Tunis a accueilli la 4e réunion annuelle d’examen du Programme pour la mer Méditerranée (MedProgramme), une initiative régionale dédiée à la sécurité environnementale de la Méditerranée et à la réduction des pressions transfrontalières sur les écosystèmes marins et côtiers, qui s’est tenue du 23 au 25 juin 2026 à Gammarth, au nord de Tunis.
La réunion a rassemblé des représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, d’institutions financières, de partenaires scientifiques, de la société civile ainsi que des délégués de la jeunesse.
Parmi les points clés débattus figurent l’évaluation des résultats obtenus par le programme, la reproductibilité des actions mises en œuvre dans les pays bénéficiaires et les perspectives d’une nouvelle phase de coopération environnementale en Méditerranée.
Le sommet s’est déroulé sous le thème «Une mer, une vision : renforcer les partenariats pour la transformation et l’impact en Méditerranée», avec pour objectif de consolider les partenariats, les investissements et les outils communs pour la protection du bassin.
Selon les organisateurs, cette réunion a marqué également la conclusion du cycle 2020-2026 du MedProgramme et une transition vers de nouvelles initiatives régionales.
Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et piloté par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) via le Plan d’action pour la Méditerranée, le MedProgramme implique l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Égypte, le Liban, la Libye, le Monténégro, le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Parmi les partenaires figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement Berd), la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Unesco, l’UICN, le WWF, le Plan Bleu et des centres régionaux relevant du système de la Convention de Barcelone, tels que le SPA/RAC basé à Tunis.
Le programme vise à réduire les principales sources de pollution d’origine terrestre, à améliorer la gestion des zones côtières, à renforcer la résilience climatique et la sécurité hydrique, à protéger la biodiversité marine et à soutenir une gestion plus durable des ressources naturelles.
La Tunisie participe à cette initiative à la fois en tant que pays bénéficiaire et en tant que pôle régional d’expertise, notamment grâce à la présence à Tunis du Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées.
Cette réunion s’est tenue alors que la Méditerranée demeure l’une des régions les plus exposées aux effets conjugués du réchauffement climatique, de l’érosion côtière, de la pression urbaine, de la pénurie d’eau, de la pollution et de l’érosion de la biodiversité. D’où l’accent mis par les organisateurs sur des solutions intégrées : une moindre fragmentation entre les politiques environnementales, hydriques et côtières, une meilleure coordination entre les États riverains et une mobilisation accrue des financements publics et privés.
Pour la Tunisie, cet événement réaffirme le rôle du pays au sein des mécanismes multilatéraux de protection de la Méditerranée et offre une plateforme diplomatique pour aborder des enjeux environnementaux de plus en plus liés à la sécurité économique, alimentaire et climatique de la région.



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