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	<title>Archives des sans-papiers - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sans-papiers - Kapitalis</title>
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		<title>Racismes d’État ou quand les institutions fabriquent les inégalités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 06:08:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code de l’indigénat]]></category>
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		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plongée nécessaire dans les méandres d’une problématique encore largement taboue : le racisme institutionnel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/racismes-detat-ou-quand-les-institutions-fabriquent-les-inegalites/">Racismes d’État ou quand les institutions fabriquent les inégalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 2 février 2024, Olivier Le Cour Grandmaison publiait ‘‘Racismes d’État, États racistes. Une brève histoire’’ aux éditions Amsterdam France, bientôt suivi par Éditions APIC en Algérie. Cet ouvrage offre une plongée nécessaire dans les méandres d’une problématique encore largement taboue : le racisme institutionnel, celui qui se cache derrière les lois, les politiques publiques et les pratiques étatiques, souvent sous couvert d’égalité républicaine.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17573158"></span>



<p>Le titre interroge : racisme d’État ou États racistes ? L’auteur définit avec précision ses termes. Le racisme d’État désigne des discriminations systématiques, légalisées ou tolérées par l’institution, tandis qu’un État raciste est un régime dont le fonctionnement même repose sur la hiérarchisation raciale. Le Cour Grandmaison s’appuie sur une longue tradition de pensée, de Michel Foucault à Pierre Bourdieu, en passant par Achille Mbembe, pour montrer que ces phénomènes ne sont pas accidentels ou anecdotiques, mais structurels et persistants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accusation politique pour neutraliser la contestation</h2>



<p>L’ouvrage débute par un rappel historique saisissant. Sous la III<sup>e</sup> République, puis le Front populaire, les populations colonisées n’ont jamais bénéficié des promesses égalitaires du régime. Les <em>«sujets français»</em> demeuraient subordonnés, privés de droits réels, et parfois accusés d’adhérer à des mouvements qualifiés arbitrairement de <em>«fascistes»</em>. L’exemple de l’Étoile nord-africaine, dissoute en 1937, illustre la manière dont la République, même progressiste, savait instrumentaliser les accusations politiques pour neutraliser toute contestation venant de ses colonies.</p>



<p>Le Cour Grandmaison souligne l’importance de comprendre que le racisme d’État ne se limite pas à l’expression de préjugés populaires. Selon Foucault, il s’agit d’un mécanisme de <em>«bio-pouvoir»</em> : identifier certaines populations comme des menaces potentielles pour la société, les hiérarchiser et organiser leur vie – et parfois leur mort – en conséquence. La haine populaire ou la peur qui s’ensuit sont des conséquences, non la cause. Cette analyse rejoint celle de Leonora Miano, qui rappelle que la racialisation négative est un processus systémique, transmis de génération en génération et soutenu par les institutions.</p>



<p>La France contemporaine n’échappe pas à ce diagnostic. Bourdieu avait déjà dénoncé, dans les années 1990, la xénophobie institutionnelle, en pointant le traitement réservé aux <em>«sans-papiers»</em> de l’église Saint-Bernard à Paris. Plus tard, il étendait cette critique aux discriminations entre étrangers <em>«européens»</em> et autres, analysant une continuité entre les pratiques coloniales et les politiques de gestion de l’immigration et des banlieues.</p>



<p>Mbembe, quant à lui, relie les violences policières et l’état d’urgence de 2005 à une logique héritée du code de l’indigénat. Loin d’être un simple souvenir historique, cette <em>«gestion coloniale»</em> se perpétue dans la répression des quartiers populaires, dans les mesures discriminatoires à l’encontre des Roms et des travailleurs immigrés.</p>



<p>Le livre consacre également une partie importante à des comparaisons internationales, examinant l’Afrique du Sud, les États-Unis et Israël. Si l’apartheid sud-africain et la ségrégation américaine ont officiellement disparu, les traces de l’institutionnalisation raciale persistent et, selon l’auteur, Israël est en train de mettre en place un système de discrimination structurelle à l’égard des Palestiniens. Ces exemples montrent que les pratiques de racisme d’État ont souvent des origines coloniales et se traduisent par des politiques systémiques qui dépassent largement le cadre national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une logique de contrôle et de marginalisation</h2>



<p>Une autre force de l’ouvrage réside dans son attention aux populations souvent oubliées. Le traitement des nomades et des Roms en France révèle une logique de contrôle et de marginalisation qui s’étend sur plus d’un siècle, et ce malgré l’abolition officielle de mesures discriminatoires récentes. Les <em>«gens du voyage»</em> continuent de subir un racisme institutionnel qui les enferme dans des zones de relégation, malgré les discours officiels d’égalité et de fraternité.</p>



<p>La question migratoire, loin d’être un simple problème d’intégration ou de sécurité, est profondément liée à cette capacité de l’État à hiérarchiser et contrôler des populations selon des critères raciaux ou ethniques.</p>



<p>Le Cour Grandmaison met en lumière un paradoxe inquiétant : plus l’information sur ces discriminations est abondante, plus nos sociétés semblent incapables de changer de cap. La comparaison avec les enjeux climatiques est ici éclairante : la conscience des risques ne suffit pas à modifier les comportements institutionnels. Les événements récents à Gaza illustrent cette impuissance des régimes occidentaux à s’opposer à la violence d’État lorsqu’elle se déploie sur d’autres populations, tandis que la France continue d’expérimenter des dispositifs discriminatoires sur son propre territoire.</p>



<p>Au total, <em>‘‘Racismes d’État, États racistes’’</em> n’est pas seulement un livre académique, c’est une mise en garde. Olivier Le Cour Grandmaison propose des outils conceptuels pour comprendre les discriminations systémiques, leur persistance et leurs conséquences. C’est une lecture indispensable pour quiconque cherche à analyser les logiques d’exclusion et de hiérarchisation dans les sociétés contemporaines, et à comprendre que le racisme n’est pas toujours visible, mais qu’il s’incarne dans les institutions elles-mêmes.</p>



<p>Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université Paris-Saclay-Évry-Val d’Essonne. Il est notamment l’auteur de <em>‘‘Coloniser. Exterminer’’</em> (Fayard, 2005), <em>‘‘La République impériale’’</em> (Fayard, 2009) et <em>‘‘De l’indigénat’’</em> (Zones/La Découverte, 2010).</p>
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		<title>Tunisie-France : ses amis à Paris rendent hommage à Tarek Ben Hiba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 12:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[FTCR]]></category>
		<category><![CDATA[gauche progressiste]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Ben Hiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les associations démocratiques de l’immigration tunisienne en France et les camarades et amis-es de Tarek Ben Hiba lui rendent hommage à Paris, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/tunisie-france-ses-amis-a-paris-rendent-hommage-a-tarek-ben-hiba/">Tunisie-France : ses amis à Paris rendent hommage à Tarek Ben Hiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les associations démocratiques de l’immigration tunisienne en France, les camarades et amis-es de Tarek Ben Hiba, décédé le 26 juin 2022, à Rodez, suite à une longue maladie, organisent un hommage, mardi 5 juillet à partir de 19h, au Pavillon Habib Bourguiba, à la Maison de Tunisie (au 45 Bd Jourdan, 75014 Paris (RER B Cité Universitaire).</em></strong></p>



<span id="more-1891568"></span>



<p>Né en 1954 en France, marié à Bahija et père de 2 enfants Zeineb et Zyed, Tarek Ben Hiba a été, en tant que militant, l’un des piliers de la la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) qu’il présida durant de longues années.</p>



<p>Militant de la gauche progressiste tunisienne, le défunt a été, en France comme en Tunisie, de tous les combats contre les discriminations, pour la justice, pour l’égalité des droits, pour la citoyenneté, pour le droit de vote des résidents étrangers, pour les droits et libertés en Tunisie comme dans l’ensemble du Maghreb, pour les droits du peuple palestinien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N2QHLWDsxq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/26/tunisie-deces-de-tarek-ben-hiba-celebre-militant-de-limmigration-en-france/">Tunisie : décès de Tarek Ben Hiba, célèbre militant de l’immigration en France  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : décès de Tarek Ben Hiba, célèbre militant de l’immigration en France   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/26/tunisie-deces-de-tarek-ben-hiba-celebre-militant-de-limmigration-en-france/embed/#?secret=2hb8fGuN91#?secret=N2QHLWDsxq" data-secret="N2QHLWDsxq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a été notamment l’un de ceux qui ont fondé, en 1996, le 3e Collectif des sans-papiers qui s’est mobilisé durant des années pour leur régularisation.</p>



<p>Il a été, dès le début du déclenchement de la révolution en Tunisie en 2011, membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution. Il a été élu conseiller régional Ile de France de 2004 à 2010.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/tunisie-france-ses-amis-a-paris-rendent-hommage-a-tarek-ben-hiba/">Tunisie-France : ses amis à Paris rendent hommage à Tarek Ben Hiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Un collectif de Tunisiens en France appelle à la régularisation des sans-papiers en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/02/un-collectif-de-tunisiens-en-france-appelle-a-la-regularisation-des-sans-papiers-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2020 12:54:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Associatifs Tunisiens à l’Etranger]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous reproduisons ci-dessous la déclaration du collectif Associatifs Tunisiens à l’étranger contre le Covid-19 (ATE Covid-19) publié avant-hier, jeudi 30 avril 2020 sous le titre : «Pour la régularisation des sans-papiers et de leurs familles». Le collectif des Associatifs Tunisiens à l’Etranger (ATE), partie prenante de la société civile en Europe et acteurs dans les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/02/un-collectif-de-tunisiens-en-france-appelle-a-la-regularisation-des-sans-papiers-en-europe/">Un collectif de Tunisiens en France appelle à la régularisation des sans-papiers en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/ATE-Sans-Papiers.jpg" alt="" class="wp-image-297205"/></figure>



<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous la déclaration du collectif Associatifs Tunisiens à l’étranger contre le Covid-19 (ATE Covid-19) publié avant-hier, jeudi 30 avril 2020 sous le titre : «Pour la régularisation des sans-papiers et de leurs familles».</em></strong></p>



<span id="more-297204"></span>



<p>Le collectif des Associatifs Tunisiens à l’Etranger (ATE), partie prenante de la société civile en Europe et acteurs dans les mouvements qui œuvrent contre les effets désastreux de la pandémie du Covid-19, a constaté avec satisfaction la <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/04/24/appel-a-la-regularisation-des-sans-papiers-et-des-demandeurs-dasile-en-europe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">multiplication d’initiatives et d’appels à la solidarité avec les travailleurs étrangers sans-papiers</a> qui vivent et travaillent dans les différents pays de l’union européenne.</p>



<p>Ces initiatives auxquelles nous nous associons et avec lesquelles nous nous solidarisons, viennent, en ce moment critique dans la vie de nos pays, pour défendre et reconnaître le rôle et la place, dans les sociétés européennes, des travailleurs étrangers privés de statut légal, sans papiers de séjour et souffrant d’injustices et d’inégalités innombrables dans tous les domaines de la vie sociale, sanitaire et économique.</p>



<p>Ces personnes, vivant pour la plupart avec leurs familles et leurs enfants, occupent des emplois souvent dangereux et exercent des métiers déconsidérés dans des environnements professionnels insalubres qui exposent leur vie aux dangers sanitaires et à toutes sortes de risques professionnels</p>



<p>La pandémie du Covid-19 a mis en relief leur rôle déterminant, en remplissant des tâches et des fonctions qui sont apparues décisives pour la continuité de fonctionnement et la pérennité de secteurs sociaux et économiques essentiels à la vie des pays européens, comme l’agriculture, le tertiaire et les services, le commerce et l’industrie alimentaire, la propreté et l’hygiène etc.</p>



<p>Les ATE ont toujours lutté contre les conceptions et logiques inégalitaires et répressives qui caractérisent les politiques migratoires en vigueur en Europe : refus d’entrée et de visas dans l’espace européen appliqué de façon arbitraire et quasi systématique aux ressortissants des pays tiers, notamment ceux du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, politique de refoulement et renvoi massif des étrangers sans papiers, subordination de l’aide économique et technique, allouée aux pays pauvres, à des critères de contrôle des frontières de l’Europe et de réadmission dans leurs pays d’origine des sans-papiers refoulés par les autorités européennes, refus de régularisation et d’admission au séjour régulier des dizaines de milliers d’étrangers et de leurs familles vivant et travaillant habituellement dans les divers pays européens.</p>



<p>Nous considérons que ces stratégies inégalitaires et injustes sont devenues contraires et opposées aux intérêts réels des sociétés des pays d’accueil. Elles perpétuent les inégalités et les injustices et ne contribuent pas à assurer un égal accès à la santé, à l’éducation des enfants ou la protection des familles vulnérables.</p>



<p>Ces stratégies se sont avérées tout aussi antiéconomiques et discriminatoires, en ne permettant pas des rémunérations justes et des indemnisations équitables dues aux sans-papiers employés dans les métiers les plus pénibles et les plus exposés aux fléaux sanitaires, comme aujourd’hui, le Covid-19 ou les risques psycho-sociaux.</p>



<p>Nous demandons aux gouvernements européens, France, Italie, Belgique, etc., de cesser de se voiler la face devant les conséquences et les effets désastreux de leurs politiques migratoires sur la vie des milliers de personnes et de familles qui ne demandent qu’à vivre et travailler normalement.</p>



<p>Nous demandons aux gouvernements en France, en Italie, en Belgique et dans les autres pays européens de procéder sans tarder, comme le commande l’intérêt public, à la régularisation et à l’attribution d’une carte de résident à tous les sans-papiers et à leurs familles, sans autre critère que celui de la résidence habituelle ou de la vie privée et familiale dans les pays concernés.</p>



<p>Nous appelons toutes les forces politiques, syndicales et associatives ainsi que tous les démocrates à poursuivre et à amplifier leur soutien aux luttes des sans-papiers pour leurs droits à vivre dans l’égalité et la justice sociale.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : communiqué.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Uahaelhk9Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/25/post-confinement-pour-la-regularisation-des-sans-papiers-en-france/">Post-confinement : Pour la régularisation des sans-papiers en France</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Post-confinement : Pour la régularisation des sans-papiers en France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/25/post-confinement-pour-la-regularisation-des-sans-papiers-en-france/embed/#?secret=1VuiyQaQRo#?secret=Uahaelhk9Q" data-secret="Uahaelhk9Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/02/un-collectif-de-tunisiens-en-france-appelle-a-la-regularisation-des-sans-papiers-en-europe/">Un collectif de Tunisiens en France appelle à la régularisation des sans-papiers en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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