<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des sous-développement - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/sous-developpement/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/sous-developpement/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Aug 2026 10:37:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des sous-développement - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/sous-developpement/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La Tunisie et le spectre du sous-développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-le-spectre-du-sous-developpement/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-le-spectre-du-sous-developpement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 10:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Guidara]]></category>
		<category><![CDATA[gestion publique]]></category>
		<category><![CDATA[sous-développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19458145</guid>

					<description><![CDATA[<p>En s'habituant au désordre et à l’improvisation qui gagnent l’action publique, la Tunisie risque de basculer dans le sous-développement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-le-spectre-du-sous-developpement/">La Tunisie et le spectre du sous-développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le désordre et l’improvisation qui gagnent l’action publique tunisienne ne sont plus de simples accidents de parcours : à force de s’y habituer, le pays risque de basculer dans le sous-développement. Face à l’inertie du sommet de l’État, un sursaut citoyen et une gouvernance locale enfin imputable sont nécessaires pour rétablir la situation.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ali Guidara</strong> *</p>



<span id="more-19458145"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="341" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png" alt="" class="wp-image-19296482" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png 341w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de traverser une ville tunisienne un jour ordinaire pour mesurer l&rsquo;ampleur du glissement. Ruptures d’approvisionnement de certains produits, chantiers publics à l’abandon, feux de circulation ignorés, trottoirs envahis, déchets qui s’accumulent dans de nombreux espaces, même devant des administrations publiques : ce désordre diffus n’est plus un accident du quotidien, il est devenu le décor permanent d’un pays qui semble avoir perdu la maîtrise de ses propres rouages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indiscipline et le laisser-aller se sont banalisés à tous les étages, du citoyen qui brûle un feu rouge ou qui jette ses poubelles sur la voie publique au fonctionnaire qui classe un dossier sans jamais le traiter. Derrière ces signes se profile un spectre bien plus grave : celui du sous-développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays qui s’ampute de ses forces vives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce délitement se lit aussi dans les chiffres et dans les regards. La confiance dans l’avenir du pays s’est effondrée – c’est sans doute là l’échec le plus grave qu’une nation puisse connaître. Cette érosion se traduit par un phénomène que les autorités préfèrent ignorer : l’exode. Des milliers de jeunes, souvent parmi les plus qualifiés, choisissent chaque année la voie légale de l’émigration ou celle, tragique, de la traversée clandestine. Médecins, ingénieurs, informaticiens et autres partent ailleurs parce qu’ils ne voient plus, chez eux, de place pour leurs compétences ni de garanties pour leur avenir. Un pays qui exporte sa jeunesse la plus formée s’ampute lui-même de ses forces vives, et nourrit, un peu plus chaque année, le spectre qui plane sur son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de cette spirale, il y a une réalité qui saute aux yeux depuis des années : l’incompétence et l’absence de décision qui caractérisent l’action publique, mais aussi un climat de découragement social et bureaucratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sommet de l’État, les décisions elles-mêmes se raréfient ; elles cèdent la place à un discours dogmatique, répétitif et stérile, qui tient lieu de politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un navire dans la tempête </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les nominations aux postes publics obéissent davantage à des logiques d’allégeance qu’à des critères de compétence. L’administration, censée être l’ossature de l’État, s’est transformée en labyrinthe où chaque dossier devient un parcours d’obstacles. Ce n’est pas seulement un problème de personnes : c’est un vide de méthode et de vision. Gouverner sans décider, se réfugier dans le verbe plutôt que dans l’action, revient à laisser un navire déjà pris dans la tempête sans personne à la barre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable danger n’est pourtant pas la crise elle-même – les nations traversent des crises et s’en relèvent. Le danger, c’est l’accoutumance à ce qui devrait rester intolérable. C’est le moment où le désordre cesse de choquer, où la saleté devient normale, où l’absence d’action au sommet n’étonne plus personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette normalisation silencieuse est le véritable seuil de bascule vers le sous-développement : non plus une difficulté conjoncturelle que l’on affronte avec détermination, mais un état permanent auquel on s’adapte avec résignation. Le sous-développement n’est pas seulement affaire de statistiques économiques et sociales ; c’est une dégradation qui touche les institutions, l’éducation, la santé, l’aménagement du territoire, et jusqu’à la manière dont un peuple se pense lui-même. Il s’installe rarement par une rupture brutale : il progresse par petites capitulations, par habitudes prises, par exigences abandonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui s’habitue à mal fonctionner cesse, un jour, de chercher à bien fonctionner – et ce jour-là, le déclin cesse d’être un accident pour devenir une trajectoire. C’est ainsi que le pays s’enfonce dans un retard qu’il peine chaque jour davantage à combler.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s7AlKzEC3b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/">Tunisie | Le double abandon de la démocratie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le double abandon de la démocratie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/embed/#?secret=hDmsZIrJBD#?secret=s7AlKzEC3b" data-secret="s7AlKzEC3b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le sursaut ne peut être que collectif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce spectre, il serait vain d’attendre un sauvetage venu d’en haut. Les dernières années l’ont montré : les solutions promises par le sommet de l’État tardent, se diluent ou ne viennent tout simplement pas. C’est pourquoi le sursaut ne peut être que collectif, populaire, et d’abord local. Il appartient aux citoyens eux-mêmes de reprendre en main un pays qui leur appartient, de redevenir exigeants envers leurs institutions comme envers eux-mêmes, de refuser que le laisser-aller devienne une culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sursaut suppose que chaque citoyen accepte de devenir, à son échelle, comptable de lui-même : de son quartier, de sa consommation, de son civisme, de son vote, de son engagement associatif. Aucune administration, si bien dotée soit-elle, ne peut se substituer à cette responsabilité individuelle et collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sursaut nécessite aussi un cadre institutionnel : une gouvernance locale imputable – une urgence plus que jamais vitale pour sauver le pays. C’est cette architecture qui mettra gouvernés et gouvernants devant leurs responsabilités respectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’un slogan décentralisateur de plus, mais d’un changement de méthode : donner aux collectivités locales et à leurs élus les moyens et la responsabilité réelle de gérer ce qui les concerne directement – propreté, transport, sécurité de proximité, développement économique local – avec une gestion transparente et des mécanismes de contrôle, en coordination avec les autres échelons de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dotées de véritables leviers économiques et institutionnels, ces collectivités pourraient bâtir des pôles compétitifs capables même d’attirer investisseurs et talents, plutôt que de les voir s’en aller. C’est à cette échelle, la plus proche du quotidien, que la confiance peut se reconstruire, que les résultats deviennent visibles et que la gestion devient évaluable. C’est aussi une solution pour mobiliser les compétences dans la prise de décision et la gestion des affaires, et pour écarter l’improvisation et l’amateurisme de la chose publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une approche ascendante, du bas vers le haut, n’est pas un renoncement à l’État central : c’est la condition pour qu’il redevienne crédible. Cela suppose toutefois une rupture précise : les collectivités locales ne doivent pas dépendre d’un ministère de l’Intérieur dont la vocation n’a jamais été celle du développement territorial, et dont la nature et le fonctionnement, hérités des républiques centralisatrices d’une autre époque, sont aujourd’hui dépassés, voire nuisibles. La nomination des gouverneurs et des délégués, calquée sur le modèle préfectoral français, en est l’illustration la plus criante : des responsables désignés par décret, sans la moindre légitimité électorale, redevables au seul pouvoir central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est d’ailleurs regrettable de constater que la gestion des collectivités locales a été transférée à nouveau sous tutelle du ministère de l’Intérieur depuis 2021, renforçant la logique sécuritaire du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il n’y a pas de sauveur, prenez-vous en charge !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’action publique restera pensée loin du terrain, dans les seuls cercles d’un pouvoir central, a fortiori sous un régime autocratique opaque et sans contre-pouvoirs, elle continuera de se heurter à l’indifférence ou à la défiance des citoyens. À l’inverse, une gouvernance locale représentative, évaluée par ses résultats, peut redonner du sens à l’action publique et, progressivement, restaurer la confiance perdue. Ce sursaut par le bas ne dispense pas, pour autant, d’une refondation au sommet de l’État, qui, elle, demeure plus que jamais nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sous-développement ne s’installe pas toujours brutalement. Il s’infiltre par l&rsquo;habitude, par la résignation, par l’attente d’un sauveur. La Tunisie n’est pas condamnée à ce destin, mais elle ne l’évitera pas en attendant que la solution tombe d’en haut. Elle l’évitera le jour où les Tunisiens décident de devenir les architectes de leur propre destin et les responsables de leurs propres choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Docteur en politiques publiques.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M59yVSTLDw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-le-piege-du-presidentialisme/">Tunisie | Le piège du présidentialisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le piège du présidentialisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-le-piege-du-presidentialisme/embed/#?secret=UFnWof0edl#?secret=M59yVSTLDw" data-secret="M59yVSTLDw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-le-spectre-du-sous-developpement/">La Tunisie et le spectre du sous-développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/la-tunisie-et-le-spectre-du-sous-developpement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sortir l’Afrique du sous-développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 09:31:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[sous-développement]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7879214</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une opportunité inespérée de sortir l’Afrique du sous-développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/">Sortir l’Afrique du sous-développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La bataille de leadership de ce 21<sup>e</sup> siècle entre les Etats-Unis et la Chine, sur fond de tensions géopolitiques et de crise économique mondiale peut être une opportunité inespérée de sortir l’Afrique du sous-développement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-7879214"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Union Africaine pourrait par mise en concurrence, proposer à l’Europe, aux Etats-Unis et à la Chine, une nouvelle politique de coopération permettant à l’Afrique de déverrouiller les vannes du barrage des financements nécessaires à l’émergence du Continent et au partenaire qui l’accepte de seller son avenir de leadership du monde de ce 21<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, les avantages de leadership pour un pays sont énormes&nbsp;en termes d’influence et de pouvoir considérables&nbsp;: sur les décisions politiques, économiques et sociales à l’échelle mondiale, sur la promotion de son économie nationale et ses attraits pour les investissements étrangers, sur la coopération internationale et la résolution de problèmes mondiaux tels que la pauvreté, les conflits armés et les changements climatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tunnel du sous-développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les indépendances des pays africains, les difficultés des populations et leurs besoins n’ont cessé de s’amplifier. Aucune stratégie de développement n’a permis à un pays africain de se hisser véritablement au rang des émergents. La réalité sur le continent, c’est la régularité implacable des échecs des différentes politiques de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout sur le continent le bon sens a prouvé ses limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un sentiment de malaise voire de rupture vis-à-vis de tous les modèles et stratégies de développement recommandés à l’Afrique. Certes, il y a un consensus sur certains mécanismes, mais la crédibilité des modèles dépend des résultats réels et force est de constater qu’ils ont été catastrophiques pour l’Afrique. Les hypothèses de rationalité et de normalité sous-jacentes de ces modèles doivent être reformées. Leur critique reste la meilleure voie de leur amélioration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces échecs répétés de stratégies individuelles renforcent nos croyances qu’aucun Etat seul ne peut émerger et que l’application de stratégies <em>«bonnes»</em> sur une échelle plus importante, c’est-à-dire à toute l’Afrique, serait de nature à sortir notre continent du sous-développement et du statut de minorité géopolitique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o5UAGEQjez"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/">L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face au handicap des souverainetés nationales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/17/lafrique-face-a-lhandicap-des-souverainetes-nationales/embed/#?secret=HpfFYnPxMC#?secret=o5UAGEQjez" data-secret="o5UAGEQjez" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre international et les règles des institutions qui le sous-tendent ont été conçus et mis en place, durant la période coloniale donc sans l’Afrique. Le prisme de lecture juridique de cet ordre, à cette époque, s’est paradoxalement accommodé de l’injustice de la domination coloniale, du pillage des ressources de l’Afrique et du fait que les colonisés ne peuvent naître ni libres, ni égaux avec les colons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui la jeunesse africaine a des rêves et des espérances dont manifestement les réalisations sont incertaines dans cet ordre international et avec des voix africaines disparates. Cet ordre n’a d’ailleurs, et c’est un euphémisme, cessé de s’écarter de son&nbsp;objectif principal de promotion de la paix, de la sécurité, de la coopération et de la prospérité dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme les crises offrent parfois des moments d’opportunité,&nbsp;avec la sidérante montée en puissance de la Chine et sa volonté affichée de prendre le leadership du monde, la réalisation collective des rêves et espérances de tous les africains devient, autrement possible. Rêve de ne plus voir nos jeunes mourir en traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortune, à la recherche d’une vie meilleure, fuyant la misère et le désespoir. Rêve de pouvoir sur le continent vivre en paix, s’éduquer, se soigner, travailler dans un pays de liberté, de justice, d’égalité et de solidarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proposition d’une nouvelle coopération</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique regorge de métaux stratégiques (cobalt, lithium, coltran, cuivre…), vitaux pour l’industrie de haute technologie. Ces métaux sont utilisés dans la fabrication de composants électroniques, centrales nucléaires, superalliages, satellites, missiles, avions, lasers, blindages militaires, etc. Un petit nombre de pays dans le monde dispose de ces métaux. Ceux-ci jouent un rôle crucial dans plusieurs secteurs stratégiques et sont donc essentiels pour la sécurité nationale des grandes puissances, la production d&rsquo;énergie propre, le développement de technologies de pointe et l&rsquo;innovation. Une demande mondiale exponentielle et des restrictions à l’exportation sont attendues pour les prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle des approvisionnements de ces métaux est un avantage géostratégique sans équivalent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forts des richesses stratégiques du continent, les chefs d’Etats africains pourraient confier à l’Union Africaine la négociation et la gestion d’un plan global de sortie du sous-développement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tPHRWU5dqa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=Fh3WjuLHD2#?secret=tPHRWU5dqa" data-secret="tPHRWU5dqa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce plan pourrait porter sur un financement de 560 milliards USD (soit seulement l’équivalent du montant des échanges durant 30 minutes sur le marché des devises) destinés à la construction d’industries de transformation et d’infrastructures de qualité, entre autres, infrastructures de transport, énergétiques, sanitaires, éducatives et de télécommunications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande de ce financement, par concours directs du partenaire et/ou mécanisme de garantie de celui-ci pour les emprunts ou émissions obligataires de l’Union Africaine, pourrait être faite à chacune des parties: Union Européenne, Etats-Unis, Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie de ce financement et jusqu’au remboursement de sa totalité, les états africains pourraient s’engager vis-à-vis du partenaire choisi, à&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">(i) lui vendre prioritairement leurs métaux stratégiques;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(ii) faire bénéficier ses entreprises des préférences nationales légales relatives à l’attribution de tout marché public, notamment ceux liés à la construction d’infrastructures;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(iii) lui importer les biens d’équipement et services à concurrence du montant du financement;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(iv)&nbsp;libeller leurs exportations dans sa monnaie et ne s’endetter que dans sa monnaie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(v)&nbsp;maintenir&nbsp;dans les réserves de change de chaque banque centrale africaine un seul minimal de 60% dans sa monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage pour le partenaire est la sortie de la crise économique actuelle, l’assurance d’une relance durable de son économie, les facilités d’accès à un grand marché en forte croissance, éventuellement la création d’une zone de libre-échange et enfin le renforcement de son positionnement géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenaire pourrait être privilégié</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouveau schéma de coopération, l’Union Européenne qui a toujours été et est actuellement le principal bailleur de fonds du continent, eu égard à sa proximité historique, géographique, linguistique, sa protection des droits de l’homme et le niveau de qualité élevée de ses normes, apparait comme le partenaire idéal. Le marché africain deviendrait pour l’Europe, celui du Mexique pour les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte de tensions géopolitiques actuelles, la naissance d’une telle alliance, Europe-Afrique, serait incontestablement un facteur de paix, de prospérité et de stabilité du monde. Une évolution favorable vers la construction d’un nouvel ordre international qui serait plus juste, plus solidaire, plus protecteur des droits humains et des libertés individuelles afin de rendre inutiles et impossibles les guerres, renforçant les rapports géoéconomiques et affaiblissant la géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance permettrait&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">(i)&nbsp;à&nbsp;l’Afrique d’émerger, d’accélérer sa croissance économique et la convergence de ses économies pour accompagner la création de sa monnaie et de ses marchés financiers, de s’assurer l’attractivité de l’investissement étranger, de devenir un acteur majeur de l’économie mondiale, de peser sur les décisions relatives aux grands défis mondiaux, de ne plus être le continent du chaos et de la misère;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(ii) à l’Europe de renforcer durablement sa croissance, la compétitivité de son économie, ses intérêts sur son flanc sud, le rôle de l’Euro comme monnaie de référence, de réserve, d’échange et de règlement, de prendre immanquablement le leadership du monde de ce 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Nbovrnm1nw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/">L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique entre rêve chinois et rêve américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/25/lafrique-entre-reve-chinois-et-reve-americain/embed/#?secret=4GaoNKwn5Z#?secret=Nbovrnm1nw" data-secret="Nbovrnm1nw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une non-adhésion occidentale à cette proposition de coopération et son acceptation par la Chine ouvrirait, sans nul doute, à cette dernière la porte du leadership mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dispositif africain d’accompagnement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accompagnement de cette nouvelle politique de coopération nécessiterait&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">(i) la création par l’Union Africaine d’un organisme de gestion et de suivi de ces financements, ainsi que de promotion des échanges avec le partenaire choisi;</p>



<p class="wp-block-paragraph">(ii)&nbsp;la mise en place d’un cadre juridique et règlementaire relatif aux emprunts et émissions obligataires de l’Union Africaine ainsi qu’une coordination entre les membres de l’Union Africaine&nbsp;: sur la ventilation des financements entre les pays, sur la répartition des risques afin d’éviter que les pays les plus solides aient à devoir supporter une partie des risques des pays plus faibles, sur l’indemnisation des pays les plus solides liée au surcout des emprunts (taux d’intérêt) conséquence de la présence dans l’Union de pays plus faibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opportunité est historique et tout ce qui précède est à la portée de nos chefs d’Etats africains. Le réveil de l’Afrique pourrait provoquer des débats passionnés, des oppositions, des pressions étrangères, rendant nécessaire une dose de courage et de convictions pour la prise de telles grandes décisions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste, banquier, financier. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/">Sortir l’Afrique du sous-développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
