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	<title>Archives des ultralibéralisme - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des ultralibéralisme - Kapitalis</title>
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		<title>Réflexions sur l’après-coronavirus : Un mal pour un bien?</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 14:09:41 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Neo-liberalisme.jpg" alt="" class="wp-image-293345"/></figure>



<p><strong><em> Quels enseignements peut-on tirer de la crise sanitaire qui a contraint à l’enfermement la moitié de l’humanité, taraudée par l’angoisse du lendemain dans un monde devenu de plus en plus compétitif, où l’homme est plus que jamais un loup pour l’homme.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-293342"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> <em>«Peut-être détesteriez-vous quelque chose, qui ne vous rapportera finalement que du bien.»</em> Libre traduction d’un verset coranique qui, entre autres, enseigne le relatif. Le coronavirus serait-il ce mal que nous détestons aujourd’hui, mais qui nous procurerait du bien demain ? Oui, est-on tenté de répondre, optimistes. À condition de tirer toutes les leçons de l’effroyable crise sanitaire qui nous affecte dans notre quotidien et nous endeuille en emportant nos proches. La réflexion commence à peine. Elle se développe sur trois axes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Etat est-il le problème ou la solution ?</h3>



<p> Le premier axe est de considérer une rupture radicale avec le néo-libéralisme qui nous a été imposé il y a près d’un demi-siècle par des illuminés au nom d’un individualisme forcené. Rejetant toute morale au nom de l’efficience économique, il a élevé la cupidité au rang de vertu. C’est en poursuivant la recherche éperdue de son intérêt individuel que l’<em>homo-economicus</em> contribue au bien-être de la collectivité, enseignaient les classiques aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils professaient que l’intervention de l’Etat, représentant légitime de la collectivité, doit être réduite au minimum pour ne pas entraver ni perturber le fonctionnement normal du Dieu-marché.</p>



<p> Après deux guerres mondiales et une crise boursière sans précédent en 1929, les Chicago Boys de Milton Friedman sont venus, à la fin du siècle précédent, mettre à bas l’édifice laborieusement reconstruit autour de politiques sociales généreuses, à la base de trois décennies de prospérité connues sous le nom des <em>«Trente Glorieuses». </em></p>



<p> Traduites concrètement et sans nuance aucune dans les politiques à court terme de Ronald Reagan et Margareth Thatcher, les théories de Friedman, appliquées dans un premier temps par le dictateur Pinochet au Chili, après le renversement de Salvador Allende, se résumeront bientôt en une funeste maxime: l’Etat est le problème, il n’est pas la solution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le «nouveau monde» des inégalités et des injustices </h3>



<p> L’écrivain américain Dean Koonz synthétise en quelques phrases bien senties la nouvelle philosophie qui pour près d’un demi-siècle va dominer le monde: <em>«Acceptez un instant de voir le monde dans toute son horreur, Jane. Un monde de guerre et d’injustice, de fanatisme et de haine, d’envie et de cupidité. Les codes moraux tels que l’humanité les a conçus et adoptés n’ont jamais produit que des catastrophes. C’est le principe même des codes moraux qu’il faut remettre en cause».</em></p>



<p> Les dérèglements du monde, tels que nous les vivons, viennent de ce triomphe de la cupidité, assène le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Après s’être confronté à la Banque Mondiale et au FMI, les deux institutions financières internationales les plus représentatives du <em>«nouveau monde» </em>en gestation, avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il a fait du combat contre les inégalités sociales son cheval de bataille contre l’ultralibéralisme, comme en témoigne sa riche bibliographie.</p>



<p> Le monde néo-darwinien dans lequel nous visons depuis s’est peut être enrichi au sommet de sa pyramide sociale, mais il n’a cessé de s’enfoncer dans les abysses de l’immoralité reléguant les plus démunis dans plus de précarité et de pauvreté et soumettant les plus faibles au mépris de vainqueurs. La planète est devenue par la concurrence sans frein, cette guerre de tous contre tous, entre nations et producteurs, encouragés à produire toujours plus, une arène effroyable pour gladiateurs assoiffés de sang qui croient survivre en tuant, mais qui finiront tués à leur tour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Assistons-nous à la fin du ‘‘capitalisme néolibéral’’ ?</h3>



<p> Patrick Artus, un des représentants les plus en vue de ce capitalisme dévastateur, vient de surprendre son monde, en prédisant la fin de ce néo-libéralisme qui aurait atteint son apogée. Dans une note très critique et âprement discutée sur les réseaux sociaux, il écrit:<em> «La crise du coronavirus va très probablement provoquer le retour à des chaînes de valeur régionales, au lieu de chaînes de valeur mondiales […] une hausse durable des dépenses publiques de santé, d’indemnisation du chômage, de soutien des entreprises et la compréhension (même aux Etats-Unis) de ce que toute la population doit bénéficier d’une protection sociale convenable… Tout ceci signifie bien la fin du ‘‘capitalisme néolibéral’’ qui avait choisi la globalisation, la réduction du rôle de l’Etat et de la pression fiscale, les privatisations, dans certains pays la faiblesse de la protection sociale.»</em></p>



<p> Le deuxième axe de réflexion est de redéfinir les priorités nationales afin de faire entrer la santé, la sécurité alimentaire et l’éducation nationale dans les fonctions régaliennes de l’état, directement liées à sa souveraineté, pour qu’elles échappent à la dictature du marché.</p>



<p> La flambée du coronavirus a en effet mis à nu des systèmes de santé qui étaient présentés comme les meilleurs du monde, mais qui se sont révélés incapables de faire face à l’épidémie dans la sérénité, parce qu’ils ont été d’année en année dépouillés de leurs moyens pour être soumis aux dogmes de la rentabilité néolibérale. Ils ne survivront probablement pas à une deuxième vague de ce virus, inconnu, pour lequel on n’a encore ni vaccin ni remède. Or, c’est une certitude chez les virologues, cette première vague de coronavirus sera suivie d’autres, et elle sera peut être comme la grippe, annuelle. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour un système qui passe «la vie avant l’économie».</h3>



<p> L’idée progresse de sortir la santé du marché pour rebâtir <em>«coûte que coûte»,</em> a dit le président français Emmanuel Macron, relayé par plusieurs autres chefs d’Etat européens, un autre système faisant passer <em>«la vie avant l’économie».</em></p>



<p> Jusqu’à présent, les autorités sanitaires de nombreux pays s’étaient accommodées que des pauvres s’abstiennent de se soigner faute de moyens et que des entreprises pharmaceutiques décident d’écarter <em>«souverainement»</em> de leur recherche les<em> «maladies rares»</em> qui s’adressent à des marchés réduits, dont elles ne peuvent escompter de marges juteuses. La délocalisation des fabrications, essentiellement en Chine, pour s’assurer de meilleures marges, a mis en danger l’indépendance sanitaire de nombreux pays en Europe. </p>



<p> Le bilan effroyable du coronavirus, qui frappe pauvres et riches, puissants et démunis, a fait le reste. Il a fait prendre enfin conscience que la santé, en plus d’être un des piliers essentiels de la société, n’a pas de prix, et que si elle a un coût, celui-ci doit être partagé par la collectivité et non pas laissé à la charge de chacun individuellement.</p>



<p> Dès que le transport mondial s’est figé, la peur des pénuries s’est soudain saisie des populations confinées, provoquant des émeutes devant les supermarchés dévalisés. Scènes inhabituelles et incongrues de paisibles ménagères se crêpant le chignon pour un rouleau de papier de toilette de plus. Ceux qui le savaient déjà et qui se fermaient les yeux, comme ceux qui ne le savaient pas, se sont soudain rendu compte que les marchandises exposées sur l’étal de la supérette voisine ont fait le tour du monde avant d’arriver là. Alors que l’on pouvait naguère se procurer un poulet élevé localement sur un marché proche, celui qui est proposé désormais a fait des milliers de kilomètres, venant de pays lointains, sans que l’on sache beaucoup de choses sur ses conditions de vie dans des exploitations gigantesques sous contrainte du marché.</p>



<p> C’est la rançon d’une division du travail poussée dans ses ultimes retranchements pour donner naissance à un libre échange sauvage, dont on mesure encore mal les effets sur les êtres humains et l’environnement. <em>«Notre planète brûle et nous regardons ailleurs»,</em> disait prémonitoire le président français Jacques Chirac il y a une quinzaine d’années. Malgré des tonnes de résolutions vertueuses et de vœux pieux, très peu de choses ont changé depuis. Or, assurer la sécurité alimentaire du pays est en passe de devenir une obsession pour les gouvernants instruits par l’expérience redoutable du coronavirus. Cela veut tout simplement dire un bouleversement des habitudes alimentaires et des méthodes de production et d’une certaine façon un retour vers cette terre nourricière si longtemps laissée en friche, agressée par le béton, négligée. C’est à ce prix que chacun aura dans son assiette ce qu’il lui faut pour se nourrir et nourrir le siens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Il y a urgence à repenser le rapport des hommes à leur société </h3>



<p> Autre axe de réflexion : comment mettre l’institution éducative au service de son pays et de sa société ? Dans les pays en développement, sous la pression de politiques libérales de l’emploi, elle a muté en usine à diplômés destinés à l’exportation, alors que leur destination première est leur société qu’ils doivent nourrir de leur savoir et  améliorer par leur savoir-faire. L’étranger qui les accueille n’aura rien payé pour leur formation entièrement à la charge des contribuables nationaux. Alimentant l’un des paradoxes de la mondialisation : les flux s’étant inversés, ce sont les plus pauvres qui aident les plus riches en leur cédant leurs diplômés sans contrepartie. Cadeau.</p>



<p> Images instructives du coronavirus : alors que les établissements hospitaliers du Sud manquent cruellement de soignants, toutes spécialités confondues, on a vu sur le <em>«front»</em> européen de la pandémie se démener admirablement des centaines de praticiens africains et maghrébins en première ligne. Il serait temps de remettre les choses à l’endroit.</p>



<p> C’est un volet du sombre tableau que nous révèle le coronavirus. Mais rien n’est inéluctable ni irréversible dans ces évolutions. L’histoire n’est pas finie au sens de Fukuyama. L’ultralibéralisme n’est sans aucun doute pas l’horizon indépassable qui a été présenté dès la chute du Mur de Berlin, pour inscrire dans le marbre la victoire définitive et ultime du monde libéral sur le monde communiste. Et, à l’heure où des milliers d’êtres humains se pressent aux portes d’un modèle occidental à bout de souffle, il y a urgence à repenser le rapport des hommes à leur société dans leur quête d’un bonheur individuel et collectif.</p>
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		<title>Donald Trump et le dilemme du coronavirus</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 13:46:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Devenus en quelques jours l’épicentre de la pandémie du Covid-19 et le premier front de lutte contre la maladie, les Etats-Unis plongent Donald Trump dans une grande perplexité. Il est placé devant un redoutable dilemme : privilégier la santé ou l’économie. Par Hassen Zenati * Aux Etats-Unis, un bilan chasse l’autre. Mais tous se ressemblent....</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Donald-Trump-corona.jpg" alt="" class="wp-image-292757"/><figcaption><em> Saint Trump, le pape de l&rsquo;ultralibéralisme, contrarié par le coronavirus.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Devenus en quelques jours l’épicentre de la pandémie du Covid-19 et le premier front de lutte contre la maladie, les Etats-Unis plongent Donald Trump dans une grande perplexité. Il est placé devant un redoutable dilemme : privilégier la santé ou l’économie.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong> *</p>



<span id="more-292755"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Aux Etats-Unis, un bilan chasse l’autre. Mais tous se ressemblent. Ils indiquent que les choses vont aller en s’aggravant et que le <em>«peak» </em>de la pandémie du coronavirus, à partir duquel les experts espèrent un retournement de la courbe des contaminations, n’est toujours pas atteint. <br> Plus grave encontre, le président Donald Trump, qui a nié puis minimisé l’épidémie, allant jusqu’à annoncer qu’elle ne risquait pas d’atteindre le pays et qu’elle allait disparaître comme <em>«par miracle</em>» avant de frapper, avec l’apparition des premières chaleurs du printemps, multiplie les appels alarmistes. Dans sa dernière apparition à la télévision, samedi 4 avril 2020, il a prévenu la population qu’elle devait se préparer à vivre des <em>«jours horribles avec de très mauvais chiffres»</em>. <em>«Il va y avoir beaucoup de morts. Les deux prochaines semaines vont être les pires»</em>, a-t-il prévenu, en annonçant l’envoi de milliers de militaires supplémentaires dans les Etats les plus touchés, dont un millier à New-York.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Faucy obligé de contredire le président Trump</h3>



<p> Il a également appelé les Américains à se couvrir le visage lors de leurs sorties, même avec des masques de fortune de fabrication artisanale faute de trouver des masques médicaux. Il s’est ainsi rallié, plutôt à contrecœur, semble-t-il, à l’avis de l’un des conseillers les plus critiques de la stratégie de lutte contre le virus mise en œuvre par la Maison Blanche, Antony Fauci, directeur de l’Institut des maladies infectieuses, qui n’hésite pas à recadrer le président même en public. </p>



<p> Ainsi, lorsque  Donald Trump annonce prématurément qu’un vaccin serait rapidement mis au point, il rétorque, sans se démonter, devant le panel de journalistes accrédités à la Maison Blanche : <em>«Comme je vous l’ai dit M. le président, il faudra un an à un an et demi»,</em> avant d’avoir un vaccin efficace et sûr. </p>



<p> Dans un entretien au <em>New-York Time</em>s, Antony Fauci, un petit homme aux cheveux gris, le visage dévoré par une paire de lunettes en métal, reconnaît sans ambages : <em>«Je marche sur une ligne de crête. Je dis au président des choses qu’il ne veut pas entendre et je déclare publiquement des choses différentes de ce qu’il assure. Je ne veux pas le contredire, mais juste donner les faits».</em> À l’issue d’une nouvelle série d’études, il a alerté les autorités que le Covid-19 peut se transmettre par voie aérienne lors d’une discussion, et pas seulement par la projection de gouttelettes provenant d’un éternuement ou d’une toux. Vilipendés par les partisans du Trump au choix comme un <em>«menteur» </em>ou un <em>«conspirationniste»</em>, sinon les deux fois, il tient solidement la barre, n’a pas changé de cap.</p>



<p> Coutumier des volte-face, Donald Trump a réajusté sa position en prenant connaissance des derniers bilans de progression de la pandémie aux Etats-Unis, qui en sont devenus l’épicentre. Sur les 63.000 morts enregistrés dans le monde, dont 46.000 en Europe, les Etats-Unis en ont comptabilisé 8.093, moins que l’Italie (15.362) et l’Espagne (11.744), mais plus que la France (7.560) et le Royaume-Uni (4.313), selon les bilans de ce dimanche 5 avril. <br> Cependant, alors qu’en Italie, en Espagne et en France, l’épidémie semble avoir amorcé un léger reflux, aux Etats-Unis elle continue à progresser rapidement. Plus de 300.000 cas ont été déjà recensés. La Maison Blanche estime qu’avec 100 à 200.000 morts à la fin de la crise sanitaire, le pays ne s’en tirerait pas si mal, alors que certains scientifiques prédisent plusieurs millions de victimes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> New-York ressemble à une cité fantôme</h3>



<p> New-York, l’Etat le plus touché du pays, continue à payer un très lourd tribut à la maladie. Il a enregistré au cours des 24H00 allant de vendredi à samedi, 630 décès, soit le bilan le plus sombre qu’il ait connus depuis le début de l’épidémie. La plupart des établissements hospitaliers de la ville sont saturés, témoignent les praticiens. Les malades sont soignés jusqu’à dans les couloirs. Il n’y a plus de places pour les morts. Des morgues de fortune ont été installées devant les hôpitaux, sous des tentes ou dans des camions. <em>«Tout le monde fait de son mieux, mais les choses que nous voyons aux urgences sont effrayantes et nous avons peur»,</em> dit un médecin. La ville, qui ne dormait jamais, selon une solide réputation, ressemble de plus en plus à une cité fantôme de nuit comme de jour. Elle manque de tout: masques, lits d’hôpital équipés de respirateurs pour la réanimation, médicaments etc. New-York a dû s’adresser à Bejing pour obtenir un millier de respirateurs. Donald Trump rejette la faute de la pénurie de masques sur l’entreprise spécialisée 3M qui, selon lui, exporte beaucoup trop, sans tenir compte des besoins internes. </p>



<p> Washington s’étant déchargé sur les Etats et les municipalités pour couvrir leurs besoins en masques et en matériel de lutte contre le coronavirus, on assiste depuis quelques jours à de véritables batailles rangées sur les tarmacs pour s’accaparer les cargaisons venant de Chine, devenu le fournisseur principal de ces équipements depuis qu&rsquo;il a jugulé la pandémie à domicile. Tandis qu’un gigantesque navire-hôpital de la marine américaine est à quai à New-York, des hôpitaux de campagne sont en construction à Miami et Los Angeles, qui se préparent comme elles le peuvent à la seconde vague d’infectés.</p>



<p> Malgré les nouvelles alarmantes venues du «front» du coronavirus, Donald Trump n’a pas renoncé à son agenda politique ni à préparer l’après-crise en privilégiant le sauvetage de l’économie, qui vit sa pire descente aux abysses depuis 1929. <em>«On doit ré-ouvrir notre pays, cela ne peut pas durer ainsi pendant de mois et des mois. On paye les gens et ceux-ci doivent retourner au travail. Les fans du sport veulent voir leur match de base-ball, de football, de golf»</em>, a-t-il encore martelé samedi, s’adressant directement à ses électeurs républicains, notamment ceux des sites industriels ravagés par la crise, qui continuent à le soutenir massivement. Ils lui avaient apporté leurs voix pour son élection pour un premier mandat. Il table encore sur eux pour le maintenir à la Maison Blanche en novembre prochain pour un second mandat.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Donald Trump ne perd pas de vue la campagne électorale</h3>



<p> Alors que le pays vit depuis toujours sur un système de protection sociale extrêmement limité, l’entame de la crise sanitaire s’est déjà traduite par la mise au chômage de quelque 4 à 5 millions de salariés, qui n’auront plus qu’une maigre assistance de l’Etat pour passer la mauvaise passe, sans en connaître la durée. Malgré les sommes faramineuses : 2.000.000 milliards de dollars au moins que le président s’apprête à injecter dans la relance, certains économistes pessimistes président jusqu’à 40 millions de chômeurs à terme et une dizaine d’années pour assurer le rebondissement. </p>



<p> Cela n’a pas empêché Donald Trump, qui depuis son élection, a dans son collimateur les réformes sociales de son prédécesseur Barak Obama, de mettre un coup d’arrêt à l’élargissement aux nécessiteux de<em> «l’Obama Care» </em>(assistance sanitaire), alors que les Républicains du sud ont suspendu les avortements, sous prétexte que l’équipement des hôpitaux doit servir prioritairement à la lutte contre le coronavirus.</p>



<p> Malgré la gravité de l’épidémie, Donald Trump ne perd pas de vue la campagne électorale. Il ne perd pas une occasion d’adresser une pique aux démocrates qu’il contraint à recevoir ses coups sans pouvoir répondre, union nationale contre la pandémie oblige. Il s’est placé dans une gestion partisane de la crise sanitaire, et ramène tout à lui. Le succès de sa méthode <em>«punch-line» </em>dépendra de son bilan final. S’il est plus grave que prévue, il lui sera difficile de convaincre. Sinon, c’est la Maison Blanche qui lui tendra de nouveau les bras.</p>



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