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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pétrole - Kapitalis</title>
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		<title>Le siège de l’Arabie Saoudite &#124; L’Iran étrangle le monde pour régner sur le Golfe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/le-siege-de-larabie-saoudite-liran-etrangle-le-monde-pour-regner-sur-le-golfe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En attaquant l’Arabie saoudite, l’Iran prend en otage l’économie planétaire, appauvrit les plus pauvres et menace le voisinage des lieux saints. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/le-siege-de-larabie-saoudite-liran-etrangle-le-monde-pour-regner-sur-le-golfe/">Le siège de l’Arabie Saoudite | L’Iran étrangle le monde pour régner sur le Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>En attaquant l’Arabie saoudite, l’Iran p</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rend en otage l’économie planétaire, appauvri</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;les plus pauvres et menace le voisinage des lieux saints, non pour une cause, mais pour arracher à Washington une négociation qui</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>arrêterait la guerre dont elle est la cible et</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>consacrerait l’hégémonie iranienne sur la péninsule, telle est la stratégie de Téhéran. Ce n’est ni une résistance ni une révolution, c’est un chantage.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Ould Amar</strong> *<strong></strong></p>



<span id="more-19795342"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En cinq jours, du 6 au 11 octobre 2026, dix-neuf personnes ont péri et plus de trois cent cinquante ont été blessées dans les aéroports d’Abha et de Riyad, sous des missiles et des drones tirés du Yémen. Ces attaques visaient des civils, elles ont été revendiquées, et leurs armes portent une signature que nul ne conteste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite vit désormais sous un double verrou. À l’est, Ormuz est fermé de fait par l’Iran depuis la rupture du cessez-le-feu du 8 juillet. À l’ouest, les Houthis tiennent depuis le 11 septembre l’île de Périm, au cœur de Bab el-Mandeb, et bloquent les navires liés au royaume. Entre les deux, l’oléoduc Est-Ouest, seule artère de contournement, a été frappé depuis l’Irak et mis à l’arrêt. Un pays qui exporte son sang par deux veines voit l’une tranchée et l’autre comprimée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or ce siège concerne le monde entier. Par ces deux détroits transite une part décisive du pétrole consommé sur la planète et du commerce maritime mondial, et l’Arabie saoudite, par ses capacités de réserve, est le régulateur de dernier ressort du marché pétrolier. Lui fermer ses veines, c’est retirer au monde son amortisseur. Chaque hausse durable de dix pour cent du baril retranche entre un à deux dixièmes de point à la croissance mondiale ; un choc de l’ampleur actuelle, c’est près d’un point de croissance, plus de&nbsp;1000&nbsp;milliards de dollars évaporés, et une inflation qui frappe d’abord ceux qui importent leur carburant et leur blé, non Téhéran. C’est aussi tarir une source de stabilité : premier bailleur de fonds du monde arabe, pilier de la Banque islamique de développement, le royaume abrite dix millions de travailleurs étrangers dont les transferts, près de quarante milliards de dollars par an, font vivre des familles du Caire à Karachi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour deux milliards de musulmans, ce pays n’est pas un État comme les autres. Il garde La Mecque et Médine, accueille chaque année des millions de pèlerins, et des drones tirés sur la région de Médine, à portée du tombeau du Prophète Mohamed, atteignent une communauté entière bien au-delà de ses frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prendre en otage l’économie planétaire, appauvrir les plus pauvres et menacer le voisinage des lieux saints, non pour une cause, mais pour arracher à Washington une négociation qui consacrerait l’hégémonie iranienne sur la péninsule, telle est la stratégie de Téhéran. Ce n’est ni une résistance ni une révolution, c’est un chantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran ne cherche pas à conquérir la péninsule, il cherche à l’étrangler. Riyad doit refuser la guerre de religion entre sunnites et chiites qu’on lui tend et conduire une guerre d’État, coalisée et asymétrique, dont le centre de gravité est à Bab el-Mandeb plutôt qu’à Ormuz, et dont la clé militaire se trouve à Jérusalem plutôt qu’à Islamabad ou Ankara.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M5MziiQLhr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/">Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/embed/#?secret=qUdJrgJY0A#?secret=M5MziiQLhr" data-secret="M5MziiQLhr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Huit mois de feu, une seule main</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre s’est ouverte le 28 février 2026 par les frappes américano-israéliennes. Dès les premières heures, l’Iran a riposté contre ses agresseurs et contre toutes les monarchies du Golfe abritant des bases américaines, Oman excepté : missiles sur Riyad, drones sur Ras Tanura, sur le complexe Samref de Yanbu &#8230; Le 13 mars, deux champs offshore fermés, le royaume réduisait sa production d’un cinquième. La veille même du cessez-le-feu du 8 avril, Téhéran frappait encore les infrastructures énergétiques de tous ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni la trêve négociée par le Pakistan ni le mémorandum d’Islamabad de juin n’ont couvert les voisins de l’Iran. En juillet, les Houthis ont ouvert leur propre front, un avion iranien atterrit à Sanaa en violation du contrôle aérien saoudien**<strong>&nbsp;</strong>a entraîné une riposte saoudienne. Juste après,&nbsp;un blocus est proclamé contre tout navire lié au royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 27 et 28 juillet, les milices irakiennes du Hachd al-Chaabi ont visé les champs de la province orientale, en coordination avec des frappes houthistes sur les installations acheminant le brut vers Yanbu ; la fumée s’est élevée sur Abqaiq, déjà mis à genoux par l’Iran. Les 10 et 11 septembre, des drones tirés d’Irak ont atteint l’oléoduc Est-Ouest jusque dans les régions de Riyad et de Médine, à plus de mille kilomètres de leur rampe, forçant la fermeture de l’artère ; le même jour, les Houthis prenaient Moka puis l’île de Périm, bouclant Bab el-Mandeb. En octobre enfin, les cibles sont passées des infrastructures aux civils, après Abha, l’aéroport King Khalid de Riyad a été frappé trois fois en une semaine, une seule attaque y faisant douze morts et plus de trois cents blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La leçon de cette chronologie est limpide. Trois fronts, le Yémen, l’Irak et l’Iran lui-même, obéissent à une même séquence, chaque pause sur l’un ouvrant une relance sur l’autre. Les acteurs diffèrent, la main qui tient les fils ne change pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie de la tenaille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La doctrine iranienne de la défense avancée date des années 1980, un État révolutionnaire encerclé survit en portant le feu chez les autres. Le Hezbollah au Liban, le Hachd en Irak, Ansar Allah au Yémen, les milices de Syrie forment un tampon ou espace protecteur. Avec la guerre de 2026, les proxys ne servent plus seulement à protéger l’Iran, mais aussi à punir ceux qui ne lui sont pas soumis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Armement et entraînement obéissent à une chaîne de valeur dont Téhéran garde les maillons décisifs. Les Houthis reçoivent composants, plans et conseillers ; les drones qui ont atteint Médine depuis l’Irak étaient, selon les experts, des appareils à longue portée dont aucune milice ne possède seule l’ingénierie ni la logistique. La transmission passe par mer, via Oman et la Corne de l’Afrique, et désormais par les airs, puisque c’est un vol iranien vers Sanaa qui a rallumé le front yéménite. Le réseau est un corps unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran tient Ormuz par sa marine et ses mines, ses alliés tiennent Bab el-Mandeb depuis Périm, et entre les deux la seule voie terrestre est un oléoduc de mille deux cents kilomètres à portée des milices en Irak. La tenaille se referme sur l’économie saoudienne, et par elle sur l’économie mondiale, sans qu’un soldat iranien ait franchi une frontière. Elle se referme aussi sur le calendrier : étranglée par le blocus naval américain, la ligne de vie pétrolière de l’Iran pourrait se tarir vers décembre, selon certains analystes. Téhéran court donc entre deux asphyxies, la sienne et celle de son voisin, et parie que la monarchie cédera avant la théocratie, prenant l’économie mondiale en otage pour faire pression sur Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des cibles trahit une escalade raisonnée, les infrastructures pétrolières pour peser sur le prix du brut et les finances du royaume, l’oléoduc pour fermer la porte de sortie, les aéroports civils enfin pour atteindre la réputation d’un pays qui a fait du tourisme et des grands événements le visage de sa transformation. Chaque échelon reste attribuable à une milice et nié par l’État qui l’arme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que veut Téhéran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran&nbsp;ne cherche ni à convertir les sunnites ni à les gouverner ; il n’a, pour le moment, ni les moyens ni le désir d’administrer La Mecque. Son ambition est de faire de ses voisins des otages plutôt que des sujets, et elle poursuit trois objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est un droit de veto sur l’architecture de sécurité de la péninsule. Chaque frappe sur une base, une ambassade, un aéroport ou un champ pétrolier porte le même message, la protection américaine coûte plus qu’elle ne rapporte. Le jour où Riyad demanderait le départ des forces américaines pour acheter sa tranquillité, l’Iran aurait gagné sa guerre sans traité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième est une rente de nuisance. Qui peut fermer deux détroits et frapper des infrastructures stratégiques détient un actif négociable. Téhéran a déjà conditionné chaque cessez-le-feu à des clauses extérieures à son propre théâtre, le Liban en avril, Ormuz en juillet ; il entend désormais que la sécurité du Golfe soit négociée avec lui, par lui et payée à lui. La paix devient un service dont il fixe le tarif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième est la parité des verrous : les États-Unis bloquent les tankers iraniens, l’Iran bloque Ormuz, ses alliés bloquent Bab el-Mandeb. Cette symétrie voulue dit au monde que l’économie planétaire est l’otage de l’Iran, et que le premier exportateur de brut servira de caution à la démonstration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran vise à imposer aux pays sunnites la neutralité armée de la Finlande de la guerre froide, qui gardait son drapeau, son roi et son parlement mais consultait Moscou avant de signer un traité. L’Iran veut un Golfe finlandisé, une péninsule sans bases, sans coalitions, qui ne finance plus d’adversaires et paie le prix de sa prudence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège de la guerre de religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque d’un affrontement sunnite-chiite existe dans plusieurs pays et il serait irresponsable de le minimiser. Mais l’Iran instrumentalise le fait confessionnel sans en être prisonnier. Ses alliés houthistes sont zaydites, branche du chiisme que les duodécimains de Qom, majoritaires en Iran, en Irak, au Liban, à Bahreïn et dans la province orientale saoudienne, ont longtemps tenue pour hétérodoxe. Il a financé le Hamas, mouvement sunnite. Il a frappé le Qatar, seule monarchie du Golfe à lui avoir gardé vingt ans d’amitié sincère, parce que le Qatar abrite une base américaine. La République islamique n’a pas d’amis confessionnels, elle a des instruments et des cibles. La clé de lecture est étatique, pas théologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger est que les États sunnites attaqués tombent dans le piège qu’on leur tend. Si Riyad se pose en champion du sunnisme contre l’hérésie, les chiites de sa province orientale, de Bahreïn et du Koweït, citoyens loyaux pour l’immense majorité, deviennent suspects dans leur propre pays, et l’Iran gagne à l’intérieur ce qu’il n’obtient pas de l’extérieur. Le prince héritier MBS, qui a bâti son projet sur la sortie du religieux, redeviendrait le gardien d’une orthodoxie militante, ce qui ruinerait la Vision 2030 plus sûrement que dix frappes sur Abqaiq. Dans une guerre d’États, l’Iran est seul, ruiné, bloqué ; dans une guerre de religion, il devient le protecteur de deux cents millions de chiites et l’attaqué de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Irak mérite ici une attention particulière, les deux confessions y cohabitent en nombre, l’État et les milices s’y disputent le monopole de la force, et c’est de là que partent les drones qui frappent Médine. Traité en ennemi, il devient une province iranienne ; traité en partenaire contrarié, il devient le théâtre où l’Iran perd. Cette différence se joue à Riyad autant qu’à Bagdad, et elle commande de parler au gouvernement irakien avec la fermeté due à un État et la patience due à un partenaire fragile.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rWcrZiuAO2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/">Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/embed/#?secret=sA4duFsVzc#?secret=rWcrZiuAO2" data-secret="rWcrZiuAO2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Islamabad et Ankara, l’assurance contre le mauvais sinistre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a cherché sa sécurité dans le monde musulman. Le pacte de défense mutuelle signé avec le Pakistan en septembre 2025 a été invoqué dès le 6 mars, quand les missiles iraniens ont touché Riyad, puis élargi à la Turquie le 7 août par l’accord de La Mecque, dont l’article central reprend la clause de l’Otan&nbsp;qui stipule qu’une attaque contre l’un vaut attaque contre tous. Le bilan tient en deux phrases. Le 10 septembre, Islamabad déclarait qu’aucune réponse militaire immédiate n’était envisagée ; Ankara avait précisé, dès le lendemain de la signature, que le pacte ne visait ni l’Iran ni aucun autre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est que le pacte de La Mecque assure contre l’invasion par un État. Redoutable face à une colonne blindée franchissant une frontière, il dissuade réellement une agression iranienne directe. Mais nul ne menace d’envahir le Hijaz ; on menace de le frapper depuis le Yémen et l’Irak avec des engins à trois mille dollars pièce. Le royaume a souscrit une police contre l’incendie pour se protéger d’une inondation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les garants, du reste, ont leurs propres raisons de rester prudents. Le Pakistan partage 900&nbsp;kilomètres de frontière avec l’Iran, abrite une forte minorité chiite, affronte une insurrection baloutche que Téhéran peut attiser, et surtout joue les médiateurs entre Washington et Téhéran : on ne peut être à la fois l’arbitre et le garde du corps d’un des joueurs. La Turquie est membre de l’Otan, commerce avec l’Iran, poursuit en Syrie et en Libye ses intérêts propres, et son président a fait de l’équilibre entre tous les acteurs une méthode de gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, l’allié que l’on ne peut nommer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël connaît les sites de lancement des Houthis, leurs dépôts d’armes et leurs chaînes d’approvisionnement ; il dispose d’une aviation à long rayon d’action, d’une défense antimissile éprouvée par des milliers d’interceptions et d’un renseignement efficace. Tout plaide pour une alliance, sauf la politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment est pourtant paradoxal, jamais l’intérêt stratégique des pays sunnites n’a autant convergé avec celui d’Israël. Après le génocide à Gaza et l’extension des opérations israéliennes au Liban et en Syrie, les stratèges de Riyad tiennent l’Iran et Israël pour deux puissances révisionnistes dont le conflit déstabilise un Golfe qui n’y a pas pris part. MBS a répété en Amérique qu’il souhaitait rejoindre les accords d’Abraham, à condition d’un chemin irréversible vers un État palestinien ; Washington a répondu, le 23 juillet, en subordonnant l’accord nucléaire américano-saoudien à cette adhésion. Le pont est tendu des deux côtés, et personne ne l’emprunte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La trajectoire praticable ne commence pas par la normalisation. Elle passe par une coalition de nécessité à trois étages, dont chacun se suffit et prépare le suivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est technique &#8211; intégration&nbsp;des défenses aériennes via le commandement central américain, qui couvre déjà les deux pays ; partage du renseignement sur les trajectoires, les rampes et les transferts maritimes iraniens vers le Yémen ; fourniture de systèmes anti-drones israéliens par intermédiaires. Rien de cela n’exige une ambassade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième est opérationnel &#8211; une division du travail où Israël frappe les capacités houthistes et la logistique iranienne en mer Rouge pour ses propres motifs, Eilat et sa navigation étant menacées, tandis que le royaume conduit avec ses alliés locaux la reconquête de la côte yéménite. Nul besoin de reconnaître la coordination pour qu’elle existe. Israël y gagne un théâtre où l’Iran s’épuise, Riyad un bras armé qu’il ne peut se donner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième est politique et public. Un monde sunnite et Israël combattant côte à côte pendant que la Knesset légifère sur l’annexion de la Cisjordanie offrirait à Téhéran la victoire qu’il cherche. La clé reste l’initiative de paix arabe de 2002, reconnaissance pleine contre État palestinien, texte que Riyad a écrit et peut ressortir du tiroir. Le prix pour Israël est un calendrier contraignant vers la souveraineté palestinienne, le gel de l’annexion, le retrait des territoires saisis au Liban et en Syrie. En échange, ce qu’aucune victoire militaire ne lui donnera, l’intégration dans une architecture de sécurité régionale dont l’Iran serait exclu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël doit comprendre que cette concession n’est pas un cadeau fait à Riyad, mais une protection pour lui-même. Si l’Arabie saoudite finit par céder au siège, l’Iran obtient un Golfe neutralisé, sans bases américaines ni coalition, et retrouve des ressources, des routes et des mains libres pour reporter tout son effort sur le front israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite qui tient est le premier rempart d’Israël ; l’Arabie saoudite qui plie en serait la première brèche. Riyad doit comprendre que la hiérarchie de ses périls a changé, ce qui tue aujourd’hui des Saoudiens dans les aéroports ne vient pas de Jérusalem. L’allié qu’on ne peut nommer est celui qu’il faudra, à terme, pouvoir nommer, et c’est à Israël de rendre ce nom prononçable.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6G0dmfGOQI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/">Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/embed/#?secret=Klh38n8ylK#?secret=6G0dmfGOQI" data-secret="6G0dmfGOQI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une stratégie d<strong>’État en sept piliers</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse saoudienne doit tenir en une doctrine lisible par ses alliés, ses adversaires et son peuple, elle doit refuser le duel sur le terrain choisi par l’Iran et déplacer le combat là où le royaume peut gagner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Nommer la menace</em></strong></em></strong> – Faire inscrire Ansar Allah et les milices du Hachd impliquées sur les listes terroristes du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), en s’appuyant sur la résolution 2817 et sur les morts d’octobre. Porter au Conseil de sécurité la responsabilité de l’État fournisseur, non celle de ses sous-traitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Bab El-Mandeb avant Ormuz</em></strong></em></strong>&nbsp;– Ormuz ne rouvrira que par un accord américano-iranien que Riyad ne contrôle pas ; le centre de gravité de la guerre est Périm. L’île et Moka peuvent être reprises par une opération amphibie des forces du gouvernement yéménite, appuyées par l’alliance maritime fondée en juillet, par l’Égypte dont le canal est en jeu, et par les frappes israéliennes sur les capacités houthistes. C’est rouvrir la veine occidentale et briser la symétrie des détroits sur laquelle repose tout le calcul de Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’économie de l’interception</em></strong></em></strong>&nbsp;– Abattre un drone à trois mille dollars avec un missile à trois millions est une défaite comptable que l’adversaire a comprise. Il faut une défense à couches, radars à basse altitude, brouillage, canons, intercepteurs bon marché, en s’appuyant sur l’industrie turque et l’expérience pakistanaise, les deux alliés devenant fournisseurs plutôt que garants. Aéroports et terminaux exigent une protection dédiée, car c’est là qu’on frappe désormais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’Irak, endiguer sans rompre</em></strong></em></strong>&nbsp;– Soutenir Bagdad dans sa reprise en main des milices, conditionner les investissements saoudiens au démantèlement des capacités de lancement, obtenir des observateurs sur les sites saisis, et ne jamais frapper l’Irak sans l’accord de l’Irak. L’objectif est un État assez fort pour qu’on lui demande des comptes, non une province iranienne qu’on ne peut que bombarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le temps est contre Téhéran</em></strong></em></strong>&nbsp;– L’horloge joue pour le royaume s’il tient, la ligne de vie pétrolière iranienne se tarit vers la mi-décembre en raison du blocus américain, selon les analystes. L’Iran n’aura donc plus les moyens financiers pour armer ses proxys, il doit savoir que sa reconstruction dépendra des capitaux de ceux qu’il bombarde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Israël, la coalition par étages</em></strong></em></strong>&nbsp;– Intégration technique immédiate, coordination opérationnelle, alliance publique contre un calendrier palestinien contraignant. La séquence donne aussi au royaume son levier sur Washington, puisque le président américain a lui-même lié accord nucléaire et normalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Le pacte intérieur</em></strong></em></strong>&nbsp;– Refuser toute lecture confessionnelle du conflit, protéger les citoyens chiites comme des citoyens, poursuivre l’ouverture de la société. La Vision 2030 doit rester la réponse à Téhéran, pas sa victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sept piliers forment une stratégie asymétrique. Là où l’Iran frappe des installations, le royaume reprend un détroit ; où il instrumentalise une confession, le royaume mobilise des États ; où il mise sur le temps court, le royaume parie sur le temps long. Et là où l’Iran compte sur la solitude saoudienne, le royaume bâtit une coalition dont la pièce décisive, par un paradoxe que l’histoire affectionne, est l’État que la rue arabe tient encore pour l’ennemi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les empires meurent rarement de leurs ennemis, ils meurent de la réponse qu&rsquo;ils leur donnent. L’Arabie saoudite affronte aujourd’hui un siège conçu par un adversaire plus pauvre, plus isolé et plus désespéré qu’elle, mais qui a l’avantage de la cohérence. Téhéran sait ce qu’il veut, un Golfe neutralisé, et il a choisi ses instruments en conséquence. Riyad doit opposer à cette cohérence une cohérence supérieure. Cela suppose de renoncer à trois illusions. L’illusion que la protection américaine suffira, alors que Washington négocie par-dessus la tête du Golfe y compris avec les Houthis. L’illusion que la solidarité musulmane se changera en divisions blindées, alors que le pacte de la Mecque ne vaut que par ses fournitures.&nbsp;L’illusion qu&rsquo;on peut tenir Israël à distance en attendant un monde meilleur, alors que le seul allié capable de frapper l’arsenal houthiste attend lui aussi qu’on lui dise le prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Économiste, banquier et financier.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>A</em><em>&nbsp;</em><em>la demande en 2015 du gouvernement yéménite reconnu, en application de la résolution 2216 du Conseil de sécurité</em><strong><em><strong><em>&nbsp;</em></strong></em></strong><em>imposant un embargo sur les armes à destination des Houthis et autorisant l’inspection des cargaisons</em><em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/le-siege-de-larabie-saoudite-liran-etrangle-le-monde-pour-regner-sur-le-golfe/">Le siège de l’Arabie Saoudite | L’Iran étrangle le monde pour régner sur le Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 10:40:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[transport maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Vanguard]]></category>
		<category><![CDATA[Windward]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord lors de la traversée du golfe d'Ormuz. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les capitaines de pétroliers dans le</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>olfe</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;Persique</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;perçoivent des rémunérations équivalant à 100 000 dollars par mois pour naviguer dans le détroit d’Ormuz, auxquelles s’ajoute une prime de risque de 50 000 dollars par traversée alors que l’Iran multiplie les attaques contre les navires.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong> <strong></strong></p>



<span id="more-19779430"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/0d665e5b-d8c8-4f1e-acf5-bba7193b4e6e?syn-25a6b1a6=1"><u>Finacial Times</u></a>&nbsp;indique, en citant trois sources proches des armateurs et des équipages,&nbsp;que les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord, tandis que les pays du Golfe s’efforcent de maintenir le flux de pétrole brut transitant par ce détroit vital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marins ordinaires dont le salaire mensuel de base avoisine généralement les 1 500 dollars ainsi que les capitaines qui perçoivent habituellement environ 15 000 dollars par mois voient leur rémunération doubler lorsqu’ils se trouvent dans le sud de la mer Rouge et dans le golfe d’Oman et leurs revenus augmentent encore davantage lors de chaque traversée du détroit d’Ormuz, les marins ordinaires perçoivent alors au moins quatre à six fois leur salaire habituel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Q</strong>uatre à six fois le salaire habituel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme la plupart des traversées du détroit sont effectuées par des pétroliers assurant des rotations régulières, les marins peuvent percevoir ces tarifs élevés pendant des mois d’affilée tout en étant constamment exposés au risque d’attaques iraniennes par missiles et drones. Selon une source bien informée, les marins qui s’aventurent dans ces voyages sont désormais perçus presque comme des mercenaires ce qui reflète l’ampleur des risques liés à la navigation dans le détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les navires qui prennent le risque de traverser cette voie maritime sont confrontés à l’une des vagues d’attaques les plus violentes depuis que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché les hostilités en février.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après la société de sécurité maritime Vanguard, au moins 14 attaques ont eu lieu depuis le 20 septembre dont quatre ont visé des navires depuis samedi 3 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les prix élevés obtenus pour le pétrole brut parvenant à sortir du détroit, conjugués aux risques liés à l’impossibilité d’expédier le pétrole produit dans le Golfe, incitent les producteurs de la région à payer le prix fort pour ces traversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, les tarifs d’affrètement pour le transport de cargaisons via cette voie maritime contestée ont atteint un niveau record de 1,3 million de dollars par jour, contre environ 20 000 à 50 000 dollars par jour l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La navigation pour pénétrer dans le Golfe, charger le pétrole et en ressortir prend généralement environ quatre jours. Seule une poignée de navires accepte d’effectuer ce trajet, assurant la navette pour transporter le pétrole vers d’autres tankers qui attendent au large de Fujaïrah, dans le golfe d’Oman, d’où il est ensuite acheminé vers sa destination finale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un superpétrolier type transporte environ deux millions de barils de pétrole et compte un équipage pouvant aller jusqu’à 35 marins, placés sous les ordres du capitaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>P</strong>ressions sur les<strong> équipage refusant de traverser le détroit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Manoj Yadav, secrétaire général du syndicat indien Forward Seamen’s Union of India, a déclaré que les armateurs proposent soit des sommes importantes aux marins, soit, dans certains cas, exercent des pressions sur les membres d’équipage refusant de traverser le détroit en les menaçant d’être remplacés et de voir les frais de leur rapatriement déduits de leur salaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, au moins 93 navires ont été la cible d’attaques depuis le 28 février et 24 marins ont trouvé la mort, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scott Bergeron, directeur général de la compagnie de transport maritime Oldendorff Carriers, a déclaré mardi lors d’une conférence sur le transport maritime au Royaume-Uni : <em>«La réalité est que ces navires et nos marins sont devenus des cibles. C’est une situation honteuse mais c’est aussi une nouvelle réalité qui rend la vie extrêmement difficile pour les personnes dont nous dépendons»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des navires traversent le détroit d’Ormuz de nuit en désactivant leurs systèmes de positionnement par satellite (GPS).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marine américaine a déployé des moyens de défense aérienne pour protéger les navires traversant le détroit via un itinéraire longeant la côte omanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme d’analyse maritime Windward a estimé que 13 navires avaient traversé le détroit le 4 octobre, contre 24 le même jour de la semaine précédente, une baisse consécutive à la recrudescence des attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de Windward indiquent qu’environ 2% des navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du troisième trimestre ont été la cible d’attaques. Avant le déclenchement du conflit, environ 135 navires traversaient le détroit chaque jour, transportant près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recrudescence des attaques contre les navires  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intensification des attaques la semaine dernière a fait suite à des rapports indiquant que les flux totaux de pétrole en provenance du Golfe étaient revenus à des niveaux proches de ceux enregistrés avant le conflit, selon la plateforme de données sur les matières premières Kpler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Kpler a indiqué ce mardi que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui-même demeuraient inférieurs d’environ un tiers aux niveaux d’avant-guerre. Certains flux, qui transitaient auparavant par le détroit, ont été réorientés vers d’autres itinéraires, notamment des oléoducs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les coûts liés aux équipages, les propriétaires de pétroliers s’acquittent de primes d’assurance contre les risques de guerre variant de 6% à 10% de la valeur de la coque du navire pour opérer dans la région, selon des courtiers en assurance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du carburant marin ont également atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, sous l’effet des inquiétudes du marché concernant les approvisionnements futurs, selon l’agence Argus, spécialisée dans le suivi des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi, le prix du fioul couramment utilisé par les superpétroliers à Fujaïrah —le port de ravitaillement le plus proche du Golfe— a atteint 686 dollars la tonne, soit une hausse de 67% par rapport à la même période l’an dernier, alourdissant ainsi davantage les coûts du voyage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des marins sont originaires de communautés défavorisées dans des pays tels que les Philippines, l’Inde et l’Indonésie ainsi que de Russie, d’Ukraine et d’Europe de l’Est. Ils sont généralement attirés par ce métier pénible en raison de salaires nettement supérieurs à ceux qu’ils pourraient percevoir dans leur pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yadav a déclaré: <em>«Les marins sont perdants sur toute la ligne. S’ils refusent, ils risquent de perdre leur emploi et s’ils acceptent, ils risquent de perdre la vie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les entreprises faisant transiter des navires par le détroit figurent la compagnie sud-coréenne Sinokor et la société grecque Dynacom ainsi que des entreprises publiques du Moyen-Orient, notamment la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dabi (Adnoc) —qui dispose de sa propre division de transport maritime— et la Kotc&nbsp;(Kuwait Oil Tanker Company), entreprise publique koweïtienne spécialisée dans le transport maritime d’hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Guerre d’Ukraine &#124; Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 07:26:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hui Chen]]></category>
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		<category><![CDATA[Lukoil]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Business et conflits d’intérêts sont la marque de fabrique de la gestion des grands dossiers internationaux par l’administration Trump.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Business, zones d’ombre, mélange des genres et conflits d’intérêts sont devenus la marque de fabrique de la gestion des grands dossiers internationaux par l’administration Trump.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19772649"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations américano-russes visant à mettre fin à la guerre en Ukraine ne se limitent plus aux modalités d’un cessez-le-feu et au sort des territoires disputés, elles englobent désormais un accord énergétique se chiffrant en milliards de dollars dans lequel les intérêts géopolitiques s’entremêlent aux relations commerciales de la famille de Donald Trump et de ses proches. Les actifs internationaux de l’entreprise pétrolière russe Lukoil sont au cœur des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête du <a href="https://www.nytimes.com/2026/10/03/us/politics/kushner-witkoff-russia-oil-deal.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé que les efforts de Washington et de Moscou pour parvenir à un règlement politique sont désormais liés au sort des actifs internationaux du géant pétrolier russe. Cet accord implique des investisseurs entretenant des liens politiques ou commerciaux avec la famille du président américain ainsi qu’avec ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les actifs internationaux de Lukoil font saliver les Américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête intitulé <em>«Les pourparlers américano-russes sur l’Ukraine incluent désormais un accord pétrolier lié aux alliés de Trump»</em> met en lumière des détails controversés indiquant que les négociations de paix sur l’Ukraine se sont élargies pour inclure un accord de plusieurs milliards de dollars portant sur l’acquisition d’un vaste portefeuille d’actifs internationaux de Lukoil, l’une des plus grandes compagnies énergétiques russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces actifs comprennent des champs pétroliers, des raffineries et des stations-service répartis dans diverses régions du monde, notamment des gisements au Cameroun, des raffineries en Europe et des stations-service dans l’État américain du New Jersey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société avait évalué ses actifs internationaux à environ 20 milliards de dollars plus tôt dans l’année, bien que la valeur finale de la transaction envisagée et sa structure financière ne soient pas encore précisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment choisi pour cette opération revêt une importance particulière. L’administration Trump avait imposé des sanctions à Lukoil il y a environ un an, dans le cadre des pressions exercées sur Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre. Toutefois, ces mêmes sanctions ont incité l’entreprise à céder ses actifs à l’étranger, créant ainsi une opportunité d’investissement majeure pour les acheteurs en mesure d’obtenir l’aval de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe réside dans le fait que les sanctions, utilisées initialement pour punir Moscou, sont devenues un élément d’un mécanisme susceptible de libérer des actifs russes des restrictions américaines, augmentant ainsi considérablement leur valeur d’investissement. Ces sanctions confèrent également à Washington une influence décisive sur le processus de vente, car la conclusion de toute transaction nécessite son feu vert pour lever les restrictions pesant sur les actifs concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, le président russe a évoqué cette transaction lors de sa rencontre avec Wittkoff et Kushner au Kremlin, le 5 septembre dernier, la présentant comme un moyen de démontrer que les relations commerciales avec les États-Unis demeurent possibles. Les deux émissaires américains ont répondu qu’ils œuvreraient à faire avancer le projet, d’après des personnes informées de la teneur de la réunion et citées par le journal américain sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, Wittkoff et Kushner voient dans cette opération une opportunité de renforcer la confiance avec le Kremlin et de contribuer à la baisse des prix mondiaux de l’énergie, d’autant que l’aval du gouvernement américain entraînerait la levée des sanctions sur ces actifs et une augmentation immédiate de leur valeur.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="665Jc59j8n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/embed/#?secret=aj9nUEuJtb#?secret=665Jc59j8n" data-secret="665Jc59j8n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un mélange des genres qui soulève des questions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les responsables de l’administration assurent que les émissaires du président n’ont aucun intérêt financier direct, la liste des investisseurs est dominée par des personnalités étroitement liées au premier cercle de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em> signale que l’un des principaux acteurs de cette liste est un groupe d’investissement dirigé par le milliardaire américain Todd Boehly, copropriétaire de l’équipe des Dodgers de Los Angeles et l’un des grands donateurs qui soutiennent soutenues Trump. Il a fait un don d’un million de dollars au comité <em>«Maga Inc.»</em>, qui soutient le président, en décembre 2025 et a également versé un million de dollars supplémentaires par l’intermédiaire de sa société d’investissement Eldridge Industries pour la cérémonie d’investiture de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’enquête souligne l’absence de preuve indiquant que Kushner ou Witkoff détiennent une participation financière directe dans l’accord avec Lukoil ou qu’ils en tireraient un profit personnel. Néanmoins, des partenaires commerciaux de la famille Trump et de ses émissaires bénéficieraient financièrement de la conclusion de cet accord, compte tenu des liens d’investissement existants qui les unissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le <em>NYT</em> a cité Hui Chen, ancienne procureure fédérale et experte en éthique gouvernementale, qualifiant ces enchevêtrements d’effarants et extrêmement préoccupants. Elle a affirmé que cette situation soulève des questions majeures quant à la manière dont l’administration américaine évalue les candidats aux appels d’offres et à l’influence que les intérêts personnels pourraient exercer sur l’issue du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, la porte-parole de Witkoff a défendu le rôle de ce dernier, soulignant qu’il œuvre bénévolement et sans rémunération pour instaurer la paix et obtenir la libération des otages et qu’il ne présente aucun conflit d’intérêts ni participation financière dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Maison-Blanche au cœur du processus de décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord dépassant le cadre d’un simple investissement commercial, sa conclusion nécessite l’aval conjoint du gouvernement américain et du Kremlin. Si l’approbation du département du Trésor américain est indispensable pour alléger les restrictions liées aux sanctions, des observateurs avertis estiment que la décision finale se joue désormais à la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une porte-parole du Trésor résume cette dynamique en expliquant que le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control dit l’OFAC) met en œuvre la politique étrangère définie par la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Moscou, Poutine est considéré comme le décideur ultime, bien que Lukoil soit juridiquement une entreprise privée. Le <em>NYT</em> souligne ainsi que l’accord est tributaire d’une entente politique entre les présidents américain et russe plutôt que de relever d’une simple transaction entre vendeur et acheteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington affirme que l’implication de la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC*) dans l’opération renforcerait la sécurité économique des États-Unis, soutiendrait la politique étrangère et réduirait les prix de l’énergie pour les consommateurs. Un responsable de l’institution a par ailleurs indiqué que cette participation pourrait également consolider la sécurité énergétique des alliés américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable de l’administration Trump a également précisé que Witkoff et Kushner avaient directement participé à la négociation des conditions financières de l’investissement public américain afin de garantir aux États-Unis un versement initial substantiel ainsi qu’une part des bénéfices.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pFPSbltphi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=XNECuzhVoH#?secret=pFPSbltphi" data-secret="pFPSbltphi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, toujours selon l’enquête du <em>NYT</em>, ces arguments se heurtent à la réalité du dossier. Il ne s’agit pas d’une acquisition purement américaine, il y aussi des investisseurs étrangers notamment du Moyen-Orient et donc des profits vont être logiquement générés par ces investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a également un autre problème à savoir une offre antérieure de la société américaine de capital-investissement Carlyle. Celle-ci avait conclu, en janvier dernier, un accord de principe pour le rachat d’une part importante des actifs, ce qui aurait permis une détention américaine intégrale des actifs. Le <em>NYT</em> rapporte que l’offre de Carlyle est toujours en attente d’approbation alors que le groupe de Todd Boehly, l’ami de Trump, a émergé comme un concurrent majeur. Si l’enquête ne démontre pas que ce sont des liens politiques et commerciaux qui ont propulsé l’offre de Boehly au premier plan, elle soulève néanmoins des questions quant aux critères de sélection entre les différentes offres, en particulier compte tenu du pouvoir décisif dont dispose la Maison-Blanche pour les approuver ou les bloquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La DFC (U.S. International Development Finance Corporation) est l’institution fédérale américaine de financement du développement, créée en 2019 pour mobiliser des capitaux privés au service de la politique étrangère et de la sécurité économique des États-Unis.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/">Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient &#124; Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 10:10:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etant donné la situation volatile au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution des indicateurs économiques en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économiste Aram Belhadj a publié un <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=10244924706352069&amp;id=1222856386&amp;rdid=XYDTeqD0usLNmYWM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a>, dont nous publions ci-dessous la traduction, où il analyse l’évolution de la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences possibles sur l’économie tunisienne qui traverse, depuis plusieurs années, une crise structurelle chronique : faible croissance, inflation, déficit budgétaire et endettement, intérieur et extérieur dépassant 80% .</em></strong></p>



<span id="more-19669782"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution future des indicateurs économiques en Tunisie:</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le plus probable est celui d’un conflit gelé (c’est-à-dire le maintien de la situation actuelle sans résolution définitive). Le prix du baril se situerait alors entre 95 et 110 dollars, entraînant un déficit budgétaire avoisinant les 20 milliards de dinars, un déficit commercial proche de 25 milliards de dinars et des réserves de change se situant au seuil de 90 jours d’importation à la fin de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Une désescalade négociée réduisant les tensions dans le détroit d’Ormuz (et potentiellement celui de Bab-el-Mandeb). Dans ce cas de figure, le prix du baril redescendrait vers une fourchette de 75 à 85 dollars ; cela permettrait d’enrayer l’érosion des réserves de change et de ralentir l’aggravation des deux déficits, tout en favorisant un recul progressif de l’inflation vers 5 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le moins probable (mais le plus dangereux) est celui d’une escalade majeure, impliquant une frappe américano-israélienne d’envergure, le retrait de l’Iran du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) et la fermeture quasi totale des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Le prix du baril de Brent se situerait alors entre 130 et 150 dollars, entraînant un déficit budgétaire supérieur à 22 milliards de dinars, une inflation pouvant dépasser 8 % et des réserves risquant de tomber sous le seuil de couverture de 90 jours d’importations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, à ce stade, c’est le canal commercial — et non monétaire — qui prévaut ; cette situation résulte du gel des prix des carburants, qui transfère le choc vers la balance des paiements plutôt que de l’imputer directement au portefeuille du consommateur. Toutefois, la donne changerait inévitablement si le premier scénario, et surtout le troisième, venaient à se concrétiser.<em></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 06:38:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El-Mandeb]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[mer Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde redoute les conséquences de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen pour contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Houthis ont avancé vers l’ouest du Yémen, les forces armées du gouvernement internationalement reconnu et soutenues par l’Arabie Saoudite se sont rapidement effondrées et ont battu retraite et les Houthis se sont emparés du détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime reliant la mer Rouge au Golfe d’Aden et seule alternative pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz et pour exporter le pétrole saoudien. Comment ce scénario cauchemardesque a-t-il pu avoir lieu ? Concomitamment, des drones venus d’Irak ont frappé l’oléoduc Est-Ouest saoudien conduisant à sa fermeture. Ces événements n’ont pas uniquement donné des sueurs froides aux Saoudiens mais le monde entier retient son souffle car les conséquences peuvent être désastreuses que ce soit pour l’énergie surtout avec l’arrivée prochaine de l’hiver mais aussi pour le commerce international en général.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19644090"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <em><a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/houthi-advance-yemen-bab-al-mandeb-strait-bf8pwhf7c?eafs_enabled=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sunday Times</a></em>, version du week-end du <em>Times</em>, Mark Urban s’est interrogé sur les conséquences pour le monde de l’avancée rapide des Houthis dans l’ouest du Yémen. Il y soutient que l’effondrement soudain des forces soutenues par l’Arabie saoudite au Yémen a engendré un scénario catastrophe, les forces supplétives iraniennes s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb et perturbant le commerce mondial du pétrole. La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis a déclenché une crise profonde. Compte tenu de l’impasse dans le conflit américano-iranien, cette situation représente des risques importants pour les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un scénario désastreux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Saoudiens, qui soutiennent depuis longtemps les forces gouvernementales yéménites, le contrôle de cette voie maritime vitale, conjugué à d’autres crises, a créé un scénario désastreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les Houthis ont lancé des attaques contre des installations énergétiques et des infrastructures civiles saoudiennes, faisant des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé la fermeture de l’oléoduc reliant l’est et l’ouest du pays, un contournement crucial du détroit d’Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l’Irak. Les alliés de l’Arabie saoudite, des États-Unis au Pakistan, en passant par l’Égypte et la Turquie, se sont abstenus, pour l’instant, de fournir un soutien militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement soudain d’équilibre des forces est surprenant, d’autant plus que les forces gouvernementales yéménites avaient réalisé des progrès significatifs jusqu’au milieu de la semaine dernière, progressant vers l’ouest du pays. Il est intervenu après un mois marqué par une augmentation notable des exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zt6WhgOG6T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/embed/#?secret=UkgwUmUtTB#?secret=zt6WhgOG6T" data-secret="zt6WhgOG6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après une avancée fulgurante en fin de semaine dernière, les forces houthies ont annoncé avoir pris le contrôle de la côte de la mer Rouge, s’assurant ainsi un accès vital via le détroit de Bab el-Mandeb. Mohammed al-Farah, membre du bureau politique houthi, a déclaré sur les réseaux sociaux que <em>«cette victoire devrait être une leçon marquante et un avertissement pour ceux qui comptent encore sur la puissance saoudienne»</em>. Il a également menacé de détruire la principale raffinerie de pétrole du royaume, Ras Tanura, en cas de frappes aériennes saoudiennes sur Mocha, le port conquis par les Houthis jeudi lors de leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’interrogeant sur la manière dont les Houthis ont réalisé cet exploit et sur sa signification, Urban a souligné que les désaccords entre les factions anti-houthies impliquées dans le conflit, ainsi que les relations tendues entre elles ont joué un rôle important dans les récents développements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, des avions de combat saoudiens ont bombardé des groupes yéménites alliés aux Émirats arabes unis, contraignant les forces émiraties à se retirer du Yémen. Le groupe houthi a exploité cette situation et contrôle désormais des zones où habitent 75% de la population yéménite alors même que les Zaïdites, le groupe confessionnel auquel appartiennent les Houthis, ne représentent qu’un tiers des 34 millions d’habitants du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echec de l’Arabie saoudite et des États-Unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au soutien militaire et aux conseils des Gardiens de la révolution iraniens, les Houthis ont pu constituer une armée plus importante et plus redoutable. Bien que leurs forces combattantes actives ne dépassent pas 20000 hommes, avec les réserves, ce chiffre atteint plus de 150000, surpassant ainsi les effectifs de l’armée du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la petite taille du pays, les forces gouvernementales, relativement peu nombreuses et souvent légèrement armées, peinent à maintenir leurs positions. Ces derniers jours, assiégées dans les régions désertiques de l’ouest, elles se sont effondrées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des soldats en fuite humiliés alors qu’ils traversent le désert, certains s’arrêtant pour vendre leurs armes au bord de la route. Ailleurs, des factions rivales, se réclamant du même camp, se moquent des soldats qui ont battu retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains témoignages, les Houthis auraient utilisé un faux message généré par intelligence artificielle, prétendument envoyé par le commandant des forces gouvernementales, ordonnant un retrait général. Ils ont sans aucun doute profité du manque de coordination entre les forces gouvernementales, les Saoudiens et les Américains, ce qui a entraîné un soutien aérien inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, l’échec de l’Arabie saoudite et des États-Unis ces dernières années à contenir les Houthis est largement dû à leur dépendance à la puissance aérienne et à l’absence de forces terrestres efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas contre Israël, les Houthis ont subi des frappes aériennes israéliennes, britanniques, saoudiennes et américaines. Nombreux sont ceux qui ont remis en question la campagne de bombardements américains de huit semaines l’année dernière, mais celle-ci, conjuguée aux diverses incitations financières offertes par l’Arabie saoudite, a peut-être empêché les Houthis de mettre à exécution leurs menaces répétées de fermer le détroit de Bab el-Mandeb et de paralyser le secteur pétrolier du royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran en février, les Houthis sont restés neutres et largement à l’écart de l’escalade du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la situation a changé après l’effondrement du mémorandum d’entente américano-iranien en juillet. La République islamique a alors utilisé ses alliés de l’Axe de la résistance pour accroître son influence dans la région en réponse au blocus américain du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont exploité la faiblesse des forces gouvernementales, brisant leur contrôle sur la côte et le détroit de Bab el-Mandeb. Les répercussions de cette situation commencent à se faire sentir sur les prix mondiaux de l’énergie et renforcent la position de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fermeture de l’oléoduc saoudien aggrave les difficultés tant pour le pays que pour les États-Unis. Cet oléoduc transportait environ 5% de l’approvisionnement mondial en pétrole, selon <em>Reuters</em>. Le prix du pétrole a dépassé les 100 dollars le baril la semaine dernière pour la première fois depuis juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite se trouve confrontée à plusieurs choix difficiles. Ni la Turquie ni le Pakistan ne se sont empressés de fournir une assistance militaire dans le cadre de l’Accord de La Mecque pour la défense conjointe et le ministère saoudien des Affaires étrangères a exclu toute aide de ce type.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran à la manœuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De même, <em>Axios</em> a rapporté vendredi que les États-Unis avaient rejeté une demande saoudienne d’effectuer des frappes aériennes jeudi. Tariq Saleh, commandant de la coalition combattant les Houthis, a déclaré mercredi à <em>CNN</em> que les récentes déclarations concernant un soutien américain n’étaient que des paroles en l’air. Les risques sont désormais manifestes : contrôle des voies maritimes internationales par les Houthis, diminution continue des approvisionnements pétroliers saoudiens, renforcement significatif de l’Iran et reprise des hostilités et de la crise humanitaire au Yémen même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une option envisagée est la reconquête de l’île de Perim, qui permettrait de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb. L’île est située près des bases américaines de Djibouti, de l’autre côté du détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Urban, cette option est envisageable, mais la probabilité d’un déploiement de troupes américaines sur le territoire yéménite est extrêmement faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens, forts de leur expérience malheureuse lors de leur dernière invasion, sont parfaitement conscients des difficultés opérationnelles sur place. Cependant, la menace qui pèse sur leurs intérêts nationaux vitaux pourrait ne leur laisser d’autre choix. Farea al-Muslimi, de Chatham House à Londres, a déclaré : <em>«Je serais très surpris si les Saoudiens ne lançaient pas une guerre à grande échelle au Yémen dans les plus brefs délais»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux experts estiment qu’il est possible de reconstruire les forces gouvernementales yéménites, voire de rétablir une coopération fructueuse entre les États du Golfe dans ce dossier, cela ne se fera pas rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les pressions sur le marché de l’énergie, la hausse des prix des carburants et l’arrivée de l’hiver dans les pays occidentaux influenceront considérablement les décisions des responsables politiques. Les Saoudiens concluront probablement qu’ils doivent faire des concessions à la fois aux Houthis et à l’Iran, ce qui pourrait offrir aux faucons de Téhéran une occasion cruciale de s’opposer au président Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="48H3cDurG9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/embed/#?secret=vuvY6bT4HQ#?secret=48H3cDurG9" data-secret="48H3cDurG9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, son sel et son pétrole &#124; Que vaut une souveraineté sans capacité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cotusal]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[nationalisation souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[sel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie parle à nouveau de souveraineté et de nationalisation des richesses. Encore faut-il  arriver à  transformer une ressource en richesse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/">La Tunisie, son sel et son pétrole | Que vaut une souveraineté sans capacité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre posséder une ressource et en maîtriser la valeur ajoutée, il existe tout un monde : celui des compétences, de la technologie, du financement et de la capacité à décider. Aujourd&rsquo;hui, la Tunisie parle à nouveau de souveraineté et de nationalisation des richesses. Cette fois c&rsquo;est le pétrole qui revient au centre des imaginaires politiques, comme hier le sel. Mais que vaut une propriété qui ne parvient pas à transformer une ressource en richesse pour elle-même ?</em></strong> <em>(Photo: Marais salant à Monastir). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-19603252"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a un mot qui revient dans une société lorsqu&rsquo;une blessure collective cherche à se dire : <em>«souveraineté»</em>. Ce mot n’est jamais strictement économique : il charrie le sentiment d’avoir été dépossédé, et cette douleur de voir partir ailleurs une valeur produite ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque ce poids devient trop lourd, une réponse simple s’impose parfois au corps social : reprendre. Mais reprendre quoi ? Et surtout : reprendre comment ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26 juillet 1956, à Alexandrie, Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation du canal de Suez. L’événement est devenu un symbole mondial de souveraineté, mais il serait trompeur d’en faire une réussite simple : la nationalisation fut suivie d’une crise internationale majeure et d&rsquo;une intervention militaire franco-britannique et israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une idée demeure pourtant : la décision politique ne pouvait pas rester au niveau du discours. Il fallait prendre le contrôle de l’infrastructure et assurer la continuité du trafic. L’État ne disait pas seulement <em>«c’est à nous»</em> ; il devait démontrer qu’il était capable de le faire fonctionner. C’est peut-être là la véritable leçon de Suez : le passage difficile de la propriété proclamée à la capacité opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du sel tunisien pose une question similaire. La convention avec Cotusal remonte à 1949, renouvelée en 1999 puis en 2014, dans un cadre régulièrement contesté. En 2018, son capital était détenu à 65 % par des intérêts étrangers et à 35 % par des intérêts tunisiens. En 2019, le gouvernement décide de ne pas prolonger la convention au nom de l’intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le geste est politiquement fort. Mais une question commence après l’annonce : qu’avons-nous réellement repris ? Mettre fin à une convention n&rsquo;est pas encore maîtriser une filière. <em>«La propriété privée nous a rendus si sots et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous l’avons»</em>, écrivait Karl Marx, dans ses <em>‘‘Manuscrits de 1844’’.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le sel ne devient réellement <em>«à nous»</em> que lorsque nous développons la capacité technologique et organisationnelle de le transformer nous-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que peut l’Etap ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au pétrole, l’Entreprise tunisienne d&rsquo;activités pétrolières (Etap) existe précisément pour porter cette capacité nationale. Le débat actuel ne devrait pas rejouer le scénario du sel — proclamer une reprise avant de mesurer le chantier — mais interroger ce que l’Etap a réellement les moyens de faire : négocier des associations plus favorables, exiger davantage de transfert de technologie, former des ingénieurs capables de piloter l’exploration et la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une compétence ne devient une capacité nationale que lorsqu’elle est transmise, exercée et assumée. Il ne suffit pas de former des ingénieurs : encore faut-il que les savoirs soient capitalisés et que l’organisation sache transformer l’expertise individuelle en intelligence collective. C’est l’un des objets de la psychologie organisationnelle : confiance, transmission, coopération, leadership.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sel a montré qu’une décision de souveraineté ouvre parfois un chantier immense. Le pétrole offre peut-être l’occasion inverse : préparer avant de reprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des voix politiques réclament encore la <em>«nationalisation des richesses»</em>. Pourtant, aucune décision officielle n’a été annoncée, et la production continue de reculer : environ 109 000 tonnes en janvier 2025, soit 12 % de moins qu’un an plus tôt. La question n’est pas simplement de savoir si le pétrole est tunisien, mais quelle part de la valeur qu’il génère reste réellement en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté nominale et souveraineté effective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pétrole n’est pas un objet que l’on possède ou non, c’est une chaîne : explorer, forer, transformer, négocier, former, innover. À chaque étape, la valeur créée peut être captée localement, partagée, ou transférée à l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juridiquement, la ressource appartient au pays. Économiquement, une partie importante de la richesse peut lui échapper. L’enjeu n’est donc pas seulement la propriété du gisement, mais la part de valeur ajoutée créée, captée et réinvestie localement : en amont, dans les clauses de transfert de compétence négociées avec les opérateurs internationaux ; en aval, dans la capacité à transformer plutôt qu’à exporter brut ; entre les deux, dans une formation d’ingénieurs qui s&rsquo;enracine localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici distinguer deux choses. La souveraineté juridique donne le droit de décider : signer, rompre un contrat, nationaliser. La souveraineté effective donne les moyens de faire&nbsp;: choisir avec qui travailler et à quelles conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne signifie pas nécessairement l’autarcie, ni tout faire seul. C’est peut-être cette nuance qui manque à notre débat : le choix n’est pas entre fermer la porte au monde ou remettre les clés de la maison à l’autre. Il existe une troisième voie : coopérer sans abandonner progressivement la capacité d’apprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que nous ne regardons pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours plus facile de regarder à l’extérieur : l’investisseur, l’entreprise étrangère, le contrat. Nous regardons moins nos ingénieurs, nos chercheurs, notre mémoire institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la première matière première d’une économie moderne est peut-être la compétence, et une souveraineté fondée sur la compétence suppose aussi de savoir la retenir. Former un ingénieur pour le voir partir faute de perspectives, c’est parfois exporter silencieusement une partie de notre capacité future. Ici encore, l’économie rencontre la psychologie : retenir les talents dépend aussi de reconnaissance, d’autonomie et de la possibilité de se projeter dans une organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nation peut disposer de pétrole et d’institutions ; si elle ne parvient pas à transmettre ces savoirs, sa souveraineté restera partielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désir de nationalisation ne doit pas être caricaturé : il exprime une aspiration légitime à la justice et à l’autonomie. Mais ce désir doit rencontrer le principe de réalité&nbsp;; rompre un contrat sans préparation industrielle peut produire une victoire symbolique et une défaite économique différée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc pas de choix mais de construction : des compétences, une expertise, une mémoire institutionnelle, une part croissante de valeur ajoutée tunisienne. Une position mature ne dit pas <em>«nous n’avons besoin de personne»</em>, mais : <em>«nous pouvons travailler avec vous sans devenir incapables de travailler sans vous.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre désir et réalité, reprendre la valeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la nationalisation du canal de Suez devient plus qu’un événement historique : une question adressée à toutes les nations qui cherchent leur indépendance. Veulent-elles posséder leurs ressources, ou construire la capacité de les transformer en richesse ? La différence est immense : celle qui sépare une propriété d’une stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre véritable richesse ne se trouve peut-être ni sous la terre, ni dans la mer, mais dans notre capacité à transformer ce que nous avons en valeur ajoutée, à en retenir une part significative, et à la réinvestir dans nos compétences et nos générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors la question n’est peut-être pas : <em>«à qui profite notre pétrole ?»</em>, mais : <em>«quelle valeur sommes-nous capables d’en créer, quelle part sommes-nous capables d’en retenir, et que sommes-nous capables d’en faire ? »</em> C’est là que commence la véritable souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Psychothérapeute intégrative et consultante en psychologie organisationnelle</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/la-tunisie-son-sel-et-son-petrole-que-vaut-une-souverainete-sans-capacite/">La Tunisie, son sel et son pétrole | Que vaut une souveraineté sans capacité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 07:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La carte énergétique mondiale est en train de basculer davantage vers le Texas et le reste des Amériques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/la-carte-energetique-se-deplace-du-moyen-orient-aux-ameriques/">La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le pétrole de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud est en train de concurrencer sérieusement celui du Moyen-Orient et ce n&rsquo;est pas uniquement lié au contexte géopolitique relatif à la guerre d’Iran. Le président américain Donald Trump a toujours soutenu aussi bien la multiplication des plateformes de forage que la production effrénée du gaz de schiste. C’est un nouveau paysage énergétique qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Aujourd’hui, le fameux slogan de Trump lors de sa campagne présidentielle «Drill baby, drill!» (Fore chérie, fore!) est en train de se matérialiser.</em></strong> <em>(La carte pétrolière mondiale bascule davantage vers le Texas et le reste des Amériques. Photographe : Daniel Acker/Bloomberg). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19505297"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-08-17/us-and-americas-challenge-to-middle-east-oil-supremacy-won-t-stop?srnd=undefined" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> préparée par Javier Blas, la carte mondiale du pétrole se déplace de plus en plus vers le Texas et le reste des Amériques. Pendant quelques semaines en 2026, les Amériques ont produit près de la moitié du pétrole mondial. Ce fut un moment exceptionnel, même s’il fut de courte durée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait en partie d’une anomalie statistique due aux circonstances exceptionnelles créées par la guerre d’Iran qui a paralysé une grande partie du secteur énergétique du Golfe mais c’était aussi un indicateur concret d’une forte augmentation de la production, déplaçant le centre de gravité du marché pétrolier mondial du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation de la production et le réalignement qui l’accompagne devraient se poursuivre jusqu’en 2027, voire bien au-delà, contrebalançant significativement la pression à la hausse sur les prix du pétrole résultant d’une guerre prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, plusieurs facteurs ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau relativement bas par rapport au mois de mars. La mise à disposition des réserves stratégiques y contribue, tout comme les oléoducs qui contournent les goulets d’étranglement offshore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine a également drastiquement réduit ses importations, libérant ainsi davantage de barils pour d&rsquo;autres acheteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Boom pétrolier sur le continent américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le volume de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz reste supérieur à ce que l&rsquo;on croit (ce n’est pas une fermeture totale comme au mois de mars lorsque la guerre battait son plein).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le boom pétrolier sur le continent américain constitue un autre facteur important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la révolution du gaz de schiste américain est l’un des événements géoéconomiques les plus sous-estimés de ces 25 dernières années, la forte augmentation de la production pétrolière dans le reste des Amériques, notamment au Brésil et au Canada, passe bien inaperçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette augmentation est d’autant plus remarquable compte tenu de l’effondrement de la production dans deux des principaux pays producteurs historiques de la région : le Venezuela, en raison d’une mauvaise gestion politique, et le Mexique, pour des raisons géologiques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NQXRZ1y4bS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=Lv6sxnHKwC#?secret=NQXRZ1y4bS" data-secret="NQXRZ1y4bS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">42 millions de barils par jour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Amériques produisent actuellement environ 39,5 millions de barils par jour de pétrole brut et autres liquides pétroliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le continent produit environ 2,5 millions de barils par jour d’éthanol et de biodiesel, des quantités généralement comptabilisées dans la production pétrolière totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela porte le total à 42 millions de barils par jour, plus que toute autre région du monde, y compris le Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hymne national américain proclame les États-Unis <em>«terre de la liberté et patrie des braves»</em> mais le boom énergétique est devenu si massif qu’on pourrait affirmer que le continent se transforme en une terre de magnats du pétrole et un foyer de richesse pétrolière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En temps normal, les Amériques représentent environ 40% de la production mondiale totale de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques semaines seulement, en mars, ce chiffre a bondi à un peu plus de 45% après que l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont été contraints de fermer leurs puits de pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une manne inestimable pour un continent où de nombreux pays sont préoccupés depuis des décennies par le problème de leur dépendance au pétrole étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2000, les Amériques ne représentaient qu’environ 26% de la production mondiale, et ce, avant même la chute spectaculaire de la production au Venezuela et au Mexique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance est tout aussi importante que le volume. Toutefois, le volume de production n’est pas le seul indicateur important. Son taux de croissance l’est tout autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Amériques produisent actuellement environ 1,6 million de barils par jour de plus qu’il y a un an, soit suffisamment pour couvrir environ le double de la croissance annuelle habituelle de la demande mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette croissance dépasse les prévisions de la plupart des analystes il y a quelques mois à peine. Par rapport à il y a deux ans, le continent produit désormais 3,2 millions de barils supplémentaires par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq pays sont à l&rsquo;origine de la majeure partie de cette augmentation: Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Guyana et l’Argentine. Un sixième pays, le Venezuela, rejoint cette tendance cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, cette hausse va s’accélérer, les entreprises passant d’une stratégie de <em>«production stagnante»</em> à une croissance à un chiffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, les États-Unis ont produit environ 13,7 millions de barils par jour de pétrole brut, 8 millions de barils par jour d&rsquo;autres liquides pétroliers et environ 1,5 million de barils par jour de biocarburants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pétrole brut est de loin le composant le plus important, et sa production devrait bientôt atteindre 14 millions de barils par jour et continuer d’augmenter tant que les prix du pétrole resteront supérieurs à 70 dollars le baril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production d’autres liquides et de biocarburants devrait également augmenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La hausse des prix relance les plateformes de forage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du pétrole étant restés plus élevés que prévu il y a quelques mois, le nombre de plateformes de forage actives a atteint son plus haut niveau en un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre d’équipes chargées de la préparation des puits et de leur mise en production a également atteint un niveau record en 16 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les gains d’efficacité et l’augmentation des forages et des complétions de puits, un autre facteur crucial apparaîtra au second semestre à savoir la reprise des prix du gaz naturel dans le bassin permien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste forent dans le Permien, qui s’étend de l’ouest du Texas au sud-est du Nouveau-Mexique, elles produisent généralement du gaz naturel en même temps que du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production de ce <em>«gaz associé»</em> a plus que triplé depuis 2018, dépassant la demande intérieure et la capacité des pipelines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des mois, ces compagnies payaient les consommateurs pour qu&rsquo;ils absorbent leur gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec tous les gazoducs disponibles saturés, le prix du gaz au hub de Waha, dans le bassin permien, a chuté à un niveau record de -10 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu) fin avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait du point le plus bas enregistré en 132 jours de prix négatifs entre février et juin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les gazoducs changent la donne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le prix du gaz à Waha a depuis remonté à environ 2 dollars par MMBtu grâce à la mise en service de nouvelles capacités de transport de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces nouvelles capacités figurent l’extension du gazoduc Gulf Coast Express, développé par Kinder Morgan, et la mise en service du nouveau gazoduc Hugh Brinson d’Energy Transfer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gazoduc Blackcomb, développé par un consortium dirigé par Whitewater, devrait également être mis en service plus tard cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la hausse des prix du gaz, les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste ont pu augmenter leur production, soit en forant de nouveaux puits, soit en remettant en service des puits qui avaient été fermés ou dont la production avait été réduite en raison des prix négatifs du gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Permian Resources a informé ses investisseurs en début de mois qu&rsquo;elle avait dû réduire la production de certains de ses puits au cours du deuxième trimestre mais la situation a depuis évolué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque les prix du gisement de Waha se sont améliorés fin juin, nous avons remis en service tous les puits dont la production avait été réduite, sans aucun problème opérationnel»</em>, a déclaré Will Hickey, co-PDG de l’entreprise. Et cette tendance se confirme chez de nombreuses autres sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Brésil, le Guyana et l’Argentine battent des records</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce boom ne se limite pas aux États-Unis. Le Brésil, le Guyana et l’Argentine ont chacun enregistré leurs niveaux de production les plus élevés jamais atteints le mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Canada est également en voie d’enregistrer sa production annuelle la plus élevée cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ici fin 2027, le Brésil et le Canada réunis produiront plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Guyana produira autant de pétrole brut que la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude de JPMorgan met en lumière un facteur clé expliquant la poursuite de ce boom : les nouveaux projets pétroliers offshore au Brésil et au Guyana généreront des rendements sur de nombreuses années, ce qui les rendra relativement moins sensibles aux fluctuations à court terme des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les barils supplémentaires produits au Canada et en Argentine proviennent de producteurs à bas coûts qui devraient continuer d’investir même si les prix baissent l’an prochain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La carte mondiale du pétrole a été redessinée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La carte mondiale du pétrole a changé bien plus qu’on ne le pense. Les troubles au Moyen-Orient vont entraîner un afflux accru de capitaux vers les projets énergétiques des Amériques, ce qui stimulera la production et déplacera davantage le centre de gravité de l’industrie pétrolière mondiale vers l’ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un nouveau paysage pétrolier qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Le <em>«drill baby, drill !»</em> cher à Donald Trump est passé d’un slogan de campagne à une réalité factuelle. Et pas seulement aux Etats-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uxQkxGzHFe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=K96bdaXSQ5#?secret=uxQkxGzHFe" data-secret="uxQkxGzHFe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 09:47:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Joint Oil]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Moyes & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Ola Energy]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique par l’exploration d’une zone offshore située entre les deux pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique en Méditerranée grâce à un nouvel appel d’offres international portant sur l’exploration d’une zone offshore d’environ 3 000 kilomètres carrés et sur la mise en valeur du gisement de pétrole et de gaz de Zarat, à cheval sur la frontière maritime entre les deux pays : une zone offshore située dans le bassin prolifique de Gabès-Tripoli, au centre de la Méditerranée. </em></strong></p>



<span id="more-19457842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opportunité est proposée par la Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company (Joint Oil) — une coentreprise tuniso-libyenne active depuis 1988, chargée de la gestion des ressources en hydrocarbures dans la zone offshore partagée — avec le cabinet de conseil en amont Moyes &amp; Co. agissant en tant que conseiller désigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’appuyant sur des informations communiquées par Joint Oil et son conseiller stratégique, <a href="https://www.moyesco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Moyes &amp; Co</a>, <a href="https://www.energy-pedia.com/news/general/joint-oil-announces-new-bid-round-schedule-for-zarat--development-and-joint-oil-block-exploration-acreage-204938" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Energy-Pedia</a> a dévoilé le calendrier de l’opération : le processus débute le 7 septembre et s’achève le 31 décembre 2026, les entreprises intéressées devant soumettre leurs offres au plus tard le 8 janvier 2027. Le résultat sera annoncé le 26 février, et l’attribution définitive des contrats pour le 30 avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprend deux volets distincts. Le premier concerne le <em>«bloc Joint Oil»</em>, une zone d&rsquo;environ 3 000 kilomètres carrés située dans le bassin offshore Gabès-Tripoli, par des profondeurs d’eau allant de 80 à 120 mètres. Le partenaire sélectionné devra poursuivre l’exploration de nouvelles structures pétrolières et gazières dans le cadre d’un accord de partage de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 6 500 kilomètres de données sismiques 2D et 1 900 kilomètres carrés de relevés 3D sont déjà disponibles pour cette zone, auxquels s’ajoutent les données issues de cinq puits d’exploration forés entre 1976 et 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second volet porte sur Zarat, un gisement avéré s’étendant de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne ; Joint Oil entend le développer comme une ressource pétrolière et gazière unique, via des accords de développement, d’unification (<em>«unitization»</em>) et de gestion conjointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve également à proximité d’infrastructures et de gisements déjà en production — notamment Bouri, Al Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi qu’Ashtart, Miskar, Didon et Hasdrubal côté tunisien — une proximité susceptible de réduire les coûts de traitement et de transport des nouveaux hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil est détenue conjointement par des entreprises publiques des deux pays : l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) pour la Tunisie et Ola Energy Holdings pour la partie libyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société a chargé le groupe américain Moyes &amp; Co. de rechercher des partenaires internationaux expérimentés dans le développement offshore. C&rsquo;est un cabinet de conseil international spécialisé dans l’amont pétrolier et actif depuis 1983. Enregistrée au Texas, l’entreprise opère à l’échelle mondiale depuis ses bureaux de Houston, Dallas, Londres et Singapour, fournissant des services de conseil en transactions et en marketing au secteur de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel appel d’offres offre aux sociétés internationales d’exploration et de développement l’opportunité de participer à la prochaine phase d’exploration et de mise en valeur du bassin offshore partagé, avec la découverte de Zarat et le bloc Joint Oil au cœur de l’offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle démarche marque la relance d’un projet présenté au marché en 2023, mais qui n’avait pas suscité un intérêt suffisant de la part des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier annoncé au printemps — qui prévoyait initialement le lancement de l’appel d’offres au 1<sup>er</sup> août — a depuis été reporté au mois de septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joint Oil a souligné le potentiel du bloc pétrolier conjoint et de la découverte de Zarat, stratégiquement situés le long de la marge sud du bassin pélagien et dans le prolongement géologique du bassin de Sabratha-Gabès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La zone se trouve à proximité de plusieurs gisements majeurs en production, de part et d’autre de la frontière maritime tuniso-libyenne. Il s’agit notamment des champs d’Al Jurf, Bahr Essalam et Bouri au large de la Libye, ainsi que d’Ashtart, Didon et Miskar au large de la Tunisie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proximité avec des actifs productifs établis et des infrastructures régionales offre un accès potentiel à des capacités opérationnelles existantes, à des synergies d’infrastructure et à des voies d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bloc pétrolier conjoint et la découverte de Zarat sont également bordés par des zones d&rsquo;exploration libyennes actives et des concessions offshore majeures, ce qui met en évidence le potentiel global en hydrocarbures du bassin offshore partagé entre la Tunisie et la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tunis, cette initiative revêt une importance particulière compte tenu du déclin continu de la production nationale. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’énergie, la production tunisienne de pétrole brut a reculé de 6 % en glissement annuel à fin juin 2026, tandis que le taux d’indépendance énergétique du pays est tombé à 34 %, contre 38 % à la même période en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cet appel d’offres ne signifie ni l’annonce d’une nouvelle découverte ni le démarrage immédiat de la production. À ce stade, l’objectif est de sélectionner des opérateurs et de réunir les capitaux nécessaires pour transformer le potentiel de la zone offshore partagée — ainsi que la découverte de Zarat, déjà identifiée — en un projet industriel économiquement viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler dans ce contexte que lors d&rsquo;une visite, le 16 mars 2023, à l’Etap, le président de la république Kaïs Saïed avait déclaré que dans l’affaire du partage du plateau continental avec la Libye, <em>«la Tunisie a reçu des miettes»</em>. Et à réclamer un partage du gisement pétrolier d’El Bouri et du plateau continental à parts égales entre les deux voisins. Selon lui, avec ses 23 000 barils par jour, le gisement, situé à 120 kilomètres des côtes libyennes, peut couvrir les besoins de la Tunisie et au-delà.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-la-libye-relancent-leur-cooperation-energetique/">La Tunisie et la Libye relancent leur coopération énergétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[mer Rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Houthis, soutenus par l'Iran, font peser une menace sur l'exportation de pétrole de l’Arabie saoudite. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La menace qui pèse sur la principale voie d’exportation de pétrole de l’Arabie saoudite s’accroît avec l’escalade des tensions entre le Royaume et le groupe Ansar Allah (communément appelé les Houthis), soutenu par l’Iran, au Yémen. Les oléoducs acheminant le pétrole de l’est du royaume jusqu’au port de Yanbu, sur la mer Rouge </em></strong><em>(photo)</em><strong><em>, sont devenus une artère vitale, permettant à l’Arabie saoudite de maintenir ses exportations de pétrole malgré les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dues au conflit irano-américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19286477"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Yanbu, les pétroliers saoudiens empruntent le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre les marchés asiatiques, contribuant ainsi à atténuer l’impact de la hausse des prix du pétrole lorsque le trafic maritime dans le golfe Persique est perturbé par les attaques iraniennes, souligne le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-threat-to-saudi-arabias-main-oil-export-route-is-growing-6927e974" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Wall Street Journal</em></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, le détroit de Bab el-Mandeb est resté ouvert grâce aux accords politiques conclus par Riyad avec les Houthis, même si ce groupe a perturbé à plusieurs reprises le trafic maritime en mer Rouge au cours des trois dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le cessez-le-feu de 2022, sur lequel ces accords reposaient, commence à se déliter. Les Houthis ont lancé des drones et des missiles sur un aéroport civil du sud-ouest de l’Arabie saoudite après avoir accusé le royaume d’avoir bombardé la piste de l’aéroport de Sanaa, qu’ils contrôlent, cette semaine, afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion iranien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi, le chef houthi, Abdel-Malik al-Houthi, a durci le ton lors d’une allocution télévisée, déclarant :<em> «La véritable équation est : aéroport de Sanaa contre aéroport de Riyad. Aéroports contre aéroports, ports contre ports et blocus contre blocus»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également menacé de cibler les installations pétrolières saoudiennes si Riyad reprenait son implication dans la guerre au Yémen, après avoir dirigé une coalition militaire contre les Houthis il y a plus de dix ans, tout en appelant ses partisans à manifester contre les restrictions de voyage qui leur sont imposées depuis des années par l’Arabie saoudite et ses alliés yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis devraient prochainement tester à nouveau la position saoudienne en tentant d’accueillir un autre avion iranien à l’aéroport de Sanaa. Bien qu’Abdul-Malik al-Houthi n’ait pas explicitement annoncé la reprise des attaques contre les navires transitant en mer Rouge, des responsables et des analystes estiment que l’évolution de la situation régionale pourrait inciter le groupe à recommencer de telles attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La situation en mer Rouge se détériore à nouveau»</em>, a déclaré Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, lors d’une visite à Djibouti vendredi. Elle ajoute : <em>«Les récentes attaques de missiles menées par les Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont mis fin à une trêve de quatre ans, sont un signal d’alarme : l’instabilité terrestre se transforme rapidement en insécurité maritime»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier blocus de la mer Rouge imposée par les Houthis avait provoqué une intervention militaire américaine en 2025, infligeant des pertes considérables au groupe. Cependant, des attaques sporadiques ont persisté, perturbant le trafic maritime pendant des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois-ci, toute perturbation du trafic dans le détroit de Bab el-Mandeb surviendrait alors que le trafic dans le détroit d’Ormuz est déjà de plus en plus congestionné en raison des attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capital Economics</em> prévoit qu’une fermeture simultanée des deux détroits, ou des dommages importants aux oléoducs ou aux ports saoudiens, pourraient plonger l’économie mondiale en récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre avec l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont déjà privé les marchés mondiaux de plusieurs millions de barils de pétrole par jour. Jusqu’à présent, les consommateurs ont puisé dans les réserves pétrolières pour compenser cette pénurie mais ces réserves s’épuiseront avec le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite utilise l’oléoduc traversant la péninsule arabique pour exporter environ quatre millions de barils par jour via la mer Rouge, ce qui maintient ses exportations totales à environ 4,6 millions de barils par jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran a réussi à mettre les États-Unis dans l’embarras</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce chiffre soit inférieur au niveau d’avant-guerre (7,3 millions de barils par jour), l’écart aurait été bien plus important sans les exportations de la mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que les Houthis se sentent plus confiants sur le plan stratégique car ils pensent que l’Iran est parvenu à mettre les États-Unis dans l’embarras et que le moment est venu de faire pression sur l’Arabie saoudite qui a tout intérêt à maintenir le Yémen hors du conflit régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Houthis en sont parfaitement conscients. Ils voient une opportunité d’escalade et ils la saisiront»</em>, a déclaré April Longley Alley, ancienne conseillère de l’envoyé spécial de l’Onu pour le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux camps semblent plus proches que jamais depuis le cessez-le-feu de 2022 d’une reprise des hostilités transfrontalières, même à faible intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cessez-le-feu visait à assouplir les restrictions saoudiennes sur le carburant entrant dans le port d’Hodeïda et à rétablir les vols commerciaux à destination et en provenance de Sanaa mais les progrès restent limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis soutiennent la campagne militaire menée par l’Arabie saoudite contre les Houthis depuis 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que Washington continuera de soutenir Riyad, mais que, préoccupé actuellement par le conflit avec l’Iran, le pays cherchera à éviter une nouvelle implication militaire directe au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables américains et saoudiens se sont entretenus cette semaine au sujet du Yémen et le département d’État américain a approuvé un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite d’une valeur de près de 2 milliards de dollars, comprenant plus de 20000 kits de munitions de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aéroport de Sanaa demeure le point chaud le plus probable d’une nouvelle escalade, compte tenu de sa valeur symbolique pour les deux camps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite craint que l’assouplissement des restrictions ne permette à l’Iran de fournir des armes et des conseillers militaires aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les analystes estiment que les Houthis, confrontés à des difficultés économiques internes dues à la hausse des prix et aux pénuries de produits de première nécessité, souhaitent la réouverture de la liaison aérienne afin d’accéder à davantage de ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour eux, il s’agit d’un calcul interne visant à obtenir un accord plus avantageux leur permettant d’accéder à plus de ressources, une plus grande autonomie et une plus grande liberté pour consolider leur contrôle au Yémen et dans la région de la mer Rouge»</em>, a déclaré April Longley Alley.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis considèrent depuis longtemps comme inacceptables les restrictions saoudiennes imposées aux voyages à destination et en provenance du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ce mois-ci, ont offert une nouvelle occasion de tester la volonté de Riyad de s’engager dans une nouvelle confrontation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une délégation houthie s’est rendue à Téhéran il y a deux semaines pour assister aux funérailles, provoquant des protestations de la part du gouvernement yéménite internationalement reconnu, basé à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son retour cette semaine, l’avion de la délégation a été contraint d’atterrir dans une autre ville contrôlée par les Houthis après le bombardement de l’aéroport de Sanaa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment que si un autre avion iranien tente d’atterrir à Sanaa et que l’Arabie saoudite riposte en bombardant à nouveau l’aéroport, les Houthis intensifieront leur riposte, ce qui pourrait inciter Riyad à réagir avec plus de force malgré sa volonté d’éviter d’exposer son territoire à des contre-attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet d’évaluation des risques Basha Report, a déclaré que les Houthis ont annoncé cette semaine de nouvelles règles d’engagement, confirmant ainsi que l’Arabie saoudite risque de replonger dans la guerre si elle tente d’empêcher de nouveaux vols iraniens. Il a ajouté: <em>«Abdul-Malik al-Houthi intensifie progressivement ses attaques. Il suit une stratégie d’escalade par étapes et n’entre pas directement dans une guerre totale car il ne souhaite pas un conflit à grande échelle»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des principales raisons pour lesquelles l’Arabie saoudite a accepté le cessez-le-feu de 2022 était les attaques de missiles et de drones menées par les Houthis contre des villes saoudiennes, dont Riyad, qui menaçaient les ambitieux projets économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, toute nouvelle attaque des Houthis pourrait être encore plus dévastatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la défense aérienne saoudienne se soit améliorée, les capacités offensives des Houthis se sont également développées, tandis que les projets de développement saoudiens sont confrontés à une pression financière croissante et à des risques politiques supplémentaires en raison de la guerre avec l’Iran.</p>
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		<title>La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[concessions]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamza Hamouchene]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Saber Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Transition énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les concessions pour des projets renouvelables accordées à des entreprises étrangères n’aideront pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/la-strategie-tunisienne-en-matiere-denergie-renouvelable-se-heurte-a-des-resistances/">La stratégie tunisienne en matière d’énergie renouvelable se heurte à des résistances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Accorder des concessions pour des projets renouvelables à des entreprises étrangères n’aidera pas la Tunisie à résoudre sa crise énergétique. Alors que </em>la stratégie en matière d’énergie renouvelable poursuivie par les autorités se heurte à des résistances</strong>. <em>(Photo : Centrale solaire construite par Scatec à Tozeur). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Saber Ammar</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Hamza Hamouchene</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-19071734"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Saber-Ammar-Hamza-Hamouchene.jpg" alt="" class="wp-image-19071833"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le conflit russo-ukrainien et la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran ont mis à nu la fragilité des systèmes énergétiques fondés sur la dépendance et les marchés extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cycle de crises du carburant et de chocs des prix devrait encourager les pays dépendants des importations d’énergie à remédier à leurs déficits énergétiques et à atténuer l’appauvrissement qu’ils causent parmi leurs citoyens. Pourtant, rares sont ceux qui entreprennent les actions audacieuses nécessaires pour améliorer leur indépendance énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne fait certainement pas partie de ces pays. Son déficit énergétique s’élève actuellement à environ 3,8 milliards de dollars — soit près de 51 % de son déficit commercial total — et a augmenté chaque année depuis 2000, sous l’effet d’une consommation intérieure croissante et d’un échec structurel à construire une véritable souveraineté énergétique. Les autorités tunisiennes, cependant, poursuivent de mauvaises politiques pour résoudre le problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ont misé sur la privatisation du secteur de l’énergie, comme en témoigne l’approbation récente de cinq concessions d’énergie renouvelable. Ces projets permettent à des multinationales étrangères d’extraire des bénéfices de la production d’énergie renouvelable et d’en faire supporter les coûts au peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne résoudra pas la crise énergétique de la Tunisie ; elle approfondira au contraire sa dépendance énergétique tout en transférant la richesse publique entre des mains privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq mauvaises concessions énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 janvier, cinq nouveaux contrats de concession pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables ont été soumis au parlement tunisien pour approbation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq centrales solaires — Khobna et Mezzouna à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, El Ksour et Sagdoud à Gafsa, dans l’ouest, et Menzel Habib à Gabès, sur la côte — auraient une capacité totale d’environ 598 mégawatts, pour un investissement total estimé à 560 millions de dollars. Elles seraient accordées à des multinationales étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les mois qui ont suivi, les inquiétudes concernant les projets proposés ont grandi. Le 21 avril, la Fédération générale de l’électricité et du gaz, appartenant à la centrale syndicale UGTT, a tenu une conférence de presse urgente exposant les mécanismes concrets de ce que le parlement était invité à approuver. Les concessions, ont-ils soutenu, réduiraient la Steg, le service public national tunisien, à un simple gestionnaire de réseau, tandis que la production d’électricité serait confiée à des entreprises étrangères. Les coûts d’infrastructure seraient payés par le public, tandis que les bénéfices quitteraient le pays avec les sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’un modèle standard, exporté en bloc selon le manuel d’ajustement structurel des années 1990, désormais réemballé dans le langage de la transition verte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, selon l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), les cinq concessions bénéficieraient d’importantes exemptions fiscales et de clauses de stabilisation qui pourraient saper la souveraineté fiscale de la Tunisie. Il n’y aurait pas de transfert de technologie significatif, une faible intégration locale et des opportunités d’emploi limitées, ce qui a soulevé de sérieuses préoccupations quant à la valeur développementale de ces projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’observatoire a également rapporté que, dans le cadre de ces contrats, les crédits carbones générés par les réductions d’émissions sur le territoire tunisien pourraient être transférés aux multinationales plutôt que de rester un actif public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inquiétudes concernant cette pratique avaient déjà suscité une opposition avant que ces cinq concessions n’atteignent le parlement. L’année dernière, la Fédération de l’électricité et du gaz a organisé une grève dénonçant le transfert des crédits carbone aux promoteurs privés. Malgré l’opposition, les cinq concessions sont venues ancrer et étendre ce mécanisme, permettant aux promoteurs de projets de revendiquer les crédits et de les utiliser pour accéder à des programmes internationaux de subventions. Les incitations destinées à soutenir une transition énergétique nationale seraient ainsi captées par des acteurs privés pour augmenter leurs bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sensibilisation du public menée par la fédération et les médias indépendants a mobilisé l’opinion publique contre les concessions. Des travailleurs et des militants ont organisé une manifestation devant le parlement. Néanmoins, les cinq concessions ont été votées et les contrats approuvés. Le ministre de l’Énergie et un haut responsable du ministère de l’Industrie ont été limogés pour apaiser la colère du public et distancer la classe dirigeante des projets controversés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bonne solution pour le bon déficit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les concessions ont été imposées sous prétexte que le pays en a besoin pour réduire son déficit énergétique, pour diminuer sa dépendance au gaz algérien, qui fournit actuellement environ 60 % des besoins en gaz naturel du pays, et pour respecter son engagement à atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, cela peut sembler raisonnable, mais cela repose sur une lecture sélective des chiffres et un rétrécissement délibéré de ce qui constitue une solution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’omission la plus flagrante concerne la nature même du déficit. Environ 73 % de l’énergie de la Tunisie provient de produits pétroliers (essence et diesel), consommés en grande majorité par un secteur des transports majoritairement privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Y remédier nécessite un ensemble de choix fondamentalement différents : investissement dans les transports publics, restrictions sur les importations de voitures, taxation progressive des véhicules à forte consommation, etc. Cela signifie aussi penser à l’échelle régionale. Réduire les importations de pétrole nécessite de renforcer la capacité de raffinage nationale, et en particulier d’investir dans la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir) et de la moderniser. Cela exige de réexaminer le type de coopération régionale qui était autrefois à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2012, par exemple, la Tunisie et la Libye ont discuté d’un projet de raffinerie commune dans la ville côtière de Skhira qui aurait pu considérablement faire avancer la souveraineté énergétique des deux pays. Le projet de 2 milliards de dollars a été suspendu en raison du conflit en Libye, qui rendait impossible la garantie d’un approvisionnement régulier en pétrole brut. Finalement, il a été discrètement abandonné, non pas parce qu’il manquait de mérite, mais parce que ce type de coopération régionale souveraine menaçait les intérêts des puissances hégémoniques européennes qui tirent profit de l’exportation de produits pétroliers raffinés vers la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Libye exporte du pétrole brut mais importe des produits raffinés ; la Tunisie, avec beaucoup moins de ressources, est prise dans la même logique extractiviste, exportant également des produits de base (matières premières et produits agricoles) ainsi qu’un nombre limité de produits semi-industriels ou manufacturés tout en restant dépendante des importations pour les produits industriels et technologiques à haute valeur ajoutée. Une raffinerie partagée aurait dans une certaine mesure brisé ce cycle dans le secteur énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays qui continuent d’être subordonnés aux puissances étrangères sont rarement autorisés à s’industrialiser, à monter dans la chaîne de valeur, ou à construire le type de souveraineté productive qui réduirait leur dépendance aux marchés extérieurs et leur donnerait les moyens de défier la domination impérialiste. Le projet de raffinerie enterré est un exemple parlant de la manière dont cette domination opère — non seulement par l’interdiction directe, mais aussi par la lente fermeture structurelle des alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq concessions solaires sont une autre application de la même logique. Elles ne s’attaquent pas aux véritables problèmes structurels du déficit énergétique tunisien. Elles ne construisent pas de capacité industrielle nationale. Elles ne transfèrent pas de technologie. Ce qu’elles font, c’est ouvrir une nouvelle frontière pour l’accumulation de capital international, présentée, comme la tendance l’exige, en invoquant la transition, la durabilité et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition, mais à quelles conditions ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu de gens contesteraient l’urgence de la transition vers les énergies renouvelables. La question qui compte est de savoir comment, par qui et dans l’intérêt de qui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise énergétique de la Tunisie est réelle. Mais sa solution n’est pas la privatisation accrue des ressources publiques sous gestion étrangère et dans le cadre de schémas néocoloniaux. Ce qui est requis, c’est un ensemble de choix fondamentalement différents : le contrôle public sur la production et la distribution d’énergie, un véritable transfert de technologie, un investissement dans la capacité industrielle nationale, un changement du paradigme de consommation par l’efficacité énergétique et les transports publics, et une coopération régionale qui construit la souveraineté plutôt que d’approfondir la dépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle néolibéral mis en œuvre par les entreprises a démontré ses limites lors des crises financières, des pandémies et des chocs géopolitiques qui remodèlent actuellement l’économie mondiale. Chaque nouvelle crise devrait servir d’alarme. Au lieu de cela, elles sont constamment utilisées comme un prétexte pour redoubler d’efforts sur la même logique défaillante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons faire la transition. Mais nous devons insister pour faire cette transition à nos propres conditions, avec un contrôle public, une supervision démocratique et un développement inclusif et authentique défini par les besoins du plus grand nombre, et non par les marges bénéficiaires de quelques-uns.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source&nbsp;: </strong><a href="https://www.aljazeera.com/opinions/2026/6/20/why-tunisias-renewable-energy-strategy-is-facing-resistance"><strong>Al-Jazeera</strong></a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Respectivement, chercheur tunisien au Transnational Institute et chercheur et activiste algérien basé à Londres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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