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	<title>Archives des souveraineté numérique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des souveraineté numérique - Kapitalis</title>
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		<title>Data centers &#124; La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 06:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adca]]></category>
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		<category><![CDATA[Rising Advisory]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La part de l’Afrique de l’infrastructure informatique mondiale et notamment des Data Centers ne représente toujours que 0,6 %. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/">Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Afrique est en voie de tripler sa capacité de data centers d’ici la fin de la décennie, mais le continent ne représentera toujours que 0,6 % de l’infrastructure informatique mondiale, selon le rapport publié ce mardi 24 février 2026 par l’Africa Data Centres Association (Adca) et Rising Advisory.</em></strong></p>



<span id="more-18404793"></span>



<p>La charge informatique active en Afrique s’élève à 360 mégawatts (MW), avec 238 MW en cours de construction et 656 MW supplémentaires prévus. Si tous les projets aboutissent, la capacité totale atteindrait environ 1,2 gigawatt. Malgré cette expansion, la part de l’Afrique dans la capacité mondiale devrait rester globalement inchangée alors que l’investissement s’accélère aux États-Unis, en Europe et en Asie.</p>



<p>En dehors de l’Afrique du Sud, les niveaux d’occupation moyens restent proches d’un tiers de la capacité disponible, reflétant des infrastructures construites en anticipation de la demande future des fournisseurs de cloud hyperscale et de l’intelligence artificielle.</p>



<p>Le rapport souligne que l’approvisionnement en énergie, plutôt que la connectivité par fibre optique, est devenu la principale contrainte au développement de nouveaux sites. Les déficits énergétiques et les pertes de transmission atteignant jusqu’à 25 % dans certains centres urbains poussent les opérateurs vers des accords d’achat d’énergie à long terme, des micro-réseaux et la colocalisation avec des infrastructures d’énergie renouvelable.</p>



<p>Plus de 40 pays africains ont désormais adopté des lois sur la protection des données, et 15 ont formalisé des stratégies nationales en matière d’IA, reflétant un virage vers la souveraineté numérique et l’hébergement local des données.</p>



<p>L’Afrique représente environ 20 % de la population mondiale, mais héberge moins de 1 % de la capacité mondiale des centres de données.</p>



<p><em>«Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage technologique, c’est une course contre la montre pour éviter que l’Afrique ne soit durablement exclue de la nouvelle économie mondiale de l&rsquo;intelligence artificielle»</em>, a déclaré Faith Waithaka, présidente de l’Adca.</p>



<p>Le rapport complet, Data Centres in Africa 2026, est <a href="http://africadca.org/fr/data-centres-in-africa-2026-le-rapport-economique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disponible publiquement</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/">Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Si Trump facturait l’accès aux réseaux sociaux, combien cela couterait-il aux Tunisiens ? </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/03/si-trump-facturait-lacces-aux-reseaux-sociaux-combien-cela-couterait-il-aux-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 08:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[TikTok]]></category>
		<category><![CDATA[WhatsApp]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les réseaux sociaux et outils numériques américains offrent des opportunités immenses mais imposent aussi une dépendance silencieuse à la société tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/03/si-trump-facturait-lacces-aux-reseaux-sociaux-combien-cela-couterait-il-aux-tunisiens/">Si Trump facturait l’accès aux réseaux sociaux, combien cela couterait-il aux Tunisiens ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les réseaux sociaux et outils numériques américains structurent aujourd’hui profondément la société tunisienne. Ils offrent des opportunités immenses, mais imposent aussi une dépendance silencieuse. Le vrai défi est désormais d’équilibrer cette influence, pour que la Tunisie passe de consommateur passif… à acteur souverain de son avenir numérique. Mais si Trump décidait de facturer aux Tunisiens – et pas qu’eux – l’accès aux réseaux sociaux, combien cela couterait ?&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-17147005"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Cela coûtera à la Tunisie 2 à 3 milliards de $ US annuellement. Pour les détenteurs des comptes Facebook et extensions Meta (Messenger, WhatsApp, etc.). Pas loin de 36 dinars par mois, pas loin de 400 dinars par an et par accès. Détail et contexte…</p>



<p>Nous sommes début août, et depuis 2 jours, les marchandises tunisiennes arrivant aux ports américains sont imposées à 25% de taxe, comme l’a décidé Trump.<br>On comprend que la Tunisie a accepté le deal. Mais ce n’est pas fini. Trump demanderait plus à la Tunisie, et pays comparables ayant refusé de pactiser avec Israël et les Accords d’Abraham, ou ayant des contentieux avec les États-Unis.</p>



<p>Dans le sillage des tractations de l’imposition de nouveaux tarifs douaniers, le Président Trump peut veut rendre payant la connexion à tous les réseaux sociaux et plateformes numériques à la Tunisie, et pas seulement.</p>



<p>Pour l’instant c’est quasiment gratuit, pour cultiver l’addiction et saturer l’espace face aux compétiteurs. Mais, pas certain que ça dure…cette gratuité stratégique et à double tranchant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Facturation de la connexion aux réseaux sociaux</h2>



<p>On explore ici un scénario hypothétique rendant l’accès aux réseaux sociaux américains payant pour la Tunisie, actuellement gratuit. Ce n’est qu’une Simple hypothèse fictive, mais plausible. Sortez vos calculettes…</p>



<p>Chaque jour, des millions de Tunisiens ouvrent leur application Facebook, scrollent sur Instagram, envoient des messages sur WhatsApp, utilisent Zoom, teams, visionnent des vidéos sur de multiples plateformes, interrogent ChatGPT…<br>Et derrière cette routine numérique se cache un véritable moteur économique, dominé par des plateformes quasiment toutes américaines et gratuites pour l’essentiel des usages.</p>



<p>En 2025, on estime que plus de 7,25 millions de Tunisiens ont un compte individuel actif sur les réseaux sociaux ( sans compter les institutions et les entreprises privées).</p>



<p>C’est plus de 60 % de la population totale, et près de 82 % des adultes. Mais ces chiffres ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ce qui se joue derrière les écrans, c’est une économie digitale qui brasse deux à trois milliards de dollars chaque année en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poids écrasant de Facebook et consorts</h2>



<p>Facebook reste incontestablement la plateforme la plus utilisée en Tunisie, avec près de 9 millions d’utilisateurs actifs, au total (compte individuel et institutionnel). À elle seule, elle concentre la majorité des investissements publicitaires numériques via ses formats sponsorisés, ses publicités en story, ses groupes commerciaux ou ses pages professionnelles.</p>



<p>Quasiment tous les ministères, entreprises publiques, banques et institutions diverses communiquent par Facebook, ayant des difficultés à entretenir et mettre à jour leurs sites web.</p>



<p>C’est un autre drame du pays, ces solutions de facilité, tous communiquent par Facebook, et échangent des documents stratégiques par des comptes e-mails et serveurs nuagiques hébergés aux États-Unis, ou chez les géants de la Tech américaine. L’Europe n’y pas dans cette course infernale au numérique.</p>



<p>Instagram, également propriété de Meta, attire quant à lui environ 3,4 millions de Tunisiens, principalement les jeunes urbains et les amateurs de contenu visuel.<br>TikTok, en plein essor, dépasse désormais les 5 millions d’utilisateurs adultes, séduisant une génération ultra-connectée par ses vidéos courtes et virales.</p>



<p>YouTube n’est pas en reste, utilisé par environ 7 millions d’internautes, autant pour l’information, la musique, que le divertissement.<br>LinkedIn, plus discret, atteint les 2,45 millions de membres, consolidant son rôle de réseau professionnel en Tunisie, particulièrement chez les diplômés et jeunes actifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie numérique en croissance rapide</h2>



<p>L’impact de ces plateformes ne se mesure pas seulement en clics ou en likes. Il se chiffre aussi en dollars et en euros. En 2024, les dépenses publicitaires numériques en Tunisie ont atteint environ 200 millions de dollars. C’est un record, porté en grande partie par les campagnes diffusées sur Facebook, Google, YouTube et TikTok.</p>



<p>Le premier poste de dépense est la publicité sur les moteurs de recherche, essentiellement via Google Ads, qui attire à lui seul plus de 66 millions de dollars US. Un outil incontournable pour les commerçants, entreprises ou hôtels cherchant à attirer une clientèle ciblée.</p>



<p>La publicité vidéo arrive juste derrière, avec près de 31 millions d’euros investis sur des plateformes comme YouTube ou TikTok. Ces formats visuels, qu’il s’agisse de vidéos longues ou de contenus très courts, ont désormais la préférence des annonceurs. Leur efficacité, notamment sur mobile, est jugée bien supérieure aux formats classiques.</p>



<p>L’affichage publicitaire — les bannières sur les sites ou dans les applications — reste lui aussi significatif, représentant près de 29 % des dépenses numériques. Ces formats, très utilisés sur Facebook ou Instagram, permettent aux marques d’ancrer leur présence dans la navigation quotidienne des internautes.</p>



<p>Enfin, les petites annonces numériques — du type <em>«classés»</em>, comme celles vues dans les groupes Facebook de vente locale ou sur des plateformes spécialisées — génèrent à elles seules environ 5,7 millions d’euros. Un chiffre modeste, mais en progression constante.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cThuBqYWOH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/tunisie-etats-unis-lincontournable-deal-dici-48-heures/">Tunisie-Etats-Unis | L’incontournable deal, d’ici 48 heures</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Etats-Unis | L’incontournable deal, d’ici 48 heures » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/tunisie-etats-unis-lincontournable-deal-dici-48-heures/embed/#?secret=OhHGm7oW0c#?secret=cThuBqYWOH" data-secret="cThuBqYWOH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La montée de la publicité programmatique</h2>



<p>Un autre changement majeur s’opère discrètement : la transition vers la publicité programmatique, c’est-à-dire l’achat automatisé d’espaces publicitaires en temps réel. En 2023, ce marché représentait déjà 94 millions de dollars en Tunisie. Il pourrait atteindre 144 millions d’ici 2028, selon les dernières prévisions.</p>



<p>Ce système permet aux marques de cibler très précisément leurs audiences, en fonction de leur âge, de leur localisation, de leurs centres d’intérêt, ou de leur historique de navigation.</p>



<p>En parallèle de cette transformation sociale et économique, un autre pan du numérique s’est développé : celui de la visioconférence et de la collaboration professionnelle à distance.</p>



<p>Depuis la pandémie, Zoom s’est imposé comme le leader dans les universités, les ONG, les conférences et les webinaires. Il est aujourd’hui encore massivement utilisé dans les formations en ligne et les événements virtuels.</p>



<p>Microsoft Teams s’est, lui, implanté dans les grandes entreprises, les banques, les écoles privées et certaines administrations. Il est plébiscité pour sa capacité à centraliser les échanges, les documents et les réunions.</p>



<p>Google Meet, plus léger et souvent gratuit, reste la solution préférée des startups et des structures plus modestes, notamment celles déjà intégrées à l’écosystème Google (Gmail, Google Drive, Agenda…).</p>



<p>Quant à Slack, il reste marginal en Tunisie, sauf dans les entreprises technologiques tournées vers l’international ou les projets freelance collaboratifs.<br>Ces outils ont permis l’essor du télétravail, du freelancing, et d’une nouvelle culture professionnelle, hybride, mobile, et bien souvent connectée à des marchés extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une dépendance stratégique aux géants américains</h2>



<p>Si la digitalisation tunisienne est impressionnante par sa rapidité et sa profondeur, elle soulève aussi des questions géopolitiques et économiques. Car toutes ces plateformes — Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Zoom, Teams — sont américaines ou chinoises.</p>



<p>Les données des utilisateurs, les règles de modération, les algorithmes qui déterminent ce que nous voyons ou non… tout cela échappe au contrôle des utilisateurs.</p>



<p>La quasi-totalité des revenus publicitaires générés en ligne transitent par des entreprises étrangères. Et les contenus mis en avant sont souvent dictés par des logiques globales, peu adaptées aux réalités locales.</p>



<p>Face à cela, peu d’alternatives locales ont émergé. Les initiatives tunisiennes dans le numérique — réseaux sociaux, moteurs de recherche, outils collaboratifs — restent embryonnaires. La souveraineté numérique du pays demeure, pour l’heure, un défi plus qu’un projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté numérique ne se décrète pas</h2>



<p>L’enjeu pour la Tunisie n’est pas de se déconnecter, ni de rejeter ces outils, mais plutôt d’organiser une cohabitation intelligente : accompagner les usages, réguler les abus, protéger les données, former les professionnels, encourager l’innovation locale.</p>



<p>Car le numérique n’est pas qu’un outil de consommation. C’est un espace économique, culturel, politique. Un espace où se joue une part de l’avenir du pays.<br>En 2025, les réseaux sociaux et outils numériques américains structurent profondément la société tunisienne. Ils offrent des opportunités immenses, mais imposent aussi une dépendance silencieuse. Le vrai défi est désormais d’équilibrer cette influence, pour que la Tunisie passe de consommateur passif… à acteur souverain de son avenir numérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière les chiffres, une dépendance stratégique</h2>



<p>Tous ces investissements se font presque exclusivement via des plateformes étrangères, principalement américaines. Facebook, Instagram, Google, YouTube, TikTok, LinkedIn : tous ces géants captent non seulement l’attention des internautes, mais aussi les budgets publicitaires des entreprises tunisiennes.</p>



<p>Cette dépendance soulève des questions. Qui contrôle les données des utilisateurs ? Qui fixe les règles de modération ou les algorithmes de diffusion ? Et surtout, quelle part de cette manne économique revient réellement à l’économie tunisienne ?<br>Les réseaux sociaux américains offrent aux Tunisiens des opportunités réelles : de visibilité, d’emploi, de commerce, de formation.</p>



<p>Mais ils concentrent aussi le pouvoir entre les mains d’acteurs globaux, difficilement régulés à l’échelle nationale. Le défi, pour les prochaines années, sera donc d’accompagner cette croissance numérique tout en veillant à ce qu’elle serve aussi les intérêts locaux : en encourageant l’émergence de créateurs tunisiens, en soutenant les startups locales, ou en encadrant mieux l’usage des données personnelles.</p>



<p>Les réseaux sociaux ne sont plus une distraction. Ils sont une industrie. Et en Tunisie, cette industrie est de plus en plus américaine, de plus en plus lucrative et de plus en plus incontournable.</p>



<p>Et à cause de cela, Trump peut faire mal, très mal, s’il décide de monnayer l’accès aux réseaux sociaux en Tunisie, ou ailleurs dans des pays comparables.</p>



<p>Imaginez la Tunisie sans Facebook!</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="opdRu8sxyg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/14/tunisie-la-democratie-a-lepreuve-des-reseaux-sociaux/">Tunisie : La démocratie à l&rsquo;épreuve des réseaux sociaux</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La démocratie à l&rsquo;épreuve des réseaux sociaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/14/tunisie-la-democratie-a-lepreuve-des-reseaux-sociaux/embed/#?secret=vSF2gXqECQ#?secret=opdRu8sxyg" data-secret="opdRu8sxyg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/03/si-trump-facturait-lacces-aux-reseaux-sociaux-combien-cela-couterait-il-aux-tunisiens/">Si Trump facturait l’accès aux réseaux sociaux, combien cela couterait-il aux Tunisiens ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie pourrait faire de Bizerte un African Digital Hub</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/20/la-tunisie-pourrait-faire-de-bizerte-un-african-digital-hub/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 May 2021 11:18:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La souveraineté numérique est désormais une condition essentielle pour le développement des nations. Les pays du sud de la Méditerranée font face aujourd’hui à un besoin accru de promotion de leur souveraineté numérique par l&#8217;hébergement de la data africaine sur le territoire africain. African Digital Hub est un projet ambitieux qui va tirer profit du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/20/la-tunisie-pourrait-faire-de-bizerte-un-african-digital-hub/">La Tunisie pourrait faire de Bizerte un African Digital Hub</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/African-Digital-Hub-Bizerte.jpg" alt="" class="wp-image-349492"/></figure></div>



<p><strong><em>La souveraineté numérique est désormais une condition essentielle pour le développement des nations. Les pays du sud de la Méditerranée font face aujourd’hui à un besoin accru de promotion de leur souveraineté numérique par l&rsquo;hébergement de la data africaine sur le territoire africain. African Digital Hub est un projet ambitieux qui va tirer profit du positionnement géographique et géo-numérique de la Tunisie, au centre du monde et au centre de la Méditerranée, pour créer un hub numérique mondial.</em></strong></p>



<span id="more-349491"></span>



<p>Le marché des câbles sous-marin a le vent en poupe. Aujourd&rsquo;hui, 450 à 500 câbles sont en service dans le monde entier, soit 1,2 million de kilomètres de câbles posés au fond des mers pour interconnecter les continents et les pays du monde entier. Il existe une grande diversité en taille et en capacité. Ces installations assurent des dizaines de millions de connexions simultanées. Pratiquement, 99% des flux intercontinentaux passent par les câbles sous-marins.</p>



<p>En termes de capacité et de coût, les réseaux sous-marins offrent la solution la plus pertinente pour pouvoir se connecter. Ils constituent la colonne vertébrale de la connectivité internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Beaucoup de mal à répondre à la demande de connectivité</h3>



<p>Selon Damien Bertrand, expert en connectivité, <em>«le secteur des câbles sous-marin est en plein essor. Aujourd&rsquo;hui, il y a une forte demande de connectivité à laque les géants mondiaux de fabrication de câbles sous-marins à savoir Alcatel Submarine Networks (ASN), SubCom, NEC et HMN ne peuvent pas y répondre. Le développement technologique et l&rsquo;accroissement exponentiel des objets connectés mettent le réseau Internet sous pression».</em></p>



<p>Il est utile de mentionner que ASN, SubC0om, NEC et HMN se partagent aujourd’hui le marché des câbles sous-marin avec des parts divers. ASN et SubCom ont chacun 40% de parts de marché alors que NEC et HMN se partagent le reste.</p>



<p>M. Betrand a ajouté : <em>«Une évolution extrêmement rapide a été également recensée côté opérateur. Au cours des 6 dernières années, le volume des câbles s’est rapidement développé. Auparavant, il y a les opérateurs traditionnels comme Tunisie Telecom, Orange et Telecom Italia qui avaient leurs propres câbles. Ces opérateurs détiennent aujourd’hui 1/3 des réseaux sous-marins à travers le monde. Les OTT, Amazon, Google et Facebook ont fait également un peu près de 1/3 de câbles existants alors qu’ils étaient à zéro il y a 6 ans. Il y a aussi les opérateurs neutres de câbles sous-marin mutualisés qui font aussi 1/3 des câbles Internet mondiaux».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une opportunité pour placer la Tunisie sur la carte numérique mondiale</h3>



<p>Située le plus au nord de l’Afrique avec une large ouverture sur la Méditerranée, la Tunisie, à travers la ville de Bizerte, est naturellement favorable pour faire atterrir des câbles sous-marins.</p>



<p>Selon Damien Bertrand : <em>«La chance de la Tunisie, c’est sa position géographique et stratégique au cœur de la Méditerranée. Ce pays a aujourd’hui une forte opportunité pour héberger un port numérique et devenir l’un des hubs incontournables du réseau mondial internet. Il y a aussi la géographie sous-marine qui fait que tous les câbles de la Méditerranée passent entre la Sicile et la Tunisie. Même au niveau des fonds sous-marins, la ville de Bizerte est naturellement favorable pour être un point d’atterrissage des câbles».</em></p>



<p>Il a ainsi souligné : <em>«Il y a aujourd’hui des initiatives pour profiter du positionnement de la Tunisie et renforcer sa connectivité. African Digital Hub est l’un des projets ambitieux qui visent à connecter l’Afrique avec le reste du monde à travers ce qu’on appelle les points cardinaux numériques. À travers ce projet, la Tunisie pourrait renforcer sa position numérique à l&rsquo;échelle nationale et internationale». Et M. Bertrand d’expliquer : «Le pays est aujourd&rsquo;hui sur le câble SEA-ME-WE4 mis en service en 2005 qui vient d’extrême orient et finit à Marseille. Il a un atterrissage à Bizerte. Donc là, on a 16 membres de consortium, 20.000 kilomètres de long et deux pairs de fibre et la capacité est partagée entre tous les membres. Rajouter de la capacité pour satisfaire la demande croissante de connectivité coûtera relativement plus cher que de remplacer les câbles existants. La durée de vie des câbles sous-marins est estimée à 25 ans. Les câbles mis dans l’eau depuis 10 à 15 ans peuvent être technologiquement dépassés parce que l’évolution est très rapide. Le remplacement des câbles existants est donc la solution la plus pertinente en termes de capacité et de coût. C’est le choix qui va impacter la prochaine génération en Tunisie».</em></p>



<p>L’expert enchaîne : <em>«À l&rsquo;échelle internationale, la Tunisie, à travers African Digital Hub, devrait jouer un rôle de Gateway Nord de l’Afrique pour être à l’avenir souveraine et autonome. Et Bizerte devrait être la première pierre de l’édifice. La Tunisie a des atouts clairs et a cette opportunité qui est à prendre. Ce qu’il faut maintenant, c’est arriver à décider, à avancer, à passer en mode projet et à être présent sur la carte numérique des câbles sous-marins de la Méditerranée. Plus tôt c’est fait, plus il est probable que la Tunisie joue ce rôle».</em></p>



<p>M. Bertrand a évoqué, à titre d’exemple à suivre, l’expérience de Marseille en tant que l’un des plus importants points d’atterrissage de câbles sous-marins à l’échelle européenne et internationale. <em>«Le port numérique de Marseille représente aujourd’hui autant de business que le port traditionnel. Son impact économique est estimé à 8 milliards de dollars, soit l’équivalent de l’impact économique du port traditionnel. Grâce à cette nouvelle activité, la ville française a réussi à doubler son port. On est aujourd&rsquo;hui à 14 câbles numériques à Marseille. Mais dans la communication, on a besoin de la diversité. Il y a naturellement deux villes qui vont permettre cette diversité; Gènes en Italie et Barcelone en Espagne qui sont en train de monter en puissance. Alors, ce qu’on voit, que les flux de la Data se sont dirigés de l’Europe du nord (premier câble sous-marin reliait l’Angleterre à Paris) vers le sud. La prochaine étape, ce sera de traverser la Méditerranée. C’est l’Afrique du nord, et plus particulièrement la Tunisie, qui devrait jouer ce rôle et prendre sa place sur l’échiquier numérique mondial»,</em> conclut-il.</p>
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