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	<title>Archives des Standard &amp; Poor’s - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Standard &amp; Poor’s - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&#038;P</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 07:03:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rapport de Standard &#038; Poor's (S&#038;P) sur les perspectives économiques de court terme en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/">Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&amp;P</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le rapport de </em></strong><strong><em>Standard &amp; Poor&rsquo;s</em></strong><strong><em> (S&amp;P) sur les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon la traduction qu’en a faite Economics for Tunisia (E4T), le blog de l’économiste Moktar Lamari.</em></strong></p>



<span id="more-15579845"></span>



<p>La reprise de la Tunisie s’accélérera lentement en 2025, soutenue par le tourisme mais freinée par la sécheresse agricole. La croissance économique devrait continuer à s’améliorer, avec la reprise du secteur du tourisme, qui représente 14% du PIB, menant la dynamique. Après une croissance nulle en 2023, la croissance du PIB réel devrait s&rsquo;accélérer, passant de 1,2% en 2024 à 2,0% en 2025.</p>



<p>L’Europe, ainsi que ses voisins africains, la Libye et l’Algérie, deux pays riches en ressources, constituent une grande source de touristes. La croissance de l’industrie manufacturière et de la construction devrait être positive en 2025, même si la croissance des services devrait ralentir. La production agricole n’a que partiellement rebondi et devrait ralentir en 2025.</p>



<p>La demande d’exportations de biens s’accélère progressivement à mesure que la demande en provenance de la périphérie sud de l’Europe prend de l’ampleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie devra chercher d’autres prêteurs que le FMI</h2>



<p>Les négociations avec le Fonds monétaire international sur le mécanisme élargi de crédit de 1,9 milliard de dollars (4,0 % du PIB) d’une durée de quatre ans sont toujours au point mort, la Tunisie ne montrant aucune volonté d’accepter la conditionnalité du FMI.</p>



<p>La Tunisie devra chercher d’autres prêteurs, principalement des gouvernements étrangers, pour refinancer la dette extérieure existante et emprunter de nouvelles dettes. La stratégie d’emprunt de la Tunisie reste risquée. Nous prévoyons que les prêteurs étrangers, y compris les monarchies du Golfe, fourniront des fonds pour refinancer la dette extérieure existante ou la nouvelle au cas où cela serait nécessaire, du moins à court terme.</p>



<p>Les réserves de change de la banque centrale tunisienne devaient atteindre 8,2 milliards de dollars à la fin de 2024 (contre 7,9 milliards de dollars). L’inflation a tendance à baisser progressivement, mais elle restera élevée, et les vulnérabilités financières demeurent prévalentes.</p>



<p>L’inflation devait s’établir en moyenne à 6,9% en 2024 et à 6,6% en 2025, après avoir atteint 9,3% en 2023. Bien que la baisse des coûts de l’énergie ait contribué à faire baisser l’inflation globale, l’inflation des prix des denrées alimentaires reste élevée. L’inflation est enracinée en Tunisie et ne ralentira donc que lentement au cours des deux à trois prochaines années, car les perspectives des prix des matières premières restent faibles.</p>



<p>Bien que cela soit peu probable à court terme, une escalade de la crise de la dette extérieure tunisienne pourrait contraindre la banque centrale à accepter une dévaluation du dinar tunisien, ce qui stimulerait l’inflation des prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poursuite de la dépréciation du dinar tunisien &nbsp;</h2>



<p>Le dinar tunisien a été relativement stable par rapport au dollar américain en 2024, malgré une certaine dépréciation suite aux élections américaines. Cependant, une reprise de la trajectoire progressive de dépréciation par rapport au dollar américain est probable en 2025, à mesure que l’écart de la balance courante se creuse et que l’euro s’affaiblit.</p>



<p>Il existe également un risque d’une dévaluation plus large du dinar, entre 10% et 20% par rapport au dollar américain, pour se conformer aux conditions du FMI.</p>



<p>La Banque centrale de Tunisie (BCT) a relevé son taux d’intérêt directeur à 8,00% en janvier 2023, contre 6,25% avant le début du cycle de resserrement en mai 2022, afin de contrer les pressions inflationnistes et d’éviter un élargissement de la balance courante. Il a laissé les taux inchangés depuis lors.</p>



<p>Avec le ralentissement de l’inflation, nous pensons que la banque centrale pourrait éventuellement baisser les taux d’intérêt au début de 2026. La baisse du déficit de la balance courante, qui est passé de 8,0% du PIB en 2022 à 2,0% en 2023 et à 2,3% en 2024, selon les estimations, est une évolution positive, même si nos prévisions tablent sur un creusement de l’écart pour atteindre 3,5% du PIB en 2025.</p>



<p>Le manque d’accès aux marchés de capitaux internationaux rend la Tunisie dépendante des prêteurs souverains, mais limite son exposition à la hausse des taux d’intérêt et au paiement du service de la dette. La Tunisie devrait recevoir des prêts concessionnels et bilatéraux pour aider le pays à répondre à certains de ses besoins de financement.</p>



<p>L’important déficit budgétaire est un frein majeur à l’économie, car le financement de l’écart évince les emprunteurs du secteur privé. Le plan budgétaire à moyen terme 2024-2026 prévoit que l’amélioration de la gestion financière du secteur public et des entreprises du secteur public sera le principal contributeur à l’épargne budgétaire, tandis que le poste de dépenses le plus important – les salaires du secteur public, qui représentent 50% du budget du gouvernement central – n’est pas pris en compte. Du côté des revenus, le plan prévoit que la reprise économique stimulera une augmentation des demandes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déficit budgétaire devait se réduire à 5,2% du PIB en 2025</h2>



<p>Le ratio de déficit budgétaire devait encore se réduire à 6,1% du PIB en 2024 et à 5,2% du PIB en 2025, à mesure que l’économie se redresse lentement et que le commerce extérieur s’améliore régulièrement, ce qui augmente les recettes attendues. De plus, le parlement est principalement composé de membres pro-Saïed et approuvera probablement régulièrement les projets de loi du président Kaïs Saïed, ce qui rend l’opposition peu susceptible d’influencer ou de contester les propositions de l’exécutif.</p>



<p>L’ampleur du déficit nécessitera des financements. La dette publique existante est déjà élevée pour le groupe de pays pairs de la Tunisie, à 89% du PIB en 2024, dont environ la moitié provient de sources étrangères. Une telle demande importante de la part de l’État maintiendra les taux d’intérêt élevés et empêchera probablement les investisseurs du secteur privé d&#8217;emprunter.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/19/les-perspectives-economiques-de-court-terme-en-tunisie-selon-sp/">Les perspectives économiques de court terme en Tunisie, selon S&amp;P</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les agences de notation causent des dommages économiques aux pays africains.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nécessité d’agences de notation pour un pays africain en quête de levée de capitaux sur les marchés internationaux est indiscutable. Cependant, le discernement dans l’approche ou les contrats avec ces agences est impératif. Un équilibre délicat doit être maintenu, où l’aspiration à des notations favorables à un moment donnée pour lever à cout réduit des capitaux, coexiste avec les craintes à terme de dommages économiques liés aux probables dégradations futures de ces notations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-11375923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>C’est dans cette dualité que réside le défi, mais aussi l’opportunité pour le continent, de se forger un avenir économique et financier solide et durable, le rendant moins dépendant de ces agences. Cet avenir dépend de la création d’une grande agence de notation africaine, le lancement d’une monnaie unique, les développements de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dommages des mauvaises notations</h2>



<p>L’impact négatif des mauvaises notations de la solvabilité de pays africains par les agences Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch, est dévastateur pour le développement économique et social du continent. Pour rappel, ces trois grandes agences internationales contrôlent 96% du marché mondial. Elles appartiennent à des fonds américains de gestion d’actifs.</p>



<p>Aujourd’hui, tous les investissements en Afrique sont considérés, selon ces agences, comme spéculatifs, voire totalement perdants, à l’exception de ceux au Botswana (deuxième producteur mondial de diamants).</p>



<p>Des alertes internationales, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont relayées par les médias dans le monde entier. C’est une situation dramatique, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés… mais qui avaient la malchance d’avoir eu un contrat avec&nbsp; l’une de ces agences.</p>



<p>Les<em> «jugements»</em> de ces agences sur la solvabilité des emprunteurs sont considérés comme des opinions, donc celles-ci sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables.</p>



<p>Ces notations constituent un indicateur clé de prise de décision des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires économiques et financiers. Elles servent à évaluer le risque de crédit ou capacité de remboursement, associé à un émetteur de dette, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise ou d’une institution financière. Cependant, elles vont au-delà de simples évaluations de solvabilité, et ont des répercussions significatives sur le destin des pays africains. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ILGkTUtEut"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/embed/#?secret=Rw80koXlHL#?secret=ILGkTUtEut" data-secret="ILGkTUtEut" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une note dégradée signifie un coût élevé de l’endettement entraînant des taux d’intérêt plus élevés en raison d’un prétendu risque de défaut, un surcoût dans les opérations financières de cautionnement de confirmation de lettres de crédit bancaires ou d’assurance étrangère, une limitation des investissements, des difficultés pour mobiliser des financements d’infrastructures, un frein à l’innovation en décourageant les initiatives novatrices, une perte de confiance engendrant une fuite des capitaux, une dépréciation de la monnaie locale avec une perte du pouvoir d’achat, une croissance économique entravée,des dommages à la réputation des pays, en un mot une déstabilisation économique.</p>



<p>Une notation plus nuancée de ces agences, contrairement à leur vision trop simpliste et stéréotypée du continent, permettrait aux Etats africains d’économiser annuellement sur leurs emprunts environ 90 milliards USD à comparer aux 100 milliards de leurs besoins annuels d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piètre fiabilité des évaluations des agences de notation</h2>



<p>Le monde se rappelle de la manière irresponsable dont ces agences avaient noté les obligations liées aux subprimes à l’origine de la crise financière de 2008, avec 80% des titres adossés à ces crédits qui étaient notés, soi-disant, AAA (meilleure cotation) par ces mêmes grandes agences, d’où les interrogations justifiées quant à leur capacité d’évaluer les risques réels.</p>



<p>Le FMI (en septembre 2010) a évalué uniquement le coût de cette crise, en termes de dépréciations d’actifs aux USA, Europe et Japon, à 8 700 milliards USD. Les coûts directs et indirects dans le monde (récessions et autres) sont gigantesques. La réponse à cette défaillance <em>«technique»</em> des agences s’est simplement réduite à une réglementation sur leurs relations avec leurs actionnaires et filiales.</p>



<p>Cette légèreté de jugement et de comportement moutonnier aggravant à la caricature sans nuance les pires scenarii ont conduit ces mêmes agences à dissuader tout investissement en Afrique, à titre d’exemple d’absurdité, le 28 janvier 2023, Moody’s a attribué une notation «Caa2» (ultra spéculatif) à la Tunisie et le 24 octobre 2023 «B3» (très spéculatif) à l’Angola, se focalisant sur des défis du passé sans tenir compte des grandes réformes structurelles en cours, des initiatives positives et des énormes opportunités de croissance qui émergent dans ces pays.</p>



<p>Cette notation de Moody’s sur la Tunisie a d’ailleurs été contredite au Forum de Davos, ce mois-ci par la directrice du FMI, Kristalina Georgieva,&nbsp;considérant que <em>«la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles d’évaluation inadaptés au contexte africain</h2>



<p>Il est reconnu que de nombreuses imperfections caractérisent les modèles de ces agences et lorsqu’appliqués à l’Afrique, ils révèlent des lacunes significatives.</p>



<p>La première imperfection majeure réside dans la tendance à adopter des modèles standardisés, calqués sur des paradigmes économiques occidentaux de pays vieillissant avec de nombreuses sources statistiques. Ces modèles, souvent déconnectés des réalités complexes des économies africaines, ne tiennent pas compte de leurs multiples forces et potentialités.</p>



<p>La deuxième imperfection est la dépendance excessive aux données historiques. Les modèles se basent souvent sur des tendances passées pour prédire l’avenir, ce qui ne tient pas compte des changements rapides et des opportunités émergentes sur le continent africain. Les dynamiques économiques en Afrique évoluent rapidement, et les modèles qui ne s’adaptent pas à ces changements risquent de fournir des évaluations dépassées et inexactes.</p>



<p>La troisième imperfection ou faille critique réside dans la nature même de ces modèles, basés sur des paramètres établis dans des contextes bien éloignés des réalités africaines. A titre d’exemple – et je m’excuse de l’usage d’une terminologie <em>«barbare»</em> dans cet unique paragraphe – d’un point de vue technique&nbsp;: la modification du <em>«niveau de significativité statistique»</em> (multiplié par 2) pour les facteurs qui impactent la solvabilité des pays africains (appelés par les agences&nbsp;: <em>«marchés immatures»</em>), le choix des <em>«facteurs de soutien et de stress»</em> qui ont un impact fort sur la solvabilité, souvent l’omission des interférences entre ces facteurs lors du choix du modèle – une vraie sanction des pays africains, appelée par les agences&nbsp;: <em>«approche conservative»</em> – ainsi que la correction injustifiée des données pour les soi-disant <em>«marchés immatures»</em>, les écarts non corrigés entre la <em>«matrice de défaut empirique»</em> et celle théorique (passage d’un niveau de notation à un autre), la sélection, proche de l’arbitraire des coefficients de la <em>«fonction de défaut»</em> après le <em>«calibrage»</em> du modèle sur un échantillon de <em>«pays similaires»</em> (souvent en défaut), sont et de façon non exhaustive autant de biais&nbsp; de ces modèles qui jettent un discrédit sur leurs résultats pour les soi-disant<em> «marchés immatures»</em>.</p>



<p>L’Afrique, riche de ses diversités économiques, culturelles et politiques, ne peut être réduite à des équations simplistes. Les modèles mathématiques, en privilégiant la linéarité, négligent les interactions subtiles entre différents facteurs et les spécificités propres à chaque nation africaine.</p>



<p>La quatrième imperfection majeure réside dans la dépendance excessive à des indicateurs financiers classiques. En se focalisant sur des indicateurs isolés, ces modèles passent à côté de la richesse des interconnexions et des influences croisées qui caractérisent les systèmes économiques réels. Ainsi ces modèles économétriques ont souvent tendance à privilégier des indicateurs tels que le PIB (Produit intérieur brut), l’inflation, la dette, les réserves de change, le taux de croissance économique, le chômage, les exportations et les importations… Ces modèles surévaluent le poids su respect des engagements financiers passés et l’environnement politique. Ils sous-évaluent le poids des facteurs sociaux (niveau d’éducation, stabilité sociale, inégalités économiques et cohésion sociale), ainsi que les évènements externes.</p>



<p>Leurs scénarii des <em>«situations économiques»</em> sont entachés de préjugés, négligeant de nombreux facteurs de solvabilité favorables.</p>



<p>La cinquième imperfection majeure de ces modèles réside dans leur propension à généraliser l’Afrique comme une entité unique. Cette approche monolithique ignore les disparités considérables entre les pays africains, chacun possédant ses propres réalités, défis et opportunités. En considérant le continent comme un ensemble homogène, les modèles échouent à intégrer la richesse et la diversité des marchés africains.</p>



<p>Enfin, la sixième imperfection incontestable réside dans la difficulté à intégrer des facteurs qualitatifs, tels que la confiance et la perception du risque. Ces modèles, souvent axés sur des données quantifiables, peinent à rendre compte des aspects immatériels qui jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique. Ignorer ces éléments conduit à une sous-estimation des forces motrices du changement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hAxJ0Jd9lW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=D16bjCV6oU#?secret=hAxJ0Jd9lW" data-secret="hAxJ0Jd9lW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La perception du risque en Afrique</h2>



<p>Sur le continent la perception du risque diffère totalement de celle des grandes agences de notation.</p>



<p>&nbsp;Le risque en Afrique n’est pas une menace contre laquelle il faut se protéger, mais un catalyseur d’opportunités, de gains et un partenaire incontournable dans notre quête de progrès économique.</p>



<p>Chaque investissement, chaque projet, est une négociation avec l’incertitude et la rentabilité, une étreinte avec le risque. Et pourtant, c’est dans cette étreinte que se façonne le potentiel de croissance, là où l’audace et la prudence se rencontrent.</p>



<p>Dans le contexte africain, où les défis coexistent avec les opportunités, encourager une culture de prise de risques et d’audace est une condition préalable pour libérer le vaste potentiel économique du continent. Les Etats, les entrepreneurs sont les architectes du changement, et en embrassant le risque, ils deviennent les bâtisseurs d’un nouveau paysage économique de prospérité.</p>



<p>L’Afrique, terre de promesses et de défis, connaît une diversité de risques qui exigent une vision holistique intégrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d’une monnaie unique</h2>



<p>Le choix stratégique d’une monnaie unique africaine, le développement de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance jouent un rôle crucial dans le soutien de cet esprit entrepreneurial.</p>



<p>La création d’une monnaie unique africaine catalysera un développement économique sans précédent et insufflera une dynamique nouvelle au destin commun de tous les Africains.</p>



<p>L’établissement de cette monnaie résoudra bon nombre des défis économiques auxquels le continent est actuellement confronté. Il favorisera une stabilité monétaire accrue, facilitant ainsi les échanges commerciaux intra-africains. Les coûts liés aux fluctuations des taux de change seront réduits, encourageant un environnement commercial plus prévisible et propice à l’investissement.</p>



<p>Cette monnaie commune créera des marchés financiers intégrés, renforçant la capacité des Etats et des entreprises à lever des fonds à des taux d’intérêts acceptables – déterminés par la future banque centrale d’Afrique – et à investir dans des projets structurants. Les flux de capitaux intra-africains seront facilités, ouvrant la voie à une redistribution plus équitable des ressources financières sur l’ensemble du continent.</p>



<p>Cette monnaie unique constitue également un facteur puissant pour l’intégration économique. En libérant les économies des contraintes liées aux taux de change fluctuants, elle facilitera le commerce intra-africain, encourageant une croissance économique plus durable et équilibrée.</p>



<p>Enfin, mais non des moindres, une monnaie unique africaine affirmera la place du continent sur la scène internationale. Elle renforcera la capacité du continent à négocier des accords commerciaux avantageux et à jouer un rôle plus influent dans les institutions financières internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkXuGeCcvb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=MAKY0ikokr#?secret=AkXuGeCcvb" data-secret="AkXuGeCcvb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie unique reviendrait à admettre que l’économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné. Dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht. Cela n’a pas empêché l’euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>L’heure est venue de transcender les frontières monétaires qui ont longtemps entravé le potentiel collectif africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de marchés financiers africains</h2>



<p>Les marchés financiers sont les artères vitales de toute économie prospère. Ils permettent l’allocation efficiente des ressources, la mobilisation du capital et la création d’opportunités d’investissement. L’Afrique est aujourd’hui sous-représentée sur la scène financière mondiale, avec des marchés fragmentés et des institutions souvent enclines à la prudence excessive.</p>



<p>L’intégration financière et la création de marchés plus robustes, renforcera la capacité des économies à attirer des investissements et à financer des projets d’infrastructures indispensables. Cela favorisera également la diversification économique, réduisant ainsi la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Le développement des marchés financiers africains requiert une approche globale, allant de la consolidation des institutions financières à l’intégration des technologies de pointe. Le socle de cette approche est la mise en place d’un cadre réglementaire clair et d’une bonne gouvernance, favorisant ainsi la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de l’industrie de l’assurance</h2>



<p>Les développements de l’industrie de l’assurance et des marchés financiers ont été les oubliés, à tort, des décideurs africains et de leurs partenaires de développement.</p>



<p>Pourtant ils doivent constituer une priorité qui s’explique par le stade de développement atteint par les économies africaines et par les possibilités réelles de mobilisation d’une épargne, privée ou publique continentale.</p>



<p>Les marchés financiers sont le lieu où la prudence de l’assureur rencontre l’audace de l’entrepreneur, favorisant ainsi des investissements éclairés et des projets novateurs.</p>



<p>Sans l’industrie de l’assurance, la plupart des entreprises ne pourraient envisager d’opérer efficacement dans de nombreuses activités, beaucoup de projets de développement ne pourraient aboutir.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance est un facteur de croissance économique, de maîtrise des risques et de résilience face aux multiples aléas.</p>



<p>Un environnement réglementaire propice et un cadre juridique clair, transparents et adaptés sont essentiels pour susciter la confiance des investisseurs et des consommateurs.</p>



<p>Il est primordial de promouvoir la diversification des produits d’assurance pour répondre aux besoins variés des populations et des entreprises africaines, notamment contre les risques liés à la santé, aux mauvaises récoltes, aux cyber-attaques, aux catastrophes naturelles&#8230;</p>



<p>La technologie, en particulier les plateformes numériques, peut transformer radicalement le paysage de l’assurance en Afrique, en permettant l’accessibilité, en améliorant l’efficacité des opérations et en réduisant les coûts administratifs. L’intégration de l’intelligence artificielle et de la blockchain renforcent la transparence et la sécurité des transactions dans le secteur de l’assurance.</p>



<p>Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), les assureurs doivent utiliser l’analyse des données pour anticiper les tendances, identifier les risques émergents et adapter leurs produits en conséquence. A titre d’exemple, des capteurs connectés peuvent être intégrés aux produits d’assurance pour offrir des alertes préventives, que ce soit dans le domaine de la sécurité automobile ou de la prévention des sinistres.</p>



<p>L’industrie de l’assurance devra dépasser son rôle traditionnel de simple réparateur de sinistre. Elle doit être l’architecte d’une vision proactive, préventive, façonnant un avenir où les risques sont anticipés, atténués et où la stabilité financière devient une réalité partagée.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance en Afrique est un impératif stratégique pour bâtir une économie résiliente et prospère. Il faut supprimer les barrières des frontières géographiques au secteur de l’assurance, pour réaliser des opportunités d’expansion, des partenariats pour tirer profit des synergies régionales et des alliances stratégiques pour créer un réseau robuste d’acteurs assurantiels partageant une vision commune.</p>



<p>Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’assurance et les marchés financiers sont des partenaires naturels dans la gestion du risque. L’assurance, en tant que filet de sécurité financière, permet à l’économie de prospérer en dépit des incertitudes qui jalonnent son chemin. Les marchés financiers, quant à eux, offrent à l’industrie de l’assurance un terrain fertile pour réaliser des investissements dans des instruments financiers appropriés, créant ainsi une symbiose inextricable entre ces deux secteurs.</p>



<p>Enfin, la création d’une monnaie unique, le développement des marchés financiers et l’épanouissement du secteur de l’assurance sont les piliers fondamentaux de&nbsp;&nbsp; l’émergence d’une Afrique prospère, résiliente et dynamique. L’Afrique peut se forger un avenir annihilant les préjugés des agences de notation où elle ne sera pas seulement un spectateur comme aujourd’hui, mais un acteur majeur sur la scène internationale.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>S&#038;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 07:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[défaut souverain]]></category>
		<category><![CDATA[déficits jumeaux]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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		<category><![CDATA[S&P]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
		<category><![CDATA[système bancaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le manque de financements extérieurs place la Tunisie dans une situation de défaut souverain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/">S&amp;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’absence d’accord de financement entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) et le manque de financements extérieurs placent le pays dans une situation de «défaut souverain» et pourraient coûter entre 4,1 et 7,6 milliards de dollars au système bancaire tunisien, soit entre 8% et 14,8% du PIB nominal fin 2023, selon le scénario le plus extrême de l’agence de notation Standard &amp; Poor’s (S&amp;P).</em></strong></p>



<span id="more-6603725"></span>



<p>Rappelons, à ce propos, que La notation souveraine de la Tunisie par l’agence S&amp;P a été retirée en 2013 par la BCT.</p>



<p>Dans un rapport rendu public lundi 20 février 2023, l’agence de notation américaine a présenté trois scénarios hypothétiques allant du <em>«faible stress»</em> au<em> «stress sévère»</em> et sur la base d’enquêtes auprès des investisseurs, l’agence a passé en revue les impacts financiers et économiques potentiels sur le secteur bancaire, qui fait face à un environnement <em>«ambigu»</em>.</p>



<p>L’agence a également indiqué dans son rapport les impacts de la pandémie de Covid-19 sur le pays et les moyens que la Tunisie pourrait utiliser pour financer ses déficits jumeaux et faire face aux risques menaçant le système bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois scénarios</h2>



<p>En scénario de <em>«stress sévère»</em>, S&amp;P estime que le pays risque de faire défaut à ses obligations financières s’il ne parvient pas à signer un accord avec le FMI et à obtenir d’autres soutiens bilatéraux, notamment des pays du Golfe, ce qui détériorerait la balance des paiements et les finances publiques. Cette situation se traduirait également par une <em>«forte»</em> dépréciation du dinar tunisien et une<em> «hausse substantielle»</em> de l’inflation et pousserait les banques à subir de <em>«lourdes pertes»</em> et augmenterait leur besoin de recapitalisation.</p>



<p>Dans le cas du scénario <em>«low stress»</em> le plus optimiste, l’agence de notation américaine estime qu’un accord avec le FMI serait signé d’ici la fin du premier trimestre 2023 et que la mise en place des réformes rétablirait <em>«progressivement»</em> la confiance en la Tunisie et stimuler les investissements du secteur privé.</p>



<p>Les finances publiques et extérieures devraient retrouver une trajectoire <em>«soutenable»</em>. Les banques locales pourraient commencer à mettre en œuvre les réformes pilotées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) même si le coût du risque bancaire devrait rester élevé mais, sur une tendance baissière par rapport à 2020/2021, précise l’agence.</p>



<p>Cependant, deux sources principales, externe et interne, restent valables pour ce scénario. Il s’agit d’un risque externe plus important de ralentissement en Europe et de hausse des prix des matières premières et de risques internes d’instabilité politique ou d’opposition majeure aux réformes.</p>



<p>Concernant le troisième scénario de <em>«stress modéré»</em>, Standard &amp; Poor’s suppose que l’absence de mise en œuvre des réformes empêcherait le pays de mobiliser les ressources nécessaires au financement de son budget, ce qui aura des impacts sur le soutien bilatéral et multilatéral.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites du marché local</h2>



<p>Sans soutien extérieur, le gouvernement serait contraint de s’appuyer sur le marché local pour tenter de mobiliser des ressources auprès des banques ou d’autres entreprises du secteur public disposant de liquidités suffisantes. Cela pourrait exacerber la pression sur les banques et éroder la rentabilité, a déclaré l’agence.</p>



<p>Au 9 février, le volume total de refinancement du système bancaire auprès de la BCT a atteint 14,5 milliards de dinars.</p>



<p>Selon la loi de finances de 2023, la Tunisie doit mobiliser 14,8 milliards de dinars d’emprunts extérieurs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/22/sp-se-rappelle-au-souvenir-de-la-tunisie/">S&amp;P se rappelle au souvenir de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Fitch Rating]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&#8217;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&#8217;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&#8217;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&#8217;il avait publié, neuf mois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/08/Palais-de-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-233575"/></figure></div>



<p><strong><em>A l’annonce de la nouvelle dégradation de la notation souveraine de la Tunisie par l&rsquo;agence de Fitch de B- à CCC avec perspectives négatives, l&rsquo;ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n&rsquo;a pas voulu répondre aux questions des journalistes à ce sujet. Il a juste rappelé le post qu&rsquo;il avait publié, neuf mois auparavant, à l&rsquo;occasion de la précédente dégradation de cette notation de B à B–. Pour rappeler l&rsquo;époque révolue où notre pays faisait figure de leader africain dans ce domaine. Et pour interpeller les responsables de ce gâchis : les autorités qui ne montrent aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.**</em></strong></p>



<p>Par <strong>Taoufik Baccar</strong> * </p>



<span id="more-384560"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Taoufik-Baccar.jpg" alt="" class="wp-image-191396"/></figure></div>



<p>Mes excuses auprès des journalistes d’avoir refusé de commenter la nouvelle dégradation. En réalité il n’y plus rien à dire à part l’embrasement de la situation et l’accélération du rythme des baisses .</p>



<p>Voilà ce que j’ai posté un certain 10 juillet 2021 à l’occasion de l’ancienne dégradation</p>



<p>«Tristes records, l’agence de notation Fitch Rating vient d’abaisser la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie, de «B» à «B–» avec des perspectives négatives.</p>



<p>A peine quinze ans auparavant et plus exactement en mai 2007, la Tunisie fêtait le passage de sa notation au grade «A –» assortie de perspectives stables chez l’agence de notation japonaise R&amp;I, confortant ainsi le mouvement continuellement ascendant de cette note depuis l’accès du pays, pour la première fois à une notation souveraine -tenez-vous bien- en 1994, et ce, malgré le fait que ces agences avaient pris l’habitude de nous reprocher les faibles progrès sur le plan de l’ouverture politique ainsi que la centralisation des pouvoirs.</p>



<p>Beaucoup de gens ont nourri des vœux en 2011 que la transition politique mène à une amélioration conséquente de la notation de la Tunisie et à une meilleure perception à l’étranger. Il n’en fut rien hélas, car bien au contraire la notation n’a fait que se dégrader et la perception de la Tunisie n’a cessé de se détériorer dix années durant, sans aucune réaction conséquente de la part des autorités, sinon cette grande erreur stratégique commise en éliminant l’agence Standard &amp; Poor’s. la plus prestigieuse des agences de notation, de la liste des maisons qui notent notre pays oubliant que cette agence garde le droit de procéder de sa propre initiative à des <em>«notations sauvages»</em> et donnant dans la foulée un signal fort au marché et aux observateurs, de manque de transparence et d’audace pour affronter les problèmes réels du pays à travers un programme de réformes à la mesure des défis.</p>



<p>La Tunisie a ainsi perdu en une décennie, sept à huit grades, selon les agences de notation !</p>



<p>Au niveau de notre classement au niveau des rapports et des forums internationaux qui reflètent la perception de notre pays à l&rsquo;étranger, nous avons même enregistré de tristes records. Ainsi le classement de la Tunisie par le Forum de Davos est passé entre 2010 et 2015 de la 32e à 92e place, soit une dégradation de soixante (60) places, la baisse la plus sévère jamais enregistrée depuis la publication du rapport de Davos au cours de la deuxième moitié des années soixante-dix. Une contreperformance digne du livre de Guinness. </p>



<p>Nous avons à maintes reprises proposé dans les publications du Centre international Hédi Nouira de prospective et d&rsquo;études pour le développement (Ciped) et notre livre <em>«Le miroir et l’horizon : Rêver la Tunisie»</em>, une stratégie assortie d’une démarche concrète pour reconquérir une note digne d’une Tunisie qui a toujours fait figure de leader africain dans ce domaine. Malheureusement, les autorités n’ont montré aucune réactivité au malheur de la Tunisie et de son peuple.»</p>



<p>** <em>Le titre est de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/ce-sont-les-dirigeants-de-la-tunisie-qui-font-le-malheur-de-son-peuple/">Ce sont les dirigeants de la Tunisie qui font le malheur de son peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pourquoi la Tunisie est-elle le «mauvais élève» des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/pourquoi-la-tunisie-est-elle-le-mauvais-eleve-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 11:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Dhambri]]></category>
		<category><![CDATA[Moody's]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé «la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie de ‘ B-’ avec perspectives négatives à CCC». Traduisons&#160;: en termes simples, cela veut dire que la situation économique et financière de notre pays se trouve à un petit cran au-dessus de l’irréversible cataclysme. Tout...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/pourquoi-la-tunisie-est-elle-le-mauvais-eleve-des-agences-de-notation/">Pourquoi la Tunisie est-elle le «mauvais élève» des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Tunis-Ville-1.jpg" alt="" class="wp-image-384488"/></figure></div>



<p><strong><em>L’agence de notation <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/nouvelle-degradation-de-la-note-souveraine-de-la-tunisie-le-pire-est-a-encore-venir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fitch Ratings </a>a abaissé «</em>la note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie de ‘ B-’ avec perspectives négatives à CCC<em>». Traduisons&nbsp;: en termes simples, cela veut dire que la situation économique et financière de notre pays se trouve à un petit cran au-dessus de l’irréversible cataclysme. Tout le monde le craignait, tout monde le disait et tout le monde le répétait, depuis un bon bout de temps, mais nos décideurs ont, à chaque fois, choisi d’enfouir la tête dans le sable. Vous connaissez la légende de l’autruche qui a peur&nbsp;?&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Dhambri</strong></p>



<span id="more-384455"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Moncef-Dhambri.jpg" alt="" class="wp-image-340075"/></figure></div>



<p>Plantons, ensemble, le décor de cette tragédie tunisienne à laquelle nous pourrions donner le titre&nbsp;: ‘<em>La Tunisie ou le pays qui a raté toutes ses chances</em>’. Je sais, ça peut vous sembler un peu trop sévère, pessimiste. Mais, ne dit-on pas «<em>qui aime bien, châtie bien</em>»&nbsp;? Comme vous, j’aime mon pays et je ne lui veux que du bien, le plus grand bien –je vous parlerai plus bas de ceux d’entre nos compatriotes qui le haïssent et font tout pour qu’il s’enfonce, comme on est en train de le constater chaque jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous avons eu tout faux, du début jusqu’à la fin</h2>



<p>Plantons le décor, disais-je plus haut&nbsp;: en 2011, Ben Ali nous «<em>a compris</em>» –avec retard&nbsp;!– et il a déguerpi; nous avons cru prendre notre destin en main; et nous nous sommes trompés sur tout, sur toute la ligne.</p>



<p>Pour la faire courte, je dirai que nous avons fait confiance aux hypocrites d’Ennahdha parce qu’«<em>ils craignent Dieu</em>», qui nous ont imposé un <em>tartour </em>(marionnette), Moncef Marzouki, pour être le premier président de notre IIe République, nous avons élu au suffrage universel un deuxième président, Béji Caïd Essebsi, qui non content de remettre en selle Ennahdha, a permis à son fils de magouiller comme il le voulait, et nous avons plébiscité un troisième, Kaïs Saïed, qui ne sait que <em>faire joujou</em> avec la Constitution et les textes de loi –et rien d’autre, absolument rien d’autre&nbsp;! D’ailleurs, même dans le domaine de sa spécialité, il n’est pas aussi brillant que cela… Mais là n’est pas notre propos, aujourd’hui…</p>



<p>Je résume, donc&nbsp;: nous avons eu tout faux du début (le 14 janvier 2011) jusqu’à la fin (le 19 mars 2022); et, entre les deux, nous avons formé une bonne dizaine de gouvernements –peut-être même plus, je ne sais plus– tous incompétents, nuls, prétentieux, infréquentables…</p>



<p>J’enfonce un autre clou, dans le cercueil de notre agonisante Tunisie: immatures comme nous sommes, nous ferons et referons les mêmes erreurs, les mêmes conneries –excusez cet écart de langage d’un septuagénaire qui en a gros sur la patate et qui a eu tort de croire en cette p****n de révolution.</p>



<p>Revenons, donc, à la note de Fitch Ratings. Avec mes modestes connaissances de titulaire d’un bac’ lettres, j’ai cru comprendre que la note CCC accordée hier, vendredi 18 mars 2022, à notre pays par cette agence de notation financière est «&nbsp;<em>l’une des plus mauvaises</em>&nbsp;», que notre pays est «&nbsp;<em>vulnérable</em>&nbsp;» et que sa capacité à faire face à ses engagements financiers est presque nulle… Bref, notre pays n’intéresse plus les investisseurs nationaux et internationaux, car il est sujet à un risque de crédit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En attendant la prochaine humiliation&#8230;</h2>



<p>Vous en voulez plus&nbsp;? Eh bien, je vous sers une autre gorgée de mon poison : le monde nous tourne le dos&nbsp;; il regrette d’avoir cru en nous et notre «&nbsp;printemps&nbsp;» et à notre prix Nobel de 2015&nbsp;; le monde reprend ses billes&nbsp;; il nous abandonne&nbsp;; il nous laisse à notre Chevalier d’El-Mnihla, à sa démocratie participative, sa «&nbsp;<em>construction à partir de la base</em>&nbsp;»&nbsp;; il nous laisse au «&nbsp;<em>peuple</em> [qui] <em>veut</em>&nbsp;» pour démolir le petit peu qui reste de notre Tunisie.</p>



<p>Le verdict de Fitch Ratings est confirmé par les autres grandes agences internationales de notation, Standard &amp; Poor’s et Moody’s : elles s’accordent toutes pour dire, selon l’expression la plus usitée dans notre pays depuis la révolution, que «&nbsp;<em>la Tunisie va droit dans le mur</em>&nbsp;». En réalité, la situation est pire que cela&nbsp;: aujourd’hui, nous sommes de l’autre côté du mur, alors que le Palais de Carthage nous parle de sa consultation populaire, de son référendum et de ses législatives anticipées.</p>



<p>D’ailleurs, M. Saïed, Mme Bouden et leur équipe gouvernementale de béni-oui-oui n’ont toujours pas réagi à ce carton rouge de Fitch Ratings.</p>



<p>On croit deviner la réponse de notre Oumar ibn al-Khattab national. Il balaiera d’un revers de la main «&nbsp;cette connerie d’<em>Oummek Sannafa</em>&nbsp;». Et ce sera tout ce qu’il dira et répètera jusqu’à l’humiliation prochaine, tels qu’une autre mauvaise note ou le passage obligatoire devant les clubs de Paris et de Londres. Ce jour-là, on lavera devant les caméras du monde entier le linge sale de notre pays.</p>



<p>Regardons-nous dans la glace et reconnaissons nos erreurs. La Tunisie est le mauvais élève des agences de notation, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, tout simplement, parce qu’elle a mal choisi ses dirigeants. Notre pays n’est pas le souffre-douleur de ces institutions internationales. C’est nous qui, par myopie, masochisme et autres tares, nous infligeons toutes nos souffrances.</p>



<p>C’est nous qui nous obligeons, chaque jour de la semaine, de regarder sans broncher le locataire du Palais de Carthage exécuter ses numéros de prestidigitation constitutionaliste. C’est nous qui l’écoutons sans piper nous raconter ses salades sur la souveraineté nationale et sur «&nbsp;<em>les milliards de milliards</em>&nbsp;» que la Tunisie possède… C’est nous, également, qui avons remarqué que le Chevalier d’El-Mnihla a pris du ventre, sans dire un mot. C’est nous, c’est nous. </p>



<p>Un peuple a les «&nbsp;<em>magiciens</em>&nbsp;» qu’il mérite…</p>



<p><em>* Universitaire à la retraite et journaliste. </em></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/19/pourquoi-la-tunisie-est-elle-le-mauvais-eleve-des-agences-de-notation/">Pourquoi la Tunisie est-elle le «mauvais élève» des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 07:02:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[agences de notation]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité des marchés financiers]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Saïl]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jour après jour et épisode après épisode, Kaïs Saïed montre que l&#8217;économie est son talon d&#8217;Achille. Mais pour dire les choses plus trivialement, il n&#8217;y comprend que dalle. Et ce n&#8217;est guère très rassurant, surtout qu&#8217;il a accaparé la totalité des pouvoirs exécutifs, que l&#8217;économie dépend désormais presque entièrement de lui et que la cheffe...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Noureddine-Sail.jpg" alt="" class="wp-image-365548"/><figcaption><em>Kais Saied recevant Noureddine Sail.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Jour après jour et épisode après épisode, Kaïs Saïed montre que l&rsquo;économie est son talon d&rsquo;Achille. Mais pour dire les choses plus trivialement, il n&rsquo;y comprend que dalle. Et ce n&rsquo;est guère très rassurant, surtout qu&rsquo;il a accaparé la totalité des pouvoirs exécutifs, que l&rsquo;économie dépend désormais presque entièrement de lui et que la cheffe de gouvernement qu&rsquo;il a nommée, Najla Bouden, géologue de formation, n&rsquo;est pas, elle non plus, une spécialiste en économie. <a href="https://www.facebook.com/271178572940207/posts/4697982403593113/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-365547"></span>



<p>Dernier épisode, hier, jeudi 7 octobre 2021, en recevant le président de l&rsquo;Autorité des marchés financiers (AMF), Noureddine Saïl, M. Saïed a déclaré que <em>«les agences de notation qui nous viennent de l&rsquo;étranger doivent revoir leurs critères de notation»</em>. Et comme pour enfoncer le clou et prouver l&rsquo;étendue de son&#8230; ignorance dans ce domaine, il a ajouté : <em>«Nous ne sommes pas des élèves et vous n&rsquo;êtes pas des professeurs. Tu restes sage on te donne une bonne note, tu ne restes pas sage, on te donne une mauvaise note»</em>. Ces déclarations montrent que M. Saïed est complètement profane en matière économique et qu&rsquo;il ne maîtrise pas du tout la thématique de la notation souveraine.</p>



<p>Il faut rappeler avant tout que le rating opéré par les agences de notation pour le compte des États (appelée notation souveraine) se fait d&rsquo;abord à la demande de ces derniers, sur la base d&rsquo;un ensemble de critères scientifiques et rationnels approfondis et d&rsquo;un travail sérieux d&rsquo;évaluation globale des politiques publiques et aux frais même des États concernés.</p>



<p>Ensuite, la situation macro-économique catastrophique de la Tunisie et l&rsquo;état chaotique de ses finances publiques, qui n&rsquo;ont cessé de se dégrader pendant la dernière décennie, ne sont un mystère pour personne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un souverainisme bête et stupide  </h2>



<p>Ce ne sont donc pas les agences de notation qui complotent diaboliquement contre la Tunisie mais telle est notre réalité économique et nous ne cessons de le dire nous mêmes depuis plusieurs années. C&rsquo;est un fait que nul ne peut nier et le populisme à la noix du souverainisme bête et stupide peut fonctionner en politique, un domaine propice aux postures, aux faux semblants voire aux mensonges, mais pas en économie où tout est calculé au sou près et selon des paramètres mis au point par des générations d&rsquo;économistes de renom.</p>



<p>Le président dont l&rsquo;économie n&rsquo;est visiblement pas la tasse de thé et il n&rsquo;a commencé vraiment à s&rsquo;y intéresser qu&rsquo;hier, après un énième cri d&rsquo;alarme retentissant lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT), près de deux ans après son investiture, malgré nos appels successifs pour qu&rsquo;il y prête l&rsquo;attention requise, la situation financière du pays étant ce qu&rsquo;elle est, c&rsquo;est-à-dire catastrophique. </p>



<p>Pis encore, sa réaction n&rsquo;augure rien de bon et on n&rsquo;ose pas imaginer les souffrances que vont avoir les responsables économiques dans le prochain gouvernement pour lui faire admettre les évidences. Car, la solution n&rsquo;est pas dans les postures populistes, mais dans les réformes de fond qu&rsquo;il va falloir avoir le courage de mettre en œuvre. Des réformes qui seront d&rsquo;autant plus impopulaires qu&rsquo;elles seront douloureuses pour toutes les catégories sociales et qu&rsquo;on a beaucoup tardé, par lâcheté et par calcul politicien, à les implémenter.</p>



<p>Il ne suffit pas d&rsquo;invoquer la souveraineté nationale ou les richesses du peuple volées par les lobbys de corruption, comme le fait souvent M. Saïed, pour sortir vraiment le pays de l&rsquo;impasse où il s&rsquo;est lui-même enfermé au terme d&rsquo;une décennie de gaspillage et de mauvaise gouvernance. Il s&rsquo;agit de rompre enfin avec les dogmes dépassés et suicidaires qui accablent l&rsquo;économie tunisienne et l&#8217;emprisonnent dans les schèmes d&rsquo;un dirigisme vaguement libéral, dilapideur de richesses et créateur d&rsquo;inégalités.</p>



<p>Être dans le déni et appeler les agences de notation à changer leurs critères d&rsquo;évaluation n&rsquo;a aucun sens. M. Saïed était professeur de droit constitutionnel, aurait-il accepté que ses notes soient discutées et que ses étudiants, qui ont eu une mauvaise note parce qu&rsquo;ils sont tout simplement médiocres, lui disent qu&rsquo;ils refusent leur note, l&rsquo;accusent de parti-pris et l&rsquo;appellent à revoir ses critères de notation? Évidemment non. </p>



<p>Donc, au lieu de chercher à disculper notre pays qui a très mal géré son économie durant plus d&rsquo;une décennie et de faire des agences de notation le bouc émissaire idéal de cet échec cuisant et aveuglant, M. Saïed serait bien inspiré de pointer du doigt l&rsquo;origine du mal et qu&rsquo;il commence par engager les réformes économiques vitales. Et d&rsquo;abord, qu&rsquo;il accélère la formation d&rsquo;un gouvernement compétent et énergique et qu&rsquo;il mette en place un régime stable qui rompt avec les solutions de facilité, et la notation souveraine s&rsquo;améliorera de facto. Ce n&rsquo;est pas en cassant le thermomètre que l&rsquo;on va faire baisser la température.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evitons la paranoïa stérilisante !</h2>



<p>Être dans le déni et diaboliser les agences de notation relève du donquichottisme populiste et démagogique. Ça peut séduire un certain public profane voire ignare en économie mais ça ne résoudra pas le problème. Le gouvernement de la <em>«Troïka»</em>, la coalition gouvernementale conduite par le mouvement islamiste Ennahdha, quand il a massacré les finances publiques et a engagé une folie dépensière en 2012 alors que la croissance était très faible, a répondu à la dégradation de la notation souveraine par Standard &amp; Poor&rsquo;s en mettant fin à la convention avec cette agence et certains constituants à l&rsquo;époque, membres des partis composants la<em> «Troïka»</em>, ont crié au complotisme et diabolisé ladite agence. Ont-ils résolu le problème? Évidemment non. </p>



<p>Et quelle attitude de la part des grands responsables économiques et financiers comme celui de l&rsquo;AMF ou le gouverneur de la BCT qui, au lieu d&rsquo;expliquer à un président profane les notions économiques élémentaires et l&rsquo;aider à corriger ses fausses idées reçues dans ce domaine, ils le laissent dans l&rsquo;erreur, tout en le critiquant (très courageusement) en coulisses et en se défaussant sur lui?</p>



<p>Kaïs Saïed a des qualités dont la détermination qu&rsquo;il montre dans sa volonté d&rsquo;éradiquer la corruption endémique, un fléau qui empêche la reprise économique. Qu&rsquo;il joigne donc l&rsquo;acte à la parole! Aujourd&rsquo;hui, les entreprises publiques en quasi-faillite et le port de Radès sont gangrenés par la corruption. Les bateaux qui restent en rade durant des délais inacceptables coûtent très cher à l’État et aux opérateurs économiques. Rien que la résolution de ce problème fera gagner beaucoup d&rsquo;argent à la communauté nationale, améliorera la situation du commerce international et dopera la compétitivité du pays aujourd&rsquo;hui complètement à la traîne.</p>



<p>Ensuite, le président de la république ne peut pas être parfait et maîtriser tous les domaines. D&rsquo;ailleurs ses homologues de par le monde ne sont pas tous des as en économie mais s&rsquo;entourent de fin connaisseurs de ce domaine qui diagnostiquent les problèmes, anticipent les évolutions et proposent des solutions. Qu&rsquo;il fasse donc comme eux au lieu de s&rsquo;enfermer dans une paranoïa stérilisante qui lui fait voir des corrompus partout, même là où il n&rsquo;y en a pas.</p>



<p>Le drame ce n&rsquo;est pas d&rsquo;être profane en économie ou dans un autre domaine mais de refuser de s&rsquo;entourer de connaisseurs, au risque d&rsquo;avoir tout faux, de commettre des bêtises qui compliquent la situation au lieu de l&rsquo;améliorer. Aussi, et pour espérer sortir la Tunisie de sa crise actuelle, M. Saïed doit avoir l&rsquo;humilité d&rsquo;écouter les économistes, et les bons parmi eux, même lorsqu&rsquo;ils lui disent des vérités qui le dérangent ou contrarient ses élans populistes.</p>
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		<title>Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 08:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attijariwafa bank]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch]]></category>
		<category><![CDATA[Global Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Giarraputo]]></category>
		<category><![CDATA[Moody&#039;s]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de son 30ème classement annuel des banques les plus sûres au monde, Global Finance, magazine américain de référence internationale dans le domaine de l’actualité financière, vient de dévoiler son classement des banques les plus sûres au monde en 2021, et c’est Attijariwafa bank qui a remporté le prestigieux prix de la «banque...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/">Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Attijariwafa-Bank.jpg" alt="" class="wp-image-175804"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le cadre de son 30ème classement annuel des banques les plus sûres au monde, Global Finance, magazine américain de référence internationale dans le domaine de l’actualité financière, vient de dévoiler son classement des banques les plus sûres au monde en 2021, et c’est Attijariwafa bank qui a remporté le prestigieux prix de la «banque la plus sûre en Afrique», et ce, pour la 2ème année consécutive.</em></strong></p>



<span id="more-364449"></span>



<p>Le magazine a sélectionné les banques sur la base d’une évaluation des notations à long terme des devises étrangères &#8211; de Moody&rsquo;s, Standard &amp; Poor’s et Fitch &#8211; des 500 plus grandes banques dans le monde.</p>



<p>Joseph Giarraputo, éditeur et directeur éditorial de Global Finance a déclaré que «<em>l&rsquo;année écoulée a démontré une résilience notable du secteur bancaire, qui s&rsquo;est tenu comme un rempart contre l&rsquo;effondrement pendant la pandémie de coronavirus, fournissant des financements d&rsquo;urgence aux clients</em>».</p>



<p>«<em>Les banques les plus sûres sont des modèles de stabilité et continuent d&rsquo;apporter le soutien nécessaire aux gouvernements et aux communautés qui cherchent à se remettre des chocs de la pandémie</em>», a-t-il ajouté</p>



<p>Cette distinction vient s’ajouter aux prix de la «meilleure banque d’investissement au Maroc», octroyé par ce même magazine en 2021.</p>



<p>«Global Finance» est un magazine mensuel américain, du groupe «Class Editori», fondé en 1987 et basé à New York. Il est distribué dans plus de 191 pays, édité en langue anglaise en 50.050 exemplaires à travers le monde. Le magazine traite de sujets relatifs au secteur de la finance à l’échelle mondiale notamment la finance d’entreprise, joint-ventures, les fusions-acquisitions, les marchés de capitaux, les devises, la banque, le management du risque, etc.</p>



<p>Le public de Global Finance comprend des cadres supérieurs d&rsquo;entreprise et financiers chargés de prendre des décisions d&rsquo;investissement et stratégiques dans des entreprises multinationales et des institutions financières. Son site Web &#8211; GFMag.com &#8211; propose des analyses et des articles qui sont l&rsquo;héritage de 33 ans d&rsquo;expérience sur les marchés<br>financiers internationaux Global Finance sélectionne régulièrement les plus performants parmi les banques et autres prestataires de services financiers. Ces prix sont devenus une norme d&rsquo;excellence de confiance pour la communauté financière mondiale. Global Finance est aussi un partenaire média privilégié des réunions annuelles du FMI.</p>



<p><em><strong>Source :</strong></em> Communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/attijariwafa-bank-elue-banque-la-plus-sure-au-maroc-et-en-afrique-en-2021-par-global-finance/">Attijariwafa bank élue «banque la plus sûre au Maroc et en Afrique en 2021» par Global Finance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’exposition des banques tunisiennes à la dette souveraine a plus que doublé en 10 ans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/14/lexposition-des-banques-tunisiennes-a-la-dette-souveraine-a-plus-que-double-en-10-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 08:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arab Tunisian Bank]]></category>
		<category><![CDATA[Banque de Tunisie et des Emirats]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[BH Bank]]></category>
		<category><![CDATA[défaut de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[dette souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[dette tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’agence de rating Standard &#38; Poor’s a ouvert, mardi 11 mai 2021, le bal des exercices de simulation portant sur le scénario d’un défaut de paiement de la dette tunisienne, précisant que le coût du défaut de la dette souveraine tunisienne s’élève à 7,9 milliards de dollars (soit 21,4 milliards de dinars) pour le secteur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/14/lexposition-des-banques-tunisiennes-a-la-dette-souveraine-a-plus-que-double-en-10-ans/">L’exposition des banques tunisiennes à la dette souveraine a plus que doublé en 10 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Standards-and-Poors-ATB-BH-BTE.jpg" alt="" class="wp-image-348842"/></figure></div>



<p><strong><em>L’agence de rating Standard &amp; Poor’s a ouvert, mardi 11 mai 2021, le bal des exercices de simulation portant sur le scénario d’un défaut de paiement de la dette tunisienne, précisant que le coût du défaut de la dette souveraine tunisienne s’élève à 7,9 milliards de dollars (soit 21,4 milliards de dinars) pour le secteur bancaire, ce qui représente 102% du total des fonds propres de tout le système bancaire, et 17,3% du PIB prévu pour 2021.</em></strong></p>



<span id="more-348841"></span>



<p>Le choc économique découlant de la pandémie du Covid-19 et l’instabilité politique actuelle dans le pays, qui aggrave ses perspectives budgétaires, ont aussi poussé l’agence de notation, à revoir à la baisse la notation de trois banques tunisiennes. L’agence a dégradé les notes d’émetteur à long terme de l’Arab Tunisian Bank, la BH Bank et la Banque de Tunisie et des Emirats, d&rsquo;un cran de B- auparavant à CCC+.</p>



<p>L’exposition des banques tunisiennes à la dette souveraine a plus que doublé pendant la dernière décennie, couplée à une forte hausse de la dette publique, selon l’analyste chez S&amp;P, Mohamed Damak, cité par l’agence Tap.</p>



<p>Un défaut souverain au cours des 12 mois prochains «demeure très improbable»’ mais si jamais c’est le cas il coûterait aux banques entre 4,3 et 7,9 milliards de dollars ou 55% à 102% de leurs fonds propres, selon S&amp;P.</p>



<p>L’économie déjà fragile de la Tunisie a été frappée de plein fouet par la pandémie. Le produit intérieur brut s’est contracté 8,8% l’année dernière – son plus important ralentissement économique depuis l’indépendance en 1956, selon le Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Le ratio de la dette publique au PIB devrait s’accroître, selon les prévisions, à 91,2% cette année. Il était à 87,6% en 2020, selon les statistiques du FMI, qui table sur une reprise modeste de 3,8% en 2021, en raison de la contraction du PIB.</p>



<p>Une délégation gouvernementale a eu des entretiens avec le FMI à Washington la semaine dernière. Un plan de réforme économique a été proposé aux fins de débloquer des fonds. La Tunisie espère mobiliser, grâce à cette opération, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/la-tunisie-frappe-de-nouveau-aux-portes-du-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4 milliards de dollars </a>(soit environ 11 milliards de dinars tunisiens), et elle a besoin de près de 21 milliards de dinars pour boucler son budget pour l’année en cours, grâce à des financements internes (1/3) et externes (2/3).</p>



<p>Le FMI s’est dit <em>«prêt à aider la Tunisie et le peuple tunisien à faire face aux effets de la crise et avancer vers une reprise inclusive et riche en emplois»,</em> a affirmé le directeur de la communication du FMI<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/07/gerry-rice-le-fmi-est-pret-a-aider-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Gerry Rice,</a> la semaine dernière dans un point de presse.</p>



<p>Les réformes avancées comprennent plusieurs mesures dont particulièrement un plan pour le gel des salaires des employés dans le secteur public cette année dans le but de réduire la masse salariale à 15% du PIB, contre 17,4% l’année dernière. Les incitations au travail à temps partiel et la retraite anticipée comptent parmi les mesures pour réduire la masse salariale. On parle aussi d’une meilleure maîtrise des dépenses de la Caisse nationale de compensation.</p>



<p>Cependant, le FMI a demandé un programme plus détaillé des réformes envisagées et, surtout, des mesures pratiques à mettre en œuvre pour y parvenir, avec aussi des objectifs chiffrés et des délais fixés. D’autres rondes de négociations sont donc prévues au cours des semaines et des mois à venir.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/14/lexposition-des-banques-tunisiennes-a-la-dette-souveraine-a-plus-que-double-en-10-ans/">L’exposition des banques tunisiennes à la dette souveraine a plus que doublé en 10 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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