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	<title>Archives des programme nucléaire - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des programme nucléaire - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Target Iran’’ &#124; L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 07:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Scott Ritter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée par le président Bush fils. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/target-iran-ladministration-bush-projetait-deja-dabattre-le-regime-iranien/">‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive,&nbsp;qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-18517201"></span>



<p>Le premier élément de l’axe du mal de Bush,&nbsp;la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans le viseur depuis 1994</h2>



<p>Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.</p>



<p>En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.</p>



<p>En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.</p>



<p>Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite <em>‘‘American New Century’’</em>.</p>



<p>L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).</p>



<p>Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits&nbsp;de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.</p>



<p>Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.</p>



<p>Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.</p>



<p>Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un climat de défiance générale</h2>



<p>En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.</p>



<p>Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.</p>



<p>Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.</p>



<p>Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.</p>



<p>C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde vers l’abime</h2>



<p>Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.</p>



<p>Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu&nbsp;; <em>«si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël»</em>.</p>



<p>Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.</p>



<p>Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.</p>



<p>Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? </p>



<p><strong><em>‘‘Target Iran: The Truth About the White House&rsquo;s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S0rD40bZSt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/embed/#?secret=U2efW1iRD4#?secret=S0rD40bZSt" data-secret="S0rD40bZSt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les dessous de l’accord d&#8217;armement russo-iranien</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 07:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie a doté l'Iran de l’un de ses systèmes de défense aérienne les plus avancés: le missile sol-air portable à guidage infrarouge Verba.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/les-dessous-de-laccord-darmement-russo-iranien/">Les dessous de l’accord d&rsquo;armement russo-iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le </em></strong><a href="https://www.ft.com/content/d034cc1a-f5fb-494e-a3c1-466e8e80ed82" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Financial Times</em></strong></a><strong><em>, citant des sources bien informées et se référant à des documents russes confidentiels qu’il a consultés, a révélé les détails d’un accord secret irano-russe prévoyant une commande iranienne de systèmes de défense aérienne russes d’une valeur de 545 millions de dollars en juillet de l’année dernière, quelques jours seulement après la fin de la guerre des douze jours. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18409425"></span>



<p>Ces révélations interviennent alors que les États-Unis déploient une force militaire considérable au Moyen-Orient, sur fond de menaces du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran s’il ne conclut pas à un <em>«bon accord»</em> concernant son programme nucléaire.</p>



<p>Le journal britannique indique que l’accord signé à Moscou en décembre dernier oblige la Russie à livrer 500 lanceurs mobiles Verba et 2500 missiles 9M336 à Téhéran sur une période de trois ans.</p>



<p>Les négociations ont eu lieu entre Rosoboronexport (l’agence d’État russe chargée des exportations d’armement) et un représentant du ministère iranien de la Défense à Moscou.</p>



<p>Le journal précise que Rouhollah Katibi, un haut responsable du ministère iranien de la Défense basé à Moscou, a coordonné l’accord. Il avait auparavant contribué à la vente de centaines de missiles balistiques à courte portée Fateh-360 à la Russie, destinés à être utilisés en Ukraine.</p>



<p>Les États-Unis ont imposé des sanctions à Katibi en 2024, l’accusant d’agir pour le compte du ministère iranien de la Défense. Le département du Trésor américain l’a qualifié de trait d(union entre le gouvernement russe et le ministère iranien de la Défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le système Verba</h2>



<p>Le système Verba est l’un des systèmes de défense aérienne les plus avancés de la Fédération de Russie. Il s’agit d’un missile sol-air portable à guidage infrarouge, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones.</p>



<p>Ce système permet aux forces terrestres de déployer rapidement des défenses dispersées sans dépendre d’installations radar fixes, plus vulnérables aux attaques.</p>



<p>Selon les termes du contrat, les livraisons sont prévues en trois phases entre 2027 et 2029.</p>



<p>Un ancien haut responsable américain a déclaré : <em>«La Russie a peut-être perçu cet accord comme un moyen de rétablir ses relations avec l’Iran après son incapacité apparente à soutenir son allié lors de la guerre de douze jours contre Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«Ils souhaitent que l’Iran reste un partenaire. Par conséquent, même s’ils n’ont pas pu intervenir pendant la crise, ils tenteront de renouer les liens par la suite»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT</em> a cité une source proche du dossier qui a déclaré : <em>«Il est probable qu’un petit nombre de ces systèmes aient été livrés à l’Iran dès le début»</em>. L’ambassadeur d’Iran à Moscou Kazem Jalali l’a également laissé entendre en confirmant plusieurs vols récents entre Moscou et Téhéran.&nbsp;</p>



<p>Un avion-cargo russe Iliouchine Il-76TD a effectué au moins trois vols entre Mineralnye Vody, dans le Caucase du Nord, et la ville iranienne de Karaj au cours des dix derniers jours. Au moins un autre appareil du même type est arrivé en Iran en provenance de la même région fin décembre. L’Iran aurait également reçu jusqu’à six hélicoptères d’attaque russes Mi-28 en janvier et aurait commencé à en utiliser un à Téhéran ce mois-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le système Verba est-il suffisant ?</h2>



<p>Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies (un groupe de réflexion basé à Moscou) a expliqué que <em>«si certaines unités étaient livrées et déployées en Iran, il est peu probable qu’elles améliorent significativement la défense globale de Téhéran en cas de nouvelle guerre contre Israël ou les États-Unis</em>».</p>



<p>Cependant, M. Pukhov a souligné que ce nouveau système pourrait rendre beaucoup plus dangereuses les opérations américaines impliquant des hélicoptères et des avions volant à basse altitude, tactiques récemment utilisées pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. <em>«Si une attaque héliportée comme celle contre Maduro devait se produire, ce système pourrait s’avérer très utile aux Iraniens. Si les missiles sont confiés aux bonnes personnes au bon moment, ils peuvent causer d’importants dégâts» </em>du côté américain, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement de stratégie pour Téhéran</h2>



<p>Nicole Grajewski, professeure assistante à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste des relations stratégiques irano-russes, a déclaré : <em>«Cet accord témoigne d’un changement de stratégie pour Téhéran après la destruction de ses défenses aériennes par Israël l’an dernier»</em>.&nbsp; Elle a ajouté : <em>«Contrairement aux systèmes de défense aérienne stratégiques russes de plus grande envergure, tels que les S-300 et S-400, le Verba ne nécessite pas de formation ni d’intégration poussées et peut être déployé beaucoup plus rapidement. Aucun de ces transferts ne modifiera fondamentalement la capacité de l’Iran à rivaliser avec les forces armées les plus avancées au monde mais ils pourraient prolonger le prochain conflit»</em>.</p>



<p>Le <em>FT</em> rappelle que Téhéran a fourni à Moscou des drones et des missiles pendant la guerre russo-ukrainienne. Les deux pays ont également signé un traité visant à renforcer leurs relations bilatérales en janvier 2025 et l’Iran a cherché à acquérir deux escadrons de chasseurs Soukhoï Su-35 de pointe auprès de la Russie.</p>



<p>En juin 2025, la confrontation militaire la plus directe et la plus violente entre l’Iran et Israël a éclaté lorsque Tel-Aviv, avec le soutien militaire direct des États-Unis, a lancé une série de frappes aériennes ciblant trois installations nucléaires iraniennes clés.</p>



<p>Cette guerre a marqué un tournant radical dans le cours du conflit régional, Washington s’engageant, pour la première fois, ouvertement et immédiatement dans des opérations offensives. Cela a entraîné la destruction massive des infrastructures de défense de Téhéran et a plongé toute la région au bord d’un conflit ouvert, qui a pris fin après l’annonce par le Pentagone et l’armée israélienne du succès des <em>«frappes chirurgicales»</em> ayant permis de détruire les principales cibles dont des réacteurs et des installations d’enrichissement vitaux.&nbsp;</p>



<p>L’intensification de l’activité militaire américaine durant ce mois de février s’inscrit dans la continuité des conséquences de cette guerre. Washington cherche à tirer profit de la supériorité aérienne acquise l’été dernier pour imposer de nouvelles conditions nucléaires à Téhéran, tandis que ce dernier s’efforce de reconstruire au plus vite ses systèmes de défense en concluant ces accords avec Moscou pour l’acquisition de missiles portables Verba, dans le but de créer une défense aérienne au sol capable de pallier les vulnérabilités techniques révélées par les douze jours de la précédente guerre.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5GfAjuq13T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/">Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/embed/#?secret=qzdnkxbrM0#?secret=5GfAjuq13T" data-secret="5GfAjuq13T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/les-dessous-de-laccord-darmement-russo-iranien/">Les dessous de l’accord d&rsquo;armement russo-iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Etats-Unis &#8211; Iran &#124; Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran  s’inscrivent dans une logique de préparation de la guerre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque des porte-avions et des sous-marins nucléaires se déploient pendant que les diplomates se rencontrent, lorsque les bombardiers changent de base au rythme des communiqués officiels, il ne s’agit plus d’un simple dialogue, il s’agit d’une préparation minutieuse à une confrontation majeure. Les négociations entre Washington et Téhéran s’inscrivent dans cette logique.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18389056"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans les crises contemporaines, la négociation n’est plus l’alternative à la guerre, elle en est souvent l’antichambre. Elle permet d’organiser la responsabilité de l’échec et de transformer une action militaire en réaction légitime. La diplomatie devient ainsi la dernière étape avant l’usage de la force, non la première vers la paix.</p>



<p>Les discussions en cours entre Américains et Iraniens remplissent une fonction classique consistant à gagner du temps, à tester l’adversaire, à façonner la perception internationale et, surtout, à construire la légitimité d’une action future.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie comme instrument tactique</h2>



<p>Washington discute tout en renforçant simultanément son dispositif militaire régional avec des déploiements navals, un repositionnement aérien, une coordination stratégique avec ses alliés, notamment Israël. Or l’histoire des crises internationales montre qu’on ne prépare pas un accord durable en augmentant parallèlement la capacité de frappe. La diplomatie devient alors un levier tactique, destiné à accroître la pression et à contraindre l’adversaire à céder et à se plier à un dictat par nature déséquilibré.</p>



<p>Surtout que les exigences des deux parties demeurent incompatibles. Les États-Unis réclament des limitations élargies du programme nucléaire, des restrictions balistiques à une portée maximale de 300 km et un encadrement des réseaux d’influence régionaux iraniens. Téhéran, de son côté, exige une levée substantielle des sanctions et refuse toute négociation sur son programme d’armement balistique. Ces lignes rouges rendent improbable un accord de fond à court terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre pensée en Israël </h2>



<p>Si les chances d’un compromis sont faibles, pourquoi maintenir le théâtre diplomatique ? Pour Washington, afficher des discussions en cours permet de démontrer que <em>«toutes les voies ont été explorées»</em> avant toute escalade. Cette séquence construit une légitimité internationale précieuse, ainsi en cas d’échec, l’administration américaine pourra soutenir qu’elle n’a fait que réagir à l’intransigeance iranienne. La diplomatie devient ainsi une assurance politique, une étape nécessaire pour préparer l’opinion publique, les alliés européens et les partenaires régionaux à une confrontation.</p>



<p>Se joindre sans réserve aux guerres du gouvernement de Netanyahu ne renforcerait pas nécessairement les intérêts américains ; cela pourrait au contraire les fragiliser. Une guerre pensée à Jérusalem ne correspond pas toujours aux priorités stratégiques de Washington.</p>



<p>Du côté iranien, le maintien des négociations répond à une logique différente mais tout aussi stratégique. Il s’agit d’espérer desserrer partiellement l’étau des sanctions, de gagner du temps pour consolider les capacités internes, et d’éviter l’image d’un régime fermé à toute solution diplomatique. Les discussions servent également de canal de renseignement, chacune des parties teste l’autre, évalue ses marges de manœuvre et mesure sa tolérance au risque. En réalité, la négociation est devenue un instrument d’observation et de préparation mutuelle — non un chemin vers la paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le facteur nucléaire : un prétexte ?</h2>



<p>Officiellement, le cœur du différend reste le nucléaire. Empêcher l’Iran d’accéder à l’arme atomique constitue l’argument central avancé par Washington pour justifier sa fermeté. Pourtant, la question dépasse largement la seule prolifération. Ce qui est en jeu, c’est l’équilibre stratégique régional. Un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire — même latente — modifierait profondément la hiérarchie des puissances au Moyen-Orient, affaiblissant la liberté d’action américaine et celle de ses alliés. Le dossier nucléaire sert ainsi de justification visible à une préoccupation plus large de préservation d’une architecture de sécurité régionale favorable aux intérêts occidentaux.</p>



<p>Si le nucléaire constitue l’argument public central, il n’épuise pas les motivations réelles. La nature des cibles frappées lors de la guerre de douze jours de 2025 — bien au-delà des seules installations atomiques — suggère que l’objectif dépasse la simple non-prolifération. Il s’agit moins d’empêcher la construction d’une bombe nucléaire que de remodeler un rapport de force régional.</p>



<p>Mais le paradoxe est cruel. Plus la pression militaire et économique s’intensifie, plus l’incitation iranienne à rechercher une dissuasion crédible augmente. Une frappe préventive pourrait retarder le programme nucléaire sans l’éliminer ; elle pourrait surtout transformer une capacité latente en décision politique assumée d’accéder à l’arme nucléaire.</p>



<p>Dans cette perspective, la négociation actuelle ressemble à une tentative de gestion du calendrier stratégique afin de retarder le seuil critique, sans résoudre le dilemme fondamental. Le nucléaire n’est pas seulement le déclencheur potentiel d’une confrontation ; il est devenu l’outil rhétorique central d’un affrontement plus vaste sur la domination régionale.</p>



<p>Il y a encore quelques mois, les services de renseignement américains estimaient que Téhéran n’avait pas pris la décision politique de construire une arme nucléaire. Ce décalage entre évaluation stratégique et rhétorique publique mérite d’être interrogé.</p>



<p>En juin 2025, le président Trump déclarait solennellement à la nation : <em>«Il y a peu de temps, l’armée américaine a mené des frappes massives et de haute précision contre les trois principales installations nucléaires du régime iranien : Fordo, Natanz et Ispahan… Notre objectif était la destruction de la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran… Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties.»</em></p>



<p>Si ces installations ont réellement été <em>«complètement et totalement anéanties»</em>, au point d’éliminer la menace, alors invoquer aujourd’hui le nucléaire comme motif central d’une nouvelle intervention révèle une contradiction majeure. Soit la menace a été neutralisée, soit elle sert désormais d’argument commode pour justifier une escalade dont les motivations dépassent la seule non-prolifération. Ce glissement du discours suggère que le nucléaire n’est pas la cause profonde de l’escalade, mais son habillage politique.</p>



<p>On se souvient des accusations martelées sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, brandies comme justification morale et stratégique de l’invasion de l’Irak — des armes qui, au terme de la guerre, ne furent jamais trouvées, parce qu’elles n’avaient jamais existé.</p>



<p>Même les bombardements les plus massifs — y compris l’usage de munitions de très forte puissance contre des sites enterrés — ne détruisent pas une compétence nucléaire. Ils en retardent le calendrier. Les centrifugeuses peuvent être reconstruites ; le savoir-faire, lui, ne s’anéantit pas sous les décombres.</p>



<p>Derrière le discours officiel sur la non-prolifération se dessine une logique plus profonde, la préservation d’une asymétrie stratégique permanente fondée sur le maintien d’un monopole nucléaire israélien dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le moment est stratégique</h2>



<p>Si les négociations paraissent fragiles, c’est aussi parce que le calendrier stratégique pèse lourdement sur les décisions. Du côté américain, la fenêtre d’action militaire pourrait se refermer à mesure que l’Iran consolide et disperse ses capacités nucléaires et balistiques. Plus le temps passe, plus une intervention deviendrait complexe, coûteuse et incertaine. Cette dimension temporelle crée une pression silencieuse, agir tant que la supériorité technologique et opérationnelle est perçue comme décisive.</p>



<p>Du côté iranien, le temps joue différemment. Chaque mois qui passe, permet d’améliorer les capacités d’enrichissement et de tester la résilience économique face aux sanctions. Les protestations internes, quant à elles, introduisent une variable politique instable &#8211; un régime fragilisé peut chercher l’apaisement ou au contraire se durcir. Les négociations actuelles s’inscrivent donc dans une course contre la montre où chacun tente de maximiser son avantage avant un possible point de bascule.</p>



<p>Le moment n’est pas choisi au hasard ; il est dicté par la perception d’une opportunité stratégique — ou d’un risque imminent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois scénarios plausibles</h2>



<p>Trois trajectoires se dessinent à l’horizon. La première peu probable, serait celle d’un compromis technique minimal tel qu’un gel de l’enrichissement iranien contre un allègement limité des sanctions. Un accord partiel, sans résolution des différends structurels, permettant à chacun de sauver la face. Ce scénario stabiliserait provisoirement la situation, mais il ne ferait que repousser l’affrontement stratégique sous-jacent.</p>



<p>La seconde hypothèse serait celle d’un échec contrôlé menant à des frappes ciblées américaines et israéliennes contre des installations nucléaires et balistiques iraniennes. </p>



<p>Une fois les hostilités engagées, le président américain ne serait plus seul maître du tempo. Les pressions viendraient de toutes parts, notamment de ses alliés européens, désireux de voir la guerre s’achever au plus vite tant ils en subissent les répercussions — renchérissement des importations énergétiques, perte de points de croissance économique, tensions migratoires accrues — comme d’acteurs politiques intérieurs, sceptiques quant à la possibilité d’un<br>résultat véritablement décisif.</p>



<p>L’escalade, souvent, devient moins stratégique que politique. Aussi, l’histoire des crises régionales montre qu’une action dite <em>«limitée»</em> peut déclencher une riposte asymétrique imprévisible tels que des attaques contre des bases américaines, des activations de proxies, des perturbations énergétiques.</p>



<p>Enfin, le scénario le plus préoccupant demeure celui de l’erreur de calcul. Dans un environnement saturé de méfiance, de démonstrations de force et de pression politique, un incident mal interprété pourrait faire basculer la région dans une escalade rapide. Ce n’est pas toujours l’intention qui déclenche la guerre ; c’est parfois l’accumulation de signaux mal lus.</p>



<p>L’histoire récente du Moyen-Orient devrait inciter à la prudence face aux promesses implicites de changement de régime. L’Irak a produit un enlisement stratégique. La Libye a engendré un chaos durable. Et l’Iran lui-même porte la mémoire d’un coup d’État soutenu de l’extérieur dont les conséquences ont façonné la révolution de 1979. Les renversements imposés créent rarement les démocraties espérées.</p>



<p>Une offensive extérieure provoquerait vraisemblablement un réflexe de ralliement national. Dans les moments de crise, les oppositions internes suspendent leurs divisions. L’hostilité étrangère consolide souvent ce qu’elle prétend affaiblir.</p>



<p>L’issue la plus probable d’une confrontation ne serait pas l’émergence d’un Iran modéré, mais le renforcement des éléments les plus durs du régime — voire une consolidation du pouvoir des structures militaires favorables à une dissuasion nucléaire assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque majeur : l’erreur de calcul</h2>



<p>Le danger principal ne réside peut-être ni dans une décision assumée de faire la guerre, ni dans un plan prémédité d’escalade, mais dans une erreur de calcul. Lorsque deux puissances s’observent à travers le prisme de la méfiance, chaque geste défensif peut être interprété comme une provocation, chaque démonstration de force comme un prélude à l’attaque. Dans un contexte où les forces sont déjà déployées, où les alliés régionaux sont en alerte et où les opinions publiques sont polarisées, la marge d’interprétation se réduit dangereusement.</p>



<p>Une frappe présentée comme “préventive” pourrait être perçue à Téhéran comme une tentative de changement de régime. Une riposte calibrée pourrait être jugée insuffisante à Washington et entraîner une seconde vague d’attaques. L’escalade ne serait alors plus le fruit d’une stratégie réfléchie, mais celui d’un engrenage. Les négociations actuelles ne neutralisent pas ce risque, elles l’accompagnent. Car lorsque la diplomatie sert davantage à préparer l’échec qu’à prévenir la crise, elle devient le décor fragile d’un affrontement en attente de déclencheur.</p>



<p>Toute confrontation directe aurait un coût immédiat, pertes humaines, attaques contre des installations abritant des dizaines de milliers de militaires américains dans la région, opérations clandestines en représailles. Mais le coût stratégique serait plus durable encore, affaiblissement du droit international et renforcement des puissances révisionnistes promptes à invoquer les précédents occidentaux pour justifier leurs propres offensives.</p>



<p>Au fond, les négociations actuelles constituent un théâtre diplomatique nécessaire dans toute confrontation moderne, un espace où l’on parle pour mieux se positionner, où l’on négocie pour tester, où l’on dialogue pour légitimer. Mais elles ne traduisent pas une volonté politique claire de compromis durable. Elles accompagnent un rapport de force.</p>



<p>L’histoire des relations internationales enseigne que lorsque la diplomatie se déroule sous la protection des bombardiers, ce sont rarement les mots qui tranchent en dernier ressort. Si les discussions en cours servent avant tout à structurer la confrontation plutôt qu’à l’éviter, alors le véritable enjeu n’est pas la signature d’un accord, mais la capacité des deux puissances à maîtriser l’escalade. Car derrière l’écran de fumée diplomatique se joue une question plus vaste, celle du monopole de puissance au Moyen-Orient — et de la manière dont les grandes nations choisissent d’imposer ou de négocier leur ordre stratégique. Une nouvelle guerre offensive fournirait aux puissances révisionnistes un argument supplémentaire pour relativiser les normes de non-agression. Chaque précédent affaiblit la règle. Et dans un monde déjà fragmenté, l’érosion des principes peut produire des conséquences plus durables qu’une victoire militaire.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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		<title>Barbouzerie américaine à Caracas, trouille à Téhéran !</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 08:12:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Iran doit contenir la contestation interne qui se répand dans tout le pays et éviter que Trump qui a menacé d’intervenir ne passe à l’acte.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/barbouzerie-americaine-a-caracas-trouille-a-teheran/">Barbouzerie américaine à Caracas, trouille à Téhéran !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le monde est en passe de devenir un immense Far West où le shérif Donald Trump souffle le chaud et froid, le régime théocratique en Iran se retrouve confronté à une équation insoluble. Contenir la contestation interne qui se répand dans l&rsquo;ensemble du pays comme une traînée de poudre et éviter que Trump qui a menacé d’intervenir ne passe à l’acte. La République islamique est entrée en «mode survie». Aujourd&rsquo;hui, les dirigeants iraniens ne savent plus quoi faire et sont dans une situation de grande inquiétude.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18207301"></span>



<p>Farnaz Fassihi, actuellement chef du bureau du <a href="https://www.nytimes.com/2026/01/04/world/middleeast/iran-protests.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> auprès des Nations Unies et qui a couvert l’Iran pendant plus de trente ans, observe comment Téhéran se trouve confronté à un dilemme complexe : l’escalade des troubles intérieurs et la menace de frappes extérieures. Son enquête montre que le régime iranien, pris en étau entre une économie en ruine et une colère populaire grandissante, ne dispose d’aucune solution claire permettant à la fois d’apaiser les tensions internes et d’éviter une escalade avec Israël et les États-Unis. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement dans une impasse</h2>



<p>Fassihi note que ces dernières années, le gouvernement iranien s’est habitué à réprimer par la force les vagues successives de manifestations nationales contestant son pouvoir. Toutefois, pour la première fois, les dirigeants du pays sont confrontés à un défi plus complexe à savoir une agitation intérieure croissante qui coïncide avec une menace militaire extérieure. Le gouvernement semble dans une impasse face à la gestion simultanée de ces deux problèmes, sans stratégie claire pour enrayer l&rsquo;effondrement économique qui alimente les manifestations et sans aucune indication que les dirigeants iraniens soient disposés à faire des concessions suffisantes sur leur programme nucléaire pour apaiser Israël et les États-Unis et éviter le risque d’une nouvelle série de frappes.</p>



<p>Depuis deux semaines, des manifestations secouent l’Iran. Bien qu’elles n’aient pas atteint l’ampleur des deux derniers grands soulèvements –l&rsquo;un en 2022 mené par des femmes et l’autre en 2019 déclenché par la hausse des prix du carburant– elles ont ébranlé les hauts responsables et suscité des réactions rapides des États-Unis et d’Israël. Le président Trump a menacé d’intervenir, déclarant sur les réseaux sociaux que les États-Unis viendraient en aide au peuple iranien si l’Iran tuait des manifestants pacifiques, ajoutant : <em>«Nous sommes pleinement préparés et prêts à agir»</em>.</p>



<p>De leur côté, le ministre israélien des Affaires étrangères et plusieurs responsables gouvernementaux ont publiquement apporté leur soutien aux manifestants. <em>«Israël est à vos côtés et vous soutient de toutes les manières possibles»</em>, a déclaré Gila Gamliel, ministre israélien de l’Innovation, des Sciences et des Technologies, dans une vidéo publiée la semaine dernière. Samedi, l’armée américaine a attaqué le Venezuela, l’un des plus proches alliés de l’Iran, et a capturé son dirigeant Nicolás Maduro. Lors d’une conférence de presse où Trump a déclaré que Washington entendait <em>«gérer»</em> ce pays d’Amérique du Sud et le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur le fait que les autres pays devaient en prendre note.</p>



<p>Les dirigeants et personnalités politiques iraniens semblaient désemparés et choqués. Les conséquences pour Téhéran sont considérables. Les lignes de défense s’effondrent</p>



<p>Ali Gholahki, commentateur iranien aux positions radicales, a déclaré lors d’un entretien téléphonique que la situation économique désastreuse avait joué un rôle déterminant dans la chute des dirigeants vénézuéliens et syriens, en engendrant une spirale de mécontentement populaire et en démoralisant les forces de sécurité. Il a ajouté : <em>«La leçon pour l’Iran est qu’il faut être extrêmement prudent pour éviter que le même scénario ne se reproduise. Lorsque les forces antiémeutes, les forces de sécurité et l’armée peinent à boucler leur budget, les lignes de défense s’effondrent»</em>.</p>



<p>Suite à la menace de frappes proférée par Trump vendredi, le Conseil suprême de sécurité nationale –l&rsquo;organe responsable de la sécurité intérieure et extérieure– a tenu une réunion d’urgence tard dans la nuit pour examiner les moyens de contenir les manifestations avec moins de violence et d’éviter d’attiser davantage la colère populaire.</p>



<p>Selon trois responsables iraniens proches du dossier, ayant requis l’anonymat en raison de la nature sensible des discussions, les préparatifs en vue d’éventuelles frappes militaires ont également été abordés.</p>



<p>Ces responsables ont indiqué que de hauts responsables avaient reconnu, lors de réunions et de conversations privées, alors que les manifestations se poursuivaient, que la République islamique était entrée en <em>«mode survie»</em>. Le pays semble démuni face à l’effondrement économique qui alimente les troubles, ou face à la menace d’une nouvelle escalade avec Israël et les États-Unis.</p>



<p>Le président Massoud Pezeshkian l’a déclaré publiquement à plusieurs reprises ces dernières semaines, allant même jusqu’à affirmer une fois qu’il n’avait aucune idée pour résoudre les nombreux problèmes de l’Iran. <em>«Toute politique fondée sur l’injustice est vouée à l’échec»</em>, a déclaré M. Pezeshkian jeudi, lors de sa première apparition publique depuis le début des manifestations. <em>«Il faut accepter que le fait que nous devions écouter le peuple»</em>, a-t-il martelé.</p>



<p>Les mesures prises jusqu’à présent par le gouvernement pour faire face à la crise économique, telles que le remplacement du gouverneur de la banque centrale et l’annonce de modifications de la politique monétaire, n’ont donné que des résultats limités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Programme nucléaire et lutte contre la corruption</h2>



<p>Une véritable refonte économique exigerait des changements majeurs pouvant mener à un accord nucléaire avec Washington qui lèverait les sanctions et à une lutte acharnée contre la corruption.</p>



<p>Le gouvernement semble soit incapable de prendre ces mesures, soit peu disposé à le faire. Les analystes estiment que les crises du pays sont interdépendantes. L’économie a été gravement affectée par les sanctions américaines sur les ventes de pétrole et les transactions bancaires internationales, imposées en 2018 lorsque Trump s’est retiré de l’accord nucléaire avec Téhéran. Après le rétablissement des sanctions par le Conseil de sécurité de l’Onu en septembre, le rial iranien a encore chuté. La corruption généralisée et la mauvaise gestion ont également aggravé la situation.</p>



<p>À ces difficultés s’ajoute le conflit persistant avec Israël, qui a perpétré des assassinats et des bombardements visant des installations nucléaires et militaires, tandis que l’Iran armait et finançait des groupes armés au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. En juin, Israël a lancé une attaque surprise contre l’Iran, déclenchant un conflit de douze jours qui s’est soldé par un bombardement américain d’installations nucléaires iraniennes, causant d’importants dégâts.</p>



<p>Selon trois responsables, les inquiétudes se sont accrues cette semaine quant à la possibilité qu’Israël profite de l’instabilité intérieure persistante pour lancer une nouvelle attaque. Ils ont ajouté que les déclarations de Trump et de responsables israéliens ont exacerbé ces craintes. Pezeshkian a tenu deux réunions d’urgence avec son conseil consultatif économique la semaine dernière, demandant des directives écrites et des éléments de langage en cas d’aggravation de la crise, d’après deux responsables au fait du dossier ayant requis l’anonymat. Ces derniers ont indiqué que certains conseillers ont suggéré à Pezeshkian de rejeter la responsabilité, dans ses discours publics, sur la <em>«double structure de pouvoir»</em> en Iran où les décisions clés sont prises par le Guide suprême, l(ayatollah Ali Khamenei.</p>



<p>Samedi, Khamenei a adopté une position plus intransigeante que le président, déclarant publiquement que <em>«les fauteurs de troubles doivent être remis à leur place»</em> et accusant des <em>«ennemis extérieurs»</em> de la chute de la monnaie et d&rsquo;autres problèmes économiques. Il a toutefois reconnu que les commerçants des bazars de Téhéran étaient en droit de protester contre les fluctuations des prix.</p>



<p>La vague de contestation actuelle a débuté cette semaine après la fermeture des boutiques par ces commerçants en signe de protestation. Alors que les grèves s’étendaient à d’autres villes, le gouvernement a décrété quatre jours fériés nationaux, jusqu’à dimanche, afin de tenter d’endiguer la situation.</p>



<p>Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et des articles de presse iraniens, la plupart des commerces du bazar de Téhéran sont restés fermés dimanche. Des manifestations sporadiques ont eu lieu et un important dispositif policier anti-émeute a été déployé. Ces derniers jours, les troubles ont dégénéré en violences dans de nombreux quartiers. Des jeunes ont attaqué des bâtiments gouvernementaux, affronté les forces de sécurité et incendié des voitures, des motos et des conteneurs à ordures, d’après des vidéos, des médias iraniens et le service persan de la BBC.</p>



<p>Les forces de sécurité ont réprimé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, et des coups de feu ont été entendus dans certaines vidéos en provenance de villes de l’ouest iranien. Au moins huit manifestants et deux membres des forces de sécurité ont été tués, selon des rapports officiels, des organisations de défense des droits humains et des vidéos de funérailles. Mehdi Rahmati, analyste iranien qui conseille les autorités sur la stratégie régionale, a déclaré :<em> «Malheureusement, je pense que le gouvernement n’a ni compréhension ni stratégie face à la situation intérieure ni face à la pression internationale croissante»</em>. Il a ajouté :<em> «La colère est palpable. Une hypothèse est qu’ils laissent les manifestants exprimer leur colère car nous sommes au bord de la rupture»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La République islamique joue sa survie &nbsp;</h2>



<p>Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a tenu jeudi dernier une réunion privée avec des responsables de médias affiliés à l’État. Selon deux sources proches du dossier, il a décrit l’escalade de la crise comme une<em> «lutte pour la survie»</em> de la République islamique et du pays. Ces sources ont indiqué qu’Araqchi avait déclaré aux représentants des médias que les perspectives de négociations avec Washington étaient actuellement <em>«inexistantes»</em> et que la décision d’engager le dialogue avec les États-Unis ne lui appartenait pas.</p>



<p>Depuis deux semaines, des foules descendent dans la rue pour exprimer leur colère contre le gouvernement et réclamer la fin du régime clérical. Les manifestations se concentrent principalement dans les petites villes, les quartiers défavorisés et les universités, où les manifestants scandent<em> «Mort à Khamenei!»</em> et <em>«Liberté! Liberté!»</em>. Des militants et des habitants en Iran ont déclaré que certains slogans ont élargi la condamnation du régime autoritaire, tels que: <em>«Mort à l’oppresseur, qu’il soit roi ou guide suprême»</em>.</p>



<p>À Téhéran, hormis le centre-ville, y compris le bazar, le campus universitaire et certains quartiers populaires, la vie semblait globalement normale, selon les habitants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des stations de ski au nord de la ville bondées de vacanciers aisés. Les manifestations actuelles ne semblent pas atteindre l’ampleur du soulèvement de 2022, qui, porté par un mouvement féministe progressiste exigeant la fin du port obligatoire du hijab, avait duré des mois.</p>



<p>Cependant, cette fois-ci, les manifestations pourraient s’étendre et devenir plus violentes. L’agence de presse Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution, a rapporté samedi que certains troubles dans les provinces de l’ouest avaient pris la forme de <em>«cellules organisées»</em> et d’<em>«attaques quasi armées»</em>.</p>



<p>L’agence a précisé que les instigateurs dans la province d’Ilam étaient numis d’armes à feu, d’armes lourdes et de grenades à main. Des vidéos montraient des foules masquées tirant en l’air avec des fusils d’assaut tout en scandant <em>«Mort à Khamenei!»</em>. Dans une déclaration commune, 17 militants pro-démocratie iraniens, dont Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix emprisonnée et les cinéastes Jafar Panahi (Palme d’or 2025 au Festival de Cannes) et Mohammad Rasoulof (Ours d’or à la Berlinale 2020), ont appelé les forces de sécurité à cesser toute attaque contre les manifestants. La déclaration affirmait : <em>«Le seul moyen de sauver l’Iran est de se détacher de la République islamique, une revendication qui n’est ni temporaire ni réprimable»</em>.</p>



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		<title>Épuisés financièrement, les Iraniens investissent les rues !</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:47:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la crise économique qui s’aggrave et à un pouvoir politique qui avoue son impuissance, les Iraniens sortent en masse manifester. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/">Épuisés financièrement, les Iraniens investissent les rues !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à la crise économique et financière qui s’éternise et s’aggrave, à la dégringolade historique du rial iranien devenu une monnaie de singe, à une forte paupérisation de la population et à un pouvoir politique qui avoue son impuissance, les Iraniens sortent en masse manifester. Pour ne rien arranger, le gouverneur de la Banque centrale Mohamed Reza Farzin a jeté l’éponge lundi 29 décembre 2025.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18177016"></span>



<p>Les premiers à être sortis dans les rues sont les commerçants dont les marchands du Bazar pourtant réputés conservateurs et qui furent jadis les premiers à rallier la révolution islamique mais ça, c’était en 1979 il y a presque 50 ans ! Il n’y a pas que les sanctions américaines qui ont causé cette situation financière désastreuse, il y a aussi des choix politiques contestables et une corruption endémique. L’Iran connaît aussi un conflit générationnel latent qui est en train d’exploser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépréciation rapide du rial et flambée des prix</h2>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/31/iran-spreading-protests-economy-pezeshkian/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a fait état de l’ampleur croissante des manifestations en Iran, alimentées par la dépréciation rapide du rial et la flambée des prix.</p>



<p>Les protestations ont débuté par des grèves de commerçants à Téhéran avant de s’étendre rapidement aux étudiants, aux ouvriers et à plusieurs villes du pays.</p>



<p>Le <em>WP</em> revient également sur la réaction des autorités et leurs tentatives pour contenir les manifestations alors que la pression s’accentue sur le gouvernement face à des indicateurs économiques laissant présager une crise imminente.&nbsp;</p>



<p>Dans son reportage, Yeganeh Torbati note que des manifestations antigouvernementales ont éclaté en Iran cette semaine, à commencer par des protestations de commerçants -dont les marchands du Bazar- à Téhéran contre la forte baisse de la valeur de la monnaie iranienne. Mercredi 31 décembre, les protestations s’étaient étendues aux étudiants, aux ouvriers et à d’autres segments de la société dans tout le pays.</p>



<p>Depuis des années, les Iraniens souffrent d’une forte inflation, d’une faible croissance économique et d’un isolement international, largement imputés à la mauvaise gestion, à la corruption et aux sanctions imposées par les États-Unis et d’autres pays en raison du programme nucléaire iranien.</p>



<p>Les chiffres officiels indiquent que l’inflation a atteint 50% cette année, tandis que l’économie s’est légèrement contractée. Cependant, la crise s’est fortement aggravée ces derniers jours, le rial iranien s’effondrant et atteignant à plusieurs reprises des niveaux records.</p>



<p>La frustration accumulée a explosé en manifestations publiques dimanche 28 décembre, lorsque des vidéos diffusées par des militants sur les réseaux sociaux ont montré des commerçants fermant leurs boutiques dans plusieurs centres commerciaux de la capitale. Les manifestants scandaient des slogans tels que <em>«N’ayez pas peur, n’ayez pas peur ! Nous sommes tous ensemble»</em> et appelaient les autres commerçants à fermer leurs magasins en signe de solidarité.</p>



<p>Il s’agit d’un événement rare dans l’histoire de la République islamique d’Iran, fondée en 1979, car les protestations ont été initiées par la classe commerçante en l’occurrence celle des marchands du Bazar.</p>



<p>Mehdi Ghodsi, économiste à l’Institut viennois d’études économiques internationales, a déclaré que l’initiative de protestation des commerçants témoigne du fait que les graves difficultés économiques ne se limitent plus aux plus démunis mais touchent désormais des groupes auparavant relativement plus aisés. Il a ajouté que les précédentes vagues de protestations économiques en Iran, notamment en 2017, étaient le fait des populations les plus pauvres comme les ouvriers et les agriculteurs. <em>«Même ceux qui ont un revenu ne parviennent plus à joindre les deux bouts»</em>, a affirmé M. Ghodsi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grogne des commerçants, alliés historiques du régime </h2>



<p>Parmi les premières manifestations, on compte celles qui ont éclaté parmi les vendeurs de téléphones portables dans un complexe du centre de Téhéran, près de zones où des manifestations avaient déjà eu lieu. M. Ghodsi a expliqué que ce groupe est particulièrement touché par la dépréciation du rial car il vend des produits importés. Ces dernières semaines, leurs activités sont devenues quasiment non rentables après la chute du rial à 1,38 million pour un dollar samedi 27, puis à 1,44 million pour un dollar dimanche 28.</p>



<p>L’étincelle qui s’est allumée dimanche a rapidement donné lieu à des manifestations d’une ampleur et d’une portée considérables. Des vidéos diffusées lundi montraient d’importantes foules défilant dans le centre de Téhéran, ainsi que des manifestations hors de la capitale, notamment sur l’île de Qeshm, dans le golfe Persique et dans les villes de Zanjan et Hamadan à l’ouest du pays. Mardi, d’autres vidéos montraient que les protestations s’étendaient à d’autres grandes villes dont Kermanshah, Shiraz, Yazd et Ispahan.</p>



<p>Un habitant de Téhéran, a décrit ce dont il a été témoin lundi après-midi alors qu’il faisait ses courses au bazar principal de la ville. Il a raconté que les commerçants du rayon vêtements ont commencé à fermer leurs boutiques en scandant des slogans et en défilant. Il a ajouté que la foule a atteint environ 150 personnes, exhortant les autres commerçants à fermer également.<em> «S’ils refusaient, ils étaient insultés et s’ils obtempéraient, les slogans redoublaient d’intensité»</em>, a également dit le jeune homme. Comme d’autres personnes interrogées pour ce reportage, Yasser a demandé à être identifié uniquement par son prénom afin d’éviter d’attirer l’attention des autorités. Il a ajouté que la plupart des manifestants, notamment ceux qui les menaient étaient de jeunes commerçants dont les entreprises étaient relativement récentes, tandis que les commerçants plus riches et plus établis brillaient par leur absence. La grande majorité des manifestants étaient des hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les slogans ciblent désormais le régime politique</h2>



<p>Les slogans ont rapidement dépassé le cadre des préoccupations économiques pour cibler le régime en place dans son ensemble. Des images filmées lundi dans un centre commercial fermé de Téhéran montraient des chants <em>‘‘Mort au dictateur’’</em>, tandis que d’autres vidéos prises dans les rues montraient des chants à la gloire de la monarchie iranienne, renversée et remplacée par le régime islamique actuel. Lundi soir, des étudiants, moteur essentiel des précédentes manifestations, ont rejoint le mouvement. Le syndicat représentant les chauffeurs routiers iraniens a également publié un communiqué soutenant les manifestations du bazar mais sans appeler à la grève.</p>



<p>Mardi, plusieurs entreprises en Iran ont annoncé sur les réseaux sociaux leur fermeture en signe de solidarité avec les manifestants, notamment des magasins, des cliniques médicales, des concessions automobiles, des cafés et des restaurants.</p>



<p>Ces manifestations sont les plus importantes depuis l’attaque israélienne contre l’Iran en juin, connue sous le nom de Guerre des Douze Jours, et les plus intenses depuis l’automne 2022, lorsque la mort d’une femme en garde à vue Mahsa Amini à cause de ses vêtements avait déclenché des protestations massives qui ont duré des mois. Auparavant, l’Iran avait connu des manifestations de grande ampleur en 2017 et 2019, alimentées par un mécontentement économique.</p>



<p>Face à l’escalade des manifestations, le gouvernement a déployé des forces de sécurité à moto à Téhéran lundi. Des vidéos ont montré l’utilisation de gaz lacrymogène et des tirs. Pour l’instant, aucun blessé n’a été signalé, bien qu’une vidéo ait montré une confrontation chaotique entre les forces de sécurité et des manifestants à Hamadan.</p>



<p>Une image a particulièrement marqué les esprits : un homme, assis seul, jambes croisées, au milieu d’une rue de Téhéran, face à une vingtaine de policiers en uniforme à moto. La tête baissée, il a même, à un moment donné, rabattu sa veste sur son visage. Cette image a immédiatement suscité des comparaisons en ligne avec <em>«l’Homme au char»</em> des manifestations de la place Tiananmen en 1989 en Chine.</p>



<p>Malgré cette démonstration de force, les médias d’État se sont jusqu’à présent abstenus de qualifier les manifestants d’émeutiers, contrairement à ce qu’ils avaient fait lors de précédents troubles. Un reportage diffusé à la télévision d’État a qualifié les manifestants de marchands, tandis que l’agence de presse Fars, liée au Corps des gardiens de la révolution islamique, a employé un terme relativement neutre dans un article publié lundi.</p>



<p>Dans un message publié tôt mardi matin sur la plateforme X, le président Massoud Pezeshkian a écrit que <em>«le bien-être du peuple est ma préoccupation quotidienne»</em> et que le gouvernement travaille afin de trouver des mesures pour réformer les systèmes monétaire et bancaire iraniens. Il a indiqué avoir chargé le ministre de l’Intérieur de dialoguer avec des représentants des manifestants afin d’écouter leurs <em>«revendications légitimes»</em>.</p>



<p>Cependant, des avertissements ont été lancés sur un ton plus ferme. Les Gardiens de la révolution, généralement chargés de gérer les troubles internes, ont averti les <em>«ennemis» </em>de l’Iran qu’ils s’opposeraient <em>«à toute sédition, trouble à l’ordre public, guerre de l’information, menace à la sécurité ou agression contre le territoire»</em>. Les autorités iraniennes utilisent fréquemment le terme <em>«sédition»</em> pour désigner la dissidence interne.</p>



<p>Le gouvernement a également annoncé mercredi la fermeture généralisée des commerces et des administrations à Téhéran et dans d’autres régions, invoquant une vague de froid et la nécessité d’économiser l’énergie. Cette annonce a toutefois été largement perçue comme une tentative de réduire la présence du public dans les rues.</p>



<p>Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui détient le pouvoir décisionnel ultime au sein du régime iranien, est resté jusqu’à présent silencieux face aux manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement avoue son impuissance</h2>



<p>Selon l’enquête du <em>WP</em>, des indicateurs s’accumulaient depuis des semaines, laissant présager que l’économie approchait d’un point critique. Le gouvernement Pezeshkian avait proposé un budget pour le prochain exercice fiscal iranien prévoyant une réduction de facto des salaires du secteur public et une augmentation de la pression fiscale sur les consommateurs. Il avait également récemment réduit les subventions sur les carburants, entraînant une flambée des prix.</p>



<p>Dans un discours virulent prononcé dimanche devant le Parlement, Pezeshkian a pointé du doigt une longue liste de responsables politiques, déclarant :<em> «Certains ont des problèmes de subsistance, de vie et de santé. Ils sont confrontés à mille difficultés. C’est la faute des décisions prises par les gouvernements, le parlement et nous, les décideurs»</em>. Il a ajouté : <em>«On nous reproche d’imposer trop d’impôts. Eh bien, nous en imposons trop. Et ensuite, on nous demande d’augmenter les salaires. Mais où vais-je trouver l’argent?».&nbsp;</em></p>



<p>Cependant, le Parlement a rapidement rejeté le projet de budget, invoquant les difficultés économiques rencontrées par les Iraniens et d’autres facteurs.</p>



<p>Dans une lettre adressée au Parlement et publiée mardi, Pezeshkian a déclaré être d’accord sur la nécessité de restructurer le budget et que les réformes incluraient des augmentations des salaires et des subventions du secteur public. Cependant, le financement de ces changements restait flou. Un porte-parole de Pezeshkian a également annoncé que le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Mohamed Reza Farzin, qui a démissionné serait remplacé par l’ancien ministre de l’Économie, Abdolnasser Hemmati.</p>



<p>Parsa, un étudiant de 23 ans qui travaille comme barista à Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran, a évoqué les difficultés rencontrées par sa génération. Il a expliqué gagner environ 100 millions de rials par mois dans un café, soit l’équivalent d’environ 70 dollars au taux de change actuel. Il a raconté une soirée où, sorti avec un ami, l’addition pour une pizza, une salade et deux sodas s’était élevée à 10,5 millions de rials, soit environ la moitié de son salaire hebdomadaire. Il a ajouté se souvenir d’une époque où il pouvait acheter une PlayStation pour 10 millions de rials.</p>



<p>Parsa a évoqué une récente altercation avec un professeur d’université, surpris par la colère des jeunes face à la situation économique. Il a raconté avoir répondu au professeur : <em>«On se lève à sept heures du matin, on regarde le taux de change du dollar, et ça nous gâche la journée»</em>. Il a ajouté : <em>«Je lui ai dit: Professeur, votre génération nous a tout gâché»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E5pUrDuTXS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/">Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/embed/#?secret=BTyYtHLlPB#?secret=E5pUrDuTXS" data-secret="E5pUrDuTXS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:05:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cours de l’année écoulée, la capacité de dissuasion de l’Iran s’est érodée alors qu’Israël n’a pas hésité à déployer ses capacités militaires contre Téhéran. Le régime iranien se retrouve aujourd’hui face à deux choix: soit risquer le tout pour le tout pour acquérir l’arme nucléaire soit se soumettre à la volonté de Tel-Aviv et de Washington. La République islamique traverse la phase la plus difficile depuis sa création en 1979.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16182640"></span>



<p>Dans un article publiée par le magazine américain <a href="https://nationalinterest.org/blog/middle-east-watch/irans-deterrence-dilemma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest</a>, John Allen Jay, analyste politique et directeur exécutif de la John Quincy Adams Society for Foreign Policy Scholars aux États-Unis, estime que la puissance de dissuasion de l’Iran semblait suffisante avant avril de l’année dernière car la République islamique possédait une plateforme quadrilatérale capable de répondre aux menaces israéliennes et américaines. </p>



<p>Le premier côté de cette plateforme quadrilatérale est l’arsenal de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones de l’armée de l’air du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) qui était prêt à frapper n’importe où dans la région. Cet arsenal a été utilisé pour répondre à l’assassinat par les États-Unis du commandant de la Force Al-Qods du CGRI, le général Qassem Soleimani, en 2020, pour frapper des éléments de l’Etat islamique (EI) en Syrie et pour mener des attaques moins connues contre des emplacements de séparatistes kurdes, qui étaient considérés comme des refuges des services de renseignement israéliens dans la région du Kurdistan irakien.</p>



<p>Le deuxième côté est son réseau de groupes armés au Moyen-Orient notamment les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban, les groupes de volontaires chiites d’Afghanistan et du Pakistan et les groupes armés chiites en Irak et en Syrie.</p>



<p>Le troisième côté est représenté par les opérations secrètes, qualifiées de terroristes. Grâce à ses services de renseignement et parfois en coopération avec le Hezbollah, l’Iran était en mesure de bombarder des bâtiments et d’assassiner des personnalités hostiles dans le monde entier. Par exemple, le Hezbollah a répondu à l’assassinat par Israël de son défunt dirigeant Abbas Musawi en 1992 en bombardant son ambassade à Buenos Aires.</p>



<p>Enfin, le quatrième côté est sa capacité à stopper le flux des approvisionnements en pétrole brut de la région du Golfe arabique vers les marchés mondiaux via le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et un cinquième de ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié. L’Iran menace donc constamment de fermer le détroit en réponse à toute attaque visant son territoire. Et il dispose déjà d’une force navale et de missiles capables d’atteindre cet objectif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xfHaTwnYBu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=NzRSdeuW39#?secret=xfHaTwnYBu" data-secret="xfHaTwnYBu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Affaiblissement des les mandataires iraniens dans la région</h2>



<p>Tout cela fournissait à l’Iran un moyen de dissuasion raisonnable Et les États-Unis, plus préoccupés par la Chine et l’Ukraine que par le Moyen-Orient, n’ont pas directement frappé l’Iran (à l’exception de l’assassinat de Qassem Soleimani et même cela s’est produit en Irak, pas en Iran). Washington a également eu recours occasionnellement à une force limitée contre les mandataires iraniens en Irak et en Syrie. Il ne voulait pas mener une bataille majeure contre les mandataires de l’Iran et certainement pas contre l’Iran lui-même.</p>



<p>En même temps, la dissuasion iranienne était partielle. Israël a transformé la Syrie en champ de bataille en frappant les lignes d’approvisionnement iraniennes du Hezbollah à des centaines de reprises. Toujours en Syrie, l’aviation israélienne a pilonné durant l’été 2024 les sites des Gardiens de la révolution et du Hezbollah. A travers ses services de sécurité, l’Etat hébreu a également déjoué à plusieurs reprises des opérations secrètes iraniennes. Il a mené avec succès de nombreuses opérations en Iran qui ont contribué à entraver son programme nucléaire mais n’ont pas réussi à arrêter complètement ce programme. Il lui a également été impossible de frapper ouvertement l’Iran ou de bombarder son programme nucléaire en raison d’une combinaison de facteurs tels que la force des fortifications nucléaires iraniennes, la crainte d’une réponse de Téhéran et de provoquer la colère des États-Unis.</p>



<p>Cependant, 2024 a vu la destruction d’une grande partie du système de dissuasion iranien, les frappes israéliennes ayant brisé de nombreux piliers de la dissuasion iranienne. Tout aussi important, la volonté d’Israël de prendre des risques a considérablement augmenté. Il a bombardé un consulat iranien à Damas, assassiné le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran dans une résidence des Gardiens de la révolution et lancé une série d’attaques contre les dirigeants du Hezbollah y compris l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah puis de son successeur potentiel Hachem Safieddine ainsi que de trois généraux des Gardiens de la révolution ce qui laisse désormais l’Iran extrêmement vulnérable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMRiRSPzhX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/">La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/embed/#?secret=ynAeT0AJWV#?secret=nMRiRSPzhX" data-secret="nMRiRSPzhX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Iran peut-il continuer à ignorer les menaces américaines ?</h2>



<p>John Allen Jay estime que la capacité de dissuasion du CGRI ne semble plus être ce qu’elle était. L’attaque contre Israël avec des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones sous le nom de code True Promise en avril 2024 n’a entraîné que des dégâts mineurs car Israël et ses alliés ont intercepté avec succès la plupart des missiles et des drones. Cela a incité Téhéran à lancer une deuxième attaque utilisant des missiles balistiques, qui a entraîné la mort accidentelle d’un Palestinien en Cisjordanie.&nbsp;</p>



<p>Dans le même temps, les opérations True Promise I et II n’ont pas réussi à empêcher Israël de cibler le Hezbollah libanais et des cibles iraniennes en Syrie au cours de l’année écoulée.</p>



<p>Le pouvoir dissuasif des mandataires de l’Iran dans la région s’est également érodé. Bien que les Houthis aient affronté avec succès les États-Unis pendant des mois, leur contribution à la guerre contre Israël a été limitée même leur campagne pour entraver les exportations vers Israël n’a conduit qu’à une légère augmentation des prix en Israël.</p>



<p>L’Iran a perdu la puissance de dissuasion que le Hezbollah libanais lui avait apportée au fil des ans, ce dernier ayant perdu l’essentiel de sa force dans sa récente guerre contre Israël. Alors que Hassan Nasrallah est sorti victorieux de sa guerre contre Israël à l’été 2006, il est sorti de la guerre la plus récente tué par un bombardement israélien de son quartier général dans la capitale libanaise Beyrouth. Israël affirme avoir détruit 30% des capacités de missiles du Hezbollah. L’effondrement du régime du président syrien Bachar Al-Assad a également rendu extrêmement difficiles les tentatives de l’Iran de fournir des armes au Hezbollah. </p>



<p>Enfin, les anciens outils dont dispose l’Iran pour faire face aux menaces américaines et israéliennes ne sont plus efficaces et sont incapables de dissuader Washington et Israël de l’attaquer comme ce fut le cas il y a plus d’un an. </p>



<p>Le régime iranien n’a donc d’autre choix que de risquer d’ignorer les menaces du président américain Donald Trump et d’Israël et de poursuivre son programme nucléaire dans l’espoir d’obtenir une bombe nucléaire avant que son territoire ne soit attaqué ou d’accepter une solution diplomatique qui implique de renoncer à son rêve nucléaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k1HaHxNqjR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/">Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/embed/#?secret=qEPXmk9DP3#?secret=k1HaHxNqjR" data-secret="k1HaHxNqjR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Du rififi à Téhéran &#124; L’establishment iranien se déchire!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 09:38:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La situation semble devenir plus précaire que jamais au cœur même du régime iranien où les réformateurs et les conservateurs s'entredéchirent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/du-rififi-a-teheran-lestablishment-iranien-se-dechire/">Du rififi à Téhéran | L’establishment iranien se déchire!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Rien ne va plus à Téhéran. Après l’annus horribilis 2024 qui a vu le Hezbollah libanais sortir épuisé et son état-major politique et militaire décapité suite à la guerre sanglante l’ayant opposé à Israël, puis la chute vertigineuse de Bachar Al-Assad en Syrie, la situation semble devenir plus précaire que jamais au cœur même du régime.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15848698"></span>



<p>Le président réformateur Masoud Pazeshkian ayant reçu pour son élection le soutien du Guide Ali Khamenei vient d’être lâché par ce dernier qui semble pencher pour les faucons du camp conservateur, à l’heure où, à Washington, d’autres faucons ont pris le pouvoir.</p>



<p>Pazeshkian est toujours favorable à des négociations avec Washington, contrairement aux conservateurs qui refusent de négocier avec le couteau de Trump sous la gorge et qui sont convaincus que la nouvelle administration américaine a pour objectif de provoquer un changement de régime en Iran.&nbsp;</p>



<p>Tout en rappelant que la proposition de Trump de rouvrir les négociations avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien intervient dans un contexte de conflits internes qui secouent les plus hautes sphères de l’establishment de la République islamique, Patrick Wintour, rédacteur en chef diplomatique du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/mar/09/iran-is-riven-with-conflict-donald-trumps-offer-of-talks-wont-ease-it">The Observer</a>, version du week-end du <em>Guardian</em>, a ajouté que, le mois dernier, le parlement iranien dominé par les conservateurs a affirmé son autorité sur le président réformiste Masoud Pezeshkian, élu en juin, en limogeant le ministre de l’Economie Abdolnasser Hemmati, tandis que Mohammad Javad Zarif, vice-président et réformateur le plus en vue, a également été contraint de démissionner.</p>



<p>La dernière lutte pour le pouvoir s’est clairement déroulée contre la volonté du président Pezeshkian mais avec une économie sous le choc des sanctions américaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement de l’ombre reprend la main</h2>



<p>Le guide suprême de 85 ans a apparemment décidé de ne pas soutenir Pezeshkian. Sentant que la situation s’aggravait, le Parlement a convoqué 11 ministres et leur a posé 49 questions sur leurs performances dans ce qui a été perçu comme une tentative de harceler Pezeshkian et son gouvernement et de le forcer à se soumettre davantage.</p>



<p>Des rumeurs circulent en Iran selon lesquelles Pezeshkian, un homme émotif qui accorde une grande importance à l’intégrité, serait sur le point de démissionner. Son départ confirmerait que l’État profond, ou ce que certains en Iran appellent le gouvernement de l’ombre, ne tolérera pas une perte de pouvoir.</p>



<p>S’il part, il a clairement fait savoir à qui il imputerait la responsabilité. Dans un discours remarquablement franc, il a finalement pris position déclarant qu’il était favorable à des négociations avec l’Occident mais que le Guide suprême les avait rejetées.&nbsp;</p>



<p><em>«Ma position a toujours été et restera que je crois aux négociations mais nous devons désormais suivre les paramètres fixés par le Guide suprême»</em>, a déclaré Pezeshkian avant d’ajouter: <em>«Lorsque le Guide suprême fixe une direction, nous devons nous y adapter et pour nous adapter, nous devons essayer de trouver une solution. Depuis que nous avons pris le pouvoir, nous avons des problèmes d’énergie, d’eau, d’électricité, d’énormes dettes et des problèmes de paiement aussi bien dans le secteur agricole pour le blé que dans celui de la santé pour les soins médicaux mais aussi les retraites, etc.»</em></p>



<p>Le bras-de-fer s’étend aussi au plan sociétal, puisqu’il a également déclaré que ses efforts visant à alléger la pression exercée sur les femmes pour qu’elles portent le voile se heurtaient à une opposition constante.</p>



<p>Sur un autre plan, Pezeshkian a présenté samedi de nouvelles excuses pour la pénurie d’électricité.</p>



<p>Wintour estime que les nombreuses batailles qui tournent autour de l’économie et de sa mauvaise gestion s’inscrivent en réalité dans des batailles plus vastes autour des relations avec l’Occident. Les conservateurs étant convaincus que l’expérience montre que Trump et son allié Israël ne sont non seulement pas dignes de confiance mais également déterminés à provoquer un changement de régime en Iran.</p>



<p>Pezeshkian avait affirmé lors des élections que l’Iran pourrait mettre fin à sa confrontation avec l’Occident et rester indépendant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran pourra-t-il rejeter les négociations proposées par Trump ? </h2>



<p>Les conservateurs considèrent que leur position est juste et plus justifiée que jamais surtout après la lettre de Trump à l’ayatollah Ali Khamenei, qui pose des conditions strictes aux négociations sur le programme nucléaire. Le prix exigé par Washington est considéré comme trop élevé.</p>



<p>Cependant, si Téhéran rejette l’initiative de Trump, le bombardement israélien des sites nucléaires iraniens deviendrait probable voire imminent. Le plus grand obstacle à une telle attaque ne réside pas dans les nombreuses menaces de représailles de l’Iran –Israël pense avoir détruit les défenses aériennes de Téhéran l’automne dernier– mais dans les arguments des États du Golfe.</p>



<p>Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani a accordé une interview à Tucker Carlson, qui a suscité beaucoup d’inquiétudes et dans laquelle il a averti que si la centrale nucléaire iranienne de Bushehr était attaquée et que des matières radioactives s’échapperaient dans le Golfe, trois jours après, aucun pays de la région n’aurait d’eau potable, étant donné que ces pays dépendent tous du dessalement pour assurer leur approvisionnement en eau potable. Une telle attaque détruirait non seulement la vie marine mais aussi la vie dans toute la région, a ajouté le ministre qatari.</p>



<p>Pour l’instant, les diplomates iraniens restent sur leur position affirmant qu’ils ne négocieront pas directement avec l’Amérique. Cela laisse ouverte la possibilité de pourparlers indirects sous la médiation de la Russie, une variante des laborieuses négociations qui ont eu lieu à Vienne sous l’administration Biden et qui n’ont pas réussi à relancer l’accord nucléaire de 2015. Cette offre pourrait faire gagner du temps à l’Iran.</p>



<p>Le consensus en Iran est que le message de Trump arrive à point nommé dans le cadre d’une guerre psychologique destinée à forcer Téhéran à le rejeter, à approfondir les divisions iraniennes sur sa stratégie et à porter la crise entre l’Occident et l’Iran aux plus hauts niveaux.</p>



<p>Cependant, en cas de refus de l’offre de négociation américaine par Khamenei, l’option militaire serait à l’ordre du jour, a déclaré Trump, sachant qu’il a déjà levé tout obstacle à la livraison à Israël de bombes de 2 000 livres (900 kg) suspendue par son prédécesseur et que Tel Aviv compte utiliser pour frapper les sites nucléaires iraniens.</p>
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		<title>Projet de réponse du Guide suprême d’Iran au président américain Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 06:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[programme nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Projet de réponse de Ali Khamenei à Donald Trump à propos du programme nucléaire iranien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/projet-de-reponse-du-guide-supreme-diran-au-president-americain-donald-trump/">Projet de réponse du Guide suprême d’Iran au président américain Donald Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On rapporte que le président Donald Trump aurait adressé une lettre au Guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei, abordant notamment la question du programme nucléaire iranien et les tensions entre les deux nations. Voici un projet de réponse, rédigé dans l’esprit des grandes correspondances diplomatiques d’antan, dont les autorités iraniennes pourraient s’inspirer.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-15840924"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au Très Honorable Président des États-Unis d’Amérique Sa très haute</p>



<p>Excellence Monsieur Donald Trump.</p>



<p>Que la paix soit sur celui qui recherche la paix, que la sagesse éclaire celui qui détient le pouvoir, et que la bénédiction divine accompagne votre nouveau mandat, afin que les sentiments de justice et de concorde prévalent sur les froids calculs de la politique.</p>



<p>Votre noble missive, monsieur le Président nous est parvenue, et elle a été reçue avec l’attention qui sied aux paroles d’un chef d’État dont l’influence s’étend aux confins du monde. Il est vrai que l’Amérique, par sa puissance et son rôle prééminent dans l’ordre international, façonne bien des destinées et oriente ou apaise bien de tempêtes. Sachez que notre inclination naturelle est à la paix, à la coopération entre les nations et à la stabilité des peuples. Hélas, les chemins de l’Histoire, pavés d’occasions manquées et d’incompréhensions, ont trop souvent éloigné nos nations, là où la raison et l’intérêt des peuples eussent commandé leur rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des nations livrées à la brutalité des armes</h2>



<p>Votre sollicitude à l’égard de notre nation et votre insistance sur la question de notre souveraineté militaire ne nous échappent point. L’Iran, terre de civilisation plusieurs fois millénaire, n’a jamais cherché à s’armer au-delà de la mesure que lui impose la nécessité de sa propre sécurité. Or, permettez-moi de vous le dire avec la franchise qui sied aux échanges entre hommes d’État : si l’inquiétude devait guider notre jugement, elle ne trouverait pas sa source dans nos propres décisions, mais bien dans l’ordre instable qui règne autour de nous.</p>



<p>Car enfin, Monsieur le Président, quel peuple pourrait demeurer sans crainte lorsqu’il voit, autour de lui, des nations livrées aux flammes des guerres, des frontières effacées par la brutalité des armes, et des États entiers transformés en champs de ruines sous les coups de forces étrangères agissant en toute impunité? Quel dirigeant responsable pourrait demeurer inactif lorsque, non loin de ses terres, d’autres peuples sont dépossédés de leur patrie, déplacés, relégués à la souffrance dans l’indifférence des grandes puissances, et cela au mépris même des lois que ces puissances ont pourtant érigées en principes universels?</p>



<p>Vous le savez, l’Histoire retiendra que la sécurité ne peut être fondée sur la crainte imposée aux autres. Elle ne peut naître que d’un équilibre juste et d’une garantie mutuelle de respect et de souveraineté. La stabilité dans notre région ne saurait être assurée tant qu’un seul État, fort de votre soutien indéfectible, Israël en l’occurrence, s’arroge le droit de violer impunément toutes les résolutions internationales qui ne lui conviennent pas et de bouleverser, par la force, l’ordre des nations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paix n’est pas l’unilatérale renonciation</h2>



<p>Si votre dessein est véritablement d’apaiser les tensions, alors sachez que la main de l’Iran n’a jamais tremblé lorsqu’il s’est agi d’œuvrer pour la paix. Mais la paix, Monsieur le Président, n’est pas l’unilatérale renonciation d’un peuple à ses droits légitimes ; elle est l’édification d’un ordre fondé sur la justice, où aucun État ne s’érige en arbitre absolu du sort des autres.</p>



<p>L’histoire jugera nos actes, et la postérité se souviendra des décisions que nous aurons prises. Puissiez-vous entendre la voix de la sagesse, et puisse votre nation, qui s’enorgueillit de ses principes, redevenir un artisan de stabilité pour tous, et non une source de déséquilibre pour certains ni une garantie d’impunité permanente pour un seul autre.</p>



<p>Le peuple iranien, riche de son histoire et de sa sagesse, ne souhaite au peuple américain que bonheur et prospérité. Car nous savons que la grandeur d’une nation ne se mesure pas seulement à sa puissance, mais à sa fidélité aux valeurs qui l’ont fondée. La grandeur de l’Amérique n’est pas contradictoire avec la justice et l’équilibre entre les nations ; au contraire, elle s’y épanouit pleinement. Mais comment votre nation pourrait-elle véritablement se consacrer à sa propre renaissance si un seul État, Israël faut-il vous le rappeler, animé par des desseins belliqueux, détourne inlassablement votre engagement et vos ressources au profit de sa seule expansion territoriale? Si vous aspirez sincèrement à rendre sa grandeur à l’Amérique, alors il vous appartient d’empêcher que d’autres ne la confisquent à leur seul bénéfice.</p>



<p>Puisse l’Auteur des destinées accorder à votre nation sagesse et clairvoyance, et faire de votre mandat un temps où la justice l’emporte sur la discorde, où la grandeur se conjugue avec l’équité, et où chaque peuple trouve sa place dans l’harmonie des nations.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Fait à Téhéran, en l’an…</em></p>
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		<title>Israël veut entraîner Donald Trump dans son conflit avec l&#8217;Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/israel-veut-entrainer-donald-trump-dans-son-conflit-avec-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 09:21:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Masoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[programme nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Qassem Soleimani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël considère que le programme nucléaire iranien doit être la priorité de la politique extérieure de Donald Trump.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/israel-veut-entrainer-donald-trump-dans-son-conflit-avec-liran/">Israël veut entraîner Donald Trump dans son conflit avec l&rsquo;Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que Donald Trump est accaparé par sa priorité absolue, en l&rsquo;occurrence le dossier migratoire, en annonçant l’expulsion de 20 millions de migrants, et la lutte contre le wokisme, les Israéliens, obsédés pour leur part par l’Iran et son programme nucléaire, considèrent que telle doit être la priorité et veulent pousser le président américain dans ce sens. Ce dernier ne se montre pas pressé et laisse les deux parties, Israël et l’Iran, dans l’expectative.&nbsp;Il a d’autres chats à fouetter, et c’est le cas de le dire…</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15270320"></span>



<p>Pour le <em><a href="https://m.jpost.com/opinion/article-838740" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jerusalem Post</a></em>, la première question, la plus importante et la plus sensible après le retour du président Trump à la Maison Blanche doit être la lutte commune et déterminée des États-Unis et d’Israël contre le programme nucléaire iranien mais également contre le comportement régional de Téhéran et son soutien pour ce que le journal décrit comme des organisations terroristes dans toute la région. </p>



<p>L’auteur de l’article, l’universitaire Jacob Nagel, écrit&nbsp;:<em> «Jusqu’à ce que toutes les installations et capacités nucléaires soient démantelées volontairement par l’Iran ou forcées par des puissances extérieures, l’administration Trump doit revenir à une politique de pression maximale et de menaces d’action militaire réelle de la part des États-Unis et leurs alliés.»</em></p>



<p>Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a abordé la possibilité de l’attaque des installations nucléaires iraniennes et a déclaré que l’Iran doit parvenir à des accords avec l’administration Trump concernant ses activités nucléaires afin d’éviter une nouvelle confrontation militaire dans le Moyen-Orient, a rappelé l’auteur, ajoutant que, lorsque l’ancien président américain Joe Biden a été élu il y a environ quatre ans, il a annoncé son intention de reprendre les négociations avec l’Iran sur un retour rapide à <em>«l’accord nucléaire défectueux»</em> en référence au Plan d’action global commun de 2015 duquel Trump s’est retiré en 2018.</p>



<p>Israël doit expliquer au monde pourquoi il est si dangereux d’envisager d’entamer des négociations avec l’Iran afin de convaincre ses partenaires du Moyen-Orient et signataires des accords d’Abraham ainsi que l’Arabie saoudite qui partagent les mêmes préoccupations concernant l’Iran et ses intentions nucléaires, a aussi indiqué Nagel. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a1coUXk8QZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/">La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/embed/#?secret=3Qk63N74Zj#?secret=a1coUXk8QZ" data-secret="a1coUXk8QZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les activités de l’Iran ont considérablement augmenté depuis l’élection de Biden, enrichissant des centaines de kilogrammes d’uranium à des niveaux élevés (60%), développant, produisant et installant des centrifugeuses avancées dans des installations souterraines, construisant de nouvelles installations et prenant d’autres mesures même dans le cadre d’activités de programmes d’armement sous prétexte de double usage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump laisse tout le monde dans l’expectative &nbsp;</h2>



<p>Pour le <em>Jerusalem Post</em>, l’état actuel du programme nucléaire iranien ne permet pas un nouvel accord qui pourrait être durable car tout le monde veut un bon accord qui ne permette pas à l’Iran de poursuivre ses activités nucléaires, qui ne soit pas similaire au précédent et qui n’accepte pas un programme nucléaire prétendument civil dans des installations souterraines.</p>



<p>Après avoir passé en revue toutes les conditions que tout nouvel accord doit inclure, Nagel conclut que l’Iran ne les acceptera pas et estime que l’administration Trump doit faire comprendre aux Iraniens que ce sont ses exigences si elle veut éviter un autre type de solution.</p>



<p>Etant donné que la république islamique, malgré sa situation difficile due aux attaques israéliennes et à l’effondrement de la plupart de ses mandataires constituant jusqu’à récemment sa ceinture de feu, ne coopérera pas volontairement à la destruction convenue de ses capacités nucléaires, Israël doit se préparer à une confrontation avec l’Iran avec en ligne de mire ses installations nucléaires, et de préférence en coopération avec les États-Unis, estime <em>Jerusalem Post</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DoqitQTMQW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/">Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le malaise israélo-américain sur le nucléaire iranien persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/29/le-malaise-israelo-americain-sur-le-nucleaire-iranien-persiste/embed/#?secret=N2QLXyIjir#?secret=DoqitQTMQW" data-secret="DoqitQTMQW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour sa part Donald Trump n&rsquo;est pas connu pour sa sympathie pour le régime iranien. C’est d’ailleurs lui qui avait donné l’ordre de tuer Qassem Soleimani, commandant de l’unité d’élite des Gardiens de la révolution iraniens appelée la Force Al Qods, le 2 janvier 2020 à Bagdad, entraînant des représailles contre le président américain qui a accusé l’Iran d’être derrière trois tentatives visant à l’assassiner.</p>



<p>Aujourd’hui fraîchement retourné aux affaires, M. Trump laisse tout le monde dans l’expectative et ne dévoile pas ses véritables intentions et ce qu’il entend vraiment faire. Il a dit qu’il intensifiera les sanctions contre l’Iran et une autre fois, il déclare qu’il n’écarte pas une intervention militaire. Cette méthode trumpienne consiste avant tout à mettre sous pression l’adversaire surtout qu’il sait pertinemment qu’aujourd&rsquo;hui Téhéran est plus fébrile que jamais après l’annus horribilis 2024 qui a vu son influence au Moyen-Orient se réduire comme peau de chagrin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran joue l’apaisement et cherche le dialogue</h2>



<p>Côté iranien, l’actuel équipe réformiste au pouvoir joue l’apaisement et cherche le dialogue. Une semaine avant l’investiture de M. Trump, le président Masoud Pezeshkian a accordé un entretien à la chaîne de la télévision américaine NBC où il a affirmé que l’Iran n’avait jamais tenté d’assassiner le président américain. Il a envoyé ensuite un message de paix et de dialogue en affirmant que l’Iran était prêt à entamer des négociations avec les États-Unis sur son dossier nucléaire. <em>«Nous ne craignons pas la guerre mais nous cherchons la paix»</em>, avait-il déclaré.</p>



<p>Pour l&rsquo;instant, la main tendue iranienne n’a pas été encore saisie par Trump. Durant les premiers jours de son nouveau mandat, il est accaparé par les dossiers internes en premier lieu desquels celui de l’immigration qui est sa priorité absolue. Les Iraniens qui cherchent l’apaisement et les Israéliens qui veulent en découdre doivent attendre ce que fera l’homme fort de l’Amérique et du monde.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AhFroAdkYE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/la-victoire-de-donald-trump-est-celle-de-benjamin-netanyahu/">La victoire de Donald Trump est celle de Benjamin Netanyahu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La victoire de Donald Trump est celle de Benjamin Netanyahu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/la-victoire-de-donald-trump-est-celle-de-benjamin-netanyahu/embed/#?secret=BCgK9lgzfH#?secret=AhFroAdkYE" data-secret="AhFroAdkYE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/israel-veut-entrainer-donald-trump-dans-son-conflit-avec-liran/">Israël veut entraîner Donald Trump dans son conflit avec l&rsquo;Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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