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	<title>Archives des Sebta - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sebta - Kapitalis</title>
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		<title>Sebta et Melilla &#124; Ce que les autorités au Maroc ne disent pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:25:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récents de Sebta et Melilla révèlent la profondeur de la crise sociale et économique que traverse la jeunesse au Maroc. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/sebta-et-melilla-ce-que-les-autorites-au-maroc-ne-disent-pas/">Sebta et Melilla | Ce que les autorités au Maroc ne disent pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des organisations syndicales marocaines estiment que les tentatives de migration collective vers les «villes occupées» de Sebta (ou Ceuta) et Melilla, enclaves battant pavillon espagnol situées au nord du Maroc, ainsi que les scènes tragiques et les pertes humaines qu’elles ont entraînées, «révèlent la profondeur de la crise sociale et économique que traverse une partie de la jeunesse marocaine».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz</em>.</p>



<span id="more-19373818"></span>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>«Ce phénomène préoccupant est le résultat d’un cumul de dysfonctionnements dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de la protection sociale, auxquels s’ajoute la baisse du pouvoir d’achat»</em>, estime l’Organisation démocratique du travail (ODT) qui a imputé au gouvernement <em>«la responsabilité politique de son échec à élaborer des politiques économiques et sociales capables de créer des emplois décents et de réduire le chômage, la pauvreté et la précarité, notamment chez les jeunes»</em>. Et l’accuse également d’avoir <em>«affaibli les institutions de médiation sociale et démocratique, telles que les partis politiques, les syndicats et les organisations sérieuses de la société civile, en marginalisant leur rôle d’encadrement et d’éducation à la citoyenneté»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué adressé au journal <em>Hespress</em>, l’ODT affirme que cette situation <em>«a contribué à élargir le cercle de la frustration et de la déviance, ainsi qu’à favoriser le développement de la traite des êtres humains, du trafic de drogue et de la migration irrégulière».</em> Et appelle à <em>«l’ouverture d’un large dialogue national sur les questions de la jeunesse et de la migration, débouchant sur de nouvelles politiques publiques capables de traiter les causes structurelles de la migration irrégulière»</em>, tout en plaidant pour la recréation d’un département gouvernemental dédié aux questions de la migration, de l’asile et des Marocains du monde, afin d’assurer une meilleure&nbsp;gouvernance de ce dossier stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Corruption et répartition inégalitaire des richesses   </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bouchta Boukhalfa, ancien vice-secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT), a déclaré que les images en provenance des deux enclaves occupées, en particulier de Sebta, <em>«restent entourées de nombreuses zones d’ombre»</em>. Selon lui, les vagues de passages collectifs <em>«suscitent une profonde inquiétude sociale et portent des messages qui dépassent leur seule dimension sécuritaire ou conjoncturelle, révélant des dysfonctionnements structurels touchant de larges franges de la société»</em>. Il ajoute que <em>«ce phénomène n’est pas dissociable du contexte socio-économique que connaît le Maroc»</em>. À ses yeux, il constitue <em>«une réaction directe à la propagation de la corruption et à l’affaiblissement des fondements sociaux des classes populaires et moyennes, dans un contexte marqué par l’absence d’une répartition équitable des richesses et par la persistance d’une économie de rente, poussant de nombreux jeunes à rechercher des voies d’émigration quels qu’en soient les risques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable syndical a également souligné que <em>«la flambée des prix des produits de première nécessité et de consommation, conjuguée à la baisse du pouvoir d’achat et à l’extension de la précarité, a renforcé le sentiment de frustration et de perte d’espoir chez une grande partie de la population»</em>. Selon lui, cette situation est indissociable de politiques publiques qui <em>«ont échoué à garantir des conditions de vie dignes et la justice sociale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La responsabilité de cette situation incombe à l’État dans toutes ses composantes, tant au niveau stratégique que gouvernemental, ainsi qu’à la coalition au pouvoir»</em>, qu’il accuse d’avoir <em>«affaibli les institutions de gouvernance et leurs mécanismes de contrôle, aggravant les tensions sociales qui se traduisent aujourd’hui par différentes formes de protestation et de désespoir, dont les tentatives de passage collectif vers l’autre rive»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement porte une large responsabilité    </h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Ali Lotfi, secrétaire général de l’ODT, considère que <em>«les choix politiques du gouvernement actuel en matière d’emploi ont montré leurs limites»</em>. Selon lui,<em> «un quasi-consensus existe sur le fait que les différents programmes gouvernementaux dans ce domaine n’ont pas produit les résultats escomptés»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le plus préoccupant est que le gouvernement a consacré des milliards de dirhams à ces programmes pour créer des emplois en faveur des jeunes et des chômeurs, sans que ces importants investissements ne se traduisent par une amélioration des indicateurs de l’emploi»</em>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Ces éléments permettent de mieux comprendre ce qui s’est produit à Sebta», affirme Ali Lotfi, en rappelant que <em>«le taux de chômage dépasse 13 %, avec des niveaux encore plus élevés chez les jeunes Marocains»</em>, citant les données présentées par le gouverneur de Bank Al-Maghrib au Roi Mohammed VI. <em>«Le chômage et la situation sociale témoignent de l’échec des politiques de l’emploi et illustrent l’ampleur des déséquilibres qui alimentent la migration irrégulière»</em>, conclut le dirigeant syndical, en affirmant, également, que <em>«l’ensemble du gouvernement porte la responsabilité de la situation actuelle, car le problème ne se limite pas à l’emploi»</em>. Il pointe aussi les difficultés du système éducatif, évoquant <em>«l’aggravation du décrochage scolaire, qui conduit de nombreux jeunes vers le chômage et la précarité dès leur plus jeune âge»</em>, ainsi qu’un <em>«abandon universitaire important, de nombreux étudiants quittant leurs études avant d’obtenir leur licence»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ali Lotfi, <em>«la pauvreté, le chômage, la cherté de la vie et l’échec des politiques publiques, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’emploi, constituent des facteurs dont le gouvernement actuel porte une large responsabilité»</em>. Selon lui, ces éléments sont directement liés <em>«aux tensions sociales actuelles et à certaines formes d’expression observées au sein de la génération Z lors des récentes protestations, auxquelles se sont ajoutées les tentatives de passages collectifs, nourries par le mirage d’un avenir meilleur»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, la vitrine offerte à l’étranger par la monarchie marocaine a été fissurée et les difficultés sociales du pays ont explosé, laissant voir une réalité peu reluisante que les inégalités dans la distribution des richesses nationales, ajoutées aux brimades auxquelles sont soumis les jeunes chômeurs, s’aggravent d’année en année et ne font que retarder une révolution annoncée. Sans des réformes radicales, sur les plans aussi bien politiques (davantage de libertés), qu’économique (davantage d’emplois) et social (davantage d’équité), la marmite pourrait exploser à tout moment. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités sont une nouvelle fois averties : l’immobilisme ne saurait être une politique viable à terme.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PsVPfu54X8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/ceuta-miroir-dun-monde-desequilibre/">Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/ceuta-miroir-dun-monde-desequilibre/embed/#?secret=NPUnikiBby#?secret=PsVPfu54X8" data-secret="PsVPfu54X8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2023 09:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sayyida Al-Hurra, reine de Tétouan, fut l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En mémoire de «la Noble Dame» ou de «la dame émancipée», l’unique reine gouvernante d’un Etat musulman de toute l’Histoire, Sayyida Al-Hurra Bint Ali Ibn Rachid, née à Grenade en 1485, morte Tétouan (Maroc) en 1542, fût la reine de Tétouan et de sa région de 1515 à 1542.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pa<strong>r Abdellaziz Guesmi *</strong></p>



<span id="more-6789810"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La perte du paradis de l’enfance andalouse dont elle fut chassée en 1492 est le Fil d’Ariane de sa vie, une&nbsp; blessure, née de cet arrachement qui déterminera ses choix et ses actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, face à sa haine sans limite envers les usurpateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par des traîtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une féroce envie de revanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Descendante d’une famille andalouse expulsée d’Espagne, toute sa vie est marquée par la volonté de prendre sa revanche sur les chrétiens ibériques. Théoricienne de la contre-Reconquista, son combat pour expulser les Espagnols et les Portugais de Sebta et de Melilla, comme préalable à la libération d’Al-Andalus, est à méditer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Considérée comme l’une des personnalités les plus importantes de l’Occident musulman de son époque, Sayyida est connue aussi pour son alliance avec le corsaire ottoman Kheireddine dit Barberousse, dans leur lutte commune pour dominer la Méditerranée et empêcher l’expansion des Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sayyida Al-Horra est la fille du prince Ali Ben Moussa Ben Rachid el-Idrissi El-Alami Ben Mchich, de l’aristocratie andalouse, qui a combattu à Grenade, aux côtés du dernier roi, Boabdil, pour arrêter l’avancée des chrétiens dans les ultimes bastions musulmans en Andalousie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frLiTLKMlU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la chute de Grenade » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/embed/#?secret=ItkH3y6QQP#?secret=frLiTLKMlU" data-secret="frLiTLKMlU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ali était le prince de Chefchaouen, petite ville rifaine, et de sa région qui incluait aussi Tétouan et les tribus qui vivaient entre Sebta, Tanger, Asilah et Ksar Elkebir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mère était d’origine espagnole. Convertie à l’islam, elle avait pris le nom de Zahra Fernández. Deux enfants naissent du mariage d’Ali et de Zahra : Ibrahim et Al-Horra. Le lieu de naissance est important car toute sa vie a été déterminée par les événements de sa petite enfance. En filigrane, on sent une béance à combler. Une féroce envie de revanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au décès de son père, et contrairement aux règles de succession dynastique, elle est désignée Sultane-gouvernante avant même son frère, tellement elle était apte au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libre de la tutelle des hommes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son nom est toujours précédé dans les sources arabes par «<em>Sayyida</em>» ou «<em>Sitt</em>». Le premier la range parmi les «<em>maîtres</em>» (<em>Al-Asyâd</em>), qualificatif accordé aux descendants d’une lignée prophétique. Pour certaines sources, les parents lui ont donné le nom d’Al-Horra en souvenir de la première Aicha Al-Horra qui était la mère du sultan Abou Abdallah (Boabdil) Ben Al Ahmar, dernier roi de Grenade. Ce nom avait, du reste, un très bon écho chez la communauté andalouse, installée à l’époque à Chefchaouen et à Tétouan. Il l’a prédestinée à être libre de la tutelle des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariée à Hassan Ben Ali Al-Mandri, un Grenadin installé à Tétouan, Sayyida retrouve un milieu andalou cultivé et raffiné comme celui où elle avait grandi en Espagne musulmane. Ce mariage permet à son mari, neveu du fondateur de Tétouan, de devenir gouverneur, représentant du père de Sayyida Al-Hurra. Au décès de son mari, Sayyida épouse le sultan de Fès, mais refuse de l’accompagner à sa capitale, ce qui représente une réelle manifestation d’indépendance de la part d’une femme de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maîtrisant parfaitement l’espagnol, ce qui lui a facilité la communication avec la population locale essentiellement d’origine andalouse et avec l’Espagne elle-même lors des discussions diplomatiques ou pour libérer les captifs chrétiens du royaume, Sayyida était profondément marquée par l’histoire d’Al-Andalus. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6789984" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Sayyida-Al-Hurra-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une haine sans limite envers les spoliateurs espagnols</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sayyida Al-Hurra est décrite comme l’ennemie jurée des Espagnols et une instigatrice pour la revanche. Sa principale occupation était de lutter contre les chrétiens par tous les moyens dont elle disposait, dont la guerre qui consistait à attaquer la marine marchande. Elle disposait, à Martil, d’un port adapté à ce type de guerre et avait de nombreux navires prêts à se lancer jour et nuit dans des opérations contre les côtes espagnoles. La guerre ne l’empêchait pas de veiller à bien gérer sa ville. Elle réussit la gageure d’être le chef incontesté dans la région grâce à sa détermination et à des alliances précieuses, celles du sultan de Fès et du fameux Kheireddine dit Barberousse, qui opérait à partir d’Alger et dont le seul nom provoquait la terreur chez les plus grands amiraux européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à son refus de toute concession et à sa haine sans limite envers les spoliateurs espagnols, elle est destituée en 1542 suite à un complot familial ourdi par le père de son gendre Al-Mandri et par son demi-frère Mohammed Ben Rachid, allié à Don Alfonso de Noronha, gouverneur portugais de Sebta et aux Saadiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sayyida meurt en 1542 dans l’ingratitude, mais elle est toujours dans notre mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Proviseur à Grenoble.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pm5cQmwRCy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=Ql89jRUILX#?secret=pm5cQmwRCy" data-secret="pm5cQmwRCy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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