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	<title>Archives des populisme - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des populisme - Kapitalis</title>
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		<title>La démocratie doit-elle se protéger du peuple ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 09:25:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des vagues de populisme traversent le monde avec une puissance inédite. Plaidoyer pour une démocratie entre élites à l’ère du populisme.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des vagues de populisme traversent aujourd’hui le monde avec une puissance inédite. Aucun continent n’est épargné, aucun régime démocratique n’est à l’abri. De l’Amérique à l’Europe, de l’Inde à l’Amérique latine, le discours politique se simplifie, se durcit, se radicalise. Les slogans remplacent les programmes, l’émotion supplante l’argumentation, et la colère devient une ressource électorale. C’est le triomphe inquiétant du nombre et la défaite de la raison. Plaidoyer pour une démocratie entre élites à l’ère du populisme.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18307009"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le populisme se nourrit d’un paradoxe fondamental : il prétend incarner le peuple tout en détruisant les conditions mêmes d’un jugement politique éclairé. Il érige l’opinion immédiate en vérité, la majorité numérique en légitimité morale, et transforme toute complexité en suspicion. Dans ce climat, l’intellectuel devient un ennemi, l’expert un traître, le scientifique un manipulateur.</p>



<p>Face à cette dérive, une question longtemps jugée indécente mérite aujourd’hui d’être posée sans faux-semblants : la démocratie peut-elle survivre lorsqu’elle abdique toute exigence intellectuelle ? Et plus encore : une démocratie fondée sur des élites instruites, responsables et contrôlées serait-elle plus démocratique que le règne aveugle du nombre ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le populisme : une pathologie interne de la démocratie</h2>



<p>Contrairement à une idée répandue, le populisme n’est pas l’ennemi extérieur de la démocratie. Il en est une dérive interne, un excès logique. Il surgit lorsque la souveraineté populaire est réduite à sa forme la plus brute : le comptage des voix, indépendamment de la qualité du jugement qui les fonde.</p>



<p>Déjà, Platon voyait dans la démocratie athénienne un régime instable, vulnérable à la démagogie. Dans <em>La République</em>, il compare la cité démocratique à un navire confié à une foule ignorante, sourde à la compétence du pilote. Ce n’est pas le peuple en tant que tel que Platon critique, mais l’abandon de toute hiérarchie du savoir.</p>



<p>Plus près de nous, le politicien français Alexis de Tocqueville (1805-1859) identifie un danger majeur des sociétés démocratiques modernes : la <em>tyrannie de la majorité</em>. Celle-ci n’opprime pas par la force, mais par la norme, étouffant toute pensée dissidente sous le poids du consensus numérique (<em>De la démocratie en Amérique</em>).</p>



<p>Le populisme contemporain pousse cette logique à son extrême : il confond volonté générale et opinion majoritaire instantanée, souvent façonnée par les réseaux sociaux, les algorithmes et les émotions collectives. La démocratie devient alors un réflexe, non un processus de délibération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’égalité politique et le mythe dangereux de l’égalité cognitive</h2>



<p>L’un des dogmes les plus intouchables de la modernité démocratique est l’idée que toutes les opinions se valent. Or cette affirmation, si elle est moralement séduisante, est intellectuellement intenable.</p>



<p>Être citoyen confère des droits égaux, mais ne produit pas automatiquement une compétence égale. Confondre égalité juridique et égalité cognitive revient à nier l’expérience, l’éducation, la formation, l’effort intellectuel. Cette confusion est au cœur du triomphe populiste.</p>



<p>Le philosophe et économiste britannique John Stuart Mill (1806-1873) l’avait parfaitement compris. Dans <em>Considerations on Representative Government</em> (1861), il propose un suffrage plural, où le vote des citoyens les plus instruits aurait un poids supérieur. Non par mépris social, mais par souci d’efficacité politique. Mill pose une question dérangeante mais rationnelle : pourquoi refuser à la politique ce que l’on exige de la médecine, de l’ingénierie ou du droit ?</p>



<p>On ne choisit pas un chirurgien par acclamation populaire. On ne confie pas un pont à un vote majoritaire. Pourquoi alors accepter que le destin d’une nation soit décidé sans exigence minimale de compétence ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolte des masses et la fin du jugement</h2>



<p>Le populisme est aussi un phénomène culturel profond. Le philosophe espagnol José Ortega y Gasset (1883-1955) dans <em>La révolte des masses</em> (1930), décrit l’avènement de l’<em>«homme-masse»</em> : un individu convaincu de son droit à décider de tout, sans effort préalable de compréhension.</p>



<p>L’homme-masse ne rejette pas seulement l’élite ; il rejette l’idée même d’excellence. Toute distinction est perçue comme une offense. Toute compétence devient arrogance. Cette mentalité trouve aujourd’hui un terrain idéal dans les réseaux sociaux, où la visibilité remplace la légitimité, et où la viralité tient lieu de vérité.</p>



<p>Dans ce contexte, la démocratie cesse d’être un régime de responsabilité pour devenir un théâtre d’indignations successives. Le jugement politique, qui exige lenteur, mémoire et complexité, est sacrifié au profit de réactions immédiates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effondrement du sens politique et banalisation de l’irresponsabilité</h2>



<p>La germano-américaine Hannah Arendt (1906- 1975) a montré, notamment dans <em>La crise de la culture</em>, que le mal politique moderne ne procède pas toujours de la monstruosité, mais de la banalité, c’est-à-dire de l’absence de pensée.</p>



<p>Le populisme prospère précisément sur cette absence. Il ne demande pas aux citoyens de comprendre, mais de réagir. Il ne sollicite pas la raison, mais l’affect. Le vote devient un geste cathartique, non un acte réfléchi.</p>



<p>La démocratie, ainsi vidée de son exigence intellectuelle, devient vulnérable à toutes les manipulations. Elle se transforme en machine à légitimer l’irresponsabilité collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faut-il alors confier la démocratie aux élites ?</h2>



<p>Le mot <em>«élite»</em> est aujourd’hui presque imprononçable. Il évoque immédiatement l’arrogance, la domination, l’entre-soi. Pourtant, refuser toute forme d’élite revient à accepter implicitement le règne de l’incompétence.</p>



<p>Il faut ici être clair : il ne s’agit ni d’une élite de naissance, ni d’une élite de richesse. Il s’agit d’une élite de savoir, de responsabilité et d’éthique. Une élite sans privilèges héréditaires, soumise au contrôle, révocable, évaluée.</p>



<p>Dans toute société complexe, des élites existent de fait : scientifiques, ingénieurs, médecins, enseignants, juristes. La question n’est donc pas leur existence, mais leur place dans la décision politique.</p>



<p>Refuser leur rôle au nom d’un égalitarisme abstrait, c’est livrer la démocratie à ceux qui crient le plus fort, non à ceux qui comprennent le mieux.</p>



<p>Modèles possibles d’une démocratie protégée du populisme</p>



<p>Imaginer une démocratie entre élites ne signifie pas abolir le peuple, mais réintroduire des filtres rationnels.</p>



<p>Plusieurs modèles sont envisageables :</p>



<p>1. Un bicaméralisme renforcé : une chambre élue au suffrage universel, et une chambre de compétence (scientifiques, juristes, philosophes, économistes), avec droit de veto argumenté.</p>



<p>2. Un suffrage pondéré par le niveau d’instruction ou la formation civique.</p>



<p>3. Des conseils citoyens qualifiés, tirés au sort mais formés longuement avant toute décision.</p>



<p>4. Une démocratie délibérative, où le vote n’intervient qu’après un processus obligatoire d’information et de débat.</p>



<p>Ces modèles ne sont pas antidémocratiques ; ils sont antipopulistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le danger inverse : technocratie et déshumanisation</h2>



<p>Toute réflexion honnête doit reconnaître les risques d’une démocratie des élites. L’expertise peut devenir froide, déconnectée du vécu. Les élites peuvent se fossiliser, se reproduire, perdre tout contact avec le réel social.</p>



<p>Le théoricien de la politique, l’allemand Carl Schmitt (1888, 1985) rappelle que la politique ne peut jamais être réduite à une simple gestion technique. Elle implique des choix existentiels, des valeurs, des conflits irréductibles.</p>



<p>C’est pourquoi une démocratie entre élites ne peut être viable que si elle reste ouverte, pluraliste, contrôlée, et si le peuple conserve un droit de regard et de sanction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser contre la foule pour sauver la démocratie</h2>



<p>Il est temps d’oser une vérité inconfortable : la démocratie n’est pas sacrée par nature. Elle n’est qu’un outil fragile, qui ne fonctionne que si les citoyens sont capables de discernement.</p>



<p>Lorsque l’ignorance devient majoritaire, lorsque l’émotion remplace la raison, lorsque la compétence est méprisée, la démocratie se suicide lentement sous les applaudissements.</p>



<p>Peut-être faut-il alors accepter cette idée provocante : le salut de la démocratie viendra parfois d’une minorité lucide, et non de la majorité aveugle. Penser contre la foule n’est pas trahir la démocratie. C’est peut-être aujourd’hui la seule façon de la préserver.</p>



<p>* Universitaire. </p>



<p><strong>Références bibliographiques </strong>(indicatives)&nbsp;<strong>:</strong></p>



<p>Platon, <em>La République.</em></p>



<p>Alexis de Tocqueville, <em>De la démocratie en Amérique.</em></p>



<p>John Stuart Mill, <em>Considerations on Representative Government.</em></p>



<p>José Ortega y Gasset, <em>La révolte des masses.</em></p>



<p>Hannah Arendt, <em>La crise de la culture</em> ; <em>Eichmann à Jérusalem.</em></p>



<p>Carl Schmitt, <em>La notion de politique.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wl21m8AxFu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/ce-populisme-lancinant-et-abrasif-en-tunisie/">Ce populisme lancinant et abrasif en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce populisme lancinant et abrasif en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/ce-populisme-lancinant-et-abrasif-en-tunisie/embed/#?secret=RFGOgnK8TE#?secret=wl21m8AxFu" data-secret="wl21m8AxFu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Face à la logique de la force, un front intérieur fort</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:55:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La seule solution pour contrer la logique de la force, incarnée aujourd'hui par les Etats-Unis, réside dans front intérieur fort et une nation unie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/">Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ecoutez bien&nbsp;! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.</em></strong></p>



<p><strong>Sami Jallouli *</strong></p>



<span id="more-18207766"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.</p>



<p>Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d&rsquo;abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.</p>



<p>Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autorité transnationale</h2>



<p>Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.</p>



<p>Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…</p>



<p>Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<p>Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.</p>



<p>Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue <em><a href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2023/01/22/sami-jallouli-un-appel-au-dialogue-semble-urgent/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Économiste Maghrébin</a></em>, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…</p>



<p>L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Article traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p><em>* Juriste et politologue.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Essejd74NF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/">Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souveraineté et mise sous tutelle | Le cas du Venezuela » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/souverainete-et-mise-sous-tutelle-le-cas-du-venezuela/embed/#?secret=BhIgIeJSZp#?secret=Essejd74NF" data-secret="Essejd74NF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-face-a-la-logique-de-la-force-un-front-interieur-fort/">Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>A Tunis, démonstration de force des partisans de Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/a-tunis-demonstration-de-force-des-partisans-de-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 12:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18099006</guid>

					<description><![CDATA[<p>Marche de soutien à Kaïs Saied et pour la «souveraineté nationale», le «rejet de l'ingérence étrangère» et la «lutte contre la corruption».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/a-tunis-demonstration-de-force-des-partisans-de-kais-saied/">A Tunis, démonstration de force des partisans de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La révolution tunisienne n&rsquo;a pas eu lieu le 14 janvier 2011, jour du départ précipité de l&rsquo;ancien président Ben Ali vers l&rsquo;Arabie saoudite, où il est aujourd&rsquo;hui enterré, mais un mois plus tôt, le 17 décembre 2010, date de l&rsquo;auto-immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid. Kaïs Saïed a voulu imposer sa lecture de l&rsquo;Histoire, et ses partisans l&rsquo;ont actée, en marquant aujourd&rsquo;hui cet anniversaire par une marche de soutien au président de la république, au centre-ville de Tunis, sous les slogans mobilisateurs de la préservation de la souveraineté nationale, du rejet de l&rsquo;ingérence étrangère et de la lutte contre la corruption dont il fait les thèmes récurrents de son discours politique. </em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong> </p>



<span id="more-18099006"></span>



<p>Ils étaient quelques milliers à défiler, ce mercredi, à travers l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, venus de plusieurs régions du pays, qui se réclament non pas d&rsquo;un parti, d&rsquo;une idéologie, ou d&rsquo;un mouvement politique, mais d&rsquo;un homme, Kaïs Saïed, dont ils épousent ou reprennent en chœur les idées, les positions, les slogans et les postures, notamment une défiance à l&rsquo;égard des élites intellectuelles, des partis politiques, des organisations de la société civile et des corps intermédiaires en général; un rejet des concepts même de libertés publiques et de droits de l&rsquo;homme, considérés comme des instruments d&rsquo;ingérence de l&rsquo;étranger, souvent d&rsquo;ailleurs présenté comme le mal absolu ; une suspicion envers toute forme d&rsquo;opposition au régime mis en place par Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;exception, le 25 juillet 2021.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="18099463" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-18099463" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="18099464" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-18099464" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-2.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Les pancartes agitées par les manifestants déclament ces positions comme des convictions inébranlables et ne supportant aucun questionnement ou aucune nuance.</p>



<p>Les prisonniers politiques et d&rsquo;opinion, ou activistes incarcérés et présentés comme tels par l&rsquo;opposition, sont considérés comme des membres de lobbys corrompus au service de l&rsquo;étranger, des ennemis du peuple voire des traitres à la nation. Leur opposition à Kaïs Saïed, élevé au rang de guide suprême, suffit à les disqualifier et à les rendre suspects au regard de la norme politique instaurée par ce dernier.</p>



<p>La marche populaire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est donc censée constituer une réponse aux marches organisées chaque samedi depuis deux mois par l&rsquo;opposition et la société civile pour dénoncer ce qu&rsquo;ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime et exprimer le soutien des manifestants au <em>«massar»</em> (processus politique) incarné par le locataire du Palais de Carthage. </p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="18099468" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-18099468" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-3.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="18099467" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-18099467" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-4.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Bref, il s&rsquo;agit de montrer, par cette mobilisation populaire, que Kaïs Saïed, bien qu&rsquo;il ne soit pas soutenu par un parti politique, bénéficie quand même d&rsquo;un appui populaire traversant toute les couches de la société. Il serait, à ce titre, le leader populaire par excellence que le peuple oppose aux élites politiques et intellectuelles traditionnelles. Certains y voit une forme de populisme qui ne mènera nulle part. D&rsquo;autres une voie de sortie d&rsquo;un <em>«système politique»</em> ancien marqué par le clientélisme et la corruption.</p>



<p>Hier tard le soir, Kaïs Saïed s&rsquo;était rendu à l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, où devait avoir lieu, quelques heures plus tard, la marche de ses partisans, a annoncé l&rsquo;agence officielle Tap. Il voulait, probablement, se rendre compte personnellement des préparatifs de ladite marche. Des images de cette visite ont été diffusées par les réseaux sociaux et reprises par la chaîne <a href="https://www.facebook.com/reel/1426747242118429" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-18099471" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Partisans-KAis-SAied-17-decembre-2025-5.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Selon <a href="https://www.mosaiquefm.net/fr/actualite-regional-tunisie/1487891/les-gouvernorats-celebrent-l-anniversaire-de-la-revolution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>, des cortèges officiels se sont tenus au siège des gouvernorats, notamment ceux de Kasserine, de Gabès et de Sidi Bouzid, pour célébrer le 15ᵉ anniversaire du déclenchement de la révolution, sous le slogan: <em>«17 décembre 2010… la voix de la révolution ».</em></p>



<p>Les cérémonies se sont déroulées en présence des gouverneurs et des cadres régionaux et locaux, des responsables et forces de sécurité et militaires, ainsi que des représentants des organisations nationales. Ils ont été marqués par la levée du drapeau national au son de l’hymne, ainsi qu’un hommage aux martyrs de la nation, rapporte aussi Mosaïque, ce qui conforte le caractère très officiel de cette célébration, avec un programme festif comprenant des activités dans les maisons de jeunes et clubs ruraux, réparties entre compétitions sportives, tournois, soirées et événements culturels et récréatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/a-tunis-demonstration-de-force-des-partisans-de-kais-saied/">A Tunis, démonstration de force des partisans de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment reconstruire une alternative écosociale ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/comment-reconstruire-une-alternative-ecosociale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:22:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[écosocialisme]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/24/comment-reconstruire-une-alternative-ecosociale/">Comment reconstruire une alternative écosociale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans presque tous les pays démocratiques, un même paysage politique s’installe : la droite avance, se durcit, se divise en courants toujours plus identitaires ou nationalistes. L’extrême droite, longtemps confinée aux marges, devient un acteur central ; elle gouverne déjà dans plusieurs pays européens, influence les agendas politiques ailleurs, bouscule les débats nationaux partout. En parallèle, la gauche de gouvernement semble épuisée, fracturée, parfois incapable d’articuler un projet social crédible. Quant aux partis écologistes, malgré leur dynamisme, ils ne parviennent pas à incarner une alternative majoritaire. Faut-il en conclure que la gauche est entrée dans une longue phase crépusculaire ? Ou qu’une autre voie est possible, à condition de repenser ce que pourrait être, au XXIᵉ siècle, une alternative écosociale ?</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-17967897"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce débat, loin d’être théorique, interroge le cœur même des démocraties contemporaines. Car lorsque l’horizon politique se réduit à la confrontation entre une droite radicalisée et une gauche désorientée, l’ensemble du champ démocratique se trouve fragilisé. Cet article propose un éclairage journalistique sur les raisons de cette recomposition et esquisse les contours d’une refondation possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la droite radicale progresse ?</h2>



<p>La première explication est socio-économique. Depuis plus de vingt ans, les rapports de l’OCDE et de nombreux politistes francophones décrivent l’enracinement d’une insécurité sociale durable. Le sociologue français Didier Eribon, dans ‘‘<em>Retour à Reims’’</em> (2009), éclairait déjà ce basculement : une partie du monde ouvrier, jadis bastion électoral de la gauche, s’est sentie délaissée, ignorée, voire méprisée par les partis progressistes traditionnels. Ce sentiment n’est pas qu’une réalité française : on le retrouve en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Suède, ou encore au Canada.</p>



<p>Dans des ouvrages comme <em>La France périphérique</em> (2014), Christophe Guilluy développe une thèse similaire : la mondialisation, les métropoles attractives et les transitions économiques ont laissé derrière elles des territoires <em>«désindustrialisés»</em>, où la fermeture des gares, des écoles, des maternités, des postes et des usines alimente une colère sourde. Que ce diagnostic soit parfois contesté importe moins que sa résonance : la droite radicale y trouve un espace où capter frustrations, rancœurs et sentiment d’abandon.</p>



<p>Le mécanisme est connu : lorsque les services publics reculent, lorsque les protections sociales se réduisent, lorsque les salaires stagnent mais que les prix augmentent, les discours simplificateurs trouvent un écho puissant. L’extrême droite identifie des coupables — migrants, élites, étrangers, institutions supranationales — et propose des réponses rapides, émotionnelles, symboliquement fortes.</p>



<p>À cette insécurité matérielle s’ajoute un malaise politique. Le politologue belge Jean-Yves Camus, spécialiste des droites extrêmes, souligne dans plusieurs conférences récentes que les partis d’extrême droite prospèrent particulièrement dans les pays où la confiance envers les institutions est faible. Or les enquêtes du Cevipof en France, de l’UCLouvain en Belgique ou de Sciences Po Grenoble montrent une chute spectaculaire de cette confiance depuis les années 2000.</p>



<p>Les parlementaires sont perçus comme distants ; les partis traditionnels, comme des appareils ; les gouvernements, comme des gestionnaires sans vision. D’où un désir de rupture.</p>



<p>L’extrême droite arrive alors comme une force <em>«anti-système»</em>, même lorsqu’elle participe depuis longtemps au système politique. Elle canalise une demande de rupture plutôt qu’une adhésion doctrinale.</p>



<p>La droite radicale avance aussi sur le terrain culturel. Sur les questions identitaires, religieuses, mémorielles, elle impose son récit : celui d’une nation menacée, d’une culture en péril, d’une cohésion qui se dissoudrait sous les effets de l’immigration ou du multiculturalisme.</p>



<p>Des essayistes comme Alain Finkielkraut, dans un autre registre que l’extrême droite, ont contribué à installer dans le débat public l’idée d’une <em>«crise identitaire»</em>. Ces discours, combinés à une amplification médiatique parfois sensationnaliste des faits divers, nourrissent l&rsquo;idée que l’insécurité serait omniprésente — même lorsque les chiffres officiels montrent une réalité plus nuancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche s’essouffle ?</h2>



<p>Une large littérature sociologique francophone, de Louis Chauvel à Bruno Amable, documente la fragmentation de la gauche. Elle ne parvient plus à rassembler salariés, fonctionnaires, enseignants, classes populaires, jeunes diplômés, ouvriers et employés — chacun de ces groupes ayant désormais des intérêts divergents, voire opposés.</p>



<p>Le politologue français Thomas Piketty propose une lecture particulièrement éclairante : l’émergence de la <em>«gauche brahmane»</em>, une gauche des diplômés, plus progressiste sur les questions culturelles que sur les questions économiques (Piketty, ‘‘<em>Capital et idéologie’’</em>, 2019). Ce déplacement sociologique a profondément modifié le discours de la gauche, parfois perçu comme trop moral, trop urbain, trop éloigné des réalités quotidiennes des classes populaires.</p>



<p>La philosophe Nancy Fraser, bien qu’américaine mais largement traduite en français, a exercé une grande influence dans les milieux intellectuels francophones. Elle parle de <em>«néolibéralisme progressiste»</em> pour désigner ces coalitions politiques qui mêlaient : 1- modernisation économique, dérégulation, réformes du marché du travail; 2- défense des minorités et des droits individuels.</p>



<p>Ce mélange a donné l’impression que la gauche avait délaissé les enjeux économiques pour se réfugier dans le symbolique. Les électeurs populaires, sentant leur vie se précariser, ont cessé de croire à la gauche comme force protectrice.</p>



<p>Enfin, la gauche souffre d’un déficit narratif. Elle ne propose plus un horizon collectif clair. Là où la droite radicale raconte une histoire simple (la nation menacée à défendre), la gauche peine à formuler un récit qui parle au cœur autant qu’à la raison.</p>



<p>Les mobilisations sociales existent — retraites, climat, santé — mais elles ne s’articulent pas toujours en projet global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’écologie peut-elle remplacer la gauche ?</h2>



<p>Les partis écologistes ont progressé dans les urnes, surtout dans les métropoles. Ils ont imposé la question climatique au centre du débat public. Mais ils souffrent de deux limites : 1- un ancrage sociologique restreint : beaucoup de leurs électeurs sont urbains, diplômés, issus des classes moyennes supérieures&nbsp;; 2- une perception sociale défavorable dans certains territoires : l’écologie est perçue comme une contrainte, une <em>«punition»</em>, notamment lorsque les mesures touchent au carburant, au chauffage ou au coût du logement.</p>



<p>Les analyses de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’Ifop, confirment ce clivage : l’écologie gagne dans les centres urbains aisés mais peine en périphérie.</p>



<p>La sociologue Sophie Dubuisson-Quellier, dans ‘‘<em>La consommation engagée’’</em> (2020), met en garde contre une écologie réduite à des gestes individuels (tri, bio, vélo). Ce discours, moral, culpabilisant, oublie la dimension collective et structurelle des crises écologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans une perspective sociale, l’écologie reste minoritaire.</h2>



<p>Une partie des politiques dites <em>«vertes»</em> se limite à verdir l’existant : voitures électriques hors de prix, compensation carbone, finance verte. Le tout reposant sur des marchés sans régulation.</p>



<p>Les économistes Gaël Giraud (ancien chef économiste de l’AFD) et Alain Grandjean dénoncent cette impasse : le capitalisme vert ne suffit pas à contenir la catastrophe écologique et produit souvent de nouvelles inégalités.</p>



<p>L’écologie seule ne peut donc pas remplacer la gauche. Mais sans l’écologie, la gauche n’a plus d’avenir. D’où la nécessité d’une synthèse : l’écosocialisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urgence d’une alternative écosociale</h2>



<p>Le point de départ d’une refondation est simple : on ne convaincra pas les classes populaires de la nécessité d’une transition écologique si celle-ci augmente leurs factures, leur fatigue ou leur isolement. Comme l’écrit le politologue Paul Magnette dans ‘‘<em>Écosocialisme’’</em> (2020), <em>«il n’y aura pas de transition écologique si elle n’est pas socialement juste»</em>.</p>



<p>Une alternative crédible devrait proposer : <strong>un État social renforcé</strong>, garantissant santé, éducation, mobilité, logement ; <strong>des investissements massifs publics</strong> dans les transports propres, la rénovation thermique, l’énergie ; <strong>une fiscalité progressiste</strong>, où les plus pollueurs payent davantage ; <strong>une transformation du modèle agricole</strong>, vers des cultures moins dépendantes des pesticides et de l’eau.</p>



<p>L’écosocialisme n’est pas une utopie : c’est une politique réaliste si l’on prend au sérieux le réchauffement climatique, la biodiversité et les fractures sociales.</p>



<p>L’extrême droite prospère sur l’impuissance ressentie. Une alternative doit donc redonner la maîtrise : budgets participatifs ; assemblées citoyennes ; coopératives énergétiques locales ; démocratie au travail.</p>



<p>C’est la leçon du philosophe Pierre Rosanvallon, pour qui la démocratie ne survit que si elle implique réellement les citoyens.</p>



<p>La gauche ne renaîtra pas sans renouer avec le monde du travail : ouvriers, infirmières, enseignants, agriculteurs, employés de la logistique, aides-soignants…</p>



<p>Ces métiers essentiels doivent être placés au cœur du projet politique, non dans les notes de bas de page des programmes.</p>



<p>L’écologie ne doit pas dire : <em>«il faut consommer moins»</em> mais <em>«il faut produire autrement, financer mieux, protéger plus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau récit pour un nouveau siècle</h2>



<p>L’écosocialisme a un avantage stratégique : il propose un récit mobilisateur. Ce récit pourrait tenir en trois phrases : 1- <strong>protéger les gens</strong> : salaires dignes, droits sociaux solides, accès universel aux services publics&nbsp;; <strong>2- protéger la vie</strong> : air respirable, eau saine, climat vivable, villes verdies&nbsp;; 3- <strong>protéger la démocratie</strong> : participation citoyenne réelle, égalité des droits, lutte contre les oligarchies économiques.</p>



<p>Comme le rappelait Cornelius Castoriadis, une société existe tant qu’elle peut <em>«s’instituer elle-même»</em>. La gauche a perdu cette capacité. L’écosocialisme peut la lui rendre.</p>



<p>La montée de la droite radicale n’est pas un accident historique. Elle est le produit d’un double abandon : social et politique. En laissant se déliter les protections sociales, les services publics et la confiance démocratique, nos sociétés ont créé le terreau idéal pour les forces de colère.</p>



<p>L’écologie, prise isolément, est trop étroite pour être une réponse. La gauche, sans l’écologie, est trop nostalgique pour faire face au siècle qui vient. Seule une refondation écosociale peut offrir une alternative crédible : populaire, protectrice, démocratique et consciente de la finitude du monde.</p>



<p>La question n’est donc plus :<em>«La droite monte, que faire ? » </em>Mais :<em>«Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?»</em></p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<p><strong>Bibliographie francophone&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Bruno Amable</strong>, <em>L’illusion du bloc bourgeois</em>, Paris, Raisons d’agir, 2021.</li>



<li><strong>Castoriadis, Cornelius</strong>, <em>La montée de l’insignifiance</em>, Paris, Seuil, 1996.</li>



<li><strong>Dubuisson-Quellier, Sophie</strong>, <em>La consommation engagée</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Eribon, Didier</strong>, <em>Retour à Reims</em>, Paris, Fayard, 2009.</li>



<li><strong>Fourquet, Jérôme</strong>, <em>L’archipel français</em>, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Fraser, Nancy</strong>, <em>Le vieil ordre meurt et le nouveau tarde à naître</em>, Paris, Lux, 2020 (trad. fr.).</li>



<li><strong>Giraud, Gaël</strong>, <em>Transition écologique</em>, Paris, LLL, 2014.</li>



<li><strong>Guilluy, Christophe</strong>, <em>La France périphérique</em>, Paris, Flammarion, 2014.</li>



<li><strong>Magnette, Paul</strong>, <em>Écosocialisme</em>, Paris, La Découverte, 2020.</li>



<li><strong>Piketty, Thomas</strong>, <em>Capital et idéologie</em>, Paris, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Rosanvallon, Pierre</strong>, <em>Le siècle du populisme</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Żuk, Piotr</strong>, « Écologie pour les riches ? », <em>Revue Capitalisme, Nature, Socialisme</em> (trad. fr.), 2024.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPjLS5w46U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=wgCraqWXKD#?secret=vPjLS5w46U" data-secret="vPjLS5w46U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>La migration est un supermarché et les migrants des produits!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:57:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
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		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[main-d’œuvre]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
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		<category><![CDATA[migration temporaire]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Orbán]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La migration temporaire est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La migration temporaire, surnommée également dans certains médias la migration choisie, est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée à l’issue de laquelle le migrant retourne chez lui. Son séjour dépend uniquement de son utilité dans un secteur bien déterminé.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17753715"></span>



<p>Cette migration prend de plus en plus d’ampleur surtout dans les pays dirigés par la droite et l’extrême droite. La question migratoire est un sujet permanent de surenchère électoraliste pour arriver au pouvoir mais une fois cet objectif atteint, ils se servent des migrants comme des acheteurs dans un supermarché, ils prennent ceux dont ils ont besoin pour la période qui leur convient et les autres, ils ne sont pas les bienvenus. Un modèle migratoire égoïste et cynique qui est assumé sans aucun complexe par ces gouvernements européens. Les ressources humaines des pays en développement sont intéressantes quand elles sont utiles voire vitales à certains secteurs économiques sinon elles sont un fardeau dont il faut se débarrasser.&nbsp;</p>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment rendre l’immigration acceptable à l’ère du populisme?», </em>le magazine britannique <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2025/10/22/how-to-make-immigration-palatable-in-a-populist-age" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique que les programmes d’accueil des travailleurs migrants temporaires connaissent un essor mondial remarquable, offrant des avantages considérables aux pays d’accueil et aux travailleurs eux-mêmes, qui, de toute façon, sont contents de prendre ce qu’on leur propose.</p>



<p>Ces programmes sont devenus la solution politique et économique adoptée par les pays riches pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre résultant des changements démographiques, tout en satisfaisant la tendance populiste à s’opposer à l’immigration permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des migrants à la carte </h2>



<p>L’enquête examine la propagation de ce modèle migratoire dans les pays dirigés par des gouvernements de droite comme l’Italie et la Hongrie en particulier et dans les pays occidentaux en général. Elle souligne également qu’en dépit du discours d’extrême droite, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a annoncé la délivrance de 165 000 visas de travail d’ici 2026 contre seulement 30 000 il y a cinq ans. Elle a également signé un accord avec l’Inde pour promouvoir la mobilité professionnelle.</p>



<p>Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, malgré ses déclarations selon lesquelles l’économie de son pays n’a pas besoin de migrants, a discrètement adopté des plans d’accueil temporaire de travailleurs. Le nombre de travailleurs migrants en Hongrie devrait atteindre environ 78 000 en 2024, soit une hausse de 92 % par rapport à 2019.</p>



<p><em>The Economist</em> a également noté que le nombre de travailleurs temporaires en France, en Espagne et au Japon a augmenté, atteignant 2,5 millions dans les pays de l’OCDE en 2023 contre 1,5 million en 2014. Cela reflète l’expansion mondiale de ce modèle économique qui fait la renommée des États du Golfe et de Singapour.</p>



<p>Le magazine britannique a souligné que, compte tenu des besoins de main-d’œuvre des pays riches, la montée de l’extrême droite ne les a pas empêchés de mener des politiques anti-immigration permanente, contribuant ainsi au succès de ces programmes.</p>



<p>Le magazine a cité l’exemple de l’Allemagne, qui a récemment supprimé une voie d’accès accélérée à la citoyenneté, et du Royaume-Uni, qui prévoit d’augmenter la durée de résidence requise pour l’obtention de la citoyenneté de cinq à dix ans, renforçant ainsi le recours à ces contrats temporaires qui répondent aux besoins du marché sans accorder la résidence permanente aux immigrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Main-d’œuvre temporaire</h2>



<p>L&rsquo;enquête identifie l’agriculture, la santé, la construction, les technologies, les emplois qualifiés et les aides publiques comme des secteurs clés dépendant de la main-d’œuvre temporaire.</p>



<p>Elle souligne que ces programmes bénéficient également aux travailleurs, citant le chercheur Lant Pritchett de la London School of Economics, qui affirme que le travail temporaire aux États-Unis pourrait augmenter les salaires des travailleurs de 11 pays en développement jusqu’à 424%.</p>



<p>Selon l&rsquo;enquête, l’augmentation de la proportion de travailleurs temporaires pourrait compenser le ralentissement économique dû à la décroissance démographique dans des pays comme la Corée du Sud où une augmentation de la proportion de travailleurs étrangers temporaires de 3% à 15% –comme ce fut le cas en Australie – pourrait stimuler le PIB, selon les estimations de l’Université George Mason.</p>



<p>S’appuyant sur des données de la Banque mondiale, l’enquête indique que les avantages de la migration temporaire vont au-delà des transferts de fonds. Des études montrent que les migrants de retour sont plus susceptibles de créer leur propre entreprise, ce qui stimule l’entrepreneuriat et le développement économique dans leur pays d’origine.</p>



<p>Les pays en développement soutiennent donc avec enthousiasme cette tendance dans les pays riches. Des pays comme l’Inde et l’Ouzbékistan ont conclu des accords bilatéraux d’exportation de main-d’œuvre avec des garanties que les travailleurs seront renvoyés à l’expiration de leurs visas, tandis que le Vietnam vise à envoyer 130 000 travailleurs cette année.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Difficulté d’intégration</h2>



<p>L’enquête a fait part toutefois de deux problèmes majeurs à savoir la difficulté d’intégration des migrants dans les pays d&rsquo;accueil et la facilité avec laquelle ils sont exploités.</p>



<p><em>The Economist</em> cite l&rsquo;expérience de l’Allemagne de l’Ouest dans les années 1950, qui a accueilli environ 1,4 million de travailleurs étrangers, principalement turcs. Nombre d’entre eux sont restés longtemps sans possibilité d’obtenir la nationalité, ce qui a compliqué leur intégration sociale.</p>



<p>L’enquête indique aussi que le ministère japonais de la Santé a constaté en 2022 que 74% des entreprises employant des travailleurs migrants violaient le droit du travail, notamment en exigeant des migrants qu’ils effectuent des heures supplémentaires non rémunérées.</p>



<p>Certaines entreprises néerlandaises ont eu recours au recrutement de travailleurs via de faux bureaux dans d’autres pays européens, exploitant ainsi la liberté de circulation au sein de l’Union européenne, laissant les migrants à la merci d’intermédiaires et de fausses entreprises, ignorant les lois qui leur sont applicables.</p>



<p>Selon le magazine britannique, des études indiquent que la migration temporaire réduit la productivité des travailleurs et les avantages pour l’entreprise et le pays d’accueil. Les entreprises considèrent la formation des employés temporaires comme un gaspillage de ressources, tandis que les travailleurs ne peuvent pas quitter l&rsquo;entreprise qui les recrute et changer d&#8217;emploi, ce qui est essentiel au développement des compétences.</p>



<p>Les économistes proposent donc l’adoption de visas permettant aux travailleurs de changer librement d’entreprise. Des pays comme l’Australie, le Canada et le Japon ont commencé à faciliter la circulation des travailleurs au sein de différents secteurs.</p>



<p><em>The Economist</em> prédit que la migration temporaire des travailleurs expatriés se poursuivra malgré la montée de la droite en Occident, à un moment où les besoins en main-d’œuvre augmentent. La migration s’apparente alors davantage à une porte permettant aux travailleurs d’entrer et de sortir selon leurs besoins, plutôt qu’à une échelle menant à la résidence permanente et à la citoyenneté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v0q1ndrfqX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/">Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/embed/#?secret=iJ8IDqHRyg#?secret=v0q1ndrfqX" data-secret="v0q1ndrfqX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Peuple pur contre élite corrompue &#124; Du démon au complot </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/peuple-pur-contre-elite-corrompue-du-demon-au-complot/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[élite]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une société, élites et peuple n’ont pas les mêmes attentes, mais leur destin est lié. Quand l’équilibre se perd, tout s’abîme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/peuple-pur-contre-elite-corrompue-du-demon-au-complot/">Peuple pur contre élite corrompue | Du démon au complot </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un jardin, chaque plante a ses besoins en eau. Le jasmin réclame de l’attention, l’olivier résiste à la sécheresse, le cactus vit là où la rose se flétrit. Si le jardinier oublie cela, certaines plantes se fanent et d’autres pourrissent. La société, c’est la même chose : élites et peuple n’ont pas les mêmes attentes, mais leur destin est lié. Quand l’équilibre se perd, c’est tout le jardin qui s’abîme.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17704560"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui, cet équilibre est menacé. Les élites parlent un langage compliqué, réservé à elles-mêmes. Le peuple, lui, se réfugie dans des slogans courts et rassurants. Entre les deux, le fossé s’élargit et la démocratie se fragilise. </p>



<p>Bourguiba avait compris cette tension. Formé dans les grandes écoles en France, il aurait pu rester enfermé dans un langage d’élite. Mais il avait le talent rare de traduire les grandes idées en images simples. Il parlait du pain, de l’école, de la femme, de la santé. Il expliquait longuement, comme un instituteur patient.&nbsp;</p>



<p>Il ne cherchait pas à séduire par des promesses faciles, mais à instruire pour que chacun comprenne. C’est ce qui a marqué son époque : il fut à la fois un père qui explique et un maître qui enseigne. Bien sûr, cette pédagogie avait aussi ses limites : le peuple restait souvent en position d’élève, sans vraie possibilité de répondre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le raccourci des slogans&nbsp;</h2>



<p>Aujourd’hui, la logique est inversée. Le populisme ne cherche plus à élever, mais à séduire. Il ne donne pas des explications, il lance des slogans. Il flatte la colère, la peur, l’indignation.&nbsp;</p>



<p>Comme le montre le politologue Christophe Jaffrelot, le populisme oppose toujours un <em>«peuple pur»</em> à des <em>«élites corrompues»</em>, en utilisant un langage simple, émotionnel, direct. Mais il va plus loin : il mobilise la peur et la colère, moralise l’adversaire et personnalise à l’extrême le pouvoir via l’héroïsation du leader et sa relation <em>«directe»</em> au peuple.&nbsp;</p>



<p>Là où Bourguiba essayait de rendre le peuple adulte par la pédagogie, le populisme tend à le maintenir dans l’illusion.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du démon au complot&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Il y a pourtant une continuité psychologique. Autrefois, quand une personne faisait une crise d’angoisse ou entendait des voix, on disait qu’elle était possédée par des djinns ou des démons. C’était une manière d’expliquer ce que l’on ne comprenait pas.&nbsp;</p>



<p>Freud, dans <em>‘‘Totem et Tabou’’</em> (1913), expliquait déjà que les sociétés anciennes donnaient un visage invisible à ce qui leur faisait peur. Elles projetaient leurs angoisses sur des forces surnaturelles, pour transformer l’incompréhensible en récit.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, la même structure existe encore. Quand une décision politique paraît injuste ou une crise difficile à comprendre, beaucoup se tournent vers la théorie du complot. Ce ne sont plus les djinns qui manipulent, mais des <em>«puissances cachées»</em>.&nbsp;</p>



<p>Les chercheurs en psychologie (Karen M. Douglas, Alexandra Cichocka et Robbie M. Sutton2017) montrent que ces croyances ne sont pas anodines : elles répondent à trois besoins fondamentaux&nbsp;&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>comprendre ce qui échappe; </li>



<li>reprendre un sentiment de contrôle, et; </li>



<li>se sentir appartenir à un groupe qui <em>«sait»</em>. </li>
</ul>



<p>Mais cette explication ne résout rien : elle rassure un instant, tout en alimentant la méfiance et la division.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie miroir vivant de ces mécanismes&nbsp;</h2>



<p>Ces recherches ne sont pas seulement théoriques. Elles se vérifient chaque jour sur le terrain tunisien.&nbsp;</p>



<p>Quand la population, face à la crise économique ou politique, cherche des explications simples et rassurantes, elle illustre exactement ce que décrivent Douglas et ses collègues : le besoin de sens, de contrôle et d’appartenance. Les rumeurs de complot circulent dans les cafés, sur les réseaux sociaux, comme autrefois les récits de djinns et de malédictions.&nbsp;</p>



<p>De la même manière, les émotions politiques analysées par Jaffrelot (peur, colère, héroïsation du leader, relation <em>«directe»</em> et accolades avec le peuple) se lisent à ciel ouvert dans les discours quotidiens.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie est ainsi un laboratoire à vif de la psychologie politique contemporaine : un pays où se dévoilent sans fard les mécanismes universels de la peur collective, du besoin de figures protectrices et du risque de manipulation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment retrouver l’équilibre ?&nbsp;</h2>



<p>La liberté se perd quand les élites méprisent et que le peuple s’enflamme. C’est entre le mépris d’en haut et la colère d’en bas que naît le despotisme.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie a besoin aujourd’hui d’une nouvelle médiation vivante :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des élites qui expliquent clairement sans jargon ni mépris; </li>



<li>un peuple qui refuse les illusions faciles et accepte l’effort de compréhension. </li>
</ul>



<p>Sans cette médiation, le jardin se dérègle. Certaines plantes meurent de soif, d’autres se noient. Et dans ce déséquilibre, ce sont toujours les mauvaises herbes qui prospèrent.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="etdU94dWNK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=gcxUPRCKhm#?secret=etdU94dWNK" data-secret="etdU94dWNK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Fin de la démocratie &#124; Vers une gouvernance algorithmique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/12/fin-de-la-democratie-vers-une-gouvernance-algorithmique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Oct 2025 11:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[algorithme]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Silicon Valley]]></category>
		<category><![CDATA[technocratie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour parer à l'échec de la démocratie représentative, l’idée d’une gouvernance algorithmique est défendue par plusieurs chercheurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/12/fin-de-la-democratie-vers-une-gouvernance-algorithmique/">Fin de la démocratie | Vers une gouvernance algorithmique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis deux mille cinq cents ans, le mot démocratie incarne l’idéal politique par excellence. Héritée d’Athènes, elle fut pensée comme le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple — une définition que Lincoln a reprise à son compte en 1863. Mais à l’ère du numérique, les jeunes génies de la Silicon Valley, baignés dans la culture des data et des algorithmes prédictifs, remettent en cause cette conception. À leurs yeux, la démocratie représentative est lente, irrationnelle et inefficace face à des crises globales (écologiques, économiques, sanitaires) qui exigent des réponses rapides et fondées sur des données massives.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-17641916"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’idée d’une gouvernance algorithmique, bien que futuriste, est déjà présente dans les travaux de chercheurs tels que Shoshana Zuboff (<em>The Age of Surveillance Capitalism</em>, 2019) et Yuval Noah Harari (<em>Homo Deus</em>, 2015), qui envisagent un monde où la donnée devient un nouvel instrument de pouvoir. Cette <em>«technocratie numérique»</em> n’est plus une fiction, mais un horizon politique envisagé dans les laboratoires californiens, entre une réunion chez OpenAI et un colloque chez Palantir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le procès de la démocratie</h2>



<p>Pour les jeunes ingénieurs de la Silicon Valley, la démocratie est malade. Les taux d’abstention records, la polarisation idéologique, la lenteur législative et la désinformation sur les réseaux sociaux en sont les symptômes les plus visibles. Le politologue Pierre Rosanvallon (<em>La légitimité démocratique</em>, 2008) avait déjà diagnostiqué cette crise de confiance, montrant comment la démocratie représentative s’érode sous le poids de la défiance et du populisme.</p>



<p>Ces nouveaux techno-réformateurs considèrent que la <em>«voix du peuple»</em> exprimée par le vote est obsolète face à la puissance des algorithmes capables de capter nos comportements en continu. Le philosophe Bernard Manin (<em>Principes du gouvernement représentatif</em>, 1995) rappelait pourtant que l’élection repose sur une confiance symbolique, non sur la pure rationalité. Or les <em>Jeunots Génies</em> veulent substituer à cette confiance une mesure permanente des désirs collectifs, comme s’il suffisait d’observer pour comprendre.</p>



<p>Leur critique n’est pas sans fondement : les scandales de corruption et la manipulation électorale (<em>Cambridge Analytica</em>, 2018) ont montré les limites d’un système vulnérable à la désinformation. Mais en voulant remplacer la délibération par la modélisation, ces ingénieurs risquent de réduire la politique à un problème d’optimisation mathématique, oubliant que, selon Hannah Arendt (<em>La Condition de l’homme moderne</em>, 1958), la politique est avant tout un espace d’action et de parole, non de calcul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. Une gouvernance par l’algorithme</h2>



<p>Le projet des <em>Jeunots Génies</em> est clair : créer une gouvernance où l’intelligence artificielle (IA) remplace la représentation. Chaque citoyen serait un flux de données – ses achats, ses déplacements, ses interactions – analysé pour produire une image fidèle de la volonté collective. L’IA deviendrait un arbitre omniscient, garantissant la justice et l’efficacité.</p>



<p>Cette vision s’inscrit dans la logique du <em>dataïsme</em> décrite par Harari (<em>Homo Deus</em>, chap. 11) : la croyance selon laquelle les données représentent mieux la réalité que les récits humains. En s’appuyant sur des technologies comme la <em>blockchain</em> et l’apprentissage profond (<em>deep learning</em>), l’IA pourrait proposer des politiques fiscales, écologiques ou sanitaires « optimales », basées sur des indicateurs en temps réel.</p>



<p>Mais cette idée rejoint la <em>cybernétique politique</em> imaginée par Norbert Wiener dès 1948, où le contrôle des flux d’information remplace le débat humain. Evgeny Morozov (<em>To Save Everything, Click Here</em>, 2013) met pourtant en garde contre cette illusion du <em>solutionnisme technologique</em> : croire que la technologie peut résoudre les problèmes politiques en les dépolitisant.</p>



<p>Le danger est que cette IA devienne non plus un outil, mais un souverain algorithmique. Qui programmera ses valeurs ? Qui contrôlera ses priorités ? Comme l’a souligné Nick Bostrom (<em>Superintelligence</em>, 2014), une IA dotée d’un pouvoir de décision pourrait rapidement échapper au contrôle humain, transformant la gouvernance en une forme inédite de despotisme numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Utopie ou dystopie ?</h2>



<p>Le rêve d’une rationalité parfaite se heurte à la question du libre arbitre. Si la machine devine nos désirs avant nous, que devient la liberté ? L’éthique de l’IA, développée notamment par Luciano Floridi (<em>The Ethics of Information</em>, 2013), rappelle que toute donnée est une interprétation : elle n’est ni neutre ni objective. L’IA reproduit les biais de ses concepteurs (<em>bias-in, bias-out</em>).</p>



<p>L’élimination du débat public, de la contradiction et du conflit risquerait d’abolir ce qui fonde la démocratie : la pluralité. Jacques Rancière (<em>La Mésentente</em>, 1995) montre que la démocratie est précisément l’espace du désaccord, où la parole du peuple surgit contre l’ordre établi. La remplacer par un consensus algorithmique reviendrait à instaurer une <em>police des comportements</em>.</p>



<p>De plus, la gouvernance algorithmique pourrait accentuer les inégalités de pouvoir. Comme l’a démontré Cathy O’Neil (<em>Weapons of Math Destruction</em>, 2016), les algorithmes prétendument neutres renforcent souvent les discriminations qu’ils sont censés éliminer. L’utopie d’une justice automatisée vire ainsi à la dystopie technocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">IV. Vers un modèle hybride ?</h2>



<p>Face à ces dérives potentielles, certains chercheurs envisagent une voie médiane : une <em>démocratie augmentée</em> par l’IA, mais non remplacée par elle. Ce modèle rejoint les réflexions d’Antoinette Rouvroy et Thomas Berns (<em>Le gouvernement algorithmique et la politique des affects</em>, 2013), selon lesquels l’IA peut contribuer à la décision publique, à condition que la transparence et la responsabilité soient assurées.</p>



<p>L’IA deviendrait alors un auxiliaire : elle simule les scénarios, aide à anticiper les crises, éclaire les citoyens. Les élus deviendraient des médiateurs entre le savoir algorithmique et la volonté populaire. Ce modèle rappelle le concept d’<em>«intelligence collective»</em> cher à Pierre Lévy (<em>L’intelligence collective</em>, 1994), où la technologie amplifie la réflexion humaine sans la remplacer.</p>



<p>Mais un tel projet exige une révolution éducative et éthique. Comme le souligne Timnit Gebru (2020), cofondatrice de <em>Black in AI</em>, sans diversité culturelle et contrôle citoyen, aucune IA ne peut prétendre servir l’humanité. L’éducation au raisonnement critique et à la donnée deviendra alors un pilier de la citoyenneté numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Les <em>Jeunots Génies</em> ont raison sur un point : la démocratie athénienne, dans sa forme actuelle, ne suffit plus à gérer la complexité du monde. Cependant, vouloir substituer la machine à l’homme revient à oublier que la démocratie n’est pas une méthode de calcul, mais un projet moral. Claude Lefort (<em>L’invention démocratique</em>, 1981) rappelait que la démocratie repose sur un vide symbolique : nul ne détient le pouvoir en propre, il se négocie en permanence. Or, l’algorithme, en prétendant incarner la vérité, referme cet espace du vide et du débat.</p>



<p>Ainsi, entre l’idéalisme athénien et le pragmatisme algorithmique, la voie à inventer est celle d’une démocratie éclairée par la technologie, mais guidée par des valeurs humaines : liberté, pluralité, responsabilité. La question n’est pas de savoir si l’IA remplacera la démocratie, mais comment elle peut l’aider à se réinventer sans la trahir.</p>



<p><strong><em>Bibliographie sélective&nbsp;:</em></strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Arendt, H. La Condition de l’homme moderne, Calmann-Lévy, 1958.</em></li>



<li><em>Bostrom, N. Superintelligence: Paths, Dangers, Strategies, Oxford University Press, 2014.</em></li>



<li><em>Floridi, L. The Ethics of Information, Oxford University Press, 2013.</em></li>



<li><em>Harari, Y. N. Homo Deus, Albin Michel, 2017.</em></li>



<li><em>Lefort, C. L’invention démocratique, Fayard, 1981.</em></li>



<li><em>Manin, B. Principes du gouvernement représentatif, Flammarion, 1995.</em></li>



<li><em>Morozov, E. To Save Everything, Click Here, PublicAffairs, 2013.</em></li>



<li><em>O’Neil, C. Weapons of Math Destruction, Crown, 2016.</em></li>



<li><em>Rancière, J. La Mésentente, Galilée, 1995.</em></li>



<li><em>Rosanvallon, P. La légitimité démocratique, Seuil, 2008.</em></li>



<li><em>Rouvroy, A. &amp; Berns, T. Le gouvernement algorithmique et la politique des affects, Presses Universitaires de Namur, 2013.</em></li>



<li><em>Wiener, N. Cybernetics: Or Control and Communication in the Animal and the Machine, MIT Press, 1948.</em></li>



<li><em>Zuboff, S. The Age of Surveillance Capitalism, Profile Books, 2019.</em></li>
</ul>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LWjbC0YPTM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=NtnNlCfydH#?secret=LWjbC0YPTM" data-secret="LWjbC0YPTM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/12/fin-de-la-democratie-vers-une-gouvernance-algorithmique/">Fin de la démocratie | Vers une gouvernance algorithmique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 07:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Edgar Morin]]></category>
		<category><![CDATA[élites académiques]]></category>
		<category><![CDATA[lutte des classes]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Fracture aujourd'hui oppose les élites intellectuelles et savantes aux populistes qui prétendent porter la parole du peuple. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans notre monde actuel, la lutte des classes ne disparaît pas, elle se transforme. Si Marx voyait l’opposition entre bourgeoisie et prolétariat, notre époque connaît une fracture nouvelle : entre une élite académique qui produit des questionnements complexes et un peuple qui, dans sa quête de réponses immédiates, bascule vers le populisme.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-17573277"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Lorsque Karl Marx et Friedrich Engels publiaient en 1848 le ‘‘<em>Manifeste du Parti communiste’’</em>, ils posaient une thèse devenue centrale pour comprendre l’histoire : <em>«L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de luttes de classes»</em>. Cette affirmation, fondée sur le conflit entre bourgeoisie et prolétariat, a profondément marqué la pensée politique et sociale du XIX<sup>e</sup> et du XX<sup>e</sup> siècle. Mais au XXI<sup>e</sup> siècle, alors que les grandes révolutions industrielles et ouvrières se sont estompées dans les sociétés occidentales, un autre clivage émerge, plus subtil, mais non moins décisif.</p>



<p>Il s’agit d’une nouvelle <em>«lutte des classes»</em> : non plus seulement économique, mais cognitive et culturelle. D’un côté, une élite académique, constituée de chercheurs, d’intellectuels, d’experts et de technocrates, élabore des questionnements complexes, nourris de références théoriques, de concepts abstraits et de raisonnements systématiques. De l’autre, une base populaire qui, se sentant exclue de ces débats, répond par des solutions simples, accessibles, souvent populistes, et qui trouvent un écho immédiat dans la vie quotidienne.</p>



<p>Cette fracture n’est pas anodine. Elle nourrit des tensions politiques majeures, alimente la méfiance envers les élites et favorise l’émergence de partis qui s’affichent comme les porte-voix du <em>«peuple réel»</em> face à des institutions jugées éloignées des préoccupations concrètes.</p>



<p>Nous nous proposons d’explorer cette mutation contemporaine de la lutte des classes, en mobilisant des arguments théoriques et empiriques issus de la philosophie, de la sociologie et des sciences politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Héritage théorique de la lutte des classes</h2>



<p>La notion de lutte des classes, telle que formulée par Marx, repose sur un rapport de domination économique. La bourgeoisie, détentrice des moyens de production, impose sa logique au prolétariat, qui ne possède que sa force de travail. Cette opposition structurelle devait, selon Marx, déboucher sur une révolution et l’instauration d’une société sans classes (Marx &amp; Engels, 1848).</p>



<p>Au XX<sup>e</sup> siècle, la théorie s’est enrichie et transformée. Antonio Gramsci, dans ses ‘‘<em>Cahiers de prison’’</em> (1971), a insisté sur l’importance de l’idéologie et de l’hégémonie culturelle. Selon lui, la domination de la bourgeoisie ne s’exerçait pas seulement par l’économie, mais aussi par la capacité à imposer une vision du monde, des valeurs et des normes sociales. La lutte des classes devenait alors aussi une lutte pour le sens.</p>



<p>Aujourd’hui, certains penseurs considèrent que le terrain de la lutte s’est déplacé. Si les inégalités économiques persistent, elles se doublent désormais d’inégalités cognitives et culturelles. Les fractures sociales se lisent dans l’accès à l’éducation, à l’information, aux ressources symboliques.</p>



<p>Pierre Bourdieu, dans ‘‘<em>La distinction’’</em> (1984), avait déjà montré que la culture est un marqueur de classe, et que les élites se distinguent par un goût cultivé qui exclut les classes populaires.</p>



<p>Ce déplacement amène à reformuler la lutte des classes : elle oppose désormais non seulement des intérêts matériels, mais aussi des régimes de savoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. La classe académique et ses questionnements</h2>



<p>La <em>«classe académique»</em> peut être définie comme l’ensemble des acteurs qui produisent, diffusent et contrôlent le savoir : professeurs, chercheurs, intellectuels, experts techniques, hauts fonctionnaires. Leur rôle, dans une société moderne, est essentiel : ils formulent des problématiques complexes, construisent des modèles explicatifs, orientent les politiques publiques par leurs diagnostics.</p>



<p>Cependant, leur rapport au savoir est marqué par une forte abstraction. Habermas, dans ‘‘<em>Théorie de l’agir communicationnel’’</em> (1981), souligne l’importance du langage rationnel et argumentatif pour structurer le débat démocratique. Mais ce langage, trop technique, trop codifié, échappe souvent au grand public. Les élites académiques s’expriment dans des revues spécialisées, des conférences internationales, des comités restreints, produisant une distance avec la population.</p>



<p>Cette distance s’accroît à mesure que les enjeux deviennent globaux et complexes : dérèglement climatique, intelligence artificielle, gouvernance économique mondiale, bioéthique. Ces thèmes exigent une compréhension interdisciplinaire, mais laissent une partie du public dans l’impression d’un discours hors-sol.</p>



<p>Le fossé se traduit aussi par un langage distinctif. Comme l’explique Bourdieu, le capital culturel des élites se manifeste dans l’usage d’un vocabulaire spécifique, difficilement accessible aux classes populaires. Or, cette barrière symbolique alimente un sentiment d’exclusion et d’incompréhension.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. La réponse populiste et la superficialité assumée</h2>



<p>Face à ces questionnements complexes, le populisme apparaît comme une stratégie discursive et politique qui simplifie radicalement la réalité. Ernesto Laclau, dans ‘‘<em>La raison populiste’’</em> (2005), définit le populisme comme une logique qui oppose le <em>«peuple»</em> au <em>«pouvoir»</em>, en construisant une identité collective contre une élite accusée de confiscation.</p>



<p>Le populisme ne se cache pas d’être superficiel. Au contraire, il revendique un langage clair, accessible, direct. Les slogans remplacent les argumentaires, les solutions immédiates supplantent les analyses structurelles. Cette superficialité est en réalité un instrument d’efficacité politique : elle donne le sentiment de redonner la parole au peuple.</p>



<p>Ainsi, sur des sujets aussi complexes que l’immigration, la mondialisation ou la transition écologique, le populisme offre des réponses terre à terre : fermer les frontières, protéger l’économie nationale, rejeter les accords internationaux. Là où les élites déploient des centaines de pages de rapports, le populisme condense en une phrase : <em>«On va reprendre le contrôle» </em>(Brexit).</p>



<p>Cette dynamique n’est pas nouvelle. Déjà dans l’histoire, des figures comme Juan Perón en Argentine ou plus récemment Hugo Chávez au Venezuela ont incarné cette logique. Mais l’ère numérique et les réseaux sociaux amplifient considérablement cette tendance, donnant au populisme une caisse de résonance mondiale (Mudde &amp; Kaltwasser, 2017).</p>



<h2 class="wp-block-heading">IV. L’émergence de partis politiques populistes</h2>



<p>La fracture entre élites académiques et masses populaires a trouvé une traduction institutionnelle : l’essor de partis populistes.</p>



<p>En Europe, le Mouvement 5 Étoiles en Italie s’est construit sur la dénonciation des élites politiques et technocratiques, en prônant la démocratie directe. En France, le Rassemblement National mobilise un discours qui simplifie les enjeux migratoires et sécuritaires en réponses immédiates et radicales.</p>



<p>En Amérique latine, le populisme a pris des formes variées : le péronisme en Argentine, le chavisme au Venezuela, ou encore le bolsonarisme au Brésil ont mis en avant un discours de rupture avec les élites et d’identification au peuple.</p>



<p>Ces tendances s’installent dans le paysage, car elles incarnent une alternative crédible pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans le langage académique des élites. Elles tirent leur force de leur capacité à traduire les aspirations populaires en propositions simples, même si celles-ci sont souvent irréalistes ou réductrices (Taggart, 2000 ; Rosanvallon, 2020).</p>



<h2 class="wp-block-heading">V. Entre élites et masses : une fracture politique et cognitive</h2>



<p>Cette fracture est d’abord une fracture de langage. Les élites s’expriment dans un code scientifique, normatif, institutionnel. Les masses populaires préfèrent le langage émotionnel, narratif, imagé. Cette asymétrie rend le dialogue difficile.</p>



<p>C’est aussi une fracture médiatique. Les élites s’appuient sur des publications spécialisées, des institutions internationales. Le peuple utilise Facebook, TikTok, WhatsApp, où circulent rumeurs, slogans et récits simplifiés.</p>



<p>Enfin, c’est une fracture politique. L’incapacité des élites à vulgariser leurs analyses conduit à un rejet croissant des experts, accusés de technocratie. La pandémie de Covid-19 a illustré cette défiance : entre discours scientifiques évolutifs et scepticisme populaire, le fossé s’est creusé.</p>



<p>Comme le note Pierre Rosanvallon (‘‘<em>Le siècle du populisme’’</em>, 2020), nous vivons un moment où la démocratie représentative est contestée non seulement pour ses résultats, mais pour sa manière même de produire du sens politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">VI. Vers une réconciliation possible ?</h2>



<p>Face à cette fracture, la question est de savoir s’il est possible de réconcilier élites et masses.</p>



<p>La première piste est la médiation. Des intellectuels publics, des vulgarisateurs, des journalistes pédagogues peuvent jouer le rôle d’intermédiaires, traduisant les analyses académiques en termes compréhensibles. L’histoire a montré l’importance de ces figures, de Jean Jaurès à Edgar Morin, capables de penser la complexité tout en restant accessibles.</p>



<p>La deuxième piste est l’éducation démocratique. John Dewey, dans ‘‘<em>Democracy and Education’’</em> (1916), insistait sur l’importance de former des citoyens capables de comprendre les enjeux de leur temps. Cela suppose une école qui ne se limite pas à transmettre des savoirs, mais qui développe la pensée critique et l’autonomie intellectuelle.</p>



<p>Enfin, la troisième piste est l’écoute. Les élites doivent aussi reconnaître que les aspirations populaires, même exprimées de manière simpliste, traduisent des angoisses réelles. Amartya Sen (‘‘<em>Development as Freedom’’</em>, 1999) rappelle que le développement n’est pas seulement économique, mais aussi la capacité des individus à participer aux choix qui les concernent.</p>



<p>La réconciliation passe donc par un double mouvement : vulgarisation des élites et responsabilisation des masses.</p>



<p>La lutte des classes ne disparaît pas, elle se transforme. Si Marx voyait l’opposition entre bourgeoisie et prolétariat, notre époque connaît une fracture nouvelle : entre une élite académique qui produit des questionnements complexes et un peuple qui, dans sa quête de réponses immédiates, bascule vers le populisme.</p>



<p>Cette tension est source de dangers, car elle alimente la méfiance, polarise la société et fragilise la démocratie. Mais elle est aussi une opportunité : celle de repenser la médiation entre savoir et vécu, entre théorie et expérience, entre élites et masses.</p>



<p>À l’heure où la démocratie traverse une crise mondiale, la question n’est pas de savoir si cette lutte des classes peut être résolue, mais comment elle peut être transformée en dialogue. Car c’est seulement en réconciliant savoir et vécu, réflexion et expérience, que nous pourrons construire une société capable de répondre aux défis du XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p><strong><em>Références bibliographiques principales :</em></strong></p>



<p>Taggart, P. (2000). <em>Populism</em>. Buckingham : Open University Press.</p>



<p>Bourdieu, P. (1984). <em>La distinction</em>. Paris : Minuit.</p>



<p>Dewey, J. (1916). <em>Democracy and Education</em>. New York : Macmillan.</p>



<p>Gramsci, A. (1971). <em>Cahiers de prison</em>. Paris : Gallimard.</p>



<p>Habermas, J. (1981). <em>Théorie de l’agir communicationnel</em>. Paris : Fayard.</p>



<p>Laclau, E. (2005). <em>La raison populiste</em>. Paris : Seuil.</p>



<p>Marx, K. &amp; Engels, F. (1848). <em>Manifeste du Parti communiste</em>. Londres.</p>



<p>Mudde, C. &amp; Kaltwasser, C. (2017). <em>Populism: A Very Short Introduction</em>. Oxford University Press.</p>



<p>Norris, P. &amp; Inglehart, R. (2019). <em>Cultural Backlash</em>. Cambridge University Press.</p>



<p>Rosanvallon, P. (2020). <em>Le siècle du populisme</em>. Paris : Seuil.</p>



<p>Sen, A. (1999). <em>Development as Freedom</em>. Oxford University Press.</p>



<p>Sloterdijk, P. (2010). <em>Colère et temps</em>. Paris : Fayard.</p>
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		<title>Aux «docteurs-chômeurs» &#124; Un diplôme n’est pas une garantie d’emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 07:00:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la flambée de diplômés-docteurs de l’enseignement supérieur est apparue aux dépens de la qualité assez souvent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/25/aux-docteurs-chomeurs-un-diplome-nest-pas-une-garantie-demploi/">Aux «docteurs-chômeurs» | Un diplôme n’est pas une garantie d’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La politique sociale du président Kaïs Saïed fait le bonheur de pans entiers de la société tunisienne, parmi les laissés-pour-compte, comme les diplômés chômeurs de longue durée, dont les quelques 7000 «docteurs chômeurs», qui voient les portes du recrutement dans la fonction publique soudain ouvertes devant eux. Ce dumping social n’est pas du goût de beaucoup de Tunisiens, dont l’auteur de cette opinion qui, au-delà des calculs politiques derrière ce populisme couteux pour les finances de l’Etat, craignent pour le nivellement qui ne manquera pas d’affecter l’administration publique, déjà peu performante. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ali Gannoun *</strong></p>



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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun.jpg" alt="" class="wp-image-17321551" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Je sais que je vais fâcher plus d’un ! Mais je ne vais pas me cacher derrière le populisme poussé jusqu’au misérabilisme pour ne pas dire les choses telles qu’elles doivent être dites.</p>



<p>Nous avons trop de docteurs en Tunisie. Cette flambée de diplômés-docteurs de l’enseignement supérieur est apparue aux dépens de la qualité assez souvent. Elle a été attisée par des syndicats irresponsables et des décisions politiques hasardeuses pour, soi-disant, améliorer le salaire des enseignants chercheurs en fonction du nombre des étudiants encadrés par leurs soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas d’embauche sans évaluation</h2>



<p>Un doctorat est un diplôme et non une garantie d’emploi. Le recrutement dans l’enseignement supérieur et dans la haute administration se fait sur concours et suivant des règles bien précises et clairement précisées.</p>



<p>L’embauche en masse sans sélection est néfaste aussi bien dans l’administration que dans les universités.</p>



<p>Le recrutement tout-azimut dans l’enseignement primaire et secondaire après <em>«la révolution»</em> a fait couler cet enseignement et nous récoltons ses fruits amers aujourd’hui.</p>



<p>Oui, il y a un problème de docteurs-chômeurs en Tunisie. Le Maroc souffre du même phénomène bien que sa capacité de recruter soit plus importante.</p>



<p>La solution populiste qui vise à les employer <em>«bouh 3la khouh»</em> sans se soucier de la qualité de la formation et sans tenir compte de la capacité de l’administration et des universités de les intégrer dans leur organigramme d’employabilité, aura un effet semblable à celui qui a fait couler Tunisair.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Non aux solutions irréfléchies&nbsp;!</h2>



<p>Je suis très sensible à la détresse de ces personnes et je comprends très bien leur désarroi. Ils sont victimes d’un système foireux. Néanmoins, la solution de les employer sans passer par leur évaluation et sans recourir à des commissions de recrutement aux membres intègres, honnêtes et compétents est une aventure aux lendemains qui déchantent et dont toute la population risque de payer les pots cassés.</p>



<p>Oui à un vrai dialogue, oui à des solutions réfléchies, non au populisme et aux décisions primaires.</p>



<p><em>Ps : j’étais étonné par le discours de certains docteurs-chômeurs devant le Président de la République, il y a de quoi se poser des questions sur leur niveau réel.</em></p>



<p>* <em>Professeur à l’Université de Montpellier.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100010173164263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l&rsquo;auteur. </a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YB5gBw1XSE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-redonne-espoir-aux-doctorants-chomeurs/">Kaïs Saïed redonne espoir aux doctorants chômeurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed redonne espoir aux doctorants chômeurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-redonne-espoir-aux-doctorants-chomeurs/embed/#?secret=faFxFWNtkW#?secret=YB5gBw1XSE" data-secret="YB5gBw1XSE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le CRLDHT organise un débat à Paris sur le populisme et la démocratie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/le-crldht-organise-un-debat-a-paris-sur-le-populisme-et-la-democratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 10:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Liquaet]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Yosr Laarifi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les populistes u0tilisent la démocratie pour accéder au pouvoir, avant de le confisquer et d'instaurer progressivement une démocrature.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre du cycle Liquaet consacré au populisme, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre sur le thème suivant&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;<strong>«Populisme – un défi pour les démocraties, expériences comparées»,</strong>&nbsp;j<strong>eudi 26 juin 2025, à 19 heures, au</strong> <strong>Maltais Rouge (40 Rue de Malte, 75011 Paris).</strong> &nbsp;</em></p>



<span id="more-16831774"></span>



<p>Il s’agit de revenir sur des concepts-clé autour du populisme, de caractériser le régime en place en Tunisie depuis 2021 et d’avoir un panorama avec les expériences d’autres régions du monde : l’Amérique latine et l’Europe centrale et orientale.</p>



<p>Les intervenants sont Hatem Nafti, essayiste, auteur de <em>«Tunisie, vers un populisme autoritaire ?»</em> et <em>«Notre ami Kaïs Saïed, essai sur la démocrature tunisienne»</em>; Jérôme Heurtaux, maître de conférences en science politique à l’Université Paris-Dauphine, spécialiste de l’Europe centrale et orientale ; Gabriel Peries, docteur en science politique et en sciences de l’information et de la communication (Université Paris I Panthéon-Sorbonne).</p>



<p>Le débat sera animé par Yosr Laarifi, étudiante en droit à l&rsquo;Université de Toulouse.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/le-crldht-organise-un-debat-a-paris-sur-le-populisme-et-la-democratie/">Le CRLDHT organise un débat à Paris sur le populisme et la démocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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