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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Houthis, soutenus par l'Iran, font peser une menace sur l'exportation de pétrole de l’Arabie saoudite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La menace qui pèse sur la principale voie d’exportation de pétrole de l’Arabie saoudite s’accroît avec l’escalade des tensions entre le Royaume et le groupe Ansar Allah (communément appelé les Houthis), soutenu par l’Iran, au Yémen. Les oléoducs acheminant le pétrole de l’est du royaume jusqu’au port de Yanbu, sur la mer Rouge </em></strong><em>(photo)</em><strong><em>, sont devenus une artère vitale, permettant à l’Arabie saoudite de maintenir ses exportations de pétrole malgré les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dues au conflit irano-américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19286477"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Yanbu, les pétroliers saoudiens empruntent le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre les marchés asiatiques, contribuant ainsi à atténuer l’impact de la hausse des prix du pétrole lorsque le trafic maritime dans le golfe Persique est perturbé par les attaques iraniennes, souligne le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-threat-to-saudi-arabias-main-oil-export-route-is-growing-6927e974" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Wall Street Journal</em></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le détroit de Bab el-Mandeb est resté ouvert grâce aux accords politiques conclus par Riyad avec les Houthis, même si ce groupe a perturbé à plusieurs reprises le trafic maritime en mer Rouge au cours des trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le cessez-le-feu de 2022, sur lequel ces accords reposaient, commence à se déliter. Les Houthis ont lancé des drones et des missiles sur un aéroport civil du sud-ouest de l’Arabie saoudite après avoir accusé le royaume d’avoir bombardé la piste de l’aéroport de Sanaa, qu’ils contrôlent, cette semaine, afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion iranien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi, le chef houthi, Abdel-Malik al-Houthi, a durci le ton lors d’une allocution télévisée, déclarant :<em> «La véritable équation est : aéroport de Sanaa contre aéroport de Riyad. Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également menacé de cibler les installations pétrolières saoudiennes si Riyad reprenait son implication dans la guerre au Yémen, après avoir dirigé une coalition militaire contre les Houthis il y a plus de dix ans, tout en appelant ses partisans à manifester contre les restrictions de voyage qui leur sont imposées depuis des années par l’Arabie saoudite et ses alliés yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis devraient prochainement tester à nouveau la position saoudienne en tentant d’accueillir un autre avion iranien à l’aéroport de Sanaa. Bien qu’Abdul-Malik al-Houthi n’ait pas explicitement annoncé la reprise des attaques contre les navires transitant en mer Rouge, des responsables et des analystes estiment que l’évolution de la situation régionale pourrait inciter le groupe à recommencer de telles attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La situation en mer Rouge se détériore à nouveau»</em>, a déclaré Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, lors d’une visite à Djibouti vendredi. Elle ajoute : <em>«Les récentes attaques de missiles menées par les Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont mis fin à une trêve de quatre ans, sont un signal d’alarme : l’instabilité terrestre se transforme rapidement en insécurité maritime»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier blocus de la mer Rouge imposée par les Houthis avait provoqué une intervention militaire américaine en 2025, infligeant des pertes considérables au groupe. Cependant, des attaques sporadiques ont persisté, perturbant le trafic maritime pendant des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois-ci, toute perturbation du trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb surviendrait alors que le trafic dans le détroit d’Ormuz est déjà de plus en plus congestionné en raison des attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capital Economics</em> prévoit qu’une fermeture simultanée des deux détroits, ou des dommages importants aux oléoducs ou aux ports saoudiens, pourraient plonger l’économie mondiale en récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre avec l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont déjà privé les marchés mondiaux de plusieurs millions de barils de pétrole par jour. Jusqu’à présent, les consommateurs ont puisé dans les réserves pétrolières pour compenser cette pénurie mais ces réserves s’épuiseront avec le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite utilise l’oléoduc traversant la péninsule arabique pour exporter environ quatre millions de barils par jour via la mer Rouge, ce qui maintient ses exportations totales à environ 4,6 millions de barils par jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran a réussi à mettre les États-Unis dans l’embarras</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce chiffre soit inférieur au niveau d’avant-guerre (7,3 millions de barils par jour), l’écart aurait été bien plus important sans les exportations de la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que les Houthis se sentent plus confiants sur le plan stratégique car ils pensent que l’Iran est parvenu à mettre les États-Unis dans l’embarras et que le moment est venu de faire pression sur l’Arabie saoudite qui a tout intérêt à maintenir le Yémen hors du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Houthis en sont parfaitement conscients. Ils voient une opportunité d’escalade et ils la saisiront»</em>, a déclaré April Longley Alley, ancienne conseillère de l’envoyé spécial de l’Onu pour le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux camps semblent plus proches que jamais depuis le cessez-le-feu de 2022 d’une reprise des hostilités transfrontalières, même à faible intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cessez-le-feu visait à assouplir les restrictions saoudiennes sur le carburant entrant dans le port d’Hodeïda et à rétablir les vols commerciaux à destination et en provenance de Sanaa mais les progrès restent limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis soutiennent la campagne militaire menée par l’Arabie saoudite contre les Houthis depuis 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que Washington continuera de soutenir Riyad, mais que, préoccupé actuellement par le conflit avec l’Iran, le pays cherchera à éviter une nouvelle implication militaire directe au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables américains et saoudiens se sont entretenus cette semaine au sujet du Yémen et le département d’État américain a approuvé un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite d’une valeur de près de 2 milliards de dollars, comprenant plus de 20000 kits de munitions de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aéroport de Sanaa demeure le point chaud le plus probable d’une nouvelle escalade, compte tenu de sa valeur symbolique pour les deux camps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite craint que l’assouplissement des restrictions ne permette à l’Iran de fournir des armes et des conseillers militaires aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les analystes estiment que les Houthis, confrontés à des difficultés économiques internes dues à la hausse des prix et aux pénuries de produits de première nécessité, souhaitent la réouverture de la liaison aérienne afin d’accéder à davantage de ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour eux, il s’agit d’un calcul interne visant à obtenir un accord plus avantageux leur permettant d’accéder à plus de ressources, une plus grande autonomie et une plus grande liberté pour consolider leur contrôle au Yémen et dans la région de la mer Rouge»</em>, a déclaré April Longley Alley.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis considèrent depuis longtemps comme inacceptables les restrictions saoudiennes imposées aux voyages à destination et en provenance du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ce mois-ci, ont offert une nouvelle occasion de tester la volonté de Riyad de s’engager dans une nouvelle confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation houthie s’est rendue à Téhéran il y a deux semaines pour assister aux funérailles, provoquant des protestations de la part du gouvernement yéménite internationalement reconnu, basé à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son retour cette semaine, l’avion de la délégation a été contraint d’atterrir dans une autre ville contrôlée par les Houthis après le bombardement de l’aéroport de Sanaa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que si un autre avion iranien tente d’atterrir à Sanaa et que l’Arabie saoudite riposte en bombardant à nouveau l’aéroport, les Houthis intensifieront leur riposte, ce qui pourrait inciter Riyad à réagir avec plus de force malgré sa volonté d’éviter d’exposer son territoire à des contre-attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet d’évaluation des risques Basha Report, a déclaré que les Houthis ont annoncé cette semaine de nouvelles règles d’engagement, confirmant ainsi que l’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre si elle tente d’empêcher de nouveaux vols iraniens. Il a ajouté: <em>«Abdul-Malik al-Houthi intensifie progressivement ses attaques. Il suit une stratégie d’escalade par étapes et n’entre pas directement dans une guerre totale car il ne souhaite pas un conflit à grande échelle»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales raisons pour lesquelles l’Arabie saoudite a accepté le cessez-le-feu de 2022 était les attaques de missiles et de drones menées par les Houthis contre des villes saoudiennes, dont Riyad, qui menaçaient les ambitieux projets économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, toute nouvelle attaque des Houthis pourrait être encore plus dévastatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la défense aérienne saoudienne se soit améliorée, les capacités offensives des Houthis se sont également développées, tandis que les projets de développement saoudiens sont confrontés à une pression financière croissante et à des risques politiques supplémentaires en raison de la guerre avec l’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les concessions pour des projets renouvelables accordées à des entreprises étrangères n’aideront pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/">La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Accorder des concessions pour des projets renouvelables à des entreprises étrangères n’aidera pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. Alors que </em>la stratégie en matière d’énergie renouvelable poursuivie par les autorités se heurte à des résistances</strong>. <em>(Photo : Centrale solaire construite par Scatec à Tozeur). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Saber Ammar</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Hamza Hamouchene</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-19071734"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Saber-Ammar-Hamza-Hamouchene.jpg" alt="" class="wp-image-19071833"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le conflit russo-ukrainien et la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran ont mis à nu la fragilité des systèmes énergétiques fondés sur la dépendance et les marchés extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cycle de crises du carburant et de chocs des prix devrait encourager les pays dépendants des importations d’énergie à remédier à leurs déficits énergétiques et à atténuer l’appauvrissement qu’ils causent parmi leurs citoyens. Pourtant, rares sont ceux qui entreprennent les actions audacieuses nécessaires pour améliorer leur indépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne fait certainement pas partie de ces pays. Son déficit énergétique s’élève actuellement à environ 3,8 milliards de dollars — soit près de 51 % de son déficit commercial total — et a augmenté chaque année depuis 2000, sous l’effet d’une consommation intérieure croissante et d’un échec structurel à construire une véritable souveraineté énergétique. Les autorités tunisiennes, cependant, poursuivent de mauvaises politiques pour résoudre le problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont misé sur la privatisation du secteur de l’énergie, comme en témoigne l’approbation récente de cinq concessions d’énergie renouvelable. Ces projets permettent à des multinationales étrangères d’extraire des bénéfices de la production d’énergie renouvelable et d’en faire supporter les coûts au peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne résoudra pas la crise énergétique de la Tunisie ; elle approfondira au contraire sa dépendance énergétique tout en transférant la richesse publique entre des mains privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq mauvaises concessions énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 janvier, cinq nouveaux contrats de concession pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables ont été soumis au parlement tunisien pour approbation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq centrales solaires — Khobna et Mezzouna à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, El Ksour et Sagdoud à Gafsa, dans l’ouest, et Menzel Habib à Gabès, sur la côte — auraient une capacité totale d’environ 598 mégawatts, pour un investissement total estimé à 560 millions de dollars. Elles seraient accordées à des multinationales étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les mois qui ont suivi, les inquiétudes concernant les projets proposés ont grandi. Le 21 avril, la Fédération générale de l’électricité et du gaz, appartenant à la centrale syndicale UGTT, a tenu une conférence de presse urgente exposant les mécanismes concrets de ce que le parlement était invité à approuver. Les concessions, ont-ils soutenu, réduiraient la Steg, le service public national tunisien, à un simple gestionnaire de réseau, tandis que la production d’électricité serait confiée à des entreprises étrangères. Les coûts d’infrastructure seraient payés par le public, tandis que les bénéfices quitteraient le pays avec les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un modèle standard, exporté en bloc selon le manuel d’ajustement structurel des années 1990, désormais réemballé dans le langage de la transition verte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, selon l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), les cinq concessions bénéficieraient d’importantes exemptions fiscales et de clauses de stabilisation qui pourraient saper la souveraineté fiscale de la Tunisie. Il n’y aurait pas de transfert de technologie significatif, une faible intégration locale et des opportunités d’emploi limitées, ce qui a soulevé de sérieuses préoccupations quant à la valeur développementale de ces projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’observatoire a également rapporté que, dans le cadre de ces contrats, les crédits carbones générés par les réductions d’émissions sur le territoire tunisien pourraient être transférés aux multinationales plutôt que de rester un actif public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inquiétudes concernant cette pratique avaient déjà suscité une opposition avant que ces cinq concessions n’atteignent le parlement. L’année dernière, la Fédération de l’électricité et du gaz a organisé une grève dénonçant le transfert des crédits carbone aux promoteurs privés. Malgré l’opposition, les cinq concessions sont venues ancrer et étendre ce mécanisme, permettant aux promoteurs de projets de revendiquer les crédits et de les utiliser pour accéder à des programmes internationaux de subventions. Les incitations destinées à soutenir une transition énergétique nationale seraient ainsi captées par des acteurs privés pour augmenter leurs bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sensibilisation du public menée par la fédération et les médias indépendants a mobilisé l’opinion publique contre les concessions. Des travailleurs et des militants ont organisé une manifestation devant le parlement. Néanmoins, les cinq concessions ont été votées et les contrats approuvés. Le ministre de l’Énergie et un haut responsable du ministère de l’Industrie ont été limogés pour apaiser la colère du public et distancer la classe dirigeante des projets controversés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bonne solution pour le bon déficit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les concessions ont été imposées sous prétexte que le pays en a besoin pour réduire son déficit énergétique, pour diminuer sa dépendance au gaz algérien, qui fournit actuellement environ 60 % des besoins en gaz naturel du pays, et pour respecter son engagement à atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, cela peut sembler raisonnable, mais cela repose sur une lecture sélective des chiffres et un rétrécissement délibéré de ce qui constitue une solution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’omission la plus flagrante concerne la nature même du déficit. Environ 73 % de l’énergie de la Tunisie provient de produits pétroliers (essence et diesel), consommés en grande majorité par un secteur des transports majoritairement privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Y remédier nécessite un ensemble de choix fondamentalement différents : investissement dans les transports publics, restrictions sur les importations de voitures, taxation progressive des véhicules à forte consommation, etc. Cela signifie aussi penser à l’échelle régionale. Réduire les importations de pétrole nécessite de renforcer la capacité de raffinage nationale, et en particulier d’investir dans la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir) et de la moderniser. Cela exige de réexaminer le type de coopération régionale qui était autrefois à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, par exemple, la Tunisie et la Libye ont discuté d’un projet de raffinerie commune dans la ville côtière de Skhira qui aurait pu considérablement faire avancer la souveraineté énergétique des deux pays. Le projet de 2 milliards de dollars a été suspendu en raison du conflit en Libye, qui rendait impossible la garantie d’un approvisionnement régulier en pétrole brut. Finalement, il a été discrètement abandonné, non pas parce qu’il manquait de mérite, mais parce que ce type de coopération régionale souveraine menaçait les intérêts des puissances hégémoniques européennes qui tirent profit de l’exportation de produits pétroliers raffinés vers la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Libye exporte du pétrole brut mais importe des produits raffinés ; la Tunisie, avec beaucoup moins de ressources, est prise dans la même logique extractiviste, exportant également des produits de base (matières premières et produits agricoles) ainsi qu’un nombre limité de produits semi-industriels ou manufacturés tout en restant dépendante des importations pour les produits industriels et technologiques à haute valeur ajoutée. Une raffinerie partagée aurait dans une certaine mesure brisé ce cycle dans le secteur énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays qui continuent d’être subordonnés aux puissances étrangères sont rarement autorisés à s’industrialiser, à monter dans la chaîne de valeur, ou à construire le type de souveraineté productive qui réduirait leur dépendance aux marchés extérieurs et leur donnerait les moyens de défier la domination impérialiste. Le projet de raffinerie enterré est un exemple parlant de la manière dont cette domination opère — non seulement par l’interdiction directe, mais aussi par la lente fermeture structurelle des alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq concessions solaires sont une autre application de la même logique. Elles ne s’attaquent pas aux véritables problèmes structurels du déficit énergétique tunisien. Elles ne construisent pas de capacité industrielle nationale. Elles ne transfèrent pas de technologie. Ce qu’elles font, c’est ouvrir une nouvelle frontière pour l’accumulation de capital international, présentée, comme la tendance l’exige, en invoquant la transition, la durabilité et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition, mais à quelles conditions ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu de gens contesteraient l’urgence de la transition vers les énergies renouvelables. La question qui compte est de savoir comment, par qui et dans l’intérêt de qui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise énergétique de la Tunisie est réelle. Mais sa solution n’est pas la privatisation accrue des ressources publiques sous gestion étrangère et dans le cadre de schémas néocoloniaux. Ce qui est requis, c’est un ensemble de choix fondamentalement différents : le contrôle public sur la production et la distribution d’énergie, un véritable transfert de technologie, un investissement dans la capacité industrielle nationale, un changement du paradigme de consommation par l’efficacité énergétique et les transports publics, et une coopération régionale qui construit la souveraineté plutôt que d’approfondir la dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle néolibéral mis en œuvre par les entreprises a démontré ses limites lors des crises financières, des pandémies et des chocs géopolitiques qui remodèlent actuellement l’économie mondiale. Chaque nouvelle crise devrait servir d’alarme. Au lieu de cela, elles sont constamment utilisées comme un prétexte pour redoubler d’efforts sur la même logique défaillante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons faire la transition. Mais nous devons insister pour faire cette transition à nos propres conditions, avec un contrôle public, une supervision démocratique et un développement inclusif et authentique défini par les besoins du plus grand nombre, et non par les marges bénéficiaires de quelques-uns.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: </strong><a href="https://www.aljazeera.com/opinions/2026/6/20/why-tunisias-renewable-energy-strategy-is-facing-resistance"><strong>Al-Jazeera</strong></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Respectivement, chercheur tunisien au Transnational Institute et chercheur et activiste algérien basé à Londres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/">La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>PetroAfrica pour accélérer la transition énergétique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/19/petroafrica-pour-accelerer-la-transition-energetique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 12:49:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, clôturé aujourd'hui au Parc des Expositions du Kram, </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Inauguré il y a quatre jours, PetroAfrica, le salon international dédié au pétrole, au gaz, à l’énergie et aux services, sera clôturé ce vendredi 19 juin 2026 au Parc des Expositions du Kram, au nord de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-18986869"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement, organisé dans le cadre du programme Africa Big 5, réunit des opérateurs publics et privés, des investisseurs, des experts et des entreprises du secteur de l’énergie, avec pour ambition de renforcer la coopération industrielle entre l’Afrique du Nord, la Méditerranée et les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé par Xtrade For Events et STI Expo, PetroAfrica s’inscrit dans un format plus large comprenant cinq salons professionnels : PetroAfrica pour le pétrole, le gaz, l’énergie et les services; Green Africa pour le développement durable, les énergies renouvelables et les énergies vertes ; Logistica Africa Expo pour les transports et les chaînes d’approvisionnement ; Africa Traffic et Africa Public Works pour la mobilité intelligente, les travaux publics et les infrastructures ; et Africa Finance Banking &amp; Insurance Expo pour la finance, la banque et l’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème central de l’édition 2026, <em>«Durabilité pour une économie verte»</em>, reflète la double trajectoire des secteurs énergétiques tunisien et régional&nbsp;: d’une part, le rôle central persistant des hydrocarbures, notamment du gaz naturel et des produits pétroliers&nbsp;; d’autre part, la nécessité d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation et les nouvelles technologies appliquées à l’industrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont pris part à des conférences stratégiques et techniques, des rencontres de réseautage, des présentations d’entreprises et des mises en relation visant à favoriser les partenariats et les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">PetroAfrica ambitionne de devenir une plateforme professionnelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la production, en passant par le transport, le raffinage, la distribution, les équipements pétroliers, les services techniques et les solutions numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thématiques centrales débattues cette année figurent les infrastructures d’énergie verte, la valorisation du gaz torché, l’économie circulaire, la gouvernance, la coopération internationale, l’intelligence artificielle appliquée aux opérations en amont et en aval, la gestion du carbone, la formation et le développement des compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Tunis comme lieu de l’événement revêt une importance particulière à l’heure où notre pays demeure fortement dépendant du gaz naturel pour la production d’électricité et les importations d’énergie, tout en s’efforçant de renforcer la place des énergies renouvelables dans son mix énergétique national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stratégies officielles prévoient une augmentation significative des capacités solaires et éoliennes d’ici 2030, ainsi que le développement de projets d’hydrogène vert et d’interconnexions électriques avec l’Europe, à commencer par le projet Elmed avec l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">PetroAfrica 2026 a donc été non seulement une vitrine commerciale pour les compagnies pétrolières, les fournisseurs d’équipements et les prestataires de services, mais aussi comme un banc d’essai pour la capacité de la Tunisie à se positionner comme un hub énergétique régional. Dans ce contexte, le salon a réussi à connecter les acteurs tunisiens, libyens, algériens, africains, européens et asiatiques d’un secteur porté par la sécurité d’approvisionnement, la transition écologique, l’innovation technologique et la concurrence pour les capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement est intervenu à un moment où l’énergie figure parmi les priorités économiques de la Tunisie mais aussi de nombre de ses partenaires au nord comme au sud.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:52:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Skhira]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. Ni Bourguiba ne l’a dit clairement. Ni Ben Ali. Ni la Troïka. Ni Nidaa. Ni Ennahdha. Ni Qalb Tounes. Ni Kais Saïed, le président qui parle de souveraineté nationale à longueur de discours, mais dont les gouvernements successifs depuis 2019 maintiennent les citoyens dans une ignorance souveraine sur l’état de leurs ressources nationales.</em></strong> <em>(Photo : le champ gazier Nawara à Tataouine). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-18792024"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’omerta a ses idéologues à gauche, à droite, au centre et au palais de Carthage. C’est le seul vrai consensus national : ne rien dire aux Tunisiens sur leur propre sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors permettez-moi, chiffres à la main, de commettre ce que les cercles du pouvoir tunisien appellent une indiscrétion — et que les démocraties normales appellent simplement information publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Tataouine : le Koweït tunisien qu’on a décidé d’ignorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par le Sud, cette Tunisie oubliée qui produit et qui souffre simultanément. Le gouvernorat de Tataouine concentre à lui seul 46% de la production nationale de pétrole brut et 27% du gaz naturel. En clair : presque la moitié du pétrole tunisien sort des terres d’une région qui n’a ni université digne de ce nom, ni hôpital équipé, ni autoroute. Voilà le paradoxe tunisien dans toute sa splendeur sarcastique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Nawara — opéré conjointement par l’autrichien OMV et l’Etap (50% chacun) — a atteint son pic en 2022 à 1 milliard de mètres cubes (bcm) de gaz naturel, soit l’équivalent d’environ 1 000 millions de litres d’équivalent pétrole annuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un prix moyen de 5 dollars le million de BTU, Nawara représentait au pic environ 500 millions de dollars de valeur brute annuelle. Depuis, le champ s’effondre : -48% de production enregistrés en 2025 selon l’Onem. Nawara tousse. Et Tunis se tait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ onshore Sabria (Etap 55%, Serinus Energy 45%), le complexe Anaguid East (OMV/Etap, en développement), les concessions Jinane et Benefsej Sud — toutes arrêtées pour maintenance en septembre 2025 — complètent ce tableau sudiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Kébili, voisin et également producteur, contribue au même ensemble géologique du bassin de Ghadames, sans que le citoyen de Douz ou de Matmata sache jamais combien de barils partent chaque matin de ses terres vers les ports méditerranéens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JdELy55lhf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/embed/#?secret=0p3kEE6HKh#?secret=JdELy55lhf" data-secret="JdELy55lhf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Sfax et le Golfe de Gabès : l’offshore qu’on sous-exploite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En mer, le champ Ashtart (Etap 50%, Perenco 50%) peut produire jusqu’à 30 000 barils/jour, soit 4,8 millions de litres quotidiens. Valorisés à 72 dollars le baril — cours BMI 2026 — cela représente 2,16 millions de dollars par jour, soit 788 millions de dollars annuels à pleine capacité. Mais le champ a été arrêté entre juin et juillet 2025. Pour maintenance. Sans communiqué officiel. Sans transparence. Dans l’ombre, comme il se doit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Didon (permis Zarat, Etap 100%) peut atteindre 20 000 barils/jour. Le champ Cercina (Etap 51%, Panoro UK 49%) produit 8 000 barils/jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, le Golfe de Gabès représente l’un des derniers bastions offshore tunisiens — avec des infrastructures vieillissantes que ni le budget de l’État ni l’appétit des investisseurs étrangers ne suffisent à renouveler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2024, Tunis a décidé de ne pas renouveler les concessions des champs Rahmoura et Ashtart expirés, préférant l’opération directe par l’Etap. Résultat : des champs qui ne produisent plus rien, au nom de la souveraineté. C’est ce qu’on appelle, en économie politique, couper son nez pour faire peur à son visage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WRSCt2uZbJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/embed/#?secret=lNAljjqvyC#?secret=WRSCt2uZbJ" data-secret="WRSCt2uZbJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bizerte : une raffinerie de 1963 pour une Tunisie de 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Bizerte abrite la seule raffinerie du pays, gérée par la Stir depuis 1963 — soit l’année où John Kennedy était encore vivant et où la Tunisie venait à peine d’enterrer le beylicat. Capacité nominale : 34 000 barils/jour, soit 5,4 millions de litres/jour. Taux d’utilisation réel en 2025 : 52,5% seulement. En 2023, production en chute de 26,4% suite à un arrêt dont les causes officielles restent, vous l’aurez deviné, non explicitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie importe 84 500 barils/jour de produits raffinés nets en 2026 — soit 13,4 millions de litres quotidiens achetés à l’Italie, à la Russie, à Malte, à la Bulgarie et à la Roumanie. Coût : environ 2,7 milliards de dollars par an. Ce que la Tunisie ne raffine pas chez elle, elle le paie à l’étranger. En toute souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le projet de deuxième raffinerie à Skhira (2 milliards de dollars, 120 000 b/j initialement, avec QatarEnergy) ? Suspendu sine die. Le sous-sol libyen devait fournir le brut. La politique libyenne a fourni le chaos. Résultat : zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Gazoduc Transmed : 370 km de tuyau dont le Tunisien ignore l’existence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Transmed — officiellement baptisé Enrico Mattei par l’Italie — traverse 370 kilomètres de territoire tunisien, de la frontière algérienne jusqu’à Cap Bon, avant de plonger sous la Méditerranée vers la Sicile. Capacité technique totale du réseau : 33 bcm/an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie perçoit en contrepartie du transit un droit en nature — du gaz algérien — qui constitue une part significative de ses importations énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car voici le comble : la Tunisie produit 1,0 bcm de gaz en 2026, mais en consomme 5,0 bcm. Elle importe donc 3,9 bcm, quasi exclusivement d’Algérie. À 5 dollars le MMBTU moyen, ces importations coûtent environ 600 millions de dollars annuellement. En 2035, BMI projette des importations de 5,5 bcm — la dépendance s’aggrave pendant que la production nationale s’effondre à 0,8 bcm. La Tunisie sera alors capable de couvrir à peine 12,6% de sa propre consommation gazière. Le reste : importé, facturé, payé en devises rares.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La production nationale : les chiffres qu’on ne cite jamais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les données brutes, celles que ni le palais de Carthage, ni le ministère de l’Industrie, ni les partis d’opposition n’ont jamais eu la courtoisie d’expliquer au citoyen :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2024</strong> : 30 200 barils/jour = 4,8 millions de litres/jour. Valeur au prix de 80,70 $/b : environ 890 millions de dollars annuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2026</strong> (estimé) : 27 700 b/j = 4,4 millions de litres/jour. Valeur à 78 $/b : environ 789 millions de dollars annuels. Soit 100 millions de dollars de moins qu’en 2024, en deux ans seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Pétrole brut 2035</strong> (projeté) : 22 500 b/j = 3,6 millions de litres/jour. Valeur à 70 $/b : environ 575 millions de dollars annuels. La trajectoire est univoque : vers le bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Les réserves prouvées en pétrole</strong> : 410 millions de barils en 2026, tombant à 380 millions en 2035. Les réserves en gaz : 60 bcm aujourd’hui, 50 bcm en 2035. Chaque année, la Tunisie pompe sans remplacer. Elle mange son capital sans le renouveler. C’est ce qu’on appelle, en comptabilité nationale, manger les meubles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EoNoVBpxN2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/">Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/embed/#?secret=ikiqcs7guz#?secret=EoNoVBpxN2" data-secret="EoNoVBpxN2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’omerta : pourquoi ce silence organisé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Posons la question frontale : pourquoi cette omerta systémique sur les ressources énergétiques tunisiennes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, le secret protège les rentes. Quand le citoyen ne sait pas combien de barils partent de Tataouine, il ne peut pas calculer ce que l’État en tire, ce qui revient aux compagnies étrangères, et ce que l’Etap — dont les rapports financiers arrivent avec deux ans de retard — verse réellement au Trésor. L’opacité est la mère de toutes les rentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, le silence évite les questions sociales. Quand les habitants de Tataouine — qui produisent 46% du pétrole national — réclament leur part du développement régional, la réponse officielle est le gaz lacrymogène, pas la transparence budgétaire. L’omerta évite d’avoir à justifier pourquoi la région qui pompe souffre pendant que la capitale consomme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les partis politiques sont tous complices. Ennahdha a gouverné sans publier un seul bilan énergétique accessible au grand public. La Troïka idem. Nidaa Tounes idem. Et Kais Saied, qui a concentré tous les pouvoirs depuis 2021, n’a pas fait produire par ses services aucun rapport national sur l’état des ressources énergétiques, aucune stratégie publiée, aucun débat parlementaire digne de ce nom— le parlement étant vidé de sa substance. L’omerta transcende les clivages politiques : c’est le seul vrai programme national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, le nouveau Code des Hydrocarbures attend toujours. En février 2025, le gouvernement a examiné un projet. Dix-huit mois plus tard, le texte n’est toujours pas soumis au Conseil des ministres. Pendant ce temps, les IOCs quittent le pays — Shell a abandonné Miskar et Hasdrubal en 2021-2022 — et les licences d’exploration tombent de 20 en 2021 à 15 en 2025. Le secteur se vide de ses investisseurs pendant qu’on réfléchit à la législation qui les attirerait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Épilogue : omerta rime avec défiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est à genoux économiquement. Son ratio dette/PIB dépasse 80%. L’accord FMI a été rejeté en avril 2025. La BCT maintient son taux directeur à 8% pour contenir l’inflation. Le dinar s’érode. Et pendant ce temps, le sous-sol tunisien continue de se vider à 27 700 barils/jour, sans stratégie de remplacement, sans transparence, sans débat national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ne fait rien pour mériter la confiance du citoyen. Et le citoyen, faute d’information, ne peut même pas formuler les bonnes questions. C’est la boucle parfaite de l’omerta d’État : un peuple qu’on appauvrit en secret, avec son propre pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à quand ? La réponse appartient aux Tunisiens — à condition qu’on leur donne enfin les chiffres pour décider.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source principale</strong> : BMI/Fitch Solutions, Tunisia Oil &amp; Gas Report, May 2026, 91 pages, Fitch Solutions Group Limited, Londres, ISSN 2058-0762, copy deadline avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Données complémentaires</em></strong> : Etap (Rapport annuel 2024), Onem, EIA, Opep Secondary</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/les-tunisiens-connaissent-ils-les-ressources-de-leur-sous-sol/">Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expert en énergie Jason Bordoff livre une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’expert en énergie Jason Bordoff, directeur du Center on Global Energy Policy relevant de l’Université de Columbia, a livré une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. Dans son article intitulé «Les gagnants et les perdants du nouvel ordre pétrolier mondial» paru dans le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/the-winners-and-losers-of-oils-new-world-order-3841f80f" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal (WSJ)</em></strong></a><strong><em>, il indique que l’Asie a été la première et la plus durement touchée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18786133"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, la région dépendait du Moyen-Orient pour environ 60% de ses importations de pétrole. Les perturbations ne se sont pas limitées au pétrole brut, elles ont également touché les produits raffinés comme le diesel et le kérosène dont les prix ont plus que doublé depuis janvier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, la hausse des prix du pétrole se traduit généralement par une inflation plus élevée et une croissance économique plus faible. Dans les pays à faible revenu importateurs d’énergie, la crise se manifeste par de réelles pénuries d’approvisionnement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Bangladesh, la climatisation était limitée à 25 degrés Celsius&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Laos, la semaine scolaire est passée de cinq à trois jours&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le Sri Lanka a décrété le mercredi jour férié afin d’économiser l’énergie&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Pakistan, les matchs de cricket, sport national, se déroulent dans des stades quasi vides, les supporters ayant été invités à les suivre depuis chez eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis : résilients… mais pas à l’abri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de pétrole de schiste, qui a réduit les importations américaines de pétrole du Moyen-Orient depuis le boom des années 2000, a offert une certaine protection à Washington. Cependant, le prix de l’essence a déjà grimpé à plus de 4,50 $ le gallon, contre moins de 3 $ avant la guerre, alourdissant le budget mensuel d’une famille américaine moyenne de plus de 150 $.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’impact le plus significatif de cette crise ne réside peut-être pas dans la flambée immédiate des prix mais plutôt dans les bouleversements stratégiques qu’elle imposera aux politiques énergétiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même que le monde a radicalement repensé ses politiques énergétiques après les chocs pétroliers des années 1970, une perturbation de cette ampleur obligera les gouvernements à revoir leurs stratégies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis importaient environ 60% du pétrole qu’ils consommaient. Aujourd’hui, ils sont le premier producteur mondial de pétrole et un important exportateur net d’énergie. La part du pétrole dans l’économie américaine diminue progressivement depuis quelques décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surabondance de l’offre signifie que les pénuries d’approvisionnement mettront plus de temps à atteindre le territoire américain. Si les consommateurs paient plus cher à la pompe, les dégâts économiques globaux sont moins importants car une part significative de ces sommes profitent désormais aux producteurs nationaux plutôt qu’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du gaz naturel ont également fortement augmenté en Europe et en Asie, mais sont restés quasiment inchangés aux États-Unis, un écart de prix qui a permis aux Américains d’économiser des milliers de milliards de dollars depuis le début de la révolution du pétrole de schiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans un marché mondial interconnecté, le consommateur américain paie toujours plus cher lorsque les approvisionnements à l’étranger sont perturbés. Et les outils disponibles pour faire face à des perturbations de cette ampleur sont rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la flambée des prix, les décideurs politiques pourraient être tentés de recourir à des solutions extrêmes, économiquement et géopolitiquement désastreuses, comme l’interdiction des exportations de pétrole américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À long terme, la crise actuelle offre l’occasion de trouver un terrain d’entente entre deux points de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier soutient que la position des États-Unis est renforcée par l’augmentation de la production de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second soutient que les États-Unis auraient été moins vulnérables aux chocs s’ils avaient réduit leur dépendance au pétrole en améliorant le rendement énergétique, en augmentant l’utilisation des véhicules électriques et en développant les transports publics et ferroviaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VLOcZh1BlZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/embed/#?secret=pol2VhnVpy#?secret=VLOcZh1BlZ" data-secret="VLOcZh1BlZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Canada et Mexique : la nécessaire diversification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que grand producteur de pétrole et de gaz, le Canada semble être dans une meilleure position que la plupart des pays. Selon Goldman Sachs, il figure parmi les économies les plus susceptibles de bénéficier de la hausse des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mexique, en revanche, est confronté à une situation plus difficile. Bien qu’il produise du pétrole brut, le déclin de sa production et ses capacités de raffinage limitées le rendent dépendant des importations d’essence et de diesel, principalement en provenance des États-Unis. Cela le rend vulnérable non seulement aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole mais aussi aux pénuries de produits raffinés, à la hausse des prix sur la côte du Golfe du Mexique et à une possible résurgence, aux États-Unis, des appels à la restriction des exportations de carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise pourrait renforcer les appels, dans les deux pays, à diversifier leurs marchés et à réduire leur dépendance aux États-Unis, notamment par la construction d’oléoducs vers la côte ouest américaine pour exporter le pétrole canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mexique, les préoccupations sécuritaires accéléreront le développement du gaz de schiste national, tandis que le gouvernement poursuit sa politique de <em>«souveraineté énergétique»</em> en développant le raffinage et en investissant dans la compagnie pétrolière nationale Pemex, malgré le coût de cette approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amérique du Sud et Centrale : valoriser les ressources nationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique du Sud est fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui engendre des pressions financières et politiques en raison de la hausse des prix. Cependant, elle possède également d’importantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de vastes ressources en énergies renouvelables et hydroélectriques. De plus, de nombreux projets pétroliers et gaziers futurs sont situés hors du Golfe et donc hors de portée du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela confère à la région une importance stratégique accrue si les approvisionnements du Moyen-Orient entraînent une prime de risque plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt des investisseurs pour des pays comme le Brésil, le Guyana (État souverain à ne pas confondre avec la Guyane française) et l’Argentine devrait s’étendre à d’autres producteurs potentiels tels que le Suriname.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela, en revanche, est un facteur imprévisible. Sous sa nouvelle direction, qui cherche à attirer les investissements étrangers, ses exportations ont frôlé le million de barils par jour en mars, leur plus haut niveau depuis 2019, malgré des risques toujours élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chine : une stratégie qui a fait ses preuves</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de la crise sur la Chine sont mitigées. Importateur net massif de pétrole, la facture des importations chinoises a fortement augmenté en raison de la hausse des prix et de la perte d’accès au pétrole iranien à prix réduit. En avril, la facture des importations de pétrole brut de la Chine a progressé de 13% par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Pékin possède d’immenses réserves de pétrole. Tout en réduisant ses importations grâce à l’exploitation de ses réserves et à la diminution de l’activité de ses raffineries, la Chine a également commencé à revendre une partie de ses cargaisons de pétrole contractuelles à d’autres pays, souvent avec profit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise renforcera, au lieu de fragiliser, la stratégie énergétique de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine s’efforce depuis des années de maîtriser la croissance de sa consommation de pétrole, et celui-ci représente désormais une part plus faible de son mix énergétique qu’aux États-Unis ou en Europe. Elle a également électrifié avec succès une grande partie de son parc automobile et de son réseau électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15<sup>e</sup> plan quinquennal chinois, publié peu après le début de la guerre, préconisait la construction d’une <em>«puissance énergétique»</em> grâce à la <em>«flexibilité stratégique»</em> et à <em>«la&nbsp; souveraineté technologique»</em> fondées sur les énergies non fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations des approvisionnements en pétrole et en gaz ne feront que renforcer ces ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inde : stabilité relative dans un contexte de fragilité régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde est plus vulnérable que la Chine. L’Inde importe environ 90% du pétrole qu’elle consomme et, avant la guerre, près de la moitié de ces importations transitaient par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a contraint New Delhi à dépendre davantage de la Russie mais sans bénéficier des conditions préférentielles obtenues après l’invasion de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’Inde dispose de capacités financières, de réserves et d’une chaîne d’approvisionnement plus diversifiées que ses voisins plus pauvres comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka, ce qui réduit le risque de graves pénuries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la flambée des prix du pétrole exacerbe l’inflation, met à rude épreuve le budget et alourdit le coût des subventions aux consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solution à long terme pourrait nécessiter la diversification des sources d’énergie et l’accélération de la transition vers l’énergie solaire, les batteries, les véhicules électriques et le transport ferroviaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Japon : réserves épuisées et fardeaux croissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japon dépend des importations pour plus de 85% de ses besoins énergétiques et la majeure partie de son pétrole a transité par le détroit d’Ormuz en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les États-Unis, le Japon a été le deuxième plus important contributeur à la mobilisation d’urgence des réserves stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie, soit l’équivalent d’environ 70 jours de consommation intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a fait exploser le coût des importations et de l’électricité, alors même que les Japonais sont déjà confrontés à l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise renforcera les arguments en faveur de la remise en service de davantage de réacteurs nucléaires, de l’accélération des projets éoliens et solaires offshore ainsi que de l’amélioration de la résilience du réseau et des capacités de stockage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la vulnérabilité du Japon, en tant qu’île pauvre en ressources, persistera, l’incitant à privilégier l’efficacité énergétique, l’électrification et la constitution de réserves plus importantes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzKYr8kOvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/">Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/embed/#?secret=vw5WHfPm45#?secret=QzKYr8kOvw" data-secret="QzKYr8kOvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Russie : un cadeau pour Poutine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont ceux qui ont tiré un profit aussi évident de la guerre que Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, les recettes pétrolières russes avaient chuté à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et l’économie russe était au bord de la récession mais la guerre contre l’Iran fut une aubaine pour Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision américaine d’alléger les sanctions sur le pétrole russe a permis à Moscou de vendre ses cargaisons à des prix plus élevés et les recettes fiscales russes sur le pétrole ont doublé en avril. Cependant, ces gains pourraient être temporaires. Les attaques ukrainiennes, les sanctions et le manque de technologies et d’investissements ont accéléré le déclin à long terme de l’industrie pétrolière russe et les raffineries russes fonctionnent désormais à leur plus bas niveau depuis 2009.</p>



<h2 class="wp-block-heading">États du Golfe : surmonter le goulot d’étranglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des États du Golfe subissent des pertes importantes mais à des degrés divers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont dans une meilleure situation car ils ont investi dans des oléoducs vers la mer Rouge et le golfe d’Oman, ce qui leur permet de contourner le détroit d’Ormuz pour environ la moitié de leurs exportations d’avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, situé hors du détroit, a vu ses recettes pétrolières augmenter de 80% par rapport à l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les exportations irakiennes se sont effondrées, tandis que les exportations de pétrole et de produits raffinés du Koweït sont quasiment à l’arrêt depuis dix semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar sont également interrompues et la réparation des installations endommagées pourrait prendre beaucoup de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des capacités de stockage saturées, les pays du Moyen-Orient ont été contraints de réduire leur production d’environ 13 millions de barils par jour. Même après la réouverture du détroit, le rétablissement de la pleine production pourrait prendre des mois, notamment en Irak et au Koweït en raison d’infrastructures vétustes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran : La carte d’Ormuz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de l’Iran est complexe. Le pays subit d’importantes pertes de revenus en raison de l’embargo américain sur ses exportations mais a initialement profité de la hausse des prix et de l’allègement de certaines sanctions, vendant une partie de ses cargaisons à des prix nettement supérieurs aux remises habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les installations pétrolières et les infrastructures de l’île de Kharg n’ont pas été gravement endommagées, l’Iran pourrait rétablir rapidement ses exportations si le détroit d’Ormuz est rouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran pourrait cependant sortir de la crise avec un nouveau levier d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays a évoqué la possibilité d’imposer des <em>«droits de transit»</em> en échange du maintien de l’ouverture du détroit. Même si la guerre se termine sans un tel accord, l’Iran a démontré que sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz pourrait être aussi puissante que la menace nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : accélérer la transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe est moins dépendante du pétrole d’Ormuz que l’Asie, mais elle est confrontée à une hausse des coûts due à la concurrence pour les approvisionnements disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le kérosène, l’Europe apparaît particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance aux importations du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a averti en avril que l’Europe ne disposait plus que de <em>«six semaines de réserves de kérosène»</em>, ce qui entraînerait de nouvelles hausses de prix et des annulations de vols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix de l’électricité, qui avaient explosé après la guerre en Ukraine, n’ont pas connu une augmentation aussi spectaculaire cette fois-ci, le choc gazier s’étant quelque peu atténué et les sources alternatives ayant partiellement compensé la pénurie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise va accélérer la transition énergétique de l’Europe vers l’électrification de son économie et le développement de ses propres ressources, y compris une réévaluation du nucléaire dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cela crée une nouvelle vulnérabilité : la dépendance à l’égard de la Chine pour les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques et les terres rares.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5IoIK8AxLC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=xjqNfVaCPY#?secret=5IoIK8AxLC" data-secret="5IoIK8AxLC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Afrique : deux continents en un seul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays exportateurs de pétrole et de gaz d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale –tels que l’Algérie, la Libye, le Nigeria et l’Angola– pourraient bénéficier de la hausse des prix et de nouveaux investissements. Par contre, les importateurs plus proches du Golfe, comme l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie, subissent une pression considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pays, même producteurs, importent la majeure partie des carburants raffinés qu’ils consomment. La crise renforcera les appels à la construction de nouvelles raffineries et au développement des énergies renouvelables. Un projet de raffinerie géante est déjà en cours en Afrique de l’Est, et le Ghana, l’Angola et l’Ouganda pourraient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays africains les plus pauvres, chaque projet d’énergie solaire, de batteries ou de bus électriques réduit leur vulnérabilité aux futurs chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde de l’énergie plus fragmenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus la guerre avec l’Iran se prolonge, plus le monde de l’énergie sera divisé selon des lignes géopolitiques et géographiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine verra dans cette guerre la preuve que l’hégémonie américaine est devenue une source de chaos plutôt que de stabilité, tandis que la crainte des risques associés au pétrole et au gaz incitera davantage de pays à adopter des technologies propres dominées par Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays riches réagiront en diversifiant leurs approvisionnements, en constituant des réserves et en accélérant le développement d’alternatives, tandis que les pays les plus pauvres seront souvent contraints de choisir l’option la moins chère plutôt que la plus sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs seront prêts à payer plus cher pour la diversification, tandis que les exportateurs investiront dans la construction de routes commerciales contournant les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, la leçon la plus importante est peut-être que même les plus grands producteurs mondiaux ne peuvent se prémunir contre les chocs d’un marché mondial interconnecté.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Du rififi chez les chiites en Irak</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Al-Zaidi]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Hadi Al-Shammari]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Shia al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri al-Maliki]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Qais Al-Khazali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Irak, chaque composition de gouvernement ressemble plus au partage d’un gâteau au sein même de la communauté Chiite. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le pays du Tigre et de l’Euphrate n’a pas uniquement souffert des guerres et du terrorisme, l’autre maladie chronique qu’il endure depuis 2003 est le système de gouvernance confessionnel et son corollaire la prédation affairiste. Les chiites dominent le jeu politique et chaque composition de gouvernement ressemble plus au partage d’un gâteau et les morceaux les plus importants attisent le plus la convoitise et ce, au sein même de la communauté chiite.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782622"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%ad%d8%b1%d8%a8-%d8%b4%d9%8a%d8%b9%d9%8a%d8%a9-%d8%b9%d9%84%d9%89-%d9%88%d8%b2%d8%a7%d8%b1%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d9%86%d9%81%d8%b7-%d9%88%d9%85%d8%b1%d8%b4/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-arabi</a> qui s’est livré à une lecture minutieuse de la composition du nouveau dispositif exécutif a indiqué que la répartition des portefeuilles ministériels au sein du gouvernement du Premier ministre désigné Ali Al-Zaidi a suscité une controverse chiite au sein du Cadre de coordination*, notamment concernant le ministère du Pétrole. Ce portefeuille est convoité par la coalition <em>«État de droit»</em> menée par Nouri Al-Maliki d’une part et par la coalition <em>«Reconstruction et Développement»</em> dirigée par le chef du gouvernement sortant Mohammed Shia Al-Sudani, d’autre part. Parallèlement, l’atmosphère semble plus positive du côté des forces politiques sunnites, qui ont récemment soumis leur liste de candidats au Premier ministre désigné.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les forces politiques chiites au sein du Cadre de coordination conservent l’intégralité de leurs points (déterminés par le nombre de sièges au Parlement), qu’elles entendent utiliser comme monnaie d’échange pour obtenir des postes au sein du nouveau gouvernement. L’exception est le mouvement <em>«Asa’ib Ahl al-Haq»</em>, dirigé par Qais Al-Khazali, qui a perdu la majeure partie de ses points en obtenant le poste de vice-président du Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole attise les convoitises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère du Pétrole représente le principal obstacle à la finalisation de la répartition des portefeuilles ministériels entre les chiites, malgré les désaccords politiques existants concernant d’autres postes au sein du gouvernement en cours de composition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député Mohammed Hadi Al-Shammari, du bloc des Services, a déclaré aux médias proches du Cadre de coordination que <em>«le gouvernement sera présenté au Parlement cette semaine et ce dernier votera sur une partie de sa composition»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que <em>«les blocs État de droit et Reconstruction se disputent le ministère du Pétrole»</em>, ajoutant que le chef du gouvernement Ali Al-Zaidi (photo) est à la recherche de nouveaux visages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le député irakien, les ministères de l’Industrie et de l’Éducation ont été attribués au bloc du Progrès. Il a noté que <em>«le ministère de la Défense est disputé entre Thabit al-Abbasi, Nayef Al-Shammari et Jumaa Anad, tandis que le ministère de la Planification a été attribué à l’Alliance Azm»</em>. Il a confirmé que le ministère des Transports a été attribué au bloc Badr dirigé par Hadi al-Amiri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a indiqué que <em>«quatorze ministères ont été attribués à ce jour et l’Alliance des services brigue le ministère des Communications, pour lequel nous avons trois candidats»</em>. Il a également précisé que <em>«les ministères des Affaires étrangères et de la Reconstruction ont été attribués au Parti démocratique du Kurdistan»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cet accord, comme l’a souligné le député Al-Shammari, le poste de ministre du Pétrole pourrait potentiellement faire dérailler tout accord conclu dans ce cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte d’escalade politique autour du portefeuille du Pétrole, le député Alaa Al-Haidari, chef du bloc parlementaire Al-Asas, a déclaré dans une publication : <em>«Nous rejetons catégoriquement l’inclusion du portefeuille du Pétrole dans le jeu politique, manipulé par des individus qui convoitent ce ministère, en nommant une personne corrompue ayant fui l’Irak, accusée du vol du siècle** et qui bénéficie du soutien d’une entreprise étrangère de renom»</em>, sans toutefois la nommer. Il a ajouté : <em>«Nous ne resterons pas les bras croisés face à ce mépris flagrant des valeurs, des principes et des constantes nationales, et nous ne permettrons pas que le portefeuille pétrolier soit confié à quiconque d’autre que les habitants de Bassora. Nous disposons de personnalités compétentes et professionnelles dans le secteur pétrolier, capables de diriger ce ministère avec brio»</em>. Il a considéré cela comme <em>«un droit acquis et non une faveur accordée par quiconque»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bassora veut sa part du gâteau </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même esprit, le député Shaker Mahmoud Al-Tamimi (Abu Turab), du bloc parlementaire Badr, affirme que si les portefeuilles des Transports et du Pétrole ne sont pas attribués à Bassora, il prendra position en tant que représentant de la province, reprenant ainsi la position des députés de Bassora. Il soutient que Bassora compte de nombreuses personnes qualifiées et expérimentées, capables de gérer ces deux ministères, et qu’il est plus approprié de privilégier les intérêts de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué de presse, M. Al-Tamimi a déclaré avoir informé la direction de Badr et demandé que le poste de ministre des Transports soit attribué à Bassora. Il a expliqué que l’on s’attend généralement à ce que ce ministère soit attribué à Badr, conjointement avec celui des Communications, ou que la répartition soit modifiée pour inclure les ministères des Communications et de l’Intérieur, ou encore ceux des Transports et de l’Intérieur. Il a souligné que la situation n’est pas encore totalement confirmée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a précisé que la demande pour ces ministères repose sur la richesse de l’expertise, des talents et des capacités de Bassora dans les domaines des transports et du pétrole. Il a affirmé que cela renforcerait l’action du gouvernement et ne se limitait pas à une simple revendication de ces deux portefeuilles. Il a ajouté :<em> «Des désaccords persistent concernant certains ministères, notamment l’Intérieur, le Pétrole et les Finances»</em>. Il a indiqué que <em>«le ministère du Pétrole a été attribué au bloc Reconstruction et Développement et que la répartition des autres ministères pourrait être finalisée d’ici la fin de la semaine, mais pas entièrement. Le vote pourrait ne porter que sur 15 ministères»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Coalition de l’État de droit, dirigée par Al-Maliki, affirme également que l’alliance rivale Reconstruction et Développement dirigée par Sudani vise l’un des deux ministères suivants : le Pétrole ou les Finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de la coalition, Abdul Rahman Al-Jazaeri, a déclaré que <em>«le bloc Reconstruction et Développement a demandé le ministère du Pétrole ou celui des Finances en fonction de ses scores électoraux, en échange du ministère de l’Agriculture attribué à la Coalition de l’État de droit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné qu’Al-Zaidi a mis en place un mécanisme spécifique pour les comités chargés d’examiner les CV des candidats et de vérifier leur conformité aux critères de nomination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alliance conduite par Sudani insiste toutefois pour que le gouvernement d’Al-Zaidi soit formé en fonction de la force relative des blocs politiques ayant remporté les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une réunion de la direction de la coalition, tenue dimanche soir et présidée par Mohammed Shia Al-Sudani, les derniers développements politiques et la formation du nouveau gouvernement ont été abordés. Al-Sudani a passé en revue les résultats des réunions et discussions avec les blocs politiques, qui ont porté sur les mécanismes de formation du gouvernement et la répartition des ministères conformément aux droits électoraux et constitutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a réaffirmé la poursuite des consultations avec les blocs afin de parvenir à un consensus permettant la formation du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué de presse, la coalition a souligné son engagement à garantir la formation du gouvernement conformément aux résultats des élections et à la force relative de chaque bloc, assurant ainsi un gouvernement fort, capable de répondre aux besoins de la population, de fournir des services et d’améliorer la situation du pays en poursuivant les efforts de développement et de reconstruction, en trouvant des solutions aux crises économiques et en protégeant l’Irak et son peuple de tout danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le Conseil politique national sunnite a annoncé rejeter toute ingérence de partis ou de personnalités politiques extérieures à la communauté sunnite concernant ses prérogatives ministérielles, confirmant avoir soumis ses candidats aux portefeuilles ministériels au Premier ministre désigné.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Respecter les équilibres nationaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a indiqué dans un communiqué de presse avoir tenu une réunion dimanche dernier à Bagdad chez Khamis Al-Khanjar, chef de l’Alliance de la souveraineté. Étaient présents à cette réunion Mohammed Al-Halbousi, chef du Parti du progrès, Haibat Al-Halbousi, président du Parlement, ainsi que les dirigeants des partis et alliances membres du Conseil. Muthanna Al-Samarrai, chef de l’Alliance de la détermination, était absent. L’objectif de la réunion était d’examiner les derniers développements concernant la formation du prochain gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué précise que la réunion a porté sur les termes de l’accord politique et ses mécanismes de mise en œuvre, garantissant le respect des exigences constitutionnelles et des équilibres nationaux. Les participants ont également discuté des moyens de soutenir le futur gouvernement et de renforcer la stabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil a indiqué avoir soumis ses candidats aux postes ministériels au Premier ministre désigné, dans le cadre des accords politiques en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont réaffirmé leur rejet catégorique de toute ingérence de personnalités ou de partis politiques extérieurs au Conseil dans les nominations ministérielles les concernant. Ils ont souligné leur engagement à gérer leurs affaires internes conformément aux accords conclus par les forces politiques. Le Conseil a également insisté sur l’importance de<em> «respecter les équilibres politiques, d’œuvrer dans un esprit de partenariat national et de se conformer aux termes de l’accord politique afin de contribuer au succès de la formation du gouvernement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Le Cadre de coordination est un conseil regroupant toutes les forces politiques chiites en Irak à l’exception du courant sadriste dirigé par le clerc Muqtada Al-Sadr.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>**Le vol du siècle en Irak désigne le détournement de 2,5 milliards de dollars de fonds publics, révélé fin 2022. Cette fraude massive a été orchestrée via des chèques émis par l’administration fiscale et encaissés par des sociétés écrans, illustrant la corruption endémique du pays.&nbsp;</em></p>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; Les géants européens du pétrole se goinfrent !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Shell, BP et Total Energies ont engrangé des bénéfices supplémentaires grâce à la crise de l'énergie provoquée par la guerre de l’Iran.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les trois plus grandes compagnies pétrolières européennes –Shell, BP et Total Energies– ont engrangé 4,75 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires grâce aux turbulences sur les marchés mondiaux de l’énergie provoquées par la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Elles ont su tirer profit des fortes fluctuations de prix via leurs filiales de négoce.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18760194"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.ft.com/content/f4030665-d5dc-4afd-8e62-9b2ee8a8ad0f?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> (FT) qui se base sur les estimations de cinq analystes, les activités de négoce de ces trois entreprises ont généré entre 3,3 et 4,75 milliards de dollars de plus au premier trimestre de l’année par rapport aux trois derniers mois de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On estime que les activités de négoce ont représenté entre 48% et 69% de l’augmentation totale des bénéfices des entreprises, qui s’élève à 6,9 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre redessine la carte énergétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette flambée des profits est survenue alors que la guerre au Moyen-Orient et l’intervention américaine au Venezuela ont perturbé les flux énergétiques mondiaux, mettant en lumière l’écart entre les géants européens et leurs homologues américains, tels qu’ExxonMobil et Chevron, dont les profits restent plus étroitement liés à la production directe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kim Fustier, analyste chez HSBC, a déclaré que la performance des départements de trading de BP, Shell et Total représente un <em>«différenciateur significatif»</em> et un<em> «avantage concurrentiel»</em> pour les entreprises européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les équipes de trading sont généralement les plus performantes en période de forte volatilité, lorsqu’elles tirent profit des écarts de prix entre les marchés et de la demande accrue de couverture des clients contre les fluctuations de prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la guerre d’Iran, les prix du pétrole ont connu de fortes fluctuations et les routes commerciales traditionnelles ont été redessinées après la fermeture du détroit d’Ormuz et les perturbations d’approvisionnement qui en ont résulté entre le Moyen-Orient et l’Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Brent, qui se négociait sous la barre des 60 dollars en janvier, a atteint un niveau record en avril, certaines cargaisons physiques se vendant à plus de 144 dollars le baril.</p>



<h2 class="wp-block-heading">BP,<strong> empire du négoce mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociants de BP semblent avoir été les plus grands profiteurs de cette période de turbulences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations moyennes de quatre analystes, la division négoce de BP a généré 1,75 milliard de dollars de bénéfices supplémentaires au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2025, soit environ un quart des bénéfices annuels ajustés de l’entreprise l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un analyste estime ces bénéfices supplémentaires à seulement 800 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shell a généré environ 1,6 milliard de dollars de revenus supplémentaires grâce au négoce, selon les estimations moyennes de cinq analystes, tandis que Total Energies en a généré environ 800 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">BP exploite l’un des plus grands réseaux de négoce de pétrole au monde, employant plus de 2 000 personnes à Londres, Singapour et Houston.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise commercialise plus de quatre milliards de barils de pétrole par an, soit plusieurs fois sa production réelle, et gère en permanence plus de 300 pétroliers transportant du pétrole et du carburant à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la publication de leurs résultats du premier trimestre, les dirigeants des trois entreprises ont mis en avant la performance de leurs activités de négoce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice financière de Shell, Sinead Gorman, a déclaré que le groupe avait bénéficié d’une contribution nettement supérieure des activités de négoce et d’une amélioration des opérations et ce, après l’annonce par l’entreprise d’un bénéfice de 6,9 ​​milliards de dollars, en hausse de près d’un quart par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice générale de BP, Meg O’Neill, a déclaré vouloir souligner l’importance accordée à l’écosystème de négoce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de Total Energies, Patrick Pouyanné, a déclaré : <em>«Nos négociants sont généralement satisfaits face à la volatilité des marchés»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transaction d’un milliard de dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’une des transactions les plus lucratives du trimestre, les traders de Total ont engrangé plus d’un milliard de dollars grâce à des paris à la baisse sur le pétrole brut de Dubaï et d’Oman, en achetant la totalité des cargaisons disponibles sur le marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investisseurs ont salué la vigueur de l’activité de trading des entreprises européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre fin février, l’action BP a progressé de 12%, celle de Total de 21% et de Shell de 9%, malgré sa forte exposition au déclin de la production du Golfe suite aux attaques contre ses installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, l’action Exxon a chuté de plus de 4% et celle de Chevron n’a progressé que de 2,7%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’écart entre Européens et Américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette disparité s’explique également par une différence comptable. Contrairement aux entreprises européennes, Exxon et Chevron ont été contraintes d’enregistrer des pertes liées à leurs opérations de couverture car les normes comptables américaines les obligent à évaluer les produits dérivés à leur prix de marché actuel au lieu de les fixer jusqu’aux livraisons effectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PDG d’Exxon, Darren Woods, a déclaré : <em>«Il s’agit simplement d’un problème de calendrier comptable. Nous enregistrons la moitié de l’opération et non l’autre moitié. Lorsque les livraisons seront effectuées, les résultats comptables compenseront cette perte»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le développement de leurs activités de négoce ces dernières années, Exxon et Chevron restent en retrait par rapport à leurs concurrents européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un analyste a déclaré que les entreprises américaines n’ont pas la même propension au risque : <em>«Si l’on prend l’exemple de l’accord conclu avec Oman, qui a rapporté 1 milliard de dollars à Total, j’ai du mal à imaginer Exxon ou Chevron faire de même. Ce n’est pas dans leur culture»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Total Energies a confirmé au <em>FT</em> que les activités de négoce ne sont <em>«pas sans risque»</em>, qu’elles peuvent générer des pertes comme des profits et qu’elles doivent être évaluées dans le cadre du portefeuille global de l’entreprise et sur le long terme. Quant à Shell et BP, ils ont refusé tout commentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie avait accepté en 2023 le prêt du FMI, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en bien meilleure situation. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d&rsquo;intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-18721757"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 1</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 2</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n&rsquo;est que de 30 000 barils par jour).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 3</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 4</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 5</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gP4lqfZL74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/embed/#?secret=XfBHarqTvr#?secret=gP4lqfZL74" data-secret="gP4lqfZL74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[Opep]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep vise à affaiblir l’Arabie saoudite qui domine cette institution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 27 avril 2026 qu’ils vont se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par l’Arabie saoudite ainsi que l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie et ce, à partir du 1<sup>er</sup> mai 2026. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce retrait des Émirats, membre depuis 1967 de l’organisation siégeant à Vienne et fondée en 1960, vise à affaiblir cette institution et par ricochet l’Arabie saoudite qui la domine. Un énième épisode dans la grande rivalité qui oppose Riyad et Abou Dhabi.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18717251"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-30/uae-quits-opec-how-the-united-arab-emirates-and-saudi-arabia-drifted-apart?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, la détérioration croissante des relations entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite est au cœur de la décision surprise d’Abou Dhabi de se retirer de l’Opep.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité entre les deux pays s’est intensifiée au fil des années mais les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont offert l’opportunité de l’annonce de mardi 28 avril 2026, selon plusieurs sources proches du dossier. L’une d’elles a comparé la situation à celle d’un <em>«petit frère»</em> qui ne souhaite plus être sous la coupe du <em>«grand frère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre son retrait de l’Opep, les Émirats reconsidèrent leur adhésion à deux organisations régionales où l’Arabie saoudite exerce une influence considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Abou Dhabi pourrait geler son siège au sein de la Ligue arabe, basée au Caire, et prendre une mesure similaire vis-à-vis de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats réexaminent également l’avenir de leur participation de longue date au Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de six membres. Abou Dhabi a réaffirmé, mercredi 29 avril, son engagement envers le CCG malgré les propos tenus en début de semaine par Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le cheikh Mohammed Ben Zayed dit MBZ, selon lesquels l’organisation traverse <em>«la période la plus fragile de son histoire»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré mercredi que les Émirats réévaluent leur rôle et leurs contributions aux organisations multilatérales mais n’envisagent pas actuellement de s’en retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune de ces trois organisations ne dispose d’une influence réelle significative mais un retrait soulignerait la frustration des Émirats à l’égard des autres États arabes, en particulier l’Arabie saoudite, face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de solidarité face aux défis militaires et économiques régionaux depuis le début de la guerre d’Israël contre Gaza en 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwPZDyZCGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=MEGKha33MB#?secret=gwPZDyZCGa" data-secret="gwPZDyZCGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique différent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont présenté leur retrait de l’Opep comme une décision économique liée à leurs besoins futurs en matière de production. La compagnie pétrolière émiratie est capable de produire bien plus que son quota actuel ne le permet et ne souhaite plus solliciter l’autorisation de l’Arabie saoudite pour approcher sa capacité maximale, selon une source proche d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les perturbations de l’approvisionnement mondial résultant de la fermeture du détroit d’Ormuz laissent penser que les prix ne devraient pas baisser dans l’immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis estiment également que la demande de pétrole commencera à décliner plus rapidement que prévu par les Saoudiens en raison de la transition énergétique et souhaitent donc liquider rapidement leurs réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision constitue néanmoins la preuve la plus claire à ce jour que les Émirats n’hésitent plus à afficher leurs ambitions ni à nouer leurs propres alliances politiques et sécuritaires, même si celles-ci entrent en conflit avec les intérêts de l’Arabie saoudite, première économie arabe, qui se considère comme le leader du monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous construisons un modèle économique différent, ce qui exige un nouvel alignement politique et une restructuration»</em>, a déclaré le Libanais Nadim Koteich, conseiller politique et médiatique auprès de plusieurs entités gouvernementales émiraties et ancien directeur général de la chaîne basée à Abou Dhabi <em>Sky News Arabiya</em>. Il était précédemment proche des Saoudiens et avait travaillé pour leur chaîne<em> Al Arabiya</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de MBZ intervient après des années de tensions entre lui et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane dit MBS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux pays, alliés clés des États-Unis et disposant de fonds souverains dépassant 1000 milliards de dollars se sont opposés politiquement sur de nombreux dossiers, de la Libye au Yémen en passant par le Soudan où ils soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad accuse généralement Abou Dhabi de soutenir des groupes séparatistes, tandis que les Émirats s’inquiètent du soutien apporté par l’Arabie saoudite à certains mouvements qu’ils considèrent comme islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence économique entre les deux pays s’intensifie également, l’Arabie saoudite cherchant à faire de Riyad une place financière capable de rivaliser avec Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alliances opposées </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, les Émirats et l’Arabie devraient maintenir leurs relations commerciales avec des dizaines de milliards de dollars de marchandises transitant chaque année par leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré qu’une réunion d’urgence non programmée du CCG à Djeddah, tenue presque simultanément à l’annonce de l’Opep et en présence du ministre des Affaires étrangères des Émirats, constituait un pas dans la bonne direction, sans fournir davantage de précisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision d’Abou Dhabi de quitter l’Opep devrait contribuer à consolider deux alliances régionales émergentes. La première est menée par l’Arabie saoudite et comprend l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. La seconde regroupe les Émirats, Israël et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue indien, le départ des Émirats de l’Opep s’apparente davantage à une rébellion politique qu’à une décision économique et pourrait fragiliser l’unité arabe, selon des responsables à New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats ne souhaitent pas suivre un système dirigé par l’Arabie saoudite ou la Turquie»</em>, a déclaré Dania Zafer, directrice exécutive du Gulf International Forum à Washington qui ajoute : <em>«Les Émirats se perçoivent comme une puissance moyenne et un contrepoids aux autres»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources bien informées, les Émirats ont commencé à planifier sérieusement leur retrait de l’Opep vers novembre dernier mais ce sont des désaccords sur la meilleure façon de répondre aux attaques de missiles iraniens en cas de guerre contre les États-Unis et Israël qui ont finalement déclenché cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont envisagé de participer à des attaques contre l’Iran et ont fait pression sur l’Onu pour obtenir son approbation afin de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, une initiative à laquelle l’Arabie saoudite n’a pas adhéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Riyad a soutenu activement les négociations diplomatiques et les efforts de médiation en coulisses pour résoudre le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5eHTlHuKV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=UHZwtF66sq#?secret=a5eHTlHuKV" data-secret="a5eHTlHuKV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les relations avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines sources, le renforcement de la coopération militaire et de renseignement entre les Émirats et Israël a exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux États arabes perçoivent Israël comme une force expansionniste et déstabilisatrice au Moyen-Orient et le tiennent pour responsable d’avoir poussé les États-Unis à la guerre contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe des divisions au sein du Golfe. Les Émirats ne bénéficient pas du soutien unanime des autres pays pour faire face à l’Iran»</em>, a déclaré Hasan Alhasan, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats n’ont pas rejoint le conflit, actuellement soumis à un cessez-le-feu fragile, malgré les dégâts causés par les attaques iraniennes aux infrastructures énergétiques d’Abou Dhabi et à son statut de destination touristique et d’investissement privilégiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a lancé davantage de missiles et de drones sur les Émirats que sur tout autre État du Golfe, alimentant ainsi la colère d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une discussion ce mois-ci avec des responsables européens, MBZ a exprimé son mécontentement face à la réponse collective des pays voisins aux attaques iraniennes, selon des sources bien informées. Il a pointé du doigt les divisions au sein du CCG, le qualifiant de dysfonctionnel, selon certaines sources, ajoutant qu’il renforcerait la coopération avec les États-Unis et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment opportun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gargash, conseiller de MBZ, a déclaré que l’échec de la stratégie d’endiguement de l’Iran par le Golfe avant le début de l’offensive américano-israélienne démontrait que des organisations comme le CCG n’étaient plus adaptées à leur mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que le Conseil, qui regroupe les Émirats, l’Arabie, Oman, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, <em>«se trouve au plus bas de son histoire, compte tenu de la nature de l’attaque et de la menace qu’elle représente pour tous»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de quitter l’Opep témoigne de la réussite des Émirats dans la diversification de leur économie, désormais moins dépendante du pétrole. Le pays dégage des excédents budgétaires, ce qui lui permet de résister à la baisse des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement saoudien, quant à lui, a enregistré un déficit en 2023 et devrait le rester pendant plusieurs années, à moins que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne fasse encore grimper les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Koteich a déclaré que les motifs économiques d’une sortie de l’Opep étaient réunis et que les Émirats attendaient simplement <em>«le bon moment politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Iran et la grave perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ont servi de catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela n’aura pas d’impact majeur sur le marché car le marché souffre déjà d’une pénurie d’approvisionnement»</em>, a déclaré le ministre de l’Énergie des Émirats Suhail Al-Mazroui lors d’une interview concernant la décision de quitter l’Opep.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uXL32oJ7uV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=wOxqPWtlno#?secret=uXL32oJ7uV" data-secret="uXL32oJ7uV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La hausse des prix de l’énergie affectera fortement le budget de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud El May]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les subventions aux carburants coûteront cette année au budget de l'Etat en Tunisie quelque 5 milliards de dinars.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré la hausse des prix de l’énergie, en raison du blocage du trafic maritime au détroit d’Ormuz, la Tunisie n’a pas mis en place de tarification automatique des carburants suivant les fluctuations de leur cours sur le marché international. Or les subventions aux carburants en place dans notre pays seront affectées par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, et les pertes pour le budget de l’Etat pourraient atteindre 5 milliards de dinars cette année.</em></strong></p>



<span id="more-18668157"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré Mahmoud El May, ingénieur et négociant international en hydrocarbures, qui intervenait, lundi 20 avril 2026, dans l’émission <em>«Houna Tounes»</em>, sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF/%D8%AE%D8%A8%D9%8A%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B7%D8%A7%D9%82%D8%A9%3A-%D9%84%D8%A7-%D9%8A%D9%88%D8%AC%D8%AF-%D8%AA%D8%B3%D8%B9%D9%8A%D8%B1-%D8%A2%D9%84%D9%8A-%D9%84%D9%84%D9%88%D9%82%D9%88%D8%AF-%D9%81%D9%8A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%B2%D8%A7%D9%85%D9%86%D9%8B%D8%A7-%D9%85%D8%B9-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%B1%D8%A8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expert a ajouté que la question la plus importante à l’heure actuelle n’est pas seulement la fermeture du détroit d&rsquo;Ormuz, mais aussi l’état des installations pétrolières des pays du Golfe, qui ont subi des dégâts, suite aux récentes attaques iraniennes, sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup d’informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tout ce que nous savons, c’est que la plus grande raffinerie de pétrole du Koweït a été entièrement détruite et a cessé ses activités sachant qu’elle raffinait jusqu&rsquo;à 1 000 barils de pétrole par jour»</em>, a indiqué El May. Et d’ajouter : <em>«Il est impossible d’établir un tableau précis et réaliste de l’évolution des prix mondiaux des carburants sans connaître l’étendue des dégâts infligés aux installations pétrolières des pays du Golfe.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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