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	<title>Archives des Soueida - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Soueida - Kapitalis</title>
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		<title>En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&#8217;être gagnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 07:50:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les usines de Captagon, la drogue qui faisait vivre le régime d'Al-Assad en Syrie, sont loin d'avoir toutes été démantelées.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/">En Syrie, la guerre contre le Captagon est loin d&rsquo;être gagnée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant la guerre civile syrienne et avec la multitude des sanctions internationales et afin de maintenir son régime financièrement viable, Bachar Al-Assad a transformé la Syrie en narco-État. Le pays est devenu une immense usine de Captagon. Au lendemain de sa chute, des laboratoires de fabrication de cette drogue ont été découverts et filmés dans des sites militaires mais aussi dans des propriétés appartenant à son frère Maher qui chapeautait le trafic.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17331220"></span>



<p>Le Captagon a inondé la Syrie et tout le Moyen-Orient et empoisonné les relations d’Assad avec les pays arabes. C’était l’une des principales raisons de la lassitude de ces pays à l’endroit de son régime qui lui avaient demandé que le trafic cesse mais il avait laissé faire. Huit mois après la chute du régime, l’empire de la drogue légué par Bachar Al-Assad joue sa survie. </p>



<p>Aujourd’hui, bien que le pays soit en gestation, les nouvelles autorités qui ont d’excellentes relations avec les autres pays de la région, mènent une guerre contre cette drogue. Le <a href="https://www.ft.com/content/d81e3c6c-c157-4281-92ec-135d70b497cb"><em>Financial Times</em></a> (<em>FT</em>) a consacré une enquête à cette guerre qui montre que la filière a subi de sérieux revers mais elle est confrontée aux aléas de la réalité syrienne tels que la corruption endémique ou bien la difficulté du nouveau pouvoir à contrôler l’ensemble du territoire.&nbsp;</p>



<p>Par une froide soirée d’hiver de décembre dernier, Ahmed –pseudonyme d’un ancien soldat syrien– déambulait incognito dans les ruelles de Damas. À ce moment-là, le régime sous lequel il avait servi s’était brutalement effondré et les rebelles armés qu’il redoutait depuis longtemps étaient entrés dans la capitale et avait renversé le président Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus grands foyers de drogue au monde</h2>



<p>Selon son récit, rapporté par le <em>FT</em>, Ahmed aurait retiré son uniforme militaire pour se déguiser et avalé la moitié d’une pilule de Captagon, comme il l’avait fait des centaines de fois lors de moments de tension. Il aurait dit avec un sourire ironique que cela lui avait donné l’illusion d’avoir l’énergie et le courage d’affronter n’importe quel rebelle. </p>



<p>Cette pilule n’était pas seulement un moyen de fuir la réalité mais plutôt le reflet de l’héritage du régime qui a dirigé la Syrie pendant longtemps.</p>



<p>La journaliste Raya Jalabi rapporte dans son enquête menée essentiellement à Damas, Soueida et Deir Ezzor qu’en 14 ans de guerre, Assad a transformé son pays en l’un des plus grands foyers de drogue au monde, la production de Captagon étant à elle seule évaluée à 5 milliards de dollars par an.</p>



<p>L’usage de la drogue ne se limitait pas au trafic, elle a même atteint l’armée elle-même, les commandants distribuant gratuitement les pilules aux soldats ou les mélangeant à du thé et des gâteaux avant les combats pour lutter contre la faim et l’insomnie.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, depuis ce jour de décembre, la Syrie a connu une transformation spectaculaire, représentée par une guerre globale contre la drogue menée par le nouveau président, Ahmed Al-Charaa, qui cherche à démanteler l’empire laissé par Assad.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, Al-Charaa a promis que l’un de ses combats les plus importants serait de <em>«purger la Syrie de la drogue»</em>. Il s’est tenu devant la mosquée des Omeyyades à Damas pour déclarer que <em>«la Syrie était une importante usine de Captagon, et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, elle est en cours de purge»</em>.</p>



<p>Une campagne acharnée a effectivement été lancée, aboutissant à la confiscation de 200 millions de comprimés entre janvier et août 2025, soit 20 fois la quantité confisquée l’année précédente, selon le <em>FT</em>, citant le New Lines Institute, un groupe de réflexion américain basé à Washington.</p>



<p>La production et le trafic de drogue en Syrie ont chuté jusqu’à 80% après des raids visant des laboratoires de Captagon dans des bastions de l’ancien régime et la destruction de millions de comprimés, selon des informations citées par l’enquête auprès de trafiquants de drogue, de responsables de la sécurité, de responsables locaux et de chercheurs.</p>



<p>Les laboratoires qui se trouvaient dans l’aéroport militaire de Mezzeh et des villas appartenant à Maher Al-Assad et à ses hommes ont également été détruits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des milices armées continuent d’exploiter des réseaux de Captagon</h2>



<p>L’enquête précise qu’il est bien plus facile de lancer une guerre contre la drogue que de la gagner. Malgré le ralentissement de la production de drogue, producteurs et trafiquants continuent d’échapper aux arrestations, exploitant le vide sécuritaire dans les zones que le nouveau gouvernement ne parvient toujours pas à contrôler.</p>



<p>Un responsable du ministère de l’Intérieur à Deir Ezzor a déclaré au journal britannique que la plus grande menace n’est plus l’EI mais les milices armées qui continuent d’exploiter des réseaux de Captagon. Il a ajouté: <em>«Dans chaque usine de captagon que nous attaquons, nous trouvons un arsenal d’armes»</em>.</p>



<p>Dans le sud, près de la frontière jordanienne, le trafic de Captagon s’est poursuivi par l’intermédiaire de réseaux liés à l’ancien régime. Ces réseaux ont survécu grâce à leurs activités dans des zones échappant au contrôle du gouvernement.</p>



<p>Des pilules sont toujours introduites en contrebande de l’autre côté de la frontière grâce à des méthodes innovantes, notamment des drones et même des ballons télécommandés.</p>



<p>Bien que les tentatives de contrebande aient considérablement diminué, la pauvreté a facilité le recrutement de jeunes hommes comme passeurs, facturant des milliers de dollars pour transporter un sac de 30 kilos de pilules.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des garde-frontières complices ferment les yeux</h2>



<p>Selon le <em>FT</em>, certains gardes-frontières syriens connus pour accepter des pots-de-vin sont restés en poste en raison d’une pénurie de personnel. Un ancien passeur a déclaré au journal : <em>«Nous connaissions les gardes complices et nous n’avons eu affaire qu’à eux. Ils sont toujours en poste à la frontière et ferment les yeux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Des failles sont suspectées au sein des unités antidrogue. Un officier de Qalamoun a déclaré au journal qu’il n’avait pas pu arrêter un important trafiquant qui avait transféré ses usines au Liban car il avait reçu des avertissements avant chaque raid.</p>



<p>Loin de la frontière, les Syriens continuent de payer le prix de l’empire de la drogue créé par Al-Assad. Le pays ne compte que quatre centres de traitement des addictions, tandis que les hôpitaux ne dispensent généralement que deux semaines de traitement initial, sans programme de réadaptation.</p>



<p>Le docteur Ghamdi Far’al, directeur de l’hôpital Ibn Rushd de Damas, a déclaré: <em>«Les ressources existantes sont totalement insuffisantes pour faire face à l’ampleur du fléau en Syrie mais l’État a du mal à se le permettre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le Captagon devenant rare et coûteux, beaucoup se sont tournés vers des alternatives plus dangereuses et moins chères comme la méthamphétamine (crystal meth). Parmi eux figure l’ancien soldat syrien Ahmed, dont la consommation de crystal meth lui a fait perdre plusieurs dents. Ahmed a déclaré au <em>FT</em> : <em>«Le message du nouveau gouvernement est clair : la drogue ne sera pas tolérée dans la nouvelle Syrie. Mais après tout ce que nous avons traversé, cela ne suffit pas à nous dissuader»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaV9rGT1cU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/">Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saisie au Liban de 1.8 million de comprimés de captagon destinés à la Tunisie : Précisions de la douane tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/saisie-au-liban-de-1-8-million-de-comprimes-de-captagon-destines-a-la-tunisie-precisions-de-la-douane-tunisienne/embed/#?secret=fLcYudLqgX#?secret=eaV9rGT1cU" data-secret="eaV9rGT1cU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation exécrable de Ahmed Al-Charaa avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Autant le nouveau régime syrien dirigé par Ahmed Al-Charaa est soutenu à l’international, aussi bien par les pays du Moyen-Orient que ceux de l’Occident, autant sur le plan intérieur il est contesté et sa légitimité discutée, peinant à asseoir son pouvoir sur l’intégralité du territoire, alors que sa relation exécrable avec les minorités ethniques soulève les interrogations sur la pérennité de la Syrie en tant qu’État unifié. Le doute est permis. </em></strong><em>(Ph. Les Druzes syriens font leur révolution à Soueida).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17260861"></span>



<p>Dans les colonnes de <a href="https://www.haaretz.com/middle-east-news/2025-08-12/ty-article/.premium/armed-factions-occupation-and-foreign-guests-can-syrias-new-regime-stand-on-its-own/00000198-9d18-d461-afba-bf5ba9100000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>, l’éditorialiste Zvi Bar’el a brossé un tableau de la situation prévalant dans ce pays du Levant et s’est penché sur le défi de l’unité territoriale de plus en plus menacée à cause des conflits confessionnelles. </p>



<p>Huit mois se sont écoulés depuis que les forces d’Ahmad Al-Charaa ont renversé le régime de Bachar Al-Assad et la Syrie peine toujours à se relever. En effet, à Damas, le nouveau chef dirige un gouvernement et d’importantes sommes d’argent commencent à affluer dans les caisses de l’État, notamment en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar et de Turquie. En mars, une constitution provisoire a été rédigée, le président s’est rendu dans de nombreux pays, les États-Unis ont levé la plupart de leurs sanctions économiques et Trump a annulé la prime mise sur la tête d’Al-Charaa, considéré jusqu’à lors comme un terroriste notoire. Même le cadre initial d’une armée nationale commence à prendre forme.</p>



<p>Cependant, le régime ne contrôle que 60 à 70% du territoire du pays, des dizaines de milices armées n’ont pas encore rejoint l’armée, les frontières du pays attendent une démarcation définitive et convenue et des forces étrangères sont toujours présentes dans le pays, que ce soit en tant qu’occupants comme la Turquie et Israël ou en tant qu’<em>«invités»</em> comme les États-Unis et la Russie. Trois importantes minorités –les Kurdes, les Druzes et les Alaouites– menacent de déchirer le pays en cantons autonomes. De plus, le régime doit lutter contre les gangs et les milices, comme les unités de l’Etat islamique (EI), dont les activités se sont récemment intensifiées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qZYr656jQj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=ZWSQ9crlP5#?secret=qZYr656jQj" data-secret="qZYr656jQj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comme un entrepôt de pièces détachées</h2>



<p>La Syrie ressemble donc aujourd’hui à un entrepôt de pièces détachées qui aurait pu former un État mais dont les plans d’assemblage ont été perdues en cours de route. Le problème est qu’il n’existe toujours pas de dirigeant alternatif à Al-Charaa, et ses partisans, les dirigeants des pays arabes et occidentaux, doivent continuer à consolider l’échafaudage sur lequel repose son pouvoir et espérer qu’il mènera à bien cette tâche.</p>



<p>L’effort principal consiste désormais à s’attaquer aux forces centrifuges à l’œuvre au sein de l’État. Après le massacre de membres de la minorité alaouite en mars, qui a fait entre 1 500 et 1 700 morts, le régime semble avoir réussi à pacifier le gouvernorat de Lattaquié, où sont concentrés la plupart des Alaouites et des groupes considérés comme des <em>«résidus du régime Assad»</em>. Cependant, les événements de Soueida ont éclaté plus tard et leurs effets ont dépassé le contexte géographique. Le cessez-le-feu, entré en vigueur après les affrontements meurtriers –qui ont également fait environ 1 500 morts selon le Centre de surveillance des droits de l’homme en Syrie, basé à Londres– n’a pas réussi à mettre un terme définitif aux combats.</p>



<p>Soueida est soumise à un siège serré, imposé par les Druzes, tandis que le régime lui-même affirme que les forces locales, en particulier les gangs et les tribus, empêchent les convois d’aide d’atteindre la ville.</p>



<p>Selon les estimations de l’Onu, environ 200 000 personnes ont fui Soueida pour se réfugier dans les villes voisines comme Deraa, d’autres villes proches, voire Damas. Des militants d’organisations humanitaires locales et internationales affirment que sur les routes reliant Damas à Soueida, les forces locales contrôlent les checkpoints. Tantôt elles laissent passer les marchandises, tantôt elles les bloquent, selon leur bon vouloir. Les mafias locales sont paralysées, le carburant arrive au compte-gouttes, les infrastructures d’eau et d’électricité sont détruites, les rayons des hôpitaux et des cliniques sont vides de médicaments et la ville est au bord de la faillite.</p>



<p>Selon l’accord de cessez-le-feu, les forces du régime assureront le passage des marchandises et la sécurité le long des principaux axes routiers.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FqSURryorp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=F6zDiPxEzV#?secret=FqSURryorp" data-secret="FqSURryorp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Druzes en rangs dispersés</h2>



<p>De leur côté, les forces armées druzes, théoriquement sous la protection du régime, sont responsables de la sécurité dans la ville même. Cependant, même au sein de l’establishment politique, militaire et religieux druze, de profondes divisions persistent. Ces divisions ont empêché toute négociation et encore moins tout accord sur un plan d’action mutuellement acceptable.</p>



<p>Jusqu’à la semaine dernière, il semblait que le régime pouvait compter sur le soutien de deux des trois chefs spirituels de la communauté, Cheikh Youssef al-Jarbou et Cheikh Hamoud al-Hinawi, qui ont exprimé leur soutien à l’unité syrienne et aux négociations avec le régime concernant le statut et les droits des Druzes. Cette position contraste avec celle de Cheikh Hikmat al-Hijri qui a sollicité l’aide des forces internationales dont Israël (bien qu’il le considérait auparavant comme un ennemi) et qui considère le régime d’Al-Charaa comme un ennemi déterminé à détruire la communauté.</p>



<p>Cependant, à la fin de la semaine, il est apparu que les deux autres dirigeants avaient rejoint la position d’Al-Hijri. Al-Hinawi a tenu des propos inédits contre les tribus bédouines, les qualifiant d’<em>«émanation du régime»</em> qui avait sapé la confiance des Druzes, les avait poignardés dans le dos et <em>«mis l’épée au-dessus du cou des innocents»</em>.</p>



<p>Le tournant semble s’être produit à la suite d’une réunion tenue vendredi dernier dans la ville kurde de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Organisée par l’Administration autonome kurde, cette réunion a réuni environ 400 délégués représentant les communautés druze, kurde, alaouite et chrétienne. Cheikh al-Hijri a prononcé un discours. Les participants ont exigé des amendements de la constitution intérimaire afin de garantir les droits et le bien-être des minorités. Cependant, l’objectif principal de la réunion, comme indiqué dans la déclaration générale, était de revendiquer la mise en place d’un système décentralisé au sein de l’État, un concept qui implique l’instauration d’une autonomie confessionnelle légale. Il n’est pas tout à fait clair comment ces gouvernements autonomes seraient subordonnés au régime de Damas.</p>



<p>Le régime considère cette réunion comme un affront à l’accord, notamment avec les Kurdes, alors que les parties prévoyaient d’organiser une nouvelle série de négociations cette semaine à Paris sous l’égide de la France et des États-Unis. En réaction, le régime est revenu sur son intention de participer aux pourparlers, qui sont désormais au point mort, tout comme les négociations sur le statut de la minorité kurde dans le pays. Parallèlement, des informations non confirmées font état de préparatifs de l’armée syrienne en vue d’une confrontation avec les forces kurdes.</p>



<p>Au lieu de cette réunion, un sommet tripartite devant se tenir en Jordanie, avec la participation du ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Sheibani, de l’envoyé spécial américain Tom Parker, et du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, afin de discuter des <em>«moyens de reconstruire la Syrie»</em>. Cette réunion n’a pas pour objectif de trouver des solutions aux problèmes kurdes ou druzes.</p>



<p>La coopération entre Druzes et Kurdes élargit l’arène du conflit entre le régime et les principales minorités armées et renforce l’urgence de définir l’État syrien. S’agira-t-il d’un État unifié, comme le souhaitent les États-Unis et la Turquie, ou d’un État divisé (le régime accuse Israël d’avoir cette intention et cette ambition)?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HztnQ26Fbh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=pzmOVDxhoQ#?secret=HztnQ26Fbh" data-secret="HztnQ26Fbh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions américaines sur les Kurdes</h2>



<p>En réalité, les États-Unis exercent une pression intense sur les Kurdes pour qu’ils parviennent à un accord avec le régime, sans pour l’instant obtenir de résultats probants. La Turquie manque d’influence sur les Druzes. Concernant les Kurdes, elle tente d’exploiter le processus de réconciliation entamé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour persuader les Kurdes de Syrie de déposer les armes et de rejoindre l’armée syrienne. Comme les États-Unis, Ankara se trouve dans une impasse. Israël est considéré comme le facteur susceptible d’influencer les Druzes et, à cette fin, Al-Charaa a tenté de convaincre la Russie de permettre aux Druzes de rejoindre le régime et de les encourager à le soutenir. Cette question a même été évoquée lors de l’entretien entre Poutine et Netanyahu à la fin du mois dernier. Lors de cet entretien, le président russe, dans un langage presque menaçant, a souligné la nécessité de <em>«préserver l’unité de la Syrie»</em> face au soutien d’Israël à la minorité druze.</p>



<p>Israël a entendu mais est resté impassible. Parallèlement, la Russie renforce ses liens avec les forces kurdes du nord de la Syrie, transférant du matériel et des avions de sa base de Hmeimim à l’aéroport de la région kurde de Qamichli. Elle a également consolidé ses liens étroits avec les dirigeants de la minorité alaouite du gouvernorat de Lattaquié. Si Moscou semble avoir été écarté du processus décisionnel en Syrie après la chute du régime d’Assad, la rencontre du ministre syrien des Affaires étrangères avec Poutine et avec le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov le mois dernier, pour la première fois depuis la chute du régime d’Assad, témoigne de la volonté russe d’être un protagoniste sur la scène syrienne en utilisant ses outils d’influence et ses relations avec les Kurdes et les Alaouites. Tout cela se produit alors que la Russie accueille Bachar Al-Assad et sa famille, ainsi que des milliers d’officiers syriens réfugiés à Moscou après l’effondrement du régime.&nbsp;</p>



<p>Il semble qu’Al-Charaa se retrouve actuellement l’otage d’un ensemble de pressions et d’influences exercées par divers pays en compétition en Syrie, réduisant ainsi sa marge de manœuvre. Le pays est devenu un terrain de jeu facile pour tous les protagonistes de cette compétition, à l’exception du gouvernement syrien et de ses citoyens.</p>
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		<title>En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 08:01:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes.</p>
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<p><strong><em>Sept mois après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie sombre dans une nouvelle vague de violences interconfessionnelles sanglantes. Un conflit local entre un membre de la communauté druze et des Bédouins qui ont attaqué son camion et braqué sa marchandise a dégénéré et déclenché des affrontements ayant impliqué les forces gouvernementales syriennes. En même temps, des frappes aériennes israélienne ciblant l’armée syrienne ont eu lieu. L’État hébreu prétend voler au secours de la communauté druze. Cet épisode de violence a fait de nombreuses victimes, a davantage compliqué la situation du pays du Levant et montré, s’il faut encore le prouver, le danger vital auquel sont confrontées les minorités religieuses et ethniques syriennes.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17076319"></span>



<p>Dans le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/jul/19/escalating-unrest-in-syria-lays-bare-new-regimes-momentous-challenges" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a>, William Christou est revenu sur cet épisode, affirmant que les violences enregistrées à Soueida rappellent les massacres côtiers de mars, lorsque 1 500 civils, majoritairement alaouites, avaient été massacrés en représailles à l’échec d’une attaque menée par des combattants fidèles à Assad, issus de cette communauté. Ces massacres ont entamé l’enthousiasme suscité par le nouvel État syrien et rappelé cruellement les défis considérables auxquels il est confronté pour unifier le pays après près de 14 ans d’une guerre civile brutale.</p>



<p>Le président syrien, Ahmed Al-Charaa –dont le groupe islamiste sunnite a mené l’offensive ayant renversé Al-Assad– a conquis le cœur de la majeure partie du monde occidental, son succès en diplomatie internationale n’ayant d’égal que ses éclatantes victoires sur le champ de bataille. Donald Trump l’a qualifié de personne séduisante et dure à cuire tandis que l’Union européenne (UE), et la France en tête, se sont empressés de sortir la Syrie de Charaa de son isolement international.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xm4KkjQBNV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=86THAyPX7l#?secret=xm4KkjQBNV" data-secret="xm4KkjQBNV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un pays encore profondément divisé</h2>



<p>Sur le plan intérieur, cependant, les progrès sont plus incertains. La Syrie reste profondément divisée et les négociations pour intégrer le tiers du territoire contrôlé par les forces kurdes sont au point mort. Les pourparlers pour intégrer pleinement la province de Soueida, à majorité druze, où se déroulent actuellement les violences, avancent lentement.</p>



<p>Al-Charaa s’est engagé à protéger les minorités du pays et a répété à plusieurs reprises que c’est la diversité ethnique et religieuse de la Syrie qui rend le pays si unique. Dans un discours prononcé jeudi, il a promis de traduire en justice quiconque commettrait des abus contre les Druzes soulignant que les lois syriennes garantissent les droits de tous.</p>



<p>Il faudra cependant plus qu’un discours pour surmonter les profondes divisions creusées en Syrie par plus d’une décennie de guerre civile. Également, le décalage entre le discours officiel et la réalité du terrain prouve que le président intérimaire a du mal à asseoir son pouvoir et à imposer la discipline dans les rangs des factions qui le soutiennent et qui ont intégré l’armée.&nbsp;</p>



<p>La semaine dernière, les divisions communautaires ont été relancées au grand jour. L’opération militaire à Soueida, qui opposait les forces gouvernementales majoritairement sunnites et leurs partenaires locaux, les tribus bédouines -également sunnites- d’un côté, et les combattants druzes d’un autre côté, s’est accompagnée de violents discours de haine.</p>



<p>Sur <em>Telegram</em>, des hommes ont échangé des photos de femmes druzes syriennes et ont plaisanté sur les agressions sexuelles qu’elles pourraient subir tandis que les forces tribales avançaient dans la province druze.</p>



<p>Des bagarres ont également éclaté entre étudiants druzes et musulmans à Alep situé à des centaines de kilomètres de Soueida.</p>



<p>La confiance qui déjà battait de l’aile dans le gouvernement de Damas s’est évaporée lorsque les habitants de Soueida sont sortis et ont découvert leurs proches brutalement tués. Un habitant a déclaré préférer mourir dans la dignité plutôt que de rejoindre le nouvel État syrien après l’assassinat de son oncle.</p>



<p>Dès le retrait des forces gouvernementales syriennes jeudi, les milices druzes ont lancé des attaques de représailles contre des familles bédouines ravivant une fois de plus les combats entre les deux groupes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SxITgzJeLO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/">Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le spectre de la guerre civile ressurgit en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/le-spectre-de-la-guerre-civile-ressurgit-en-syrie/embed/#?secret=o3lKucVvao#?secret=SxITgzJeLO" data-secret="SxITgzJeLO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une armée formée de milices incontrôlables &nbsp;</h2>



<p>La capacité du nouvel État syrien à reconstruire le tissu social du pays est remise en question. La nouvelle armée du pays, un patchwork de milices, semble se déchaîner dès qu’elle est déployée. Lors des massacres côtiers de mars et des violences de cette semaine à Soueida, les forces gouvernementales se sont filmées en train d’abuser des civils.</p>



<p>Face à la violence, certains dirigeants druzes de Soueida ont refusé de déposer les armes laissant entendre que la force ne les amènerait pas à capituler.</p>



<p>L’implication d’Israël, qui s’est présenté comme le protecteur des Druzes de Syrie, sans, &nbsp;semble-t-il, les consulter au préalable, complique encore les choses. Par le passé, Israël comptait sur la Russie pour maintenir une zone tampon à sa frontière avec la Syrie, la menace étant alors constituée par les forces soutenues par l’Iran. Al-Assad lui-même, surnommé affectueusement par les analystes israéliens&nbsp;<em> «le diable que nous connaissons»</em> ne lui posait guère de problème.</p>



<p>Israël se retrouve aujourd’hui sans partenaire de confiance en Syrie. Il a utilisé la situation des Druzes syriens comme prétexte pour une nouvelle intervention militaire et le maintien de sa présence dans le sud du pays.</p>



<p>Depuis la chute d’Assad, Israël occupe de vastes pans du territoire syrien. Cette semaine, il a repris ses frappes aériennes touchant le ministère syrien de la Défense à Damas et des dizaines de cibles militaires syriennes dans le sud.</p>



<p>De nombreux Druzes sont mécontents de l’intervention d’Israël craignant de se voir davantage isolés dans un pays où Israël est méprisé.</p>



<p>On ignore également comment l’intervention militaire israélienne affectera les relations entre Tel-Aviv et Damas, qui, sous l’impulsion des États-Unis, s’étaient réchauffées ces derniers mois. Le président syrien avait même évoqué une possible normalisation des relations avec Israël, une perspective qui semble désormais lointaine.</p>



<p>L’envoyé américain en Syrie Tom Barrack a déclaré dans une interview au <em>New York Times</em> début juillet que les progrès en matière de démocratisation et d’inclusion ne faisaient pas partie des critères américains pour ses relations avec Damas. Il a également condamné les tentatives américaines passées d’ingérence dans les affaires intérieures des pays du Moyen-Orient.</p>



<p><em>«Dans ce voisinage, tout le monde ne respecte que la puissance et le président Trump a fait de la puissance américaine un précurseur incontesté de la paix»</em>, a déclaré Barrack. Cependant, des experts soulignent que seul le dialogue, et non la puissance, apportera la paix en Syrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="frACkoIaHL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/">En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes brouillent les cartes pour se protéger! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/26/en-syrie-les-druzes-brouillent-les-cartes-pour-se-proteger/embed/#?secret=NuwGM4FWVM#?secret=frACkoIaHL" data-secret="frACkoIaHL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La crainte d’un nouveau cycle de violence</h2>



<p>Vendredi, 57 organisations de la société civile syrienne ont signé une lettre appelant les nouvelles autorités syriennes à redoubler d’efforts pour parvenir à une justice transitionnelle et à garantir l’imputabilité des violences interconfessionnelles à Soueida et ailleurs. La lettre soulignait que le gouvernement n’avait toujours pas publié les résultats de l’enquête visant à établir l’imputabilité des massacres côtiers de mars qui devait être pourtant publiés début juillet.</p>



<p>À Soueida, les affrontements se sont poursuivis tandis que les tribus bédouines se mobilisaient pour envahir la province druze incendiant des maisons au passage. Les appels à la fin des combats ont été ignorés, entraînant la Syrie dans un cycle de violence encore plus profond.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bEJ5aPi6kQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/embed/#?secret=i75JkfHbgg#?secret=bEJ5aPi6kQ" data-secret="bEJ5aPi6kQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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