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	<title>Archives des situation économique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des situation économique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La BCT brosse un état de la situation économique, financière et monétaire des 9 premiers mois 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 11:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[9 premiers mois 2019]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué de son conseil d&#8217;administration (CA) réuni le 28 octobre 2019, la Banque centrale de Tunisie (BCT) rend compte de la situation économique, financière et monétaire du pays au terme des 9 premiers mois de cette année. Au plan économique, le CA a signalé le faible rythme de croissance dont le taux ne...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/01/la-bct-brosse-un-etat-de-la-situation-economique-financiere-et-monetaire-des-9-premiers-mois-2019/">La BCT brosse un état de la situation économique, financière et monétaire des 9 premiers mois 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/BCT-.jpg" alt="" class="wp-image-230914"/></figure>



<p><strong><em>Dans un communiqué de son conseil d&rsquo;administration (CA) réuni le 28 octobre 2019, la Banque centrale de Tunisie (BCT) rend compte de la situation économique, financière et monétaire du pays au terme des 9 premiers mois de cette année.  </em></strong></p>



<span id="more-251978"></span>



<p>Au plan économique, le CA a signalé le faible rythme de croissance dont le taux ne devrait pas dépasser 1,4% pour toute l’année 2019, expliquant que cela est essentiellement du à la faible performance des exportations (baisse de -3,4%) et des activités extractives. </p>



<p>Le déficit courant a continué de baisser durant les 9 premiers mois 2019, atteignant ainsi 6,4% du PIB (produit intérieur brut) contre 8% à la même période en 2018, étant donné le rythme d’élargissement du déficit commercial qui s&rsquo;est également ralenti, au moment où les recettes touristiques, soit 4.726,4 millions de dinars tunisiens (MDT) et les transferts des tunisiens résidents à l’étranger ont considérablement augmenté selon le CA. </p>



<p>De même, le CA indique que les avoirs nets en devises ont augmenté considérablement et ont atteint 104 jours d’importation au 25 octobre 2019 contre 84 jours à la fin 2018, de même que le taux de change du DT face à l’Euro. Notons qu&rsquo;au 30 octobre dernier, le taux face à l&rsquo;Euro a été de 3,1450 DT, et de 2,8378 DT face au Dollar.   </p>



<p>Sur la base de ces données, le CA a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT (7,75<strong> </strong>%). </p>


<p style="text-align: right;"><strong>A. M. </strong><em>(avec</em> <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/actualites.jsp?id=632" target="_blank" rel="noopener noreferrer">BCT</a>).</span></p><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/01/la-bct-brosse-un-etat-de-la-situation-economique-financiere-et-monetaire-des-9-premiers-mois-2019/">La BCT brosse un état de la situation économique, financière et monétaire des 9 premiers mois 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Législatives du 6 octobre 2019 : Votons pour l’économie et contre la mal-gouvernance !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 12:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[législatives 2019]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation économique en Tunisie est grave et ne peut être occultée davantage par les candidats et partis en lice aux législatives prévues demain, dimanche 6 octobre 2019. Et pour cause, si rien ne change, le pays risque de basculer définitivement dans l’inconnu, revenir à la case du départ : celle des «années de braises»,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/05/legislatives-du-6-octobre-2019-votons-pour-leconomie-et-contre-la-mal-gouvernance/">Législatives du 6 octobre 2019 : Votons pour l’économie et contre la mal-gouvernance !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/législatives-2019-listes-candidats.jpg" alt="" class="wp-image-229500"/></figure>



<p><strong><em>La situation économique en Tunisie est grave et ne peut être occultée davantage par les candidats et partis en lice aux législatives prévues demain, dimanche 6 octobre 2019. Et pour cause, si rien ne change, le pays risque de basculer définitivement dans l’inconnu, revenir à la case du départ : celle des «années de braises», avec ses tensions multiples, soulèvements violents et autres périls terroristes.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Moktar Lamari</strong>,<strong> Samir Trabelsi</strong> et <strong>Najah Attig</strong> *</p>



<span id="more-245057"></span>



<p> Oui, les nuages s’accumulent et le tonnerre gronde dans le ciel obscurci de la jeune démocratie tunisienne. On craint les tempêtes et les tornades qui se pointent à l’horizon.</p>



<p> Pour changer la donne et inverser la vapeur, les électeurs doivent voter en masse et en connaissance de cause; pour choisir les députés les plus intègres, les plus qualifiés et plus indiqués pour les défis et enjeux économiques du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le marasme économique a assez duré !</h3>



<p> Le marasme économique constitue la principale urgence. Un tel marasme requiert des députés aguerris, des représentants honnêtes et ayant suffisamment de connaissances des enjeux économiques. Des députés capables de travailler fort pour endiguer la déroute des processus et politiques visant la création de la richesse économique. </p>



<p> Au-delà de leurs allégeances et postures idéologiques, ceux qui méritent de siéger sous la coupole du Parlement doivent être capables de proposer des réformes douloureuses, prendre des décisions inhabituelles et introduire des ajustements politiques et budgétaires pour faire repartir la croissance du PIB, redresser le pouvoir d’achat, étouffer la corruption, infléchir l’endettement et réhabiliter le dinar face aux devises internationales. </p>



<p> Le danger encouru actuellement par la démocratie tunisienne a trait principalement au manque de compétences et à un déficit de courage de ses élites au sujet des enjeux et réformes économiques. Ces mêmes enjeux qui continuent de générer la pauvreté, cultivant le désenchantement et alimentant le désespoir. </p>



<p> Quasiment tous les indicateurs économiques et budgétaires sont au rouge, et cela doit changer. Pas n’importe comment et pas par n’importe qui!</p>



<p> Cela se fera par un vote intelligent animé par une objectivité et une lucidité totale de l’électeur. Les citoyens ont hâte de sortir l’économie de la trajectoire du désespoir et d’une misère humiliante. Et, le 6 octobre, ils ont la possibilité de choisir parmi les 15.500 candidats à la députation ceux et celles qui ont présenté des programmes des projets ayant une portée économique crédible et disposant d’une capacité évidente pour relancer la création de la richesse, pas seulement en régions éloignées, mais aussi dans les grandes villes de plus en plus précarisées par la dégradation des conditions de vie.</p>



<p> Les partis politiques ayant gouverné le pays depuis 2012 doivent assumer leur responsabilité, et les électeurs ne doivent pas se faire berner encore et encore, par les mêmes discours trompeurs et les promesses illusoires ! Un vote conséquent et démocratique doit sanctionner les incompétences et doit favoriser le changement dans les formations politiques, dans les élites du pouvoir, dans les approches et dans les programmes économiques qui doivent administrer l’économie durant les cinq prochaines années.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Assez de politiques politiciennes !</h3>



<p> Durant les 8 dernières années, la Tunisie s’est jetée corps et âme dans une démocratie maladivement politisée. Une démocratie qui sacrifie au grand jour l’économique au profit des luttes pour le pouvoir entre des factions et partis politiques peu outillés et peu conscientisés de l’importance du pouvoir d’achat dans la vie de tous les jours. </p>



<p> En somme et sauf exception, les candidats aux législatives ayant gouverné au somment de l’État (ministres, secrétaires d’État, députés, etc.), durant les 8 dernières années ne méritent pas d’être réélus, et ils doivent laisser la place à ceux qui peuvent changer les choses, assumer un meilleur leadership et réhabiliter le travail et la productivité. </p>



<p> Mais, le piège est connu et se nourrit par la naïveté des électeurs, voire même de leurs courtes mémoires et aliénations par des discours idéologisés, voire fanatisés. Et nous l’avons vu lors des débats politiques pour les élections législatives en cours, les candidats ne donnent pas l’impression qu’ils (eux et leur parti) aient entre les mains un programme économique et une vision stratégique propre pour contrer une dette étouffante, rétablir les équilibres budgétaires, favoriser l’investissement et honorer les promesses économiques de la Révolution du Jasmin. </p>



<p> En matière d’économie, la majorité des 15.500 candidats pour la députation parlementaire brassent du vent, promettent monts et merveilles, sans dire comment financer leurs promesses, comment rétablir les équilibres des finances publiques, comment créer de l’emploi (dans le secteur privé) et comment éviter la déroute de l’État. Le pays finance de plus en plus son budget par la dette et par la quête de prêts et dons auprès les bailleurs de fonds internationaux, le FMI en tête.</p>



<p> Pas difficile de voir, qu’un grand nombre de ces candidats à la députation fait miroiter des mirages et jouent aux apprentis sorciers avides de postes politiques leur procurant un salaire inespéré, des privilèges insensés et surtout une immunité qui les protègent contre des ardoises et autres casseroles que certains trainent depuis belle lurette. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Voter pour la bonne gouvernance</h3>



<p> Le vote de demain est crucial pour la viabilité de la démocratie tunisienne, seule survivante du Printemps arabe. Ce vote doit éviter de reproduire les erreurs du passé en mettant le gouvernail du pays entre les mains tremblantes de profanes, d’incultes et d’illettrés en économie.</p>



<p> Gouverner, c’est plus que légiférer en meute politique, c’est plus que règlementer à tout va ! C’est autre chose que parader dans les officines du pouvoir pour imiter les vendeurs de tapis dans le souk de la médina. </p>



<p> Et pendant les cinq dernières années, on en a vu de toutes les couleurs au sein du parlement et au sein du gouvernement. Les 217 parlementaires de la précédente législature étaient majoritairement des absentéistes invétérés, ils étaient absents en moyenne 6 jours sur 10, alors qu’ils étaient payés plein tarif (15 fois le Smig). En grand nombre, ces élus ont trahi sans rougir leurs électeurs, parti et groupes parlementaires, ils ont plusieurs fois changé leur allégeance comme s’ils changeaient de chemise. Certains étaient impliqués dans des dossiers de corruption. Et malgré les preuves, ils ont échappé à la justice, grâce à une immunité désormais injustifiable dans le parlement tunisien.</p>



<p> Les électeurs doivent murir leur choix et éviter de voter pour des candidats ayant démontré leur défiance à l’éthique, affiché leur déni à l’intérêt public et surtout prouvé leur mépris aux valeurs ayant guidé la transition démocratique en Tunisie post-2011.</p>



<p> La corruption, l’évasion fiscale et l’abus des deniers publics rongent les milieux politiques tunisiens, et font des ravages dans les sphères et décideurs les plus influents au sein du parlement et du gouvernement. Ces pratiques et comportements de mal-gouvernance doivent cesser. </p>



<p> Le 6 octobre, les électeurs, quelles que soient leurs allégeances et partis, peuvent stopper la mal-gouvernance, dire halte à ces fléaux, en sanctionnant ceux qui se sont enrichis indument, durant la précédente législature, et ceux qui veulent faire autant pour la prochaine. Les électeurs peuvent changer le cours de l’histoire de la Tunisie démocratique, en mettant hors d’état de nuire les élites politiques capables de troquer leur honneur contre les privilèges et autres vénalités associées. </p>



<p> Le changement s’impose, et l’électeur doit par son vote mettre de l’ordre dans la gabegie politique en place : 217 partis, plus 1500 formations politiques, plus de 15500 candidats, pour sept millions d’électeurs inscrits.</p>



<p> En même temps, les députés qui seront élus le 6 octobre doivent se prêter à des formations intensives en économie et en gouvernance des politiques publiques, avant de commencer à légiférer à tout va, à tergiverser inutilement et à parader inefficacement aux frais des contribuables. L’inculture économique des élites politiques en Tunisie fait honte à la révolution du Jasmin. Et elle menace la survie de la transition démocratique.</p>



<p><em>* Universitaires au Canada. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles des mêmes auteurs dans Kapitalis :</em></h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZRCyADo67w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/01/le-1er-debat-pour-les-legislatives-leconomie-en-invite-dhonneur/">Le 1er débat pour les législatives : l’«économie en invité d’honneur» !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le 1er débat pour les législatives : l’«économie en invité d’honneur» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/01/le-1er-debat-pour-les-legislatives-leconomie-en-invite-dhonneur/embed/#?secret=crX5pfScQq#?secret=ZRCyADo67w" data-secret="ZRCyADo67w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Baromètre 2019 de EY Tunisie : Les entreprises tunisiennes broient du noir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/26/barometre-2019-de-ey-tunisie-les-entreprises-tunisiennes-broient-du-noir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2019 11:50:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le ‘‘Baromètre 2019 des Entreprises en Tunisie : Moral, préoccupations et perspectives des dirigeants d’entreprises’’ publié par EY Tunisie, 58% des sondés estiment que leurs activités seront menacées dans les deux ans qui suivent alors qu’ils n’étaient que 25% en 2015. Lors de la première édition du baromètre de l’entreprise publiée en 2012, 100%...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Barometre-2019-EY.jpg" alt="" class="wp-image-209182"/></figure>



<p><strong><em>Dans le ‘‘Baromètre 2019 des Entreprises en Tunisie : Moral, préoccupations et perspectives des dirigeants d’entreprises’’ publié par EY Tunisie, 58% des sondés estiment que leurs activités seront menacées dans les deux ans qui suivent alors qu’ils n’étaient que 25% en 2015.</em></strong> </p>



<span id="more-209177"></span>



<p>Lors de la première édition du baromètre de l’entreprise publiée en 2012, 100% des dirigeants interrogés ont estimé que le retour à la normale se ferait en moins de deux années, 70% ont même anticipé un rétablissement en seulement une année. Sept années plus tard, l’édition 2019 montre à quel  point les entreprises tunisiennes se sont installées dans une situation de précarité généralisée  avec 58% des répondants qui estiment que leurs activités seront menacées dans les deux ans qui  suivent alors qu’ils n’étaient que 25% en 2015. Ce chiffre est de 68% pour les petites entreprises.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les entreprises tirent la sonnette d’alarme <br></h3>



<p> C’est un véritable signal d’alarme qui est lancé et le message est clair: après une longue période d’instabilité politique et sociale d’un côté et de conjoncture économique défavorable de l’autre, la capacité de résilience de l’entreprise tunisienne est sérieusement entamée. Ceci se reflète dans le  moral et les anticipations des chefs d’entreprises dont 51% s’attendent à une détérioration de la situation politique et 56% à une détérioration de la situation économique en 2019.<br></p>



<p> Ces anticipations négatives de la conjoncture impactent naturellement leurs stratégies d’investissement et de  développement avec seulement 35% des répondants qui déclarent une  intention d’augmenter leurs investissements en 2019, alors qu’ils étaient 48% l’année précédente. Et après plusieurs années où la quasi- totalité des répondants déclaraient des initiatives internes et/ou externes de développement, cette année<br> 29% des sondés ne prévoient aucune initiative pour 2019.<br></p>



<p> Toutefois dans ce contexte difficile, les secteurs  des TICs et de l’industrie automobile affichent une dynamique positive. 59% des dirigeants d’entreprises du secteur TIC et 48% des dirigeants d’entreprises de l’industrie automobile prévoient l’amélioration de leur chiffre d’affaires et ils sont aussi 48% à prévoir d’augmenter leurs investissements en 2019 pour les deux  secteurs. Cette dynamique positive se reflète plus généralement pour  les entreprises exportatrices dans le panel EY qui sont 58% à voir leurs liquidités augmenter entre 2017 et 2018, la dépréciation du dinar jouant en leur  faveur.<br></p>



<p> Enfin et après le focus sur  la transformation digitale lors du baromètre de l’année dernière, EY a adressé cette année la thématique de la succession et de la transmission dans les entreprises familiales, une phase critique dans la vie de l’entreprise à fortiori dans le contexte actuel. <br></p>



<p> Pourtant 47% des chefs d’entreprises familiales n’ont jamais ou vaguement évoqué un plan  de succession. Ce chiffre est de seulement 21% pour les grandes entreprises familiales dont l’effectif est supérieur à 200 employés, témoignant de leur forte conscience de l’importance de l’enjeu. À juste titre, car selon les études internationales jusqu’à 97% des entreprises familiales qui  n’ont pas défini  de politique de succession ne survivent pas au-delà de  la 3e génération. Quel schéma et quel projet d’intégration de la prochaine génération? À quel niveau managérial et surtout combien d’entre eux  comptent rejoindre l’entreprise familiale? Le baromètre apporte des éléments d’éclairage.<br></p>



<p> <strong><em>Source</em></strong> : communiqué. <br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/26/barometre-2019-de-ey-tunisie-les-entreprises-tunisiennes-broient-du-noir/">Baromètre 2019 de EY Tunisie : Les entreprises tunisiennes broient du noir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sursis du FMI à la Tunisie, à l’issue d’une mission achevée le 9 avril</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/11/sursis-du-fmi-a-la-tunisie-a-lissue-dune-mission-achevee-le-9-avril/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2019 15:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme élargi de crédit]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’issue d’une mission en Tunisie du 27 mars au 9 avril 2019, le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement tunisien sont parvenus à s’entendre sur les principaux sujets, et à convenir que la Tunisie a besoin de plus de temps pour affiner les mesures envisagées dans certains secteurs.   Par Amina M. Cette...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/11/sursis-du-fmi-a-la-tunisie-a-lissue-dune-mission-achevee-le-9-avril/">Sursis du FMI à la Tunisie, à l’issue d’une mission achevée le 9 avril</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>A l’issue d’une mission en Tunisie du 27 mars au 9 avril 2019, le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement tunisien sont parvenus à s’entendre sur les principaux sujets, et à convenir que la Tunisie a besoin de plus de temps pour affiner les mesures envisagées dans certains secteurs.  </em></strong></p>
<p>Par <strong>Amina M.</strong></p>
<p><span id="more-206267"></span></p>
<p>Cette formule offre l&rsquo;avantage de dire la chose et son contraire : le gouvernement tunisien peut y voir un FMI conscient des difficultés auxquels fait face le gouvernement Youssef Chahed et de sa marge de manœuvre relativement étroite; alors que le FMI peut affirmer, de son côté, que la Tunisie est loin encore d&rsquo;avoir respecté ses engagements antérieurs et que l&rsquo;essentiel des réformes restent à mettre en oeuvre (maîtrise de la masse salariale, rationalisation des dépenses de la caisse de compensation, etc.)</p>
<h3>Les discussions restent ouvertes</h3>
<p>La visite de la délégation du FMI entre dans le cadre de la discussion des politiques économiques envisagées par le pays, pour achever la 5e revue du programme de réformes économiques de la Tunisie, soutenu par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEdC). Les discussions continueront, dans les prochains jours, à Washington.</p>
<p>A l’issue d’un tour d’horizon de la situation de l’économie tunisienne, avec des membres du gouvernement, des représentants de la société civile, des syndicats, etc., le FMI  constate que l’économie tunisienne et les créations d’emplois, sont encore grevées par des déséquilibres importants. La reprise économique reste fragile, et d’importantes vulnérabilités menacent le pays, telle l&rsquo;incertitude du contexte politique (au vu des prochaines élections) et économique, et des freins structurels comme l&rsquo;accès imparfait au financement. La croissance, qui s’établirait à 2,7 % en 2019, est trop dépendante de la consommation, tandis que l’investissement et les exportations sont insuffisamment dynamiques.</p>
<p>Par ailleurs, les dettes publiques et extérieures restent élevées et continuent sur leur trajectoire ascendante, ce qui engendre des besoins de financement non-productifs importants, et un fardeau pour les générations futures.</p>
<p>Aussi, l’inflation qui se situe toujours à plus de 7%, contribue à un effritement du pouvoir d’achat, notamment chez les démunis. Quant aux subventions énergétiques, elles profitent surtout aux plus aisés et la masse salariale dans le secteur public, qui, rapportée au PIB, est l’une des plus élevées au monde, est mal contrôlée.</p>
<h3>Réformes douloureuses et filet social</h3>
<p>Le FMI estime qu’il faut maintenir le cap des réformes engagées, pour réduire le déficit public, reconstituer des réserves internationales de change, maintenir une politique monétaire restrictive, et supprimer progressivement les subventions inégalitaires en matière d’énergie, tout en protégeant les foyers en situation de précarité. Des mesures essentielles au renforcement d’un processus de transition harmonieux, dans un contexte de vulnérabilités macroéconomiques prononcées.</p>
<p>Ces questions sont d’autant plus impérieuses, pense le FMI, que l’environnement extérieur comporte de nouveaux risques, comme la volatilité des cours du pétrole, le ralentissement de la croissance parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union Européenne, et les effets du regain potentiel des tensions régionales, par allusion à la situation dans l&rsquo;Algérie et la Libye voisines.</p>
<p>Le FMI se dit conscient que des mesures indispensables auront un impact sur le peuple tunisien, et pense qu’il est primordial pour le gouvernement tunisien de les accompagner d’un renforcement des filets de couverture sociale: la quadrature du cercle en somme.</p>
<p><strong><em>Source :</em></strong> <a href="https://www.imf.org/fr/News/Articles/2019/04/09/pr19109-tunisia-statement-at-the-end-of-an-imf-staff-review-mission-to-tunisia" target="_blank" rel="noopener">Communiqué du FMI </a></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3oHXtBBVC"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/22/le-fmi-reitere-son-soutien-au-gouvernement-tunisien/">Le FMI réitère son soutien au gouvernement tunisien</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le FMI réitère son soutien au gouvernement tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/22/le-fmi-reitere-son-soutien-au-gouvernement-tunisien/embed/#?secret=0gEc7lkhYI#?secret=L3oHXtBBVC" data-secret="L3oHXtBBVC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Chahed : Le déficit budgétaire passera de 7,4% en 2016 à 4,9% à la fin 2018</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/chahed-le-deficit-budgetaire-passera-de-74-en-2016-a-49-a-la-fin-2018/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2018 12:20:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée des représentants du peuple]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[remaniement ministériel]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son discours à la plénière d’aujourd’hui, lundi 12 novembre 2018, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée au vote de confiance à son remaniement ministériel, Youssef Chahed a insisté sur l’amélioration de la situation économique par rapport à ce qu’elle était il y a deux ans. Par Imed Bahri Le chef du gouvernement...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/chahed-le-deficit-budgetaire-passera-de-74-en-2016-a-49-a-la-fin-2018/">Chahed : Le déficit budgétaire passera de 7,4% en 2016 à 4,9% à la fin 2018</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183447" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Youssef-Chahed-Assemblee-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans son discours à la plénière d’aujourd’hui, lundi 12 novembre 2018, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée au vote de confiance à son remaniement ministériel, Youssef Chahed a insisté sur l’amélioration de la situation économique par rapport à ce qu’elle était il y a deux ans.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-183443"></span></p>
<p>Le chef du gouvernement a indiqué que, dès le premier jour de sa prise de fonction, il a attiré l’attention sur la gravité de la situation économique et sociale dans le pays et parlé avec toute la franchise requise aux Tunisiens.</p>
<p><em>«Durant les années de la révolution, en raison de l’instabilité politique et de la faiblesse de l’Etat, la Tunisie a enregistré une régression de tous ses indicateurs économiques. Le taux de croissance et l’investissement intérieur et extérieur ont régressé. Le taux du chômage s’est beaucoup élevé et des pans entiers de l’économie nationale ont connu une régression, comme le tourisme, impacté par les opérations terroristes qu’a connues le pays. À l’inverse, les dépenses publiques ont augmenté, ainsi que la masse salariale, ce qui a abouti à des déséquilibres des finances publiques, affectées par l’aggravation de l’endettement et un important déficit de la balance commerciale. Cela a abouti aussi à une hausse du déficit budgétaire»</em>, a expliqué le chef du gouvernement.</p>
<p><em>«Quant aux déficits des caisses sociales et des entreprises publiques, ils sont le résultat d’une accumulation de plusieurs décennies. Ils ne sont pas nés aujourd’hui et auraient dû être solutionnés bien avant. Le gouvernement n’en est pas responsable, mais cela ne l’a pas empêché de prendre les mesures nécessaires pour faire face à ces déficits»,</em> a ajouté M. Chahed.</p>
<p>Tout en rappelant qu’en prenant la direction du gouvernement, il n’a pas fait de promesses, car il savait que la situation était difficile et qu’on ne peut pas solutionner les problèmes en une année ou deux, le chef du gouvernement a rappelé la seule promesse qu’il avait faite en août 2018. <em>«On n’a pas dit que la Tunisie va devenir un paradis. On a dit que les indicateurs économiques vireraient au vert à partir de 2020»,</em> a lancé M. Chahed, en affirmant que le gouvernement a concentré son effort sur une principale priorité : relancer l’économie à travers le retour de l’investissement et l’amélioration des indicateurs économiques pour permettre aux finances publiques de recouvrer la santé. Ce sont, d’ailleurs, les deux axes principaux des lois de finances 2017 et 2018.</p>
<p>Deux ans après la mise en place du gouvernement Chahed, il y a une amélioration des investissements, des exportations et dans certains secteurs, notamment les industries mécaniques et électriques, le textile, l’agriculture et le tourisme, qui a connu une relance exceptionnelle. Ce qui a permis d’atteindre une croissance de 2,5% au cours du 1er trimestre 2018, 2,8% au cours du second. Si l’ambiance générale s’améliore, la Tunisie pourrait atteindre de meilleurs taux, a insisté le chef du gouvernement, qui a souligné, également, l’amélioration des finances publiques, le déficit budgétaire étant tombé de 7,4% en 2016 à 4,9% à la fin de cette année. Et le gouvernement ambitionne, à travers la loi de finances 2019, de ramener ce déficit à 3,9%, a expliqué le chef du gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/12/chahed-le-deficit-budgetaire-passera-de-74-en-2016-a-49-a-la-fin-2018/">Chahed : Le déficit budgétaire passera de 7,4% en 2016 à 4,9% à la fin 2018</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Municipales: L’heure du jugement dernier pour les partis au pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/28/tunisie-municipales-lheure-du-jugement-dernier-pour-les-partis-au-pouvoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Apr 2018 13:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[elections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une enquête Gallup, pour les Tunisiens, les perspectives de l’économie de leur pays sont les pires depuis 8 ans. Plus du tiers estiment que leur niveau de vie n’a cessé d’empirer et un quart seulement font confiance au gouvernement. Les municipales du 6 mai 2018, confirmeront ces déceptions… Par Marwan Chahla L’équipe qui a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/28/tunisie-municipales-lheure-du-jugement-dernier-pour-les-partis-au-pouvoir/">Tunisie-Municipales: L’heure du jugement dernier pour les partis au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-151398" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Gallup-Municipales.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Selon une</em> <a href="http://news.gallup.com/poll/233003/tunisians-sour-economy-government-ahead-election.aspx?g_source=link_NEWSV9&amp;g_medium=TOPIC&amp;g_campaign=item_&amp;g_content=Tunisians%2520Sour%2520on%2520Economy%2C%2520Government%2520Ahead%2520of%2520Election">enquête Gallup</a>, pour les Tunisiens, les perspectives de l’économie de leur pays sont les pires depuis 8 ans. Plus du tiers estiment que leur niveau de vie n’a cessé d’empirer et un quart seulement font confiance au gouvernement. Les municipales du 6 mai 2018, confirmeront ces déceptions…</strong></p>
<p>Par <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-151389"></span></p>
<p>L’équipe qui a mené <a href="http://news.gallup.com/poll/233003/tunisians-sour-economy-government-ahead-election.aspx?g_source=link_NEWSV9&amp;g_medium=TOPIC&amp;g_campaign=item_&amp;g_content=Tunisians%2520Sour%2520on%2520Economy%2C%2520Government%2520Ahead%2520of%2520Election">ce sondage international de l’Institut Gallup</a> (Gallup’s World Poll) rappelle qu’il convient de placer les résultats de cette enquête dans le contexte des prochaines élections municipales et locales, les premières du genre depuis le renversement, en 2011, de la dictature de Zine El-Abidine Ben Ali.</p>
<p>En 2017, à la veille de cet important scrutin, les enquêteurs du Gallup Institute ajoutent que l’évaluation que les Tunisiens font des conditions économiques de leur pays a atteint un niveau remarquablement bas.</p>
<p>Logiquement donc, cette mauvaise situation économique a sérieusement entamé la confiance que l’opinion publique tunisienne éprouve envers leur gouvernement – et les responsables locaux et les dirigeants municipaux devraient, eux aussi, le 6 mai prochain, être la cible de ces reproches.</p>
<p>Selon cette étude de tendances Gallup, l’évaluation que les Tunisiens font de leur économie locale, en 2017, a été à son niveau le plus bas durant les huit dernières années, avec seulement 15% des citoyens tunisiens qui estiment qu’elle s’est améliorée, contre 50% qui jugent qu’elle s’est détériorée.</p>
<p>De toute évidence, ce constat a gravement impacté l’état d’esprit des citoyens tunisiens: une chute considérable de l’optimisme que nourrissent les Tunisiens au sujet de la situation économique à venir a accompagné cette dégradation des conditions de vie au niveau local. Ce défaitisme est quasi-général: le pessimisme économique des Tunisiens touche pratiquement toutes les classes – les niveaux de revenus élevés aussi bien que les niveaux inférieurs.</p>
<h3>Le déclin économique se traduit dans l’évaluation du niveau de vie</h3>
<p>L’appréciation des Tunisiens de leur niveau de vie reflète, dans une large mesure, le malaise économique grandissant qu’éprouve l’opinion publique tunisienne. Cette évaluation du niveau de vie a fluctué de 2009 à 2015, à un même moment où les soucis sécuritaires ont baissé et l’économie est devenue la préoccupation majeure des citoyens tunisiens. En effet, depuis 2015, l’évaluation des Tunisiens de leur niveau de vie est tombée de 61% au niveau le plus bas sur l’échelle des tendances de Gallup, c’est-à-dire à 47% en 2017.</p>
<p>Les Tunisiens sont également pessimistes quant à l’avenir de leur niveau de vie, avec un record historiquement le plus bas de 23% des citoyens tunisiens qui déclarent que ce niveau de vie est en train de s’améliorer et, dans le même temps, un autre record historiquement le plus élevé de 35% des Tunisiens qui estiment qu’en 2017 leur niveau de vie s’est sérieusement dégradé.</p>
<h3>Absence de progrès implique baisse de confiance dans le gouvernement</h3>
<p>D’après l’enquête Gallup, au lendemain de la fuite de Ben Ali, la Tunisie a connu une période de troubles durant laquelle la confiance des Tunisiens en leur gouvernement a chuté de 47%, en 2011, à 32%, en 2013.</p>
<p>Les élections législatives et présidentielle de 2014 ont porté au pouvoir le parti de Nidaa Tounes et entraîné une meilleure disposition des Tunisiens et une nette amélioration du sentiment de la population envers l’Etat, avec près de la moitié des Tunisiens (48%) déclarant, en 2015, qu’ils faisaient entièrement confiance à leur gouvernement. Certes, Nidaa Tounes a réussi à améliorer la situation sécuritaire du pays, mais il n’a pas réussi à améliorer la confiance de l’opinion envers le gouvernement. Et c’est ainsi que le mécontentement des Tunisiens s’est déplacé de la question sécuritaire, en tant que première priorité, vers les préoccupations économiques.</p>
<p>Alors que Nidaa Tounes a tenté d’améliorer la situation économique, en contractant de nouveaux prêts auprès du Fonds monétaire international (FMI) et en s’engageant à mettre en œuvre un plan quinquennal de développement visant à réduire le chômage, il y a eu peu d’amélioration –et la confiance des Tunisiens en leur gouvernement est tombée à 25%, en 2017.</p>
<p>Selon les termes du prêt accordé par le FMI, la Tunisie s’est engagée à mettre en œuvre un programme d’austérité et à augmenter les taxes. Cela a eu pour effet immédiat de déclencher un mouvement de protestations à travers le pays.</p>
<h3>Conséquence, Nidaa Tounes paiera le prix…</h3>
<p>Selon l’enquête Gallup, les Tunisiens avait nourri l’espoir que Nidaa Tounes allait pouvoir améliorer la situation économique du pays. Cependant, cet optimisme s’est vite éteint et la confiance dans le gouvernement a chuté. L’imposition de l’austérité et la nouvelle loi fiscale ont entraîné un changement d’attitudes chez les Tunisiens: leur mécontentement envers le gouvernement et leur insatisfaction découlant de la détérioration de l’économie se sont transformés en manifestations et troubles.</p>
<p>Le gouvernement tunisien, mené par la coalition Nidaa-Ennahdha, a reconnu que le développement économique du pays a pris du retard. Mais, cet aveu n’a nullement renforcé la confiance des Tunisiens en leur gouvernement.</p>
<p>Le Gallup’s World Poll conclut qu’il y a fort à parier que ce manque de confiance dans le gouvernement qu’éprouvent actuellement les Tunisiens se traduise, à l’occasion des élections municipales du 6 mai 2018, par l’expression d’un désaveu de Nidaa Tounes et la sanction de ses candidats, lors de ce scrutin local.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CUc5PioJUL"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/28/campagne-pour-les-municipales-2018-latide-releve-de-nombreuses-irregularites/">Campagne pour les municipales 2018 : L’Atide relève de nombreuses irrégularités</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Campagne pour les municipales 2018 : L’Atide relève de nombreuses irrégularités » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/28/campagne-pour-les-municipales-2018-latide-releve-de-nombreuses-irregularites/embed/#?secret=0QAslkEm6I#?secret=CUc5PioJUL" data-secret="CUc5PioJUL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kf9qC1qmOf"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/26/municipales-exploitation-des-mosquees-et-dons-lors-de-la-campagne/">Municipales : Exploitation des mosquées et dons lors de la campagne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Municipales : Exploitation des mosquées et dons lors de la campagne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/26/municipales-exploitation-des-mosquees-et-dons-lors-de-la-campagne/embed/#?secret=3sItMQRrB3#?secret=kf9qC1qmOf" data-secret="kf9qC1qmOf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cLFpOcLJTH"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/22/tunisie-les-municipales-ou-le-desapprentissage-de-la-democratie/">Tunisie : Les municipales ou le désapprentissage de la démocratie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les municipales ou le désapprentissage de la démocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/22/tunisie-les-municipales-ou-le-desapprentissage-de-la-democratie/embed/#?secret=8xGXMG6qWY#?secret=cLFpOcLJTH" data-secret="cLFpOcLJTH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/28/tunisie-municipales-lheure-du-jugement-dernier-pour-les-partis-au-pouvoir/">Tunisie-Municipales: L’heure du jugement dernier pour les partis au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Révolution tunisienne, 7 ans après : Un bilan déprimant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/11/revolution-tunisienne-7-ans-apres-un-bilan-deprimant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2017 12:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Konrad Adenauer Stiftung]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sigma Conseil]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les années 2010-2020 seront-ils, pour la Tunisie, une décennie perdue, notamment aux plans social et économique. Les chiffres sont, à cet égard, têtus et, surtout, déprimants. Par Khémaies Krimi Au regard des résultats négatifs de la dernière enquête de Sigma Conseil intitulée ‘‘Enseignements de 7 ans de la révolution tunisienne, enjeux pour les années à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/11/revolution-tunisienne-7-ans-apres-un-bilan-deprimant/">Révolution tunisienne, 7 ans après : Un bilan déprimant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-32303" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/Revolution-5-ans-apres.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les années 2010-2020 seront-ils, pour la Tunisie, une décennie perdue, notamment aux plans social et économique. Les chiffres sont, à cet égard, têtus et, surtout, déprimants.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<p><span id="more-127639"></span></p>
<p>Au regard des résultats négatifs de la dernière enquête de Sigma Conseil intitulée <em>‘‘Enseignements de 7 ans de la révolution tunisienne, enjeux pour les années à venir’’</em>, nous sommes tentés d&rsquo;admettre que la décennie 2011-2020 sera une décennie perdue pour la Tunisie, surtout que les 3 années restantes seront marquées par des manœuvres électoralistes et par un immobilisme au niveau de l’administration publique, en raison des prochaines échéances électorales, municipales en 2018 et générales en 2019.</p>
<p>Réalisée grâce à un financement de la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung en prévision du 7e anniversaire des émeutes du 17 décembre 2010, les résultats cette enquête, qui ont été présentés au public le jeudi 7 décembre 2017, à Tunis, sont tout simplement accablant pour les 3 présidents, les 8 chefs du gouvernement et les 285 ministres qui se sont succédé au cours de cette période. Leur bilan au triple plan politique, social et économique est fort décevant. En voici l&rsquo;essentiel.</p>
<p><strong>Aucun objectif des émeutes n&rsquo;a été réalisé</strong></p>
<p>Au plan politique, 56% des sondés pensent qu’aucun des objectifs de <em>«la révolution»</em> (emploi, dignité, liberté) n’a été atteint. Ces objectifs ont été accomplis <em>«dans une faible et très faible mesure»</em> pour l’emploi, estiment 97% des sondés, pour la dignité (73% des sondés) et la liberté (31% des sondés).</p>
<p>Pis, l’écrasante majorité des Tunisiens estiment que <em>«la révolution»</em> a rendu leur quotidien précaire avec la réduction du niveau de vie et du pouvoir d’achat (93%), le non-développement des zones marginalisées (78%), un parlement qui ne répond pas aux attentes du peuple (72%) et la propagation de la corruption (68%).</p>
<p>Au plan social, 79% des sondés estiment que <em>«la révolution»</em> a impacté négativement la situation dans le pays. Cette perception est largement partagée au centre-est du pays (66,4%) et à Sfax (62,2%).</p>
<p>Au chapitre des réalisations positives, les personnes interrogées, citent la liberté d&rsquo;expression (93%) et l&rsquo;intégration de la femme dans la vie politique (83%).</p>
<p><strong>Surendettement et chute vertigineuse du dinar</strong></p>
<p>En ce qui concerne la situation économique, le rapport de Sigma, qui se réfère à des statistiques fournies par l’Institut national de la statistique (INS), la Banque centrale de Tunisie (BCT), la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI), met l’accent sur la baisse des fondamentaux au cours de la période 2011-2017.</p>
<p>Ainsi, en 7 ans, le taux de croissance est passé de -1,9% à +1,9%; celui de l’inflation de 3,9% à 4,2%; le déficit commercial de 8.603,5 millions de dinars tunisiens (MDT) à 12.620,5 MDT; l’endettement de 43,2 milliards de dinars tunisiens (Mds DT) à 66,9 Mds DT; les investissements directs étrangers (IDE) de 2,5 Mds DT à 2,3 Mds DT.</p>
<p>Par ailleurs, le taux de change a connu un trend baissier. L’euro et le dollar, qui s’échangeaient en 2011, respectivement contre 2DT et 1,5DT, s&rsquo;échangent en 2017 contre 2,9DT et 2,5DT. Et pour ne rien arranger, les recettes touristiques ont évolué, au cours de cette période, en dents de scie et au rythme des attentats terroristes, passant de 2,432 Mds DT en 2011 à 3,625 Mds DT en 2014 et à 2,373 Mds DT en 2016.</p>
<p>Seule note positive, le taux de chômage a baissé au cours de cette période. Il est passé de 18,9% (738.400) en 2011 à 15,3% (625.600) en 2017. A l’origine de cette baisse artificielle, les recrutements massifs dans la fonction publique effectués par la <em>«Troïka»</em>, l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, en 2012 et 2013. Le nombre des agents dans la fonction publique est ainsi passé de 444.900 en 2011 à 591.200 en 2014.</p>
<p>Quant au taux de chômage des diplômés, il a légèrement baissé, passant de 33,6% en 2011 à 31,2% en 2017. Et sans doute pour les mêmes raisons.</p>
<p><strong>Des perspectives sombres à l’horizon</strong></p>
<p>Quant à la perception des Tunisiens de l’avenir, elle est aussi affligeante que leur perception du bilan de la <em>«révolution»</em>.</p>
<p>Pour 48% des sondés, la situation économique sera pire dans les années à venir. Elle serait bien pire pour les tranches d&rsquo;âge de 18-25 ans (45%) et de 26-35 ans (41,8%), pour les régions du centre-ouest (41,4%), la classe aisée (41,7%) et la classe populaire (40,7%).</p>
<p>La situation sociale sera également pire pour 44% des sondés et bien pire pour les tranches d&rsquo;âge de 18-25 ans et pour la région du centre est.</p>
<p>A la question de savoir s’ils projettent de quitter le pays, 68% des sondés ont répondu par la négative contre 32% par la positive. Cette dernière catégorie se recrute parmi la classe populaire (47,4%) et les tranches d’âge 18-25 ans (48,1%) et 26-35 ans (47,3%), les plus concernées, justement, par… l’avenir.</p>
<p>Quels que soient le griefs que l’ont peur avoir vis-à-vis des sondages d’opinion, et notamment des méthodes dont elles sont effectués en Tunisie et des cabinets qui les effectuent – les résultats de sondages Sigma étant souvent contestés, notamment par les hommes politiques et certains médias –, les chiffres publiés ci-dessus sont généralement conformes au ressenti d’une grande majorité des Tunisiens qui ont la conviction que leur pays n’avance dans aucun domaine, s’il ne recule pas dans tous.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/11/revolution-tunisienne-7-ans-apres-un-bilan-deprimant/">Révolution tunisienne, 7 ans après : Un bilan déprimant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Sondage : Crise économique et corruption préoccupent les Tunisiens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/27/sondage-crise-economique-et-corruption-preoccupent-les-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2017 11:45:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[Elka Consulting]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mauvaises conditions économiques et la corruption continuent de susciter une grande insatisfaction publique en Tunisie. C’est là le principal résultat d’un nouveau sondage réalisé par le centre de l’Institut Républicain International (IRI). «Ce sondage renforce une nécessité vitale de résoudre les problèmes les plus préoccupants des Tunisiens : la corruption et l’économie», déclare Scott...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/27/sondage-crise-economique-et-corruption-preoccupent-les-tunisiens/">Sondage : Crise économique et corruption préoccupent les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-116015" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Sondage-IRI.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les mauvaises conditions économiques et la corruption continuent de susciter une grande insatisfaction publique en Tunisie.</strong></em></p>
<p><span id="more-116014"></span></p>
<p>C’est là le principal résultat d’un nouveau sondage réalisé par le centre de l’Institut Républicain International (IRI).</p>
<p><em>«Ce sondage renforce une nécessité vitale de résoudre les problèmes les plus préoccupants des Tunisiens : la corruption et l’économie»</em>, déclare Scott Mastic, directeur régional pour l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. <em>«Nos résultats renforcent le besoin de faire face à la corruption aux niveaux local et national, et espérons que le gouvernement intègre cette approche dans sa ‘guerre contre la corruption’ lancée tout récemment»</em>, a-t-il ajouté.</p>
<p>Un total de 87% des Tunisiens décrivent la situation économique comme mauvaise (26%) ou très mauvaise (61%), alors que 44% disent que le chômage est le plus grand problème auquel fait face le pays, suivi de l’économie et la crise financière (24%). Une majorité claire de répondants (72%) pense que la lutte contre la corruption est le meilleur moyen pour améliorer l’économie de leurs communautés, suivi de 59% qui disent que les collectivités locales vont <em>«rendre plus facile pour les entrepreneurs de lancer des entreprises».</em></p>
<p>La corruption continue d’être une préoccupation majeure, avec 89% de Tunisiens qui affirment que la corruption est plus élevée aujourd’hui qu’avant la révolution démocratique de 2011, alors que 46% pensent que les relations personnelles (<em>«wasta»</em>) mèneraient le <em>«plus probablement»</em> vers la richesse en Tunisie.</p>
<p>Par ailleurs, pour la deuxième fois dans l’histoire des sondages en Tunisie, les répondants ont mis les hôpitaux en tête des institutions où ils auraient fait face à la corruption (17%).</p>
<p>Le sondage indique aussi un déclin de l’intérêt à la participation au processus électoral. En effet, 50% des répondants disent qu’ils sont <em>«peu»</em> (9%) ou <em>«très peu»</em> (41%) enclins à aller voter aux élections municipales – une augmentation de 7 point par rapport à avril 2017.</p>
<p>En outre, 83% ne savent pas ou refusent de dire à quels partis ils voteraient si les élections allaient être organisées demain.</p>
<p>Ce sondage a été mené pour le compte de l’IRI par la société tunisienne, Elka Consulting sous la supervision de Chesapeake Beach Consulting.</p>
<p>Les questions avaient focalisé en premier sur l’économie afin de fournir aux différentes parties prenantes des données et de permettre aussi de leur indiquer les priorités publiques.</p>
<p>Les données ont été collectées du 11 au 17 août 2017 moyennant des interviews en face-à-face. Un échantillon national de 1226 Tunisiens âgés de 18 ans et plus. Un sur-échantillonnage a été effectué dans trois régions connaissant des difficultés économiques.</p>
<p>La marge d’erreur étant de plus ou moins 2, 85% au milieu de gamme de niveau de confiance de 95%.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/27/sondage-crise-economique-et-corruption-preoccupent-les-tunisiens/">Sondage : Crise économique et corruption préoccupent les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pourquoi la Tunisie a-t-elle raté sa chance d’émerger ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/29/pourquoi-la-tunisie-a-t-elle-rate-sa-chance-demerger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Aug 2017 09:36:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[situation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le talon d’Achille de la Tunisie, qui a tout pour réussir mais qui multiplie les échecs, c’est sa classe politique opportuniste et incompétente. Par Amor Abbassi * Curieusement, tous les gouvernements qui se sont succédé depuis le 14 janvier 2011 sont passés à côté des solutions qui auraient pu contribuer à redresser la situation économique...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/29/pourquoi-la-tunisie-a-t-elle-rate-sa-chance-demerger/">Pourquoi la Tunisie a-t-elle raté sa chance d’émerger ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-62921" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Assemblee-des-representants-du-peuple.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le talon d’Achille de la Tunisie, qui a tout pour réussir mais qui multiplie les échecs, c’est sa classe politique opportuniste et incompétente.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Amor Abbassi</strong> *</p>
<p><span id="more-111672"></span></p>
<p>Curieusement, tous les gouvernements qui se sont succédé depuis le 14 janvier 2011 sont passés à côté des solutions qui auraient pu contribuer à redresser la situation économique de la Tunisie.</p>
<p>Aussi, est-il légitime de se demander sur les raisons de cet échec, alors que le pays ne manque pas d’hommes et de femmes compétents, expérimentés, patriotes et honnêtes, capables d’élaborer une stratégie globale de développement économique et social, dont la mise en application pourrait aboutir, en une décennie tout au plus, à grandement améliorer la situation générale en Tunisie.</p>
<p>La principale raison est la suivante : ces gens-là, patriotes, compétents, expérimentés et honnêtes, sont demeurés en dehors de la course au pouvoir et n&rsquo;appartiennent ni aux grands ni aux petits partis qui meublent le paysage politique actuel. Si bien que le pays est livré, dès le lendemain de la révolution, à des politiciens opportunistes et avides de pouvoir, et qui, pour atteindre leurs objectifs, sont prêts à jouer les rôles les plus vils, entre eux et envers le peuple qui les a élus.</p>
<p>Nous avons, en somme, raté notre chance d&rsquo;émerger, sous Bourguiba et Ben Ali, en empêchant la démocratisation de la vie politique, et après la chute de ce dernier, en livrant le pays, au nom de la démocratie, à des dirigeants politiques opportunistes, égoïstes et plus soucieux de leurs intérêts personnels ou sectaires que de l’intérêt général.</p>
<p>Conséquence : le pays est, aujourd&rsquo;hui, en crise, à genoux et au bord de la faillite, mais les appétits et les convoitises restent aiguisés.</p>
<p>C’est le drame d’un pays qui a tout pour réussir et qui continue de multiplier les échecs.</p>
<p><em>* Ingénieur général du génie maritime.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/29/pourquoi-la-tunisie-a-t-elle-rate-sa-chance-demerger/">Pourquoi la Tunisie a-t-elle raté sa chance d’émerger ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chahed à ‘‘Time’’ : «La Tunisie a payé un prix pour la démocratie» (2/2)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/chahed-a-time-la-tunisie-a-paye-un-prix-pour-la-democratie-22/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 09:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[investissements étrangers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre à la corruption est primordiale pour renforcer la démocratie et relancer l&#8217;économie. Dans cette 2e partie de l’entretien à l’hebdomadaire américain ‘‘Time’’, Youssef Chahed passe en revue l’état de l’économie tunisienne, la situation sociale, la guerre contre la corruption… Entretien conduit par Ian Bremmer ‘‘Time’’ : On comprend parfaitement que vous ayez besoin...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/chahed-a-time-la-tunisie-a-paye-un-prix-pour-la-democratie-22/">Chahed à ‘‘Time’’ : «La Tunisie a payé un prix pour la démocratie» (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-101701" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Youssef-Chahed-au-port-de-Rades.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La guerre à la corruption est primordiale pour renforcer la démocratie et relancer l&rsquo;économie.</em></p>
<p><em><strong>Dans cette 2e partie de l’entretien à l’hebdomadaire américain ‘‘Time’’, Youssef Chahed passe en revue l’état de l’économie tunisienne, la situation sociale, la guerre contre la corruption…</strong></em></p>
<p>Entretien conduit par <strong>Ian Bremmer</strong></p>
<p><span id="more-107872"></span></p>
<p><em><strong>‘‘Time’’ : On comprend parfaitement que vous ayez besoin de stabilité économique et politique dans votre région pour que vous puissiez vous développer et croître, mais la croissance économique de la Tunisie a marqué le pas, même si par ailleurs sa démocratie s’est épanouie. Pouvez-vous nous expliquer cela?</strong></em></p>
<p><strong>Youssef Chahed</strong> : Depuis 2011, il nous a fallu cinq années pour construire des institutions démocratiques, et nous avons réussi dans cette entreprise. Cependant, nous avions eu à payer le prix pour cela. Durant les cinq dernières années, la croissance en Tunisie n’a été que d’une moyenne de 1%. Et la conséquence de faible croissance a été le taux élevé du chômage, soit près de 15%. C’est cela le défi auquel nous sommes confrontés aujourd’hui – après avoir réussi notre construction démocratique.</p>
<p>A présent, la démocratie est bel et bien établie en Tunisie. Dans quelques semaines, nous aurons une Cour constitutionnelle, un autre instrument de la démocratie dans notre pays. Nous avons tenu des élections libres et transparentes en 2014. En 2011, nous avons acquis la liberté de former des partis politiques, la liberté d’expression, la liberté du culte et la liberté de l’initiative économique. Désormais, toutes ces libertés existent en Tunisie.</p>
<p>Actuellement, le défi auquel nous faisons face est économique: c’est ainsi que nous donnerons de la force à cette démocratie et lui permettrons de rejoindre le groupe des démocraties développées, comme les Etats-Unis et l’Europe.<br />
Nous œuvrons là-dessus. Pour 2017, nous tablons sur une croissance de 2,5%, ce qui n’est pas assez. Mais progresser de 1%, l’an dernier, et 0,7%, en 2015, cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. L’activité du tourisme a repris; presque tous les pays européens ont levé leurs interdictions de voyage en Tunisie, aussi, de nombreux touristes nous rendent visite, de France et de toute l’Europe. Ceci est un bon signe pour un pays comme la Tunisie où l’industrie du tourisme contribue à 7 ou 8% du PIB. Nous prévoyons également de bonnes moissons pour cette année et nous enregistrons aussi un retour de l’investissement étranger direct.</p>
<p>En partie, je suis venu aux Etats-Unis pour demander à nos amis américains de venir en Tunisie et d’y investir.</p>
<p>Durant les cinq dernières années, les coûts politiques ont été élevés, mais c’était le prix qu’il fallait payer pour la démocratie. Il y a six ans, un seul homme et sa dictature faisaient la loi dans notre pays. Aujourd’hui, vous avez le droit de faire ce que vous voulez en Tunisie. Et malgré les coûts que cela représente pour notre économie, la Tunisie est demeurée un pays compétitif –nous avons continué d’être parmi les premiers exportateurs du continent africain.</p>
<p>Avec notre main d’œuvre qualifiée et un investissement étranger direct plus important, plus de 3000 entreprises européennes sont engagées en Tunisie. A présent, notre objectif consiste à nous concentrer sur la production, la productivité et à permettre aux investisseurs étrangers de venir en Tunisie et d’investir dans notre pays.</p>
<p><em><strong>Pourquoi pensez-vous que la Tunisie soit le seul pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord à avoir pu mener avec succès sa transition démocratique?</strong></em></p>
<p>Dès le départ, la Tunisie a choisi d’investir dans l’éducation, la jeunesse et la femme. C’est très probablement pour cette raison que cette expérience a réussi en Tunisie. Les femmes sont réellement les égales des hommes en Tunisie, ainsi leur participation est cruciale; et nous avons dans notre pays une société civile très dynamique qui, elle aussi, est mise à contribution. Vous trouvez en Tunisie un niveau d’instruction élevé et c’est ce qui a permis le dialogue, l’entente et le consensus entre les différents partis politiques. Egalement, les fondamentaux de l’économie sont importants: l’économie tunisienne est diversifiée –elle ne dépend pas uniquement du pétrole. En tant pays, nous exportons des produits manufacturés, du textile, des produits agricoles; il y a aussi le tourisme, etc… alors, il s’agit bien d’une économie diversifiée qui a donné la preuve de sa résilience, durant les cinq dernières années.</p>
<p>Maintenant, nous souhaitons atteindre un plus haut niveau de croissance. Nous sommes capables d’atteindre une croissance à deux chiffres, si nous mettons en œuvre quelques réformes. Notre gouvernement appuie les réformes du système bancaire tunisien, de notre système fiscal et de notre système de protection de la santé du citoyen, entre autres. Cependant, la pression du FMI et les coûts de la guerre contre le terrorisme continuent d’être un lourd fardeau pour notre pays. A titre d’exemple, durant les cinq dernières années, nous avons presque doublé nos dépenses en équipements militaires –ce sont là les coûts de la transition démocratique. Et tout cela s’est passé à une heure de vol de Rome et Marseille –ce qui est une autre raison pour laquelle les pays occidentaux se doivent de soutenir la Tunisie.</p>
<p>Je continue de dire et de répéter à tout le monde <em>« vous n’avez pas une démocratie qui naît chaque année</em>. » La démocratie en Tunisie est bien établie, et cela est irréversible. Les Tunisiens sont fiers de ce qu’ils ont pu accomplir et nous ferons tout pour préserver ces acquis.</p>
<p><em><strong>Soutenir les démocraties ne semble plus être une priorité pour les Etats-Unis, étant donné les discours de Trump en Pologne et en Arabie saoudite. Est-ce que cette posture vous inquiète, lorsque l’on tient compte du fait que c’est tout ce que la Tunisie a à offrir à la région?</strong></em></p>
<p>Je pense que les Etats-Unis ont besoin d’aider la Tunisie, non pas uniquement parce qu’elle est la seule démocratie dans la région, mais parce toute instabilité en Afrique du nord impacte directement les intérêts américains et ceux des alliés des Etats-Unis. Oui, nous nous retrouvons sur le terrain de la lutte anti-terroriste, mais en tant que démocratie nous avons en commun un certain nombre de valeurs universelles. Et ceci est une partie importante de ce qui nous unit avec les Etats-Unis et l’Europe. C’est pour cette raison que Daêch mène des attaques contre nous –parce l’EI rejette ce mode de vie. C’est ce qui arrive à la France, au Royaume-Uni, à l’Allemagne; ces pays sont des démocraties qui seront toujours menacées s’ils ne parviennent pas à finir ce travail avec l’EI et avec ces groupes terroristes.</p>
<p><em><strong>Y a-t-il quelque chose que la Tunisie peut faire pour travailler pro-activement avec les jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du nord et les faire collaborer? </strong></em></p>
<p>Avoir la Tunisie comme modèle démocratique est important pour les jeunes de la région. Lutter contre l’EI ne signifie pas uniquement adopter une démarche militaire; nous avons également mis en œuvre une approche qui cible la jeunesse, l’éducation et la culture qui permet d’expliquer les raisons pour lesquelles ces jeunes sont attirés par l’EI.</p>
<p>Plusieurs modèles à travers le monde ont échoué, ce qui explique pourquoi ces jeunes ont été facilement embrigadés par Daêch et qu’ils ont rejoint ces groupes terroristes. Nous avons élaboré en Tunisie une stratégie nationale fondée sur quatre piliers: la prévention, la protection, la persécution et la réponse. Nous devons nous attaquer aux racines du phénomène terroriste, qui sont la pauvreté, l’éducation, le niveau bas de qualification, la création de postes d’emploi, etc. Différents ministères en Tunisie travaillent avec les jeunes de façon à éviter que l’extrémisme ne prenne racine dès le jeune âge. Et attirer les gens dans la sphère de l’activité sociale et leur offrir du travail, leur offrir ce que l’on appelle la possibilité de ‘l’ascenseur social’, cela semble fonctionner…</p>
<p><em><strong>Le ‘‘New York Times’’ a récemment publié un article sur les Tunisiens qui décident de mettre fin à leur vie en s’immolant par le feu, comme l’avait fait Mohamed Bouazizi avant la révolution de 2011. Avez-vous été surpris par ces manifestations qui ont lieu en Tunisie, après toutes ces années?</strong></em></p>
<p>Non, je ne peux pas dire que je suis vraiment surpris. La révolution entraîne avec elle des attentes énormes, et 6 gouvernements avant nous n’ont pas su gérer toutes ces espérances. C’est pour cette raison que notre gouvernement est en train d’utiliser un message clair auprès du peuple, dans lequel nous lui expliquons ce que sont les possibilités de notre pays, ce que sont nos capacités, ce que le peuple est en droit d’attendre de nous et ce que nous ne pouvons pas faire. La révolution de 2011 a été portée par les idées de liberté, dignité et emplois. Nous pouvons dire qu’aujourd’hui la liberté est acquise, ce qui est très important, mais les emplois n’y sont pas. Nous devrions renouer avec la production, nous devrions nous remettre à produire, et le pays a grandement besoin de se remettre au travail.</p>
<p>Je souhaite que très vite nous hausserons, avec les réformes, le niveau de notre croissance pour atteindre les 6 ou 7%. Cela aidera vraiment ces jeunes en situation difficile. Comme je l’ai déjà dit –pour consolider la démocratie, nous devons travailler sur le terrain économique et, en partie, cela se réalise grâce à la coopération internationale et l’investissement étranger direct.</p>
<p>Il semble aussi que la Tunisie est également confrontée à un autre défi, interne celui-ci: le niveau élevé de la corruption. Que faites-vous contre ce phénomène?</p>
<p>Oui, combattre la corruption est priorité première. D’abord, la corruption est une menace pour la démocratie; ensuite, il y a un lien direct aujourd’hui entre la corruption, la contrebande et le terrorisme; et en troisième lieu, la corruption nous empêche d’établir l’égalité des chances et la transparence du marché. Nous sommes en train de travailler très dur pour créer un environnement sain et attractif pour les affaires en Tunisie. Ainsi, lutter contre la corruption est une tâche cruciale. Au lendemain de la révolution, le phénomène de la corruption a vraiment pris beaucoup d’ampleur en Tunisie… mais nous savons avec certitude que pour attirer les investisseurs mondiaux, nous sommes dans l’obligation de combattre ce fléau. Donc, c’est ce que nous sommes en train de faire, et nous poursuivrons cette lutte contre la corruption jusqu’à la fin.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Entretien traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://time.com/4864773/tunisia-youssef-chahed-interview-ian-bremmer/"><em>‘‘Time’’</em></a>.</p>
<p><em><strong>Précédent article : </strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/chahed-a-time-la-tunisie-est-en-1ere-ligne-contre-le-terrorisme-12/"><em>Chahed à ‘‘Time’’ : «La Tunisie est en 1ère ligne contre le terrorisme» (1/2)</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/chahed-a-time-la-tunisie-a-paye-un-prix-pour-la-democratie-22/">Chahed à ‘‘Time’’ : «La Tunisie a payé un prix pour la démocratie» (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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