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	<title>Archives des stress hydrique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des stress hydrique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; L’extension de l’usine de dessalement de Djerba en quête de financement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/tunisie-lextension-de-lusine-de-dessalement-de-djerba-en-attente-de-financement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 11:31:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement de l’eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzeddine Ben Cheikh]]></category>
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		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un projet en attente de financement pour passer l’usine de dessalement d’eau de mer de Djerba, construite en 2018, de 50 à 75 mètres cubes par jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/tunisie-lextension-de-lusine-de-dessalement-de-djerba-en-attente-de-financement/">Tunisie | L’extension de l’usine de dessalement de Djerba en quête de financement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’usine de dessalement d’eau de mer de Djerba, la première à grande échelle en Tunisie, construite en 2018 et dotée d’une capacité de production de 50 000 mètres cubes par jour, devra bientôt être dotée d&rsquo;une troisième ligne, offrant une capacité supplémentaire de 25 000 mètres cubes par jour, ce qui portera la production totale à 75 000 mètres cubes.  Encore faut-il lui trouver les financements internationaux requis et en lancer rapidement les travaux, car le stress hydrique dont souffre l’île s’aggrave sans cesse.   </em></strong></p>



<span id="more-19659691"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a approuvé la procédure accélérée de décaissement des fonds destinés à ces travaux d’extension qui comprennent également le renforcement du réseau d’adduction et de distribution d’eau, grâce à la pose d’environ 60 kilomètres de nouvelles conduites et au remplacement des canalisations vétustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à une question parlementaire, le ministère Ezzeddine Ben Cheikh a indiqué que le coût total du projet est estimé à environ 200 millions de dinars tunisiens : 95 millions de dinars pour l’extension de l’usine et 105 millions pour le renforcement du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, mis en œuvre par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) avec le financement de la banque allemande de développement KfW et de l’Agence française de développement (AFD), a été spécifiquement conçu pour réduire la dépendance de l’île aux eaux souterraines et garantir une source supplémentaire d’eau potable, y compris durant les pics d’affluence touristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en confirmant l’objectif d&rsquo;une capacité finale de 75 mètres cubes par jour, la Sonede souligne le rôle crucial de l’usine pour répondre aux besoins de la population insulaire et soutenir les activités économiques, notamment le tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, près de dix ans après l’inauguration de l’usine, la hausse de la consommation et la dégradation des ressources conventionnelles ont rendu nécessaire la réalisation de cette extension, déjà envisagée dans le projet initial. Le problème se fait particulièrement sentir durant les mois d’été, période où l’augmentation de la population temporaire liée au tourisme s’ajoute à la demande des communautés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député Ghassen Yamoun a évoqué les fréquentes interruptions de l’approvisionnement en eau potable et la pression croissante sur les ressources hydriques, appelant à accélérer ce projet pour lequel, selon le ministère, les études techniques nécessaires ont déjà été réalisées. Toutefois, le projet d’extension est conditionné par la mobilisation de fonds et la conclusion d’accords de prêt avec des organismes de financement, notamment la KfW et la Banque mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le député, les négociations n’ont pas encore suffisamment progressé. L’accélération annoncée par le ministère vise donc à lever l’un des principaux obstacles ayant jusqu’ici freiné l’augmentation des capacités de production&nbsp;: le financement qui reste à mobiliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer le recours aux eaux non conventionnelles </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier de Djerba s’inscrit dans une stratégie plus large par laquelle la Tunisie cherche à accroître la part des ressources en eau non conventionnelles dans le système national. La première étape de cette politique a été l’usine de Djerba, suivie de la station de Zarat, dans le gouvernorat de Gabès, inaugurée en juillet 2024 par le président Kaïs Saïed. Après l’achèvement de la phase expérimentale, cette usine, dotée d’une capacité de 50 mètres cubes par jour, a été conçue pour desservir environ 1,1 million de personnes et constitue le premier projet majeur réalisé dans le cadre du programme national de dessalement lancé les années précédentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième grande usine opérationnelle est celle de Sfax, officiellement inaugurée le 18 juin 2026 par le ministre de l’Agriculture. Elle est entrée en service avec une capacité initiale de 100 mètres cubes par jour et une extension ultérieure jusqu’à 250 mètres cubes par jour est prévue. Construite dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise, elle représente l’un des projets les plus importants du programme national de diversification des ressources en eau et vise à renforcer l’approvisionnement de Sfax et de ses environs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La station de Sfax n’est toutefois pas considérée comme un projet clos. Les autorités ont déjà prévu des travaux d’extension supplémentaires dans le cadre du plan 2026-2030. Les études de conception initiales sont terminées et une partie des infrastructures nécessaires a déjà été construite, tandis que la capacité pourra être augmentée progressivement. Parallèlement, la Sonede œuvre au renforcement du réseau de distribution de la région, avec un projet soutenu par la Banque mondiale visant à améliorer la surveillance des conduites et à détecter plus rapidement les fuites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de Sousse est encore plus proche de la phase opérationnelle. L’usine de dessalement de la ville, dont la capacité prévue est de 50 mètres cubes par jour, a vu ses quatre composantes principales achevées et est entrée dans la phase d’essais techniques en août 2026. Ces essais portent sur le prétraitement de l’eau et sur la vérification de la conformité de l’eau produite aux normes requises. Ce n’est qu’une fois ces tests et vérifications terminés que l’usine sera prête pour une exploitation effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du dessalement répond à une transformation structurelle de la problématique de l’eau en Tunisie. Les ressources en eau conventionnelles sont soumises à une pression croissante en raison de la sécheresse, de l’irrégularité des précipitations et de l’augmentation de la consommation, tandis que les eaux souterraines — en particulier dans le sud et les zones côtières — ne peuvent plus répondre seules à la demande. La stratégie vise donc à intégrer le dessalement de l’eau de mer, les transferts interbassins, la réutilisation des eaux usées traitées et l’entretien des infrastructures existantes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/tunisie-lextension-de-lusine-de-dessalement-de-djerba-en-attente-de-financement/">Tunisie | L’extension de l’usine de dessalement de Djerba en quête de financement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’énergie nucléaire &#124; Une solution souveraine pour la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 12:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[uranium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’utilisation de l’uranium contenu dans les phosphates pour alimenter une centrale nucléaire doit vue comme une opportunité historique en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</em></strong> <em>(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19565587"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation&nbsp;; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques&nbsp;; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques des choix énergétiques dogmatiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NGSJycHfjv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/">La Tunisie et l’électronucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l’électronucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/embed/#?secret=znRN2JNw3R#?secret=NGSJycHfjv" data-secret="NGSJycHfjv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd&rsquo;hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un saut industriel inédit pour une ambition technologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nucléaire comme socle du renouvelable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de <em>«base»</em> stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule <em>«Phosphates-Uranium»</em> comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KON0725AmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/">Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/embed/#?secret=08gThVTd3k#?secret=KON0725AmU" data-secret="KON0725AmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wEd5iBA1Tm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/">Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/embed/#?secret=3DXZwPtQ0B#?secret=wEd5iBA1Tm" data-secret="wEd5iBA1Tm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Maroc &#124; Projet de dessalement de l’eau de mer de 410 millions de m³/an</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/maroc-projet-de-dessalement-de-leau-de-mer-de-410-millions-de-m%c2%b3-an/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 07:22:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Akhannouch]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement de l’eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Fettah]]></category>
		<category><![CDATA[OCP Green Water]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19439098</guid>

					<description><![CDATA[<p>OCP Green Water va créer deux sociétés spécialisées dans le dessalement de l’eau de mer. Objectif 410 millions m³/an. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/maroc-projet-de-dessalement-de-leau-de-mer-de-410-millions-de-m%c2%b3-an/">Maroc | Projet de dessalement de l’eau de mer de 410 millions de m³/an</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement marocain a autorisé la société OCP Green Water, filiale du Groupe OCP, à créer deux nouvelles sociétés spécialisées dans le dessalement de l’eau de mer et son transport, dans le cadre d’un projet dont la capacité globale atteindra 410 millions de mètres cubes par an. A comparer avec les 92 millions de mètres cubes de capacité annuelle globale des quatre stations de dessalement tunisiennes basées à Djerba, Gabès Sfax et Sousse. A comparer aussi avec les 5 500 millions de mètres cubes produits actuellement par l’Arabie saoudite, premier producteur mondial d&rsquo;eau dessalée, assurant à lui seul 20 % à 22 % du volume total d’eau dessalée dans le monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong><em>, à Lodz.</em></p>



<span id="more-19439098"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans les efforts visant à développer de nouvelles ressources en eau face aux défis croissants liés au stress hydrique et à renforcer la souveraineté hydrique du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autorisation est prévue par le décret n° 2.26.547, publié au Bulletin officiel n° 7531 du 3 août 2026. Signé le 23 juillet 2026 (8 Safar 1448), le texte permet à OCP Green Water de mettre en place deux entités distinctes dédiées aux activités de dessalement de l’eau de mer et son transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération s’inscrit dans la stratégie du Groupe OCP, actif dans le domaine d l’extraction et de la transformation du phosphate, visant à couvrir l’intégralité de ses besoins industriels en eau à travers le développement de ressources hydriques non conventionnelles. Elle répond également à une ambition plus large consistant à contribuer à la souveraineté hydrique nationale en mettant à disposition de l’eau destinée aux usages industriels, à la consommation humaine et à l’irrigation agricole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sociétés vont gérer les structures de dessalement. La première couvrira la zone centrale, comprenant les provinces et villes de Safi, Benguerir, Youssoufia et Marrakech. Sa capacité de production est fixée à 195 millions de mètres cubes d’eau dessalée par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde interviendra dans la zone nord, qui englobe Jorf Lasfar, El Jadida, Casablanca et Khouribga. Elle disposera d’une capacité annuelle de 215 millions de mètres cubes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux structures en question, devraient donc produire 410 millions de mètres cubes d’eau dessalée chaque année, un volume appelé à renforcer significativement l’offre hydrique dans plusieurs régions stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret précise que l’eau produite ne sera pas exclusivement destinée aux activités du Groupe OCP. Une partie de cette ressource devra également contribuer à l’alimentation en eau potable des populations des territoires concernés ainsi qu’à l’irrigation des périmètres agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux sociétés auront pour mission d’assurer la production et la distribution de l’eau dessalée au profit des usagers urbains, industriels et agricoles. Elles s’appuieront sur des infrastructures modernes intégrant les énergies renouvelables, dans une logique de durabilité et d’optimisation des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’augmentation des capacités de dessalement, le projet vise aussi à restructurer les actifs liés au dessalement et au transport de l’eau au sein d’entités spécialisées et autonomes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération s’inscrit, selon le décret, dans les orientations de la politique actionnariale de l’État, notamment en matière de renforcement de la souveraineté hydrique, de développement des partenariats public-privé dans les infrastructures et de meilleure coordination des projets portés par les organismes publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autorisation gouvernementale est intervenue après consultation de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi de la performance des établissements et entreprises publics, sur proposition de la ministre de l’Économie et des Finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret prévoit enfin que l’autorisation accordée demeure valable pendant une année à compter de sa publication au Bulletin officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rédigé à Rabat le 23 juillet 2026, le texte est signé par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et contresigné par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette décision, les autorités marocaines dotent OCP Green Water du cadre juridique nécessaire à la création de deux sociétés spécialisées dans le dessalement et le transport de l’eau de mer. L’objectif affiché est de mobiliser une capacité annuelle de 410 millions de mètres cubes, destinée à répondre aux besoins industriels, urbains et agricoles, tout en contribuant au renforcement de la sécurité et de la souveraineté hydriques du Royaume.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/maroc-projet-de-dessalement-de-leau-de-mer-de-410-millions-de-m%c2%b3-an/">Maroc | Projet de dessalement de l’eau de mer de 410 millions de m³/an</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Focus à Tunis sur l’avenir de la Méditerranée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/26/focus-a-tunis-sur-lavenir-de-la-mediterranee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 08:40:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aires protégées]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[écosystèmes marins]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[MedProgramme]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis a accueilli la 4e réunion annuelle d'examen du Programme pour la mer Méditerranée (MedProgramme). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/26/focus-a-tunis-sur-lavenir-de-la-mediterranee/">Focus à Tunis sur l’avenir de la Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tunis a accueilli la 4<sup>e</sup> réunion annuelle d&rsquo;examen du Programme pour la mer Méditerranée (MedProgramme), une initiative régionale dédiée à la sécurité environnementale de la Méditerranée et à la réduction des pressions transfrontalières sur les écosystèmes marins et côtiers, qui s’est tenue du 23 au 25 juin 2026 à Gammarth, au nord de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-19051808"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion a rassemblé des représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, d’institutions financières, de partenaires scientifiques, de la société civile ainsi que des délégués de la jeunesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les points clés débattus figurent l’évaluation des résultats obtenus par le programme, la reproductibilité des actions mises en œuvre dans les pays bénéficiaires et les perspectives d’une nouvelle phase de coopération environnementale en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet s’est déroulé sous le thème <em>«Une mer, une vision : renforcer les partenariats pour la transformation et l&rsquo;impact en Méditerranée»</em>, avec pour objectif de consolider les partenariats, les investissements et les outils communs pour la protection du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisateurs, cette réunion a marqué également la conclusion du cycle 2020-2026 du MedProgramme et une transition vers de nouvelles initiatives régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Financé par le Fonds pour l&rsquo;environnement mondial (FEM) et piloté par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) via le Plan d’action pour la Méditerranée, le MedProgramme implique l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Égypte, le Liban, la Libye, le Monténégro, le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Parmi les partenaires figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement Berd), la Banque européenne d&rsquo;investissement (BEI), l’Unesco, l’UICN, le WWF, le Plan Bleu et des centres régionaux relevant du système de la Convention de Barcelone, tels que le SPA/RAC basé à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme vise à réduire les principales sources de pollution d’origine terrestre, à améliorer la gestion des zones côtières, à renforcer la résilience climatique et la sécurité hydrique, à protéger la biodiversité marine et à soutenir une gestion plus durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie participe à cette initiative à la fois en tant que pays bénéficiaire et en tant que pôle régional d’expertise, notamment grâce à la présence à Tunis du Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réunion s’est tenue alors que la Méditerranée demeure l’une des régions les plus exposées aux effets conjugués du réchauffement climatique, de l’érosion côtière, de la pression urbaine, de la pénurie d’eau, de la pollution et de l’érosion de la biodiversité. D’où l’accent mis par les organisateurs sur des solutions intégrées : une moindre fragmentation entre les politiques environnementales, hydriques et côtières, une meilleure coordination entre les États riverains et une mobilisation accrue des financements publics et privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, cet événement réaffirme le rôle du pays au sein des mécanismes multilatéraux de protection de la Méditerranée et offre une plateforme diplomatique pour aborder des enjeux environnementaux de plus en plus liés à la sécurité économique, alimentaire et climatique de la région.</p>
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		<item>
		<title>Entrée en service d&#8217;une usine de dessalement à Sfax</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/entree-en-service-dune-usine-de-dessalement-a-sfax/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 08:01:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Menja]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement]]></category>
		<category><![CDATA[eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzedine Ben Cheikh]]></category>
		<category><![CDATA[Jica]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hajri]]></category>
		<category><![CDATA[Saito Jun]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mise en service d'une usine de dessalement d’eau de mer de Sfax, d’une capacité de 100 000 mètres cubes par jour. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/entree-en-service-dune-usine-de-dessalement-a-sfax/">Entrée en service d&rsquo;une usine de dessalement à Sfax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie renforce sa stratégie de sécurité hydrique avec la mise en service de l’un des projets d’infrastructure hydraulique majeurs du pays, l’usine de dessalement d’eau de mer de Sfax (Gargour), d’une capacité de 100 000 mètres cubes par jour, financée par l’agence de l</em></strong>’<strong><em>Agence japonaise de coopération internationale coopération (Jica).</em></strong></p>



<span id="more-18994223"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a qualifié l’usine de <em>«projet stratégique pour améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la deuxième zone urbaine et économique du pays.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie d’inauguration officielle de l’usine a eu lieu, le 18 juin 2026, en présence du ministre Ezzedine Ben Cheikh ; du gouverneur de Sfax, Mohamed Hajri&nbsp;; de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun&nbsp;; du président-directeur général de la Sonede, Abdelhamid Menja&nbsp;; ainsi que de représentants de la Jica (JICA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usine a une capacité de production initiale de 100&nbsp;000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, extensible à 200&nbsp;000 mètres cubes par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, mis en œuvre grâce à un prêt japonais en yens d’environ 800 millions de dinars tunisiens, vise à améliorer la quantité et la qualité de l’eau potable distribuée dans la région de Sfax et à réduire la pression sur les ressources conventionnelles, dans un contexte marqué par des sécheresses récurrentes, la baisse des réserves des barrages et un stress hydrique croissant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversification des sources d’approvisionnement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet est destiné à bénéficier à environ 600&nbsp;000 habitants de la région et comprend, outre l’usine de dessalement, des infrastructures de captage et de rejet d’eau de mer, des canalisations, des réservoirs de distribution, des stations de pompage et des raccordements électriques. La technologie utilisée est le dessalement de l’eau de mer, conformément à la politique tunisienne de développement des ressources en eau non conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, l’un des pays méditerranéens les plus exposés à la pénurie d’eau, la nouvelle station de dessalement de Sfax constitue un élément clé de sa politique nationale de diversification des sources d’approvisionnement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18994275" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Usine-Dessalement-Sfax.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les autorités ambitionnent de développer les usines de dessalement le long des zones côtières et dans les régions du sud, où les besoins civils, industriels et agricoles se heurtent à des ressources souterraines souvent saumâtres ou surexploitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le coût énergétique et environnemental du dessalement demeure un enjeu majeur, car il est considéré comme une solution structurelle mais non autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts soulignent la nécessité de conjuguer ces investissements avec une réduction des pertes sur le réseau, une meilleure gestion de la demande et un recours accru au recyclage des eaux usées traitées, afin d’éviter que la sécurité hydrique ne repose uniquement sur des infrastructures importantes et énergivores.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réponse structurelle à la crise de l’eau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’allocution prononcée à cette occasion, M. Ben Cheikh a souligné que cette installation représente l’un des investissements publics les plus importants réalisés par la Tunisie pour renforcer sa sécurité hydrique nationale dans un contexte marqué par des précipitations de plus en plus irrégulières, des sécheresses récurrentes et une demande croissante en eau potable. Cette nouvelle infrastructure contribuera à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau potable et à améliorer les services pour plus de cinq millions d’habitants de Sfax, du Sahel et des régions avoisinantes. Elle est destinée à devenir un pilier du système national de distribution d’eau, réduisant ainsi la dépendance aux ressources conventionnelles et renforçant la résilience du pays face au changement climatique. Elle est également considérée comme stratégique en raison de son potentiel d’extension, qui permettrait de plus que doubler sa capacité de production pour atteindre 250 mètres cubes par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la cérémonie, une rencontre bilatérale s’est tenue entre le ministre Ben Cheikh et la délégation japonaise, au cours de laquelle les perspectives de renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau ont été examinées. Les discussions ont porté plus particulièrement sur la possibilité de mobiliser de nouveaux financements pour de futurs projets de dessalement en Tunisie, notamment pour l’extension de la station de Sfax. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur coordination afin de garantir les ressources financières et technologiques nécessaires à la construction des infrastructures jugées essentielles pour assurer la sécurité hydrique du pays et soutenir les efforts d’adaptation au changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette collaboration avec le Japon s’inscrit dans le cadre du plan tunisien de diversification de son approvisionnement en eau, qui s’est traduit ces dernières années par le lancement de plusieurs projets de dessalement le long du littoral, considérés comme une réponse structurelle à la crise de l’eau qui frappe de plus en plus la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etat des lieux et perspectives </h2>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de l’usine de dessalement de Sfax (Gargour), la Tunisie dispose d’une usine à Zarat (Gabès), opérationnelle depuis fin 2024, d’une capacité de 50 000 m³ par jour, desservant principalement les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, d’une autre à Djerba, en service depuis 2018, qui produit 50 000 m³ par jour pour sécuriser l&rsquo;approvisionnement en eau de l&rsquo;île touristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D4autres projets sont en cours, dont une usine à Sousse, dont la mise en exploitation industrielle est programmée d’ici le 3 juillet 2026 au plus tard, et qui produira 50 000 m³ par jour (extensible à 100 000 m³) afin d&rsquo;éliminer les coupures estivales dans la région&nbsp;; et une usine à Ksour Essef (Mahdia), projet majeur en phase de planification visant une capacité de 100 000 m³ par jour. Enfin, des appels d’offres sont prévus pour implanter des unités de traitement d’eaux saumâtres à Tozeur, Kébili et Sidi Bouzid.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/entree-en-service-dune-usine-de-dessalement-a-sfax/">Entrée en service d&rsquo;une usine de dessalement à Sfax</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’irrigation solaire pour sauver l&#8217;agriculture en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/lirrigation-solaire-pour-sauver-lagriculture-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 09:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agrivoltaïsme]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[eaux souterraines]]></category>
		<category><![CDATA[Greenpeace]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit repenser en profondeur son modèle agricole, en misant sur l’irrigation alimentée par des énergies renouvelables. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/lirrigation-solaire-pour-sauver-lagriculture-en-tunisie/">L’irrigation solaire pour sauver l&rsquo;agriculture en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie doit repenser en profondeur son modèle agricole, en misant sur l’irrigation alimentée par des énergies renouvelables, les technologies numériques et une gestion plus rigoureuse des eaux souterraines afin de concilier sécurité alimentaire, protection de l’eau et souveraineté économique.</em></strong></p>



<span id="more-18839870"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’appel lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, dans un contexte marqué par la hausse des températures, la baisse des précipitations et la pression croissante sur les ressources en eau du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’organisation environnementale, l’agriculture absorbe plus de 75 % de l’eau disponible en Tunisie, tandis que les ressources renouvelables par habitant restent inférieures au seuil international de pénurie d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Greenpeace, la question alimentaire ne peut plus être considérée uniquement comme un enjeu économique ou de production, mais comme un élément direct de la sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONG salue les efforts des autorités tunisiennes pour accroître l’autosuffisance en blé dur, notamment grâce à des semences sélectionnées, à la promotion de la production locale et au développement des cultures irriguées. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un contrôle plus strict des prélèvements d’eau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, elle souligne que l’expansion de l’irrigation dans un pays exposé à un stress hydrique structurel nécessite un changement technique et réglementaire&nbsp;: réduction des coûts énergétiques, augmentation de l’efficacité des systèmes de production et contrôles plus stricts des prélèvements d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette proposition se trouvent l’énergie solaire photovoltaïque appliquée aux exploitations agricoles, l’irrigation au goutte-à-goutte et l’utilisation de capteurs intelligents capables de moduler l’apport en eau en fonction des besoins réels des sols et des cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Greenpeace, ces technologies pourraient réduire le gaspillage, contenir les coûts pour les petits exploitants et accroître la stabilité de la production, même en période de sécheresse ou de coupures de courant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation cite également l’agrivoltaïsme – l’intégration de panneaux solaires et de cultures sur une même parcelle – comme un outil potentiel pour limiter l’évaporation et protéger certaines cultures des vagues de chaleur. Elle met toutefois en garde contre un risque&nbsp;: l’énergie solaire, en réduisant le coût du pompage, pourrait encourager une surexploitation des eaux souterraines si elle n’est pas encadrée par une réglementation claire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transition agricole fondée sur les énergies renouvelables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi Greenpeace appelle à la mise en place de quotas de prélèvement, de compteurs intelligents, de permis plus stricts et d’un recours accru au traitement des eaux usées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transition agricole fondée sur les énergies renouvelables, conclut l’ONG, serait non seulement un choix écologique, mais aussi un levier de stabilité sociale, de maîtrise des prix alimentaires et de renforcement de la souveraineté tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/lirrigation-solaire-pour-sauver-lagriculture-en-tunisie/">L’irrigation solaire pour sauver l&rsquo;agriculture en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/en-tunisie-plus-que-jamais-pouvoir-cest-pleuvoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah Rabhi]]></category>
		<category><![CDATA[barrages]]></category>
		<category><![CDATA[Beni Mtir]]></category>
		<category><![CDATA[pluviométrie]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi El Barrak]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Salem]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des averses en plein mois d’avril, cela fait des années que la Tunisie, qui fait face à un stress hydrique chronique, n’en a pas enregistrées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/en-tunisie-plus-que-jamais-pouvoir-cest-pleuvoir/">En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des averses en plein mois d’avril, cela fait des années que la Tunisie, qui fait face à un stress hydrique chronique, n’en a pas enregistrées. Aussi les fortes pluies qui tombent depuis une semaine dans toutes les régions du pays ne sont-elles pas de refus, d’autant qu’elles contribuent à l’amélioration des réserves d’eau dans les barrages.</em></strong></p>



<span id="more-18579124"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, et après être descendu à moins de 20% il y a quelques années, le taux de remplissage des barrages a atteint 58,2 %, et pourrait atteindre 60 % dans les prochains jours, une fois que les réservoirs auront pleinement absorbé les derniers apports, selon une estimation donnée par l’ancien secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Abdallah Rabhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après lui, les réserves sont passées de 841 millions de mètres cubes en mars 2025 à près de 1,4 milliard de mètres cubes aujourd’hui. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amélioration reste cependant inégale. Les réservoirs du Cap Bon sont à près de 92 % de leur capacité de remplissage, ceux du nord dépassent les 68 %, tandis que les niveaux dans le centre demeurent insuffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principaux barrages, Sidi El Barrak et Beni Mtir sont pleins, tandis que Sidi Salem, le plus grand réservoir du pays, approche les 50 % de sa capacité, après avoir été rempli à environ 20 % auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise intervient après un long cycle de stress hydrique. Rabhi a rappelé que la Tunisie sort de six années de sécheresse, avec des périodes où le niveau de remplissage des réservoirs est descendu en dessous de 20 %. La situation reste donc meilleure qu’au cours des dernières années, mais encore loin des années exceptionnellement pluvieuses, comme 2003 ou 2018, où les réservoirs ont atteint presque leur niveau maximal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Agriculture, de son côté, continue de traiter cette question comme une priorité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les mesures envisagées figurent l’utilisation de films protecteurs spéciaux pour<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> limiter l’évaporation </a>et le recours à des panneaux solaires flottants, et ce dans un contexte qui reste marqué par la vulnérabilité climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données révélées à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, 2024 a été l&rsquo;année la plus chaude depuis 1950, avec des déficits pluviométriques allant de 7 à 45 % sur une grande partie du pays et des débits de barrages représentant seulement 36 % de la moyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les fortes pluies augmentent les ressources en eau mais ne résolvent pas à elles seules le problème structurel de la sécurité hydrique. Car une année pluvieuse ne saurait combler le déficit causé par six années particulièrement sèches.  </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>L. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T9bLm2cnpk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/">La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/embed/#?secret=W8FX9HtURl#?secret=T9bLm2cnpk" data-secret="T9bLm2cnpk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/en-tunisie-plus-que-jamais-pouvoir-cest-pleuvoir/">En Tunisie, plus que jamais, pouvoir c’est… pleuvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:10:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrages]]></category>
		<category><![CDATA[Borj Cédria]]></category>
		<category><![CDATA[Cap Bon]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[film anti-évaporation]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Habaieb]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[Lebna]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a lancé un essai pilote à Lebna, dans le Cap Bon, pour réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-tunisie-teste-un-film-anti-evaporation-sur-les-barrages/">La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie, qui souffre d’un stress hydrique structurel dû au réchauffement climatique, a lancé un essai pilote à Lebna (photo), dans le Cap Bon, visant à réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, l’une des principales sources de pertes pour le système hydrique national durant l’été. La technique consiste à appliquer un film protecteur mince à la surface de l’eau afin de limiter l’évaporation.</em></strong></p>



<span id="more-18574969"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative a été annoncée par le secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, en marge de la signature, le 30 mars 2026, de 14 contrats de programmes de recherche au Centre de biotechnologie Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet pilote est en cours au barrage de Lebna, dans le gouvernorat de Nabeul, où des tests en laboratoire ont débuté pour évaluer l’impact du matériau sur l’eau potable et l’irrigation, avant une éventuelle extension à d’autres infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habaieb a expliqué que la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation en été, un volume que les autorités comparent à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation de panneaux solaires flottants figure parmi les solutions envisagées pour atténuer l’impact de la chaleur et du changement climatique sur les ressources en eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce test intervient alors que les réservoirs du pays connaissent une relative amélioration. Au 30 mars, le taux de remplissage des barrages tunisiens atteignait 58 %, un niveau qualifié de <em>«rassurant»</em> par les autorités et supérieur à celui de la même période l’an dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes pluies en Tunisie ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques, atteignant près de quatre mètres par endroits. Cette amélioration est cependant inégale. Dans le dernier bilan régional publié le 24 mars, Habaieb a indiqué des niveaux supérieurs à 67 % dans le Nord et à plus de 90 % au Cap Bon, tandis que les barrages du Centre restaient stables entre 12 et 13 %. Dans le même temps, le secrétaire d’État a évoqué une augmentation des réserves d’environ 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque africaine de développement (BAD) décrit le pays comme souffrant de pénuries d’eau chroniques, avec moins de 450 mètres cubes d’eau par habitant et par an, soit en dessous du seuil de pénurie absolue fixé à 500 mètres cubes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a reconnu la sécheresse comme une catastrophe naturelle pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats, signe que la restauration des barrages ne suffira pas à effacer les effets cumulés de plusieurs années de stress hydrique.</p>
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		<title>L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/lagriculture-tunisienne-face-au-defi-des-petites-exploitations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[petites exploitations]]></category>
		<category><![CDATA[raréfaction de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’agriculture tunisienne doit capitaliser sur les atouts des petites structures : flexibilité, adaptation, qualité et valorisation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/lagriculture-tunisienne-face-au-defi-des-petites-exploitations/">L’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La Tunisie, pays méditerranéen où l’agriculture représente un pilier économique et social majeur, fait face à un défi structurel de taille : la fragmentation de ses terres agricoles. Avec une superficie moyenne par exploitation tournant autour de 10 hectares, et une majorité de petites exploitations de moins de 5 hectares, le secteur agricole tunisien doit réinventer ses modèles de production pour rester compétitif, durable et résilient. Cette réalité, loin d’être une fatalité, peut devenir une opportunité si elle est abordée avec innovation et pragmatisme.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18531312"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Face au changement climatique, à la raréfaction de l’eau et aux exigences croissantes des marchés, l’agriculture tunisienne doit opérer une transformation profonde. Cette évolution ne peut se faire en imitant les modèles intensifs de grande échelle, mais en capitalisant sur les atouts des petites structures : flexibilité, adaptation rapide, qualité et valorisation des spécificités locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’agriculture de précision : optimiser chaque mètre carré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des réponses les plus prometteuses aux contraintes des petites surfaces réside dans l’agriculture de précision. Cette approche, rendue accessible grâce aux technologies numériques, permet d’optimiser l’utilisation des intrants, de l’eau et du travail sur des parcelles même réduites. L’utilisation de capteurs d’humidité du sol, de stations météorologiques connectées et d’applications mobiles permet aux agriculteurs de prendre des décisions éclairées en temps réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’irrigation goutte-à-goutte, déjà répandue dans certaines régions tunisiennes, peut être couplée à des systèmes automatisés qui ajustent l’apport en eau selon les besoins réels des cultures. Cette technologie, particulièrement adaptée aux climats arides et semi-arides comme celui de la Tunisie, permet d’économiser jusqu’à 50% d’eau par rapport aux méthodes traditionnelles tout en augmentant les rendements. Pour les petits agriculteurs, cela signifie une productivité accrue sans expansion territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les drones agricoles, autrefois réservés aux grandes exploitations, deviennent progressivement accessibles aux petits producteurs via des services mutualisés. Ces outils permettent de cartographier les parcelles, d’identifier les zones de stress hydrique ou les foyers de maladies, et d’appliquer les traitements de manière ciblée. Cette précision réduit les coûts, limite l’impact environnemental et améliore la rentabilité des petites surfaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diversification et l’intensification écologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur de petites exploitations, la monoculture présente des risques économiques et agronomiques majeurs. La diversification des cultures constitue une stratégie essentielle pour stabiliser les revenus, enrichir les sols et limiter les risques liés aux fluctuations des marchés ou aux aléas climatiques. Les systèmes agroforestiers, associant arbres fruitiers et cultures annuelles, représentent une option particulièrement adaptée au contexte tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’olivier, culture emblématique de la Tunisie, peut être associé à des légumineuses, des céréales ou des plantes aromatiques. Cette polyculture permet non seulement de multiplier les sources de revenus, mais aussi d’améliorer la fertilité des sols grâce aux légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cultures intercalaires créent également des microclimats favorables et réduisent l’évaporation de l’eau, un atout majeur dans les zones arides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maraîchage intensif biologique représente une autre voie d’avenir. Sur des surfaces réduites, il est possible de produire une grande variété de légumes à haute valeur ajoutée en adoptant des techniques comme les cultures sur buttes, le paillage, le compostage et la rotation rapide des cultures. Ces pratiques, inspirées de la permaculture et de l’agroécologie, permettent d’obtenir des rendements élevés tout en régénérant les sols et en limitant la dépendance aux intrants chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élevage intégré à petite échelle, qu’il s’agisse de volailles, d’ovins ou de caprins, peut compléter les revenus agricoles tout en fournissant du fumier de qualité pour fertiliser les cultures. Ce modèle circulaire, où les déchets d’une activité deviennent ressources pour une autre, maximise l’efficacité de chaque hectare exploité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La valorisation et la commercialisation directe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qu’une petite exploitation soit viable économiquement, il ne suffit pas de produire efficacement : il faut aussi capter une plus grande part de la valeur créée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation à la ferme et la vente directe permettent aux agriculteurs de s’affranchir des intermédiaires et d’augmenter significativement leurs marges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production d’huile d’olive premium, de confitures artisanales, de fromages fermiers ou de produits séchés représente autant d’opportunités de valorisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les circuits courts, via les marchés de producteurs, les paniers hebdomadaires ou les plateformes de vente en ligne, connaissent un essor en Tunisie, particulièrement dans les zones périurbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces canaux permettent aux consommateurs d’accéder à des produits frais et de qualité tout en garantissant aux producteurs une rémunération équitable. Les labels de qualité, qu’ils soient biologiques, équitables ou d’appellation d’origine, constituent des leviers de différenciation et de valorisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agritourisme représente une autre source de diversification des revenus. Les petites exploitations, souvent situées dans des cadres naturels préservés, peuvent accueillir des visiteurs pour des activités de découverte, des dégustations, voire des séjours à la ferme. Cette activité, qui combine agriculture et tourisme, génère des revenus complémentaires tout en valorisant le patrimoine rural et en sensibilisant le public aux réalités agricoles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’organisation collective et la mutualisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites exploitations, prises isolément, souffrent d’un manque de pouvoir de négociation face aux fournisseurs et aux acheteurs, ainsi que de difficultés à accéder aux équipements coûteux. L’organisation collective, sous forme de coopératives, de groupements d’intérêt économique ou d’associations, constitue une réponse structurelle à ces défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mutualisation des équipements agricoles permet de réduire les coûts d’investissement et d’exploitation. L’achat groupé de tracteurs, de matériel d’irrigation, de chambres froides ou d’unités de transformation devient accessible lorsque plusieurs agriculteurs s’associent. Les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), déjà présentes en Tunisie, méritent d’être développées et modernisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’achat groupé d’intrants (semences, engrais, aliments pour animaux) permet d’obtenir des prix plus avantageux et de négocier des conditions de paiement adaptées. De même, la commercialisation collective, via des centrales d’achat ou des plateformes communes, renforce le pouvoir de négociation des producteurs et assure des débouchés stables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de producteurs jouent également un rôle crucial dans le transfert de connaissances et l’innovation. Les formations collectives, les démonstrations de techniques agricoles et les échanges d’expériences entre pairs accélèrent l’adoption de pratiques performantes. Les réseaux d’agriculteurs, qu’ils soient physiques ou digitaux, constituent des espaces d’apprentissage mutuel et de soutien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gestion durable de l’eau et des sols</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau constitue la ressource la plus critique pour l’agriculture tunisienne. Face au stress hydrique croissant, les petites exploitations doivent adopter une gestion rigoureuse de cette ressource précieuse. Au-delà de l’irrigation goutte-à-goutte, des techniques comme la récupération des eaux de pluie, l’utilisation d’eaux usées traitées et la sélection de variétés résistantes à la sécheresse s’imposent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bassins de rétention, les citernes et les systèmes de drainage permettent de stocker l’eau pendant les périodes pluvieuses pour l’utiliser durant les mois secs. Ces infrastructures, dimensionnées à l’échelle de petites exploitations, peuvent être soutenues par des programmes d’aide publique ou des financements solidaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé des sols conditionne la productivité à long terme. L’agriculture de conservation, qui limite le travail du sol, maintient une couverture végétale permanente et privilégie les rotations de cultures, permet de préserver et d’améliorer la fertilité des terres. Ces pratiques réduisent l’érosion, augmentent la matière organique et améliorent la capacité de rétention en eau des sols, autant d’avantages cruciaux pour les exploitations de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compostage, qu’il soit réalisé à partir de déchets végétaux, de fumiers ou de biodéchets, constitue une source d’engrais organique gratuite et de qualité. Cette pratique, accessible à tous les agriculteurs quelle que soit la taille de leur exploitation, contribue à fermer les cycles de nutriments et à réduire la dépendance aux engrais chimiques importés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accompagnement institutionnel et le financement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution de l’agriculture tunisienne vers des modèles adaptés aux petites exploitations nécessite un soutien institutionnel fort. Les politiques publiques doivent reconnaître la spécificité de ces structures et adapter les dispositifs d’aide en conséquence. Les subventions à l’investissement, les aides à la conversion vers l’agriculture biologique et les programmes de formation doivent être rendus accessibles aux petits producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès au financement représente un enjeu majeur. Les institutions financières traditionnelles hésitent souvent à prêter aux petits agriculteurs, considérés comme risqués. Le développement de la microfinance agricole, des systèmes de garantie mutuelle et des fonds de crédit solidaire peut débloquer cette situation. Les plateformes de financement participatif constituent également une alternative intéressante pour financer des projets innovants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vulgarisation agricole et le conseil technique doivent être renforcés et adaptés aux réalités des petites exploitations. Les centres de formation, les fermes-écoles et les programmes de tutorat permettent de transférer les connaissances et les bonnes pratiques. L’utilisation des technologies numériques (applications mobiles, vidéos tutorielles, forums en ligne) démocratise l’accès à l’information et au savoir agricole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche agronomique doit également orienter ses travaux vers les problématiques spécifiques des petites exploitations : variétés adaptées aux conditions locales, techniques culturales économes en intrants, systèmes de culture diversifiés et résilients. Les partenariats entre instituts de recherche, organisations de producteurs et agriculteurs-innovateurs peuvent accélérer le développement et la diffusion de solutions adaptées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’innovation et les nouvelles opportunités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture urbaine et périurbaine connaît un développement rapide en Tunisie, notamment autour des grandes villes comme Tunis, Sfax ou Sousse. Sur de très petites surfaces, il est possible de produire des légumes, des herbes aromatiques ou même de pratiquer l’aquaponie (culture de végétaux associée à l’élevage de poissons). Ces systèmes intensifs et innovants répondent à la demande croissante de produits frais locaux et créent des emplois en zone urbaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture sous serre, qu’elle soit chauffée ou non, permet de prolonger les saisons de production et de cultiver des espèces exigeantes même sur de petites surfaces. Les serres modernes, équipées de systèmes de contrôle climatique et d’irrigation automatisée, offrent des rendements élevés et une production de qualité constante. L’investissement initial peut être amorti grâce aux prix premium obtenus pour des produits hors-saison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plantes aromatiques et médicinales représentent un créneau à haute valeur ajoutée particulièrement adapté aux petites surfaces. La Tunisie dispose d’un patrimoine végétal riche (thym, romarin, verveine, géranium) et d’un savoir-faire reconnu dans la distillation d’huiles essentielles. La production biologique certifiée de ces plantes répond à une demande internationale croissante et génère des revenus substantiels par unité de surface.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’apiculture constitue une activité complémentaire idéale pour les petites exploitations. Elle nécessite peu d’espace, s’intègre parfaitement aux cultures fruitières et aromatiques, et produit des revenus intéressants. Le miel tunisien, notamment les miels monofloraux d’eucalyptus, d’oranger ou de thym, bénéficie d’une excellente réputation et peut être valorisé sur des marchés de niche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une agriculture tunisienne résiliente et prospère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’évolution de l’agriculture tunisienne face au défi des petites exploitations ne passe pas par l’imitation des modèles industriels à grande échelle, mais par l’innovation, la diversification et la valorisation des atouts locaux. Les technologies numériques, l’agroécologie, l’organisation collective et la transformation à la ferme offrent des leviers puissants pour améliorer la productivité, la rentabilité et la durabilité des petites structures agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation nécessite cependant un engagement collectif. Les agriculteurs doivent être accompagnés dans leur transition par des politiques publiques adaptées, un accès facilité au financement et au conseil technique, et des infrastructures rurales modernisées. La recherche agronomique, la formation et la vulgarisation jouent un rôle central dans la diffusion des innovations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites exploitations tunisiennes, loin d’être un handicap, peuvent devenir le fer de lance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement et ancrée dans les territoires. En combinant savoir-faire traditionnel et innovations technologiques, en privilégiant la qualité sur la quantité et en renforçant les liens entre producteurs et consommateurs, l’agriculture tunisienne peut construire un modèle de développement original, résilient et porteur d’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement rural, les petites exploitations tunisiennes disposent de nombreux atouts : flexibilité, capacité d’adaptation, proximité avec les écosystèmes locaux et potentiel d’innovation. L’enjeu est maintenant de mobiliser ces atouts, de lever les obstacles structurels et de créer un environnement favorable à l’épanouissement d’une agriculture à taille humaine, performante et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-reutilisation-des-eaux-usees-en-tunisie-ne-depasse-pas-7/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 11:08:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Rehili]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[stress hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie accuse un retard de près de 30 ans dans la réutilisation des eaux usées traitées, une ressource encore gaspillée dans notre pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-reutilisation-des-eaux-usees-en-tunisie-ne-depasse-pas-7/">La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’expert en développement et gestion des ressources en eau, Hussein Rehili, a affirmé que la Tunisie accuse un retard de près de 30 ans dans la réutilisation des eaux usées traitées, une ressource gaspillée dans notre pays et qui pourrait jouer un rôle crucial pour relever les défis futurs, notamment ceux liés au stress hydrique qui s’aggrave avec le réchauffement climatique.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">M. Rehili, qui intervenait dans l’émission <em>‘‘Houna Tounes’’</em> sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%AD%D9%8A%D9%84%D9%8A%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%85%D8%AA%D8%A3%D8%AE%D8%B1%D8%A9-30-%D8%B9%D8%A7%D9%85%D8%A7%D9%8B-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%BA%D9%84%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%A7%D9%87-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B9%D8%A7%D9%84%D8%AC%D8%A9-%D8%B1%D8%BA%D9%85-%D8%A3%D9%87%D9%85%D9%8A%D8%AA%D9%87%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B3%D8%AA%D9%82%D8%A8%D9%84%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, vendredi 13 mars 2026, a ajouté que le secteur de l’eau en Tunisie souffre d’une fragmentation institutionnelle entre plusieurs ministères, alors qu’une vision unifiée et une planification coordonnée pourraient aider à mieux gérer cette ressource vitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources d’eau conventionnelles relèvent du ministère de l’Agriculture, tandis que les eaux usées traitées sont gérées par celui de l’Environnement et l’eau de source, l’eau en bouteille et l’eau thermale dépendent du département de la Santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fragmentation, a soutenu l’expert, empêche l’élaboration d’une politique globale de l’eau, au moment où le pays fait face à un stress hydrique croissant et a du mal à mobiliser suffisamment d’eau pour l’irrigation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Rehili a souligné la nécessité pour l’Office national de l’assainissement (Onas) de conclure un accord avec le ministère de l’Agriculture pour la réutilisation des eaux usées traitées dans les zones irriguées, en déplorant que des obstacles administratifs empêchent la généralisation de cette pratique aussi utile que nécessaire. Selon les données officielles, le taux de réutilisation des eaux usées traitées en Tunisie ne dépassait pas, en 2024, 5 à 7 %, un pourcentage très faible compte tenu de la rareté de l’eau dans le pays, alors que ce taux atteint environ 80 % en&nbsp;Israël, 13 à 15 % en Espagne et 8 % en Italie, pays méditerranéens soumis aux mêmes défis de rareté de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet visant à améliorer la valeur et la qualité des eaux usées traitées, annoncé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec celui de l’Agriculture et en coopération avec l’Italie, constitue une étape importante vers le développement de l’utilisation de ces ressources dans les stations d’épuration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet coûte environ 620 millions de dinars et repose sur trois piliers principaux : l’amélioration du traitement de l’eau, le soutien aux performances du secteur agricole et la promotion de la formation et de la recherche scientifique dans les domaines de l’eau et de l’agriculture.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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