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	<title>Archives des roi Salman - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des roi Salman - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Marsa : L’affiche de trop glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2019 17:22:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour quelques dollars de plus, la ville citoyenne de La Marsa (banlieue nord de Tunis, Tunisie), a été outragée par de grandes affiches glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite. Par Lotfi Maherzi * Des esprits malveillants du monde des affaires et de l’argent, la mairesse islamiste de Tunis, Souad Abderrahim, et de petits politiciens pilotés...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/27/la-marsa-laffiche-de-trop-glorifiant-le-roi-salman-darabie-saoudite/">La Marsa : L’affiche de trop glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203898" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Affiche-Roi-Salman.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pour quelques dollars de plus, la ville citoyenne de La Marsa (banlieue nord de Tunis, Tunisie), a été outragée par de grandes affiches glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Lotfi Maherzi</strong> *</p>
<p><span id="more-203897"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203904 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Lotfi-Maherzi-Portrait.jpg" alt="" width="200" height="200" />Des esprits malveillants du monde des affaires et de l’argent, la mairesse islamiste de Tunis, Souad Abderrahim, et de petits politiciens pilotés par l’ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie ont lancé, à l’occasion du sommet de la Ligue des Etats arabes, prévu à Tunis, dimanche prochain, 31 mars 2019, une opération de pure propagande au profit du royaume saoudien en espérant ainsi lui refaire une beauté après les violentes atteintes en série succession aux droits humains.</p>
<p>Cette initiative est injuste, inappropriée, malsaine et condamnable pour plusieurs raisons. Nous en citerons les plus importantes à nos yeux…</p>
<p>1- Le royaume saoudien s’est toujours illustré par une atteinte récurrente aux droits humains avec une pratique barbare d’un autre temps contre toute contestation interne en utilisant torture, lapidation, coups de fouet et assassinat politique. Un Etat voyou qui dévoile sa vraie nature derrière le modernisme affiché mais qui sonne faux dans la voix d’une dictature théocratique et ultraconservatrice.</p>
<p>2- Le royaume saoudien et la coalition arabe aidée par les Etats-Unis et la France, grands commerçants d’armes devant l’Eternel, mène depuis 2014 une guerre fratricide contre le Yémen provoquant un nombre impressionnant de morts civiles. Une véritable tragédie appuyée par un blocus économique qui pourrait faire selon les Nations Unis des millions de morts dans l’indifférence totale de la communauté internationale et du monde arabe.wahhabisme</p>
<p>3- Le royaume saoudien participe en Tunisie et dans les autres pays du Maghreb à la diffusion du wahhabisme, une idéologie rigoriste et sectaire érigée en stratégie diplomatique et culturelle avec construction sans compter de mosquées, attribution généreuse de dons et distribution gratuite de livres et de brochures à des associations religieuses, écoles et autres médersas. Cette stratégie de dons a permis la diffusion d’une doctrine mortifère qui a inspiré et encouragé de nombreux Tunisiens à aller faire le jihad en Libye, en Syrie et ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203899" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Affiche-roi-Salman-2.jpg" alt="" width="552" height="218" /></p>
<p>4- Enfin le royaume saoudien et son idéologie gagne du terrain et de visibilité dans tout le Maghreb grâce à sa politique d’ingérence arrogante mais surtout à l’accommodement et aux petits arrangements des pouvoirs locaux avec cette monarchie. Des pouvoirs qui mettent un point d’honneur à entretenir des relations privilégiées avec cette monarchie au détriment des principes qu’ils défendent. Une complaisance qui s’explique par des alliances politiques, économiques voire personnelles ou passionnelles et qui résonne comme une hypocrisie devant le discours musclé affiché en permanence contre le terrorisme.</p>
<p>Pour toutes des raisons et bien d’autres, le protocole privilégié consacré exclusivement à cette monarchie à l’occasion de ce sommet renvoie plus à une tartuferie de partis dits républicains ou démocratiques, bigots, peu patriotes, si frileux et si ignorants des vrais dangers de leurs laxismes : une forfaiture qui participera à la fin annoncée d’un islam libéral, tolérant et malékite, une trahison qui servira objectivement un islam théocratique particulièrement hostile aux fondamentaux des droits humains, à la liberté de conscience et à l’égalité entre les sexes.</p>
<p><em>* Professeur des universités. </em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sKF4w4YS2y"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/12/winou-etrottoir-un-label-dengagement-citoyen/">Winou Etrottoir : Un label d’engagement citoyen</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Winou Etrottoir : Un label d’engagement citoyen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/12/winou-etrottoir-un-label-dengagement-citoyen/embed/#?secret=tnDReHBEVK#?secret=sKF4w4YS2y" data-secret="sKF4w4YS2y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="poVIdo9KcL"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/28/le-combat-contre-la-mafia-politico-financiere-doit-aller-jusquau-bout/">Le combat contre la mafia politico-financière doit aller jusqu’au bout</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le combat contre la mafia politico-financière doit aller jusqu’au bout » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/28/le-combat-contre-la-mafia-politico-financiere-doit-aller-jusquau-bout/embed/#?secret=1UauTqlk89#?secret=poVIdo9KcL" data-secret="poVIdo9KcL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/27/la-marsa-laffiche-de-trop-glorifiant-le-roi-salman-darabie-saoudite/">La Marsa : L’affiche de trop glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le président gabonais Ali Bongo a-t-il «disparu» en Arabie saoudite ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/le-president-gabonais-ali-bongo-a-t-il-disparu-en-arabie-saoudite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Nov 2018 08:24:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président du Gabon Ali Bongo, «qui a été victime d’un mini-AVC aggravé par de l’hypertension, va mieux», rapporte l’hebdomadaire parisien ‘‘Jeune Afrique’’, alors que le journal ‘‘Al-Quds’’, paraissant à Londres, parle de sa «disparition» (sic !) au cours d’une récente visite en Arabie saoudite. Il faut dire que la dernière apparition publique de Bongo...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/le-president-gabonais-ali-bongo-a-t-il-disparu-en-arabie-saoudite/">Le président gabonais Ali Bongo a-t-il «disparu» en Arabie saoudite ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183321" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Ali-Bongo.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président du Gabon Ali Bongo, «qui a été victime d’un mini-AVC aggravé par de l’hypertension, va mieux», rapporte l’hebdomadaire parisien ‘‘Jeune Afrique’’, alors que le journal ‘‘Al-Quds’’, paraissant à Londres, parle de sa «disparition» (sic !) au cours d’une récente visite en Arabie saoudite.</strong> </em></p>
<p><span id="more-183320"></span></p>
<p>Il faut dire que la dernière apparition publique de Bongo (59 ans) remonte au 23 octobre 2018, à Riyad, où il a participé à une conférence sur l’avenir de l’investissement et a été reçu par le roi Salman.</p>
<p>Citant une source gabonaise haut placée au Gabon en contact quotidien avec Riyad, le magazine<em> ‘‘Jeune Afrique’’</em>, qui est souvent bien informé des affaires africaines, écrit : <em>«On lui a enlevé l’assistance respiratoire, et il va entamer une rééducation. Il est réveillé et commence à voir ses proches. Tout sera rentré dans l’ordre d’ici deux ou trois semaines».</em></p>
<p>Quant au quotidien londonien arabophone, possédé par des fonds de l’émirat gazier du Qatar, a consacré en une un article sur le cas Bongo intitulé <em>«Polémique autour du président gabonais ‘‘disparu’’ depuis sa visite en Arabie saoudite»</em>, laissant insidieusement penser à un remake de l’affaire du journaliste Jamal Khachoggi, tué par des agents du service de renseignements saoudien au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre dernier.</p>
<p>Les Qataris, on le sait, font feu de tout bous dès qu’il s’agit de leurs grands voisins saoudiens, qui ont déjà une assez mauvaise réputation pour qu’on ait besoin de leur en rajouter.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/11/le-president-gabonais-ali-bongo-a-t-il-disparu-en-arabie-saoudite/">Le président gabonais Ali Bongo a-t-il «disparu» en Arabie saoudite ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le corps de Jamal Khashoggi aurait été démembré pour être dissous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/03/le-corps-de-jamal-khashoggi-aurait-ete-demembre-pour-etre-dissous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2018 07:31:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel rôle a joué le prince héritier Mohamed Ben Salman dans l&#8217;assassinat du journaliste Jamal Khachoggi ?  Un mois après l’assassinat crapuleux du journaliste Jamal Khashoggi, l’affaire n’a pas fait pschitt. Entré dans le consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, il n’en est plus ressorti. Dernier rebondissement, il aurait été tout...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/03/le-corps-de-jamal-khashoggi-aurait-ete-demembre-pour-etre-dissous/">Le corps de Jamal Khashoggi aurait été démembré pour être dissous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-179756" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Mohamed-Ben-Salma-Jamal-Khachoggi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Quel rôle a joué le prince héritier Mohamed Ben Salman dans l&rsquo;assassinat du journaliste Jamal Khachoggi ? </em></p>
<p><em><strong>Un mois après l’assassinat crapuleux du journaliste Jamal Khashoggi, l’affaire n’a pas fait pschitt. Entré dans le consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, il n’en est plus ressorti. Dernier rebondissement, il aurait été tout simplement dissous pour qu’aucune trace ne subsiste.</strong></em></p>
<p><span id="more-181926"></span></p>
<p><em>«Nous voyons à ce stade qu’ils ne se sont pas contentés de le démembrer, ils s’en sont débarrassé en le dissolvant. Selon les dernières informations dont nous disposons, la raison pour laquelle ils ont découpé le corps, c’est pour le dissoudre plus facilement»</em>, a déclaré au quotidien <em>‘‘Hürriyet’’</em> Yasin Aktay, conseiller du président Recep Tayyip Erdogan au sein de l’AKP, le parti au pouvoir. Yasin Aktay est le conseiller d&rsquo;Erdogan qui a été contacté directement par la fiancée de Jamal Khashoggi quand il n’est pas ressorti du consulat, le 2 octobre, en début d&rsquo;après-midi.</p>
<p>Dans une tribune publie dans le<em> ‘‘Washington Post’’,</em> le président turc Erdogan a écrit : <em>«Nous savons que l’ordre de tuer Khashoggi est venu des plus hauts niveaux du gouvernement saoudien»</em> tout en disculpant le roi Salman.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-181930" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Jamal-Khachoggi-Erdogan.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p>Sans l’ombre d’un doute, le doigt désigne sans le nommer le prince héritier Mohamed Ben Salman (MBS), que Jamal Khachoggi avait pris pour cible de ses critiques au cours des derniers mois avant son assassinat, commis par un groupe d’une quinzaine d’agents des renseignements saoudiens débarqués à Istanbul à bord d’un jet-privé et repartis vers l’Arabie saoudite le jour même du meurtre.</p>
<p>Cet MBS là, un homme fruste et sans limites, avait, rappelons-le, sollicité la médiation du président égyptien Abdelfattah Al-Sissi et celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu afin qu’ils intercèdent en sa faveur auprès du président américain Donald Trump, lequel, choqué par les graves dépassements de son poulain, commence à regretter de l’avoir adoubé.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/03/le-corps-de-jamal-khashoggi-aurait-ete-demembre-pour-etre-dissous/">Le corps de Jamal Khashoggi aurait été démembré pour être dissous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Yémen : Le roi, les larmes et les armes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/04/yemen-le-roi-les-larmes-et-les-armes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 19:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué, aujourd&#8217;hui, par les Houthis. Pour comprendre le drame actuel du Yémen, il faut revenir un peu en arrière. Décryptage&#8230;  Par Dr Mounir Hanablia * Il se passe des choses importantes au Yémen, depuis quelques jours, et là-bas avec les tirs de missiles, les événements sont en train...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/04/yemen-le-roi-les-larmes-et-les-armes/">Yémen : Le roi, les larmes et les armes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-126720" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Yemen.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué, aujourd&rsquo;hui, par les Houthis. Pour comprendre le drame actuel du Yémen, il faut revenir un peu en arrière. Décryptage&#8230; </strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-126719"></span></p>
<p>Il se passe des choses importantes au Yémen, depuis quelques jours, et là-bas avec les tirs de missiles, les événements sont en train de prendre une tournure inquiétante voire dramatiques avec la mort, aujourd’hui, lundi 4 décembre 2017, de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, dans sa voiture blindée bombardée par les rebelles Houthis.</p>
<p><strong>Aux sources du malheur yéménite </strong></p>
<p>Ce pays pauvre et marginalisé du monde arabe, pourtant situé à l’entrée de la mer Rouge, par où transite une part importante du commerce entre l’Europe et l’Extrême Orient, est soumis depuis 3 années à une guerre d’agression menée par une coalition regroupant l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis (EAU), qui a causé d’importants dégâts matériels et humains (on parle de 1 million de morts), ainsi qu’une catastrophe humanitaire, aggravée par le blocus aérien et maritime qui lui sont imposés. Mais là-bas les choses n’ont jamais été simples. On peut dire que l’Arabie Saoudite, le grand et riche voisin du nord, est toujours intervenu d’une manière ou d’une autre dans les affaires du pauvre Yémen.</p>
<p>On prête à Abdelaziz Ibn Saoud, le fondateur de la dynastie, cette réflexion : <em>«L’humiliation du Yémen est notre grandeur, et sa grandeur notre humiliation»</em>, cela sous-entend évidemment que les dirigeants saoudiens ont toujours pensé y posséder un droit d’ingérence naturel. On peut dire qu’ils n’ont pas hésité à le faire dans les années 60 après le coup d’Etat qualifié de révolution yéménite, contre le pouvoir pourtant chiite de l’Imam, un chiisme il est vrai assez spécifique puisqu’il vénère également la mémoire des califes Rachidites. Et un corps expéditionnaire égyptien avait été dépêché par le président Nasser pour appuyer les Républicains, ce qui lui avait valu de s’y embourber pendant plusieurs années au nom de la nation arabe, puis de se retirer en y laissant un piètre souvenir.</p>
<p><strong>Interférences étrangères et division du pays </strong></p>
<p>Naturellement, les Saoudiens avaient oublié leurs griefs contre les chiites et s’étaient placés dans le camp anti nassérien afin d’abattre le nationalisme arabe dont ils jugeaient la menace mortelle pour leur dynastie. Ils avaient fourni des subsides et des armes au camp loyaliste, mais en fin de compte l’Imam avait perdu le pouvoir et c’est l’armée qui l’avait pris dans ce qui avait été qualifié de Nord Yémen, dont la capitale était Sanaa, pour établir un régime autoritaire basé sur le tribalisme, le clientélisme, et la corruption.</p>
<p>Le reste du pays, moins peuplé, avait finalement fait sécession et une république socialiste avait été établie à Aden, qui a toujours été au Yémen, depuis l’occupation anglaise, la ville cosmopolite tournée vers le commerce extérieur avec l’océan Indien et la mer Rouge.</p>
<p>Le Sud Yémen obéissait en fait à une logique régionaliste très forte, qui a toujours été d’une certaine manière celle des populations des plaines côtières tournées vers la mer face au tribalisme des montagnards nordistes.</p>
<p>Malgré les liens très étroits établis avec le camp socialiste, le Sud Yémen était devenu une base soviétique où avaient transité quelques uns de ceux qui étaient à l’époque considérés en Occident comme des terroristes parmi les plus recherchés comme Carlos, Wadii Haddad, ou Gabriele Krosher Tiedemann.</p>
<p>Et malgré la présence d’une police politique omniprésente, les liens transfrontaliers s’étaient maintenus du fait de l’existence d’une importante communauté d’origine yéménite en Arabie Saoudite, en particulier tous les clercs musulmans qui avaient fui le communisme qualifié d’apostat, et surtout les émigrés originaires du Hadramaout, souvent incontournables dans les transactions commerciales depuis la péninsule Arabique jusqu’en Indonésie et l’Afrique de l’Est.</p>
<p>Les sommes issues des émigrés et transférées vers leurs familles ont toujours constitué une source de devises essentielle pour les Etats autant sudiste que nordiste. Les Yéménites ont en effet souvent émigré pour échapper aux conjonctures économiques précaires, et certains parmi eux ont fort bien réussi dans les affaires, jusqu’en Chine où il existe dans le Guangxu une communauté de 5000 personnes partis y faire leurs études pour finalement y résider, et que les Chinois considèrent comme une tête de pont idéale pour l’établissement de liens économiques durables autant avec leur pays d’origine que ses voisins.</p>
<p><strong>Une pépinière du terrorisme wahhabite </strong></p>
<p>Et malgré la rébellion communiste du Dhofar, en Oman, dans les années 70, dont le Sud Yémen avait constitué la base arrière, l’Arabie Saoudite s’était dans l’ensemble bien accommodée de la présence de son voisin marxiste sur sa frontière Sud. C’est que dans le Nord du Yémen, elle s’était assurée une position dominante grâce aux subsides qu’elle y avait apportés à l’Etat, aux prédicateurs et aux écoles wahhabites qu’elle y avait implantés, aux nombreux instituteurs et professeurs qu’elle y avait envoyés dont plusieurs <em>«frères musulmans»</em> égyptiens.</p>
<p>Le salafisme, on l’imagine, n’allait pas tarder à être perçu par la population comme une intrusion saoudienne dans ses affaires intérieures. Mais avec l’invasion soviétique en Afghanistan en 1979, les Saoudiens, avec la complicité de l’Etat nordiste, recruteraient de nombreux jeunes qui iraient à Peshawar s’enrôler dans Al Qaïda sous la bannière d’Oussama Ben Laden, lui-même d’origine yéménite.</p>
<p>Cette intrusion saoudienne aura des conséquences. Certains parmi eux allaient constituer, des années plus tard, les cadres dirigeants d’Al Qaida de la Péninsule Arabique, à l’instar de Nasser El Wihayshi, ou de Qassem Raïmi. Mais en 1990, avec la chute de l’Union Soviétique, l’Etat du Sud Yémen allait s’effondrer et ses cadres en feraient les frais en se voyant pratiquement exclus de tous les postes de décision dans l’Etat réunifié, malgré la vice-présidence accordée à un Sudiste, Ali Salem El Beidh.</p>
<p>L’irrédentisme sudiste allait se nourrir de la frustration de ses élites, au point de susciter une nouvelle sécession en 1994 avec la fondation de la République Démocratique dont viendrait à bout rapidement l’armée. Et son nouveau mode d’expression se cantonnerait alors dans le mouvement dit du Sud.</p>
<p>Mais la réunification du pays allait marquer la consolidation du pouvoir du président nordiste Ali Abdallah Saleh, qui avait succédé au colonel Ibrahim El Hamdi, assassiné en 1977 dans des conditions mystérieuses, dont tout avait été fait d’abord pour ternir sa mémoire, puis pour l’effacer de celle de ses compatriotes grâce à une amnésie officielle savamment orchestrée.</p>
<p>Pendant 34 ans, appuyé sur son clan corrompu, et sur son réseau clientéliste, Ali Abdallah Saleh, pourtant un chiite Zaydite, tiendrait les rênes du pouvoir d’une main ferme, avec certes plusieurs soubresauts.</p>
<p>Le premier surviendrait en 1990 lors de la première guerre du Golfe lorsque le Yémen refuserait de s’aligner sur les positions égyptienne et saoudienne contre l’Irak et en faveur de l’intervention étrangère; cela lui vaudrait une amputation importante de l’aide américaine, mais son revirement ultérieur allait lui valoir l’inimitié des islamistes et d’Al Qaida, dont le chef, Oussama Ben Laden, quelque temps établi dans le pays, jugerait plus prudent de se réfugier au Soudan avant que ne se produise en rade d’Aden la célèbre attaque en 2000 contre l’USS Cole qui démontrerait avant tout les complicités dont bénéficiaient les terroristes au plus haut sommet de l’Etat.</p>
<p>Le président Saleh sera obligé de sévir contre ses alliés islamistes, et sa politique à leur égard fluctuerait au gré des circonstances, avec les exigences de la guerre américaine contre le terrorisme après le 11 septembre 2001 et l’attentat contre le pétrolier Limburg toujours à Aden.</p>
<p>C’est ainsi que le Yémen commencerait à acquérir à l’échelon international cette mauvaise réputation que l’enlèvement de personnel humanitaire et les attaques contre des touristes étrangers ne feraient que renforcer. Et il faut dire que les dernières années du règne d’Ali Abdallah Saleh marqueraient la montée en puissance d’Al Qaida dans le pays, et de son corollaire, les opérations de représailles et de police de l’armée américaine qui feraient de plus en plus de victimes collatérales.</p>
<p>Malgré tout cela, et durant la première décennie du XXIe siècle, les Saoudiens n’avaient pas semblé beaucoup se préoccuper beaucoup de la menace Al Qaida dans le pays voisin, et mis à part les contrôles exercé sur les zones frontalières et la surveillance des citoyens yéménites, il n’y avait eu aucune velléité affirmée d’intervention jusqu’à l’émergence du mouvement chiite Houthi à Saada, dans la zone frontalière, près des provinces saoudiennes, et anciennement yéménites, du Jizan, de l’Asir, et du Nejrane.</p>
<p><strong>L’avènement de la rébellion des Houthis</strong></p>
<p>Le mouvement Houthi s’appelait à l’origine Forum des jeunes croyants. Il fut à l’origine culturel et revendiquait le rétablissement de franchises en faveur de la communauté chiite qui avaient été supprimées en 1962 avec le coup d’Etat du Yémen et l’avènement de la République. Mais le président Saleh vit dans les manifestations de rues dans la capitale Sanaa un défi à son autorité et mit à prix la tête du chef du mouvement, Badreddine El Houthi, connu pour être descendant du prophète.</p>
<p>Finalement, le gouvernement annonça la mort du chef Houthi après un accrochage avec l’armée, et refusa de restituer son corps.</p>
<p>Ce fut le signal d’une guerre qui devait durer 6 ans jusqu’à la chute de Saleh en 2012 et au cours de laquelle l’armée yéménite, puis saoudienne utilisèrent des armes chimiques contre les rebelles, mais sans résultat.</p>
<p>La révolte des Houthis est donc née d’une conjoncture locale réclamant le rétablissement en faveur d’une communauté, d’un régime d’autonomie dont elle s’était estimé injustement privée. Et ce mouvement s’était rapproché à l’origine du parti du président, le Congrès Populaire Général, contre le parti islamiste frère musulman Al Islah.</p>
<p>Avec le printemps arabe au Yémen, et après 33 ans de pouvoir, le président Saleh fut donc obligé de démissionner, mais à la différence de Ben Ali, de Moubarak, et de Kadhafi, et grâce au soutien saoudien, il s’assura une sortie qui devait contre toute attente préserver ultérieurement son avenir en tant qu’acteur de premier plan dans la lutte politique en cours dans son pays. Un nouveau président fut élu, Abd Rabbou Mansour Hadi, et celui-ci fit la paix de prime abord avec le mouvement Houthi, en lui restituant le corps de son chef.</p>
<p>Mais les premières années virent paradoxalement une recrudescence de l’activité d’Al Qaida du Yémen avec l’évasion de prison de ses militants dont 6 en collaboration avec des éléments saoudiens, fondèrent Al Qaida de la Péninsule Arabique, dont l’attaque contre l’ambassade des Etats Unis convainquit l’administration américaine de retirer ses diplomates et ses ressortissants, et de déclencher sa politique d’élimination ciblée de ceux qu’elle identifiait comme terroristes, par le biais de missiles tirés à partir de drones aériens.</p>
<p>Le problème est que cette politique décidée par Obama en 2014 si elle a abouti à l’élimination de membres importants de l’organisation, comme Al Wihayshi, s’est accompagnée de nombreuses bavures, telle l’attaque menée contre un cortège se dirigeant vers un mariage qui fit de nombreux morts.</p>
<p>L’élimination par les drones souleva d’autres problèmes aux Etats Unis, par exemple d’ordre juridique, lorsqu’un citoyen américain membre d’Al Qaida, Anouar El Awlaqi, fut éliminé, puis deux semaines plus tard, son fils âgé de 16 ans, et enfin sa fille.</p>
<p>Des associations américaines contestèrent au gouvernement de leur pays le droit de tuer sans jugement des citoyens américains, mais sans résultat. Et les choses sont devenues encore plus compliquées avec l’apparition du terrorisme lié à l’Etat islamique (Daêch), qui, à la différence de celui d’Al Qaïda, n’hésite pas à s’attaquer à des civils musulmans.</p>
<p>Si donc un problème terroriste se pose à l’échelle mondiale au Yémen, il est d’abord d’origine salafiste jihadiste sunnite, ainsi que l’avaient démontré les attentats contre <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em>, et le Bataclan, à Paris, étroitement liés à la nébuleuse terroriste de ce pays, et aux frappes des drones américains.</p>
<p>Pourtant c’est dans ce contexte délicat que le mouvement chiite Houthi s’est décidé à déclencher son offensive contre le gouvernement élu du président Hadi, et de contrôler militairement quasiment la totalité du Nord Yémen.</p>
<p><strong>Les raisons obscures de l’intervention saoudienne</strong></p>
<p>Les raisons de cette offensive ne sont pas claires; elles ont provoqué la fuite du président élu Hadi réfugié en Arabie Saoudite mais quelques ministres sont restés à la tête de ministères fonctionnant tant bien que mal. Et les Houthis ont obtenu l’appui de leur ancien allié, le président déchu Saleh dont la famille est paradoxalement réfugiée à Dubaï, et de son parti, le Congrès Populaire. Mais en 2015, l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition internationale, a décidé d’intervenir militairement contre les Houthis, qui n’ont pu de ce fait étendre leur domination à l’ensemble du pays.</p>
<p>Les raisons de l’intervention saoudienne demeurent obscures. D’abord elle s’est faite à la suite du retrait américain du Yémen, ce qui ne signifie pas forcément un assentiment.<br />
Ensuite elle a pris pour prétexte la menace iranienne, alors même que l’administration Obama, avec l’accord nucléaire, avait entamé un processus de normalisation qui rendait caduque une telle vision des choses.</p>
<p>Enfin les Houthis ne s’étaient jamais attaqués à quiconque en dehors du Yémen, et rien ne laissait prévoir qu’à l’avenir, il en serait différent. Ce sont plutôt les militants d’Al Qaida, Ibrahim et Abdallah Al Asiri, qui avaient tenté d’assassiner le vice-ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Ibn Mohamed.</p>
<p>Mais ce sont apparemment les conditions politiques internes du Royaume de Salman qui devaient dicter sa politique d’agression contre son voisin. C’est que le Roi Salman, vieux et malade, n’a eu de cesse d’installer son fils Mohamed Ben Salman à la tête du ministère de la Défense, afin de lui conférer la légitimité nécessaire à sa future accession au trône, même si pour cela, il fallait déclencher une guerre meurtrière.</p>
<p>Apparemment, la décision du président Obama de ne pas s’en mêler prouve bien qu’il considérait cela comme une affaire intérieure saoudienne conformément au pacte du Quincy signé entre Roosevelt et Abdelaziz Al Saoud.</p>
<p>Toujours est-il que le prince s’est lancé dans une sale guerre contre ses voisins, dont les populations civiles ont fait essentiellement les frais, qu’il n’a toujours pas remportée et qui a sérieusement mis à mal les finances de son pays, et actuellement, en s’appuyant sur un nouveau président américain beaucoup plus en phase avec les thèses belliqueuses israéliennes contre l’Iran, il a pu éliminer ses rivaux grâce à un véritable coup d’Etat, sous prétexte de lutte contre la corruption. Mais le tir de riposte d’un missile Houthi contre sa capitale Riyad lui a fourni l’occasion d’élargir son jeu en essayant de déclencher une crise régionale majeure en accréditant la thèse de la menace du Hezbollah manipulé par l’Iran, et en séquestrant pour quelques jours le ministre libanais Saad El Hariri.</p>
<p>Le conflit yéménite a néanmoins donné lieu à un revirement politico militaire majeur puisque le président déchu Saleh, après un nouveau tir d’un missile Houthi cette fois contre les Emirats arabes unis, visant une centrale nucléaire, vient de se retourner contre ses alliés chiites, en appelant le peuple à se soulever contre leur pouvoir pour mettre fin à leur tyrannie.</p>
<p>Il faudrait sans doute se poser la question de connaître les raisons de ce revirement soudain. Le président Saleh a toujours été l’homme des Saoudiens, et il vient encore de le confirmer. Les Emirats avaient accueilli sa famille alors même qu’il était allié aux Houthis, c’est tout dire. Sans doute a-t-il vu dans la situation présente une opportunité pour espérer être adoubé de nouveau par ses protecteurs du Golfe, et derrière eux, le grand parrain américain. Il est de notoriété publique qu’à l’instar du Roi Salman, il a lui aussi l’ambition de faire accéder son fils, lui-même officier de l’armée, à la magistrature suprême de son pays.</p>
<p>Toujours est-il que la nouvelle politique de Saleh a déclenché des affrontements armés au sein de la capitale Sanaa entre les anciens alliés, avec bien sûr de nombreuses pertes civiles. Et ce sont ces affrontements qu’il a lui-même provoqués qui coûteront la vie, aujourd’hui, à l’ancien président yéménite.</p>
<p>Pour le reste, ce sont les civils yéménites qui font les frais des affaires de succession saoudiennes, des visées stratégiques israéliennes dans la région, de la volonté iranienne de se voir reconnaître une importance régionale digne de sa situation, et de la vision à courte vue d’une administration américaine toujours aussi autiste et qui estime le moment favorable pour transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.</p>
<p>Les terroristes se voient ainsi laisser le champ libre pour faire d’un vaste pays miné par la guerre civile et l’agression étrangère, situé sur une voie commerciale majeure d’importance mondiale, la base arrière à partir de laquelle ils mèneront demain des attaques meurtrières contre des pays lointains. Et on incriminera de nouveau le fanatisme islamique, et les états du Golfe avanceront de nouveau des garanties concernant leur détermination à lutter contre le fléau.</p>
<p>Ainsi que l’avait dit une réflexion attribuée Goebbels, un mensonge répété mille fois finit par devenir une vérité; sauf évidemment si c’est un mensonge arabe.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Arabie saoudite : Rached Ghannouchi à la table d’iftar du roi Salman</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2016 10:22:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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<p style="text-align: left;"><em><strong>Rached Ghannouchi, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite pour accomplir la ômra (petit pèlerinage), a été parmi les invités, hier, à la table d’iftar du roi Salman.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-56656"></span></p>
<p style="text-align: left;">Le président d’Ennahdha, qui était accompagné de son gendre Rafik Abdessalem, ancien ministre des Affaires étrangères, et de Samir Hannachi, dirigeant du parti islamiste au bureau de Ben Arous, était l’un des invités du roi d’Arabie saoudite à la table de l’iftar, au palais Assafa, à la Mecque.</p>
<p style="text-align: left;">Plusieurs personnalités du monde islamique ont pri part à ce dîner, dont le président de l’Afghanistan Ashraf Ghani, le président du Gabon Ali Bongo Odimba, le Premier ministre libanais Saad Al-Hariri…</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-56658" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Rached-Ghannouchi-Iftar-Arabie-saoudite.jpg" alt="Rached-Ghannouchi-Iftar-Arabie-saoudite" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Le président Rached Ghannouchi, portant une jebba tunisienne, a profité de l’occasion pour remercier le roi Salman pour le soutien de son pays à la Tunisie et aux pays musulmans, a indiqué le bureau de presse d’Ennahdha.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
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		<title>L’Arabie saoudite, un tigre de papier ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2016 15:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chômage touche désormais 12% de la population active et 30% chez les jeunes de moins de 25 ans. Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite (comme la Turquie) s’est voulue être un tigre, mais aujourd’hui, elle ne se révèle être qu’un «tigre de papier». Par Roland Lombardi * Comme l’a récemment déclaré le Roi Salman, le chômage...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-54699 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Arabie-saoudite.jpg" alt="Arabie-saoudite" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le chômage touche désormais 12% de la population active et 30% chez les jeunes de moins de 25 ans.</em></p>
<p><strong><em>Au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite (comme la Turquie) s’est voulue être un tigre, mais aujourd’hui, elle ne se révèle être qu’un «tigre de papier».</em></strong></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-54698"></span></p>
<p>Comme l’a récemment déclaré le Roi Salman, le chômage des jeunes en Arabie saoudite est le défi numéro 1 pour la sécurité du royaume.</p>
<p>Dans la plus grande monarchie du Golfe, les trois quarts de la population ont moins de 30 ans et 58% moins de 25 ans. Le taux de chômage y est de 12% et il atteint jusqu’à 30% chez les jeunes de moins de 25 ans. Dans les faits, les Saoudiens sont nombreux à ne pas travailler et ce, grâce aux subventions de l’Etat. Ainsi, sur les 5,5 millions d’actifs, environ 3 millions sont fonctionnaires. Dès 2014, le royaume a imposé aux entreprises privées et étrangères d’embaucher 20% de Saoudiens afin de les encourager à choisir le secteur privé plutôt qu’une bureaucratie pléthorique. Mais en général, les employés saoudiens sont très mal vus car peu qualifiés et peu performants. C’est la même chose pour les plus diplômés puisque le niveau réel de l’enseignement supérieur saoudien est très en dessous des apparences…</p>
<p><strong>Des fins de mois de plus en plus difficiles</strong></p>
<p>Par ailleurs, cette décision représenta un véritable virage à 180 degrés lorsqu’on sait qu’en 2011, Riyad avait évité le vent des «<em>Printemps arabes</em>» en entreprenant un vaste programme d’investissement public tout en augmentant les prestations sociales, les salaires des fonctionnaires et, enfin, en embauchant massivement dans le secteur public pour justement essayer de diminuer le nombre de jeunes chômeurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-54700" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Roi-Salman.jpg" alt="Roi-Salman" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le roi Salman et la famille royale sont aux abois.</em></p>
<p>Aujourd’hui, confrontée à la chute des cours du pétrole (dont elle est en grande partie responsable puisqu’elle espérait ainsi étrangler financièrement ses adversaires, principalement l’Iran et la Russie), l’Arabie saoudite, qui connaît donc des difficultés financières (90% de ses revenus proviennent de l’or noir), ne peut plus jouer à l’Etat providence et redistribuer à volonté cette fameuse rente pétrolière.</p>
<p>Ainsi, les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour la majorité de la population fonctionnarisée et le royaume a de moins en moins les moyens d’entretenir une population toujours croissante et toujours aussi exigeante. Certaines études affirment même qu’un quart de la population vivrait déjà sous le seuil de pauvreté.</p>
<p><strong>Une paix sociale menacée ?</strong></p>
<p>Le pétrole rapporte 45% de la richesse de l’Arabie saoudite. Comme évoqué plus haut, il représente 90% des recettes d’exportation et 80% des revenus du budget de l’Etat. Avec un baril à 50 dollars encore aujourd’hui, les temps sont durs pour le royaume. Pour l’année dernière, le manque à gagner était de 49 milliards de dollars ! En 2015, le déficit budgétaire a atteint un record puisqu’il était de 99 milliards de dollars, soit 13% du PIB. En 2016, les estimations annoncent qu’il devrait avoisiner les 15%. Riyad a déjà rapatrié de l’étranger plus de 70 milliards de capitaux ! Mais pour faire face à cette chute de 60% des prix du pétrole depuis l’été 2014 et pour financer aussi ses interventions au Yémen et aux côtés de la coalition en Irak, la monarchie puise, chaque mois, une trentaine de milliards de dollars dans les réserves (750 milliards de dollars, destinés, à l’origine, à préparer «<em>l’après pétrole</em>») de la Banque centrale saoudienne. Ainsi, selon un rapport du FMI, les réserves de la trésorerie saoudienne sont en chute libre et le royaume ne pourrait pas tenir plus de 5 ans à ce rythme.</p>
<p>D’importantes réformes structurelles seraient nécessaires pour diversifier et libéraliser l’économie mais aussi pour réduire les dépenses de l’Etat providence. C’est la raison pour laquelle, les autorités saoudiennes sont déterminées à diminuer leurs dépenses d’investissement et à ajourner plusieurs projets d’infrastructures.</p>
<p>Par ailleurs, le fils du roi Salman, le vice-prince héritier de 31 ans, Mohammed Ben Salman, ministre saoudien de la Défense et actuel président du Conseil des affaires économiques et du développement (CEDA), a ainsi officialisé, le 25 avril dernier, lors d’une intervention télévisée, la nouvelle vision du royaume à l’horizon 2030 au travers d&rsquo;un plan de transformation de l’économie. Ce dernier prévoit en premier lieu d’introduire en Bourse 5% de Saudi Aramco, la compagnie pétrolière nationale, qui permettra notamment de financer la création du plus grand fond souverain de la planète. Ce fond pourrait alors générer jusqu’à 2.000 milliards de dollars d&rsquo;actifs d&rsquo;ici à vingt ans. Le royaume envisage également de nouvelles mesures pour revoir et restructurer les subventions. Le plan prévoit ainsi la création d&rsquo;une taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ainsi qu’une taxe sur l&rsquo;énergie, les boissons sucrées et les produits de luxe…</p>
<p>Peut-être faudrait-il aussi revenir sur la gratuité de l’eau pour les nationaux et augmenter le prix des carburants ?</p>
<p>En attendant, les autorités saoudiennes semblent prendre conscience du danger. Déjà en 2014, Riyad a investi massivement dans l’éducation, la santé et les infrastructures mais actuellement, ce sont toujours les dépenses militaires qui absorbent la plus grosse part du budget soit 35%.</p>
<p>Peut-être que ces réformes, trop tardives et contraignantes, seront sacrifiées sur l’autel de la facilité et que les autorités saoudiennes, en négociation notamment avec la Russie, <em>«laisseront»</em> finalement remonter le prix du baril. Dans cette perspective, cela équivaudrait simplement à ne repousser le problème que de quelques années…</p>
<p>Si, au contraire, ces réformes sont maintenues et approfondies, elles vont inévitablement, dans un premier temps, chambouler le train de vie, les habitudes et les traditions culturelles des Saoudiens. Le risque est alors bien réel qu’elles puissent alimenter une nouvelle colère populaire ou pire, envenimer les tensions politiques déjà existantes au sein des sphères du pouvoir…</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-54701" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Arabie-saoudite-petrole.jpg" alt="Arabie-saoudite-petrole" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La manne du pétrole est presque déjà un souvenir du passé.</em></p>
<p><strong>Répercussions régionales de la crise en Arabie saoudite</strong></p>
<p>Les plans régionaux de Riyad (comme d’Ankara d’ailleurs) et sa politique de soutien aux islamistes depuis les fameux printemps arabes sont un échec. Son intervention au Yémen est un fiasco. En Syrie, la monarchie est en mode swindle, comme on dit aux échecs. C’est-à-dire lorsqu’un joueur entreprend une série de manœuvres en vue de compliquer la position dans une partie où il a un désavantage certain et qu’il a, a priori, déjà perdue.</p>
<p>En effet, même si le royaume saoudien soutient encore, avec l’énergie du désespoir, certaines milices rebelles djihadistes, assister à l’échec final de sa stratégie n’est qu’une question de temps. L’Arabie saoudite (comme encore une fois la Turquie) s’est voulue être un tigre, mais aujourd’hui, elle ne se révèle être qu’un <em>«tigre de papier»</em>.</p>
<p>Pour ma part, je pense même que la Turquie et l’Arabie saoudite sont actuellement les «<em>deux hommes malades</em>» du Moyen-Orient.</p>
<p>La puissance et l’influence relative mais aussi l’existence même de l’Arabie saoudite étaient fondées sur le pétrole et le statut de gardienne des Lieux saints de La Mecque et Médine. Avec une rente et des réserves pétrolières beaucoup plus modestes que par le passé, aucun investissement sérieux dans les domaines universitaires et technologiques, un stress hydrique sans précédent et le retour de l’Iran sur la scène internationale, l’avenir du royaume semble bien incertain.</p>
<p>Je rappelle aussi, et encore une fois, qu’à l’inverse des dynasties chérifienne du Maroc et hachémite de Jordanie, la dynastie wahhabite n’est pas descendante du Prophète. L’image des Saoud a été fortement ternie depuis ses choix stratégiques inconséquents dans la région à partir de 2011 (même chez ses alliés) mais aussi, et surtout, à cause de sa politique et de ses actions sur les prix du pétrole. Ainsi, les tensions au sein de la Ligue arabe et de l’OPEP sont prégnantes. Effectivement, de nombreux pays producteurs de pétrole, comme par exemple l’Algérie, en veulent beaucoup aux Saoudiens, considérés comme les responsables directs de cette baisse funeste du prix des hydrocarbures.</p>
<p>Sur le plan interne enfin, le royaume est traversé par de fortes tensions au sein du pouvoir. Il y a environ 20.000 princes et princesses, dont 4.000 princes de sang royal et un millier d’entre eux (certains financent d’ailleurs encore des groupes islamistes dans la région et à travers la planète) sont réellement puissants et dangereux pour le roi. En effet, le gâteau de la rente pétrolière n’étant plus aussi gros qu’avant, les parts que se redistribuaient les princes, se sont considérablement réduites. Tout cela a eu pour conséquence de réveiller ou d’aviver les jalousies, les rivalités ainsi que les vieilles luttes d’intérêts entre les clans.</p>
<p>Alors, quelles seraient les répercussions dans la région en cas de déstabilisation du royaume? D’abord, les plus cyniques (ou les plus réalistes?) affirmeront que ce serait le coup de grâce pour l’islam politique. En effet, si les wahhabites venaient à être ébranlés, les principaux mouvements fondamentalistes et salafistes de la planète perdraient à coup sûr leurs principaux parrains…</p>
<p>Il ne faut cependant pas oublier que les Saoudiens apportent aussi une aide économique conséquente à de nombreux pays de la zone comme le Pakistan, la Jordanie ou l’Egypte. Si Riyad réduisait drastiquement son aide extérieure, certains Etats seraient en grande difficulté. En cas de graves troubles, qu’adviendrait-il aussi aux étrangers et aux travailleurs immigrés, qui représentent le tiers des 30 millions d’habitants du royaume? S’ils devaient fuir, quels contrecoups cela provoquerait dans les pays voisins ou dans leurs pays d’origine déjà en crise (Bangladesh, Pakistan, Philippines, Indonésie)?</p>
<p>Dans le passé, l’Arabie saoudite a déjà connu de graves secousses comme lors de l’assassinat du roi Fayçal en 1975 ou à l’occasion de la prise d’otages de La Mecque en 1979.</p>
<p>Aujourd’hui, on peut faire confiance à la fermeté et à la férocité du roi, de son fils, Mohammed Ben Salman, ainsi qu’à celle de Mohammed Ben Nayef, <em>«l’homme fort du royaume»</em>. Certes, comme Erdogan d’ailleurs, ils ne sont pas le genre d’hommes à vaciller à la première émeute ou face à une quelconque tentative de coup d’Etat. Mais l’Histoire nous apprend qu’aucun pays, aussi riche et dirigé d’une main de fer qu’il soit, n’est jamais totalement à l’abri du chaos…</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
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		<title>L’Egypte cède deux îles à l’Arabie saoudite</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2016 12:07:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les deux îles stratégiques égyptiennes, Tiran et Sanafir, feront désormais partie des eaux territoriales de l’Arabie saoudite. Abdelfattah Sissi en a décidé ainsi… L’accord portant sur cette nouvelle frontière maritime a été signé par le Premier ministre égyptien et son homologue saoudien, en présence du président Al-Sissi et du roi Salman d’Arabie saoudite. La validation...</p>
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<p><em><strong>Les deux îles stratégiques égyptiennes, Tiran et Sanafir, feront désormais partie des eaux territoriales de l’Arabie saoudite. Abdelfattah Sissi en a décidé ainsi…</strong> </em></p>
<p><span id="more-46376"></span></p>
<p>L’accord portant sur cette nouvelle frontière maritime a été signé par le Premier ministre égyptien et son homologue saoudien, en présence du président Al-Sissi et du roi Salman d’Arabie saoudite.</p>
<p>La validation de cet accord a suscité une vague de critiques de la part des opposants, notamment d’anciens parlementaires islamistes, qui ont vivement condamné cette nouvelle délimitation frontalière. Selon eux, le gouvernement a manqué à son devoir de protection du territoire et des richesses nationales… contre quelques cadeaux.</p>
<p>Les 2 îles, Tiran (80 km2), qui sépare la mer Rouge du golfe Aqaba, et celle de Sanafir, à l’est de la première, jouent un très grand rôle dans les échanges commerciaux dans cette zone située entre 3 pays : l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie.</p>
<p>Selon le communiqué du gouvernement égyptien, cet accord résulte de 6 ans de négociations «longues et dures» et 11 réunions du comité chargé de déterminer la frontière maritime entre les deux pays.</p>
<p>En contrepartie de cet accord, les deux pays ont convenu de mettre en place un fonds d’investissement saoudo-égyptien avec un capital de 16 milliards de dollars, qui financera des projets en Egypte, notamment la création d’une zone industrielle et l’édification d’un pont sur la mer Rouge reliant les deux pays.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
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