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	<title>Archives des surconsommation - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des surconsommation - Kapitalis</title>
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		<title>La gouvernance verte : une nécessité et non un luxe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 09:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gouvernance verte est devenue une nécessité pour répondre aux défis environnementaux contemporains et garantir un avenir meilleur pour tous.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/la-gouvernance-verte-une-necessite-et-non-un-luxe/">La gouvernance verte : une nécessité et non un luxe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec l’intensification des effets du changement climatique, la surconsommation et la dégradation des ressources naturelles, la perte accélérée de biodiversité, et les crises économiques, la gouvernance verte est devenue une nécessité pour répondre aux défis environnementaux contemporains, promouvoir un développement durable et garantir un avenir meilleur pour tous.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Fathia Hamzaoui</strong></p>



<span id="more-14435790"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Fathia-Hamzaoui.jpg" alt="" class="wp-image-14435801" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Fathia-Hamzaoui.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Fathia-Hamzaoui-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Fathia-Hamzaoui-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La gouvernance verte est une approche permettant de concilier croissance économique et durabilité environnementale, en intégrant des pratiques écologiques dans les politiques économiques et les décisions des entreprises. L’idée principale est de démontrer que les objectifs économiques peuvent être atteints sans compromettre les ressources naturelles et l&rsquo;environnement, mais au contraire, en les protégeant.</p>



<p>Concrètement, il s’agit d’un ensemble de politiques, d’initiatives et de pratiques visant à intégrer les enjeux écologiques dans les décisions économiques et sociales.</p>



<p>En mettant l’accent sur la durabilité, la gouvernance verte encourage des décisions qui privilégient des modèles de développement plus propres et plus responsables. Cependant, la gouvernance verte est cruciale pour promouvoir un développement économique qui soit à la fois équitable et respectueux de l&rsquo;environnement.</p>



<p>Ainsi, loin de freiner la croissance, la gouvernance verte permet de bâtir un modèle de développement plus juste et plus durable, où l’économie et l’écologie se renforcent mutuellement.</p>



<p>Dans cet article nous allons exposer les principes fondamentaux de la gouvernance verte,comment celle-ci peut soutenir la croissance économique, et où en est la gouvernance verte en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principes fondamentaux</h2>



<p>Les grands principes de la gouvernance verte sont des lignes directrices visant à intégrer la durabilité et la préservation de l’environnement dans la prise de décision économique, politique et sociale. Ces principes orientent les actions des gouvernements, des entreprises et de la société civile pour une croissance qui respecte les limites écologiques de la planète.</p>



<p><strong>1. Le principe de durabilité</strong> exige que les décisions prises aujourd’hui répondent aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Cela implique une gestion prudente des ressources naturelles, de l’énergie, et des écosystèmes. <strong></strong></p>



<p><strong>2. Le principe de précaution </strong>stipule qu’en cas d’incertitude scientifique sur les impacts environnementaux potentiels d’une activité, des mesures préventives doivent être prises pour éviter ou minimiser les risques. Cela s’applique notamment dans les domaines liés aux produits chimiques, à la pollution et aux nouvelles technologies.</p>



<p><strong>3. Le principe de pollueur-payeur stipule </strong>que les entreprises ou individus responsables de la pollution ou des dommages environnementaux doivent en assumer les coûts, plutôt que de les transférer à la société ou aux générations futures.</p>



<p><strong>4. Le principe de participation </strong>dela gouvernance verte valorise l&rsquo;inclusion des parties prenantes, y compris les citoyens, les ONG, et les entreprises, dans les décisions qui affectent l’environnement. Les décisions prises sont ainsi mieux informées, transparentes et acceptées par la société, ce qui renforce leur efficacité.</p>



<p><strong>5. Le principe de transparence et de responsabilité</strong> dans la gouvernance verte signifie que les informations relatives aux politiques, aux impacts environnementaux et aux mesures prises sont accessibles à tous. Cela va de pair avec une responsabilité accrue des gouvernements et entreprises, qui doivent rendre compte de leurs actions et de leur conformité aux normes environnementales.</p>



<p><strong>6. Le principe d’innovation et d’adaptation&nbsp;</strong>: enencourageant l’innovation, la gouvernance verte aide à trouver des solutions respectueuses de l’environnement, telles que les technologies propres et les énergies renouvelables. De plus, elle reconnaît la nécessité de s’adapter aux changements climatiques et aux évolutions des écosystèmes pour répondre efficacement aux enjeux écologiques.</p>



<p><strong>7. Le principe d’équité intra- et intergénérationnelle </strong>vise à assurer que les ressources naturelles et les bénéfices d’un développement durable sont partagés équitablement, tant entre les générations actuelles qu’entre les générations présentes et futures.</p>



<p><strong>8. Le principe de résilience</strong> dont se réclame la gouvernance verte valorise des systèmes économiques et sociaux capables de résister aux chocs écologiques et économiques. Cette gouvernance favorise des systèmes de production plus économes en ressources et réduit la vulnérabilité aux pénuries de matières premières, aux catastrophes naturelles et aux fluctuations des prix de l’énergie fossile.</p>



<p>Ces principes majeurs constituent le socle de la gouvernance verte et orientent les politiques vers un développement économique respectueux des limites de la planète. Ils permettent de concilier croissance, bien-être, et préservation de l’environnement pour un avenir plus durable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hKjXuSBcTl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/11/pour-une-destination-touristique-tunisienne-respectueuse-de-lenvironnement/">Pour une destination touristique tunisienne respectueuse de l’environnement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une destination touristique tunisienne respectueuse de l’environnement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/11/pour-une-destination-touristique-tunisienne-respectueuse-de-lenvironnement/embed/#?secret=9cEo69fj8u#?secret=hKjXuSBcTl" data-secret="hKjXuSBcTl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quels bénéfices pour la croissance économique ?</h2>



<p>Une gouvernance verte ne se contente pas de protéger l’environnement, elle peut également catalyser une croissance économique durable et inclusive à travers plusieurs mécanismes.</p>



<p><strong>1. L’innovation technologique et compétitivité : </strong>en favorisant la recherche et l’innovation en technologie verte, comme les<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/09/les-energies-renouvelables-rapporteront-1-a-175-de-croissance-a-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> énergies renouvelables</a>, l’agriculture durable, et les transports écologiques, la gouvernance verte permet de réduire les coûts à long terme, de stimuler des secteurs émergents et de créer des emplois dans l’économie verte.</p>



<p><strong>2. La création d&#8217;emplois verts :</strong> latransition vers une économie verte génère des emplois dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la gestion des déchets, et du transport durable. Ces emplois contribuent à la croissance économique tout en réduisant les impacts écologiques.</p>



<p><strong>3. La fiscalité verte </strong>peut être utilisée comme un levier pour encourager les comportements écologiques. Par exemple, des taxes sur le carbone ou des subventions pour les énergies renouvelables incitent les entreprises et les consommateurs à réduire leur empreinte écologique tout en stimulant des investissements dans des secteurs verts.</p>



<p><strong>4. L’accès à des financements verts :</strong> de plus en plus d’institutions financières et d’investisseurs favorisent les projets et entreprises qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les obligations vertes, les fonds d’investissement durables et les subventions permettent de mobiliser des ressources pour financer des projets de croissance économique durable. Les entreprises et gouvernements engagés dans la gouvernance verte peuvent accéder plus facilement à ces financements, favorisant des projets écologiques et rentables.</p>



<p><strong>5. La réduction des risques économiques : </strong>en intégrant les considérations environnementales, la gouvernance verte réduit les risques économiques associés aux changements climatiques, à la pollution et à la dégradation des ressources naturelles. Des risques comme les catastrophes naturelles, la raréfaction des matières premières ou la volatilité des prix des combustibles fossiles sont ainsi minimisés.</p>



<p><strong>6. Le renforcement de la résilience économique : </strong>la gouvernance verte soutient des économies moins dépendantes des ressources fossiles et plus autonomes énergétiquement. En adoptant des systèmes agricoles et industriels résilients aux aléas climatiques, elle favorise une croissance plus stable.</p>



<p><strong>7. La valorisation des ressources naturelles et des écosystèmes : </strong>la gouvernance verte reconnaît la valeur économique des écosystèmes sains. Par exemple, le développement de l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/11/pour-une-destination-touristique-tunisienne-respectueuse-de-lenvironnement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">écotourisme</a> génère des revenus tout en préservant la biodiversité. De même, des écosystèmes en bonne santé fournissent des <em>«services écosystémiques»</em> essentiels pour la croissance économique.</p>



<p><strong>8. Réglementations et normes environnementales : </strong>la mise en place de normes strictes pour la gestion des ressources et le contrôle des émissions encourage les entreprises à adopter des pratiques durables. Plutôt que de freiner la croissance, cela stimule la compétitivité, car les entreprises adoptant des technologies propres gagnent en efficacité et en image de marque.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NWcJgxASZM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/09/les-energies-renouvelables-rapporteront-1-a-175-de-croissance-a-la-tunisie/">Les énergies renouvelables rapporteront 1 à 1,75% de croissance à la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les énergies renouvelables rapporteront 1 à 1,75% de croissance à la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/09/les-energies-renouvelables-rapporteront-1-a-175-de-croissance-a-la-tunisie/embed/#?secret=HRk3SWAiE7#?secret=NWcJgxASZM" data-secret="NWcJgxASZM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Initiatives et politiques pour la Tunisie</h2>



<p>Pour assurer une croissance économique durable en Tunisie, tout en protégeant les ressources naturelles et l’environnement, il sera crucial de renforcer le cadre juridique, d’attirer des financements verts, et de promouvoir une culture de durabilité parmi les entreprises et les citoyens tunisiens. Notre pays cherche à mettre en œuvre des politiques qui intègrent des pratiques respectueuses de l’environnement dans tous les secteurs économiques. Voici quelques initiatives&nbsp;:</p>



<p><strong>1- Stratégie nationale de développement durable (SNDD) :</strong> mise en place pour orienter le pays vers un modèle de développement plus vert et plus durable.</p>



<p><strong>2- Plan solaire tunisien : </strong>lancé pour encourager le développement des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p><strong>3- Code de l’environnement :</strong> bien que nécessitant une mise à jour, ce code établit des directives pour la protection de l’environnement et l’utilisation durable des ressources naturelles.</p>



<p><strong>4- Le Plan solaire tunisien (PST)&nbsp;:</strong> a pour objectif d’atteindre 30 % de la production d’énergie nationale à partir de sources renouvelables d’ici 2030. Cette transition vise à limiter les émissions de CO₂ et à réduire la dépendance aux énergies importées.</p>



<p><strong>5- Des projets de dessalement d’eau&nbsp;:</strong> des initiatives de dessalement et réduction des pertes d’eau sont en cours. Le pays explore également des technologies d’irrigation plus économes pour l’agriculture, un secteur majeur en termes de consommation d’eau.</p>



<p><strong>6- Des projets de gestion de déchets&nbsp;:</strong> sont en place pour encourager le tri, la réutilisation, et le recyclage des matériaux, notamment via des programmes de sensibilisation et des incitations fiscales pour les entreprises qui s’engagent dans une économie circulaire.</p>



<p><strong>7- Le développement de l&rsquo;écotourisme&nbsp;:</strong> avec des projets visant à protéger les zones naturelles et à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement parmi les hôtels et les opérateurs touristiques.</p>



<p><strong>8- Renforcement de la société civile et de la participation citoyenne&nbsp;:</strong> pour promouvoir la sensibilisation environnementale et encourager des pratiques durables au niveau local. La participation de la société civile et des citoyens est essentielle pour garantir une gouvernance transparente et participative.</p>



<p>En conclusion, la gouvernance verte offre un cadre permettant d’allier croissance économique et durabilité. Elle vise à promouvoir une économie résiliente, respectueuse de l’environnement et inclusive, où les gains économiques d’aujourd’hui ne se font pas aux dépens des générations futures.</p>



<p>La gouvernance verte remet en question la croissance basée uniquement sur le produit intérieur brut (PIB), en encourageant des indicateurs alternatifs comme le bien-être, la santé des écosystèmes et la qualité de vie. Elle propose un modèle de développement où la prospérité n’est pas seulement quantitative mais aussi qualitative, intégrant la satisfaction des besoins humains, la protection de l’environnement, et la justice sociale.</p>



<p>En somme, la gouvernance verte vise à montrer que la croissance économique et la durabilité environnementale peuvent aller de pair. En encourageant un développement qui respecte les limites de notre planète, elle propose une croissance non seulement viable, mais aussi résiliente et inclusive.</p>



<p><em>* Docteur en sciences économiques.</em></p>



<p><strong><em>Références</em></strong></p>



<p><em>1. Duit, A. (2016). « The Four Faces of the Environmental State: Environmental Governance Regimes in 28 Countries » Environmental Politics, 25(1).</em></p>



<p><em>2. Meadowcroft, J. (2007). « Who is in Charge here? Governance for Sustainable Development in a Complex World » Journal of Environmental Policy &amp; Planning, 9(3-4).</em></p>



<p><em>3. Bowen, A., &amp; Hepburn, C. (2014). « Green Growth: An Assessment » Oxford Review of Economic Policy, 30(3).</em></p>



<p><em>4. Kemp, R., &amp; Loorbach, D. (2003). « Governance for Sustainability Through Transition Management » Innovation: The European Journal of Social Science Research, 16(4).</em></p>



<p><em>5. Baker, S., &amp; Eckerberg, K. (2008). « In Pursuit of Sustainable Development: New Governance Practices at the Sub-national Level in Europe » Journal of Environmental Planning and Management, 51(6).</em></p>



<p><em>6. World Bank (2012). « Inclusive Green Growth: The Pathway to Sustainable Development »</em></p>



<p><em>7. OECD (2011). « Towards Green Growth »</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Covid-19 : Fera-t-on bombance pendant ramadan ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/covid-19-fera-t-on-bombance-pendant-ramadan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2020 06:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Covid-19 ou pas, il reste à savoir si la persévérance prévisible de l’Etat tunisien à approvisionner le marché cette année, en pleine pandémie pendant ramadan, relèvera de l’économie, de la finance, ou de la théologie. Religieux ou laïcs, il y a longtemps que nous ne formons plus qu’un pays de consommateurs frustrés et énervés&#8230; la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Coronavirus-Ramadan.jpg" alt="" class="wp-image-294140"/></figure>



<p><strong><em>Covid-19 ou pas, il reste à savoir si la persévérance prévisible de l’Etat tunisien à approvisionner le marché cette année, en pleine pandémie pendant ramadan, relèvera de l’économie, de la finance, ou de la théologie. Religieux ou laïcs, il y a longtemps que nous ne formons plus qu’un pays de consommateurs frustrés et énervés&#8230; la tête vide et le ventre plein.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * </p>



<span id="more-294137"></span>



<p>Il s’agissait&nbsp;jusqu’à présent de vaincre &nbsp;le Covid-19
aux moindres coûts&nbsp;humains,&nbsp;et économiques. Maintenant une autre
échéance se profile à l’horizon, celle du croissant de ramadan, de la soirée si
attendue du 23 avril. Encore une variable&nbsp;que, dans une situation déjà
fort complexe, on ne pourra déterminer qu’à posteriori. </p>



<p>En effet on ignore quel sera le comportement du citoyen
tunisien durant le mois sacré, en période d’épidémie, pour peu qu’il ne se soit
pas déjà révélé fort imprévisible sans la contrainte du jeûne en sus. Et quand
on parle de comportement, c’est bien sûr en premier lieu par rapport à son mode
de consommation, et&nbsp;son attitude par rapport à la distanciation sociale,
que l’on se réfèrera. </p>



<p>En temps normal, le mois de ramadan est celui où l’augmentation
de la consommation alimentaire est à la fois la plus marquée, et la plus
soutenue. Et si on a toujours eu des chiffres précis sur les factures
d’énergie, les taux d’endettement des ménages, et les charges financières
assumées par les caisses de compensation, en revanche, on a toujours tout
ignoré des surcroîts de dépenses que les exigences du consommateur en période
de ramadan imposaient à la collectivité. </p>



<p>C’est que, aborder la question ayant souvent été épineuse, depuis l’époque du président Bourguiba, où la religion était couramment utilisée pour renforcer la légitimité de l’Etat, il est devenu simplement tabou de le faire depuis que le virus islamiste a conquis et les esprits et les votes d’un  grand nombre de nos compatriotes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les réflexes pavloviens durant le mois sacré </h3>



<p>Le résultat est que dans une situation d’endettement sans précédent des finances publiques depuis l’indépendance, l’Etat recourt sans rechigner aux importations de produits alimentaires pour calmer les réflexes pavloviens de ses citoyens durant le mois sacré, au moment même où il les soumet à des hausses non négligeables du prix de l’eau si nécessaire pour la propreté requise dans la lutte contre l’autre virus, le Sars Cov 2 plus connu sous le nom de Covid-19. Et à ce propos, nul n’aura omis de remarquer, la veille des mesures de confinement, la campagne massive et inattendue de coupures d’eau et de retrait des compteurs lancée par la Sonede, des domiciles de ses débiteurs. </p>



<p>Il y a donc des questions que l’on voudrait bien ne pas poser
en ce moment par respect pour tous ceux que les efforts en faveur de leur pays
placent&nbsp;au bord de la rupture physique et psychique, mais malheureusement
ces questions là &nbsp;ne font que s’imposer d’elles mêmes, relativement à
&nbsp;la politique de l’Etat autant face à l’épidémie, que face à la crise
économique, et pourquoi ne pas le dire,&nbsp;les habitudes qui grèvent les
finances publiques, et dont le contrôle pourrait diminuer les charges en faveur
des secteurs actuellement prioritaires, tels&nbsp;ceux des hôpitaux et de
l’hygiène publics. </p>



<p>C’est à bon escient que l’Etat, comme partout dans le monde,
a imposé un ralentissement de l’activité économique, afin d’éviter l’hécatombe
sans laquelle, aucune économie ne serait possible pendant plusieurs années. </p>



<p>À partir de 1348, la Ville de Barcelone avait subi une
épidémie&nbsp;de peste et il lui avait fallu 250 années pour retrouver sa
population initiale, l’Europe y avait sur 5 années perdu&nbsp;près de 30% de sa
population; c’est dire combien au décours d’une épidémie les dégâts humains
peuvent être graves et durables. </p>



<p>L’Histoire nous apprend que la principale implication économique des dépeuplements de masse et de l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande qui en résulte, a toujours été  le surenchérissement des prix des produits de consommation courante, en particulier les produits alimentaires. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Endettement, ralentissement économique et surconsommation </h3>



<p>Au cours de l’actuelle épidémie&nbsp;Covid-19, malgré le
ralentissement de l’activité économique imposé par les nécessités
prophylactiques, il n’ y a pas eu de diminution de l’offre, parce que l’Etat a
rectifié le tir en permettant aux producteurs agricoles et de viandes le
ravitaillement des collectivités, et la demande s’est maintenue parce que les
mesures d’ordre social ont pour le moment permis le maintien du pouvoir d’achat
de la population. </p>



<p>Pourtant les tendances inflationnistes ont été, dès le début
de la pandémie actuelle, présentes, avivées par la panique et les achats
massifs de la population de produits alimentaires, et par les pratiques
spéculatives&nbsp;d’un certain nombre de corporations commerciales. Mais
prétendre que le recours à la planche à billets par l’Etat n’aggrave pas le
phénomène inflationniste serait un euphémisme et on peut interpréter les
importantes augmentations du prix de l’eau auxquelles&nbsp;le ministère de l’Agriculture
vient de recourir comme en étant l’une des conséquences. </p>



<p>Au cours du mois de ramadan, la demande et les prix ont
toujours eu tendance à l’accroissement, et ce fait est dû aux habitudes
culinaires des citoyens, mais aussi aux puissantes incitations à la
consommation auxquels ils sont soumis par le biais de la publicité, dans les
chaînes de télévision. La différence avec les années précédentes, c’est que
cette fois-ci, le mois du jeûne survient dans une société en état de siège,
déjà soumise à une inflation non négligeable, pour d’autres raisons. </p>



<p>Il a fallu à l’Etat tunisien des efforts considérables pour
convaincre ses citoyens de la nécessité d’abandonner&nbsp;des habitudes
d’insouciance et le message n’a pas toujours été bien reçu, il s’en faut même
de beaucoup. Il en faudrait d’autres pour qu’il renonce à faire bombance durant
tout un mois. Mais, on vient d’en faire l’amère expérience, comme on ne peut
jamais compter sur la bonne volonté du peuple afin qu’il se soumette aux
nécessités &nbsp;du moment, il faudrait que l’Etat renonce à son recours
habituel, au nom de la maîtrise des prix, à l’importation au nom de la régulation
du marché. Et dans tout pays en guerre, et celle contre le Covid-19 en est bien
une, la mesure la plus efficace pour réguler le marché a toujours été&nbsp;le
rationnement, au moins de certaines denrées&nbsp;alimentaires. Il&nbsp;aurait
l’avantage non seulement de diminuer les dépenses de l’Etat&nbsp;mais aussi, en
privant l’individu de la possibilité de faire ripaille et de gaspiller&nbsp;comme
il l’a toujours fait chaque année durant un mois, de lui faire comprendre que
la seule possibilité pour lui de retourner à ses habitudes anciennes soit de
sortir le plus rapidement de l’épidémie, et donc de se conformer le plus
rigoureusement à ses contraintes. </p>



<p>Il reste que le rationnement s’est souvent accompagné partout
où il a été institué du marché noir, c’est-à-dire d’un marché parallèle de
caractère spéculatif synonyme de pénurie,&nbsp;mais faudrait-il craindre chez
nous une économie informelle déjà constituée&nbsp;depuis des années qui couvre
plus de 50% de l’activité économique totale, d’autant que cette mesure ne
perdurerait que le temps du ramadan et celui qu’il faudrait pour vaincre
l’épidémie?</p>



<p>L’alternative est bien évidemment que partout dans le pays les citoyens décident, comme l’avaient fait une nuit ceux du Bhar Lazreg il y a quelques jours, de sortir dans la rue ainsi qu’ils en ont toujours eu l’habitude les soirées du  ramadan, en ignorant complètement le couvre-feu; la seule différence serait que cette fois ils soient bien repus. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La dispense du jeûne en période d&rsquo;épidémie irait-elle de soi ? </h3>



<p>Même si le nombre de patients atteints demeure
remarquablement bas – un peu plus de 700 &#8211; grâce en grande partie aux mesures
de confinement imposées par le ministère de la Santé, rien n’est jamais
définitivement acquis, il demeure nécessaire d’envisager dès à présent
l’inenvisageable. </p>



<p>Evidemment dans une société ayant de l’islam une interprétation autre que celle à laquelle certains de ses ténors autoproclamés nous ont toujours habitués sur les chaînes satellitaires, la dispense du jeûne en période de maladie irait de soi, ainsi que la tempérance dans la consommation, mais les versets coraniques traitant de ces sujets là sont généralement ignorés, ils ne suffisent pas à faire descendre les gens dans la rue pour manifester, ou  remplir les urnes au cours des élections; plus que cela, ceux qui les évoquent ne sont souvent vus que comme des opportunistes qui essaient de profiter de la situation pour miner l’islam <em>«véritable»</em> au nom des nécessités économiques qui ont nom, lutte contre l’inflation, marché noir, épidémie, gaspillage. </p>



<p>On préfère donc garder en réserve, au fond de soi, <em>«les autres versets» </em>mobilisateurs, ceux qu’on croit être du mépris du couvre-feu, du confinement&#8230; ou de ceux qui meurent, à qui on refuse l’inhumation. </p>



<p>Il reste à savoir si la persévérance prévisible de l’Etat à approvisionner le marché cette année en pleine pandémie pendant ramadan relèvera de l’économie, de la finance, ou de la théologie. Religieux ou laïcs, il y a longtemps que nous ne formons plus qu’un pays de consommateurs frustrés et énervés. Rendons au moins hommage aux meilleurs d’entre nous, à tous ceux qui sont morts et qui continuent de mourir pour que nous vivions &#8230; la tête vide et le ventre plein.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/covid-19-fera-t-on-bombance-pendant-ramadan/">Covid-19 : Fera-t-on bombance pendant ramadan ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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