<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des transition économique - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/transition-economique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/transition-economique/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 07 Dec 2018 13:30:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des transition économique - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/transition-economique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>3e Forum France-Pays arabes : La Tunisie et sa transition économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/07/3e-forum-france-pays-arabes-la-tunisie-face-a-sa-transition-economique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/07/3e-forum-france-pays-arabes-la-tunisie-face-a-sa-transition-economique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Dec 2018 11:48:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[investissements]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Majoul]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=187719</guid>

					<description><![CDATA[<p>Samir Majoul, président de l’Utica a participé à la 3e édition du Forum France-Pays arabes, organisée par la Chambre de commerce franco-arabe, en partenariat avec l’Union des chambres arabes qui s’est tenue, le jeudi 6 décembre 2018, à Paris. Cette manifestation, qui a pour objectif de promouvoir les relations économiques entre la France et tous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/07/3e-forum-france-pays-arabes-la-tunisie-face-a-sa-transition-economique/">3e Forum France-Pays arabes : La Tunisie et sa transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187721" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/3e-Forum-France-Pays-arabes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Samir Majoul, président de l’Utica a participé à la 3e édition du Forum France-Pays arabes, organisée par la Chambre de commerce franco-arabe, en partenariat avec l’Union des chambres arabes qui s’est tenue, le jeudi 6 décembre 2018, à Paris.</strong></em></p>
<p><span id="more-187719"></span></p>
<p>Cette manifestation, qui a pour objectif de promouvoir les relations économiques entre la France et tous les pays arabes, a réuni environ 250 participants, de nombreuses délégations arabes ainsi que des PME et des grands groupes français ont participé à cet événement.</p>
<p>Au programme figurait 4 tables rondes sectorielles qui ont traité des thèmes sur<em> «l’eau, énergie, développement durable et villes intelligentes»</em>;<em> «l’agriculture, agro-industrie, pêche», «les infrastructures»</em>; et <em>«les investissements: regards croisés France-Pays arabes sur les véhicules et les conditions d’investissements».</em></p>
<p>Intervenant dans le cadre de la deuxième table-ronde, M. Majoul a affirmé que le nombre et la qualité des participants au forum démontre la volonté manifeste des responsables politiques et hommes d’affaires tant en France que dans les pays arabes de travailler constamment ensemble à dynamiser cette relation privilégié qui existe entre les deux parties. Il a ajouté que le forum donnera certainement la priorité à des secteurs d’importances et d’intérêt partagé pour les deux parties notamment dans les domaines de l’eau, de l’agro-alimentaire, de l’agriculture, les énergies, les BTP et les infrastructures.</p>
<p>Il a ensuite souligné que la diversification et l’élargissement du champ de la coopération entre la France et les pays arabes peuvent améliorer et augmenter le volume de leurs échanges, ajoutant que pour cela les entreprises doivent choisir et sélectionner les domaines et les secteurs d’intérêts mutuellement profitables et qui constituent une priorité dans leurs programmes de développement.</p>
<p>M. Majoul a ensuite appelé à l’organisation d’un forum spécial pour étudier les moyens à mettre en œuvre pour un transfert de technologie et une coopération dans le secteur industriel d’autant que les pays arabes ont le potentiel humain qualifié et les ressources nécessaires pour bâtir un secteur industriel capable de fournir du travail à leur jeunesse.</p>
<p>Abordant la question de la sécurité alimentaire, le président de l’Utica a souligné la nécessité de mettre en avant la demande croissante des pays arabes en produits alimentaires et la nécessité de sécuriser leur approvisionnement insistant notamment sur l’importance du transfert de technologie dans ce domaine.</p>
<p>À propos de la coopération bilatérale tuniso-française, M. Majoul a affirmé que les atouts sont nombreux pour envisager un avenir positif entre la France et la Tunisie. Cette coopération qui n’est plus à démontrer s’étend sur plusieurs domaines: culturel, économique, social… La présence des entreprises françaises en Tunisie, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays sont et seront toujours des axes prioritaires dans ce partenariat stratégique.</p>
<p>Le président de l’Utica a ajouté que depuis plusieurs décennies, la France est le premier partenaire économique de la Tunisie. En effet, plus de 1400 entreprises y sont implantées, emploient environ 140 000personnes et génèrent un stock d’investissement de près de 6.500 millions de dinars tunisiens (MDT) et les perspectives sont prometteuses.</p>
<p>La Tunisie qui a été le 1er pays du printemps arabe et le 1er pays à avoir réussi sa transition démocratique est aujourd’hui sur le bon chemin du progrès et de la prospérité, certes difficilement mais sûrement, a affirmé M. Majoul, mettant l’accent sur l’importance d’exploiter les nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, de booster la création d’entreprises et l’emploi et d’inciter les partenariats triangulaires France-pays arabes (Tunisie) pour l’accès au marché africain qui regorge d’opportunités.</p>
<p>La Tunisie, qui entretient des relations aussi anciennes que privilégiées avec la France, partage avec elle le désir de développer un partenariat moderne et durable et un partenariat plus dynamique et équilibré. Ce partenariat recherché aujourd’hui, a souligné M. Majoul, est un partenariat gagnant-gagnant à haute valeur ajoutée, basé sur la co-localisation ainsi que le développement des filières et les secteurs à développer dans cette approche sont multiples, les plus importants étant les IME, l’aéronautique, le numérique, l’agrobusiness, les services, l’industrie automobile les énergies et les BTP.</p>
<p>Le président de l’Utica a conclu son intervention en affirmant que malgré toutes les difficultés par lesquelles elle est passée et les défis qui restent à relever, la Tunisie qui a su changer l’histoire, non seulement d’un pays mais de toute une région, est capable de relever le défi de la réussite de sa transition économique et sociale après avoir réussi sa transition démocratique.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/07/3e-forum-france-pays-arabes-la-tunisie-face-a-sa-transition-economique/">3e Forum France-Pays arabes : La Tunisie et sa transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/07/3e-forum-france-pays-arabes-la-tunisie-face-a-sa-transition-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : La législation d’investissement sous la loupe des experts comptables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/10/tunisie-la-legislation-dinvestissement-sous-la-loupe-des-experts-comptables/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/10/tunisie-la-legislation-dinvestissement-sous-la-loupe-des-experts-comptables/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 12:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aject]]></category>
		<category><![CDATA[environnement des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Khalil Laabidi]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=153454</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une demi-journée de réflexion et de débat sur «la nouvelle législation d’investissement : état des lieux et axes d’améliorations», le vendredi 11 mai 2018, à la Maison de l’Entreprise, siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), aux Berges du Lac 1, à Tunis. L’Association des jeunes experts comptables (Aject), qui organise cette manifestation, dans...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/10/tunisie-la-legislation-dinvestissement-sous-la-loupe-des-experts-comptables/">Tunisie : La législation d’investissement sous la loupe des experts comptables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-37197" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Aject-10.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une demi-journée de réflexion et de débat sur «la nouvelle législation d’investissement : état des lieux et axes d’améliorations», le vendredi 11 mai 2018, à la Maison de l’Entreprise, siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), aux Berges du Lac 1, à Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-153454"></span></p>
<p>L’Association des jeunes experts comptables (Aject), qui organise cette manifestation, dans le but de contribuer à la sensibilisation des autorités à la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires en Tunisie et d’assurer le succès des réformes en matière d’investissement et de transition économique du pays.</p>
<p>Seront présents à cette manifestation, d’éminents représentants de l’administration tunisienne impliqués dans les opérations d’investissement tels que l’Instance tunisienne de l’investissement (ITI), la Banque centrale de Tunisie (BCT), la Direction générale des impôts (DGI), l’Agence de la promotion de l’investissement et de l’innovation (APII), les services du Registre de commerce et l’Institut national de la normalisation et de la propriété intellectuelle (Innorpi).</p>
<p>La manifestation est ouverte aux experts comptables, qui sont considérés comme étant l’opérateur majeur et déterminant dans les opérations du conseil, d’accompagnement et de réalisation des projets et des investissements dans les domaines privés mais aussi publics.</p>
<p>Parmi les intervenants, on annonce Ali Goddi, président de l’Aject, Khalil Laabidi, président de l’ITI, Mondher Ben Brahim, directeur général à l’ITI, et Omar Rekik, expert-comptable spécialiste en droit fiscal.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué).</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dS2LyYtBUe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/loi-de-finances-2018-propositions-patronales-pour-relancer-linvestissement/">Loi de finances 2018 : Propositions patronales pour relancer l’investissement</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Loi de finances 2018 : Propositions patronales pour relancer l’investissement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/loi-de-finances-2018-propositions-patronales-pour-relancer-linvestissement/embed/#?secret=9XQDdWhUuR#?secret=dS2LyYtBUe" data-secret="dS2LyYtBUe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rwWNjsaUUS"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/03/tunisie-gros-plan-sur-la-nouvelle-loi-sur-linvestissement/">Tunisie : Gros plan sur la nouvelle loi sur l’investissement</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Gros plan sur la nouvelle loi sur l’investissement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/03/tunisie-gros-plan-sur-la-nouvelle-loi-sur-linvestissement/embed/#?secret=8qeIX33v24#?secret=rwWNjsaUUS" data-secret="rwWNjsaUUS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MFucBhxpZ4"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/28/nouvelle-loi-sur-linvestissement-une-arme-de-seduction-massive/">Nouvelle loi sur l’investissement : Une arme de séduction massive</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvelle loi sur l’investissement : Une arme de séduction massive » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/28/nouvelle-loi-sur-linvestissement-une-arme-de-seduction-massive/embed/#?secret=mIif86ayXL#?secret=MFucBhxpZ4" data-secret="MFucBhxpZ4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/10/tunisie-la-legislation-dinvestissement-sous-la-loupe-des-experts-comptables/">Tunisie : La législation d’investissement sous la loupe des experts comptables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/10/tunisie-la-legislation-dinvestissement-sous-la-loupe-des-experts-comptables/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : De la transition politique à la transition économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/09/tunisie-de-la-transition-politique-a-la-transition-economique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/09/tunisie-de-la-transition-politique-a-la-transition-economique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2018 15:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[elections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<category><![CDATA[transition politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=142734</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un des sages politiques asiatiques a dit : «La démocratie sans création de richesse ne mène qu’au désordre.» Que faut-il en penser dans le contexte de la Tunisie actuelle? Par Anis Wahabi * La transition politique est le fond de commerce que la Tunisie est en train d’exploiter depuis 2011 pour faire face à tout...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/09/tunisie-de-la-transition-politique-a-la-transition-economique/">Tunisie : De la transition politique à la transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-84735" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Tunisie-crise.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un des sages politiques asiatiques a dit : «La démocratie sans création de richesse ne mène qu’au désordre.» Que faut-il en penser dans le contexte de la Tunisie actuelle?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Anis Wahabi</strong> *</p>
<p><span id="more-142734"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-95045 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/anis-wahabi.jpg" alt="" width="200" height="211" />La transition politique est le fond de commerce que la Tunisie est en train d’exploiter depuis 2011 pour faire face à tout genre de difficultés sociales, sécuritaires et économiques.</p>
<p>La transition politique constitue le seul argument avancé par notre pays contre les attaques venant de partout en relation avec les paradis fiscaux, le blanchiment d’argent et avec d’autres éventuelles listes colorées que nous découvririons dans les jours à venir.</p>
<p>Un des sages politiques asiatiques a dit : <em>«La démocratie sans création de richesse ne mène qu’au désordre.»</em> Faut-il en penser dans notre contexte?</p>
<h3>Créer de la richesse pour couper avec les causes de la révolution</h3>
<p>Il n’est pas possible de réussir la transition politique tunisienne sans «transition économique» capable de créer de la richesse pour couper avec les causes de la révolution de jasmin et préparer les conditions sous-jacentes : la liberté et la dignité dont nous avons rêvé longtemps.</p>
<p>À titre d’exemple, nous vivons ces jours un événement exceptionnel qui est la présentation des candidatures aux élections municipales. Il s’agit d’un événement historique dans la construction du nouveau système de gouvernance. 53.855 candidats qui se présentent pour 7.182 placés dans 350 municipalités qui couvrent 90% du territoire tunisien.</p>
<p>Quel bonheur de voir toute la Tunisie devenir comme le gouvernorat de Monastir.</p>
<p>Toutefois, je me demande si ces candidats aux élections municipales sont conscients de la lourdeur de la tâche qu’ils vont assumer? Sont-ils conscients des moyens dont ils disposeront pour répondre à tous les besoins locaux et à toutes exigences des citoyens?</p>
<h3>Démocratie participative sans ressources financières</h3>
<p>Le budget global de toutes les municipalités tunisiennes confondues ne dépassent pas 1.000 millions de dinars tunisiens (MDT), soit 4% du budget de l’Etat, par rapport à 11% au Maroc, 18% en Turquie et 54% au Danemark.</p>
<p>La majorité des municipalités manquent de ressources, elles sont endettées et 107 d’entre elles vivent une situation financière très difficiles.</p>
<p>C’est pour cela qui je dirais, lancer le processus démocratique à l’échelle régionale est une excellent idée, mais qui risque de foirer si on ne solutionne pas la problématiques de ressources municipales.</p>
<p>L’absence de l’équilibre entre les moyens et la politique va être à l’origine d’une frustration sans fin, comme celle que nous avons connue après les deux élections précédentes.</p>
<p>Comme aussi la frustration que nous avons connue après la promulgation de la nouvelle loi de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’août 2015, qui n’a rien changé dans notre classement dans une même liste avec le Trinité et Tobago.</p>
<p>C’est la même frustration que nous avons vécu avec la nouvelle loi de la Banque centrale d’avril 2016 dont les inconvénients semblent plus importants que les bienfaits.</p>
<p>Comme aussi les centaines de dispositions fiscales et douanières qui sont conçues sur la base du principe que le <em>«le Tunisien est fraudeur jusqu’à preuve du contraire</em>». Ces dispositions ont par conséquent alourdi la dynamique économique plus qu’elles l’ont protégées.</p>
<p>Aussi, nous avons maintenu une réglementation de change d’une autre ère, conçue pour empêcher les Tunisiens d’exporter le moindre sou. À force de se concentrer sur les Tunisiens, nous avons loupés les 22.000 sociétés <em>off-shore</em> étrangères, les associations qui financent les politiques et les terroristes, ainsi que les agents d’intelligence de tout bord.</p>
<p>C’est dire que, la transition politique ne peut pas se faire sans une transition économique en parallèle et de la même intensité.</p>
<p>Nous ne pouvons donc pas fonctionner avec une nouvelle Constitution au goût des jours et un code de change qui date de janvier 1976, plaçant la Tunisie dans une autarcie nous rappelant les ex-pays soviétiques.</p>
<p>Nous ne pouvons pas avancer dans le processus de démocratie participative alors que, de l’autre côté, nous nous organisons avec un code des sociétés qui traitent des sociétés de participations mais pas les sociétés anonymes simplifiés, des trustees et d’autres formes d’investissement et de gestion.</p>
<p>Aussi, il ne sera pas possible de continuer à gérer une économie héritière d’expériences aussi disparates provenant de la logique de cohabitation. Comme il ne sera pas possible de continuer avec l’actuelle gouvernance des entreprises publiques qui bouffent de l’énergie et des crédits.<br />
Il ne sera pas également possible de s’aventurier dans l’expérience de la libre gouvernance locale alors que nous sommes incapable de résoudre les problèmes du cabaret du port de Radès.</p>
<p>La Tunisie a été pionnière dans plusieurs domaines et ce n’est pas nouveau: de la constitution de Carthage à la révolution de 2011, en passant par le pacte fondamental de 1857 et le code du statut personnel de 1956.</p>
<p>Il fut un temps que les Turcs, dans les années 80, sont venus apprendre de l’expérience tunisienne en tourisme et après dans le domaine du textile. C’était aussi le cas du Maroc dans plusieurs domaines économiques.</p>
<p>Il est certain que nous amis avaient une vision plus claire et une haleine plus longue.</p>
<p>La Tunisie de la deuxième république ne peut plus continuer avec une réglementation de travail héritée de celle du Front populaire français de 1936 et d’une loi de la fonction publique de juin 1983. Sans oublier toutes les lignes rouges liés à ces réglementations.</p>
<p>La transition politique sans création de richesse ne peut mener qu’à l’anarchie.</p>
<p>À nous de choisir alors entre réussir la transition économique ou continuer dans un populisme politique stérile.</p>
<p><em>* Expert-comptable.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zb4j6oflwv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/02/la-tunisie-na-pas-besoin-de-textes-de-lois-mais-dune-vision/">La Tunisie n’a pas besoin de textes de lois, mais d’une vision</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie n’a pas besoin de textes de lois, mais d’une vision » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/02/la-tunisie-na-pas-besoin-de-textes-de-lois-mais-dune-vision/embed/#?secret=150g9tasoz#?secret=Zb4j6oflwv" data-secret="Zb4j6oflwv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lD8YYq00lb"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/reconciliation-economique-contre-limpunite-et-pour-la-depenalisation/">Réconciliation économique : Contre l&rsquo;impunité et pour la dépénalisation</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réconciliation économique : Contre l&rsquo;impunité et pour la dépénalisation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/reconciliation-economique-contre-limpunite-et-pour-la-depenalisation/embed/#?secret=j3CaTPBmLM#?secret=lD8YYq00lb" data-secret="lD8YYq00lb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gpNgvLxGRi"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/29/comment-devenir-milliardaire-en-tunisie/">Comment devenir milliardaire en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment devenir milliardaire en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/29/comment-devenir-milliardaire-en-tunisie/embed/#?secret=M3f6raecKb#?secret=gpNgvLxGRi" data-secret="gpNgvLxGRi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/09/tunisie-de-la-transition-politique-a-la-transition-economique/">Tunisie : De la transition politique à la transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/09/tunisie-de-la-transition-politique-a-la-transition-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La CE approuve le décaissement de 100 M€ à la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/10/la-ce-approuve-le-decaissement-de-100-me-a-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/10/la-ce-approuve-le-decaissement-de-100-me-a-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2017 18:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Moscovici]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=105634</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Commission européenne (CE), au nom de l’Union européenne (UE), a approuvé la mise à disposition de la Tunisie d’un prêt de 100 millions d’euros. Ce montant – équivalant 277 millions de dinars tunisiens, MDT – représente la troisième et dernière tranche d’un programme d’Aide macro-financière (MFA-I, en anglais) accordé à la Tunisie, en mai...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/10/la-ce-approuve-le-decaissement-de-100-me-a-la-tunisie/">La CE approuve le décaissement de 100 M€ à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-19231" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Commission européenne (CE), au nom de l’Union européenne (UE), a approuvé la mise à disposition de la Tunisie d’un prêt de 100 millions d’euros.</strong></em></p>
<p><span id="more-105634"></span></p>
<p>Ce montant – équivalant 277 millions de dinars tunisiens, MDT – représente la troisième et dernière tranche d’un programme d’Aide macro-financière (MFA-I, en anglais) accordé à la Tunisie, en mai 2014, d’une valeur totale 500 millions d’euros, soit près de 1400 MDT.</p>
<p>Selon le <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-1958_en.htm">communiqué en anglais</a> annonçant le feu vert de la CE à ce 3e décaissement européen, publié aujourd’hui, lundi 10 juillet 2017, «<em>ce programme MFA-I s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’UE en vue d’aider la Tunisie à faire face à ses difficultés économiques graves et à la persistante instabilité politique que connaît la région. Cette opération a soutenu le processus de relance de l’activité économique en Tunisie, en fournissant des financements concessionnels et en encourageant la mise en œuvre de plusieurs importantes mesures politiques sur lesquelles l’UE et la Tunisie se sont accordées.»</em></p>
<p>Commentant le décaissement de la 3e tranche du MFA-I, Pierre Moscovici, le Commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières et des politiques fiscales et douanières, a déclaré: <em>«Cette mise à disposition (…) réaffirme l’engagement continu de l’UE à appuyer la Tunisie dans ses efforts à poursuivre sa transition économique et politique. En dépit du contexte régional instable, la Tunisie a donné la preuve de sa détermination à renforcer un système véritablement démocratique et à atteindre la prospérité à laquelle ses citoyens aspirent. L’UE se tient résolument aux côtés de la Tunisie et du peuple tunisien.»</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/10/la-ce-approuve-le-decaissement-de-100-me-a-la-tunisie/">La CE approuve le décaissement de 100 M€ à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/10/la-ce-approuve-le-decaissement-de-100-me-a-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soutien accru de l’Union européenne à la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/29/soutien-accru-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/29/soutien-accru-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 17:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Federica Mogherini]]></category>
		<category><![CDATA[Johannes Hahn]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=66535</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union européenne (UE) plaide pour un « renforcement du soutien de l&#8217;UE à la Tunisie » dans une communication adoptée aujourd&#8217;hui. Intitulée «Renforcer le soutien de l’UE à la Tunisie», cette communication conjointe de la Commission européenne et la Haute représentante de l&#8217;Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité réaffirme l’engagement...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/29/soutien-accru-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/">Soutien accru de l’Union européenne à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-47094 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisie-Union-europeenne.jpg" alt="Tunisie-Union-europeenne" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;Union européenne (UE) plaide pour un « renforcement du soutien de l&rsquo;UE à la Tunisie » dans une communication adoptée aujourd&rsquo;hui.</strong></em></p>
<p><span id="more-66535"></span></p>
<p>Intitulée <em>«Renforcer le soutien de l’UE à la Tunisie</em>», cette communication conjointe de la Commission européenne et la Haute représentante de l&rsquo;Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité réaffirme l’engagement de Bruxelles en faveur de la transition démocratique en Tunisie.</p>
<p>La communication conjointe expose une série de mesures que l’UE pourrait prendre collectivement pour renforcer son soutien aux efforts déployés par la Tunisie pour relever les défis cruciaux auxquels elle est confrontée et promouvoir la stabilité à long terme, la résilience, la bonne gouvernance, le développement socio-économique et la sécurité dans le pays.</p>
<p>Ces mesures viennent s&rsquo;ajouter à une enveloppe financière pouvant atteindre 300 millions d’euros pour 2017, ce qui représente une augmentation substantielle de l’aide de l&rsquo;UE à la Tunisie des deux dernières années, notamment dans les domaines de la coopération, le commerce, l’industrie, l&rsquo;éducation, la recherche et la lutte contre le terrorisme.</p>
<p>Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, s’est exprimée en ces termes: <em>«La Tunisie fait face à de nombreux problèmes dans une région en difficulté. En tant qu’Union européenne, nous sommes, et avons toujours été, aux côtés du peuple tunisien et des jeunes en particulier, déterminés que nous sommes à renforcer leur démocratie et la croissance économique du pays. Il y a trois ans, dans le cadre de notre partenariat privilégié, nous nous sommes engagés à renforcer les valeurs fondamentales et les aspirations qui constituent le fondement de notre relation. Aujourd’hui, en cette période critique que la région toute entière connaît actuellement, l’Union européenne doit encore mieux adapter son action à la transition tunisienne. C’est ce que nous faisons avec cette communication conjointe, qui comporte des actions très concrètes pour mieux accompagner la Tunisie et les Tunisiens dans la mise en œuvre des réformes qu&rsquo;ils ont eux-mêmes adoptées. Aujourd’hui, en investissant dans le présent et l’avenir du pays et de ses citoyens, nous investissons dans notre propre présent et notre propre avenir.»</em></p>
<p>Johannes Hahn, commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociations d&rsquo;élargissement, a déclaré à ce sujet: <em>«Nous ne pouvons pas ignorer l’appel des jeunes Tunisiens. Ils sont descendus dans la rue en 2011 non seulement pour revendiquer des droits et des libertés démocratiques, mais également pour exiger un avenir meilleur offrant des perspectives concrètes. La révolution porte certes ses fruits en ce qui concerne les droits civils, mais la jeune démocratie tunisienne doit à présent transformer ses structures économiques et sociales. L’UE offre un savoir-faire et un vaste éventail de mécanismes d&rsquo;incitation permettant de dynamiser l&rsquo;économie et de créer des opportunités pour les jeunes, qui figurent parmi les franges de population les plus éduquées mais aussi les plus sous-employées.»</em></p>
<p>La jeune démocratie tunisienne fait face à de nombreuses difficultés qui empêchent la plupart des Tunisiens de tirer pleinement profit des droits et libertés récemment acquis. Ces difficultés, qu’elles soient d’ordre économique ou liées à la sécurité, menacent la viabilité du processus de transition. Dans ce contexte, l’UE veut en faire plus pour aider la Tunisie à répondre aux aspirations de ses citoyens.</p>
<p>La nouvelle stratégie de soutien de l’UE à la Tunisie propose d’aider le pays à réaliser les objectifs de réforme ambitieux qu’il s’est fixés pour consolider la démocratie. Cela implique de collaborer avec une société civile tunisienne dynamique, de promouvoir la bonne gouvernance à travers la modernisation de l’administration publique tunisienne, de soutenir la réforme du secteur de la sécurité, de renforcer les services publics de base et de combattre la corruption.</p>
<p>La communication vise également à intensifier la coopération de l’UE avec la Tunisie en matière de migration, en mettant l’accent sur les voies d&rsquo;immigration légales dans le cadre du partenariat pour la mobilité.</p>
<p>Enfin, l’UE entend améliorer l&rsquo;environnement des entreprises, notamment en achevant les négociations sur un accord de libre-échange approfondi et complet d&rsquo;ici 2019. Dans ce contexte, il s&rsquo;agir notamment de réduire les contraintes administratives qui freinent l’investissement et d’encourager les petites et moyennes entreprises.</p>
<p>Pour atteindre ces objectifs, l’UE déploiera un éventail complet de mesures de soutien financier et politique. À la suite de l’adoption de cette proposition, la communication conjointe sera présentée au Conseil et au Parlement européen.</p>
<p><strong>Priorités du soutien renforcé de l’UE</strong></p>
<p>La communication vise à adapter directement l’action de l’Union aux principaux axes du plan de développement quinquennal de la Tunisie. Tout en maintenant le soutien au processus de réforme démocratique, elle se concentre sur une action efficace et déterminante de l’UE dans les domaines prioritaires suivants: investir dans la jeunesse, favoriser le développement socio-économique, réduire les disparités sociales (y compris les disparités régionales), soutenir la société civile tunisienne, encourager la réforme de l’administration publique, mieux gérer les migrations et la mobilité, combattre la corruption et remédier aux problèmes de sécurité. L’accent est mis en particulier sur les mesures de soutien aux jeunes.</p>
<p><strong>Actions proposées</strong></p>
<p>Outre une augmentation de l&rsquo;aide financière en faveur de la Tunisie, avec une enveloppe de 300 millions d’euros prévue pour 2017 et un engagement à consentir un effort financier similaire par la suite, une aide supplémentaire devrait être obtenue auprès des institutions financières européennes, qui pourraient mobiliser environ 800 millions d’euros par an d’ici 2020.</p>
<p>L’UE soutiendra le plan en faveur des infrastructures et les mesures de développement du secteur privé des autorités tunisiennes en mobilisant des ressources supplémentaires provenant de la plateforme d’investissement pour le voisinage.</p>
<p>Ces mesures financières seront appuyées par des mesures commerciales spécifiques visant à favoriser le décollage économique de la Tunisie. Des mesures exceptionnelles sont également envisagées pour faire face à la situation critique dans laquelle se trouve la Tunisie.</p>
<p><em><strong>Source</strong> </em>: communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/29/soutien-accru-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/">Soutien accru de l’Union européenne à la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/29/soutien-accru-de-lunion-europeenne-a-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ayrault : La France aux côtés de la Tunisie dans son combat contre le terrorisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/18/ayrault-la-france-aux-cotes-de-la-tunisie-dans-son-combat-contre-le-terrorisme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/18/ayrault-la-france-aux-cotes-de-la-tunisie-dans-son-combat-contre-le-terrorisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2016 17:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=43804</guid>

					<description><![CDATA[<p>Béji Caïd Essebsi a reçu, vendredi 18 mars 2016, au Palais de Carthage, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault. Le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international a indiqué que l’entretien avec le président de la république a porté sur les relations privilégiées entre les deux pays et au souci de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/18/ayrault-la-france-aux-cotes-de-la-tunisie-dans-son-combat-contre-le-terrorisme/">Ayrault : La France aux côtés de la Tunisie dans son combat contre le terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43805 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Jean-Marc-Ayrault-Béji-Caid-Essebsi.jpg" alt="Jean-Marc-Ayrault--Béji-Caid-Essebsi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Béji Caïd Essebsi a reçu, vendredi 18 mars 2016, au Palais de Carthage, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.</strong> </em></p>
<p><span id="more-43804"></span></p>
<p>Le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international a indiqué que l’entretien avec le président de la république a porté sur les relations privilégiées entre les deux pays et au souci de la France de soutenir davantage la Tunisie dans son processus actuel et d’être à ses côtés dans son combat contre le terrorisme, notamment en relation avec les menaces actuelles sur la Libye voisine. Il a, dans ce sens, déclaré que «<em>le chaos libyen est un danger pour les pays de la région et tout particulièrement pour la Tunisie».</em></p>
<p>Selon un communiqué publié par la présidence de la république, l’entrevue a aussi porté sur les grands défis économiques de la Tunisie, les grands projets de développement et sur la formation des jeunes, a dit M. Ayrault, qui a fait part de la volonté de son pays de soutenir aussi la Tunisie afin qu&rsquo;elle réussisse sa transition économique et sociale et ses projets de développement, notamment dans les régions intérieures, et pour l’emploi des jeunes.</p>
<p>Le responsable français, qui a qualifié la relation entre la France et la Tunisie de «<em>riche et singulière</em>», est arrivé à Tunis jeudi pour une visite de deux jours. Il a insisté sur le choix de la Tunisie pour effectuer son premier voyage au Maghreb afin d’«<em>adresser au peuple tunisien, à son président, à son gouvernement et à ses parlementaires un message de soutien pour le choix courageux de la démocratie.</em>» «<em>Ce choix exceptionnel de la révolution doit réussir sur le plan du développement, de la sécurité et sur le plan économique</em>», a-t-il estimé.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/18/ayrault-la-france-aux-cotes-de-la-tunisie-dans-son-combat-contre-le-terrorisme/">Ayrault : La France aux côtés de la Tunisie dans son combat contre le terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/18/ayrault-la-france-aux-cotes-de-la-tunisie-dans-son-combat-contre-le-terrorisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Une si difficile transition économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/tunisie-une-si-difficile-transition-economique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/tunisie-une-si-difficile-transition-economique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2015 08:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[transition économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=8262</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se débat pour être bien plus que la success story politique. Elle espère réussir également sa transition économique.    Par Chris Wright* La Tunisie a réussi sa transition démocratique – en témoigne, au moins, la tenue d’élections libres et indépendantes, en fin d’année dernière. Ceci lui a valu d’être considérée comme l’unique success...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/tunisie-une-si-difficile-transition-economique/">Tunisie : Une si difficile transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8263" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/La-Tunisie-restera-debout.jpg" alt="La-Tunisie-restera-debout" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie se débat pour être bien plus que la success story politique. Elle espère réussir également sa transition économique.   </strong></em></p>
<p>Par <strong>Chris Wright</strong>*</p>
<p><span id="more-8262"></span></p>
<p>La Tunisie a réussi sa transition démocratique – en témoigne, au moins, la tenue d’élections libres et indépendantes, en fin d’année dernière. Ceci lui a valu d’être considérée comme l’unique success story du Printemps arabe. Mais le pays fait également face à d’énormes défis sociaux et financiers.</p>
<p><strong>La réussite politique à prix fort</strong></p>
<p><em>«Concernant les aspects positifs de ce que la Tunisie a pu réaliser, nous pouvons affirmer que ce que le pays a accompli est très significatif»</em>, note Patrick Raleigh, directeur-adjoint à la Standard &amp; Poor’s – l’agence de notation qui a décidé, depuis près d’un an, de ne plus noter la Tunisie, mais qui continue de suivre de très près les évolutions du pays et la situation de ses banques. <em>«Il est vrai que, sur le plan politique, les choses ont quelque peu traîné mais, au bout du parcours, les Tunisiens ont réussi à organiser des élections irréprochables. Certes, la réussite demeure relative, mais il suffit de regarder ailleurs, dans la région, pour se rendre compte des graves conséquences de ce que peut impliquer l’échec de la transition démocratique»</em>, ajoute-t-il.</p>
<p><em>«Et cette réussite politique a été payée à un prix économique fort par la Tunisie. L’économie tunisienne a durement souffert: les IDE ont enregistré une chute libre dès la première année du Printemps arabe, en 2011, et ils se trouvent toujours à un très bas niveau; le pays a un énorme déficit fiscal, un déficit élevé de ses transactions courantes, un secteur bancaire fragile, des défis sociaux, des troubles syndicaux et un manque flagrant d’opportunités économiques.»</em> En réalité, l’on serait même tenté de dire qu’il n’y a que sur le terrain de la transition politique qu’il y a raison de se réjouir.</p>
<p>Parmi les pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord (Mena) (…), seule l’Egypte a enregistré des indices pires que la Tunisie en matière de risques pour les investissements.</p>
<p>Selon le Moody’s Investors Services, depuis décembre 2010, le pays a chuté de 4 points, rétrogradant de Baa2 à Ba3, et il est classé négatif à ce niveau. La croissance annuelle moyenne du PIB, entre 2010 et 2014, a été de 1,9% – contre contre 3,5% pour le Maroc et 2,7% en Egypte – et, parmi ses pairs naturels, seul le Liban détient un ratio plus élevé de la dette publique par rapport au PIB.</p>
<p><strong>L’attentat du Bardo</strong></p>
<p>En outre, alors que son processus de démocratisation s’était déroulé de manière pacifique, avec notamment la tenue des élections libres et le transfert de la présidence de la république à Béji Caïd Essebsi, la Tunisie n’a pas pu échapper totalement à la violence qui fait rage chez ses voisins. L’attentat du 18 mars dernier contre le musée national du Bardo, qui a fait plus d’une vingtaine de victimes parmi des touristes pour la plupart européens, a clairement démontré que le pays fait face à une menace djihadiste sérieuse qui pourrait porter un coup dur à deux secteurs vitaux de l’économie tunisienne, à savoir le tourisme et l’immobilier.</p>
<p>Il y a toujours lieu d’être optimiste quant à l’avenir de la Tunisie – encore faut-il que le pays puisse surmonter un certain nombre d’obstacles.</p>
<p>Pour Albert Arbuthnott, expert en Affaires nord-africaines auprès du Groupe Salamenca, «<em>la Tunisie présente un environnement propice pour la croissance économique. Vous y trouvez une importante main d’œuvre jeune et instruite, qui ne demande qu’à travailler et qui souhaite ardemment échapper à la pauvreté. C’est cela l’atout majeur de la Tunisie. Sauf que, sur le terrain de la réalité, le gouvernement tunisien – le premier à être démocratiquement élu dans toute l’histoire du pays – entame son mandat dans des circonstances économiques et politiques particulièrement difficiles.»</em></p>
<p>Selon Arbuthnott, c’est la menace terroriste, ainsi qu’il a été démontré par l’attaque contre le musée du Bardo, qui représente actuellement le danger le plus sérieux, car tout dérapage sur ce terrain de la sécurité, toute déviation de la stabilité politique que la Tunisie a connue jusqu’ici, risque de rendre ce phénomène de l’extrémisme religieux un problème insoluble. <em>«La menace extrémiste en Tunisie est intrinsèquement liée à cette stabilité du pays. Et ceci est particulièrement évident dans cette division nord-sud du pays, où les jeunes chômeurs et marginalisés des régions méridionales et de l’intérieur peuvent céder facilement à la tentation djihadiste pour exprimer leur mécontentement.»</em></p>
<p><strong>Les investisseurs réfléchiraient à deux fois</strong></p>
<p>La prospérité économique – pour autant que celle-ci puisse exister en Tunisie – devrait pouvoir atteindre ces régions oubliées pour empêcher les extrémistes d’asseoir leur influence et de trouver un soutien plus large parmi les populations défavorisées. Ceci est particulièrement vrai, car la Tunisie se trouve dans un environnement régional périlleux. Pendant de nombreuses années, le pays a pu, dans une certaine mesure, contenir la menace extrémiste dans cette région reculée du Mont Chaambi, sur la frontière tuniso-algérienne. A présent, c’est également du sud, à partir de la Libye voisine, que le danger provient. Ainsi, l’armée et les autres forces de la sécurité ont été appelées à exercer plus d’efforts et se trouvent aujourd’hui désespérément disséminées et épuisées.</p>
<p>Bien évidemment, la situation sécuritaire n’est pas uniquement une affaire de sécurité. Elle a un impact direct sur l’investissement. <em>«La Tunisie offre bon nombre de possibilités, mais elle comporte aussi des risques sérieux, du point de vue de sa sécurité»,</em> déclare Simon Toms, associé du cabinet Allen &amp; Overy et conseiller en capital-investissement africain. <em>«Si le pays ne se ressaisissait pas, cette insécurité pousserait les investisseurs à réfléchir à deux fois plutôt qu’une avant de se jeter à l’eau, en Tunisie, et ils iraient chercher fortune ailleurs où ils pourraient paisiblement faire fructifier leur argent.»</em></p>
<p>Peut-être plus qu’aucune activité, le secteur du tourisme a été profondément affecté par les perturbations que le pays a connues depuis le début de la révolution, en 2011.</p>
<p>Patrick Raleigh rappelle que «<em>le tourisme a toujours été une sphère majeure de l’activité économique du pays. La contribution de ce secteur en matière d’emplois est bien plus importante que son apport au PIB. Un grand nombre de personnes sont directement et indirectement employées par l’industrie du tourisme et l’horrible tragédie du musée du Bardo pose un sérieux problème»***</em>, non seulement à cause des réservations qui risquent très certainement d’être annulées mais également en raison de la réaction des investisseurs qui auraient pu financer le développement de l’infrastructure.</p>
<p><strong>Alerte bancaire</strong></p>
<p>L’effondrement de l’industrie touristique entraîne, bien évidemment, d’autres complications, notamment dans le secteur bancaire. Standard &amp; Poor’s a récemment élevé son évaluation du risque dans le secteur bancaire tunisien du groupe 8 au groupe 9, sur une échelle d’estimation allant jusqu’à un maximum de 10.</p>
<p>L’agence de notation estime que, vers la fin 2014, les PNP (prêts non-performants) représentaient 16% du total des crédits – ¼ de ces mauvais emprunts ayant été contractés par l’industrie du tourisme. Pire, le ratio de couverture n’était que de 60%. Et il y a plusieurs autres effets négatifs collatéraux. Olivier Panis de Moody’s note aussi que ce chiffre de 16% de PNP comporte 2 aspects, le public et le privé, et en ce qui concerne le secteur public le total des mauvais prêts se situerait à 20%.</p>
<p>Les responsables tunisiens ne se cachent la face. Certaines tentatives ont été entreprises, mais il reste beaucoup à faire. Par exemple, le gouvernement a affecté 1,3 milliard de DT pour assister à la recapitalisation de 3 banques du secteur public faisant face à de très sérieuses difficultés. Une nouvelle société de gestion d’actifs pourra bientôt prendre en charge le problème des dettes de l’industrie touristique – ¼ des mauvais prêts – et les restructurer, afin de ramener la proportion des PNP à 12%.</p>
<p><em>«Le problème, c’est que toutes ces bonnes intentions, toutes ces réformes tardent à être mises en application»</em>, constate Mohamed Damak, responsable de la finance islamique et directeur du secteur des institutions financières auprès de Standard &amp; Poor’s. Rien de ce qui doit être entrepris n’a été mis à exécution et aucune date n’a été fixée pour l’application de ces mesures d’urgence. M. Damak explique que, <em>«le jour où cela sera fait, ce sera d’une grande aide pour le système bancaire tunisien: les  banques du secteur public seront recapitalisées, les indicateurs de la qualité des actifs seront améliorés et l’industrie retrouvera un niveau comparable à celui d’autres marchés émergents. J’estime que c’est très probablement une affaire de temps et de capacité à oser le faire.»</em></p>
<p>D’autres problèmes du secteur bancaire semblent plus épineux. A un certain moment, il était envisagé de fusionner les 3 banques publiques. Cette décision, pour l’instant, est mise en veilleuse, selon Mohamed Damak: <em>«le gouvernement aurait pu indiquer la voie au secteur privé en consolidant les banques du secteur public. Il aurait pu les encourager à négocier et à fusionner. Ceci serait d’une grande aide: il y a plus de 20 banques offrant leurs prestations à une population de 10 millions. Mais cela n’est pas une tâche aisée. La propriété est dominée par un petit nombre de familles industrielles. Nous pensons que l’opération de consolidation ne se réalisera pas de sitôt.»  </em></p>
<p><strong>Des raisons de se réjouir</strong></p>
<p>Pourtant, il y a tout lieu d’espérer que la Tunisie surmontera les difficultés actuelles. L’inflation est sous contrôle, les réserves en devises ont enregistré une hausse et la croissance économique sera au moins positive. De fait, Moody’s prévoit que la croissance pourrait être de 3,5%, en 2015, et de 4,5%, en 2016. «<em>Toute crise est porteuse d’opportunités»</em>, estime Patrick Raleigh, ajoutant qu’<em>«un dinar plus faible par rapport à l’euro et des salaires plus bas dans certains secteurs ont aidé certaines composantes de l’économie tunisienne à être plus compétitives.»</em></p>
<p>C’est sur le rétablissement de la confiance du visiteur étranger en la sécurité en Tunisie que reposent le plus grand espoir de l’activité touristique tunisienne et le sauvetage de l’économie du pays. <em>«Il n’y a pas beaucoup d’endroits moyen courrier qui offrent du soleil en plein hiver, qui sont considérés sûrs et disposent des commodités requises. Le pays a le climat, les plages et la culture qu’il faut pour réussir sa reprise. La Tunisie possède quelques atouts et ça n’est qu’une affaire d’un temps court pour que ces cartes maitresses soient pleinement rentables.»</em></p>
<p>Il y a également lieu de noter que notre perception du tourisme ne devrait plus être  uniquement cette image d’Européens qui ont froid l’hiver, sur leur vieux continent, et qui font le déplacement en Tunisie à la recherche de plages ensoleillées en novembre. <em>«Il est important de rappeler que plus de 50% du flux des touristes proviennent des pays voisins – l’Algérie et la Libye – et ce flux a démontré qu’il était tout à fait résilient, par le passé»</em>, insiste Mohamed Damak. (…)</p>
<p>L’émission obligataire d’1 milliard de dollars que la Tunisie a lancée en janvier dernier a donné la preuve de la confiance suffisante que les investisseurs étrangers ont à miser sur le long terme du pays. Cet emprunt, d’une maturité de 10 ans, que la Tunisie a conclu directement sur le marché international et sans la moindre garantie d’aucune autre agence, a attiré 4 milliards de dollars d’investissements. Pour Raleigh, <em>«il ne fait aucun doute qu’il y a là un bon intérêt du marché international&#8230;»</em></p>
<p><strong>Des amis en hauts lieux</strong></p>
<p>Il est aussi encourageant de noter que la Tunisie, cette lumière resplendissante d’une démocratie jeune, soit soutenue de manière quasiment inconditionnelle par un grand nombre d’organisations multilatérales. Par exemple, la Tunisie a contracté, en 2013, un crédit stand-by d’1,75 milliard de dollars auprès du FMI. D’autres institutions financières multinationales, y compris notamment la Banque africaine de développement, ont elles aussi accordé leurs appuis à la Tunisie.</p>
<p>Olivier Panis estime que <em>«la Tunisie a été bien soutenue tout au long de sa transition démocratique. Le pays entretient également des relations économiques et politiques très étroites avec l’UE. Si les réformes structurelles qui ont été convenues avec le FMI et la Banque mondiale sont appliquées, cela aura indéniablement des effets positifs presqu’immédiats sur le système bancaire tunisien.</em>»</p>
<p>Ceci dit, nombre d’institutions internationales souhaiteraient que la Tunisie fasse plus d’efforts. Dans un rapport récent sur le pays, sous le titre de «<em>Révolution inachevée»</em>, la Banque mondiale présente une longue liste de réformes que la Tunisie doit nécessairement entreprendre, telles que la levée des obstacles et l’ouverture à la concurrence, l’amélioration du cadre réglementaire de l’investissement, la réforme du secteur bancaire (…), (la liste des ajustements et des transformations est plus longue). Néanmoins, le soutien reste le bienvenu. Patrick Raleigh est certain: «<em>l’appui existe sous différentes formes – moral, financier et logistique – et c’est ce qui aidera les Tunisiens à engager les réformes nécessaires»</em>.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduit de l’anglais par</em> <strong>Moncef Dhambri</strong></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://www.emergingmarkets.org/Article/3453485/Tunisia-struggles-to-kick-on-from-Arab-Spring-success.html" target="_blank"><em>‘‘Emerging Markets’’</em></a>.</p>
<p><em>*Chris Wright est président et cofondateur de l’EMAlternatives LLC, société privée de gestion de fonds spécialisée dans les économies émergentes, basée à Washington DC.</em></p>
<p><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em>*** Cet article a été écrit avant l’attentat de Sousse, le 26 juin 2015.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/tunisie-une-si-difficile-transition-economique/">Tunisie : Une si difficile transition économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/tunisie-une-si-difficile-transition-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
