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	<title>Archives des Sadok Chikhaoui - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sadok Chikhaoui - Kapitalis</title>
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		<title>Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 10:35:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza est, peut-être, l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants vont tomber, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/gaza-ou-quand-les-valeurs-occidentales-fracassent-la-tete-des-enfants/">Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Gaza est, peut-être, l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants vont tomber, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre. Et quand les humiliés cessent de croire aux fictions, un autre monde devient possible — pas encore visible, mais déjà en marche.</em></strong> <em>(Ph. 70% des morts sous les bombes israéliennes &#8211; fabriquées en Occident &#8211; sont des enfants et des femmes). </em></p>



<p><strong>Sadok Chikhaoui *</strong></p>



<span id="more-17034041"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>


<p>‘‘<em>Heart of Darkness</em>’’ (<em>Au cœur des ténèbres)</em>, le récit de Joseph Conrad, demeure l’une des œuvres littéraires les plus profondes sur le colonialisme. Non comme un objet d’étude historique ou politique, mais comme vertige existentiel. Une plongée dans la barbarie nue. Œuvre fragmentaire, troublante, irrésolue – et c’est précisément cette opacité qui fait sa puissance.</p>



<p>On se souvient d’‘‘<em>Apocalypse Now’’</em>, l’adaptation cinématographique hallucinée qu’en fit Francis Ford Coppola en la transposant au Vietnam : Kurtz, héros métaphysique perdu dans la jungle, hurlant comme un chacal blessé dans la nuit tropicale : <em>«L’horreur… L’horreur.»</em></p>



<p>L’horreur de quoi ? De la barbarie sans masque qu’il a lui-même engendrée, acceptée, incarnée : les crânes fichés sur des piques, les massacres ritualisés, les amputations à la machette. Et de loin, les cris stridents d’un chef de bataillon haranguer ses hommes : <em>«Tirez, tirez, nom de Dieu, je n’entends rien !»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Brefs récits de l’horreur</h2>



<p>Ce n’était pas de la fiction. C’était&nbsp;en 1908, dans un&nbsp;Congo encore propriété privée de Sa Très Catholique Majesté Léopold II. Dix millions de morts. Mais, qualifiée du titre de&nbsp;<em>«roi bâtisseur»</em>&nbsp;par toute l’élite européenne, le souverain a fini sa vie adulée en Prophète par tout l’Occident.</p>



<p>Quatre ans plus tard, le décor change, mais le scénario demeure. En&nbsp;Namibie, le général allemand&nbsp;Lothar von Trotha, réputé pour sa brutalité, signe un ordre d’extermination sans ambiguïté : <em>«Tout Herero trouvé à l’intérieur des frontières allemandes armé ou non, avec ou sans bétail sera abattu.»</em><br>Ce fut le&nbsp;premier génocide du XX<sup>e</sup> siècle. Quinze mille morts. Von Trotha fut célébré en héros national et&nbsp;enterré avec les honneurs. La civilisation, elle, aura été préservée. L’Allemagne sort avec un savoir-faire reconnu.</p>



<p>Et puis, l’Algérie sous colonisation française, et le tristement fameux colonel Pélissier, agissant sous les ordres de Bugeaud, ordonnant en 1845 l’asphyxie par enfumage d’une tribu entière, les Ouled Riah, réfugiés dans des grottes à Dahra pour échapper aux exactions des corps expéditionnaires. L’affaire fit grand bruit en France mais Pélissier ne sera ni jugé, ni inquiété et finira comme Maréchal de France et les enfumades continuèrent à Oued Sbih en 1846, et en 1849 à Aïn Merrane et devinrent <em>«la marque de fabrique»</em> française sous le nom de <em>«Doctrine Bugeaud»</em>. Les témoignages rapportèrent les hurlements enragés  du Colonel Pélissier à ses hommes : <em>«Enfumez-les comme des renards !».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : un effort de pensée pour le présent</h2>



<p>Les enfants ensevelis. Les hôpitaux pulvérisés. Les voix effacées. La famine qui ronge les entrailles. Et Netanyahou, Katz, Ben Gvir, Smotrich, Gallant, et toute la cohorte scander en chœur : <em>«Tuons-les tous, ce sont des animaux. Tous les Gazaouis sont coupables !», «Rasons Gaza !», «Utilisons la bombe atomique !»</em> Et sous les décombres, ce sont peut-être les dernières paroles de Kurtz qu’on entend à nouveau, comme un écho dans la nuit : <em>«L’horreur… L’horreur.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire bégaie, et l’Occident&nbsp;détourne les yeux</h2>



<p>Sous les ruines, ce n’est pas seulement&nbsp;une ville&nbsp;qui s’effondre. Ce sont&nbsp;les fondations morales de toute l’humanité.</p>



<p>Parce que&nbsp;Gaza n’est pas un simple conflit, ni une guerre, ni un épisode tragique de plus. C’est un seuil, une&nbsp;révélation, une&nbsp;déchirure dans le voile des illusions modernes.</p>



<p>Tout ce que l’Occident prétendait incarner, droits humains, héritage des Lumières s’effondre face à ces enfants démembrés, ces hôpitaux broyés.</p>



<p>Gaza est&nbsp;le lieu où tombent les simulacres, soufflés comme des murs de carton-pâte.</p>



<p>Ce qui se joue là dépasse la tragédie. C’est le&nbsp;dévoilement du mensonge fondateur&nbsp;d’un ordre international : un ordre&nbsp;bâti sur la force, grimé en vertu, où les principes s’appliquent aux faibles et sont suspendus devant les puissants.</p>



<p>L’horreur de Kurtz, les ténèbres de Conrad, ne sont pas des accidents : elles sont l’âme du colon qui, <em>La Bible</em> dans une main et une bombe dans l’autre, piétine le monde du haut de son élection.</p>



<p>Du Congo à Gaza, la continuité est claire : une violence qui se prend pour la raison, un pouvoir qui s’autojustifie.</p>



<p>Après la Shoah, Hiroshima, Nuremberg, on a voulu croire à un monde nouveau. Droits humains. Conventions. Promesses. Mais Gaza montre que ces promesses étaient&nbsp;conditionnelles, activées ou suspendues selon les intérêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, lui, n’a jamais cru à ce droit là</h2>



<p>Le vote de 1947 ? Une formalité. Quand Macron rappelle à Netanyahu que l’Onu a permis la naissance d’Israël, il répond : <em>«Non, Monsieur. Israël existait avant l’Onu.»</em> Le droit n’est qu’un passage. Jamais un fondement.</p>



<p>Depuis 1948,&nbsp;les résolutions violées s’empilent. Les condamnations restent lettre morte. Gaza en est l’épiphanie brutale.</p>



<p>Une phrase d’Antony Blinken, en visite sur le&nbsp;Golan, résume tout. Interrogé sur le statut de ce territoire&nbsp;conquis par la force et annexé, alors que le nouveau <em>«président»</em> syrien semble prêt à en céder les deux tiers à Israël — car on ne passe pas du statut de&nbsp;jihadiste fiché&nbsp;à celui de&nbsp;<em>guest star</em> diplomatique&nbsp;sans y mettre le prix fort —, Blinken répond : <em>«Il y a le droit, et la réalité sur le terrain.»</em></p>



<p>Phrase presque distraite, mais&nbsp;révélatrice. Ce n’est pas seulement le Golan que vise cette formule du&nbsp;fait accompli. C’est&nbsp;Gaza. La Cisjordanie. Et peut-être demain : le Liban. La Jordanie. Une partie de l’Irak. Et&nbsp;le Grand Israël&nbsp;jusqu’à la frontière, sécurité oblige,&nbsp;avec la force des vétos américains et les armes les plus sophistiquées.</p>



<p>L’Occident devenu le parrain bienveillant des fossoyeurs du droit.<br>Le&nbsp;Conseil de sécurité&nbsp;? Pas une instance de justice. Un&nbsp;théâtre de rapports de force.</p>



<p>Israël peut bombarder, affamer, coloniser : aucune sanction ne viendra. Le droit cède à&nbsp;l’alliance stratégique. Et pendant que les bombes écrasent des enfants,&nbsp;ce sont aussi les symboles qu’elles pulvérisent&nbsp;: déclaration universelle des droits de l’homme; conventions de Genève; pactes, traités&#8230; Le droit&nbsp;n’est pas universel. Il est imposé aux&nbsp;vaincus par les vainqueurs. La preuve&nbsp;: à ce jour,&nbsp;la Cour pénale internationale n’a condamné… que des Africains.</p>



<p>Plus grave encore : le silence. Celui des intellectuels, des philosophes, des éditorialistes. Ceux qui parlaient hier de dignité humaine, mais trouvent toujours un <em>«contexte»</em> lorsque c’est Israël qui tue. Ceux qui évitent le mot <em>«massacre»</em>, lui préférant : <em>«frappes ciblées»</em>, <em>«proportionnalité», «légitime défense»</em> — même quand les cibles sont des enfants.</p>



<p>Les&nbsp;grands médias&nbsp;? Une puissante&nbsp;division de Tsahal. Non plus des relais d’information. Mais des&nbsp;relais du hasbara, la propagande de guerre israélienne. Ils reprennent les éléments de langage,&nbsp;inversent les responsabilités, brouillent les faits.</p>



<p>La guerre se mène aussi par les mots. Et cette guerre-là est&nbsp;déjà gagnée par ceux qui tiennent les micros.</p>



<p>Quand Bernard-Henri Lévy ose déclarer : <em>«Israël est le pays le plus anticolonialiste du monde»</em>, on entend l’écho du vieux mantra : <em>«L’armée la plus morale de tous les temps.»</em> L’indécence élevée au rang de doctrine. </p>



<p>Gaza signe le retour à l’état de nature politique. Non plus un monde de droit, mais de force brute. Comme au Congo. Comme face aux Hereros. Comme au temps de Kurtz.</p>



<p>Gaza est notre miroir. Ce qu’il reflète, c’est un effondrement moral. Mais aussi un seuil. Quand les illusions tombent, une lucidité neuve peut surgir. Un refus. Un dégoût salutaire.</p>



<p>Gaza, peut-être, est l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants tomberont, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre. Et quand les humiliés cessent de croire aux fictions, un autre monde devient possible —<br>pas encore visible, mais déjà en marche.</p>



<p>* <em>Enseignant. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="874ZJgf4EU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/de-lorientalisme-savant-au-colonialisme-decomplexee/">De l’orientalisme savant au colonialisme décomplexée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’orientalisme savant au colonialisme décomplexée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/de-lorientalisme-savant-au-colonialisme-decomplexee/embed/#?secret=5JbaPKH869#?secret=874ZJgf4EU" data-secret="874ZJgf4EU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/gaza-ou-quand-les-valeurs-occidentales-fracassent-la-tete-des-enfants/">Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:38:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental depuis... le 13e siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De la lecture d’Averroès par Thomas d’Aquin aux subventions européennes du XXI<sup>e</sup> siècle pour les études coraniques, l’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental.</em></strong></p>



<p><strong>Sadok Chikhaoui </strong>*</p>



<span id="more-16907279"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>


<p>Une panique ancienne s’est saisie de la maison fasciste. Il y a quelques mois, une tempête s’est levée dans un verre d’eau bureaucratique quand des agitateurs de l’extrême-droite surent que l’Union européenne finance un programme de recherche sur le<a href="https://www.univ-nantes.fr/recherche-et-innovation/impact-societal/euqu-the-european-quran-erc-synergy-grant" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coran en Europe</a>**. Aussitôt, les réactions outrées ont fusé : <em>«influence des Frères musulmans», «offensive théocratique», «réécriture de notre histoire»</em>.</p>



<p>Pourtant, ce que certains feignent de découvrir aujourd&rsquo;hui était déjà à l’œuvre au XIII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>L’Université de Paris, alors haut lieu du savoir chrétien, abritait en son sein les premières manifestations de cette prétendue infiltration. Saint Thomas d’Aquin, en traduisant Averroès, ouvrait déjà les portes de l’Occident à ce qui serait plus tard dénoncé comme l’entrisme islamique.<br>Quand le docteur angélique découvre la pensée d’Ibn Rushd à travers les traductions venues d’Espagne, il ne se doute pas qu’au XXI<sup>e</sup> siècle, son goût pour la logique aristotélicienne arabe lui vaudrait d’être soupçonné de <em>«salafisme soft»</em> par certains chroniqueurs du matin. Sa ‘‘<em>Somme théologique’’</em>, en intégrant des fragments de pensée islamique, aurait pu figurer, aujourd’hui, dans le viseur de ceux qui traquent l’ennemi de l’intérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PjF2ZLL5VW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/">Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/embed/#?secret=nzleofEem1#?secret=PjF2ZLL5VW" data-secret="PjF2ZLL5VW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Averroès, Avicenne, Al-Fārābī : Frères musulmans avant la lettre ?</h2>



<p>À en croire certaines lectures contemporaines — particulièrement celles d’un prof de sport converti en chroniqueur omniscient — les grands philosophes arabes seraient en réalité des agents dormants de l’islam politique. Leur crime ? Avoir transmis les textes grecs à l’Europe, et osé penser Dieu en des termes universels.</p>



<p>Déjà en 2008, Sylvain Gouguenheim opérait un tournant révisionniste en publiant <em>‘‘Aristote au Mont-Saint-Michel’’</em>. Cet ouvrage emblématique d&rsquo;une tendance idéologiquement orientée cherchait à redessiner l’histoire pour affirmer une pureté fantasmée de la civilisation occidentale. Gouguenheim y minimisait — voire niait — le rôle fondamental joué par les penseurs arabes et musulmans dans la transmission du savoir grec à l’Europe médiévale.</p>



<p>Sa thèse, largement contestée par les historiens des sciences et de la philosophie, s’inscrivait dans un courant néo-conservateur, plus politique qu’académique. Le fait que cet auteur ait ensuite conseillé un candidat d’extrême droite comme Éric Zemmour montre à quel point certains travaux, sous couvert d’érudition, peuvent nourrir une rhétorique identitaire, excluante, et dangereusement révisionniste.</p>



<p>On oublie commodément que sans ces penseurs — Avicenne, Al-Fārābī, Averroès — l’édifice même de la scolastique se serait probablement effondré dans un vide théologique. On oublie aussi que les manuscrits de Tolède, de Palerme, de Cordoue sont les véritables ancêtres de la mémoire européenne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xiRPR2qPuZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=i86ewjLSpz#?secret=xiRPR2qPuZ" data-secret="xiRPR2qPuZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la «science juive» à la philosophie islamique : l’angoisse de l’origine</h2>



<p>L’analogie est frappante : ce que les nazis dénonçaient comme <em>«science juive»</em> — dans la psychanalyse, la théorie de la relativité ou la phénoménologie —, certains détracteurs de l’islam l’appliquent aujourd’hui à la philosophie arabo-musulmane.<br>C’est toujours la même peur : que l’origine du savoir ne soit pas purement européenne; que la rationalité ait transité par d’autres langues, d’autres visages, d’autres lieux. Que la pensée ait traversé l’islam sans s’y abîmer, mais au contraire s’y être élevée.<br>Pour certains cercles crispés sur une identité close, cette généalogie hétérogène est insupportable.</p>



<p>Le débat contemporain sur l’islam, comme naguère sur Freud ou Einstein, est mené par des figures qui ne lisent pas mais qui s’expriment. Wikipedia tient lieu de référence ; un petit <em>«Que sais-je ?»</em> devient certificat de spécialisation; et l’absence de lecture devient, pour un public désarmé culturellement, gage de clarté.</p>



<p>L’Europe, en reniant ses propres filiations intellectuelles, se condamne à l’amnésie et à la stérilité. Refuser la pluralité des sources, c’est se priver de la possibilité de comprendre son histoire — et d’échapper aux fantasmes qui l’empoisonnent.</p>



<p>La philosophie est cet entrisme qui ne dit pas son nom. Elle vient toujours d’ailleurs, par un biais, un écho, un exil.</p>



<p>* <em>Enseignant.</em></p>



<p><em>** Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet visant à étudier l’influence du Coran en Europe du Moyen Age au XIXᵉ siècle, qui a été la cible d’attaques au motif qu’il serait un relais d’influence pour les Frères musulmans. </em>« Des accusations qui paraissent déconnectées de la réalité de la production de ce programme de haut niveau »,<em> écrit notamment </em><a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2025/06/15/coran-europeen-que-contient-vraiment-ce-projet-scientifique-attaque-par-l-extreme-droite_6613237_6038514.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a><em>.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="diRwGqxkEw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=7QO6JXWtuV#?secret=diRwGqxkEw" data-secret="diRwGqxkEw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Dérives et partis-pris du journal ‘‘Le Monde’’ en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/18/derives-et-partis-pris-du-journal-le-monde-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 May 2021 07:45:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lilia Blaise]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Chikhaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La complaisance avec l’islamisme politique tient à la fois de la naïveté et de l’aveuglement des Occidentaux. La correspondante du journal ‘‘Le Monde’’ à Tunis, Lilia Blaise, et la chaîne Arte, dans sa récente sa soirée Thema consacrée au «Printemps arabe», en offrent des exemples frappants en faisant encore crédit à la soi-disant «démocratie islamique»...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/18/derives-et-partis-pris-du-journal-le-monde-en-tunisie/">Dérives et partis-pris du journal ‘‘Le Monde’’ en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-349182"/><figcaption><em>Lilia Blaise n&rsquo;aime pas Abir Moussi et cela transparaît de ses articles.  </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La complaisance avec l’islamisme politique tient à la fois de la naïveté et de l’aveuglement des Occidentaux. La correspondante du journal ‘‘Le Monde’’ à Tunis, Lilia Blaise, et la chaîne Arte, dans sa récente sa soirée Thema consacrée au «Printemps arabe», en offrent des exemples frappants en faisant encore crédit à la soi-disant «démocratie islamique» pour ne pas dire islamiste</em></strong>.</p>



<p>Par <strong>Sadok Chikhaoui </strong>*</p>



<span id="more-349177"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>



<p>Les Tunisiens avaient attendu longtemps avant que le journal<em> ‘‘Le Monde’’ </em>et sa correspondante, la journaliste franco-tunisienne Lilia Blaise, viennent leur apprendre des vérités qu’ils ignoraient. D’un article à l’autre, il leur est répété que les Destouriens, héritiers de Bourguiba, regroupés dans un parti laïc (le Parti destourien libre, PDL) autour de Abir Moussi, une femme charismatique et téméraire, mais peu diplomate, donnés largement vainqueurs en cas de nouvelles élections, sont de vilains droitiers, nostalgiques de l’ancien régime. Entendez du régime de Habib Bourguiba, l’homme des Lumières qui a libéré la femme, généralisé l’enseignement, et fait de ce petit pays sans ressources, une exception parmi les pays arabes dans de très nombreux domaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lilia Blaise croit aux desseins réformateurs des islamistes</h3>



<p>Lilia Blaise n’a curieusement ou heureusement pas repris le qualificatif de <em>«fasciste» </em>(il c’en est fallu de peu) dont le parti Ennahdha, au pouvoir, affuble les militants du PDL et se contente de l’indéfini <em>«de droite» </em>qui n’a aucun sens en Tunisie et parce que c’est un qualificatif qui siérait davantage à Ennahdha, tant par ses référentiels conservateurs, archaïques voire islamistes (n’ayons pas peur de la précision), et ses méthodes dictatoriales, que par le soutien sans faille que ce parti apporte aux phalanges takfiristes et violentes auxquelles il est adossé au Parlement. Sans parler de la nostalgie du rêve islamiste d’un retour à un lointain âge doré, celui des pieux ancêtres d’il y a 14 siècles.</p>



<p>Et, reprenant le crédo d’Ennahdha, qui semble fournir l’essentiel de l’argumentaire de Lilia Blaise, la préoccupation majeure d’Abir Moussi serait de perturber les travaux du parlement dans le but d’empêcher les islamistes et leurs alliés de mener à bien leurs desseins réformateurs.</p>



<p>Et qu’en outre elle pérore en casque et gilet pare-balles dans l’enceinte d’un parlement où elle ne court aucun risque, juste pour attirer l’attention. Mais quand on a vu, comme tous ceux qui habitent en Tunisie, les scènes de violence à l’encontre de Abir Moussi et des députés du PDL allant jusqu’à la violence physique, les menaces de mort, et les insultes sous le regard complaisant du président du parlement, Rached Ghannouchi, par ailleurs président du parti Ennahdha, on reste pantois à se demander si Lilia Blaise parle bien de la Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lilia Blaise n’aime pas Abir Moussi et elle le montre dans ses articles</h3>



<p>Et quand elle décrit Madame Moussi munie d’un mégaphone, <em>«pour perturber les séances»</em>, sans dire qu’elle a été quasiment interdite de parole, que son micro est constamment coupé par le président du parlement, et qu’elle a été interdite de participer aux plénières et aux réunions du bureau de l’Assemblée, dont elle est pourtant membre de droit, le doute se renforce.</p>



<p>Elle est également perturbatrice quand, en plein hiver et dans le froid, elle dresse pendant 4 mois, avec ses sympathisants, des tentes devant le siège de la succursale tunisienne de la controversée Union internationale des savants musulmans, fondée par le prédicateur Youssef Al-Qaradaoui, pour protester contre le travail d’endoctrinement des jeunes tunisiens et leur enrôlement dans le jihad islamique, mené sous couvert de formation religieuse.</p>



<p>Ennahdha qui instrumentalise avec maestria et exclusivement à son profit les principes d’une démocratie qu’elle a du mal à appliquer en interne, est rompue à l’art de la désinformation qui fait partie de sa politique de clientélisme généralisé est devenu comme par magie un parti, qui aspire à un positionnement centriste sous la houlette de son chef, un ancien enseignant renvoyé plus d’une fois de l’enseignement public et devenu, par la grâce de la même baguette magique et de Mme Lilia Blaise un grand intellectuel et un théoricien de l’islam politique BCBG.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La montée de l’islamisme radical ne dérange pas Mme Blaise</h3>



<p>Fi de dix années de gabegie, d’incompétence, et de manœuvres, au cours desquelles Ennahdha a gouverné sans discontinuer, directement ou en sous-main, dévastant ce pays fragile qui n’a pour ressource essentielle que son ouverture sur le monde et la créativité de son peuple pour le rendre un Etat défaillant, surendetté, déclassé plus de 8 fois par les agences de notation internationales, avec un chômage supérieur à 30% et 46% de la population qui vit en-dessous du seuil de pauvreté, à un point tel que le Programme alimentaire mondial (PAM), relevant des Nations-Unis, vient de décider de distribuer des bons d’alimentation pour 1500 familles nécessiteuses, comme naguère au Biafra ou en Ethiopie.</p>



<p>Fi d’une Tunisie, devenue un des principaux pourvoyeurs de jihadistes au Moyen-Orient, en Afrique et en France et que de lourds soupçons pèsent sur Ennahdha et le rôle glauque joué par certains de ses responsables dans l’envoi de milliers de jeunes dans les zones de conflit au moment où le parti occupait des positions clefs (présidence du gouvernement, ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, du Transport…).</p>



<p>Fi d’un parlement où pérore un parti takfiriste, Al-Karama, soutenu à bout de bras par le parti islamiste, sous l’œil affectif et mielleux de Rached Ghannouchi, et qui entretient un climat de menaces, de terreur et de délation, l’immunité parlementaire lui servant de cuirasse et de permis pour tout faire.</p>



<p>Le chef de ce groupement devenu parti, Seifeddine Makhlouf, est surnommé l’avocat des terroristes, pour avoir parmi sa clientèle des célébrités du terrorisme. Cinquante-deux députés, élus en vertu d’une loi électorale qui n’établit aucun seuil, sont en délicatesse avec la justice pour des affaires de corruption, de détournement ou de violence.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La «bienpensance» occidentale et la «démocratie islamique»</h3>



<p>La complaisance avec l’islamisme politique (que d’aucuns appellent l’islamo-gauchisme) tient à la fois à la fois de la naïveté et de l’aveuglement des Occidentaux. Elle remonte à l’époque ou les exilés politiques d’Ennahdha (Ghannouchi, Karkar, Mokni…), aguerris à l’art du lobbying, arpentaient les couloirs des salles de rédaction et les antichambres des chancelleries pour plaider leur martyrologie et faire la retape pour leur marchandise, celle d’une <em>«<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/15/la-tunisie-et-ses-ames-damnees-islamistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démocratie islamique</a>»</em>, oxymore à laquelle toute la<em> «bienpensance»</em> avait cru. Certains tels Alain Juppé, ancien ministre française des Affaires étrangères, en avait fait les frais avec ses envolées lyriques sur<em> «l’identité heureuse» </em>inspirés par Tariq Oubrou.</p>



<p>Mais cette marchandise a très vite buté sur le dur socle de la réalité. Au pouvoir, ils ont montré leur limite dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, mais apparemment <em>‘‘Le Monde’’ </em>et Arte, dans sa récente soirée Thema consacrée au<em> «Printemps arabe»,</em> croient encore à la <em>«démocratie islamique» </em>pour ne pas dire islamiste.</p>



<p><em>* Enseignant.</em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/18/derives-et-partis-pris-du-journal-le-monde-en-tunisie/">Dérives et partis-pris du journal ‘‘Le Monde’’ en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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