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	<title>Archives des Salah El Gharbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Salah El Gharbi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le Liban, damné par la géographie, malmené par l’Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui s'émeut du drame du Liban, ce joyau du Moyen-Orient, qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/le-liban-damne-par-la-geographie-malmene-par-lhistoire/">Le Liban, damné par la géographie, malmené par l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le tumulte de la guerre au Moyen-Orient, peu de voix attendries s’élèvent pour exprimer leurs émois en faveur de ce pauvre petit pays qu’est le Liban, ce joyau du Moyen-Orient, damné par la géographie, malmené par l’Histoire et qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie.</em></strong></p>



<p><strong>Salah El Gharbi *</strong></p>



<span id="more-18517787"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En lisant les commentaires sur les réseaux sociaux, on a le sentiment que les téléspectateurs, assis confortablement sur leurs canapés, confondent entre un téléjournal où le drame de la guerre, avec son lot de brutalité et de victimes innocentes et le spectacle d’un match de foot où l’on est amené à vibrer pour l’équipe chère à notre cœur.</p>



<p>Chez ces commentateurs, le spectacle poignant de ces familles libanaises, avec femmes et enfants, désertant leurs logements, condamnés à errer, désespérément, sur les routes, à la recherche de lieux sûrs, où s’abriter, c’était à peine si l’on y accorde de l’attention. Pour eux, ce qui comptait le plus, c’était d’apprendre que les roquettes ou les drones, lancés par Hezbollah, avaient bel et bien réussi à atteindre leurs cibles, provoquant des dégâts chez <em>«l’Ennemi»</em>.</p>



<p>Ainsi, le sort de ces centaines de milliers de pauvres gens, qui n’avaient rien demandé et qui ne cherchaient qu’à vivre en paix, dans des conditions dignes, ne nous émeut guère. À quelques milliers de kilomètres du lieu de ces drames humains, au chaud, sirotant notre boisson préférée, on se laisse émerveiller par <em>«le courage et l’audace de ces Combattants d’Allah»</em>, qui narguaient l’<em>«Ennemi»</em>. Les enjeux politiques, économiques pour le Liban, les motivations idéologiques des uns et des autres, les intérêts financiers et stratégiques qui lient ces <em>«militants»</em> à l’<em>«État des Mollahs»</em>, ces fous de Dieu, on n’a rien à cirer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Damné par la géographie, malmené par l’Histoire</h2>



<p>Pas de voix attendries pour exprimer leurs émois en faveur de ce pauvre petit pays qu’est le Liban, ce joyau du Moyen-Orient, damné par la géographie, malmené par l’Histoire et qui continue de gémir, victime du cynisme, de l’opportunisme et de l’infamie. Pourtant, créé par les Français, en 1920, séparé du mont Liban de la Syrie, le nouveau pays était censé protéger une communauté chrétienne pacifique, ouverte et dynamique qui, grâce à sa proximité avec l’Occident, allait être le creuset de la renaissance intellectuelle et littéraire du monde arabe.</p>



<p>Jibran Khalil Gibran, Jorge Zaydan, Elia Abou Madi, Mikhaïl Naïmy…, c’était avec eux, qu’une nouvelle sensibilité littéraire, au début du siècle dernier, allait enchanter les lecteurs arabes, alimenter l’inspiration de toute une génération de créateurs et contribuer à la familiariser avec des valeurs nouvelles comme la tolérance et l’humanisme.</p>



<p>D’ailleurs, j’ai encore souvenir qu’un jour, jeune élève, j’étais en train de lire ‘‘<em>La Belle de Karbala</em>’’, un roman de Jorge Zaydan, quand, soudain, bouleversé par un passage qui rendait compte de l’atroce meurtre de Houssein, le petit-fils du prophète, au cours de la bataille de Karbala, j’eus du mal à retenir mes larmes tellement la séquence était bouleversante.</p>



<p>Ce jour-là, j’ai appris à mon insu, l’extraordinaire pouvoir de la littérature et comment une scène écrite par un chrétien maronite, mettant en scène le tragique meurtre d’un grand symbole de l’Islam chiite, était parvenue à attendrir le jeune agnostique en herbes que j’étais, jusqu’à le faire pleurer.</p>



<p>Hélas, cette dynamique intellectuelle et culturelle humaniste allait, peu à peu, s’étioler, et cet esprit de tolérance et cette fraternité qui transcendaient les barrières confessionnelles ne tardèrent pas à être sacrifiées sur l’autel de la cupidité, de la lâcheté et de la barbarie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">État à la ramasse et population meurtrie</h2>



<p>En effet, le fragile équilibre interconfessionnel finit, en 1948, par être bousculé par l’Histoire, avec l’exode de plus de 700 000 palestiniens, fuyant les actions d’intimidation et de terreur orchestrées par les activistes sionistes. Et la migration de cette population de civils, mais aussi de combattants, allait bouleverser, immanquablement, le fragile équilibre, aussi bien politique qu’interconfessionnel, de ce malheureux petit pays. Et ce bouleversement démographique ne tarda pas à engendrer un nouvel équilibre militaro-politique, à faire ressurgir les vieux démons de l’antagonisme confessionnel et à déstabiliser l’entente générale.</p>



<p>Obsédés par la haine que nous nourrissons pour l’<em>«Ennemi»</em>, on n’est pas regardants sur les enjeux, ni sur les intérêts complexes, souvent crapuleux, des uns et des autres, sourds aux voix de la détresse des petites gens. Tant qu’on est au chaud, on continue à applaudir les combattants du <em>«Parti d’Allah»</em>, vociférer contre les Israéliens et cautionner ceux qui, parmi les libanais et au nom de la <em>«Résistance»</em>, prennent en otage, politiquement et militairement, un État à la ramasse et une population impuissante, déboussolée et meurtrie.&nbsp;</p>



<p>* <em>Ecrivain. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AHPdA44izR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/ces-tunisiens-qui-soutiennent-le-hezbollah-libanais/">Ces Tunisiens qui soutiennent le Hezbollah libanais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces Tunisiens qui soutiennent le Hezbollah libanais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/ces-tunisiens-qui-soutiennent-le-hezbollah-libanais/embed/#?secret=vzsJPflhYN#?secret=AHPdA44izR" data-secret="AHPdA44izR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean-Claude Versini &#124; Quête et enquête à Sidi Ali El Mekki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:44:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Claude Versini]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Ben Ouanes]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Ali El Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré la consonance étrangère de son nom, l'écrivain Jean-Claude Versini est originaire de Tunisie où il puise son inspiration. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/jean-claude-versini-quete-et-enquete-a-sidi-ali-el-mekki/">Jean-Claude Versini | Quête et enquête à Sidi Ali El Mekki</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Malgré la consonance étrangère du nom, l’auteur de ces deux romans dont il est ici question est un enfant du pays. En effet, Jean-Claude Versini, qui appartient à une grande famille corse, né en 1939, et a grandi, parmi nous, en Tunisie, et précisément, à Porto Farina (Ghar El-Melh) où son père occupait, à l’époque, la fonction de gardien du «Fort&nbsp;de Lazaret».</em></strong></p>



<p><strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18298009"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Même si le jeune homme quitta la Tunisie après l’indépendance et qu’il s’engagea dans la Marine française, il garda en lui la nostalgie du pays, témoin de son enfance et de sa jeunesse, mais aussi, de son premier amour.</p>



<p>Etant accaparé par ses responsabilités, aussi bien familiales que professionnelles, il fallait attendre les années quatre-vingts, lors d’une visite d’affaires au pays, pour que, l’esprit stimulé par les réminiscences de l’enfance et par les souvenirs des êtres et des lieux, pour que Jean-Claude Versini se laissât enchanter et se décider à revenir se ressourcer dans ce ravissant petit coin de notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la recherche du temps perdu</h2>



<p>Depuis, rendre visite à Ghar El-Melh, devint une sorte de pèlerinage annuel, l’occasion de retrouver les vieux copains et d’aller sur les traces de sa jeunesse, à la recherche du temps perdu, jusqu’au jour où cette âme artiste se décida de ravir cette nostalgie à l’épreuve du temps. Et ce fut le début d’une expérience éditoriale avec la publication de deux récits autobiographiques&nbsp;: ‘‘<em>L’enfant du Lazaret</em>’’ (2007), œuvre qui allait être adaptée au cinéma en 2017, par Kamel Ben Ouanes, (‘‘<em>Kantaoui-Films</em>’’) et ‘‘<em>Bizerte, les ados de l’Indépendance</em>’’, récit paru aux éditions Nirvana, en 2009.</p>



<p>Après ‘‘<em>Pavlo</em>’’, paru en 2023, dont l’action a pour cadre la guerre en Ukraine, rendue à travers le témoignage d’un jeune adolescent, condamné à s’exiler en Pologne, Versini enchaîne avec ‘‘<em>Enquêtes dans la neige et le sable</em>’’ (Ed. Le livre et la plume, 2025). Cet ouvrage captivant comporte le récit de deux intrigues policières. Si la première, <em>‘‘Meurtre dans le Vercors’’</em>, dont l’action a lieu à une trentaine kilomètres d’Autrans, tourne autour de la mystérieuse mort d’une femme, la seconde, (<em>‘‘L’affaire de l’A7’’</em>), a pour cadre la Tunisie, et précisément, le Cap Sidi Ali El Mekki.</p>



<p>Avec la seconde <em>«affaire»</em>, le cadre s’élargit et la crise prend une plus grande ampleur puisqu’il est question du kidnapping de la fille de l’ambassadeur de France à Tunis, de trafic de cocaïne, et d’une intrigue complexe dans laquelle se trouvent impliqués des personnages appartenant à des plusieurs nationalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde de paix, d’amitié et de concorde</h2>



<p>Dans ces deux récits d’enquêtes policières, tout en cherchant à alimenter l’intérêt dramatique, l’auteur nous plonge dans deux univers où les différences culturelles sont dépassées au profit d’une sorte de complicité fraternelle. Ainsi, dans la petite commune du Vercors, le cadre du premier récit, l’auteur met en évidence l’entente cordiale et la confiance qui lient entre le Commandant Aurore Poggi (un nom d’origine corse) et son collègue le Capitaine Moncef et qui vont contribuer au succès de leur entreprise. De même, dans le deuxième récit, c’est la coopération aussi bien, entre les institutions française et tunisienne qu’entre les personnes originaires des deux pays qui va contribuer à la résolution de la crise.</p>



<p>Avec ‘‘<em>Pavlo</em>’’, comme avec les ‘‘<em>Enquêtes</em>…’’, tout en offrant à ses lecteurs, deux récits époustouflants, conduits avec minutie, Versini plaide en faveur d’un monde de paix où régneraient l’amitié et la concorde.</p>



<p>De même, en choisissant de situer ces deux intrigues policières, l’une au Vercors, lieu de résidence de l’auteur et l’autre au Cap Sidi Ali El Mekki, Versini semble chercher à rendre hommage à ces deux lieux chers à son cœur. Ainsi, c’est à travers la fiction, qu’il choisit non seulement à nous offrir une leçon de fraternité, mais aussi, à dépasser la distance qui sépare les Alpes et leurs forêts des rivages de Porto Farina. C’est sa manière de réconcilier en lui-même, deux <em>«moi»</em>, celui de l’enfant et de l’adolescent d’antan avec l’homme qu’il est devenu, un être plein de générosité et de talent.</p>



<p><em>* Romancier et essayiste.</em></p>



<p><strong>‘‘<em>Pavlo</em>’’, Ed. Le livre et la plume, 2023.</strong></p>



<p><strong>‘‘<em>Enquête dans la neige et le sable</em>’’, Ed. Le livre et la plume, 2025.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/jean-claude-versini-quete-et-enquete-a-sidi-ali-el-mekki/">Jean-Claude Versini | Quête et enquête à Sidi Ali El Mekki</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Culte de la personne et Etat de droit en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/culte-de-la-personne-et-etat-de-droit-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[culte de la personne]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le soutien inconditionnel qu’une partie de la population manifeste à l’actuel chef de l’Etat participe d'une culture bien ancrée dans la population.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/culte-de-la-personne-et-etat-de-droit-en-tunisie/">Culte de la personne et Etat de droit en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, comme dans tout le monde arabe, durant des siècles jusqu’à nos jours, la population qui portait les stigmates du tribalisme, a été à la merci de l’arrogance, de l’arbitraire et de la brutalité, cette mère de toutes les lâchetés, à la merci des sauts d’humeur du «Chef». Les notions de «droit», celle de «dignité humaine», de «citoyenneté», de «raison»… restent jusqu’à aujourd’hui étrangères à notre culture.</em></strong></p>



<p><strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18157529"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" style="width:200px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le soutien inconditionnel qu’une partie de la population continue à manifester, bruyamment, à l’actuel chef de l’Etat semble décontenancer, agacer et surtout frustrer les nostalgiques de la <em>«belle époque»</em>, en pensant particulièrement, au leadership du <em>«Combattant suprême»</em>.</p>



<p>Comme ces esprits chagrinés n’ont jamais appris à prendre du recul ni à tirer des leçons du passé, ils sont réduits à être, constamment, dans le déni, en train de débiter les mêmes litanies, vantant tantôt les mérites du <em>«libérateur des femmes»</em>, tantôt <em>«le promoteur de l’enseignement pour tous»</em>&#8230; Et comme si ces zélateurs du <em>«bourguibisme»</em> cherchaient à se donner bonne conscience, ils s’obstinent, désespérément, à laisser entendre que, de toute évidence, Kaïs Saïed ne serait qu’une création in nihilo, un accident de l’Histoire, une sorte d’épiphénomène étrange qui n’a rien à voir avec le plus prestigieux de ses prédécesseurs. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De fidèles produits du <em>«Système»</em></h2>



<p>Il est vrai que l’actuel Maître du Palais de Carthage offre un profil atypique et a des attitudes et des réactions que certains trouveraient étranges. Il est aussi probant que «<em>la démocratie»</em> est loin d’être le dada du nouveau président. Néanmoins, et malgré les apparences, l’homme reste, fondamentalement, un fidèle produit du <em>«Système»</em>, héritier d’une pratique politique mise en place par <em>«le Combattant suprême»</em> en 1957.</p>



<p>En fait, et contrairement aux apparences, le péché originel, c’était Habib Bourguiba qui l’avait commis, quand ce militant, juriste de formation, qui venait de mettre fin à la présence française, au nom du <em>«droit»</em>, s’était institué comme un <em>«Bey républicain»</em>, en s’octroyant un pouvoir illimité, dans le temps, et ce, au mépris du <em>«droit»</em>.</p>



<p>Depuis, étant donné qu’il était à la tête <em>«d’une poussière d’individus, d’un magma de tributs…»</em>, autrement dit, d’une population qui n’avait jamais connu que le mépris, les brimades et l’injustice, Bourguiba et les siens étaient en terrain conquis d’avance et avaient le loisir d’imposer leurs volontés. Ainsi, malade et sénile, le vieux président allait se cramponner au pouvoir des années durant, avant d’être délogé honteusement.</p>



<p>D’ailleurs, les soutiens échaudés de l’actuel président, sortis le 17 décembre scandant le nom de leur<em> «idole»</em>, nous rappellent, étrangement, les foules surexcités et encadrées par les cellules du <em>«Parti»</em>, prêtant allégeance au <em>«Père de la nation»</em>. Même fausse ferveur, même culte de la personne, même aveuglement face aux vrais défis que le pays affrontait.</p>



<p>Zine El Abidine Ben Ali, le second président, après avoir usurpé le pouvoir, qu’avait-il fait, sinon marcher sur les traces du <em>«Père de la nation»</em>, en faisant fi du droit. Et durant son <em>«règne»</em>, c’était en manipulant l’opinion publique, en manœuvrant et en sévissant contre ses adversaires, qu’il avait réussi à se maintenir jusqu’à ce qu’il fût détrôné, à son tour, en 2011, d’une manière humiliante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déni du droit, répression des libertés</h2>



<p>En fait, comme dans tout le monde arabe, durant des siècles jusqu’à nos jours, la population qui portait les stigmates du tribalisme, a été à la merci de l’arrogance, de l’arbitraire et de la brutalité, cette mère de toutes les lâchetés, à la merci des sauts d’humeur du <em>«Chef»</em>. Les notions de <em>«droit»</em>, celle de<em> «dignité humaine»</em>, de <em>«citoyenneté»</em>, de <em>«raison»</em>… restent jusqu’à aujourd’hui étrangères à notre culture.</p>



<p>Chez nous, on a beau multiplier les institutions qui enseignent le droit, dans son approche moderniste qui assure la justice pour tous et qui promeut le triomphe du droit sur l’arbitraire et la tyrannie, quatre-vingts ans après, on ne fait que barboter. La même désinvolture, la même suffisance et les mêmes pratiques indignes résistent et se perpétuent.&nbsp;</p>



<p><em>«Le droit est le fondement de la civilisation»</em>, disait en substance, Ibn Khaldoun. Par conséquent, l’État de droit n’est pas un luxe, mais une nécessité. Ainsi, mépriser le droit, c’est, en quelque sorte, se priver, de facto, de trois données fondamentales de la civilisation, à savoir, la stabilité, la prospérité et le progrès.</p>



<p>Les révolutions technologiques et les progrès colossaux enregistrés en Occident n’ont été possibles que grâce à l’évolution en matière de droits de l’homme. &nbsp;Alors que les citoyens occidentaux jouissent de la liberté, des bienfaits de l’État de droit, talonnés par une sorte de fatalité historique d’arabo-musulmans, nous restons, encore, soumis aux mêmes pratiques hégémoniques, gisant sous la menace, celles de l’arbitraire et de l’injustice et de l’anarchie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les soubresauts de l’Histoire</h2>



<p>Néanmoins, dans ce monde en ébullition permanente, tous ceux qui continuent à s’opposer à l’inéluctable évolution vers la mise place d’un État de droit ne sont aucunement, à l’abri des soubresauts de l’Histoire. Ainsi, en favorisant le <em>«désordre ordonné»</em> aux dépens de l’État de droit, les despotes finissent, toujours, par être les premières victimes de leur arrogance et de leur propre aveuglement.</p>



<p>Même si, en cette fin d’année 2025, le septuagénaire que je suis reste sceptique, ne nourrissant que peu d’espoir d’assister, de mon vivant, au triomphe de l’État de droit contre l’arbitraire, je continue à croire qu’aussi obstinée fut l’attitude de toute force inique, tôt ou tard, le combat pour le triomphe du droit et des libertés individuelles finira, un jour ou l’autre, par triompher.</p>



<p><em>* Écrivain et essayiste. &nbsp;&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AjmuHBeZPR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/pourquoi-je-soutiens-la-manifestation-du-17-decembre/">Pourquoi je soutiens la manifestation du 17 décembre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi je soutiens la manifestation du 17 décembre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/pourquoi-je-soutiens-la-manifestation-du-17-decembre/embed/#?secret=fjINhGsjt3#?secret=AjmuHBeZPR" data-secret="AjmuHBeZPR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/culte-de-la-personne-et-etat-de-droit-en-tunisie/">Culte de la personne et Etat de droit en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Guerre d&#8217;Ukraine vue de Tunisie : Poutine, un nouveau Saddam à l&#8217;assaut de l&#8217;Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec l’invasion de l’Ukraine par l&#8217;armée russe, le 24 février 2022, la guerre s’invite dans le débat public national dans de nombreux pays notamment la Tunisie. Aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux, cet événement planétaire va être l’occasion aussi bien pour le grand public que pour nos «professionnels» de l’information, non...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Poutine-Saddam.jpg" alt="" class="wp-image-384948"/></figure></div>



<p><strong><em>Avec l’invasion de l’Ukraine par l&rsquo;armée russe, le 24 février 2022, la guerre s’invite dans le débat public national dans de nombreux pays notamment la Tunisie. Aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux, cet événement planétaire va être l’occasion aussi bien pour le grand public que pour nos «professionnels» de l’information, non pas pour dénoncer la guerre et ses atrocités, indépendamment de savoir qui agresse qui, mais pour mener une campagne contre le «méchant Occident», coupable de soutenir d’une manière active le pays agressé.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-384946"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>



<p>Ainsi, depuis trois semaines, alors qu’en Ukraine, les populations civiles sont terrorisées, des villes entières bombardées et des vies humaines sont fauchées, chez nous, les voix de l’indignation continuent à s’élever contre les <em>«Occidentaux»</em> qui sèmeraient le trouble en mettant le bâton dans les roues de Poutine, notre nouveau Saddam, le seul capable, à nos yeux, de nous venger contre l’arrogance et le mépris de l’innommable bande des <em>«amis d’Israël»</em>.</p>



<p>À l’évidence, entre David et Goliath, nous sommes toujours enclins à prendre position en faveur de la force brutale. Quand Saddam avait envahi le Koweït, on n’a pas hésité à nous enflammer pour l’exploit de l’Irakien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des chroniqueurs&#8230; pour la guerre</h2>



<p>À l’époque, conformément à la prise de position d’Arafat, même les Palestiniens (du moins, une bonne partie d’entre eux) qui travaillaient dans ce petit pays, avaient accueilli favorablement les envahisseurs. Par conséquent, les questions de légitimité ou de droit, celles des enjeux politiques ou stratégiques…, on ne s’embarrasse guère. D’ailleurs, même nos intérêts les plus directs et les plus immédiats, on n’en a rien à cirer. Que le prix des carburants ou celui du blé augmentent et que cette crise puisse avoir des conséquences néfastes sur notre porte-monnaie, cela importe peu. Car rien ne vaut cette jouissance que nous procure le fait de voir l’<em>«Occident»</em>&nbsp;aux abois, malmené par notre ami Poutine, qui vient nous venger sur <em>«nos ennemis»</em> et nous purger de nos ressentiments et de nos aigreurs et calmer notre dépit.</p>



<p>Ainsi, il y a quelques jours, sur les ondes d’une radio privée, et dans le cadre d’une sorte de talk-show (5 à 7) sur l’actualité du moment, il était question de commenter un événement qui venait d’émouvoir des centaines de millions de personnes dans le monde. Il s’agissait de l’acte d’une journaliste russe qui était intervenue en direct pendant le JT le plus regardé en Russie pour dénoncer la guerre en Ukraine. Alors que, partout dans le monde, on a salué le courage de cette femme, mère de deux enfants, qui venait de prendre le risque d’être enfermée pour 15 ans et qui, par son geste, n’avait pas fait que rompre le silence imposé aux médias russes de ne pas évoquer la guerre en Ukraine, nos chroniqueurs ont préféré s’acharner sur elle d’une manière péremptoire, éhontée et pathétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ignorance, mauvaise foi et paresse intellectuelle</h2>



<p>Ainsi, dans les interventions de nos chroniqueurs, la sentence a été unanime. Selon eux, cette femme serait coupable de ne pas avoir <em>«respecté les règles déontologiques»</em> (ce qui, dans la bouche de ces journaleux, ne peut que susciter le rire) puisque, non seulement elle aurait <em>«perturbé le cours normal du JT»</em>, mais aussi, d’être complice des Occidentaux dans leur campagne contre <em>«l&rsquo;ami Poutine»</em>. Mais comme cet argument n’était pas suffisamment pertinent, nos journaleux n’ont pas hésité à sortir l’arme lourde. <em>«Deux poids, deux mesures,</em> scandait-on. <em>En Occident, on en fait trop à propos de cette invasion russe en Ukraine. Pourquoi ne parle-t-on pas quand il s’agit de la Palestine?»</em>. Et nos chroniqueurs, nourris de littérature facebookienne, de revomir les perpétuelles litanies sur <em>«l’occupation de la Palestine»</em>, sur <em>«l’invasion de l’Irak»</em>, dont <em>«l’Occident»</em> serait responsable, comme si ce dernier était une entité compacte, englobant des Etats godillots qui ne réfléchissaient pas, ne débattaient pas entre eux, qu’ils étaient incapables d’avoir des opinions et des positions divergentes, voire même, parfois, diamétralement opposées…</p>



<p>En vérité, nos journaleux, de mauvaise foi ou par paresse intellectuelle, semblent ignorer qu’à titre d’exemple, hormis l’Angleterre et de l&rsquo;Espagne, les pays de l’Europe occidentale n’ont jamais cautionné l’invasion menée par les Américains contre l’Irak et qu’en 1995, les forces de l’Otan ont bombardé les Serbes pour protéger les Bosniaques&#8230; qui sont des musulmans…</p>



<p>Pourquoi devrions-nous choisir le camp de Poutine? Au nom de quelles valeurs? Dans quelle mesure le conflit entre les <em>«Occidentaux»</em> et la Russie de Poutine pourrait avoir un impact sur notre quotidien et sur notre devenir?&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emotifs, déboussolés et abrutis par des discours lénifiants</h2>



<p><a></a>De telles questions ne sauraient effleurer nos esprits. Vous pouvez disserter sur le fait que le destin de la Tunisie obéit à une fatalité géographique et que l’histoire a fait de sorte que nos liens avec les pays du nord de la Méditerranée ont toujours été assez forts (les trois quart de nos échanges se font avec ces pays). <em>«Niet&nbsp;!»</em> Car, chez nous, on ne s’embarrasse pas de savoir où résident nos intérêts dans l’immédiat ou à long terme. Chez nous, on est constamment dans l’émotion, ballottés entre deux sentiments extrêmes, l’adoration et la haine absolue. Ainsi, pour nous, se poser des questions, chercher à nuancer, démêler le vrai du faux, vouloir savoir…, c’est enquiquinant. Pourquoi s’encombrer la cervelle tant qu’on a, à notre portée, une riche panoplie de réponses toutes prêtes pour nous donner bonne conscience?</p>



<p>En somme, notre attitude vis-à-vis de cette guerre qui se déroule à quelques milliers de kilomètres de chez nous ne fait que trahir ce que nous sommes, une population déboussolée, arrogante, abrutie par des discours lénifiants. Si nous sommes indulgents avec Poutine, c’est parce qu’on partage avec lui aussi bien le culte de la violence brutale et, souvent, gratuite, mais aussi, le même idéal politique, celui du pouvoir autocratique qui est censé nous protéger de l’anarchie qui est au fond de chacun d&rsquo;entre nous. Et si l’on nourrit de la haine envers les Occidentaux, c’est parce qu’on n’est pas en paix avec nous-mêmes et qu’on a besoin d’un exutoire capable de nous débarrasser de nos hantises.</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8KiTHOAv6J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/17/tunisie-retour-sur-les-mysteres-du-14-janvier-2011/">Tunisie : Retour sur les mystères du 14 janvier 2011</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Retour sur les mystères du 14 janvier 2011 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/17/tunisie-retour-sur-les-mysteres-du-14-janvier-2011/embed/#?secret=YisSEMmOGC#?secret=8KiTHOAv6J" data-secret="8KiTHOAv6J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe> </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="efNvxaYwor"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/">Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/embed/#?secret=SxNxsmlSoF#?secret=efNvxaYwor" data-secret="efNvxaYwor" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QUB1tHBeZV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/24/le-musulman-loccident-et-la-peur-de-la-liberte/">Le musulman, l’Occident et la peur de la liberté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le musulman, l’Occident et la peur de la liberté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/24/le-musulman-loccident-et-la-peur-de-la-liberte/embed/#?secret=IVKsT77iwO#?secret=QUB1tHBeZV" data-secret="QUB1tHBeZV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/la-guerre-dukraine-vue-de-tunisie-poutine-un-nouveau-saddam-a-lassaut-de-loccident/">La Guerre d&rsquo;Ukraine vue de Tunisie : Poutine, un nouveau Saddam à l&rsquo;assaut de l&rsquo;Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Vient de paraître : ‘‘Le pont de la discorde’’, essai politique de Salah El Gharbi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 08:42:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[discours politique]]></category>
		<category><![CDATA[Le pont de la discorde]]></category>
		<category><![CDATA[police républicaine]]></category>
		<category><![CDATA[régions marginalisées]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Universitaire, romancier et analyste politique dont Kapitalis a publié, au cours des dernières années, de nombreux articles d’analyse de la situation en Tunisie, Salah El Gharbi vient de publier un ouvrage intitulé ‘‘Le pont de la discorde : Essai sur la rhétorique politique de la transition démocratique’’ (éditions Arabesques, Tunis, 2021). Aussitôt le régime autoritaire de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Salah-El-Gharbi-Le-Pont-de-la-discorde.jpg" alt="" class="wp-image-337401"/></figure>



<p><strong><em>Universitaire, romancier et analyste politique dont Kapitalis a publié, au cours des dernières années, de nombreux articles d’analyse de la situation en Tunisie, Salah El Gharbi vient de publier un ouvrage intitulé ‘‘Le pont de la discorde : Essai sur la rhétorique politique de la transition démocratique’’ (éditions Arabesques, Tunis, 2021).</em></strong></p>



<span id="more-337399"></span>



<p>Aussitôt le régime autoritaire de l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali tombé, le 14 janvier 2011, le champ politique en Tunisie est pris d’assaut par tous ceux qui, la veille, étaient réduits au silence ou animaient une opposition hétéroclite et, souvent, divisée et inefficace. Autant dire que cet événement inédit et même inattendu et inespéré, en a surpris beaucoup, en Tunisie et parmi ses partenaires étrangers, qui croyaient que le régime en place à Tunis était encore solide sur ses bases, notamment économiques et sociales, malgré le verrouillage du champ politique.  </p>



<p><em>«Dès lors, fissurée, la digue finit par sauter et la parole, autrefois, hypothéquée et prisonnière, se déchaîne, houleuse, pour submerger tout l’espace public. Débarrassé de toute autorité tutélaire, le discours politique est, désormais, imprévisible et transgressif, n’obéissant, a priori, à aucun protocole particulier»</em>, lit-on dans la présentation de l’ouvrage.</p>



<p>Toutefois, avec le temps, le nouveau discours politique qui s’érige sur les décombres de la parole calcifiée de <em>‘‘l’ancien monde’’</em>, se ritualise. Ainsi, à l’image du <em>‘‘Destour’’,</em> avec son <em>‘‘épopée bourguibienne’’ </em>et son récit sur la lutte pour l’indépendance, la nouvelle classe politique, en manque de légitimité, se presse de tisser ses propres légendes et d’imposer sa propre rhétorique. Et c’est ce nouveau discours que Salah El Gharbi cherche à décrypter, en essayant d’en démonter le fonctionnement et d’en déceler les soubassements idéologiques.</p>



<p>En partant de certains vocables comme<em> «azlams»</em> (caciques de l’ancien régime), <em>«démocratie», «militant»</em>… ou de certaines expressions, désormais lexicalisées, telles <em>«police républicaine», «régions marginalisées»</em>, <em>«UGTT, sanctuaire des patriotes»</em>…, l’auteur soumet au crible d’une analyse, sans parti-pris et sans concessions, les dessous de la nouvelle parole politique.</p>



<p>Ainsi, dans cette approche critique, l’auteur de cet ouvrage met le doigt, aussi bien sur les turpitudes de <em>«l’ancien régime»</em> que sur les égarements d’un personnel politique au pouvoir depuis 2011, à la fois, immature, arrogant et cupide.</p>



<p>Salah El Gharbi est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment ‘‘<em>Perditions</em>’’, (éd. Sahar, 2004), couronné du Prix Comar du premier roman, ‘‘<em>Et quand mes nuits se souviennent</em>’’ (éd. MC Editions 2007), prix spécial du jury-Comar, mais aussi, ‘‘<em>L’analyse méthodique du texte théâtral</em>’’ (Centre de publications universitaires, 2008) et ‘‘<em>La Cause palestinienne, cette malédiction arabe’’ (éd. </em>L’Harmattan2017)<em>.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/23/vient-de-paraitre-le-pont-de-la-discorde-essai-politique-de-salah-el-gharbi/">Vient de paraître : ‘‘Le pont de la discorde’’, essai politique de Salah El Gharbi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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