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	<title>Archives des Russie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Russie - Kapitalis</title>
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		<title>L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie prête à fournir à nouveau l’Europe en pétrole et gaz, dans le cadre d'une coopération exempte de considérations politiques.   </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Vladimir Poutine serait prêt à approvisionner à nouveau l’Europe en pétrole et en gaz, mais seulement si les pays européens s’engagent dans une coopération à long terme exempte de considérations politiques. Ce qui équivaudrait à un abandon de l’Ukraine et des Etats baltes par Bruxelles. Le président russe demanderait clairement qu’on le laisse faire ce qu’il veut comme on le fait du reste avec son alter égo américain Donald Trump.</em></strong><em> (Carte: Gazoducs et oléoducs russes irriguant l&rsquo;Union européenne avant la guerre en Ukraine). </em></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz (Pologne)</em></p>



<span id="more-18474126"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p>La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a bouleversé les calculs stratégiques mondiaux, le pétrole et le gaz connaissant une baisse de production suite au chaos récemment déclenché au Moyen-Orient par ces deux Etats arrogants et belliqueux.</p>



<p>La crise a offert à Moscou une opportunité de manœuvres diplomatiques, et Poutine n’a pas tardé à tenter de tirer profit de la situation pour renforcer la Russie.</p>



<p>Lors d’une rencontre télévisée consacrée au marché pétrolier et gazier, le chef du Kremlin a tendu une main à l’Union européenne en proposant de fournir des hydrocarbures à l’ensemble de la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moscou profite de la crise</h2>



<p>Selon l’agence de presse ukrainienne&nbsp;<em>United 24</em>, organe de presse du gouvernement, Poutine a déclaré que la Russie n’avait jamais refusé de collaborer avec les entreprises européennes dans le secteur pétrolier et gazier. Il a également affirmé être ouvert à une coopération renouvelée avec l’Europe.</p>



<p>Cependant, l’aide du président russe aurait un prix. Il a présenté cette aide comme une assistance conditionnée à la reprise par l’Europe de sa coopération pétrolière et gazière avec la Russie, tout en soulignant qu’elle devait être exempte de toute considération politique</p>



<p>Poutine a expliqué que, face à la crise énergétique croissante, la Russie continuerait de fournir du pétrole à ses partenaires commerciaux fiables, notamment en Asie et dans les États membres de l’UE que sont la Hongrie et la Slovaquie. Il a toutefois indiqué être disposé à collaborer de nouveau avec d’autres pays européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole n’a pas d’odeur</h2>



<p><em>«Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable à long terme, exempte de pressions politiques… alors qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé»</em>, a déclaré Poutine, selon le&nbsp;<em>Moscow Times</em>.</p>



<p><em>«Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin de signaux de leur part indiquant qu&rsquo;ils sont prêts et disposés à travailler avec nous et à garantir cette durabilité et cette stabilité»</em>, a ajouté Poutine, sans ironie aucune, mais en goûtant à l’avantage substantiel que lui donne la crise actuelle de l’énergie provoquée par ses adversaires supposés et alliés providentiels, les Etats-Unis, en lançant la guerre contre l’Iran. &nbsp;</p>



<p><em>United 24</em>&nbsp;a noté que les remarques de Poutine intervenaient alors que le prix du pétrole brut Brent atteignait 119 dollars le baril le 9 mars, soit son niveau le plus élevé depuis que le Kremlin a ordonné l’invasion de l’Ukraine en février 2022.</p>



<p>Bien que Poutine ait indiqué dans son discours que la hausse du prix du pétrole n’était probablement que temporaire, il a affirmé, selon&nbsp;<em>Bloomberg</em>, qu’il était important pour les entreprises russes de tirer profit du déséquilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures. Il semble également vouloir profiter du choc pétrolier pour ramener l’Europe à son ancienne dépendance aux hydrocarbures russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le giron énergétique russe </h2>



<p>L’Europe a longtemps dépendu de la Russie pour son approvisionnement en pétrole et en gaz, mais après l’invasion russe de l’Ukraine, les nations européennes ont commencé à se détourner des hydrocarbures russes et à poursuivre une politique d’indépendance énergétique dans le cadre du plan REPowerEU.</p>



<p>Les importations de l’UE de pétrole russe ont également diminué. En 2022, ces importations représentaient 27 % du total ; ce chiffre est tombé à seulement 2 % en 2025. Seuls deux États membres de l’UE importent encore du pétrole russe&nbsp;: la Hongrie et la Slovaquie, qui ne font pas mystère de leur tropisme russe.</p>



<p>En janvier 2026, les États membres de l’UE ont formellement adopté des politiques visant à supprimer progressivement les importations de gaz naturel acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie et ont également prévu de présenter une proposition législative visant à interdire toutes les importations de pétrole russe au plus tard en 2027.</p>



<p>Sauf que, sous la pression de la crise énergétique actuelle, qui semble appelée à s’aggraver, l’Europe pourrait commencer à lorgner de nouveau le pétrole et le gaz russes, plus accessibles et moins chers. Et Poutine ne manquerait pas de leur en faire payer le prix politique. &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/appel-a-la-formation-dun-reseau-mondial-la-paix-cest-maintenant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti LFI appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/appel-a-la-formation-dun-reseau-mondial-la-paix-cest-maintenant/">Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un appel lancé le 4 mars 2026 sur son<a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> site web </a>et que nous reproduisons ci-dessous, le parti La France Insoumise appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !  L’appel a été lancé à l’initiative de dix dirigeants de LFI, dont son président </em>Jean-Luc Mélenchon.</strong></p>



<span id="more-18451286"></span>



<p>La guerre totale n’est pas inéluctable. Il faut agir. L’appel <em>«La paix c’est maintenant !»</em> le propose.</p>



<p>Depuis le 28 février 2026, les armées des États-Unis d’Amérique et d’Israël ont commencé une guerre contre l’Iran et le Liban. Les bombardements ont déjà fait tant de morts ! Il s’agit, pour les États-Unis comme pour Israël, d’imposer leur domination par la force. À présent, cette nouvelle guerre met en grand danger, non seulement la région, mais le monde entier.</p>



<p>Comme avec le génocide impuni à Gaza, une nouvelle fois, le droit international est foulé aux pieds, l’Onu est méprisée. L’un et l’autre avaient été construits pour prévenir les enchaînements vers la guerre totale. Ils sont pour l’Humanité un bien commun à protéger et à développer. C’est pourquoi les violations de ces règles ne doivent jamais être encouragées et toujours condamnées surtout lorsqu’elles sont le fait des États les plus puissants. Ce fut le cas de la quasi-totalité de la communauté mondiale quand, en février 2022, la fédération de Russie a envahi l’Ukraine.</p>



<p>On a vu depuis où conduisent le silence et l’inaction. Ils encouragent le crime. Ainsi avec le génocide commis par le gouvernement de M. Netanyahu depuis octobre 2023. En RDC et au Soudan, les agresseurs se sont sentis excusés. Puis ce fut l’enlèvement du Président vénézuélien, le durcissement du siège de Cuba et les menaces contre la Colombie et le Panama. Et l’on a vu Donald Trump parler de l’annexion du Canada et du Groenland.</p>



<p>Dans chaque circonstance, notre choix de la paix et de la diplomatie ne signifie jamais l’accord politique obligé avec le gouvernement victime de l’agression. Nous défendons ce qui est bon pour tous et voudrions voir s’appliquer si notre propre pays était agressé.</p>



<p>Pour construire la paix dans ce monde où nous sommes tous liés, il faut en finir avec la politique du double standard des droits. Il est urgent de stopper l’escalade vers la guerre totale dans laquelle nous sommes tous entraînés. Les peuples doivent prendre la parole, les Nations unies doivent être confortées.</p>



<p>Nous sommes des responsables politiques, parlementaires, syndicalistes, responsables associatifs et d’ONG, artistes, intellectuels, tous militants de la paix. Alors, nous appelons à réinvestir le système onusien et à lui donner les moyens pour se hisser à la hauteur de ce moment où la civilisation humaine tout entière est menacée d’un embrasement destructeur général. Nous appelons à la formation d’un réseau mondial <em>«La paix c’est maintenant !»</em> pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-18451321" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg 724w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-768x1086.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1086x1536.jpg 1086w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-580x820.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-860x1216.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1160x1641.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix.jpg 1448w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p><a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partagez l&rsquo;appel.</a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xmPmyUlOmW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/">Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/embed/#?secret=VT6swLRL7y#?secret=xmPmyUlOmW" data-secret="xmPmyUlOmW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Quand l’Estonie défie la Russie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré un responsable estonien.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal </em>The Telegraph<em>. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  </em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18426334"></span>



<p>Dans une autre interview accordée à <em>Deutsche Welle </em>(DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.</p>



<p>Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu&nbsp;:<em> «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités»</em>. <em>«Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les louvoiements de l&rsquo;Europe</h2>



<p>Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  </p>



<p>Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. <em>«Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte»</em>, a-t-il admis. Tout en qualifiant de <em>«totalement erronée» </em>l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.</p>



<p>Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment&nbsp;appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen&nbsp;pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour&nbsp;interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait&nbsp;considéré comme le favori&nbsp;pour ce poste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le potentiel militaire en place</h2>



<p>Les déclarations du ministre des Affaires étrangères&nbsp;estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après&nbsp;avoir sacrifié l’Ukraine.</p>



<p>Ce tout petit pays de moins de 46 000 km<sup>2</sup> dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à&nbsp;la frontière&nbsp;avec la Russie.&nbsp;L’Allemagne lui a récemment&nbsp;envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations&nbsp;du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l&rsquo;Estonie va-t-elle compter pour <em>«mener la guerre sur le territoire russe»</em>&nbsp;? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande&nbsp;et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de la Pologne </h2>



<p>Par ses déclarations, le ministre&nbsp;des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.</p>



<p>Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler&nbsp;a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé&nbsp;le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît… &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les dessous de l’accord d&#8217;armement russo-iranien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 07:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie a doté l'Iran de l’un de ses systèmes de défense aérienne les plus avancés: le missile sol-air portable à guidage infrarouge Verba.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/les-dessous-de-laccord-darmement-russo-iranien/">Les dessous de l’accord d&rsquo;armement russo-iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le </em></strong><a href="https://www.ft.com/content/d034cc1a-f5fb-494e-a3c1-466e8e80ed82" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Financial Times</em></strong></a><strong><em>, citant des sources bien informées et se référant à des documents russes confidentiels qu’il a consultés, a révélé les détails d’un accord secret irano-russe prévoyant une commande iranienne de systèmes de défense aérienne russes d’une valeur de 545 millions de dollars en juillet de l’année dernière, quelques jours seulement après la fin de la guerre des douze jours. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18409425"></span>



<p>Ces révélations interviennent alors que les États-Unis déploient une force militaire considérable au Moyen-Orient, sur fond de menaces du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran s’il ne conclut pas à un <em>«bon accord»</em> concernant son programme nucléaire.</p>



<p>Le journal britannique indique que l’accord signé à Moscou en décembre dernier oblige la Russie à livrer 500 lanceurs mobiles Verba et 2500 missiles 9M336 à Téhéran sur une période de trois ans.</p>



<p>Les négociations ont eu lieu entre Rosoboronexport (l’agence d’État russe chargée des exportations d’armement) et un représentant du ministère iranien de la Défense à Moscou.</p>



<p>Le journal précise que Rouhollah Katibi, un haut responsable du ministère iranien de la Défense basé à Moscou, a coordonné l’accord. Il avait auparavant contribué à la vente de centaines de missiles balistiques à courte portée Fateh-360 à la Russie, destinés à être utilisés en Ukraine.</p>



<p>Les États-Unis ont imposé des sanctions à Katibi en 2024, l’accusant d’agir pour le compte du ministère iranien de la Défense. Le département du Trésor américain l’a qualifié de trait d(union entre le gouvernement russe et le ministère iranien de la Défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le système Verba</h2>



<p>Le système Verba est l’un des systèmes de défense aérienne les plus avancés de la Fédération de Russie. Il s’agit d’un missile sol-air portable à guidage infrarouge, capable de cibler les missiles de croisière, les aéronefs volant à basse altitude et les drones.</p>



<p>Ce système permet aux forces terrestres de déployer rapidement des défenses dispersées sans dépendre d’installations radar fixes, plus vulnérables aux attaques.</p>



<p>Selon les termes du contrat, les livraisons sont prévues en trois phases entre 2027 et 2029.</p>



<p>Un ancien haut responsable américain a déclaré : <em>«La Russie a peut-être perçu cet accord comme un moyen de rétablir ses relations avec l’Iran après son incapacité apparente à soutenir son allié lors de la guerre de douze jours contre Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«Ils souhaitent que l’Iran reste un partenaire. Par conséquent, même s’ils n’ont pas pu intervenir pendant la crise, ils tenteront de renouer les liens par la suite»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT</em> a cité une source proche du dossier qui a déclaré : <em>«Il est probable qu’un petit nombre de ces systèmes aient été livrés à l’Iran dès le début»</em>. L’ambassadeur d’Iran à Moscou Kazem Jalali l’a également laissé entendre en confirmant plusieurs vols récents entre Moscou et Téhéran.&nbsp;</p>



<p>Un avion-cargo russe Iliouchine Il-76TD a effectué au moins trois vols entre Mineralnye Vody, dans le Caucase du Nord, et la ville iranienne de Karaj au cours des dix derniers jours. Au moins un autre appareil du même type est arrivé en Iran en provenance de la même région fin décembre. L’Iran aurait également reçu jusqu’à six hélicoptères d’attaque russes Mi-28 en janvier et aurait commencé à en utiliser un à Téhéran ce mois-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le système Verba est-il suffisant ?</h2>



<p>Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies (un groupe de réflexion basé à Moscou) a expliqué que <em>«si certaines unités étaient livrées et déployées en Iran, il est peu probable qu’elles améliorent significativement la défense globale de Téhéran en cas de nouvelle guerre contre Israël ou les États-Unis</em>».</p>



<p>Cependant, M. Pukhov a souligné que ce nouveau système pourrait rendre beaucoup plus dangereuses les opérations américaines impliquant des hélicoptères et des avions volant à basse altitude, tactiques récemment utilisées pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. <em>«Si une attaque héliportée comme celle contre Maduro devait se produire, ce système pourrait s’avérer très utile aux Iraniens. Si les missiles sont confiés aux bonnes personnes au bon moment, ils peuvent causer d’importants dégâts» </em>du côté américain, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un changement de stratégie pour Téhéran</h2>



<p>Nicole Grajewski, professeure assistante à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste des relations stratégiques irano-russes, a déclaré : <em>«Cet accord témoigne d’un changement de stratégie pour Téhéran après la destruction de ses défenses aériennes par Israël l’an dernier»</em>.&nbsp; Elle a ajouté : <em>«Contrairement aux systèmes de défense aérienne stratégiques russes de plus grande envergure, tels que les S-300 et S-400, le Verba ne nécessite pas de formation ni d’intégration poussées et peut être déployé beaucoup plus rapidement. Aucun de ces transferts ne modifiera fondamentalement la capacité de l’Iran à rivaliser avec les forces armées les plus avancées au monde mais ils pourraient prolonger le prochain conflit»</em>.</p>



<p>Le <em>FT</em> rappelle que Téhéran a fourni à Moscou des drones et des missiles pendant la guerre russo-ukrainienne. Les deux pays ont également signé un traité visant à renforcer leurs relations bilatérales en janvier 2025 et l’Iran a cherché à acquérir deux escadrons de chasseurs Soukhoï Su-35 de pointe auprès de la Russie.</p>



<p>En juin 2025, la confrontation militaire la plus directe et la plus violente entre l’Iran et Israël a éclaté lorsque Tel-Aviv, avec le soutien militaire direct des États-Unis, a lancé une série de frappes aériennes ciblant trois installations nucléaires iraniennes clés.</p>



<p>Cette guerre a marqué un tournant radical dans le cours du conflit régional, Washington s’engageant, pour la première fois, ouvertement et immédiatement dans des opérations offensives. Cela a entraîné la destruction massive des infrastructures de défense de Téhéran et a plongé toute la région au bord d’un conflit ouvert, qui a pris fin après l’annonce par le Pentagone et l’armée israélienne du succès des <em>«frappes chirurgicales»</em> ayant permis de détruire les principales cibles dont des réacteurs et des installations d’enrichissement vitaux.&nbsp;</p>



<p>L’intensification de l’activité militaire américaine durant ce mois de février s’inscrit dans la continuité des conséquences de cette guerre. Washington cherche à tirer profit de la supériorité aérienne acquise l’été dernier pour imposer de nouvelles conditions nucléaires à Téhéran, tandis que ce dernier s’efforce de reconstruire au plus vite ses systèmes de défense en concluant ces accords avec Moscou pour l’acquisition de missiles portables Verba, dans le but de créer une défense aérienne au sol capable de pallier les vulnérabilités techniques révélées par les douze jours de la précédente guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5GfAjuq13T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/">Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/embed/#?secret=qzdnkxbrM0#?secret=5GfAjuq13T" data-secret="5GfAjuq13T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/les-dessous-de-laccord-darmement-russo-iranien/">Les dessous de l’accord d&rsquo;armement russo-iranien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/la-diplomatie-tunisienne-entre-pragmatisme-et-rupturisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:22:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’appel au «Grand Sud» ne doit pas être pour la Tunisie un paravent pour masquer l’incapacité à mener des réformes domestiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/la-diplomatie-tunisienne-entre-pragmatisme-et-rupturisme/">La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la Tunisie traverse une crise économique profonde et se trouve confrontée à l’urgence de la reconfiguration de sa coopération internationale pour répondre aux nouvelles exigences intérieures et aux dynamiques extérieures, une partie de l’opinion et de la classe politique semble succomber à une nouvelle tentation : celle d’un basculement vers les Brics (Russie, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud&#8230;) et d’un alignement sur le «Grand Sud».</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18371102"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Ce discours relève d&rsquo;une dangereuse <em>«illusion»</em> qui élude les vraies questions de gouvernance. Dans un monde en mutation et en plein devenir vers un nouvel ordre mondial aux contours et articulations qui restent à définir par le cours encore incertain des événements plutôt que par les desiderata des idéologues et romantiques du multilatéralisme et toute sorte de panismes, la diplomatie tunisienne traverse une phase de remise en question où deux visions s&rsquo;affrontent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opportunisme idéologique et intérêt stratégique</h2>



<p>L’attraction pour le <em>«Grand Sud»</em> est présentée comme l’alternative salvatrice aux pressions occidentales. Cependant, substituer une posture idéologique à une stratégie de marché risque d’aggraver l’isolement du pays car il s’agit de distinguer l’opportunisme de tribune de l’intérêt national stratégique.</p>



<p>Face aux appels croissants à un basculement radical vers les Brics et le <em>«Sud Global»</em>, présentés comme une alternative salvatrice aux pressions occidentales, une analyse réaliste s’impose. Il s’agit de distinguer l’opportunisme idéologique de l’intérêt national stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie ne se décrète pas  </h2>



<p>Si un pays comme l’Algérie constitue l’anti-modèle de toutes les aspirations tunisiennes, politiques, sécuritaires, sociales, économiques et diplomatiques, l’idée d’un pivot vers l’Est repose sur l’hypothèse qu’un changement d’alliance pourrait compenser un éloignement des partenaires européens.</p>



<p>Or, les chiffres démentent cette possibilité à court et moyen terme :</p>



<p><strong>&#8211; la dépendance structurelle</strong> : l’Union européenne absorbe plus de 70 % des exportations tunisiennes. Un basculement ne serait pas une transition, mais une rupture sismique pour le tissu industriel national&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; le coût de la distance :</strong> contrairement aux partenaires de proximité, les Brics imposent des coûts logistiques et des barrières normatives qui rendraient les produits tunisiens moins compétitifs. Même l’annonce chinoise d’un démantèlement tarifaire en faveur des pays africains dont la Tunisie ne peut avoir que des effets marginaux du fait des coûts de transport et du désavantage compétitif des produits tunisiens en Chine ;</p>



<p><strong>&#8211; les réalités géostratégiques :</strong> étant un pays partenaire de l’UE et un allié majeur des Etats-Unis d’Amérique non membre de l’Otan, goulot de la Méditerranée centrale sur le Détroit de Sicile et verrou stratégique du flanc sud de l’Otan, la Tunisie serait bien avisée de considérer le statut qui lui a valu des avantages qu’elle devrait fructifier davantage grâce à une vision d’avenir et une diplomatie sagace plutôt que de les refouler ou occulter&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; le risque d’isolement :</strong> s’aliéner des partenaires historiques pour des raisons purement idéologiques et économiquement incertaines risque de transformer la Tunisie en un « sujet de préoccupation » international plutôt qu&rsquo;en un partenaire de confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe des Brics comme «Banque de secours»</h2>



<p>Le discours pro-Brics que certains confondent au dicton populaire tunisien <em>«un paradis avec des briks»</em> suggère souvent que ce bloc offrirait des financements sans conditions, contrairement au FMI.</p>



<p>C’est une lecture erronée de la géopolitique actuelle :</p>



<p>&#8211; <strong><em>Pragmatisme, pas philanthropie :</em></strong> les puissances des Brics ne sont pas des institutions de développement caritatives. Elles investissent là où la gouvernance est stable et le retour sur investissement est garanti. La Chine, première puissance économique du Brics, est gérée par un pouvoir rationnel qui s’est départi depuis longtemps des élans de la révolution maoïste au grand dam des réminiscences romantiques de certains idéologues de pays en développement mentalement figés dans une époque révolue&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; l’exigence de solvabilité :</strong> sans réformes structurelles internes, la Tunisie restera un investissement à risque pour Pékin, New Delhi ou Moscou. Changer de créancier ne règle pas le problème de la dette, cela ne fait que déplacer la dépendance&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; la souveraineté ne s&rsquo;achète pas, elle se construit : </strong>si un bilan serein s’impose de la coopération avec l’Europe, les Etats-Unis d’Amérique et les pays occidentaux, en déterminant les responsabilités et insuffisances respectives dans une perspective constructive, vouloir intégrer un bloc pour <em>«punir»</em> un autre est une réaction émotionnelle qui affaiblit la souveraineté et la crédibilité nationales au lieu de les renforcer&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; le risque de satellisation :</strong> en s’isolant de ses partenaires historiques sans avoir une assise économique solide, la Tunisie risque de passer d’un statut de partenaire privilégié de l’Europe et d’allié majeur des Etats-Unis d’Amérique à celui de <em>«client secondaire»</em> d’une puissance lointaine aux intérêts géostratégiques situés ailleurs&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; la primauté de l&rsquo;interne :</strong> la véritable souveraineté réside dans la capacité à réformer l’administration, à libérer l’investissement et à assurer une justice et une prévisibilité fiscales. Aucune alliance, qu’elle soit atlantiste ou eurasiatique, ne peut se substituer aux insuffisances des politiques publiques nationales&nbsp;;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie multi-vectorielle et non d’exclusion</h2>



<p>Plutôt qu’un basculement exclusif, la Tunisie doit adopter une approche multi-vectorielle :</p>



<p><strong>&#8211; maintenir et moderniser l&rsquo;ancrage euro-méditerranéen</strong> (source de technologie et de marché)&nbsp;;</p>



<p><strong>&#8211; explorer les opportunités de niche avec les Brics</strong> sans en faire une religion politique. A cet effet les mécanismes bilatéraux de coopération et de transfert de savoir-faire et de technologie avec des pays comme la Chine et l’Inde mériteraient une attention particulière et soutenue dépassant les slogans politiques ou l’attentisme d’un quelconque don. Avec l’Inde notamment, l’activation des groupes de travail conjoints et autres mécanismes bilatéraux de même que le projet de jumelage entre le gouvernorat de l’Ariana et l’état du Karnataka, berceau des technologies de pointe et de la Silicon Valley indienne, offriraient des perspectives tangibles de coopération mutuellement bénéfique loin de de toute tentation incantatoire et de charité internationale&nbsp;;</p>



<p>&#8211; <strong>conditionner toute alliance à un gain de compétitivité réel</strong> et non à une posture de contestation internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’illusion et de l’incantation</h2>



<p>Dans la situation de fluidité et d’incertitude que connaissent la Tunisie et le reste du monde, l’appel au <em>«Grand Sud»</em> ne doit pas être un paravent pour masquer l’incapacité à mener des réformes domestiques.</p>



<p>La Tunisie n’a pas besoin de choisir un camp, elle a plutôt besoin de redevenir un partenaire crédible tout en diversifiant sa coopération selon une vision pragmatique et stratégique des objectifs et des moyens à mobiliser.</p>



<p>Il est grand temps de se rendre a l’évidence que le salut ne viendra pas d’un changement de point cardinal ni d’aucun sauveur extérieur, mais d’une quête de l’excellence dans la gouvernance nationale en cessant de prendre les rêves de certains nostalgiques et exaltés pour des réalités et en engageant sans tergiversation les réformes structurelles nécessaires pour la restauration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DNFYkqhU1O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/16/les-axes-de-reforme-de-la-diplomatie-tunisienne/">Les axes de réforme de la diplomatie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les axes de réforme de la diplomatie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/16/les-axes-de-reforme-de-la-diplomatie-tunisienne/embed/#?secret=JZ6zTbvLeT#?secret=DNFYkqhU1O" data-secret="DNFYkqhU1O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/la-diplomatie-tunisienne-entre-pragmatisme-et-rupturisme/">La diplomatie tunisienne entre pragmatisme et rupturisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bachar Assad &#124; Faillite d’un pouvoir et cynisme international</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:17:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment expliquer l'effondrement tardif du régime des Assad en Syrie, après plus d’une décennie de guerres et d’interventions étrangères ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/">Bachar Assad | Faillite d’un pouvoir et cynisme international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chute du régime de Bachar Assad en décembre 2024 a marqué la fin d’un des pouvoirs les plus brutaux et les plus durables du Moyen-Orient contemporain. Pourtant, au-delà de l’événement, une bataille du récit s’est rapidement engagée : comment expliquer cet effondrement tardif, après plus d’une décennie de guerre, de destructions massives et d’interventions étrangères ?</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18339901"></span>



<p>Un long reportage publié par le magazine américain <em><a href="https://www.theatlantic.com/international/2026/02/assad-syria-regime-overthrow/685883/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a></em> avance une lecture largement centrée sur la personnalité de l’ancien président syrien. Arrogance, déni de réalité, conviction d’être indispensable à ses alliés : selon les témoignages recueillis par le journal, ces traits auraient accéléré la fin du régime. Une approche séduisante, mais qui mérite d’être interrogée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de la personnalisation</h2>



<p>En mettant l’accent sur les failles psychologiques de Bachar Assad, <em>The Atlantic</em> adopte une grille d’analyse familière : celle de la chute par l’orgueil. Le président syrien y apparaît comme un dirigeant enfermé dans une bulle, persuadé d’avoir gagné la guerre après 2020, incapable de mesurer l’ampleur de l’effondrement économique et social du pays.</p>



<p>Mais cette personnalisation du désastre comporte un risque : celui d’éclipser les responsabilités structurelles et internationales. Car le régime syrien n’a pas survécu uniquement grâce à la volonté d’un homme, mais aussi grâce à un système régional et mondial qui a longtemps privilégié la <em>«stabilité»</em> au détriment des peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un régime longtemps toléré</h2>



<p>Le reportage rappelle, non sans cynisme, que Bachar Assad était perçu par plusieurs acteurs régionaux comme un mal <em>«gérable».</em> Israël, notamment, voyait en lui un adversaire affaibli mais prévisible, garant d’un statu quo sécuritaire sur le Golan. Cette tolérance tacite a contribué à prolonger artificiellement la vie d’un régime pourtant discrédité.</p>



<p>De leur côté, la Russie et l’Iran ont soutenu Damas tant que cela servait leurs intérêts stratégiques. Mais lorsque le coût politique, économique et diplomatique est devenu trop élevé, et que le régime s’est montré incapable de se réformer, même symboliquement, l’abandon est devenu une option.</p>



<p><strong>La fin d’une fonction régionale</strong></p>



<p>L’un des éléments les plus révélateurs concerne la position russe dans les derniers jours du régime. Selon <em>The Atlantic</em>, Vladimir Poutine aurait refusé d’intervenir pour sauver Assad, préférant préserver sa relation stratégique avec la Turquie. Ce choix illustre une réalité brutale : le président syrien avait cessé d’être utile.</p>



<p>La chute d’Assad apparaît alors moins comme un accident que comme l’aboutissement logique d’un processus d’épuisement. Épuisement d’un système hérité de Hafez Assad, fondé sur la répression et l’exclusion. Épuisement aussi d’un équilibre international fondé sur le calcul et le double standard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chute tardive, responsabilité partagée</h2>



<p>Affirmer que Bachar Assad est tombé par arrogance n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Ce qui interroge davantage, c’est la longévité d’un pouvoir qui a survécu si longtemps malgré ses crimes, grâce à la passivité, voire à la complicité, de nombreux acteurs internationaux.</p>



<p>En ce sens, la chute du régime syrien n’est pas seulement celle d’un homme. Elle est aussi le révélateur d’un ordre régional et mondial où les peuples paient le prix fort des arrangements géopolitiques. Une leçon qui dépasse largement les frontières syriennes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1iYSBNMy4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=HWNhBNb1lm#?secret=1iYSBNMy4C" data-secret="1iYSBNMy4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/bachar-assad-faillite-dun-pouvoir-et-cynisme-international/">Bachar Assad | Faillite d’un pouvoir et cynisme international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un boycott silencieux des Etats-Unis est-il en train de s’installer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/un-boycott-silencieux-des-etats-unis-est-il-en-train-de-sinstaller/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 07:34:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des partenaires réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis. Le monde s’organise pour ne plus en dépendre de Washington.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/un-boycott-silencieux-des-etats-unis-est-il-en-train-de-sinstaller/">Un boycott silencieux des Etats-Unis est-il en train de s’installer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires. Additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18339750"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Au sommet de l’exécutif américain s’est installée une imprévisibilité devenue permanente. Une parole publique dissonante, souvent menaçante et franchissant régulièrement les lignes de retenue diplomatique, a progressivement effacé la frontière entre décision d’État et réaction circonstancielle.</p>



<p>Mais l’enjeu dépasse la seule instabilité verbale. Des revendications territoriales adressées à des alliés historiques, la remise en question implicite de garanties de sécurité considérées comme acquises depuis 1945, l’abandon perçu de partenaires européens engagés dans un conflit majeur, ainsi que l’incertitude introduite chez des alliés du Golfe – après l’attaque israélienne sur le Qatar – malgré la présence militaire américaine ont diffusé l’idée que les engagements pouvaient devenir contingents.</p>



<p>Les tarifs douaniers employés comme instruments de pression contre des partenaires économiques proches ou alliés historiques, la confrontation interne aux Etats-Unis avec juges, universités, médias et communautés scientifiques, puis les mesures de rétorsion prises contre des magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI) après l’émission de mandats d’arrêt liés aux accusations de génocide dans la guerre de Gaza ont achevé de déplacer la perception positive que le monde avait des Etats-Unis. Le pays longtemps identifié à la défense d’un ordre fondé sur le droit apparaissait prêt à contester publiquement l’existence d’un espace judiciaire universel lorsque celui-ci contrariait ses intérêts. Aux yeux du reste du monde, la puissance américaine ne garantissait plus les règles ; elle devenait susceptible d’en ajuster la portée en sa faveur.</p>



<p>Pour les partenaires, la relation avec les États-Unis devient alors une variable incertaine. Là où dominait la confiance anticipée s’installe désormais un calcul préalable. Or la centralité financière n’est que la traduction monétaire d’une crédibilité politique. Une monnaie de réserve internationale est l’actif dont l’émetteur promet implicitement de ne pas surprendre le reste du monde. Lorsque la continuité institutionnelle devient incertaine, le risque est l’anticipation de la rupture. Les partenaires n’abandonnent pas la monnaie dominante, ils organisent la possibilité de vivre sans dépendance.</p>



<p>Aucun mot d’ordre, aucune coalition, aucun affrontement, des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires.</p>



<p>Pourtant, additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le basculement sans rupture</h2>



<p>C’est cette dynamique d’un boycott silencieux qu’il faut comprendre aujourd’hui. Un boycott est généralement bruyant, revendiqué, politique. Celui qui se met en place est l’inverse. Il naît du calcul, non de la colère. Il n’exprime pas un rejet mais une précaution. Partenaires, investisseurs et institutions ne rompent pas leurs relations avec les États-Unis ; ils réduisent leur exposition, déplacent leurs anticipations et ajustent leurs horizons d’investissement. À mesure que ces choix individuels convergent, ils produisent un phénomène collectif d’une portée considérable. Le boycott silencieux n’est pas une sanction, c’est une recomposition du système international — lente, rationnelle et, pour cette raison même, profondément irréversible.</p>



<p>Aucune session extraordinaire du G20 n’y est consacrée, aucune résolution de l’Onu n’en porte la trace. Pourtant, partout, quelque chose se déplace. Rien qui ressemble à un affrontement, rien qui ressemble à une rupture, plutôt une translation lente, presque imperceptible. Les grandes recompositions géopolitiques naissent rarement dans le fracas ; elles prennent forme lorsque les routines changent. Un contrat se conclut ailleurs, une devise autre que le dollar est retenue, une dépendance se desserre, étape par étape.</p>



<p>Ce qui s’observe aujourd’hui vis-à-vis des États-Unis relève de cette mécanique silencieuse, ni campagne organisée, ni mot d’ordre, ni manifestation — seulement une multitude de décisions individuelles, froides et rationnelles, qui finissent par former un boycott sans déclarations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La puissance comme assurance mondiale</h2>



<p>Depuis Bretton Woods, la puissance américaine n’a jamais reposé uniquement sur sa force militaire ni sur l’ampleur de son économie, mais sur une architecture plus subtile faite de sécurité, d’ouverture et surtout de prévisibilité. Le pilier décisif était la crédibilité. Le monde acceptait l’asymétrie américaine parce qu’elle garantissait un ordre stable, lisible, presque assurantiel ; le dollar n’était pas seulement une monnaie d’échange mais une police d’assurance contre l’incertitude.</p>



<p>En 2025, il demeure présent dans plus de 88 % des transactions de change mondiales, pourtant le signal important est ailleurs, sa part dans les réserves des banques centrales est passée d’environ 72 % au début des années 2000 à près de 56 % aujourd’hui. Rien d’un effondrement, tout d’une mutation profonde. Les banques centrales organisent simplement la possibilité de vivre sans dépendance du dollar.</p>



<p>Toutes les grandes monnaies internationales suivent la même trajectoire. Elles s’imposent d’abord par la puissance économique de leur pays, se maintiennent ensuite grâce à la profondeur de leurs marchés financiers, puis perdurent par simple habitude. C’est dans cette dernière phase que le système commence à changer — sans déclin manifeste de la monnaie dominante, mais parce que dépendre d’elle devient progressivement plus coûteux que de s’en affranchir. L’histoire du florin, de la livre sterling puis du dollar montre ainsi qu’une hégémonie monétaire ne s’achève pas par une crise, mais par une diversification rationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire la dépendance sans rompre l’alliance</h2>



<p>La question pour les investisseurs est comment signer des contrats à long terme avec un pays comme les Etats-Unis où les accords d’aujourd&rsquo;hui risquent d’être déchirés demain&nbsp;?</p>



<p>Les accords contractuels commerciaux changent toujours avant les discours. Dans les salles de marché, les déterminants des décisions des investisseurs et les conseils d’administration, on s’adapte d’abord, on explique ensuite. Il faut trouver des mots pour qualifier ce qui est en train de se jouer, on peut l’appeler couverture généralisée contre le risque, ou confiance désormais répartie entre plusieurs pôles, ou émergence d’un système monétaire sans centre unique. Autrement dit, le monde ne rompt pas avec les Etats-Unis ; il apprend simplement à ne plus dépendre d’un seul pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’érosion symbolique du centre</h2>



<p>Les faits suivent les concepts, une part croissante du commerce chinois est libellée en yuan, l’Inde paie une grande partie de ses importations énergétiques hors dollar, l’Amérique latine commence des compensations bilatérales, les exportateurs du Golfe acceptent des règlements multidevises. Aucun de ces acteurs ne cherche à quitter l’ordre américain, tous cherchent à réduire le risque qu’il constitue.</p>



<p>Les indices de puissance se lisent d’abord dans l’image avant de se lire dans les chiffres. Selon le <em>Global Soft Power Index 2026</em> de Brand Finance, les États-Unis enregistrent la plus forte dégradation parmi 193 pays, leur score passant de 79,5 à 74,9 sur 100. La réputation recule, la perception de générosité s’effondre, la facilité de faire des affaires se détériore. Plus révélateur encore, le Carnegie Endowment observe qu’une majorité d’Américains eux-mêmes (54%) perçoit un déclin de leur pays face à la Chine. Brookings y voit la conséquence directe des turbulences intérieures telles que la polarisation politique et les crises institutionnelles.</p>



<p>Les grandes démocraties imposent à leurs dirigeants une règle tacite mais fondamentale que la dignité de l’État, l’honneur national et la confiance qui sont la base de la crédibilité à long terme, n’appartiennent jamais à celui qui incarne l’exécutif. Cette exigence prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit d’un pilier de l’ordre international, comme les États-Unis, dont chaque parole publique du Président est interprétée comme un signal adressé au monde. Lorsque l’expression politique se confond avec l’impulsion ou la mise en scène, c’est la lisibilité de l’action qui devient impossible. Or la puissance américaine s’est toujours fondée sur la confiance dans la continuité, la retenue et la prévisibilité de ses institutions. À mesure que cet <strong>ordre symbolique implicite</strong> se délite, l’Amérique cesse d’occuper spontanément le centre.</p>



<p>Les sondages dans de nombreux pays confirment la chute de la confiance dans le leadership américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dispersion de la crédibilité</h2>



<p>L’ordre international passe d’un centre unique vers un réseau de garanties multiples.</p>



<p>La prochaine étape ne prendra pas la forme d’une nouvelle monnaie dominante mais d’infrastructures concurrentes, systèmes de paiement parallèles, chambres de compensation régionales, contrats énergétiques indexés sur des paniers de devises et dette souveraine émise directement en monnaies autre que le dollar. Le changement décisif ne sera pas visible dans les réserves des banques centrales mais dans les contrats commerciaux.</p>



<p>Le monde réduit son coût de dépendance à l’Amérique, il apprend à fonctionner sans garantie permanente — et lorsque cette adaptation est achevée, la puissance demeure mais cesse d’organiser le système lui-même, car la confiance, ressource première de toute hégémonie, s’est simplement dispersée.</p>



<p>Enfin, l’histoire des puissances n’est pas écrite par leurs adversaires mais par leurs partenaires. Une hégémonie ne s’achève pas lorsqu’elle devient contestée, elle s’achève lorsqu’elle cesse d’être nécessaire. C’est précisément le seuil vers lequel le système international semble se diriger. Le monde ne cherche ni à remplacer les États-Unis ni à s’en détacher frontalement ; il construit patiemment la possibilité de fonctionner sans devoir s’y référer en permanence. La différence est décisive. La contestation produit des blocs, l’autonomie produit des réseaux.</p>



<p>Dans cet ordre émergent, la centralité ne disparaît pas, elle se dilue. Les flux financiers se répartissent, les garanties sécuritaires se mutualisent, les monnaies coexistent, les alliances deviennent modulaires. La puissance américaine restera importante par sa technologie, son marché et sa capacité d’innovation, mais elle cessera progressivement d’organiser seule la prévisibilité mondiale. Elle deviendra une puissance majeure parmi d’autres, non plus l’axe autour duquel s’alignent spontanément les anticipations collectives.</p>



<p>La véritable conséquence du boycott silencieux est philosophique. Pendant près d’un siècle, la stabilité internationale reposait sur une délégation implicite de confiance à un centre unique, les Etats-Unis. L’époque qui s’ouvre repose sur une responsabilité distribuée. Dans un tel système, aucune nation ne peut plus produire seule la certitude globale ; la stabilité devient un bien coopératif plutôt qu’un service fourni par une puissance dominante.</p>



<p>Dans un système sans centre unique, la discipline économique change de nature. Les États ne peuvent plus importer la stabilité monétaire d’une puissance dominante ; ils doivent produire leur propre crédibilité. La politique budgétaire, la solidité institutionnelle et la cohérence stratégique redeviennent des variables domestiques plutôt que des garanties externes. La multipolarité financière est d’abord une responsabilisation nationale.</p>



<p>L’Amérique passe d’architecte de l’ordre international à participant, de garant de la sécurité collective à partenaire. Et c’est peut-être là le changement le plus profond de ce siècle. Les grandes transformations historiques sont celles qui rendent possible de vivre sans ordre international.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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		<title>Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 07:14:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi des pays opposés aux Etats-Unis continuent-ils d’utiliser les banques américaines pour stocker leurs réserves ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On se demande pourquoi des États en conflit ou simplement embrouillés avec les États-Unis, ainsi que de nombreuses personnalités politiques ou hommes d’affaires, continuent de déposer leur argent dans les banques américaines en acceptant de courir le risque qu’incarne aujourd’hui la gouvernance imprévisible et parfois brutale du président Donald Trump. Le système financier des États-Unis est-il à ce point incontournable ?</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18339700"></span>



<p>À première vue, la situation paraît paradoxale. Comment expliquer que des pays qui dénoncent l’hégémonie américaine, voire s’y opposent ouvertement sur le plan diplomatique ou militaire, continuent d’utiliser les banques américaines et le dollar pour stocker leurs réserves ou sécuriser leurs fortunes privées ? Derrière ce paradoxe se cache une réalité plus profonde : le pouvoir américain s’exerce moins par la force que par l’architecture financière mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dollar, colonne vertébrale de l’économie mondiale</h2>



<p>Le premier élément de réponse tient en un mot : le dollar. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la monnaie américaine s’est imposée comme la référence du commerce international. Le pétrole, le gaz, les matières premières stratégiques et une grande partie des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Pour commercer avec le reste du monde, un État — ami ou ennemi des États-Unis — a donc besoin de cette monnaie.</p>



<p>Cette domination confère aux États-Unis un avantage structurel : détenir des dollars ou des actifs libellés en dollars n’est pas un choix idéologique, mais une nécessité pratique. Renoncer au dollar reviendrait, pour beaucoup de pays, à s’isoler économiquement ou à accepter des coûts bien plus élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les banques américaines, refuge paradoxal</h2>



<p>Au-delà de la monnaie, les banques américaines attirent par leur stabilité. Malgré les critiques politiques, les États-Unis restent perçus comme un État de droit solide, doté d’institutions financières robustes, de règles claires et de tribunaux capables de faire respecter les contrats.</p>



<p>Pour des dirigeants ou des hommes d’affaires issus de pays instables, placer leur argent à New York ou à Miami peut être vu comme une assurance contre les crises politiques, les nationalisations arbitraires ou les changements de régime.</p>



<p>Ainsi, même ceux qui contestent l’influence de Washington peuvent faire confiance à son système juridique et bancaire. Ils rejettent parfois la politique américaine, mais reconnaissent l’efficacité de ses institutions.</p>



<p><strong>Wall Street, cœur battant de la finance mondiale</strong></p>



<p>Les marchés financiers américains jouent également un rôle central. Wall Street offre une profondeur et une liquidité sans équivalent : les États-Unis peuvent absorber des flux financiers colossaux sans déséquilibrer leur économie. Les bons du Trésor américain, par exemple, sont considérés comme l’un des placements les plus sûrs au monde.</p>



<p>Pour les banques centrales comme pour les investisseurs privés, il n’existe aujourd’hui aucun marché capable d’offrir à la fois cette sécurité, cette taille et cette flexibilité. Là encore, le choix est moins politique qu’économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système mondial façonné par Washington</h2>



<p>Le pouvoir financier des États-Unis ne repose pas uniquement sur leurs banques. Il s’étend à l’ensemble de l’infrastructure financière mondiale. Les systèmes de paiement internationaux, comme Swift, ainsi que les grandes institutions financières internationales — Fonds monétaire international et Banque mondiale — ont été conçus dans un cadre largement influencé par l’Occident et, en particulier, par Washington.</p>



<p>C’est cette architecture qui rend les sanctions américaines si efficaces. En coupant l’accès au dollar ou aux circuits financiers internationaux, les États-Unis peuvent exercer une pression considérable, même sans recourir à la force militaire.</p>



<p>On pourrait penser que les États en conflit avec les États-Unis chercheraient à retirer massivement leurs fonds du système américain. Mais une telle décision serait risquée. Un retrait brutal ferait chuter la valeur de leurs propres actifs, perturberait leurs échanges commerciaux et enverrait un signal de panique aux marchés. En pratique, beaucoup de pays se retrouvent dans une relation de dépendance mutuelle : ils critiquent le système, tout en continuant à l’utiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alternatives encore incomplètes</h2>



<p>Des tentatives de contournement existent. La Chine promeut le yuan, la Russie et l’Iran développent des systèmes de paiement alternatifs, et les pays des Brics évoquent régulièrement la création de nouvelles structures financières. Mais ces alternatives restent fragmentées, peu liquides ou trop contrôlées par les États pour inspirer une confiance mondiale. Quant aux cryptomonnaies, leur volatilité et leur traçabilité limitent leur usage à grande échelle.</p>



<p>Au final, le système financier américain n’est pas absolument incontournable en théorie. En pratique, s’en passer a un coût économique et stratégique considérable. C’est là toute l’ironie de la situation : les États-Unis peuvent exercer un pouvoir financier immense précisément parce que le reste du monde a, volontairement ou non, choisi d’adopter leur système.</p>



<p>Le véritable pouvoir de Washington ne réside donc pas seulement dans ses bases militaires ou ses alliances, mais dans une domination financière devenue, pour beaucoup, impossible à éviter.</p>



<p><em>(Avec le concours de Google, Gemini AI, Deepseek).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GmNgtRBZHg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/protectionnisme-de-trump-le-dollar-dans-une-zone-de-turbulence/">Protectionnisme de Trump | Le dollar dans une zone de turbulence</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Protectionnisme de Trump | Le dollar dans une zone de turbulence » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/07/protectionnisme-de-trump-le-dollar-dans-une-zone-de-turbulence/embed/#?secret=2Y2dKgx382#?secret=GmNgtRBZHg" data-secret="GmNgtRBZHg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 09:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump doit-il réfléchir par deux fois avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur le territoire de la Groenland ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/le-groenland-et-lhypocrisie-des-puissances-occidentales/">Le Groenland et l’hypocrisie des puissances occidentales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour contrer les intentions des États-Unis d’occuper le Groenland, la France a envoyé quinze personnes dans l’île danoise. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées. Ainsi, Donald Trump doit réfléchir avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</em></strong></p>



<p><strong>Oleg Nesterenko*</strong></p>



<span id="more-18258142"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dès son premier mandat, Donald Trump a manifesté son désir d’acquérir le Groenland, territoire danois depuis le XVI<sup>e</sup> siècle. Ces propos, initialement accueillis avec scepticisme, ont ressurgi lors de son retour au pouvoir en janvier 2025, ravivant l’intérêt américain pour cette colonie arctique danoise.</p>



<p>Les déclarations de la Maison Blanche concernant la convoitise du Groenland, initialement perçues comme une extravagante aberration, ont pris une toute nouvelle tournure avec l’enlèvement du président vénézuélien le 3 janvier. Ce passage de la fantaisie à l’action a révélé à la communauté internationale la détermination des États-Unis d’Amérique, sous la présidence Trump, à transgresser le droit international, au besoin, afin d’obtenir les bénéfices géo-économiques unilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prétextes fallacieux</h2>



<p>Les prétextes drapés dans des justifications sécuritaires antirusses et antichinoises, que brandit la présidence américaine pour justifier sa volonté de s’approprier l’île du Groenland, ne sont que des mensonges caractérisés que la Maison Blanche ne prend même pas la peine de camoufler davantage. L’époque où l’on exhibait à l’Onu une prétendue fiole d’anthrax, comme le fit le secrétaire d’État américain Colin Powell le 5 février 2003, pour maquiller l’invasion de l’Irak sous un vernis de légitimité, semble révolue. Cette mascarade avait alors servi de prétexte pour déclencher la destruction d’un pays et le massacre de son peuple.</p>



<p>L’anéantissement de l’Irak, ne nous y trompons pas, n’était pas un but en soi, mais la conséquence inéluctable d’une stratégie américaine. La véritable motivation résidait dans la nécessité de neutraliser l’initiative de Saddam Hussein contre le <em>«pétrodollar»</em>.</p>



<p>En octobre 2000, le président irakien avait osé déclarer son intention de ne plus vendre son pétrole contre des dollars américains, mais uniquement contre des euros. Une telle audace valait la signature de son propre arrêt de mort. En février 2003, Saddam Hussein mit sa <em>«menace»</em> à exécution en vendant plus de 3 milliards de barils de pétrole brut pour 26 milliards d’euros. Un mois plus tard, les États-Unis envahissaient et détruisaient l’Irak, infligeant au peuple irakien une tragédie marquée par l’anéantissement des infrastructures et un nombre effroyable de victimes civiles.</p>



<p>Forte de l’impunité judiciaire totale dont jouissent les crimes contre l’humanité commis par les gouvernements successifs des Etats-Unis, ils ne se donnent plus la peine de les couvrir par des narrations ne serait-ce qu’un peu crédibles aux yeux de la communauté internationale. Nul besoin, donc, de déployer des efforts de communication supplémentaires pour préparer l’annexion du Groenland, que ce soit de gré ou de force.</p>



<p>La véritable raison de la convoitise américaine pour cette zone polaire peu hospitalière réside incontestablement dans les gigantesques réserves de matières premières qu’elle recèle, tant dans son sous-sol que dans les profondeurs de l’océan Arctique, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) danoise qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes du Groenland (370,42 km) et confère à son détenteur des droits souverains en matière de ressources économiques.</p>



<p>Si le Groenland venait à passer sous l’autorité américaine, le fait que l’extraction américaine de terres rares et d’uranium se fasse sans consulter les populations autochtones serait une considération secondaire, une simple formalité qui sera ignorée à Washington. En 2021, pourtant, ces populations avaient réussi à bloquer le début d’une telle exploitation (affaire d’Energy Transition Minerals), afin de préserver leurs moyens de subsistance traditionnels d’une pollution imminente.</p>



<p>Compte tenu des enjeux économiques pour les États-Unis, il est prévisible que l’opinion des populations autochtones sur ce sujet ne suscitera pas plus d’intérêt que l’avis des Européens concernant l’annexion de l’île. Cette indifférence stratégique s’inscrit dans une logique géopolitique et économique où les intérêts nationaux prévalent sur les considérations éthiques ou les droits des minorités. De plus, l’histoire des relations entre les États-Unis et les peuples autochtones est profondément marquée par une marginalisation systématique de ces derniers dans les processus décisionnels concernant leurs propres territoires et ressources.</p>



<p>«<em>Un conflit ou une tentative d’annexion du territoire d’un pays membre de l’Otan par un autre pays également membre de l’Otan serait la fin du monde tel que nous le connaissons»</em>, a déclaré le Premier ministre polonais Tusk. Une déclaration qui semble ignorer que la préservation du monde tel que nous le connaissons est la dernière des préoccupations du maître d’Outre-Atlantique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La présence américaine au Groenland</h2>



<p>Contrairement aux insinuations fallacieuses, la présence militaire américaine dans l’océan Arctique ne nécessite nullement l’annexion du Groenland ni sa transformation en territoire national des États-Unis. En réalité, les forces armées américaines sont stationnées en permanence sur cette île arctique depuis la Seconde Guerre mondiale, une présence officialisée dès 1951 par un accord bilatéral américano-danois (Accord du 27 avril 1951). Cet accord confère à Washington une latitude d’action militaire significative dans la région arctique.</p>



<p>À ce jour, la base aérienne de Pituffik (Thulé Air Base) demeure la seule installation militaire américaine active au Groenland.</p>



<p>Les déclarations occasionnelles de Donald Trump, telles que celles sur <em>Truth Social</em>, suggérant que «<em>l’Otan deviendrait plus redoutable et efficace si le Groenland était entre les mains des États-Unis. Tout ce qui est en-deçà&nbsp;de cela est inacceptable</em>», n’altèrent pas la nature juridique de l’accord existant.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que, si les circonstances l’exigeaient, les États-Unis pourraient accroître très considérablement leur présence militaire sur l’île, même si cette dernière demeure sous la souveraineté danoise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les hypocrisies de l’Union Européenne&nbsp;</h2>



<p>À ce jour, seuls six des vingt-sept États membres de l’Union Européenne (UE), abstraction faite du Danemark, ont formalisé leur position par une déclaration officielle condamnant l’initiative des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du Groenland (déclaration conjointe du 6 janvier, émanant de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Pologne et de l’Espagne).</p>



<p>Cette déclaration, confinée à l’expression verbale, est dénuée d’un véritable engagement : les paroles qui n’ont aucune valeur, ne signifient rien et n’engagent les déclarants à rien.</p>



<p>À l’instar des prédateurs opportunistes, l’appareil politico-bureaucratique de l’UE et de ses États membres manifeste une propension à cibler exclusivement les Etats perçues, à tort ou à raison, comme structurellement plus faibles ou en situation de vulnérabilité conjoncturelle. Face aux forces dominantes, une politique de deux poids, deux mesures, d’une perversité indéniable, se révèle inéluctablement.</p>



<p>La devise de l’UE est bien celle formulée jadis par les Romains : «<em>Ce qui est permis à Jupiter n’est pas permis au bœuf».</em></p>



<p>La protection des démocraties, des droits de l’homme et de la liberté d&rsquo;expression n’est qu’une pure chimère, un artifice rhétorique destiné à manipuler l’électorat. La classe politique européenne, majoritairement constituée de vulgaires activistes carriéristes, est bien davantage préoccupée par la conservation du pouvoir et la dissimulation de ses crimes à l’encontre des nations entières, commis en continu à travers le monde.</p>



<p>L’UE redécouvre avec soudaineté l’existence du droit international, une prise de conscience motivée par la menace que représente Donald Trump pour ses propres intérêts. Les instances dirigeantes de l’UE et de nombreux États européens, qui critiquent la Maison Blanche pour ses velléités de démembrement du Danemark, en appellent désormais au respect du droit international.</p>



<p>Abstraction faite des causes profondes du conflit en Ukraine et des opinions divergentes, toute personne raisonnable dotée d’un minimum de capacités analytiques ne peut nier que la Fédération de Russie avait des raisons bien plus impérieuses de revendiquer la Crimée et le Donbass que les États-Unis d’Amérique d’annexer le Groenland, dont l’unique rapport de l’État américain avec ce dernier ne consiste que dans la modeste présence sur son sol d’une seule, parmi plus de 700, de leurs bases militaires dans le monde.</p>



<p>Dès lors, la question qui se pose est la suivante : quelle est la réaction des pays de l’UE et de leurs <em>«élites»</em> politiques face à ces deux revendications ?</p>



<p>La réponse est indéniable et bien étonnante pour un esprit non averti : une quasi-guerre totale contre la Russie, impliquant des investissements de centaines de milliards d’euros, des centaines de milliers de morts sur les champs de bataille et plus de 30 711 sanctions imposées à la Russie (au 1<sup>er</sup> janvier 2026).</p>



<p>En revanche, quelle est l’action de ces mêmes pays face à leur suzerain américain ? Quelques paroles impuissantes qui n’iront jamais plus loin.</p>



<p>De même, il est inutile de détailler l’hypocrisie profonde des <em>«élites»</em> européennes face au massacre à grande échelle des populations civiles à Gaza et à d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés à travers le monde, auxquels les <em>«défenseurs des droits de l’homme»</em> ont opposé le silence, s’ils n’en sont pas directement responsables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jardin fleuri et les jungles </h2>



<p>Le droit fondamental de la classe politique de l’Occident collectif vis-à-vis du reste du monde, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, est celui du plus fort. Elle ne sait avancer que par la force et ne comprend aucun autre langage que celui de la force. Cette monolangue de la force annihile toute tentative de dialogue subtil, d’échange constructif, réduisant la relation à un rapport de domination brute et simpliste.&nbsp;</p>



<p>Les abus et crimes extraterritoriaux à répétition, visant à accroître la richesse des <em>«élites»</em> (à ne pas confondre avec les peuples) du <em>«jardin fleuri»</em> aux dépens des intérêts des nations non occidentales, qualifiées de <em>«jungles»</em>&nbsp;<em>(«L&rsquo;Europe est un jardin. La plus grande partie du reste du monde est une jungle», Josep Borrell, Haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, vice-président de la Commission Européenne)</em>, sont justifiés par des discours incessants sur les droits de l’homme, la démocratie et de nobles idéaux servant de prétexte à leurs ingérences et invasions, tout en réprimant avec véhémence ceux qui s’y opposent.</p>



<p>Simultanément, tout régime, aussi antidémocratique, dictatorial, voire sanguinaire soit-il, mais soumis aux intérêts des capitales occidentales, peut compter sur leur soutien indéfectible.</p>



<p>Cependant, les discours de ces fervents défenseurs du concept spirituel incarné par les cochons orwelliens de&nbsp;‘‘<em>La Ferme des animaux’’</em>&nbsp;: «<em>Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres</em>», ne trompent plus personne, ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Asie.</p>



<p>Peu importe les déclarations européennes actuelles et futures :&nbsp; aucune action européenne égale ne serait-ce qu’à quelques pour cent de celles entreprises contre la Russie ne verra jamais le jour à l’égard des États-Unis d’Amérique.</p>



<p>Le 14 janvier, le président français Emmanuel Macron déclarait que la France «<em>ne sous-estimait pas</em>» les intentions des États-Unis concernant le Groenland et s’engageait à «<em>faire preuve d’une solidarité totale</em>» avec le Danemark.</p>



<p>En guise d&rsquo;illustration, rien ne révèle mieux le degré d’hypocrisie pathétique des<em> «élites»</em> européennes que le déploiement de troupes européens au Groenland pour préparer le terrain à une résistance contre une éventuelle invasion américaine. La Norvège a envoyé deux personnes. La France a envoyé quinze personnes. L’Allemagne en a envoyé treize. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Estonie et la Suède s’apprêtent également à envoyer leurs troupes, dont le nombre ne dépassera certainement pas celui des puissances déjà engagées.</p>



<p>Ainsi, Donald Trump est incité à réfléchir davantage avant de se heurter au redoutable déploiement militaire européen sur ce territoire convoité.</p>



<p><em>* Président du <a href="http://www.c-cie.eu/">CCIE</a>.</em></p>



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		<title>Un missile russe «menace la quasi-totalité de l’Europe»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 07:28:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[missile balistique]]></category>
		<category><![CDATA[Oreshnik]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie menace l'Europe et les Etats-Unis avec ses missiles balistiques supersoniques  Orechnik, déjà utilisés deux fois contre l'Ukraine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 9 janvier 2026, des médias ont rapporté que la Russie avait lancé un missile balistique supersonique de type Orechnik lors d’une frappe massive menée pendant la nuit contre l’Ukraine. La Russie a confirmé avoir frappé pour la deuxième fois l’Ukraine avec Orechnik qui est tombé sur Lviv à 60 km de la frontière polonaise.</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18230114"></span>



<p>Ce missile balistique hypersonique peut atteindre une vitesse allant de 13 à 15 000 km/h et est capable d’atteindre des cibles comprises entre 3000 et 5500 kilomètres. S’il était tiré, par exemple, depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des Etats-Unis.</p>



<p>L’utilisation de ce missile a été condamnée par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja&nbsp;Kallas, voyant dans ce tir le signe <em>«clair»</em> d’une <em>«escalade»</em> de la part de Moscou et <em>«un avertissement»</em> lancé à l’Europe et aux États-Unis, oubliant de mentionner que l’attaque de l’Ukraine contre la résidence du président russe qui l’avait précédé de peu, est un acte tout aussi&nbsp;gravissime, dans la mesure où cette résidence&nbsp;abritait, également, le Centre de commandement des&nbsp;opérations nucléaires, ce qui aurait pu déclencher une troisième&nbsp;guerre nucléaire !&nbsp;C’est en riposte à cet acte délibéré et insensé que&nbsp;la&nbsp;Russie a annoncé vendredi avoir riposté en frappant pour la deuxième fois l’Ukraine&nbsp;avec l’Oreshnik.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Russie non liée par des auto-restrictions </h2>



<p>Il faut, également, rappeler que ce sont les Etats-Unis qui se sont retirés du traité sur les armes à moyenne portée intermédiaire (FNI). Ce retrait a été annoncé par Mike Pompeo, l’ancien secrétaire d’État, à la suite de l’échec des négociations de dernière minute avec la Russie en raison des lourdes sanctions imposées à ce pays. Par conséquent, Moscou la Russie était en droit de se considérer <em>«non liée»</em> par des <em>«auto-restrictions»</em>.</p>



<p>Le corps de l’Orechnik, le nouveau missile balistique hypersonique russe, est constitué de deux étages propulsifs à charge utile avec ogive conventionnelle (900 kg de TNT) ou nucléaire. Il est équipé d’un moteur à propergol solide, situé au premier étage. </p>



<p>Lancé sur sa trajectoire parabolique, l’Orechnik monte vers l’atmosphère (100 km), puis descend pour atteindre sa cible, tel un aigle sur sa proie. Avant d’atteindre la couche atmosphérique, le missile se désagrège en plusieurs morceaux, tandis que sa tête continue sa trajectoire. Chaque ogive (conventionnelle ou nucléaire) porte 6 sous-munitions, ce qui rend peu probable, voire impossible, son interception par les moyens de défense actuellement utilisés.</p>



<p>L’existence d’Orechnik, qui signifie <em>«noisetier»</em> en russe, a été rendue publique par la Russie à la fin de l’année 2024. Dès sa présentation, le missile balistique <em>«à portée intermédiaire»</em> a été décrit par les autorités russes comme une arme capable de modifier l’équilibre stratégique régional, voire continental. Et pour cause : il peut atteindre des cibles entre 3 000 et 5 500 km.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="940" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-1024x940.jpg" alt="" class="wp-image-18230155" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-1024x940.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-300x275.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-768x705.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-1536x1410.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-580x532.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-860x789.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee-1160x1065.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Missile-russe-Orechnik-Portee.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Une vitesse supérieure à 13 000 km/h</h2>



<p>Orechnik n’entre pas dans la catégorie des missiles intercontinentaux qui ont une portée de plus de 5 500 km. Mais s’il est tiré depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des États-Unis. <em>«L’Orechnik peut menacer la quasi-totalité de l’Europe»</em>, avait relevé en 2024 Pavel Podvig, chercheur à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement à Genève, dans un entretien au média <em>Ostorozhno Novosti</em>.</p>



<p>Selon Vladimir Poutine, ce missile hypersonique peut atteindre la vitesse de Mach 10, <em>«soit 2,5 à 3 kilomètres par seconde»</em> (environ 12 350 km/h) et <em>«la température des éléments percutants atteint 4.000°C»</em>, soit <em>«presque autant»</em>, selon lui, qu’à <em>«la surface du soleil»</em>.</p>



<p>D’après le renseignement militaire ukrainien (GUR), la vitesse atteinte par le missile fin novembre&nbsp;2024 <em>«sur la partie finale de la trajectoire»</em> était <em>«supérieure à Mach 11»</em> (environ 13 600 km/h).</p>



<p>L’Orechnik serait aussi muni de têtes multiples qui suivent chacune une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, ce qui augmenterait encore la difficulté d’interception, a affirmé le président russe. Ce missile hypersonique est donc «<em>inarrêtable»</em> par les moyens de défense actuellement utilisés&#8230;.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les craintes d’une nouvelle escalade</h2>



<p>L’existence de cet engin balistique avait été révélée le 21&nbsp;novembre 2024, lorsqu’il avait frappé une grande usine militaire&nbsp;dans la ville de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine.&nbsp;Cette frappe avait alors été présentée par Moscou comme une réponse aux attaques ukrainiennes menées à l’époque contre la Russie avec des missiles américains et britanniques ATACMS et Storm Shadow. Moscou a depuis annoncé le début de sa production en série&nbsp;et la Biélorussie, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, a indiqué qu’il a été déployé sur son territoire mi-décembre&nbsp;2025.</p>



<p>Alors que la Russie signale désormais sa volonté de pointer ses armes les plus sophistiquées vers l&rsquo;Europe, les perspectives d’une paix négociée avec l’Ukraine semblent de plus en plus lointaines, renforçant les craintes d’une nouvelle escalade et d&rsquo;une instabilité prolongée dans toute la région. Les Européens pousseront Zelensky à combattre jusqu’à la capitulation ? Mais d’ici là, que resterait-il de l’Ukraine ? </p>
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