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	<title>Archives des recettes fiscales - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des recettes fiscales - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie en 2026 &#124; Une autre année de dormance économique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 09:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah Darghouth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/la-tunisie-en-2026-une-autre-annee-de-dormance-economique/">La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée depuis plusieurs années. Rien ne laisse entrevoir une inflexion majeure, encore moins un projet de décollage économique à la hauteur des attentes sociales et des aspirations de la jeunesse.</em></strong></p>



<p><strong>Salah Darghouth</strong> *</p>



<span id="more-18243549"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Salah-Dargouth.jpg" alt="" class="wp-image-188028"/></figure>
</div>


<p>La dormance désigne cet état intermédiaire où un organisme demeure vivant, mais suspend son élan vital. Il fonctionne au ralenti, non par absence de ressources, mais par prudence, résignation ou incapacité à mobiliser son potentiel. Appliquée à l’économie, la notion décrit un pays qui conserve ses capacités productives humaines, institutionnelles et culturelles, sans parvenir à les transformer en dynamique collective de développement.</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui correspond cruellement à cette définition. Rien n’y est totalement à l’arrêt&nbsp;: l’économie produit, exporte, échange&nbsp;; les institutions tiennent&nbsp;; les services publics assurent tant bien que mal le minimum vital&nbsp;; les ménages développent des stratégies de survie. Le pays ne s’effondre pas. Mais il ne décolle pas. Il tourne en rond. Il vivote.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une croissance trop faible pour créer de l’avenir</h2>



<p>Cet état de dormance se reflète d’abord dans une croissance économique durablement faible. La croissance mesure l’augmentation de la richesse produite d’une année sur l’autre. Lorsqu’elle est atone, l’économie avance à peine plus vite que sa population, sans dégager le surplus nécessaire pour investir, innover et améliorer durablement les conditions de vie des gens.</p>



<p>Selon les données de la Banque mondiale, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant en Tunisie est restée extrêmement faible au cours des quinze dernières années. Elle n’a dépassé les 2 % qu’en 2012, dans le sillage immédiat de la révolution, et en 2021 et 2022 à la sortie de la pandémie du Covid. En dehors de ces parenthèses, la quasi-stagnation domine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="602" height="240" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant.jpg" alt="" class="wp-image-18243556" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant.jpg 602w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant-300x120.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/PIB-Habitant-580x231.jpg 580w" sizes="(max-width: 602px) 100vw, 602px" /></figure>
</div>


<p>Une croissance faible ne provoque pas de rupture brutale. Elle engendre un phénomène plus insidieux&nbsp;: l’absence de marges. L’économie crée à peine plus de richesse qu’elle n’en consomme. L’État, les entreprises et les ménages sont enfermés dans une gestion permanente de la contrainte.</p>



<p>L’action publique se replie alors sur l’urgence&nbsp;: salaires, subventions, service de la dette. L’investissement productif stagne. Les infrastructures se dégradent. L’éducation, la santé, la recherche, l’environnement et la culture deviennent des variables d’ajustement. Ce désinvestissement affaiblit la productivité, décourage l’initiative privée, détériore l’emploi et reconduit à… la croissance faible. Le cercle vicieux est enclenché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les effets sociaux et politiques de la dormance</h2>



<p>Les conséquences dépassent largement le champ économique. La première est la fragilisation de l’État. Avec des recettes fiscales limitées et des besoins sociaux croissants, l’État est contraint à des arbitrages permanents&nbsp;: investissement ou subventions, entretien ou développement, santé ou éducation. Ces choix sous contrainte finissent par user la légitimité publique.</p>



<p>La deuxième est la stagnation, voire l’érosion, du niveau de vie. Les salaires réels ne suivent plus l’inflation. Les ménages ont le sentiment de travailler davantage pour vivre moins bien. Cette frustration nourrit une colère silencieuse.</p>



<p>La troisième conséquence est plus profonde encore&nbsp;: la dégradation du lien social. Lorsque l’économie ne crée plus suffisamment d’opportunités, la société se replie. Les inégalités se figent, parfois s’aggravent. La méritocratie perd sa crédibilité. Le sentiment d’injustice s’installe, alimentant défiance, retrait civique ou radicalisation des discours.</p>



<p>Enfin, l’enlisement dans une croissance durablement faible finit par étouffer l’imaginaire collectif. Le futur cesse d’être une promesse. Il devient une répétition du présent, parfois même une crainte. Or, aucune nation ne se redresse sans croire, au préalable, en sa capacité à avancer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une gestion de l’État en mode survie</h2>



<p>Face à cette situation, l’État agit comme un médecin de garde permanent&nbsp;: il stabilise, colmate, gère l’urgence. Il empêche la détérioration immédiate, mais ne relance pas l’élan. La politique économique devient une stratégie d’évitement plutôt qu’un projet de transformation.</p>



<p>Les réformes structurelles — ajustement macro-économique, réforme fiscale, transformation numérique, transition énergétique, adaptation démographique, etc. — sont soit différées, soit abordées de manière fragmentaire. Certaines initiatives mal préparées peuvent aggraver les déséquilibres et tétanisé le climat des affaires. C’est&nbsp;cas chez nous, par exemple, des décisions réglementaires (comme celle des chèques bancaires) qui entravent les échanges économiques et freinent la consommation des catégories modestes.</p>



<p>Dans le même temps, le pays se referme progressivement sur lui-même au nom d’une posture souverainiste, financièrement contraignante&nbsp;: investissements manqués, fiscalité pénalisante pour l’entreprise, restrictions et pénuries alimentant l’inflation. Le résultat est un isolement économique qui réduit encore les perspectives de croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un immense gaspillage de capital humain</h2>



<p>Jamais la Tunisie n’a produit autant de compétences, mais jamais elle ne leur a offert si peu d’horizons. Les jeunes diplômés attendent, bricolent, émigrent ou renoncent. L’effort ne garantit plus l’avenir. Le capital humain est sous-utilisé ou exporté. L’énergie se transforme en résignation ou en départ.</p>



<p>Les effets de cette gestion sans souffle sont visibles dans l’espace public&nbsp;: dégradation des services urbains (accentuée par l’absence de conseils municipaux élus), accumulation des déchets, abandon des espaces verts, territoires sacrifiés comme Gabès, où l’environnement est devenu la variable d’ajustement d’une économie à bout de souffle.</p>



<p>La concentration du pouvoir, l’affaiblissement des corps intermédiaires, la méfiance envers l’expertise et les conseils venant de l’intérieur et plus encore envers celle venant de l’étranger ont vidé l’action publique de sa fonction mobilisatrice. Le pouvoir administre, surveille, accuse, mais prend le risque de ne plus inspirer. Quand la politique cesse de donner du souffle, la société retient le sien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du réveil au décollage&nbsp;: changer d’échelle&nbsp;?</h2>



<p>Le décollage économique n’est pas un simple rebond conjoncturel. Il ne se résume ni à une embellie statistique ni à une amélioration passagère. Il désigne le moment où une économie franchit un seuil structurel et entre dans une dynamique durable, auto-entretenue et inclusive de création de richesse.</p>



<p>Pour un pays comme la Tunisie, cela implique clairement un changement d’échelle. Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit pas. Elle permet tout au plus de gérer l’existant. Un véritable décollage exige un taux de croissance soutenu, d’au moins 6% par an sur plusieurs années consécutives, condition minimale pour créer suffisamment d’emplois, absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, financer les services publics, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance collective.</p>



<p>Un tel niveau de croissance ne relève ni du miracle ni de l’illusion. Il a été atteint par des pays comparables lorsqu’ils ont introduit les réformes macro-économiques et sectorielles qui s’imposent et mobiliser simultanément l’investissement productif, la montée en gamme de leur économie, l’ouverture maîtrisée sur le monde et une gouvernance publique capable de donner une direction claire et stable.</p>



<p>Un décollage se caractérise notamment par une croissance forte, durable et inclusive, un investissement public et privé orienté vers la production, l’innovation et la transition écologique. Il se caractérise aussi par un élargissement du tissu entrepreneurial, une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, une hausse soutenue de la productivité et une véritable valorisation du capital humain. Il se caractérise enfin et surtout par un État stratège qui a le courage de réformer, planifie sans étouffer, régule sans paralyser et investit là où le marché ne peut agir seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donner l’impulsion, puis mobiliser le pays&nbsp;?</h2>



<p>Dans le contexte institutionnel actuel de la Tunisie, une réalité s’impose&nbsp;: l’impulsion du décollage économique ne peut venir que du sommet de l’État. Le pouvoir est aujourd’hui fortement concentré, l’exécutif dispose de larges prérogatives et le Parlement lui est largement acquis. Aucune dynamique de transformation profonde ne peut émerger sans une volonté politique claire, assumée et portée au plus haut niveau.</p>



<p>Il revient donc en premier lieu au Président de la République de définir une vision économique lisible, cohérente et mobilisatrice, et d’assumer pleinement le choix d’un décollage fondé sur une croissance forte, durable et inclusive, d’au moins 6 % par an. Sans cap clair, sans priorité affichée en faveur de l’investissement, de la création de valeur, de l’emploi et de la confiance, la Tunisie restera enfermée dans la gestion du court terme et son économie en état de dormance.</p>



<p>Mais une impulsion venue du sommet, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être complétée d’une mobilisation ordonnée et responsable de l’ensemble des forces vives du pays. Une fois la direction donnée, l’État doit redevenir un État stratège qui coordonne, arbitre et s’appuie sur les compétences disponibles, plutôt qu’un État qui décide seul dans l’urgence.</p>



<p>Les administrations, les cadres des entreprises publiques et privées, les travailleurs, les responsables syndicaux, les universitaires, les chercheurs, les collectivités locales, la société civile et la diaspora ont alors un rôle essentiel à jouer&nbsp;: transformer la vision en résultats concrets, chacun dans son champ, chacun à sa place.</p>



<p>La Tunisie n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a besoin d’un signal fort, d’un cap assumé et d’un climat de confiance qui libère les initiatives au lieu de les suspecter. Elle dispose d’atouts considérables&nbsp;: une société instruite, curieuse et inventive&nbsp;; une géographie stratégique&nbsp;; une mémoire de compromis et de coexistence&nbsp;; une résilience éprouvée.</p>



<p>Ces atouts ne demandent pas à être inventés. Ils demandent à être libérés.</p>



<p>La stabilité sans horizon est une forme lente de déclin. Reprendre le souffle, c’est redonner de l’air à l’initiative, de la dignité à l’effort, de la confiance au savoir et une direction claire à l’action publique.</p>



<p>L’économie tunisienne doit et peut s’extraire de son état actuel de dormance afin d’initier une dynamique de décollage durable. Toutefois, le décollage repose sur une volonté et un courage politique assumés, un engagement irréversible pour mener&nbsp;toutes les réformes qui s’imposent et une mobilisation collective. Cette volonté, ce courage et cet engagement ne peuvent provenir en tout premier lieu que des plus hautes autorités du pays. &nbsp;</p>



<p>A bon entendeur…</p>



<p><em>* Ancien cadre à la Banque Mondiale.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/la-tunisie-en-2026-une-autre-annee-de-dormance-economique/">La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’essentiel du Rapport pays 2025 de la BAD sur la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/lessentiel-du-rapport-pays-2025-de-la-bad-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 06:03:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Audrey Chouchane]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
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		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[secteur informel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Tirer le meilleur parti du capital de la Tunisie pour favoriser son développement», souligne la BAD dans son Rapport pays 2025 sur la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/lessentiel-du-rapport-pays-2025-de-la-bad-sur-la-tunisie/">L’essentiel du Rapport pays 2025 de la BAD sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque africaine de développement (BAD) vient de publier le <a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/publications/cfr_2025-_tunisie_francais_04-07-2025.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rapport pays sur la Tunisie pour l’année 2025</a> sous le titre «Tirer le meilleur parti du capital de la Tunisie pour favoriser son développement». Réalisé par Audrey Chouchane, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, Ce rapport a été présenté le 7 juillet 2025 au ministère de l’Économie et de la Planification. Il met en lumière les perspectives de croissance pour 2025-2026; les leviers concrets de réforme pour renforcer la résilience économique ; et des recommandations stratégiques sur la fiscalité, l’investissement privé, et la valorisation des actifs publics. Nous en publions ci-dessous le résumé analytique et les recommandations politiques.</em></strong></p>



<span id="more-17091801"></span>



<p><em>En 2024, la Tunisie a enregistré une croissance économique modeste de 1,4 %, tirée principalement par les secteurs de l’agriculture, des industries manufacturières et des services.</em></p>



<p><em>Cette dynamique s’est toutefois heurtée à la contraction du secteur énergétique et à une détérioration du solde commercial. Une politique monétaire restrictive a permis de contenir l’inflation à 7 %, mais a parallèlement freiné l’accès au crédit, alors que le secteur financier enregistre 14 % de prêts non performants. </em></p>



<p><em>Le déficit budgétaire a été réduit à 6,1 % du produit intérieur brut (PIB), grâce à une amélioration des recettes fiscales. Toutefois, le niveau d’endettement public reste élevé, représentant 81,2 % du PIB. </em></p>



<p><em>Les investissements directs étrangers (IDE), les recettes touristiques et les transferts de la diaspora ont contribué au renforcement des réserves de change.</em></p>



<p><em>Sur le plan social, le taux de chômage demeure élevé (16 %) et les disparités régionales persistent.</em></p>



<p><em>Pour 2025, une légère accélération de la croissance à 1,9 % est projetée, principalement soutenue par les bonnes performances attendues du secteur agricole. </em></p>



<p><em>Cependant, la mobilisation des ressources internes demeure inférieure à son potentiel, en raison d’une assiette fiscale qui pourrait être élargie, un secteur informel représentant environ 26 % du PIB, ainsi que par des dépenses fiscales dont l’efficacité économique peut être renforcée.</em></p>



<p><em>Le marché boursier encore peu développé, ne permet pas de répondre adéquatement aux besoins de financement des petites et moyennes entreprises.</em></p>



<p><em>La mise en œuvre de réformes fiscales ambitieuses, la digitalisation des services publics, la diversification des sources de financement, y compris par le recours aux technologies financières (FinTech) et aux obligations vertes, ainsi que l’amélioration de la gouvernance, sont essentielles pour renforcer la résilience économique.</em></p>



<p><em>Le renforcement de la transparence et de la coopération régionale constitue un levier stratégique pour valoriser le capital national et promouvoir un développement durable, inclusif et équitable.</em></p>



<p><em>La Tunisie, pays à revenu intermédiaire situé en Afrique du Nord, dispose d’un fort potentiel de développement économique, soutenu par sa position géographique stratégique, un capital humain qualifié, d&rsquo;une bonne base infrastructrelle et des ressources naturelles diversifiées. </em></p>



<p><em>Toutefois, ce potentiel demeure partiellement inexploité en raison de contraintes structurelles persistantes qui entravent la transformation économique du pays et limitent sa capacité à mobiliser efficacement les ressources indispensables à son développement.</em></p>



<p><em>L’État joue un rôle central dans l’optimisation du capital national, à travers la mise en œuvre de politiques publiques cohérentes, la création d’un cadre institutionnel propice à l’investissement et le renforcement de la soutenabilité des finances publiques.</em></p>



<p><em>La création d’un environnement propice à une croissance durable et inclusive repose en grande partie sur l’efficacité de la mobilisation des ressources internes ainsi que sur l’amélioration continue de la gouvernance économique.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion et recommandations politiques</h2>



<p><em>Des institutions solides, une gouvernance efficace et un État de droit renforcé constituent les fondements indispensables à la mobilisation accrue des ressources nationales en Tunisie.</em></p>



<p><em>L’optimisation du capital naturel, humain, productif et financier dépend étroitement de la qualité du cadre institutionnel et de la stabilité réglementaire.</em></p>



<p><em>Il est essentiel de consolider un cadre juridique et réglementaire robuste garantissant la transparence, la redevabilité et la protection des ressources, notamment dans le secteur extractif, où une gestion rigoureuse et inclusive peut renforcer la mobilisation des recettes et la durabilité des investissements.</em></p>



<p><em>S’agissant du capital humain, la modernisation du système éducatif, en adéquation avec les besoins évolutifs du marché du travail, ainsi que la mise en œuvre de politiques d’inclusion actives, sont prioritaires pour améliorer l’employabilité et renforcer la cohésion sociale.</em></p>



<p><em>Sur le plan fiscal, l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment par l’intégration progressive du secteur informel, ainsi que l’accélération de la digitalisation des services fiscaux et administratifs, sont des leviers essentiels pour accroître les recettes publiques et renforcer l’équité fiscale.</em></p>



<p><em>Enfin, la simplification des procédures administratives, la sécurisation juridique des investissements et la modernisation de l’environnement des affaires sont nécessaires pour stimuler le capital d’entreprise, favoriser l’investissement privé et renforcer la compétitivité de l’économie tunisienne. </em></p>



<p><em>Ces recommandations s’inscrivent dans une vision intégrée du développement durable, fondée sur la transparence, la redevabilité, l&rsquo;efficacité institutionnelle et l’intégration régionale, en vue de consolider les bases d’une croissance inclusive et résiliente.</em></p>



<p><a href="https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/publications/cfr_2025-_tunisie_francais_04-07-2025.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport.</a> </p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/lessentiel-du-rapport-pays-2025-de-la-bad-sur-la-tunisie/">L’essentiel du Rapport pays 2025 de la BAD sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 11:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[financement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les finances publiques de la Tunisie et sa position extérieure resteront vulnérables en 2025, en l’absence de progrès dans la modernisation de l’économie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/">Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le déficit budgétaire de la Tunisie devrait diminuer légèrement à 5,8% du PIB en 2025, contre 6,2% en 2024, mais ses finances publiques et sa position extérieure resteront vulnérables, en l’absence de progrès dans la modernisation de l’économie.</em></strong></p>



<span id="more-16550839"></span>



<p>C’est ce qu’indique la Banque mondiale (BM) dans son dernier Bulletin de mise à jour économique consacré à la Tunisie, intitulé <em>«Une meilleure connectivité pour la croissance»</em>, ajoutant que la modération de la croissance des subventions, la baisse des dépenses d’investissement et la hausse des recettes fiscales, soutenues par quelques hausses de certains taux d’imposition, en particulier l’impôt sur les sociétés, sont autant de facteurs pouvant favoriser la légère baisse du déficit budgétaire.</p>



<p>Si la situation macroéconomique devrait se stabiliser, les finances publiques et la position extérieure de la Tunisie resteront, cependant, vulnérables en l’absence de financements extérieurs suffisants et de progrès dans la modernisation de l’économie, alerte la banque.</p>



<p>S’agissant du déficit commercial courant, il devrait légèrement s’accroître à 1,8% du PIB en 2025 avec un creusement du déficit commercial également dû à l’incertitude commerciale, en partie compensé par la croissance modérée du tourisme et la baisse attendue des prix du pétrole.</p>



<p>Pour ce qui est de l’emprunt extérieur, l’institution financière estime qu’il resterait une source importante de financement du compte courant ainsi que de remboursement de la dette. Et d’ajouter que le financement des déficits pourrait nécessiter une augmentation du financement extérieur et des réformes face à l’important calendrier de remboursement de la dette à court terme.</p>



<p>Malgré la baisse du déficit, souligne la même source, les besoins de financement bruts devraient être stables en termes nominaux en 2025 (28 milliards de dinars tunisiens, soit 15,6% du PIB) en raison de l’augmentation du remboursement de la dette.</p>



<p>Les deux tiers du financement devraient être des amortissements, dont près de la moitié externe.</p>



<p>Pour la BM, le financement du déficit restera difficile étant donné la stratégie de limitation de l’endettement extérieur et des contraintes au financement monétaire.</p>



<p>Il serait nécessaire, estime la banque, que les prêts souverains couvrent la plupart des besoins de financement extérieur si la Tunisie souhaite éviter la dépendance au financement monétaire du budget par le biais des réserves.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap. </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V2mlYhV5dV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/les-incertitudes-du-commerce-mondial-pesent-sur-la-croissance-tunisienne/">Les incertitudes du commerce mondial pèsent sur la croissance tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les incertitudes du commerce mondial pèsent sur la croissance tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/les-incertitudes-du-commerce-mondial-pesent-sur-la-croissance-tunisienne/embed/#?secret=RnKgtfiwp3#?secret=V2mlYhV5dV" data-secret="V2mlYhV5dV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/">Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Hausse des recettes fiscales et baisse du déficit budgétaire en 2024</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/21/tunisie-hausse-des-recettes-fiscales-et-baisse-du-deficit-budgetaire-en-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 11:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[emprunt]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déficit budgétaire de 2024 s’est élevé à 10 milliards de dinars tunisiens (3 milliards de dollars), contre 11 milliards de dinars (4 milliards de dollars) en 2023. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/21/tunisie-hausse-des-recettes-fiscales-et-baisse-du-deficit-budgetaire-en-2024/">Tunisie | Hausse des recettes fiscales et baisse du déficit budgétaire en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le déficit budgétaire de 2024 s’est élevé à 10 milliards de dinars tunisiens (3 milliards de dollars), contre 11 milliards de dinars (4 milliards de dollars) en 2023, a indiqué le ministère des Finances dans un rapport publié le weekend dernier, attribuant la baisse du déficit à la hausse des recettes à des niveaux plus élevées que prévu.</em></strong></p>



<span id="more-15620019"></span>



<p>Ce déficit, qui représentait 6% du PIB, malgré une hausse de 5% des dépenses réelles, a été financé par des emprunts, explique le ministère.</p>



<p>Les recettes totales ont augmenté de 9% à 47 milliards de dinars en 2024, suite à une croissance de 10% des recettes fiscales à 42 milliards de dinars.</p>



<p>Les dépenses ont augmenté de 5% à 56 milliards de dinars, principalement en raison d’une augmentation du financement par emprunt due à la hausse des taux d’intérêt, indique le rapport, soulignant une augmentation du financement par emprunt l’année dernière après que les intérêts sur la dette ont augmenté de 8% à 6 milliards de dinars.</p>



<p>Le document montre que le service de la dette extérieure a bondi d’un cinquième pour atteindre 25 milliards de dinars à fin 2024, tandis que la dette intérieure et extérieure globale a atteint 135 milliards de dinars, soit 81% du PIB.</p>



<p>Dans un rapport publié fin 2024, la Banque mondiale (BM) a déclaré que la Tunisie avait réussi à contenir son déficit de compte courant. Cependant, elle se tourne de plus en plus vers des sources de financement, la dette intérieure passant de 30% de la dette publique totale en 2019 à 52% en août 2024, a ajouté la Banque.</p>



<p>«Cette évolution détourne une part croissante du financement des banques vers les besoins du gouvernement, au détriment du reste de l’économie. Cela présente également des risques pour la stabilité de la monnaie et des prix», a précisé la BM dans son rapport de novembre.</p>



<p>Le rapport souligne l’importance de <em>«parvenir à un meilleur équilibre entre la fiscalité du travail et celle du capital afin de favoriser une approche plus équitable»</em>.</p>



<p><em>«La lourde charge fiscale actuelle sur le travail – y compris d’importantes cotisations de sécurité sociale, même pour les salariés à faible revenu – pourrait encourager l’informalité, décourager l’embauche et réduire les salaires»</em>, a averti la Banque.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/21/tunisie-hausse-des-recettes-fiscales-et-baisse-du-deficit-budgetaire-en-2024/">Tunisie | Hausse des recettes fiscales et baisse du déficit budgétaire en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 08:04:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Boudriga]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[LF2025]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2025]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[service de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2025 a été conçue comme un exercice comptable et non comme un outil de relance de l'économie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/">Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La loi de finances 2025 (LF2025) a été conçue comme un exercice comptable : il s’agit plus de collecter les sommes nécessaires au financement des dépenses publiques et des dettes de l’Etat, que de relancer l’investissement et la croissance, qui stagnent dangereusement depuis 2011.</em></strong> <em>(Photo: Sihem Boughdiri, ministre des Finances défend sa copie au parlement). </em> </p>



<span id="more-14797433"></span>



<p>Telle qu’adoptée par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) par 87 voix pour, 21 contre et 13 abstentions, et en attendant son adoption par la seconde chambre du parlement, le Conseil national des régions et districts (CNRD), la LF2025 comporte de quelques nouveautés.</p>



<p>Parmi ces nouveautés, les nouvelles tranches d’imposition des revenus des personnes physiques et l’introduction d’un amendement autorisant l’État à contracter un nouvel emprunt direct auprès de la Banque centrale, le troisième depuis 2020, et ce afin de permettre à l’Etat de faire face à ses obligations financières. Cette fois, le montant sera de 7 milliards de dinars, remboursable en quinze ans, avec un différé d’amortissement de trois ans et sans intérêts.</p>



<p>En attendant la version définitive de la loi, le professeur et chercheur en économie, Abdelkader Boudriga, a rappelé à la radio Mosaïque FM que les dépenses prévues par le budget de l’Etat pour l’année 2025, hors service de la dette, s’élèveraient à environ 60 milliards de dinars, un chiffre qui ne diffère pas beaucoup de celui de l’année qui s’achève, alors que les recettes sont estimées à un peu plus de 50 milliards de dinars, dont environ 45 milliards de dinars provenant des recettes fiscales et 4,4 milliards de recettes non fiscales, avec un déficit d’environ 10 milliards de dinars, auxquels il faut ajouter les 18 à 19 milliards résultant du remboursement de la dette extérieure.</p>



<p>Selon les experts, la LF2025 a été conçue comme un exercice comptable : pour celles et ceux qui l’ont concoctée, il s’agit plus de collecter les sommes nécessaires au financement des dépenses publiques et des dettes contractées par l’Etat, que de relancer l’investissement et la croissance, qui stagnent dangereusement depuis 2011.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/">Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les dépenses d’investissement représentent 6% des charges budgétaires  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-les-depenses-dinvestissement-representent-6-des-charges-budgetaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 08:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[balance budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[charges budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses d’investissement]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de rémunération]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[subvention de carburant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, les dépenses de rémunération représentent environ 52% de l’ensemble des charges de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-les-depenses-dinvestissement-representent-6-des-charges-budgetaires/">Tunisie : les dépenses d’investissement représentent 6% des charges budgétaires  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, les dépenses de rémunération représentent environ 52% de l’ensemble des charges de l’Etat, alors que celles d’investissement ne représentent que 6% de ces charges.</em></strong> <strong><em>Cette distorsion structurelle dure depuis une quinzaine d&rsquo;années mais que fait-on pour y remédier ?</em></strong> </p>



<span id="more-12906300"></span>



<p>La balance budgétaire de la Tunisie a enregistré un excédent de l’ordre de 1,3 milliard de dinars, durant le premier trimestre 2024, en baisse de 8,22% par rapport à l’excédent enregistré à fin mars 2023 (1,4 milliard de dinars).</p>



<p>C’est ce qui ressort du rapport sur les<em> «Résultats provisoires de l’exécution du budget»</em>, que vient de publier le ministère des Finances.</p>



<p>En fait, les ressources budgétaires ont augmenté de 12,8%, durant les trois premiers mois de l’année pour s’établir au niveau de 12 milliards de dinars, suite, essentiellement, à l’accroissement des recettes fiscales (+6,5%, à 10,4 milliards de dinars) et des recettes non fiscales (+20,8%, à 1,1 milliard de dinars).</p>



<p>Pour ce qui est des charges budgétaires, elles se sont accrues à un rythme moins important, de 10,3%, passant de 9,2 milliards de dinars, durant le premier trimestre 2023, à 10,2 milliards de dinars, à fin mars 2024.</p>



<p>L’accroissement des charges budgétaires est expliqué, notamment, par la hausse des dépenses salariales de 2%, à 5,3 milliards de dinars, des dépenses d’interventions de 22%, à 2 milliards de dinars et des charges de financement (les intérêts de la dette) de 35,4%, à 1,8 milliard de dinars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Régression des dépenses d’investissement</h2>



<p>En revanche, les dépenses budgétaires réservées à l’investissement ont régressé de 8,3%, pour ne pas dépasser 0,6 milliard de dinars.</p>



<p>A noter que les dépenses de rémunération représentent environ 52% de l’ensemble des charges de l’Etat, alors que celles d’investissement représentent uniquement, 6% de ces charges.</p>



<p>Les données publiées par le département de Finances ont fait état aussi de la hausse des ressources de trésorerie à 3,5 milliards de dinars, contre 0,170 milliard de dinars, une année auparavant.</p>



<p>S’agissant des dépenses de compensation, elles ont augmenté de 11,3%, passant de 1,2 milliard de dinars, à environ 1,4 milliard de dinars, à fin mars 22024. Le montant réservé à la subvention de carburants représente 72% du total de budget de compensation, durant le premier trimestre 2024.</p>



<p><em>D&rsquo;après Tap.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/23/tunisie-les-depenses-dinvestissement-representent-6-des-charges-budgetaires/">Tunisie : les dépenses d’investissement représentent 6% des charges budgétaires  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moez Hadidane : «L&#8217;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 08:43:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[El Fouladh]]></category>
		<category><![CDATA[marché parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Hadidane]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[RNTA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat tunisien doit booster la croissance économique, de manière à drainer plus de recettes fiscales.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/">Moez Hadidane : «L&rsquo;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Pour baisser le déficit budgétaire et ne pas dépasser le seuil de 3,9% du PIB, à l’horizon 2026 tel que prévu par le Cadre budgétaire à moyen terme 2024-2026, du ministère des Finances, l’Etat doit booster la croissance économique, de manière à drainer plus de recettes fiscales», estime l’économiste Moez Hadidane.</em></strong></p>



<span id="more-11359249"></span>



<p>Ce document rendu public récemment table sur une baisse progressive du déficit budgétaire de la Tunisie au cours des trois prochaines années, à 6,6% du PIB (11,5 milliards de dinars) fin 2024, 5,2% du PIB (9,8 milliards de dinars) en 2025 et 3,9% du PIB (8 milliards de dinars) à fin 2026.</p>



<p>En vue de réaliser ces objectifs, l’expert a recommandé, dans une déclaration à l’agence Tap, une plus grande stabilité économique et réglementaire (notamment en matière de politiques fiscales) en plus de la mise en application d’un ensemble de textes juridiques, en particulier ceux relatifs à l’impulsion de l’investissement.</p>



<p>Il faut également, d’après lui, alléger les procédures administratives, faire face aux malversations et à la corruption, assurer la bonne gouvernance et un climat sain des établissements publics et des structures d’appui relevant de l’Etat.</p>



<p>Selon le document du ministère des Finances,&nbsp;l’Etat prévoit de poursuivre ses démarches de recouvrement fiscal, d’élargir l’assiette imposable, surtout via l’intégration progressive du marché parallèle dans le secteur formel, vœu pieux souvent exprimé mais jamais vraiment mis en application, puisque le marché informel continue de prospérer dans le pays.</p>



<p>En parallèle, l’Etat projette de rationaliser les dépenses budgétaires, en veillant à maintenir une masse salariale au-dessous de 13% du PIB. <em>«Ceci passe par l’augmentation des recrutements en fonction de la croissance économique pour éviter le recrutement qu’en cas de besoin réel»</em>, a fait remarquer Hadidane.</p>



<p>Pour rappel, la masse salariale devrait progresser, en Tunisie, de 23,7 milliards de dinars (soit 13,5% du PIB), en 2024, à 24,7 milliards de dinars (13% du PIB), à 26 milliards de dinars (12,6% du PIB), en 2026.</p>



<p>Sur un autre plan, l’économiste estime qu’il serait indispensable d’adopter des mesures pour rationaliser les transferts et subventions, à même de cibler les personnes qui sont dans le besoin.</p>



<p>A son avis, les dépenses de subventions estimées 19 milliards de dinars (Loi de Finances 2024), devraient régresser à 15 milliards de dinars en 2026 alors que l’Etat prévoit de les maintenir à ce seuil (19 milliards de dinars) durant les exercices 2024, 2025 et 2026 (d’après le document du ministère des Finances).</p>



<p>L’économiste plaide, par ailleurs, en faveur d’un <em>«désengagement de l’Etat de certaines entreprises publiques, en l’occurrence la RNTA, El Fouladh, les sociétés de transport aérien et maritime, à travers la privatisation ou la gestion dans le cadre d’accords de partenariat public-privé»</em>.</p>



<p><em>«Les recettes budgétaires supplémentaires qui seront drainées, grâce à l’amélioration du taux de croissance économique et d’autres mesures, devraient obligatoirement financer des projets d’investissement. Ce qui n’est pas prévu dans le document du ministère des Finances, étant donné que les dépenses d’investissement ne représenteront que 9% de l’ensemble des dépenses budgétaires, en 2026 (environ 5,8 milliards de dinars)»</em>, a noté Hadidane.</p>



<p><em>«Nous ne pouvons pas relancer la croissance économique sans que l’Etat ne soit lui-même le principal investisseur, notamment dans l’infrastructure, les ports…»</em>, affirme l’économiste. Et d’enchaîner que <em>«l’investissement de l’Etat est une locomotive qui encourage le secteur privé à investir davantage à son tour, et par conséquent drainer plus de recettes budgétaires»</em>.</p>



<p>Il a dans ce contexte expliqué qu’un milliard de dinars consacré par l’Etat à l’investissement favorisera la réalisation d’environ 0,5 point de croissance économique supplémentaire, et 1 milliard de dinars de plus de recettes fiscales sur les trois ou quatre prochaines années.</p>



<p><strong><em>D’après Tap</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1MaoAWXSNI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/">La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie se félicite pour avoir réussi à payer ses dettes en 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/la-tunisie-se-felicite-pour-avoir-reussi-a-payer-ses-dettes-en-2023/embed/#?secret=JzCpaXu8M4#?secret=1MaoAWXSNI" data-secret="1MaoAWXSNI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/23/moez-hadidane-linvestissement-et-la-croissance-pour-reduire-le-deficit-budgetaire/">Moez Hadidane : «L&rsquo;investissement et la croissance pour réduire le déficit budgétaire»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Mohamed Louzir : «Pas de création de richesses sans relance de l’investissement»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/mohamed-louzir-pas-de-creation-de-richesses-sans-relance-de-linvestissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:39:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[CTFCI]]></category>
		<category><![CDATA[investissement public]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Louzir]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11301502</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mohamed Louzir déplore l'absence de mesures en faveur de l'investissement dans la LF 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/mohamed-louzir-pas-de-creation-de-richesses-sans-relance-de-linvestissement/">Mohamed Louzir : «Pas de création de richesses sans relance de l’investissement»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Pour relancer la création de richesses dans le pays, il faudrait peut-être faire sortir le budget dédié à l’investissement du cadre de la loi de finances et trouver un nouveau mécanisme pour financer l’investissement, qui pourrait être confié à la Caisse des dépôts et consignations», estime Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI).</em></strong></p>



<span id="more-11301502"></span>



<p><em>«La CDC pourrait à la fois rassembler l’actif de la Tunisie, lever la dette nécessaire et s’entourer d’investisseurs en mesure d’investir, d’une manière pérenne, des montants dépassant les 10 et 15 milliards de dinars par an pour que la Tunisie retrouve le chemin de la croissance»</em>, a-t-il enchaîné dans une déclaration à l’agence Tap, en marge d’un séminaire sur le thème <em>«Loi de finances 2024 : Quel impact sur l’entreprise ?»</em>, organisé, mercredi 17 janvier 2024, à Tunis, par la CTFCI.</p>



<p>Louzir a rappelé que <em>«l’enveloppe dédiée à l’investissement dans le cadre de la Loi de Finances 2024 est estimée à 5,274 milliards de dinars. C’est un montant qui servirait à peine, à mon avis, à subvenir aux besoins de maintenance des infrastructures existantes et qui ne pourrait en aucun cas, financer de nouveaux projets dans des secteurs stratégiques&nbsp;: éducation, transport, santé…»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute de l’investissement public</h2>



<p><em>«L’investissement public stagne autour de 4 milliards de dinars depuis 2010. Il représentait alors 20% du budget de l’Etat, contre 6,7% en 2023 et 2024. Cette faiblesse de l’investissement public devrait avoir un impact significatif sur la croissance économique»</em>, a-t-il encore indiqué.</p>



<p>Pour le secrétaire général de la CTFCI, <em>«l’investissement public représente un signal de confiance. Si l’investissement public est au rendez-vous, l’investissement privé suivra et inversement. Un dinar d’investissement public est égal à 2 à 3 dinars d’investissements privés»</em>. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Il y a un autre moteur toujours non exploité en Tunisie, celui du partenariat public-privé. On en parle beaucoup mais sa mise en œuvre tarde à avoir lieu parce qu’on ne sait toujours pas gérer un partenariat public-privé en Tunisie»</em>.</p>



<p>Revenant sur les principaux indicateurs de la Loi de Finances 2024, Louzir a indiqué que <em>«le taux de croissance économique est estimé à 2,1% pour 2024, contre un taux de 1,8% prévu par la LF 2023 et 0,9% prévu par la LF rectificative 2023. Mais encore faut-il pouvoir atteindre ce taux»</em>.</p>



<p><em>«Le déficit budgétaire, sans comptabilisation des dons et des revenus des biens confisqués, sera de l’ordre de 10 644 MDT, soit 6,6% du PIB. Les recettes de l’Etat sont estimées à 49 160 MDT en hausse de 6% par rapport à la LF 2023 et de 8% par rapport à la LF rectificative 2023. Les recettes fiscales ont évolué de 9% par rapport à la LF 2023 et de 12% par rapport à celle rectificative 2023. Cette augmentation des recettes fiscales ouvre la voie à une pression fiscale aigue de l’ordre de 25,1%»</em>, a expliqué l’expert économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse des dépenses de l’Etat</h2>



<p><em>«Les dépenses de l’Etat sont estimées à 59 805 MDT en évolution de 11% par rapport à la LF 2023 et de 7% par rapport à la LF rectificative 2023. Les salaires à distribuer en 2024 s’élèvent à 23 711 MDT, soit la rubrique la plus lourde en termes de dépenses. On est à des niveaux très élevés de rémunération publique avec à peu prés 700 000 fonctionnaires. Cependant, le niveau de rémunération individuel n’est pas élevé. Baisser les salaires n’est donc pas une solution, licencier les fonctionnaires n’est pas non plus la solution. Il faut plutôt faire en sorte que les fonctionnaires produisent plus de valeur»</em>, a-t-il aussi considéré. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Les besoins de financement sont estimés à 28 708 MDT ce qui représente 16% du PIB contre 14% en 2022 et 9% pour la période 2015-2019. Il est prévu que la dette de l’Etat augmente à la fin de l’année 2024 à 139 997 MDT, soit une augmentation de 9% par rapport à 2023. Cette dette serait de l’ordre de 79, 81% du PIB à la fin de 2024, contre 80,20% en 2023»</em>.</p>



<p>Autant de challenges, pas faciles à lever, par les autorités tunisiennes dans un contexte économique mondial compliqué.</p>



<p>En termes d’impact sur l’entreprise, <em>«il faut s’attendre à plus d’impôts à payer surtout pour les entreprises opérant dans certains secteurs notamment financiers. L’entreprise sera également confrontée à l’absence de mesures majeures favorisant l’investissement, hormis la mini-amnistie fiscale mise en place au profit de certaines entreprises, à l’inflation élevée et à l’assèchement de la liquidité sur le marché local à cause du recours excessif à l’endettement intérieur par l’Etat»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/mohamed-louzir-pas-de-creation-de-richesses-sans-relance-de-linvestissement/">Mohamed Louzir : «Pas de création de richesses sans relance de l’investissement»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les chiffres clés du budget de l’Etat tunisien pour 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 05:54:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2024]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de budget de l'Etat pour 2024 est en hausse de 9,3% par rapport à celui actualisé de 2023.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/les-chiffres-cles-du-budget-de-letat-tunisien-pour-2024/">Les chiffres clés du budget de l’Etat tunisien pour 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le projet de budget de l&rsquo;Etat pour 2024 est fixé à 77 868 millions de dinars (MDT), soit une hausse de 9,3% (+6 629 MDT) par rapport aux résultats actualisés de 2023.</em></strong></p>



<span id="more-10564254"></span>



<p>Les ressources propres au titre du budget de l’Etat 2024 sont estimées à 49 160 MDT, en hausse de 8,4% (+3 800 MDT) par rapport à 2023. Ils représentent 63,1% des ressources de l’État.</p>



<p>Les recettes fiscales devraient générer 44 050 MDT, soit 89,6% des recettes nettes de l’Etat.</p>



<p>Les recettes non fiscales estimées s’élèvent à 4 760 MDT (9,7%) tandis que les dons s’élèvent à 350 MDT (0,7%).</p>



<p>La dette de la Tunisie devrait atteindre 139,9 MDT à fin 2024 contre 127,1 MDT prévus au titre du budget 2023, soit une augmentation de 12 milliards de dinars.</p>



<p>Les dettes de l’Etat représentent 79,81% du PIB à fin 2024 contre 80,20% en 2023 et 79,83% en 2022.</p>



<p>Le budget de l’Etat consacre 3 591 MDT au subventionnement des matières premières, en baisse de 5,6% par rapport à 2023 (3 805 MDT).</p>



<p>Un montant supplémentaire de 2,6 milliards de dinars en subventions aux céréales est prévu dans le cadre du projet de budget, soit plus d’un tiers des subventions aux produits de base (hors carburant et transport). Le projet de budget de l’Etat prévoit 7 086 MDT pour les subventions aux carburants et à l’électricité (+ 56 MDT).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/18/les-chiffres-cles-du-budget-de-letat-tunisien-pour-2024/">Les chiffres clés du budget de l’Etat tunisien pour 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : les causes de la baisse des recettes budgétaires en 2023</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/26/tunisie-les-causes-de-la-baisse-des-recettes-budgetaires-en-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 10:40:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[impôts directs]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[recettes budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La baisse des recettes du secteur pétrolier est à l’origine de la révision à la baisse des ressources budgétaires de l'Etat en 2023. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/26/tunisie-les-causes-de-la-baisse-des-recettes-budgetaires-en-2023/">Tunisie : les causes de la baisse des recettes budgétaires en 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La baisse des recettes du secteur pétrolier est à l’origine de la révision à la baisse des ressources budgétaires de la Tunisie prévues par la Loi de Finances rectificative 2023.</em></strong></p>



<span id="more-10270320"></span>



<p>Le gouvernement considère que la révision des hypothèses de la Loi de Finances rectificative 2023, notamment le prix du baril de pétrole qui est passé de 89 à 83 dollars, a contribué, entre autres facteurs, à la baisse des ressources budgétaires de près de 1 milliard de dinars, par rapport à la loi initiale publié il y a un an.</p>



<p>Le gouvernement a ajouté, dans son rapport sur la Loi de Finances rectificative 2023, que les ressources ont été en baisse de 1 064 MDT (-2,3%) par rapport à la Loi de Finances 2023, suite à la révision du prix du baril de pétrole.</p>



<p>Cette baisse des recettes du budget actualisé de l’État, par rapport aux estimations initiales, est due à une baisse des recettes fiscales de 1 048 MDT, notamment les impôts directs, dont ceux prélevés sur les compagnies pétrolières, qui devraient baisser d&rsquo;environ 274 MDT, malgré soit une augmentation de 16 MDT en 2022.</p>



<p>Le gouvernement prévoit une baisse des recettes non fiscales de 1,199 MDT (-21,7%), en s’appuyant sur une baisse des recettes du secteur pétrolier de 190 MDT, à seulement 671 MDT contre 861 MDT prévus par la Loi de Finances 2023, et la révision à la baisse de 8% de la production pétrolière et gazière.</p>



<p>La subvention au carburant absorbera 7,030 MDT, dont la subvention accordée à la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir, 3,665 MDT) et celle accordée à la Société tunisienne de l&rsquo;électricité et du gaz (Steg, 3,365 MDT).</p>



<p>L’augmentation de la subvention sur les carburants est également due à la hausse de 10% du prix d’achat de l’essence au cours des huit premiers mois de l’année en cours.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/26/tunisie-les-causes-de-la-baisse-des-recettes-budgetaires-en-2023/">Tunisie : les causes de la baisse des recettes budgétaires en 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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