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	<title>Archives des pouvoir - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pouvoir - Kapitalis</title>
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		<title>L’urgence, aujourd’hui, en Tunisie &#124; Traquer le faux, rétablir la réalité des faits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 07:12:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'urgence aujourd'hui en Tunisie c'est de traquer le faux et rétablir la réalité des faits, comme le seul lieu où le désaccord porte sur du concret. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/lurgence-aujourdhui-en-tunisie-traquer-le-faux-retablir-la-realite-des-faits/">L’urgence, aujourd’hui, en Tunisie | Traquer le faux, rétablir la réalité des faits</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une image circule. Une foule dense, des drapeaux, des poings levés. La légende dit : «d’une manifestation antérieure». Ni date, ni lieu, ni échelle vérifiable. On pourrait s’arrêter là, dénoncer une manipulation, refermer le dossier. Mais le vrai sujet n’est pas cette image — c’est ce qu’elle nous a empêchés de regarder pendant que nous la regardions.</em></strong> <em>(Photo : Manifestation de l&rsquo;opposition à Tunis, le 25 juillet 2026).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-19318281"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Aristote avait déjà séparé l’<em>alèthès</em> du <em>eikos</em> — le vrai du vraisemblable. Le vraisemblable se façonne sur mesure pour l’auditoire qu’il vise ; le vrai, lui, ne se plie à rien. C’est un désavantage structurel : celui qui rapporte les faits reste prisonnier de ce qui est, quand celui qui construit un récit reste libre de l’ajuster à ce que son public veut entendre. Arendt en tirait une conclusion dérangeante — le menteur a toujours un avantage sur celui qui dit le vrai. Une légende floue sur une photo d’archive n’est pas un mensonge caractérisé. C’est un choix de laisser le vraisemblable effectuer le travail que le vrai ne peut pas faire aussi vite : suggérer une ampleur avant qu’aucun fait ne l’établisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme n’appartient à aucun camp. Le pouvoir tunisien met en scène ses propres foules avec les mêmes légendes vagues ; l’opposition fait de même pour les siennes. Ibn Khaldoun avait déjà catalogué, dans la <em>Muqaddima</em>, les raisons pour lesquelles les récits se déforment en passant de bouche en bouche — parti pris, flatterie du pouvoir, exagération, crédulité. Ce que les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle ont changé, ce n’est pas la nature de l’erreur, c’est sa vitesse et son échelle. Une chaîne de transmission vivante et vérifiable — un <em>sanad</em>, pour reprendre le mot — devient une copie sans origine, une <em>nuskha</em>, que des millions d’écrans démultiplient avant qu’aucune vérification n’ait eu le temps d’exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper offre ici une boussole utile : aucun récit ne peut être prouvé vrai de façon définitive, mais une seule faille suffit à établir le faux, sans retour possible. Chercher à prouver qu’une image est authentique est un travail sans fin. Chercher la faille qui la rend fausse — la date absente, le lieu invérifiable — est un travail fini. C’est ce travail-là, modeste et cumulatif, qui reste à la portée d’un lecteur, d’un collège de veilleurs citoyens, d’une rédaction rigoureuse. Pas la reconquête du vrai. La traque du faux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le terrain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En rugby, en dehors de la mêlée, il reste le jeu — et après le jeu, on ne plie pas le terrain. Entre le 24 et le 26 juillet, ce qui ne se plie pas, ce sont les chiffres que ni le pouvoir ni l’opposition ne peuvent réviser à leur avantage du jour au lendemain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance du PIB s’est établie à 2,5 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, et à 2,6 % au premier trimestre 2026 — un chiffre que le gouvernement met en avant, quand le FMI, plus prudent, tablait sur 2,1 % pour l’année. L’inflation a reculé à 5,3 % en moyenne annuelle 2025, contre 7 % en 2024, et à 5,0 % en février 2026 — un recul réel, que masque toutefois la hausse persistante des prix alimentaires, viande et produits frais en tête, qui pèse plus lourd sur un ménage modeste que la moyenne agrégée ne le montre. Le taux de chômage global a reculé à 15,2 % au dernier trimestre 2025, puis à 15 % au premier trimestre 2026 — mais le chômage des jeunes de 15 à 24 ans reste figé à 38,4 %, chiffre qui contredit à lui seul tout récit d’amélioration générale, puisque c’est précisément cette tranche d’âge qui peuple la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dette, la Tunisie a soldé le 15 juillet 2026 son dernier grand emprunt sur les marchés financiers internationaux, un symbole que le pouvoir peut légitimement revendiquer. Mais la dette extérieure, tombée à 39,3 % de l’encours public total fin 2025, n’a pas disparu : elle a changé de nature. Le service de la dette 2026 est attendu en repli de 5,7 %, à 23,06 milliards de dinars — mais les intérêts de la dette intérieure, eux, bondissent de 21 % sur un an. L’État emprunte de plus en plus à ses propres banques, ce qui restreint d’autant le crédit disponible pour l’économie réelle. Les économistes appellent cela l’effet d’éviction. Aucun camp politique n’en fait, pour l’instant, le point de départ d’un programme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le non-événement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vu depuis ce terrain, un rassemblement place de la République — vingt personnes ou vingt mille — est stratégiquement un non-événement. Le pouvoir ne perd rien qu’il n’ait déjà engagé dans la gestion des coupures d’eau et d’électricité ; l’opposition ne gagne rien qu’un supplément de visibilité sans traduction programmatique. Aucun des deux ne revient, ce soir-là, sur le chômage des jeunes ou sur l’effet d’éviction. Le désaccord ne porte pas sur les faits — il ne les touche même pas. Il porte sur un récit contre un autre : <em>«l’État en marche»</em> contre <em>«l’usurpateur de Carthage»</em>, deux formules qui s’affrontent sans jamais se rencontrer sur un chiffre commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait n’y voir qu’une défaillance structurelle — l’absence d’un canal institutionnel où un programme chiffré pourrait se construire, depuis un Parlement affaibli et des partis sans relais réel. Mais il y a une autre histoire, plus dure, qu’il faut regarder en face.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La trahison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un militant réclame le droit de s’exprimer. Son slogan : <em>«je veux m’exprimer»</em>. Un jour, on lui répond : vas-y, dis ce que tu as à dire. Il se tait. La contrainte qu’il invoquait vient de tomber, et le silence qui suit révèle que la revendication n’a jamais été un moyen vers un contenu. Elle était la fin elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, la scène politique tunisienne rejoue une variante de cette parabole. Chaque fois qu’un espace s’est rouvert — l’Assemblée nationale constituante, les législatives de 2014 et 2019, la période parlementaire d’avant 2021 — ce qui en est sorti n’a que rarement été un menu de vision chiffré et concurrent. Plutôt la reconduction du même rapport de force identitaire, laïcs contre islamistes, ancien régime contre révolution, avec les mêmes slogans recyclés une fois au pouvoir. Un système qui échoue peut ignorer sa propre stérilité. Une trahison suppose qu’à un niveau ou un autre, on le sait — ou qu’on pourrait le savoir si on se regardait honnêtement — et qu’on choisit quand même de rejouer le slogan plutôt que d’affronter le vide qu’il masque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vide n’est pas non plus soluble par une simple addition des colères. Une coalition qui rassemble, sous un même mot d’ordre du soir, une mouvance civile et Ennahdha n’a pour dénominateur commun qu’un rejet — parce que tout dénominateur positif rouvrirait le clivage de fond que 2011-2013 avait déjà mis à nu : quelle Constitution, quel rapport à la religion, quel régime électoral. La 6ᵉ République que réclame une partie de la gauche française reste un point de convergence parce qu’elle repose sur un référentiel partagé — rapport à la laïcité, à l’État social. Ici, le référentiel diverge à la racine. Le seul terrain d’entente disponible est donc négatif, et il le restera tant que ce clivage fondateur n’aura pas été retraité — ce qui ne se joue certainement pas un soir de rassemblement place de la République.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Durer sans se durcir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une tentation, face à ce constat, de tout ranger dans la même poubelle — l’information comme l’intox, le pouvoir comme l’opposition, le vrai comme le vraisemblable. Ce n’est pas du discernement, c’est son abandon, et c’est précisément l’état qui profite le plus à qui n’a pas besoin d’être cru, pourvu que rien d’autre ne le soit non plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alternative n’est ni la naïveté ni la fermeture. C’est un travail permanent, modeste et cumulatif : traquer le faux vérifiable plutôt que réclamer le vrai inatteignable ; tenir le terrain chiffré — celui du chômage des jeunes, de l’effet d’éviction, du service de la dette — comme le seul lieu où le désaccord porte enfin sur une interprétation et non sur un fait fabriqué. C’est un projet plus modeste que <em>«rétablir la vérité»</em>. C’est le seul qui soit tenable. Et c’est, en définitive, ce que réclame une République qui ne veut plus se payer de mêlées sans jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Architecte. </em></p>
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		<title>Histoire &#124; Les grandes dames, les oubliettes et la jalousie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 08:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est souvent par certaines femmes inlassable dans la conquête de leurs droits que celles qui ont accédé au pouvoir sont reniées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/01/histoire-les-grandes-dames-les-oubliettes-et-la-jalousie/">Histoire | Les grandes dames, les oubliettes et la jalousie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est souvent par une certaine gente féminine inlassable dans la conquête de ses droits que celles qui ont accédé au pouvoir ont d’abord été reniées ; pour ne pas servir un exemple qui dérange plus qu’il n’arrange.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-19105022"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commentaire </a>récent sur les réseaux sociaux étonne, plus qu’il ne détonne. Non pas parce qu’il scandalise les pasteurs qui ont l’habitude de le faire du haut de leurs chaires hebdomadaires et dont les exhortations, pour César Borgia, traduisent l’emprise qu’ils exercent sur leurs brebis au service du Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout, celle que l’on a appelée la pucelle après avoir entendu des voix lui intimant l’ordre de prendre l’armure et l’épée étincelantes avait péri sur le bûcher pour avoir entretenu commerce avec le diable, selon ses tourmenteurs. Qu’importe qu’elle constitue encore aujourd’hui un symbole de la libération de sa patrie. Non ! C’est le sabir avec lequel ce commentaire a été écrit par une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éminente universitaire</a> qui paraît hors de propos par la familiarité qu’il démontre envers si noble dame. Et si le roi fou ne l’avait écoutée et n’avait été grâce à elle couronné, le Plantagenêt aurait régné, et combien de milliers de vies auraient ainsi été épargnées, en faisant l’économie d’un Brexit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à quoi bon aujourd’hui sortir Jeanne d’Arc, il s’agit d’elle, de sa tombe, si ce n’est pour remplacer les joutes médiévales par d’autres électorales, afin de bouter hors de la patrie l’ennemi dont le sang impur désormais souvent identique aux preux vaillants footballeurs défendant les couleurs du maillot à la poursuite du Graal, abreuve toujours le gazon hors des sillons colonisés dans le Nouveau Monde par le honni&nbsp;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Jeanne d’Arc s’était mariée et avait eu des enfants, si elle avait renoncé à être pucelle pour devenir l’épouse d’un si puissant Roi, il n’y aurait eu ni le Maréchal collaborateur rêvant de la régénération&nbsp;de son pays occupé, ni la Marine (ou le puceau ?)&nbsp;entretenant la flamme d’un illusoire Rassemblement National.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi ! En politique, les femmes puissantes ont toujours été plus haïes qu’adorées, et pas que par les hommes.&nbsp;Car à périr sur un bûcher ou dans un cul de basse fosse, ou bien à être stériles comme l’avait été la reine pas tant que ça vierge, c’est souvent par une certaine gente féminine inlassable dans la conquête de ses droits que celles qui ont accédé au pouvoir ont d’abord été reniées ; pour ne pas servir un exemple qui dérange plus qu’il n’arrange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour si bien dire, chassées par les oubliettes, les&nbsp;Grandes Dames&nbsp;reviennent toujours&#8230; par la Jalousie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fSrdOVgWOr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/">Saloua Charfi et ses détracteurs, ou l&rsquo;intolérance à l&rsquo;humour</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saloua Charfi et ses détracteurs, ou l’intolérance à l’humour » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/embed/#?secret=hoPZVGLerH#?secret=fSrdOVgWOr" data-secret="fSrdOVgWOr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/01/histoire-les-grandes-dames-les-oubliettes-et-la-jalousie/">Histoire | Les grandes dames, les oubliettes et la jalousie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Jeffrey Epstein &#124; Sexe, pouvoir et ombre </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 10:13:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'affaire Epstein montre que le plaisir et l’autorité cohabitent, révélant une continuité  entre respectabilité diurne et transgression nocturne.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/jeffrey-epstein-sexe-pouvoir-et-ombre/">Jeffrey Epstein | Sexe, pouvoir et ombre </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Tout dans le monde est une question de sexe sauf le sexe. Le sexe est une question de pouvoir», écrivait Oscar Wilde. Certains se souviennent encore du feuilleton ‘‘Amour, Gloire et Beauté’’ qui a marqué les années 90 : intrigues, trahisons, passions, et rivalités qui se déployaient chaque semaine sur nos écrans. En 2026, un autre feuilleton s’impose au monde entier, celui de Jeffrey Epstein : Sexe, pouvoir et ombre. Un feuilleton qui révèle le tissu invisible de nos sociétés. Les titres s’enchaînent, les réseaux s’emballent, les archives judiciaires surgissent, et la réalité dépasse la fiction. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18336927"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir commence&nbsp;toujours&nbsp;dans le corps. Il ne naît pas dans les constitutions, il s’éveille plus tôt, plus bas, dans le corps, dans l’intensité d’un regard, dans la gestion d’une proximité, dans la capacité à faire taire ou à faire parler, car avant les lois il y a toujours une économie du désir, et avant les institutions une scène où se joue la présence humaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’atelier obscur des États, le pouvoir se frotte au désir comme l’or au feu, et sous le vernis des discours et des chartes morales se nouent des alliances tacites où la séduction devient levier, la confidence monnaie, et le secret condition de stabilité, rappelant que gouverner n’est jamais seulement gouverner, mais orienter, contenir et parfois instrumentaliser les forces qui traversent l’humain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois penseurs ont donné les clés de cette mécanique :&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;&nbsp;Freud&nbsp;qui&nbsp;a montré que la pulsion ne disparaît jamais, elle se déplace, se sublime&nbsp;ou&nbsp;se pervertit ;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;&nbsp;Lacan&nbsp;qui&nbsp;a précisé que le désir n’est pas un besoin, mais un manque structuré par la Loi ;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; et&nbsp;Foucault&nbsp;qui&nbsp;révèle&nbsp;que le pouvoir s’exerce moins par l’interdit que par la gestion des corps, des discours et des plaisirs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sexe et le pouvoir ne cohabitent donc pas par accident. Ils sont soudés par la structure même des États.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir excite parce qu’il promet la maîtrise du réel ; le désir attire parce qu’il&nbsp;ouvre&nbsp;vers l’autre et vers l’interdit. Entre les deux se déploie la tension fondatrice de la cité,&nbsp;celle qui traverse l’individu, le couple et la cité.&nbsp;Celle qui a fait qu’Aristote nommait l’homme animal&nbsp;politique (<em>zoon&nbsp;politikon</em>)&nbsp;pour rappeler qu’il est pris à jamais entre pulsion et loi, instinct et symbolisation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le banquet : Éros ou domination </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le banquet grec n’était pas un simple repas&nbsp;ou une orgie. Il était un espace ritualisé où le vin, la parole et le désir circulaient sous le regard de la cité. On y séduisait, certes, mais on y parlait surtout : le désir y était mis en mots, interrogé, élevé. Dans&nbsp;le symposion platonicien, Éros n’est pas prédation mais élan : il conduit de la chair à l’idée, de l’attachement à la&nbsp;beauté, de la pulsion à la pensée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rome, plus pragmatique, politise davantage le corps. Le plaisir devient spectacle, la sexualité un marqueur de statut, et la domination s’inscrit dans la chair.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;Foucault : le pouvoir ne gouverne pas seulement en interdisant, mais en organisant la circulation des plaisirs et des normes. Le citoyen actif affirme sa place&nbsp;par&nbsp;une mise en scène esthétique et sociale de sa propre existence. Dans ce cadre, le pouvoir devient une performance où le culte du corps, l’étalage des soirées mondaines et le prestige du partenaire font office d’attributs de souveraineté.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut ici une distinction essentielle. Là où&nbsp;le <em>Sumposion</em> de Platon&nbsp;cherchait à élever l’homme vers la&nbsp;beauté par la parole, l’île d’Epstein signe l’échec de cette parole, remplacée par le silence et la consommation de l’autre. Le banquet antique visait la sublimation ; l’île met en scène la désublimation. L’un transformait la pulsion en lien symbolique ; l’autre réduit le corps à un objet d’usage.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Géographie de l’ombre  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir a toujours besoin de lieux à part. Îles, palais clos, résidences discrètes fonctionnent comme des zones d’exception, des espaces où la loi se suspend sans jamais disparaître complètement. Jung parlait d’ombre : ce que le sujet ou la collectivité ne veut pas reconnaître d’elle-même, mais qui continue d’agir dans l’obscurité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces lieux ne sont pas de simples décors ; ils sont des lieux-symptômes. Ils concentrent ce que la société refoule&nbsp;et projette sur son élite&nbsp;: la jouissance sans limite, l’asymétrie radicale, l’impunité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’île fonctionne comme une décharge psychique, un lieu où&nbsp;le&nbsp;monde&nbsp;dépose ce qu’il&nbsp;ne peut assumer en plein jour.&nbsp;Il ne s’agit pas seulement de la chute d’hommes puissants, mais de la fragilité d’un ordre global qui a dissocié le désir de l’éthique et le pouvoir de sa fonction symbolique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût moral du pouvoir </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gouverner, écrit Hillary Clinton dans ses mémoires, n’est jamais un choix entre le bien et le mal, mais entre des options difficiles, chacune porteuse d’un coût moral. Cette phrase, souvent lue comme pragmatique, dit surtout une vérité structurelle : le pouvoir moderne agit dans une zone grise où l’éthique se négocie, se diffère, parfois se sacrifie au nom de la continuité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lucidité révèle une tension centrale : l’État contemporain gouverne moins par idéal que par arbitrage permanent entre pertes acceptables et silences nécessaires. Le <em>soft&nbsp;power</em>&nbsp;– alliances, dialogue, droits humains&nbsp;–&nbsp;devient alors une technologie de stabilisation autant qu’un horizon moral, capable de contenir les conflits sans toujours les résoudre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, certaines proximités relationnelles prennent valeur de symptôme plutôt que de preuve : elles indiquent un ordre où le privé, le politique et le silence coexistent dans un équilibre fragile. La question n’est alors plus seulement qui a fauté, mais qu’est-ce que le système a toléré.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être une femme au cœur de ce dispositif n’allège pas la charge, elle la redouble. La femme au pouvoir est sommée d’incarner l’autorité sans dureté, l’éthique sans naïveté, la fermeté sans domination. Son corps devient terrain d’évaluation permanente, là où l’homme se réfugie plus facilement derrière la neutralité supposée de la fonction. Le féminin, dans l’imaginaire politique, demeure un excès à justifier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Zéro Conduite à Beit el-Hikma  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique traverse aussi les histoires locales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du palais Zarrouk à Carthage illustre cette logique. Au milieu des années 70, le lieu accueille le contact <em>Zéro Conduite</em>, espace nocturne mondain fréquenté par des élites politiques, diplomatiques et financières. Le plaisir et l’autorité y cohabitent, révélant cette continuité troublante entre respectabilité diurne et transgression nocturne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habib Bourguiba Jr., figure à la fois politique, diplomatique et bancaire,&nbsp;a&nbsp;incarné&nbsp;cette zone grise où l’intime, le prestige et le pouvoir s’entrelacent.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa transformation ultérieure en&nbsp;Beit&nbsp;el-Hikma, centre du savoir et de la pensée, peut se lire comme une tentative de réparation symbolique :&nbsp;faire&nbsp;renaître la sagesse là où le désir a été dévoyé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désir, jouissance et Loi  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sage ne nie pas la passion ; il la transforme. Là où la&nbsp;sublimation&nbsp;échoue, la jouissance déborde.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lacan nomme jouissance ce point où le plaisir excède la loi, où le sujet ne cherche plus le lien mais la saturation. À l’échelle collective, cette jouissance devient explosive lorsqu’elle s’adosse au pouvoir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sexe, le scandale, la corruption ne sont pas des anomalies : ils sont des symptômes. Ils signalent une société incapable de reconnaître son ombre et de l’inscrire symboliquement. Gouverner et aimer relèvent du même art : contenir sans écraser, orienter sans dominer, transformer sans nier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole comme antidote </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’île n’est pas seulement un lieu. Elle est un avertissement. Tant que les sociétés externaliseront leur&nbsp;ombre dans des espaces clos, elle reviendra sous forme de scandales, de violence et de désagrégation du lien social. La chute d’un homme public n’est jamais isolée : elle révèle une fissure dans la cité elle-même.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste pourtant une voie ancienne et exigeante :&nbsp;<em>«la&nbsp;parrhèsia»</em>, le courage de dire vrai, de restaurer la parole là où le secret protège la prédation. Le défi du&nbsp;XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle est de rebâtir des banquets où la parole ne dissimule plus le crime, mais fonde une éthique du désir. Alors seulement le pouvoir pourra redevenir service, le désir retrouver sa dignité symbolique, et l’humain regarder ce qu’il est plutôt que ce qu’il prétend être.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TcB8endQjB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/que-dit-laffaire-epstein-de-lelite-americaine/">Que dit l’affaire Epstein de l’élite américaine ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que dit l’affaire Epstein de l’élite américaine ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/que-dit-laffaire-epstein-de-lelite-americaine/embed/#?secret=v1jbWJWDfy#?secret=TcB8endQjB" data-secret="TcB8endQjB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Kaïs Saïed est-il au pouvoir ou dans l’opposition ?  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 10:43:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne sait plus si Kaïs Saïed incarne le pouvoir ou l’opposition; le régime ou son oppsition. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Kaïs Saïed, dont on ne sait plus s’il incarne le pouvoir ou l’opposition, se complait dans la posture de l’observateur critique, antisystème s’il en est, qui fulmine sans cesse contre un appareil d’Etat et une administration publique qui ne montrent pas beaucoup de zèle à suivre ses recommandations et ses instructions.</em></strong></p>



<span id="more-16340650"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kaïs Saïed, l’impératif est de <em>«donner la priorité, dans les projets de loi et de décret, à la résolution définitive et irrévocable de toutes les questions sociales»</em> et de <em>«demander des comptes à ceux qui, au sein des institutions étatiques, rechignent à répondre aux revendications du peuple tunisien»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que le président de la république a réitéré en recevant, lundi 28 avril 2025 au palais de Carthage, la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, cette phase de l’histoire de la Tunisie est celle d’une <em>«lutte de libération nationale»</em> menée par le peuple contre un régime en place <em>«qui ne cherche qu’à se préserver et à aggraver la situation dans le pays par tous les moyens»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a souligné que la Tunisie compte sur sa jeunesse compétente et dévouée, ajoutant que le peuple tunisien a fait preuve d’une conscience qui a démasqué ceux qui ont feint l’opposition pendant une décennie. Adversaires d’hier et alliés d’aujourd’hui, ces derniers ont finalement révélé leur véritable nature, ce qui leur a valu le rejet de l’histoire et du peuple, selon ses termes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les efforts se poursuivent et les solutions mises en œuvre sont radicales et non illusoires ou mensongères, comme le prétendent ces derniers, a encore souligné le chef de l’Etat, dans une limpide allusion à ses adversaires politiques qui lui reprochent, outre sa dérive autoritaire, l’échec des politiques socioéconomiques qu’il a mises en œuvre depuis son accession à la magistrature suprême en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïs Saïed, dont on ne sait plus s’il incarne le pouvoir ou l’opposition, se complait dans la posture de l’observateur critique, antisystème s’il en est, qui fulmine sans cesse contre un appareil d’Etat et une administration publique qui ne montrent pas beaucoup de zèle à suivre ses recommandations et ses instructions.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 10:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[safi said]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les années prostate de Safi Said est un roman majeur qui n’a pas rencontré l’écho qu’il mérite dans le monde francophone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/"> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Publié en 2018 en français,&nbsp;</em></strong><em><strong>Les années prostate</strong></em><strong><em>&nbsp;(</em></strong><em><strong>سنوات البروستاتا</strong></em><strong><em>) de Safi Said est un roman majeur qui, malgré sa qualité et son importance, n’a pas rencontré l’écho qu’il mérite dans le monde francophone.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-15439974"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction de l’œuvre, issue de la version arabe bien plus ancienne, offre enfin aux lecteurs francophones l’opportunité de découvrir une œuvre fondamentale de la littérature arabe contemporaine. Cet article se veut un hommage à Safi Said et à l’importance de sa réflexion politique et humaine, mise à l’honneur dans un livre à la fois audacieux et profondément humain.<em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les années prostate</em>&nbsp;n’est pas un essai sur le règne de Zine El Abidine Ben Ali, comme le suggère la couverture trop vendeuse du livre reproduisant une photo de l’ancien dictateur avec son épouse Leila Trabelsi. Ce n’est pas non plus un simple roman politique inspiré par le parcours de ce couple qui n’a pas laissé de bons souvenirs chez les Tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le personnage de Nooman, un président fictif, Safi Said explore les dimensions les plus sombres du pouvoir tout en creusant des questions intimes et philosophiques sur la vie humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit s’ouvre sur l’assassinat du président par sa servante, événement qui plonge le lecteur dans une réflexion sur la politique tunisienne et les rapports de pouvoir. Ce meurtre marque le début d’une exploration posthume où Nooman, dans l’au-delà, retrouve sa première femme, morte cinq ans plus tôt. Ce face-à-face avec le passé permet à l’auteur de brosser un tableau acerbe de la condition humaine, en particulier dans le cadre politique de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre politique et introspection</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce roman, Said mêle habilement politique et introspection, nous offrant une lecture où les luttes internes des personnages résonnent avec les dérives du pouvoir. Un portrait poignant de la fragilité humaine, qui dépasse les frontières de la Tunisie pour toucher à des questions universelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la version originale en arabe soit antérieure à la traduction française, il aura fallu attendre 2018 pour que&nbsp;<em>Les années prostate</em>&nbsp;trouve sa place dans le monde littéraire francophone. Cette traduction, réalisée par Walid Maali et publiée aux Éditions L’Harmattan, permet enfin au public francophone d’accéder à cette voix arabe singulière, longtemps restée dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de n’être qu’un texte politique, le roman est aussi un témoignage intime sur les faiblesses humaines, l’amour, la trahison et la quête de sens. En le traduisant, l’œuvre de Safi Said prend toute son ampleur dans un contexte littéraire international, offrant une perspective nouvelle sur la société tunisienne et ses enjeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une œuvre à redécouvrir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est un appel à redécouvrir&nbsp;<em>Les années prostate</em>, une œuvre marquante mais trop souvent oubliée du grand public. En donnant à ce roman la place qu’il mérite dans le monde francophone, on rend hommage à un auteur dont la pensée critique et humaniste est plus que jamais d’actualité. La traduction de ce livre offre aux lecteurs une chance de découvrir une vision riche et nuancée de la Tunisie post-révolutionnaire, tout en introduisant des thèmes universels sur la nature humaine et les dérives du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cet hommage tardif, nous nous réjouissons de voir enfin Safi Said trouver la reconnaissance qu’il mérite au sein de la littérature francophone. Une lecture indispensable pour ceux qui souhaitent comprendre les dynamiques politiques et culturelles du monde arabe contemporain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KjvTgLK3x8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/">Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/embed/#?secret=RhuWQPQTCW#?secret=KjvTgLK3x8" data-secret="KjvTgLK3x8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/les-annees-prostate-de-safi-said-une-reflexion-sur-la-face-sombre-pouvoir/"> ‘‘Les années prostate’’ de Safi Said : une réflexion sur la face sombre du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Accusé de diviser le front anti-islamiste, l&#8217;amiral Kamel Akrout se justifie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/12/accuse-de-diviser-le-front-anti-islamiste-lamiral-kamel-akrout-se-justifie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 22:13:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amiral Akrout]]></category>
		<category><![CDATA[conseiller]]></category>
		<category><![CDATA[front anti-islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[PDL]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;amiral Kamel Akrout, ancien conseiller à la sécurité nationale à la présidence de la République a publié, ce lundi 12 avril 2021, un post sur sa page Facebook, afin de tenter de justifier les accusations, dont il fait l&#8217;objet, notamment celles le disant chercher à diviser le front anti-islamiste. Kamel Akrout, qui était également ancien...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/12/accuse-de-diviser-le-front-anti-islamiste-lamiral-kamel-akrout-se-justifie/">Accusé de diviser le front anti-islamiste, l&rsquo;amiral Kamel Akrout se justifie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Kamel-Akrout.jpg" alt="" class="wp-image-345304"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L&rsquo;amiral Kamel Akrout, ancien conseiller à la sécurité nationale à la présidence de la République a publié, ce lundi 12 avril 2021, un post sur sa page Facebook, afin de tenter de justifier les accusations, dont il fait l&rsquo;objet, notamment celles le disant chercher à diviser le front anti-islamiste.</strong></em></p>



<span id="more-345298"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Kamel Akrout, qui était également ancien attaché militaire de la Tunisie aux Émirats arabes unis et qui a récemment refait surface sur la scène politique, notamment via des pages sur les réseau sociaux, ou encore à travers quelques médias, a récémment été accusé par la présidente du PDL, Abir Moussi, qui dit détenir des preuves d&rsquo;avoir pris contact avec les structures de son parti au Sahel, région dont il est originaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On dit aussi que l&rsquo;amiral à la retraite, doit sa réapparition à homme d&rsquo;affaires Kamel Eltaïef, qui le soutient et que l&rsquo;on sait avide de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi dans un post publié sur son compte, Kamel Akrout, qui dit avoir récemment fait «<em>l’objet d’attaques diverses</em>», a<strong><em> </em></strong>affirmé n&rsquo;être l&rsquo;allié d&rsquo;aucun part, être contre tout projet obscurantiste de dissolution d&rsquo;un gouvernement civil dans un magma confessionnel et d&rsquo;être un homme libre et indépendant, n&rsquo;ayant prêté allégeance qu&rsquo;à sa patrie et son drapeau. Je n&rsquo;en prêterai à personne, ni à une femme, ni à un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J&rsquo;ai l&rsquo;honneur d&rsquo;être avec un carré de femmes, d&rsquo;hommes et de jeunes venus dans une réflexion commune sur le pays. Ceux qui comprennent la valeur du mot « carré » savent à quoi je fais allusion»</em>, a-t-il encore écrit, en ajoutant : <em>«En dernier lieu, à celles et ceux qui croient me donner des leçons de patriotisme, je leur dis, allez commander à un moment où le pays était menacé par une guerre civile ou lorsque l&rsquo;armée était attaquée de toute part».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;est ensuite positionné en donneur de leçon, en demandant à <em> </em>chacun<em> <em>«</em>de se regarder dans un miroir à l&rsquo;aune où il était avant 2011, entre 2011 et 2013 et qu&rsquo;il corrige ses leçons de patriotisme. Et que les écrivaillons aillent trouver d&rsquo;autres sujets de pamphlets. Ne jamais projeter sur ceux qui ne pensent pas comme soi ses propres peurs de trahison»</em>, dit-il, en poursuivant : <em><em>«</em>A force on finit par considérer comme traîtres des gens qui sont proches mais qui osent exprimer leurs opinions et comme ennemis des personnes qui sont simplement neutres ou indifférentes à vos positions. Un vrai politique doit être capable de discernement, être loin de tout Ego et être à l’écoute de toutes les opinions pour bien appréhender les vrais besoins du peuple</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Amiral à la retraite a enfin conclu en ses termes: <em>«Enfin je suis conscient que le charisme d’un leader ce n’est pas seulement les applaudissements d’une communauté émotionnelle autour de soi, le charisme c’est de ne pas avoir besoin de sulfater ceux qui ne se sentent pas obligés de vous suivre, qui peuvent vous respecter mais qui ne se sentent pas la vocation d’un mouton de Panurge pour vous suivre aveuglément».</em>..</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P1vkOBBeXz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/11/eltaief-jenayah-la-guerre-inter-sahelienne-fait-rage/">Eltaïef-Jenayah : La guerre inter-sahélienne fait rage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Eltaïef-Jenayah : La guerre inter-sahélienne fait rage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/11/eltaief-jenayah-la-guerre-inter-sahelienne-fait-rage/embed/#?secret=g6OoRIeYlC#?secret=P1vkOBBeXz" data-secret="P1vkOBBeXz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3cT2QFu4Ti"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/abir-moussi-kamel-akrout-contacte-les-structures-du-pdl-au-sahel-video/">Abir Moussi: «Kamel Akrout contacte les structures du PDL au Sahel» (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi: «Kamel Akrout contacte les structures du PDL au Sahel» (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/10/abir-moussi-kamel-akrout-contacte-les-structures-du-pdl-au-sahel-video/embed/#?secret=GFRI89fXEI#?secret=3cT2QFu4Ti" data-secret="3cT2QFu4Ti" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/12/accuse-de-diviser-le-front-anti-islamiste-lamiral-kamel-akrout-se-justifie/">Accusé de diviser le front anti-islamiste, l&rsquo;amiral Kamel Akrout se justifie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Douar Hicher : «Ghannouchi assassin !», scandent des jeunes manifestant contre les partis au pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Feb 2021 20:01:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Douar Hicher]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[ghannouchi]]></category>
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		<category><![CDATA[peuple]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des jeunes ont manifesté ce dimanche 21 février 2021, à Douar Hicher pour appeler au développement, tout en accusant les partis au pouvoir de ne pas se soucier des intérêts du peuple et du pays. «Ghannouchi assassin!», ont-il notamment scandé devant le bureau du parti islamiste Ennahdha de ce quartier de Tunis. Les jeunes estiment...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Douar-Hicher.jpg" alt="" class="wp-image-337203"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des jeunes ont manifesté ce dimanche 21 février 2021, à Douar Hicher pour appeler au développement, tout en accusant les partis au pouvoir de ne pas se soucier des intérêts du peuple et du pays. «Ghannouchi assassin!», ont-il notamment scandé devant le bureau du parti islamiste Ennahdha de ce quartier de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-337201"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes estiment que les politiciens et les responsables œuvrent pour leurs intérêts personnels et partisans, faisant fi des besoins essentiels du peuple : «<em>On ne veut plus de vous ! De vos disputes et de vos conflits ! Le peuple crève de faim depuis dix ans et la situation s&#8217;empire de jour en jour</em>», ont-il déploré en s’adressant au parti au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestants ont appelé à une lutte sérieuse contre la corruption, à écarter les corrompus du pouvoir et à répondre aux revendications légitimes du peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Cela fait 10 ans que nous souffrons, que vous vous disputez le pouvoir. Dix ans de faim, de chômage, de violences, de terrorisme et de malheurs&#8230; il est temps que ça cesse !»</em>, ont-il encore lancé, avant de se rendre devant le bureau d&rsquo;Ennahdha où ils ont lancé des dégages et en scandant : «<em>Ghannouchi, assassin !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.facebook.com/jamel.werghi.94/posts/884505592344817" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a></em></strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Pouvoir et liberté d’expression dans le cas de la Tunisie en voie de démocratisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 10:05:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment se répartit la liberté d’expression, à l&#8217;intérieur d’un régime nouvellement démocratique et qui la garantit, en théorie, à tous, comme le régime tunisien actuel? Les citoyens en profitent-ils de façon égale ? Par Jamila Ben Mustapha * On pourrait établir, à ce propos, une distinction entre, au moins et surtout, 2 catégories de Tunisiens,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/liberté-dexpression-2.jpg" alt="" class="wp-image-94400"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment se répartit la liberté d’expression, à l&rsquo;intérieur d’un régime nouvellement démocratique et qui la garantit, en théorie, à tous, comme le régime tunisien actuel? Les citoyens en profitent-ils de façon égale ? </em></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Par <strong>Jamila Ben Mustapha</strong> * <br></p>



<span id="more-233662"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"> On pourrait établir, à ce propos, une distinction entre, au moins et surtout, 2 catégories de Tunisiens, si l’on prend l’exemple de notre pays, à ce moment de notre histoire.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> On a d’abord ceux qui exercent directement le pouvoir (présidents, ministres, responsables divers…) qui sont des personnalités publiques dont les paroles sont très surveillées et susceptibles d’être férocement critiquées par les médias et l’opinion publique.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> On a ensuite, de l’autre côté, celui des différents médias, les observateurs et analystes vigilants composés de journalistes professionnels ou de membres de la société civile. Paradoxalement, ce sont ainsi les tout-puissants, ceux qui ont une part concrète et réelle du pouvoir, qui doivent respecter diverses contraintes et peser chacun de leurs mots, ayant les lumières des projecteurs braquées sur eux de façon permanente.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Par un principe de compensation, ceux qui profitent donc le plus de la liberté de parole, ce ne sont pas, bien entendu, les Tunisiens anonymes qui peuvent s’exprimer librement, seulement le temps d’une manifestation, la pratique régulière de la parole et de la réflexion publiques leur échappant, et qui représentent une autre catégorie de citoyens, la plus nombreuse, mais ceux qui manient la plume ou parlent, que ce soit dans les journaux, les télévisions ou même les réseaux sociaux qui intègrent et absorbent de plus en plus, d’ailleurs, une partie de cette masse anonyme, et où on trouve, sur le plan de la qualité, tous les niveaux d’expression, l’insulte qui massacre autant les personnes que la langue, comme la réflexion la plus élaborée.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> C’est comme si les gens de pouvoir avaient la possibilité de l&rsquo;action – du moins, en partie, surtout quand ils appartiennent à de petits pays dépendant des puissants de ce monde –, et certains journalistes réellement indépendants  ainsi que des membres actifs de la société civile, celle de la parole – permise à l’intérieur de limites, elle aussi, chez nous comme dans les vieilles démocraties, chaque société ayant ses tabous :<em> ‘‘Est-il permis de  critiquer Israël ?’’</em> s&rsquo;interrogeait, par exemple, Pascal Boniface ayant fait les frais de la censure, en donnant cette interrogation comme titre à l’un de ses livres, en 2003. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph"> En un mot, ce sont ceux qui ne poursuivent aucun but opportuniste comme l’acquisition d’un avantage quelconque, matériel ou moral, qui peuvent manifester le plus d’insolence dans leurs textes oraux ou écrits publiés, le terme «insolence» étant pris dans son sens le plus noble, pour la bonne raison qu’ils n’ont, en s’exprimant, aucun intérêt personnel à défendre.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Universitaire et écrivaine.</em> </p>



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		<item>
		<title>Tunisie : « Laouar », le sorcier que consultent les politiciens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/29/tunisie-laouar-le-sorcier-que-consultent-les-politiciens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2017 18:10:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[charlatan]]></category>
		<category><![CDATA[Lac 2]]></category>
		<category><![CDATA[Msaken]]></category>
		<category><![CDATA[politiciens]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Laouar » à El-Kamour. Les mauvaises habitudes ont la vie dure : comme au temps de Ben Ali, des personnalités politiques consultent un sorcier pour réussir ou faire chuter leurs adversaires. Un homme d’un certain âge, T. A., surnommé « Laouar » (le borgne) et se présentant comme voyant et sorcier, séduit certains hommes politiques qui lui rendent...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-116427" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Charlatan-politique-Lac2-borgne-.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>« Laouar » à El-Kamour.</em></p>
<p><em><strong>Les mauvaises habitudes ont la vie dure : comme au temps de Ben Ali, des personnalités politiques consultent un sorcier pour réussir ou faire chuter leurs adversaires.</strong></em><span id="more-116424"></span></p>
<p>Un homme d’un certain âge, T. A., surnommé <em>« Laouar »</em> (le borgne) et se présentant comme voyant et sorcier, séduit certains hommes politiques qui lui rendent souvent visite dans un appartement situé au Berges du Lac 2, au nord de Tunis.</p>
<p>T. A. est originaire de Msaken (Sousse) et s’est fait connaître dans la société mondaine, à travers à une certaine D. H., une Tunisienne qui avait fait fortune après son divorce d’un Tunisien qui travaillait dans un casino en France. Cette dame a, aujourd&rsquo;hui, ses entrées dans certains palais de Tunis et de sa banlieue.</p>
<p>La maison du charlatan ne désemplit pas, et ses <em>«clients» </em>sont souvent ramenés par D. H., qui a tissé sa toile dans le milieu. On compte parmi eux des hauts responsables de l&rsquo;Etat, des dirigeants de partis, l&rsquo;opposition y compris.</p>
<p>Tous sont en quête d&rsquo;un porte-bonheur (<em>« gri-gri »</em> ou <em>« herz »</em> comme on dit chez nous) qui leur ouvre la porte du pouvoir ou les y maintient le plus longtemps possible. Qui veut se faire élire, qui veut être nommé ministre, qui veut prendre la tête d&rsquo;un parti, ou qui cherche à boucher la voie devant un adversaire redouté&#8230; Tous rêvent d&rsquo;un raccourci, d&rsquo;une sorte de main de Dieu qui leur déblaie la voie vers le grand destin que, dans leur narcissisme, ils croient tous incarner.</p>
<p>Parmi les clients du borgne, il y a bien sûr ceux qui veulent juste savoir de quoi demain sera fait.</p>
<p>Preuve de l&rsquo;efficacité présumé du charlatan: certains responsables politiques l&rsquo;ont appelé en renfort pour gérer des situations de crise, comme le fameux sit-in d&rsquo;El-Kamour, à Tataouine, qui a failli dégénérer en violences.</p>
<p>Il s’est alors déplacé sur place, toujours flanqué de la fameuse entremetteuse D. H., et lorsque la crise s&rsquo;est finalement dénouée, dans le courant de juin 2017,  après 2 mois de protestations, il s&rsquo;est trouvé des gens haut placés pour croire que c&rsquo;était grâce au borgne!</p>
<p>Voilà, chers concitoyens et chères concitoyennes, où en est la Tunisie, six ans après la révolution&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Yüsra Nemlaghi</strong></p>
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		<item>
		<title>Hammami : Ennahdha est prêt à tout pour rester au pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/hammami-ennahdha-est-pret-a-tout-pour-rester-au-pouvoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2017 09:13:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jilani Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jilani Hammami a déclaré que le parti islamiste Ennnahdha, conduit par Rached Ghannouchi, est prêt à tout pour rester au pouvoir. Dans une déclaration à Cap FM, hier, mardi 12 septembre 2017, le député du Front populaire (FP), a indiqué qu&#8217;Ennahdha a voté la confiance au gouvernement Youssef Chahed 2 dans le seul but de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-113798" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/ghannouchi_hammami.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Jilani Hammami a déclaré que le parti islamiste Ennnahdha, conduit par Rached Ghannouchi, est prêt à tout pour rester au pouvoir.</strong></em><span id="more-113791"></span></p>
<p>Dans une déclaration à Cap FM, hier, mardi 12 septembre 2017, le député du Front populaire (FP), a indiqué qu&rsquo;Ennahdha a voté la confiance au gouvernement Youssef Chahed 2 dans le seul but de rester au pouvoir.</p>
<div class="embed">
<div class="video"><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FCapFm.PageOfficielle%2Fvideos%2F1498032850277659%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p>«<em>Le mouvement Ennahdha est prêt à renoncer à beaucoup de choses, juste pour rester au pouvoir. Ses dirigeants seront même prêts à voter pour Ben Ali. Leur seul intérêt est de rester au pouvoir à tout prix</em>», a-t-il souligné.</p>
<p>Notons que le parti de Rached Ghannouchi contrôle (presque) de façon continue, depuis 2012, plusieurs ministères économiques (Finance, Développement, Investissement, Emploi, Formation professionnelle, Technologie de la Communication et Economie numérique, Commerce, Industrie, etc.).</p>
<p>Beaucoup d&rsquo;observateurs estiment que le parti islamiste est le principal responsable de la crise socio-économique qui sévit actuellement en Tunisie, pays que l&rsquo;ancien dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, au moment de sa fuite, en janvier 2011, avait laissé dans un meilleur état, notamment en ce qui concerne les finances publiques et les grands équilibres macro-économiques.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/hammami-ennahdha-est-pret-a-tout-pour-rester-au-pouvoir/">Hammami : Ennahdha est prêt à tout pour rester au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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