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	<title>Archives des phosphogypse - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des phosphogypse - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 09:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie peut développer des réacteurs nucléaires à sels fondus au thorium de type MSR, qui peut être extrait du phophogypse, disponible en quantité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pour-une-revolution-du-mix-energetique-en-tunisie-grace-au-phosphogypse/">Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En développant des réacteurs nucléaires à sels fondus au thorium de type MSR, que l’on peut extraire du phophogypse, disponible en quantité en Tunisie, on pourrait combiner vision stratégique, souveraineté énergétique, économie circulaire et opportunités professionnelles de haut niveau pour la jeunesse tunisienne ? </em></strong><em>(Ph. Le thorium pourrait être extrait du phosphogypse rejeté dans la mer Méditerranée par les usines du Groupe chimique tunisien). </em></p>



<p><strong>Naâmen Bouhamed *</strong></p>



<span id="more-18119792"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg" alt="" class="wp-image-18005408" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au détour d’un reportage audiovisuel sur l’histoire des réacteurs nucléaires au thorium à sel fondu aux États-Unis sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=raPhqwRN5bk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alvin Weinderg</a> et aujourd’hui en Chine, j’ai fait appel à l’agent IA DeepSeek pour analyser les sources potentielles de thorium l’atome <em>«Vert»</em>. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il est possible d’extraire le thorium du phosphogypse tunisien ! D’où mon analyse sur le potentiel pour la Tunisie de créer un mix-énergétique et un écosystème à haute valeur ajouté.</p>



<p>Alors que la Tunisie cherche à répondre à ses défis énergétiques et environnementaux, une feuille de route ambitieuse pour les 50 prochaine années ouvre une perspective nouvelle : celle de transformer la Tunisie en un pôle d’innovation et de compétences de premier plan en Afrique et en Méditerranée. Cette vision ne promet pas seulement l’indépendance énergétique, mais aussi la création d’une génération de jeunes experts dans des secteurs de pointe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’affranchir des hydrocarbures et miser sur les compétences</h2>



<p>Aujourd’hui la Tunisie est dépendante à 90% du gaz naturel importé via l’Algérie pour son électricité, alors qu’elle pourrait opérer une transition historique. La stratégie proposée reposerait sur un mix énergétique triplement décarboné associant énergies renouvelables massives et réacteurs nucléaires au thorium de type MSR. Au-delà de la production d’électricité, ce projet structurant serait conçu comme un levier de développement économique et de formation de très haut niveau.</p>



<p>L’intégration de réacteurs nucléaire MSR au thorium – une technologie de sécurité passive utilisant une ressource locale issue des phosphates – est au cœur de cette vision. Elle nécessitera la création d’une&nbsp;Agence tunisienne de l’énergie nucléaire (Aten)&nbsp;et d’un pôle d’instituts de formation d’excellence. Ces instituts devront former des cohortes d’étudiants en&nbsp;physique nucléaire, génie chimique, génie des matériaux et cybersécurité des infrastructures critiques, créant ainsi un vivier de compétences rares et recherchées en Afrique et dans le monde.</p>



<p>La maîtrise de la technologie du thorium n’est pas qu’une question technique, c’est un projet de société qui peut captiver et retenir nos meilleurs cerveaux, en leur offrant des carrières passionnantes et d’avenir ici, en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="[THORIUM] La face gâchée du nucléaire" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/raPhqwRN5bk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le phosphogypse, un «déchet» transformable</h2>



<p>Le véritable catalyseur de cette mutation est la&nbsp;valorisation du phosphogypse, ce résidu minier problématique disponible en quantité à Sfax et Gabès depuis plus d’une cinquantaine d’années et qui cause des désagréments environnementaux et sanitaires. Lancer un plan <em>«Programme de palorisation»</em> (2025-2040) proposerait d’en extraire du thorium, des terres rares, du soufre, et d’en faire des matériaux de construction. Cette économie circulaire à grande échelle s’appuiera sur la création de&nbsp;centres d’excellence&nbsp;à Gabès et Sfax, dédiés aux matériaux innovants et à la chimie des terres rares.</p>



<p>Ces centres formeront les ingénieurs, techniciens et chercheurs nécessaires à cette nouvelle industrie, générant à terme&nbsp;5 000 à 10 000 emplois directs et indirects, qualifiés et non-délocalisables.</p>



<p>Nous parlons de chimie verte, de modélisation environnementale, de pilotage d’installations complexes… Ce sont des métiers d’avenir qui répondront aux aspirations d’une jeunesse diplômée et en quête de défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Former une génération de leaders énergétiques</h2>



<p>La feuille de route progressive permettrait à la Tunisie de maîtriser cette chaîne de valeur unique – de la gestion des déchets miniers à la production d’énergie décarbonée, et de devenir, ce faisant, un&nbsp;hub régional de formation. Elle pourrait ainsi attirer des étudiants et professionnels de toute l’Afrique et du Monde Arabe, souhaitant se spécialiser dans les technologies du futur : énergie solaire concentrée, stockage, hydrogène vert et nucléaire 100% civil de nouvelle génération au thorium à sel fondu.</p>



<p>En devenant un&nbsp;pays exportateur net d’électricité propre et d’hydrogène&nbsp;vers l’Europe et l’Afrique, la Tunisie n’exporterait pas seulement des molécules et des électrons, mais aussi son&nbsp;savoir-faire, ses normes et ses compétences. Cette ambition ferait des jeunes tunisiens non plus des demandeurs d’opportunités à l’étranger, mais des architectes de solutions pour la transition énergétique du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Feuille de route pour les 50 prochaines années</h2>



<p>La vision s’étale sur trois phases dont la durée peut être raccourcie selon les avancées enregistrées:</p>



<p><strong>&#8211; 2025-2070</strong>&nbsp;: fondation accélérée sur le solaire et l’éolien, renforcement des réseaux et lancement des études et de la R&amp;D sur le thorium.</p>



<p><strong>&#8211;</strong><strong> 2030-2050</strong><strong>&nbsp;</strong>: construction en collaboration avec la Chine, leader mondial du secteur, d’un premier réacteur MSR démonstrateur couplé à une usine de dessalement, et développement de la filière industrielle du combustible.</p>



<p><strong>&#8211; 2050-2100</strong><strong>&nbsp;</strong>: déploiement complet d’un système intégré, avec un mix visant ~50% de renouvelables, ~40% de nucléaire et ~10% de flexibilité/hydrogène, permettant des exportations d’électricité et d’hydrogène vert vers l’Europe et l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pacte générationnel à conclure</h2>



<p>Les défis restent importants : investissements colossaux, cadre réglementaire à adapter, acceptation sociale. Mais la promesse est à la hauteur des efforts.</p>



<p>Cette vision offre un projet de société mobilisateur, capable de&nbsp;transformer le <em>«brain drain»</em> en <em>«brain gain»</em>&nbsp;en ancrant en Tunisie des filières d’excellence à haute valeur ajoutée.</p>



<p>La recommandation finale est de créer une&nbsp;task force «Phosphogypse 2030»&nbsp;pour orchestrer ce projet. Sa mission irait au-delà de la planification technique : elle devrait inclure un&nbsp;volet éducation et formation ambitieux, en lien avec les universités et les centres de recherche Chine, Etats-Unis, Europe, Afrique…, pour garantir que cette révolution énergétique soit aussi une révolution des compétences, au bénéfice des générations de jeunes Tunisiens et de leurs homologues africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le phosphogypse, pilier du développement durable</h2>



<p>La valorisation du phosphogypse représente l’exemple parfait de l’économie circulaire appliquée à l&rsquo;industrie lourde. En combinant 1. &nbsp;solutions immédiates (construction)&nbsp;; 2. développements à moyen terme (agriculture, chimie)&nbsp;; 3. innovations stratégiques (thorium, terres rares).</p>



<p>La Tunisie peut transformer un problème environnemental majeur en une opportunité économique multidimensionnelle.</p>



<p>Cette approche nécessite une volonté politique forte, des investissements structurants et une vision à long terme intégrant recherche, industrie et développement territorial.</p>



<p><strong>Recommandations </strong>: 1. créer une task force <em>«Phosphogypse 2030»</em> regroupant tous les acteurs (industrie, recherche, société civile) pour élaborer et mettre en œuvre un <em>«Plan de valorisation»</em>, avec des objectifs quantifiés et des échéances précises ; 2. construire un partenariat R&amp;D scientifique, industriel et énergétique de premier ordre avec la Chine en pointe dans le nucléaire au thorium, mais aussi par le transfert technologie extraction REE dans le traitement des terres rares, mais aussi la Suisse et l’Union européenne dans le cadre du développement Programme Horizon Europe <em>«Critical Raw Materials»</em>.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Schéma valorisation du phosphogypse :</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="495" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1024x495.jpg" alt="" class="wp-image-18119808" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1024x495.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-300x145.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-768x371.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1536x743.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-580x280.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-860x416.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse-1160x561.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Schema-de-valorisation-du-phosphogypse.jpg 1793w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"><strong><em>Source</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0048969723068237">‘‘Exploring the potential reuse of phosphogypsum: A waste or a resource?’’</a>, &nbsp;Mohammed VI Polytechnic University.</p>



<p><em>* Consultant en développement international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pour-une-revolution-du-mix-energetique-en-tunisie-grace-au-phosphogypse/">Pour une révolution du mix énergétique en Tunisie, grâce au phosphogypse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le Parti des Travailleurs dénonce «l’instrumentalisation de la justice»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-linstrumentalisation-de-la-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 10:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décret 35]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti des Travailleurs a une nouvelle fois dénoncé les «pseudo procès comme celui dit de complot contre la sûreté de l’Etat». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-linstrumentalisation-de-la-justice/">Tunisie | Le Parti des Travailleurs dénonce «l’instrumentalisation de la justice»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Parti des Travailleurs (gauche radicale) a une nouvelle fois dénoncé les «pseudo procès comme celui dit de complot contre la sûreté de l’Etat», qui sera examiné en appel, et à distance, sans la présence des accusés, dans un communiqué publié ce lundi 27 octobre 2025, à Tunis, et cité par <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9/%D8%AD%D8%B2%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%85%D9%91%D8%A7%D9%84-%3A-%D9%82%D8%B6%D9%8A%D9%91%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%A2%D9%85%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D9%85%D9%82%D8%AF%D9%91%D9%85%D8%A9-%27%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AD%D8%A7%D9%83%D9%85%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9%27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan</a>.</em></strong></p>



<span id="more-17754327"></span>



<p>Le parti a aussi dénoncé <em>«l’instrumentalisation de la justice pour liquider ses adversaires politiques»</em>, selon ses termes, en appelant <em>«les forces démocratiques et progressistes à intensifier le combat pour la suppression des décrets répressifs qui portent atteinte à la liberté d’expression (décret 54) et pour l’indépendance de la justice (décret 35), ainsi que pour la levée des pressions sur les médias et l’activisme partisan et associatif»</em>.</p>



<p>Dans ce contexte, le Parti des Travailleurs a souligné la nécessité de mettre fin à la suspension des activités de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), à la criminalisation des protestations sociales et aux poursuites judiciaires contre les participants au mouvement contre la pollution à Gabès et pour <em>«le démantèlement des unités de la mort»</em>, par allusion aux usines d’engrais chimiques du Groupe chimique tunisien (GCT), qui émettent des gaz toxiques dans l’air et des rejets chimiques (phosphogypse) dans la mer.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-linstrumentalisation-de-la-justice/">Tunisie | Le Parti des Travailleurs dénonce «l’instrumentalisation de la justice»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Pollution chimique à Gabès &#124; La crise fait du surplace</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/pollution-chimique-a-gabes-la-crise-fait-du-surplace/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 10:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise de la pollution industrielle à Gabès prend une tournure dramatique alors que les autorités sont dépassées par l’ampleur de la tâche. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/pollution-chimique-a-gabes-la-crise-fait-du-surplace/">Pollution chimique à Gabès | La crise fait du surplace</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La crise de la pollution industrielle à Gabès prend une tournure dramatique puisque les émissions toxiques des usines du Groupe chimique tunisien (GCT) continuent de causer des malaises respiratoires aux jeunes et moins jeunes qui sont transportés en urgence à l’hôpital, alors que les autorités publiques semblent dépassées par l’ampleur de la tâche et ne pas savoir quoi faire pour réduire les émissions et calmer la colère des habitants.</em></strong> (<em>«On vous empoisonne par la chimie et on vous soigne par la chimie», dit la pancarte.</em> <em>Ph. <a href="https://www.facebook.com/Gabescom">Gabés.com</a>.)</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17718958"></span>



<p>Hier matin, mercredi 22 octobre 2025, trois semaines après le début des marches et des sit-in de protestation des habitants appelant à l’arrêt immédiate des machines dans les usines du GCT, plus de 20 cas d’asphyxie parmi les élèves de l&rsquo;école primaire Chott Essalem ont été signalés par la Protection civile et relayés par <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AA/1471962/%D9%82%D8%A7%D8%A8%D8%B3-%D8%AD%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D8%AE%D8%AA%D9%86%D8%A7%D9%82-%D8%AC%D8%AF%D9%8A%D8%AF%D8%A9-%D9%81%D9%8A-%D8%A5%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D8%AF%D9%8A%D8%A9-%D8%B4%D8%B7-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>.</p>



<p><em>«J’ai senti ma gorge brûler et ma tête devenir lourde, puis je me suis évanoui»</em>, a déclaré un élève. <em>«L&rsquo;usine est un poison mortel. Il faut la démanteler»</em>, a crié une mère, a joutant qu’elle empêcherait ses enfants de retourner à l’école jusqu’à ce que les autorités trouvent une solution. Une autre mère a déclaré que sa poitrine avait récemment commencé à brûler avant qu’elle ne vomisse et que ses yeux commencent à la brûler.</p>



<p><em>«Les fuites ne sont pas nouvelles, mais leur fréquence accrue les rend encore plus dangereuses»</em>, a renchéri le député Ahmed Guefrech, cité par l’agence AFP, qui impute les fuites de gaz toxiques à <em>«des unités vétustes installées il y a 53 ans, avec des équipements non entretenus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le discours officiel passe mal</h2>



<p><em>«Les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer la nature de la substance et les causes de l’accident, tandis que des équipes spécialisées sont sur place pour contenir la fuite de gaz&nbsp;»</em>, a rapporté Mosaïque, reprenant des déclarations de responsables locaux. Sauf que ce genre de discours ne passe vraiment plus et les habitants de Gabès auront du mal à l’admettre, car l’<em>«accident»</em> dont on parle n’est pas si accidentel qu’on le dit, puisque les émissions de gaz toxiques ont commencé depuis plusieurs années, qu’ils ont été dûment constatés et documentés et que des appels ont été lancés depuis au moins 2016 pour que les responsables du gouvernement se penchent sérieusement sur cette question mais ils ne l’ont pas fait et les quelques promesses faites à cette époque à ce sujet ont été aussitôt oubliées. Ces derniers se sont contentés jusque-là de réagir par à coup, à chaque fois que des voix s’élèvent pour protester, pour mater les révoltes et faire taire les critiques, comme si la crise environnementale, qui n’a cessé de s’aggraver, pouvait être réglée par de simples déploiements sécuritaires dans la zone.</p>



<p>Hier, une grève générale organisée à l’appel de l’Union régionale du travail (URT) et des associations locales, a rassemblé plus de 100 000 personnes dans les rues pour exiger la fermeture immédiate des unités de fabrication d’engrais chimiques en attendant le remplacement de leurs équipements vétustes et le nettoyage de la zone côtière de Chatt Essalem, très polluée par les rejets de millions de donnes de phosphogypse. Les protestataires ont aussi exigé la libération des nombreuses personnes arrêtées pour avoir pris une part active aux protestations qualifiées de <em>«pacifiques»</em> par la plupart des observateurs sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marge de manœuvre très réduite </h2>



<p>En attendant, aucun membre du gouvernement n’a cru devoir se déplacer sur place pour discuter avec la population, écouter ses doléances et examiner les moyens de sortir de la crise, en rassurant les habitants, sans arrêter pour autant les machines, comme l’exigent ces derniers.</p>



<p>La marge de manœuvre des autorités publiques est certes réduite, mais comment espérer arriver à une solution sans négociation sérieuse avec les représentants de la population, dont la majorité ont fait jusque-là preuve de retenue et de sagesse ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/pollution-chimique-a-gabes-la-crise-fait-du-surplace/">Pollution chimique à Gabès | La crise fait du surplace</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pollution chimique &#124; Gabès au bord de la crise de nerfs   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 10:26:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mustpaha Ferjani]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ville de Gabès a été paralysée, mardi 21 octobre 2025, par une grève générale rigoureusement observée par les secteurs public et privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/22/pollution-chimique-gabes-au-bord-de-la-crise-de-nerfs/">Pollution chimique | Gabès au bord de la crise de nerfs   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La ville de Gabès a été paralysée, mardi 21 octobre 2025, par une grève générale rigoureusement observée par les secteurs public et privé. Administrations, commerces, marchés, écoles et cafés ont fermé leurs portes, en réponse à l’appel de l’Union régionale du travail. Des dizaines de milliers de personnes ont par la suite défilé dans les artères de la ville, scandant des slogans tels que «Gabès veut vivre» et «Démantèlement des unités polluantes», par allusion aux usines du Groupe chimique tunisien (GCT) dont les rejets toxiques dans l’atmosphère et la mer causent de graves problèmes de santé aux riverains depuis une vingtaine d’années.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17714478"></span>



<p>Un récent audit commandé par le CGT a révélé de graves violations des normes nationales et internationales à l’usine, qui déverse quotidiennement 14&nbsp;000 à 15&nbsp;000 tonnes de phosphogypse dans les eaux du littoral méditerranéen, ainsi que d’importantes émissions d’ammoniac, d’oxydes d’azote et de sulfates.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed a déclaré plus tôt ce mois-ci que Gabès subissait un <em>«assassinat environnemental»</em> en raison de ce qu’il a qualifié de choix <em>«criminels»</em> des gouvernements tunisiens précédents, les accusant d’être responsables des maladies subies par la population et de la destruction des écosystèmes locaux.</p>



<p>Commentant la poursuite des protestations à Gabès, lors de sa rencontre, hier en fin de soirée, la Première ministre Sarra Zaâfrani Zenzeri, le chef de l’Etat s’en est pris, une nouvelle dois, à des comploteurs liés à l’étranger et à des agents corrompus au sein de l’Etat qui seraient, selon lui, derrière la crise environnementale à Gabès. Il a aussi menacé de sanctions exemplaires ces ennemis du peuple, sans désigner clairement aucune partie. <a href="https://www.facebook.com/reel/1172154344808908?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>.  &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Avant-hier, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et celui de l’Equipement, Salah Zouari, avaient annoncé plusieurs mesures urgentes visant à réhabiliter les usines du GCT, contrôler les émissions de gaz, prévenir le rejet de phosphogypse en mer&nbsp;et soulager les problèmes de santé des habitants, dont beaucoup souffrent de difficultés respiratoires et de cancers, mais sans donner des calendriers précis.</p>



<p>Pour mener ces travaux urgents, le gouvernement a fait appel à des entreprises chinoises, notamment pour aider à gérer les déchets de l’usine, mais la partie chinoise ne devrait s’engager dans des travaux qu’après visite in situ, étude des besoins et une estimation des coûts. Et de toute façon, cela prendra encore du temps alors que les habitants de Gabès semblent excédés et au bord de la crise de nerfs.</p>



<p>Le dénouement de la crise ne sable pas imminent, d’autant que, sous la pression d&rsquo;une crise financière persistante, le gouvernement doit concilier les exigences de santé publique avec la production de phosphate, une ressource naturelle dont la transformation et l’exportation rapportent d’importantes recettes en devises à la Tunisie. Et rien n&rsquo;indique qu&rsquo;il est sur le point de trouver la solution miracle qui ménage la chèvre et le chou. Le silence  assourdissant de la ministre de l&rsquo;Industrie, des Mines et de l&rsquo;Energie au sujet de la crise de Gabès est très éloquent à cet égard. Et ne rassure point quant à une issue rapide. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tSNB5RRhv5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/pourquoi-il-faut-fermer-les-usines-dengrais-chimiques-a-gabes/">Pourquoi il faut fermer les usines d’engrais chimiques à Gabès</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi il faut fermer les usines d’engrais chimiques à Gabès » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/pourquoi-il-faut-fermer-les-usines-dengrais-chimiques-a-gabes/embed/#?secret=sWEkUtydkn#?secret=tSNB5RRhv5" data-secret="tSNB5RRhv5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>À Gabès, grève générale pour dénoncer la pollution chimique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 12:40:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
		<category><![CDATA[pollution chimique]]></category>
		<category><![CDATA[Salaheddine Ben Hamed]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la grève générale observée ce mardi, Gabès offre l'image d'une ville morte, au propre et au figuré.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tout est fermé ce mardi 21 octobre 2025 à Gabès en raison d’une grève générale régionale à laquelle a appelé par l’Union régionale du travail (URT), relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), pour dénoncer la crise environnementale provoquée par les émissions toxiques des unités du Groupe chimique tunisien (GCT) et exiger des mesures immédiates de protection de l’environnement et de la santé publique.</em></strong></p>



<span id="more-17710234"></span>



<p>La décision a été prise samedi dernier par la commission administrative de l’UGTT de Gabès, qui s’est réunie d’urgence suite aux marches de protestation de la population qui ont commencé le 27 septembre et se poursuivent encore aujourd’hui.</p>



<p>Selon l’URT de Gabès, la grève touche l’administration, les entreprises publiques et privées, ainsi que le secteur de l’éducation. Seuls les services essentiels, notamment les urgences hospitalières, restent assurés.</p>



<p>Le secrétaire de l’UGTT de Gabès, Salaheddine Ben Hamed, a précisé que la grève est<em> «un moyen, et non une fin»</em> et que la structure syndicale reste en réunion permanente dans l’attente de décisions concrètes pour la région.</p>



<p>Ces dernières semaines ont été marquées par une hausse des émissions toxiques, des hospitalisations pour problèmes respiratoires et des manifestations massives exigeant la fermeture ou le déplacement des unités les plus polluantes du GCT, notamment celles qui déversent du phosphogypse en mer.</p>



<p>Ces derniers jours, des milliers de personnes sont descendues dans la rue et les agents de sécurité ont fait un usage intensif de gaz lacrymogènes, ce qui a contribué à dégrader davantage le climat social. Pour ne rien arranger, des dizaines de personnes ont été interpellées, dont de nombreux mineurs, et certains mis en détention et poursuivis en justice.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="17710282" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17710282" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Gabes-Greve-des-taxis.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="17710280" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17710280" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photos : Gabes.com</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="17710281" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17710281" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Greve-Generale-Gabes1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p>Le gouvernement a réagi par une série d’annonces et une séance parlementaire consacrée à la crise. Hier, à l’Assemblée, les ministres de la Santé et de l’Équipement ont présenté des mesures d’urgence et une feuille de route pour achever six projets inachevés, identifiés comme à l&rsquo;origine de la dégradation environnementale. Parmi ces mesures, la suspension des rejets de phosphogypse directement en mer. Mais la confiance semble rompue avec un gouvernement qui est longtemps resté insensible aux souffrances de populations excédées et qui exigent désormais la fermeture immédiate des usines polluantes, car elles ne croient plus aux promesses de l&rsquo;Etat.   </p>



<p>Des organisations nationales et des associations professionnelles soutiennent les revendications environnementales, des habitants de Gabès avec des appels à des marches pacifiques et à des sit-in. Le réseau de taxis de la ville a publié une déclaration de soutien, tandis que les avocats ont annoncé des initiatives parallèles. Et la tension ne semble pas près de tomber.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B. </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi il faut fermer les usines d’engrais chimiques à Gabès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 10:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’à quand les usines qui produisent les engrais chimiques vont-elles continuer à empoisonner les habitants de Gabès ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/pourquoi-il-faut-fermer-les-usines-dengrais-chimiques-a-gabes/">Pourquoi il faut fermer les usines d’engrais chimiques à Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a vingt ans, la France a fermé toutes les usines qui produisent le DAP 18-46. Plusieurs autres pays lui ont emboîté le pas. D&rsquo;autres, en revanche, moins soucieux de l&rsquo;environnement, tardent à le faire, comme la Russie, le Maroc et la Tunisie. Mais jusqu’à quand les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent cet engrais pour l’exporter en France et ailleurs, vont-elles continuer à empoisonner les habitants de Gabès ?</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17709651"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p>Depuis les années 1970, la région de Gabès vit dans les fumées d’un immense complexe public de transformation de phosphate, un minerai utilisé dans la fabrication d’engrais agricoles, dont le DAP 18-46 qui empoisonne les sols, les eaux et les habitants de la région. </p>



<p>L’impact de la production des engrais sur l’environnement, pendant plus de 50 ans, a dévasté cette oasis maritime paradisiaque et risque de polluer la côte de Zarzis et de l’île de Djerba. Ce qui se répercuterait négativement sur le tourisme, un secteur économique pourvoyeur d’emplois et de devises  </p>



<p>L’assainissement de la zone industrielle, de l’oasis et du golfe de Gabès dans son ensemble ne se fera pas du jour au lendemain. Il nécessitera beaucoup de temps et d’argent. Entretemps, on ferait mieux de stopper la production d’engrais en attendant les résultats des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/pollution-industrielle-a-gabes-le-gouvernement-annonce-des-travaux-durgence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travaux envisagés</a> et annoncés par les autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Engrais chimiques, pollution industrielle et cancers &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La chaîne de production de l’engrais (DAP 18-46) produit 5 tonnes de déchets cancérigènes pour 1 tonne d’engrais. Ces déchets très nocifs sont appelés <em>phosphogypse.</em></p>



<p>Il y a deux types de rejets, en mer et dans l’atmosphère. &nbsp;</p>



<p><strong>Les rejets en mer :</strong> 15 000 tonnes de déchets sont quotidiennement rejetées en mer, soit 5 millions de tonnes par an ou encore 250 millions de tonnes de déchets sur 50 ans !   </p>



<p>Pour produire de l’acide phosphorique, il faut mélanger le phosphate avec de l’acide sulfurique. En produisant de l’acide phosphorique, on obtient beaucoup de déchets qui contiennent des métaux&nbsp;lourds cancérigènes tels que le&nbsp;cadmium, le zinc, le&nbsp;mercure et l’arsenic<em>.</em></p>



<p><strong>Les rejets dans l’atmosphère : </strong>une étude de l’impact de la pollution sur l’économie&nbsp;de la région&nbsp;de Gabès financée par l’Union européenne (UE), parue le 30 mars 2018, montre clairement que les rejets annuels contiennent 18 000 tonnes de dioxyde de soufre&nbsp;; 115 tonnes de gaz fluoré; 3 436 tonnes de poussière; 311 tonnes d’ammoniaque et 717 tonnes d’oxyde d’azote.</p>



<p>Le taux d’atteinte par le cancer parmi la population de Chatt Essalam, où se trouve l’usine du GCT, est l’un des plus élevés de la planète.</p>



<p>Les résultats des prélèvements de l’eau de mer du golfe de Gabès, comparés aux normes canadiennes, sont alarmants : la concentration du cadmium est 1000 fois supérieure à la norme, l’arsenic 110 fois, le zinc 85 fois et le mercure 10 fois. </p>



<p>Ces résultats montrent que plus rien ne vit dans une pareille acidité et température de l’eau de mer dans le golfe de Gabès, une zone complètement morte, ni algues, ni poissons, ni crustacés. Les fameuses sardines de Gabès contiennent des métaux lourds cancérigènes, il faut donc éviter de les consommer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jKgMfNfDr9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/la-catastrophe-de-gabes-marque-la-fin-dun-modele-economique/">La catastrophe de Gabès marque la fin d’un modèle économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La catastrophe de Gabès marque la fin d’un modèle économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/la-catastrophe-de-gabes-marque-la-fin-dun-modele-economique/embed/#?secret=bAlWad62mu#?secret=jKgMfNfDr9" data-secret="jKgMfNfDr9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/pourquoi-il-faut-fermer-les-usines-dengrais-chimiques-a-gabes/">Pourquoi il faut fermer les usines d’engrais chimiques à Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pollution à Gabès &#124; L’assassinat de l’environnement que la Tunisie refuse de regarder en face</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/pollution-a-gabes-lassassinat-de-lenvironnement-que-la-tunisie-refuse-de-regarder-en-face/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 06:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Kaouache]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17684527</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gabès suffoque depuis plus de trente ans. Les solutions, sont connues, mais attendent toujours la volonté politique d’être appliquées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/pollution-a-gabes-lassassinat-de-lenvironnement-que-la-tunisie-refuse-de-regarder-en-face/">Pollution à Gabès | L’assassinat de l’environnement que la Tunisie refuse de regarder en face</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/16/pollution-industrielle-poursuite-des-tensions-a-gabes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manifestations à Gabès</a>, après une nouvelle vague d’intoxications au gaz, ont forcé l’État à réagir. Le président Kaïs Saïed a dénoncé «l’assassinat de l’environnement à Gabès depuis de longues années». Faut-il alors choisir entre l’économie et la santé des citoyens ? Faisons le point sur la situation.</em></strong> <em>(Ph. Le complexe chimique de Gabès qui fait polémique, et pas seulement en Tunisie)</em>.</p>



<p><strong>Tarek Kaouache</strong><em> *</em></p>



<span id="more-17684527"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg" alt="" class="wp-image-17533579" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le 10 octobre 2025, Gabès s’est de nouveau soulevée. Dix personnes, dont plusieurs lycéens, ont été hospitalisées après une fuite de gaz issue du Groupe chimique tunisien (GCT). Des émanations de soufre et d’ammoniac ont provoqué des troubles respiratoires et relancé la colère des habitants ainsi que des militants écologistes du collectif Stop Pollution.</p>



<p>L’armée a été déployée autour du site. L’UGTT locale a menacé d’une grève générale. Et, seulement après coup, le 11 octobre, Kaïs Saïed a réuni au palais de Carthage les ministres de l’Industrie et de l’Environnement, ordonnant l’envoi d’une mission d’inspection et promettant des <em>«mesures urgentes»</em>.</p>



<p>Mais Gabès ne suffoque pas depuis une semaine : elle étouffe depuis plus de trente ans. Les solutions, connues depuis longtemps, attendent toujours la volonté politique d’être appliquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un complexe vital pour l’économie… mortel pour son environnement</h2>



<p>Le complexe du GCT transforme le phosphate tunisien en engrais destinés à l’exportation. C’est une source importante de devises et d’emplois : à lui seul, le groupe contribue à environ 0,1 % à 0,4 % du PIB tunisien, selon une estimation fondée sur les données de l’INS pour le secteur chimique (valeur ajoutée : 1,2 % du PIB en 2024).</p>



<p>Mais cette activité essentielle produit aussi un sous-produit toxique : le phosphogypse, une boue acide chargée de métaux lourds, déversée directement dans le golfe de Gabès depuis des décennies. Résultat : une mer quasiment stérile, une biodiversité détruite, et des habitants exposés quotidiennement à des gaz irritants et corrosifs.</p>



<p>En 2017 déjà, une décision gouvernementale avait ordonné la délocalisation du site. Huit ans plus tard, rien n’a changé. Les rapports s’empilent, les intoxications se répètent et la confiance des citoyens s’évapore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des solutions connues, mais coûteuses</h2>



<p>Contrairement à une idée reçue, la dépollution de Gabès est techniquement possible. Les procédés existent et ont été testés ailleurs dans le monde : le phosphogypse peut être purifié et réutilisé dans le bâtiment; les gaz (soufre, ammoniac) peuvent être captés et convertis en acide sulfurique; les effluents acides peuvent être neutralisés et recyclés.</p>



<p>Le Maroc, via l’OCP, ou la Jordanie, avec la JPMC, ont déjà adopté ces approches. Mais ces investissements coûtent plusieurs centaines de millions de dinars, et le GCT, déjà affaibli, ne peut les financer sans soutien public ou international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’État impuissant, les investisseurs frileux</h2>



<p>L’autre vérité, plus dure encore, est que l’État n’a plus les moyens d’assurer seul la modernisation environnementale du GCT. Ses marges budgétaires sont épuisées par une dette publique élevée et des subventions énergétiques croissantes.</p>



<p>Les partenaires étrangers, eux, n’accepteraient d’investir qu’à une condition : un plan d’assainissement structurel, c’est-à-dire une réorganisation profonde du groupe, avec rationalisation des coûts et réduction des effectifs. Or, le GCT emploie directement et indirectement des milliers de personnes dans le Sud et tout plan social massif risquerait d’allumer une nouvelle crise sociale et syndicale que pays ne semble pas prêt à affronter.</p>



<p>Résultat&nbsp;: on repousse encore la décision, en entretenant un statu quo aussi dangereux qu’insoutenable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme tunisien : polluer ou perdre en compétitivité ?</h2>



<p>La mise aux normes environnementales ferait grimper le coût de production des engrais, réduisant la compétitivité tunisienne face à des concurrents mieux capitalisés. D’un côté, continuer à rejeter ces déchets permet de préserver les emplois et les marges. De l’autre, dépolluer réduirait les exportations et mettrait en péril un fleuron industriel.</p>



<p>Mais ce raisonnement est trompeur, parce qu’il ne prend pas en compte le coût réel de la pollution : pertes agricoles et halieutiques, maladies chroniques, baisse de la valeur foncière et destruction d’un patrimoine naturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Valoriser au lieu de rejeter : une voie tunisienne</h2>



<p>Le salut de Gabès ne viendra ni d’un communiqué présidentiel, ni d’une inspection express. Il viendra d’une stratégie claire de valorisation : <strong>transformer les déchets en ressources</strong>.</p>



<p>Le phosphogypse, une fois stabilisé, peut servir dans le ciment ou le plâtre. Les gaz récupérés peuvent devenir des intrants industriels. Les eaux traitées peuvent être réutilisées dans le cycle de production.</p>



<p>Une telle approche créerait des emplois verts, des revenus locaux et réconcilierait économie et environnement. Mais cela demande un plan de financement national, un pilotage technique et une gouvernance transparente — pas des promesses à chaque crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choix à faire</h2>



<p>Gabès n’est pas un accident industriel isolé : c’est le miroir du modèle de développement tunisien — produire vite, exporter beaucoup, corriger peu. Le président a eu raison de dénoncer <em>«l’assassinat de l’environnement à Gabès depuis de longues années»</em>. Mais il reste à savoir si la Tunisie veut enfin juger le vrai coupable : l’arbitrage constant en faveur du court terme.</p>



<p>Le jour où le Groupe chimique cessera de voir ses déchets comme un fardeau et commencera à les traiter comme une ressource, Gabès cessera d’être une victime, pour redevenir un symbole de résilience.</p>



<p><em>* Tribune personnelle rédigée avec le recours à l&rsquo;IA.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y6cUHSiEBQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/12/quelles-reponses-de-letat-aux-exigences-legitimes-des-habitants-de-gabes/">Quelles réponses de l’Etat aux exigences légitimes des habitants de Gabès ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles réponses de l’Etat aux exigences légitimes des habitants de Gabès ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/12/quelles-reponses-de-letat-aux-exigences-legitimes-des-habitants-de-gabes/embed/#?secret=AWD8kdHMvx#?secret=y6cUHSiEBQ" data-secret="y6cUHSiEBQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/pollution-a-gabes-lassassinat-de-lenvironnement-que-la-tunisie-refuse-de-regarder-en-face/">Pollution à Gabès | L’assassinat de l’environnement que la Tunisie refuse de regarder en face</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Les habitants de Gabès veulent seulement respirer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 10:42:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[à Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Chatt Essalam]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marches de protestation se succèdent à Gabès contre la pollution provoquée par les rejets toxiques de l’usine du GCT. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/11/tunisie-les-habitants-de-gabes-veulent-seulement-respirer/">Tunisie | Les habitants de Gabès veulent seulement respirer</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les marches de protestation qui se succèdent depuis quelques jours à Chatt Essalam, à Gabès, contre la pollution de l’air et de l’eau provoquée par les rejets toxiques de l’usine du Groupe chimique tunisien (GCT), et qui drainent des citoyens de toutes conditions, notamment des femmes et des enfants, doit tous nous interpeller&nbsp;: décideurs politiques, acteurs de la société civiles et citoyens.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17637915"></span>



<p>On ne peut reprocher aux habitants de la région, quelque 400 000 âmes, qui souffrent de cette pollution s’aggravant d’année en année, sans qu’aucune mesure concrète n’est prise par les autorités pour en atténuer l’impact sur l’environnement et la santé, de protester devant l’usine du GCT, désormais gardée comme une caserne, et de crier leur ras-le-bol.</p>



<p>On sait que la transformation du phosphate en engrais émet des gaz toxiques tels que le dioxyde de soufre et l&rsquo;ammoniac.</p>



<p>Le principal déchet solide produit est le phosphogypse, que l&rsquo;usine rejette dans la mer. Elle contient du radium qui se désintègre en radon, un gaz radioactif cancérigène.</p>



<p>Cela fait au moins une décennie – depuis que les Tunisiens se sont débarrassés de la peur et ont repris leur liberté de parole – que les acteurs de la société civile alertent les autorités régionales et nationales, organisent des meetings, frappent aux portes des responsables, à Gabès et à Tunis, pour attirer leur attention sur une situation qui ne saurait plus durer sans mettre gravement en danger la vie de dizaines de milliers de citoyens complètement désarmés face à l’ogre de la pollution. Mais, au-delà des paroles, des promesses et des <em>inchallahs</em>, rien ne se fait concrètement sur le terrain, et l’usine du GCT, dont les équipements sont obsolètes, continue de rejeter ses poisons dans la nature, empestant l’air, la mer, la terre et l’unique oasis maritime au monde, qui aurait pu attirer beaucoup de visiteurs à Gabès, mais qui se meurt jour après jour, dans l’indifférence générale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence des autorités est inacceptable</h2>



<p>Lorsque des élèves sont asphyxiés, transportés à l’hôpital dans un état critique et que leurs parents s’alarment et descendent protester dans la rue, on ne peut plus fermer les yeux ou tenir des propos soporifiques qui n’endorment plus personne. Il faut agir. Parler, oui, expliquer, oui, essayer de calmer les esprits, oui. Mais agir, surtout, montrer que l’on est réactif, qu’on est conscient de la gravité de la situation et qu’on fait quelque chose pour essayer d’atténuer les impacts de la pollution chimique sur la santé et l’environnement. Aussi, le silence dans lequel semblent se réfugier les responsables régionaux et nationaux est-il inacceptable.</p>



<p>On comprend la gêne des responsables : le GCT est un fleuron de l’industrie nationale, sa production est exportée et elle rapporte des sommes conséquences aux caisses de l’Etat. L’arrêt de ses usines est impensable. D’autant que la Tunisie, qui était autrefois le cinquième producteur mondial d’engrais à partir du phosphate, a chuté à la dixième place au cours des quinze dernières années. Sauf que, ne rien faire, alors que des enfants voient leur santé mise en danger par les rejets toxiques de ces mêmes usines, est tout aussi impensable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17637924" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Plage-Chatt-Essalam-Pollution.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pollution chimique à la plage Chatt Essalam, Gabès.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>On sait aussi que les finances publiques sont exsangues et que des solutions au problème de la pollution industrielle à Gabès, et ailleurs, à Sfax ou dans le bassin minier de Gafsa, sont très couteuses et ne sauraient être mises en œuvre demain la veille.</p>



<p>On a perdu beaucoup de temps. On a longtemps reporté la solution des problèmes quand ils ont commencé à se poser, et voilà que nous nous trouvons aujourd’hui complètement démunis et impuissants et que, nous nous réfugions <em>«très courageusement»</em> dans le silence, en renvoyant la patate chaude aux forces de sécurité désormais appelées à remettre de l’ordre à Gabès. Mais que peuvent-elles faire&nbsp;? Tout au plus calmer momentanément les esprits échauffés, mais tant que le problème n’a pas commencé à être réellement résolu, il y aura de la tension à Gabès, mais aussi, ailleurs, dans les autres hotspots, qui ne manquent pas dans notre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Respirer et vivre avec moins de tumeurs»</h2>



<p>Evoquant ce qu’il a appelé le <em>«harak de Gabès»</em>, un Gabésien a écrit que les habitants de la ville et de la région <em>«veulent seulement respirer et vivre avec moins de tumeurs»</em>, par illusion à la prolifération des atteintes de cancer parmi eux. Dénonçant la duplicité des autorités dont <em>«les actes et les paroles sont complètement déconnectés»</em>, il a ajouté&nbsp;: <em>«L’Etat est visiblement incapable de mener une politique industrielle qui ne tue pas l’être humain ou de traiter les problèmes sanitaires qui en découlent et qui provoquent une mort lente et certaine»</em>. Et d’avertir que la région est en train de se transformer en <em>«un champ de mines risquant d’exploser à tout moment»</em>.</p>



<p>Gabès panse ses blessures, s’interroge, crie, interpelle, et attend des réponses de la part des responsables politiques qui devraient commencer par aller à la rencontre des populations, pour les écouter, recueillir leurs doléances et apporter des débuts de réponses à leurs questions. Mais où sont passés ces responsables&nbsp;? Pourquoi ne les entendons-nous pas&nbsp;? N’ont-ils pas de solutions à nos problèmes&nbsp;? &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QNO3HZpXzP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/pollution-en-plus-des-bonnes-paroles-gabes-attend-des-actions/">Pollution | En plus des bonnes paroles, Gabès attend des actions</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pollution | En plus des bonnes paroles, Gabès attend des actions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/pollution-en-plus-des-bonnes-paroles-gabes-attend-des-actions/embed/#?secret=mOE6AA2adX#?secret=QNO3HZpXzP" data-secret="QNO3HZpXzP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>«Le rejet de phosphogypse dans la mer doit cesser en Tunisie» (Experts)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/28/le-rejet-de-phosphogypse-dans-la-mer-doit-cesser-en-tunisie-experts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 12:41:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Ben Bahri]]></category>
		<category><![CDATA[écosystèmes marins]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Limam Aloui]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rejet prolongé de phosphogypse dans la mer pendant de nombreuses années endommagera les écosystèmes marins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/28/le-rejet-de-phosphogypse-dans-la-mer-doit-cesser-en-tunisie-experts/">«Le rejet de phosphogypse dans la mer doit cesser en Tunisie» (Experts)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le phosphogypse ne présente pas de risque toxique pour l’environnement ou la santé humaine, mais un rejet prolongé dans la mer pendant de nombreuses années endommagera les écosystèmes marins en <strong><em>Tunisie</em></strong>.</em></strong> <em>(Ph. Les rejets de phosphogypse des usines de Gabès polluent l&rsquo;air, la terre et l&rsquo;eau).    </em></p>



<span id="more-16334658"></span>



<p>C’est ce qu&rsquo;a révélé un comité scientifique étudiant les effets de cette substance lors d’un séminaire organisé à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) au Bardo.</p>



<p>Selon un communiqué du Palais du Bardo, le président du comité scientifique et professeur de chimie à l’Université de Gafsa, Limam Aloui, a affirmé que le phosphogypse tunisien présente un niveau de radioactivité naturelle d’environ 270 becquerels par kilogramme (Bq/kg), bien en dessous du seuil standard de 1.000 Bq/kg de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et inférieur aux niveaux de radioactivité du phosphogypse dans d’autres pays.</p>



<p>Une recherche de huit mois menée par le comité scientifique, ainsi que l’analyse de 170 publications scientifiques, ont confirmé que le phosphogypse tunisien contient des traces négligeables d’arsenic, de plomb et de mercure, puisque le minerai de phosphate tunisien lui-même ne contient presque aucun de ces métaux lourds.</p>



<p>La substance est composée principalement de gypse, avec des concentrations plus faibles de certains métaux lourds (par exemple l’arsenic, le mercure, le plomb) et de composants secondaires moins concentrés tels que les terres rares (par exemple le cadmium).</p>



<p>Ledit comité a néanmoins souligné la nécessité de mettre fin au rejet de phosphogypse dans la mer, une pratique qui dure depuis la fin des années 1970, car l’accumulation à long terme présente des risques environnementaux, principalement dus aux impuretés insolubles qui subsistent après la dégradation de son composant principal, le sulfate de calcium (dihydraté), qui constitue 96% du phosphogypse.</p>



<p>Entre 2011 et 2023, environ 2,8 millions de tonnes ont été déversées en mer près de Gabès où se trouvent des usines de transformation du phosphate, tandis que 1,6 million de tonnes ont été stockées à Skhira (Sfax) et 600 000 tonnes à Mdhila (Gafsa).</p>



<p>Le comité a demandé que le phosphogypse soit reclassé comme un sous-produit plutôt que comme un déchet, soulignant son potentiel de réutilisation dans la construction (ciment, matériaux routiers), l’agriculture (amélioration des sols) et d’autres secteurs.</p>



<p>Toutefois, la transition vers la valorisation sera progressive en raison des grandes quantités produites a insisté le comité, en soulignant la nécessité d’un stockage terrestre réglementé dans des sites de confinement doublés pour protéger les écosystèmes marins et préserver le matériau pour une utilisation future.</p>



<p>Chokri Ben Bahri, président de la commission parlementaire de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement, a déclaré que l’objectif du séminaire était de promouvoir le dialogue vers une décision nationale qui concilie la valorisation économique avec les droits environnementaux.</p>



<p><em>«Nous ne sommes pas contre le développement, mais il ne peut pas se faire au détriment de l’environnement»</em>, a-t-il averti. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Nous craignons que la réutilisation du phosphogypse ne passe d’une opportunité économique à un risque sanitaire et environnemental»</em>.</p>



<p>Critiquant des décennies de pollution incontrôlée, le parlementaire a déclaré : <em>«Depuis les années 1970, les usines de traitement ont éludé leur responsabilité dans les dommages causés aux communautés : érosion des plages, épidémies et contamination de l’air, de l’eau et du sol par les métaux lourds et les radiations.»</em></p>



<p>Le 5 mars, le gouvernement tunisien a approuvé le retrait du phosphogypse de la liste des déchets dangereux, le reclassant comme matériau réutilisable, ce qui na provoqué une levée de bouclier et des mouvements de protestation parmi les défenseurs de l’environnement, notamment dans les régions de Gabès et de Sfax, qui sont les plus affectées par les rejets de phosphogypse dans la mer.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie mise sur l’hydrogène vert &#124; Bientôt une usine d’ammoniac à Gabès</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-tunisie-mise-sur-lhydrogene-vert-bientot-une-usine-dammoniac-a-gabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 11:31:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ammoniac]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[engrais]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
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		<category><![CDATA[phosphogypse]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait les premiers pas vers la mise en œuvre de sa stratégie nationale sur l’hydrogène vert. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/la-tunisie-mise-sur-lhydrogene-vert-bientot-une-usine-dammoniac-a-gabes/">La Tunisie mise sur l’hydrogène vert | Bientôt une usine d’ammoniac à Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie fait les premiers pas vers la mise en œuvre de sa stratégie nationale sur l’hydrogène vert, qui mettra également l’accent sur les énergies renouvelables d’une façon générale. Il s’agit de construire à court terme une usine de production d’ammoniac vert pour le secteur des engrais destinés au marché local.</em></strong></p>



<span id="more-15974407"></span>



<p>Le retrait attendu du phosphogypse de la liste des déchets dangereux et de son reclassement en produit à valeur ajoutée et l’exonération, également attendue, du Groupe chimique tunisien (GCT), principal partenaire dans la mise en œuvre de la stratégie de l’hydrogène vert, de la TVA sur les intrants d’engrais destinés au marché local, font partie de ces mesures.</p>



<p>La Tunisie se lance dans la mise en œuvre d’une vision stratégique à l’horizon 2050 qui vise à faire du pays un exportateur net d’hydrogène vert (H2g) et donc un élément de l’épine dorsale hydrogène de l’Union européenne (UE).</p>



<p>Selon cette vision, la Tunisie serait en mesure d’exporter environ 6,3 millions de tonnes (Mt) de H2 par an d’ici 2050 vers l’UE via des pipelines et de fournir environ 2 Mt au marché local, sous forme de H2G ou de sous-produits tels que l’ammoniac vert, le méthanol vert et les carburants synthétiques verts.</p>



<p>Parmi les projets prévus figure la création de la première usine de production d’ammoniac vert dans la zone sud, près du gouvernorat de Gabès. Cette région, qui souffre d’une pollution généralisée causée par l’industrie du phosphate depuis les années 1970, sera une <em>«vallée de l’hydrogène H2»</em> où un écosystème sera créé pour la production et la demande de H2G et de sous-produits avec <em>«un effet multiplicateur d’opportunités commerciales et de projets»</em>, lit-on dans le document stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Appui important de l&rsquo;Union européenne</h2>



<p>Selon la même source, la Tunisie sera appuyée par la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds européen de développement durable plus (FEDD+) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) dans l’exécution de projets structurants dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert.</p>



<p>La première phase comprendra la création d’un parc photovoltaïque de 8 mégawatts (MW) connecté au réseau électrique national, d’une unité de dessalement d’eau de mer, d’un électrolyseur et d’une unité de synthèse d’ammoniac Haber-Bosch, un procédé chimique qui permet de fixer l’azote en grande quantité et à faible coût.</p>



<p>Ces projets seront implantés à l’usine GCT de Gabès (zone industrielle de Ghannouch).</p>



<p>Le parc photovoltaïque sera construit sur un site, situé à l’ouest de la ville de Ouedhref, à proximité de l’usine GCT et du réseau électrique de la Steg afin de faciliter le transport de sa production électrique.</p>



<p>La stratégie tunisienne de l&rsquo;hydrogène vert est soutenue par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et l’Agence allemande de coopération internationale (Giz) et sera mise en œuvre dans le pays en collaboration avec le GCT. <strong></strong></p>



<p><strong><em>D&rsquo;après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/ambiente/2025/03/24/tunisi-punta-sullidrogeno-verde-presto-impianto-di-ammoniaca_d268626b-c827-4b1c-adfc-d6693a6b67b0.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zg9ukSOuLg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/tunisie-la-societe-civile-soppose-au-projet-dusine-dammoniac-vert-a-gabes/">Tunisie | La société civile s&rsquo;oppose au projet d’usine d’ammoniac vert à Gabès</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La société civile s&rsquo;oppose au projet d’usine d’ammoniac vert à Gabès » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/tunisie-la-societe-civile-soppose-au-projet-dusine-dammoniac-vert-a-gabes/embed/#?secret=RVqqAYzeq1#?secret=Zg9ukSOuLg" data-secret="Zg9ukSOuLg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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