’aggrave pendant que la production nationale s’effondre à 0,8 bcm. La Tunisie sera alors capable de couvrir à peine 12,6% de sa propre consommation gazière. Le reste : importé, facturé, payé en devises rares.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La production nationale : les chiffres qu’on ne cite jamais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les données brutes, celles que ni le palais de Carthage, ni le ministère de l’Industrie, ni les partis d’opposition n’ont jamais eu la courtoisie d’expliquer au citoyen :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2024</strong> : 30 200 barils/jour = 4,8 millions de litres/jour. Valeur au prix de 80,70 $/b : environ 890 millions de dollars annuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2026</strong> (estimé) : 27 700 b/j = 4,4 millions de litres/jour. Valeur à 78 $/b : environ 789 millions de dollars annuels. Soit 100 millions de dollars de moins qu’en 2024, en deux ans seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Pétrole brut 2035</strong> (projeté) : 22 500 b/j = 3,6 millions de litres/jour. Valeur à 70 $/b : environ 575 millions de dollars annuels. La trajectoire est univoque : vers le bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Les réserves prouvées en pétrole</strong> : 410 millions de barils en 2026, tombant à 380 millions en 2035. Les réserves en gaz : 60 bcm aujourd’hui, 50 bcm en 2035. Chaque année, la Tunisie pompe sans remplacer. Elle mange son capital sans le renouveler. C’est ce qu’on appelle, en comptabilité nationale, manger les meubles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EoNoVBpxN2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/">Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/embed/#?secret=ikiqcs7guz#?secret=EoNoVBpxN2" data-secret="EoNoVBpxN2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’omerta : pourquoi ce silence organisé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Posons la question frontale : pourquoi cette omerta systémique sur les ressources énergétiques tunisiennes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, le secret protège les rentes. Quand le citoyen ne sait pas combien de barils partent de Tataouine, il ne peut pas calculer ce que l’État en tire, ce qui revient aux compagnies étrangères, et ce que l’Etap — dont les rapports financiers arrivent avec deux ans de retard — verse réellement au Trésor. L’opacité est la mère de toutes les rentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, le silence évite les questions sociales. Quand les habitants de Tataouine — qui produisent 46% du pétrole national — réclament leur part du développement régional, la réponse officielle est le gaz lacrymogène, pas la transparence budgétaire. L’omerta évite d’avoir à justifier pourquoi la région qui pompe souffre pendant que la capitale consomme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les partis politiques sont tous complices. Ennahdha a gouverné sans publier un seul bilan énergétique accessible au grand public. La Troïka idem. Nidaa Tounes idem. Et Kais Saied, qui a concentré tous les pouvoirs depuis 2021, n’a pas fait produire par ses services aucun rapport national sur l’état des ressources énergétiques, aucune stratégie publiée, aucun débat parlementaire digne de ce nom— le parlement étant vidé de sa substance. L’omerta transcende les clivages politiques : c’est le seul vrai programme national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, le nouveau Code des Hydrocarbures attend toujours. En février 2025, le gouvernement a examiné un projet. Dix-huit mois plus tard, le texte n’est toujours pas soumis au Conseil des ministres. Pendant ce temps, les IOCs quittent le pays — Shell a abandonné Miskar et Hasdrubal en 2021-2022 — et les licences d’exploration tombent de 20 en 2021 à 15 en 2025. Le secteur se vide de ses investisseurs pendant qu’on réfléchit à la législation qui les attirerait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Épilogue : omerta rime avec défiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est à genoux économiquement. Son ratio dette/PIB dépasse 80%. L’accord FMI a été rejeté en avril 2025. La BCT maintient son taux directeur à 8% pour contenir l’inflation. Le dinar s’érode. Et pendant ce temps, le sous-sol tunisien continue de se vider à 27 700 barils/jour, sans stratégie de remplacement, sans transparence, sans débat national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ne fait rien pour mériter la confiance du citoyen. Et le citoyen, faute d’information, ne peut même pas formuler les bonnes questions. C’est la boucle parfaite de l’omerta d’État : un peuple qu’on appauvrit en secret, avec son propre pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à quand ? La réponse appartient aux Tunisiens — à condition qu’on leur donne enfin les chiffres pour décider.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source principale</strong> : BMI/Fitch Solutions, Tunisia Oil &amp; Gas Report, May 2026, 91 pages, Fitch Solutions Group Limited, Londres, ISSN 2058-0762, copy deadline avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Données complémentaires</em></strong> : Etap (Rapport annuel 2024), Onem, EIA, Opep Secondary</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expert en énergie Jason Bordoff livre une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’expert en énergie Jason Bordoff, directeur du Center on Global Energy Policy relevant de l’Université de Columbia, a livré une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. Dans son article intitulé «Les gagnants et les perdants du nouvel ordre pétrolier mondial» paru dans le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/the-winners-and-losers-of-oils-new-world-order-3841f80f" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal (WSJ)</em></strong></a><strong><em>, il indique que l’Asie a été la première et la plus durement touchée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18786133"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, la région dépendait du Moyen-Orient pour environ 60% de ses importations de pétrole. Les perturbations ne se sont pas limitées au pétrole brut, elles ont également touché les produits raffinés comme le diesel et le kérosène dont les prix ont plus que doublé depuis janvier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, la hausse des prix du pétrole se traduit généralement par une inflation plus élevée et une croissance économique plus faible. Dans les pays à faible revenu importateurs d’énergie, la crise se manifeste par de réelles pénuries d’approvisionnement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Bangladesh, la climatisation était limitée à 25 degrés Celsius&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Laos, la semaine scolaire est passée de cinq à trois jours&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le Sri Lanka a décrété le mercredi jour férié afin d’économiser l’énergie&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Pakistan, les matchs de cricket, sport national, se déroulent dans des stades quasi vides, les supporters ayant été invités à les suivre depuis chez eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis : résilients… mais pas à l’abri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de pétrole de schiste, qui a réduit les importations américaines de pétrole du Moyen-Orient depuis le boom des années 2000, a offert une certaine protection à Washington. Cependant, le prix de l’essence a déjà grimpé à plus de 4,50 $ le gallon, contre moins de 3 $ avant la guerre, alourdissant le budget mensuel d’une famille américaine moyenne de plus de 150 $.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’impact le plus significatif de cette crise ne réside peut-être pas dans la flambée immédiate des prix mais plutôt dans les bouleversements stratégiques qu’elle imposera aux politiques énergétiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même que le monde a radicalement repensé ses politiques énergétiques après les chocs pétroliers des années 1970, une perturbation de cette ampleur obligera les gouvernements à revoir leurs stratégies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis importaient environ 60% du pétrole qu’ils consommaient. Aujourd’hui, ils sont le premier producteur mondial de pétrole et un important exportateur net d’énergie. La part du pétrole dans l’économie américaine diminue progressivement depuis quelques décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surabondance de l’offre signifie que les pénuries d’approvisionnement mettront plus de temps à atteindre le territoire américain. Si les consommateurs paient plus cher à la pompe, les dégâts économiques globaux sont moins importants car une part significative de ces sommes profitent désormais aux producteurs nationaux plutôt qu’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du gaz naturel ont également fortement augmenté en Europe et en Asie, mais sont restés quasiment inchangés aux États-Unis, un écart de prix qui a permis aux Américains d’économiser des milliers de milliards de dollars depuis le début de la révolution du pétrole de schiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans un marché mondial interconnecté, le consommateur américain paie toujours plus cher lorsque les approvisionnements à l’étranger sont perturbés. Et les outils disponibles pour faire face à des perturbations de cette ampleur sont rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la flambée des prix, les décideurs politiques pourraient être tentés de recourir à des solutions extrêmes, économiquement et géopolitiquement désastreuses, comme l’interdiction des exportations de pétrole américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À long terme, la crise actuelle offre l’occasion de trouver un terrain d’entente entre deux points de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier soutient que la position des États-Unis est renforcée par l’augmentation de la production de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second soutient que les États-Unis auraient été moins vulnérables aux chocs s’ils avaient réduit leur dépendance au pétrole en améliorant le rendement énergétique, en augmentant l’utilisation des véhicules électriques et en développant les transports publics et ferroviaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VLOcZh1BlZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/embed/#?secret=pol2VhnVpy#?secret=VLOcZh1BlZ" data-secret="VLOcZh1BlZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Canada et Mexique : la nécessaire diversification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que grand producteur de pétrole et de gaz, le Canada semble être dans une meilleure position que la plupart des pays. Selon Goldman Sachs, il figure parmi les économies les plus susceptibles de bénéficier de la hausse des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mexique, en revanche, est confronté à une situation plus difficile. Bien qu’il produise du pétrole brut, le déclin de sa production et ses capacités de raffinage limitées le rendent dépendant des importations d’essence et de diesel, principalement en provenance des États-Unis. Cela le rend vulnérable non seulement aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole mais aussi aux pénuries de produits raffinés, à la hausse des prix sur la côte du Golfe du Mexique et à une possible résurgence, aux États-Unis, des appels à la restriction des exportations de carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise pourrait renforcer les appels, dans les deux pays, à diversifier leurs marchés et à réduire leur dépendance aux États-Unis, notamment par la construction d’oléoducs vers la côte ouest américaine pour exporter le pétrole canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mexique, les préoccupations sécuritaires accéléreront le développement du gaz de schiste national, tandis que le gouvernement poursuit sa politique de <em>«souveraineté énergétique»</em> en développant le raffinage et en investissant dans la compagnie pétrolière nationale Pemex, malgré le coût de cette approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amérique du Sud et Centrale : valoriser les ressources nationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique du Sud est fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui engendre des pressions financières et politiques en raison de la hausse des prix. Cependant, elle possède également d’importantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de vastes ressources en énergies renouvelables et hydroélectriques. De plus, de nombreux projets pétroliers et gaziers futurs sont situés hors du Golfe et donc hors de portée du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela confère à la région une importance stratégique accrue si les approvisionnements du Moyen-Orient entraînent une prime de risque plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt des investisseurs pour des pays comme le Brésil, le Guyana (État souverain à ne pas confondre avec la Guyane française) et l’Argentine devrait s’étendre à d’autres producteurs potentiels tels que le Suriname.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela, en revanche, est un facteur imprévisible. Sous sa nouvelle direction, qui cherche à attirer les investissements étrangers, ses exportations ont frôlé le million de barils par jour en mars, leur plus haut niveau depuis 2019, malgré des risques toujours élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chine : une stratégie qui a fait ses preuves</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de la crise sur la Chine sont mitigées. Importateur net massif de pétrole, la facture des importations chinoises a fortement augmenté en raison de la hausse des prix et de la perte d’accès au pétrole iranien à prix réduit. En avril, la facture des importations de pétrole brut de la Chine a progressé de 13% par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Pékin possède d’immenses réserves de pétrole. Tout en réduisant ses importations grâce à l’exploitation de ses réserves et à la diminution de l’activité de ses raffineries, la Chine a également commencé à revendre une partie de ses cargaisons de pétrole contractuelles à d’autres pays, souvent avec profit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise renforcera, au lieu de fragiliser, la stratégie énergétique de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine s’efforce depuis des années de maîtriser la croissance de sa consommation de pétrole, et celui-ci représente désormais une part plus faible de son mix énergétique qu’aux États-Unis ou en Europe. Elle a également électrifié avec succès une grande partie de son parc automobile et de son réseau électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15<sup>e</sup> plan quinquennal chinois, publié peu après le début de la guerre, préconisait la construction d’une <em>«puissance énergétique»</em> grâce à la <em>«flexibilité stratégique»</em> et à <em>«la&nbsp; souveraineté technologique»</em> fondées sur les énergies non fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations des approvisionnements en pétrole et en gaz ne feront que renforcer ces ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inde : stabilité relative dans un contexte de fragilité régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde est plus vulnérable que la Chine. L’Inde importe environ 90% du pétrole qu’elle consomme et, avant la guerre, près de la moitié de ces importations transitaient par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a contraint New Delhi à dépendre davantage de la Russie mais sans bénéficier des conditions préférentielles obtenues après l’invasion de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’Inde dispose de capacités financières, de réserves et d’une chaîne d’approvisionnement plus diversifiées que ses voisins plus pauvres comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka, ce qui réduit le risque de graves pénuries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la flambée des prix du pétrole exacerbe l’inflation, met à rude épreuve le budget et alourdit le coût des subventions aux consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solution à long terme pourrait nécessiter la diversification des sources d’énergie et l’accélération de la transition vers l’énergie solaire, les batteries, les véhicules électriques et le transport ferroviaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Japon : réserves épuisées et fardeaux croissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japon dépend des importations pour plus de 85% de ses besoins énergétiques et la majeure partie de son pétrole a transité par le détroit d’Ormuz en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les États-Unis, le Japon a été le deuxième plus important contributeur à la mobilisation d’urgence des réserves stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie, soit l’équivalent d’environ 70 jours de consommation intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a fait exploser le coût des importations et de l’électricité, alors même que les Japonais sont déjà confrontés à l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise renforcera les arguments en faveur de la remise en service de davantage de réacteurs nucléaires, de l’accélération des projets éoliens et solaires offshore ainsi que de l’amélioration de la résilience du réseau et des capacités de stockage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la vulnérabilité du Japon, en tant qu’île pauvre en ressources, persistera, l’incitant à privilégier l’efficacité énergétique, l’électrification et la constitution de réserves plus importantes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzKYr8kOvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/">Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/embed/#?secret=vw5WHfPm45#?secret=QzKYr8kOvw" data-secret="QzKYr8kOvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Russie : un cadeau pour Poutine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont ceux qui ont tiré un profit aussi évident de la guerre que Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, les recettes pétrolières russes avaient chuté à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et l’économie russe était au bord de la récession mais la guerre contre l’Iran fut une aubaine pour Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision américaine d’alléger les sanctions sur le pétrole russe a permis à Moscou de vendre ses cargaisons à des prix plus élevés et les recettes fiscales russes sur le pétrole ont doublé en avril. Cependant, ces gains pourraient être temporaires. Les attaques ukrainiennes, les sanctions et le manque de technologies et d’investissements ont accéléré le déclin à long terme de l’industrie pétrolière russe et les raffineries russes fonctionnent désormais à leur plus bas niveau depuis 2009.</p>



<h2 class="wp-block-heading">États du Golfe : surmonter le goulot d’étranglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des États du Golfe subissent des pertes importantes mais à des degrés divers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont dans une meilleure situation car ils ont investi dans des oléoducs vers la mer Rouge et le golfe d’Oman, ce qui leur permet de contourner le détroit d’Ormuz pour environ la moitié de leurs exportations d’avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, situé hors du détroit, a vu ses recettes pétrolières augmenter de 80% par rapport à l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les exportations irakiennes se sont effondrées, tandis que les exportations de pétrole et de produits raffinés du Koweït sont quasiment à l’arrêt depuis dix semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar sont également interrompues et la réparation des installations endommagées pourrait prendre beaucoup de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des capacités de stockage saturées, les pays du Moyen-Orient ont été contraints de réduire leur production d’environ 13 millions de barils par jour. Même après la réouverture du détroit, le rétablissement de la pleine production pourrait prendre des mois, notamment en Irak et au Koweït en raison d’infrastructures vétustes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran : La carte d’Ormuz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de l’Iran est complexe. Le pays subit d’importantes pertes de revenus en raison de l’embargo américain sur ses exportations mais a initialement profité de la hausse des prix et de l’allègement de certaines sanctions, vendant une partie de ses cargaisons à des prix nettement supérieurs aux remises habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les installations pétrolières et les infrastructures de l’île de Kharg n’ont pas été gravement endommagées, l’Iran pourrait rétablir rapidement ses exportations si le détroit d’Ormuz est rouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran pourrait cependant sortir de la crise avec un nouveau levier d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays a évoqué la possibilité d’imposer des <em>«droits de transit»</em> en échange du maintien de l’ouverture du détroit. Même si la guerre se termine sans un tel accord, l’Iran a démontré que sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz pourrait être aussi puissante que la menace nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : accélérer la transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe est moins dépendante du pétrole d’Ormuz que l’Asie, mais elle est confrontée à une hausse des coûts due à la concurrence pour les approvisionnements disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le kérosène, l’Europe apparaît particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance aux importations du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a averti en avril que l’Europe ne disposait plus que de <em>«six semaines de réserves de kérosène»</em>, ce qui entraînerait de nouvelles hausses de prix et des annulations de vols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix de l’électricité, qui avaient explosé après la guerre en Ukraine, n’ont pas connu une augmentation aussi spectaculaire cette fois-ci, le choc gazier s’étant quelque peu atténué et les sources alternatives ayant partiellement compensé la pénurie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise va accélérer la transition énergétique de l’Europe vers l’électrification de son économie et le développement de ses propres ressources, y compris une réévaluation du nucléaire dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cela crée une nouvelle vulnérabilité : la dépendance à l’égard de la Chine pour les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques et les terres rares.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5IoIK8AxLC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=xjqNfVaCPY#?secret=5IoIK8AxLC" data-secret="5IoIK8AxLC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Afrique : deux continents en un seul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays exportateurs de pétrole et de gaz d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale –tels que l’Algérie, la Libye, le Nigeria et l’Angola– pourraient bénéficier de la hausse des prix et de nouveaux investissements. Par contre, les importateurs plus proches du Golfe, comme l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie, subissent une pression considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pays, même producteurs, importent la majeure partie des carburants raffinés qu’ils consomment. La crise renforcera les appels à la construction de nouvelles raffineries et au développement des énergies renouvelables. Un projet de raffinerie géante est déjà en cours en Afrique de l’Est, et le Ghana, l’Angola et l’Ouganda pourraient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays africains les plus pauvres, chaque projet d’énergie solaire, de batteries ou de bus électriques réduit leur vulnérabilité aux futurs chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde de l’énergie plus fragmenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus la guerre avec l’Iran se prolonge, plus le monde de l’énergie sera divisé selon des lignes géopolitiques et géographiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine verra dans cette guerre la preuve que l’hégémonie américaine est devenue une source de chaos plutôt que de stabilité, tandis que la crainte des risques associés au pétrole et au gaz incitera davantage de pays à adopter des technologies propres dominées par Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays riches réagiront en diversifiant leurs approvisionnements, en constituant des réserves et en accélérant le développement d’alternatives, tandis que les pays les plus pauvres seront souvent contraints de choisir l’option la moins chère plutôt que la plus sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs seront prêts à payer plus cher pour la diversification, tandis que les exportateurs investiront dans la construction de routes commerciales contournant les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, la leçon la plus importante est peut-être que même les plus grands producteurs mondiaux ne peuvent se prémunir contre les chocs d’un marché mondial interconnecté.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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