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	<title>Archives des Victor Hugo - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Victor Hugo - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 06:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
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		<category><![CDATA[Numidie]]></category>
		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arthur Rimbaud célèbre dans ce poème écrit à 15 ans le chef numide, Jugurtha, héros de la lutte contre Rome.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand il écrit ce poème en 1869, Arthur Rimbaud (1854-1891) n’a pas quinze ans&nbsp;! Le jeune prodige participe à un Concours académique, en latin. Et bien sûr, il le gagne. Son poème, en 75 vers, célèbre le Numide, Jugurtha (160 av J.-C.&nbsp;– 104 av J.-C.) héros de la lutte contre Rome.</em></strong></p>



<span id="more-18420987"></span>



<p>En réalité, le jeune poète rend hommage au <em>«second»</em> Jugurtha, l’Emir Abdelkader (1808-1883), héros de la résistance algérienne à la colonisation française de 1830 et qui a duré jusqu’à 1847, date de sa reddition.</p>



<p>La colonisation, présente, dans la littérature, curieusement, n’était pas condamnée, même pas par Victor Hugo ! Etonnant donc ce <em>‘‘Jugurtha’’</em>, mais qui prédit l’engagement et la révolte de Rimbaud, qui rejoindra La Commune de Paris à 16 ans, en 1870. Autre événement historique qu’il célèbrera dans de nombreux poèmes.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : « Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il y avait peu de temps que s’était élevé dans les airs<br>celui qui bientôt pour la nation et la patrie arabe devait être<br>le grand Jugurtha, quand son ombre apparut à ses parents<br>émerveillés, au-dessus d’un enfant, &#8211; l’ombre du grand Jugurtha ! &#8211;<br>et raconta sa vie et proféra cet oracle :<br>«O ma patrie ! ô ma terre défendue par mes peines !&#8230;»<br>Et sa voix, interrompue par le zéphyr, se tut un moment&#8230;<br>« Rome, auparavant impure tanière de nombreux bandits,<br>avait rompu ses murs étroits, et, répandue tout à l’entour,<br>s’était annexé, la scélérate ! les contrées voisines.<br>Puis elle avait embrassé dans ses bras rob0ustes l’univers,<br>et l’avait fait sien. Beaucoup de nations refusèrent<br>de briser le joug fatal : celles qui prirent les armes<br>répandaient leur sang à l’envi, sans succès,<br>pour la liberté de la patrie : Rome, plus grande que l’obstacle,<br>brisait les peuples, quand elle ne faisait pas alliance avec les cités.»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Moi-même, longtemps, j’avais cru que ce peuple possédait une âme<br>noble ; mais quand, devenu homme, il me fut permis<br>de voir cette nation de plus près, une large blessure se révéla<br>à sa vaste poitrine !&#8230; &#8211; Un poison funeste s’était insinué<br>dans ses membres : la fatale soif de l’or !&#8230; Tout entière sous les armes,<br>en apparence !&#8230; &#8211; Cette ville prostituée régnait sur toute la terre :<br>c’est moi qui ai décidé de me mesurer avec cette reine, Rome !<br>J’ai regardé avec mépris le peuple à qui obéit l’univers !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«Car lorsque Rome eut entrepris de s’immiscer<br>dans les conseils de Jugurtha pour tenter de s’emparer peu à peu par ruse<br>de ma patrie, conscient, j’aperçus<br>les chaînes menaçantes, et je résolus de résister à Rome :<br>je connus les profondes douleurs d’un cœur angoissé !<br>Ô peuple sublime ! mes guerriers ! ma sainte populace !<br>Cette terre, la reine superbe et l’honneur de l’univers,<br>cette terre s’effondra, &#8211; s’effondra, soûlée par mes présents.<br>Oh ! comme nous avons ri, nous, Numides, de cette ville de Rome !<br>Ce barbare de Jugurtha volait dans toutes les bouches :<br>Il n’y avait personne qui pût s’opposer aux Numides !&#8230;»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«C’est moi qui, convoqué, ai eu la hardiesse de pénétrer en territoire<br>romain et jusque dans leur ville, Numides ! A son front superbe<br>j’ai appliqué un soufflet, j’ai méprisé ses troupes mercenaires.<br>&#8211; Ce peuple enfin s’est levé pour prendre ses armes, longtemps en oubli.<br>Je n’ai pas déposé le glaive. Je n’avais nul espoir<br>de triompher ; mais du moins j’ai pu rivaliser avec Rome !<br>J’ai opposé des rivières, j’ai opposé des rochers aux bataillons<br>romains : tantôt ils luttent dans les sables de Libye,<br>tantôt ils emportent des redoutes perchées au sommet d’une colline.<br>Souvent ils teignirent de leur sang versé les campagnes de mon pays ;<br>et ils restent confondus devant la ténacité inaccoutumée de cet ennemi&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Peut-être aurais-je fini par vaincre les cohortes ennemies&#8230;<br>Mais la perfidie de Bocchus&#8230; À quoi bon en rappeler davantage ?<br>Content, j’ai quitté ma patrie et les honneurs royaux,<br>content d’avoir appliqué à Rome le soufflet du rebelle.<br>&#8211; Mais voici un nouveau vainqueur du chef des Arabes,<br>la France !&#8230; Toi, mon fils, si tu fléchis les destins rigoureux,<br>tu seras le vengeur de la Patrie ! Peuplades soumises, aux armes !<br>Qu’en vos cœurs domptés revive l’antique courage !<br>Brandissez de nouveau vos épées ! Et, vous souvenant de Jugurtha,<br>repoussez les vainqueurs ! versez votre sang pour la patrie !<br>Oh ! que les lions arabes se lèvent pour la guerre,<br>et déchirent de leurs dents vengeresses les bataillons ennemis !<br>Et toi, grandis, enfant ! Que la Fortune favorise tes efforts !<br>Et que le Français ne déshonore plus les rivages arabes !&#8230;»</em></p>



<p><em>Et l’enfant en riant jouait avec son épée recourbée&#8230;</em></p>



<p><em>II</em></p>



<p><em>Napoléon !&#8230; Oh ! Napoléon !&#8230; Ce nouveau Jugurtha<br>Est vaincu !&#8230; Il croupit, enchaîné, dans une indigne prison !<br>Voici que Jugurtha se dresse à nouveau dans l’ombre devant le guerrier<br>et d’une bouche apaisée lui murmure ces mots :<br>«Rends-toi, mon fils, au Dieu nouveau ! Abandonne tes griefs !<br>Voici surgir un meilleur âge&#8230; La France va briser<br>tes chaînes&#8230; Et tu verras l’Algérie, sous la domination française,<br>prospère !&#8230; Tu accepteras le traité d’une nation généreuse,<br>grand aussitôt par un vaste pays, prêtre<br>de la Justice et de la Foi jurée&#8230; Aime ton aïeul Jugurtha<br>de tout ton cœur&#8230; Et souviens-toi toujours de son sort !</em></p>



<p><em>III</em></p>



<p><em>Car c’est le Génie des rivages arabes qui t’apparaît !»</em></p>



<p><em>Rimbaud Jean-Nicolas-Arthur, externe au collège de Charleville. Professeur : M. Duprez.</em></p>



<p><em>Traduit du latin par<strong> Jules Mouquet</strong>, Rimbaud, ‘‘Œuvres complètes’’, Classiques Modernes, 1999.</em></p>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Sonnet 119’’ de William Shakespeare</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/11/le-poeme-du-dimanche-sonnet-119-de-william-shakespeare/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Stratford]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
		<category><![CDATA[William Shakespeare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>William Shakespeare est dramaturge, acteur, directeur de compagnie et poète britannique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1564 </em></strong><strong><em>et</em></strong><strong><em> décédé en 1616 </em></strong><strong><em>à</em></strong><strong><em> Stratford, en Grande Bretagne, William Shakespeare est dramaturge, acteur, directeur de compagnie et poète.</em></strong></p>



<span id="more-15974767"></span>



<p>Auteur de trente pièces de théâtre, de renommée mondiale, la poésie traverse toute son écriture. Il publie en 1619, 154 Sonnets dont Victor Hugo fera une traduction complète.</p>



<p>A portée existentielle et ontologique, les Sonnets déplorent la fuite du temps et veulent immortaliser l’amour et la beauté. Entre sentiment tragique et célébration, il développe une forme poétique, se basant sur trois quatrains et un couplet, qui fera des Sonnets parmi les œuvres les plus célèbres de la littérature universelle. S’y entremêlent langue savante et populaire, invention de vocabulaire.</p>



<p>Après s’être retiré à Stratford, Shakespeare décède en 1616, à l’âge de 52 ans.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Que de fois je me suis abreuvé de larmes de sirène,</em></p>



<p><em>distillées d’alambics aussi noirs que l’enfer!</em></p>



<p><em>appliquant les craintes sur les espérances, les espérances sur les craintes,</em></p>



<p><em>perdant toujours à chacune de mes victoires!</em></p>



<p></p>



<p><em>Quelles misérables erreurs mon cœur a commises,</em></p>



<p><em>alors qu’il se croyait au comble du bonheur!</em></p>



<p><em>Comme mes yeux ont été jetés hors de leur sphère,</em></p>



<p><em>dans la distraction de cette fièvre délirante!</em></p>



<p></p>



<p><em>Ô bénéfice du mal!</em></p>



<p><em>J’ai reconnu ainsi que le pire fait paraître le bien meilleur,</em></p>



<p><em>et que l’amour en ruine, une fois restauré,</em></p>



<p></p>



<p><em>reparaît plus beau, plus fort, plus grand qu’il n’était d’abord.</em></p>



<p><em>Ainsi, je reviens par rebut à mon bonheur,</em></p>



<p><em>et je gagne par le mal trois fois plus que je n’ai perdu.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit par <strong>Victor Hugo</strong></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Victor Hugo s’était-il vraiment converti à l’islam ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/18/victor-hugo-setait-il-vraiment-converti-a-lislam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 07:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Moktar Djebli]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[La Légende des siècles]]></category>
		<category><![CDATA[OMar Ibn Al-Khattab]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mahomet]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on suivre des chercheurs arabes qui affirment que Victor Hugo s'était converti à l'islam ? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Certains chercheurs arabes ont affirmé que le célèbre poète français du XIXe siècle <a href="https://www.youm7.com/story/2018/2/26/%D9%87%D9%84-%D8%A7%D8%B9%D8%AA%D9%86%D9%82-%D9%81%D9%8A%D9%83%D8%AA%D9%88%D8%B1-%D9%87%D9%88%D8%AC%D9%88-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85-%D9%88%D8%B3%D9%85%D9%89-%D9%86%D9%81%D8%B3%D9%87-%D8%A3%D8%A8%D9%88-%D8%A8%D9%83%D8%B1/3668553" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Victor Hugo s’était converti à l’islam</a> et qu’il se fît appeler «Abu Baker». Qu’en est-il au juste ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr. Moktar Djebli </strong>*</p>



<span id="more-6112786"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mokhtar-Djebli.jpg" alt="" class="wp-image-6112842" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mokhtar-Djebli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mokhtar-Djebli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mokhtar-Djebli-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Victor Hugo (1802-1885) a laissé une œuvre imposante, en prose comme en poésie, tels ‘‘<em>Les Misérables</em>’’, ‘‘<em>Notre Dame de Paris</em>’’, ‘‘<em>La Légende des siècles’’</em>&#8230; Ce dernier titre est considéré comme l’un de ses écrits les plus importants. C’est une énorme épopée, dans laquelle il a passé en revue l’histoire de l’humanité depuis Adam jusqu’à son temps, en passant par les prophètes, Moïse, Jésus, Mahomet et les dirigeants et empereurs romains, jusqu’aux sultans ottomans. Ce recueil comprend entre autres deux poèmes célèbres. L’un&nbsp;était dédié au prophète Mahomet, intitulé&nbsp;&nbsp;‘‘<em>L’An neuf de l’Hégire</em>’’, dans lequel il traitait la biographie du prophète de l’islam, en particulier ses derniers moments de vie parmi ses compagnons. Et l’autre a été consacré au 2<sup>e</sup>&nbsp;calife Omar Ibn Al-Khattab, intitulé ‘‘<em>Le</em>&nbsp;<em>Cèdre</em>’’.</p>



<p>Ces deux poèmes, où l’écrivain a montré une certaine fascination pour ces deux figures fondatrices de l’islam, ont amené certains chercheurs arabes à affirmer que Victor Hugo se soit converti à l’islam et qu’il se fît appeler <em>«Abu Baker»</em> ! Or, ce ne fut aucunement le cas. Rien, en tout cas, dans la riche littérature consacrée au poète français, ne le laisse supposer. Hugo n’a jamais embrassé l’islam, et ce pour plusieurs raisons.</p>



<p>D’abord, ce qu’il a relaté dans son poème sur le prophète Mahomet n&rsquo;était qu’une simple narration historique.</p>



<p>Ensuite, et à notre connaissance, il n’y a aucune source française, ancienne ou moderne, qui confirme ou laisse même supposer sa conversion à l’islam.</p>



<p>Par ailleurs, au début de son poème, Hugo décrit Mahomet, en agonie, en ces termes :</p>



<p class="has-text-align-center">&nbsp;<em> «À l’âge de soixante-trois ans, il avait de la fièvre,</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>&nbsp;Il relut le Koran de sa main même écrit»</em>.</p>



<p>Il est clair que, suivant ces deux vers, le poète considère que le Coran a été écrit par Mahomet de sa main propre, ce qu’aucun fidèle musulman sur terre ne s’autoriserait à dire.</p>



<p>En effet, pour les Musulmans, le Saint Coran est la parole de Dieu révélée, et Mahomet, son messager, analphabète, ne sachant ni lire ni écrire, n’avait pour mission que de le transmettre à <em>«toute l’Humanité»</em>.</p>



<p>Ainsi, suivant la tradition musulmane, le Coran, texte sacré, a été recueilli, au fur et à mesure de sa révélation, par les compagnons du Prophète, qui l’ont regroupé et classé en chapitres et sourates.</p>



<p>En outre, Victor Hugo, dans un texte manuscrit, écrit de ses propres mains trois jours avant sa mort, le 22 mai 1885, déclare qu’il croit en Dieu mais rejette les paroles de l’Église et déteste les clergés et les prêtres, sans la moindre allusion à une quelconque autre croyance.</p>



<p>Sur un autre plan, ce qui est surprenant et semble incroyable, surtout venant de l’auteur des <em>‘‘Misérables’’</em>, c’est son attitude vis-à-vis de l’Afrique. En effet, dans un discours prononcé au cours d’une réunion sur le continent noir, le 18 mai 1879, il manifestait, sans ambiguïté aucune, des sentiments de racisme envers les Noirs, du mépris pour l’Afrique et d’une forte sympathie pour la colonisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chantre de la colonisation de l&rsquo;Afrique</h2>



<p>Dans cette allocution, il annonçait, par exemple: «<em>L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire et même l’Australie, elle-même, a son histoire; quant à l’Afrique, elle n’a pas d’histoire»&nbsp;!</em> Il ajoutait : «<em>L’Afrique a besoin de ses colons</em>»&nbsp; et, poursuivait :&nbsp;«<em>Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra». </em><em>Ou </em>encore, dans ce qui ressemble à une glorification de la colonisation :&nbsp;«<em>Allez, Peuples </em><em>[européens, bien entendu]</em><em> ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la… Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes,&nbsp;Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la</em>»<em>. </em><em>Avant</em><em> </em>de conclure&nbsp;:&nbsp;«<em>Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez&nbsp;vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites&nbsp;! Faites des routes, faites des ports, faites des villes;&nbsp;croissez, cultivez, colonisez, multipliez…</em>».<em>&nbsp;</em>(<em>Cf</em>. ci-dessous, lien 3, site de Radio France Info).</p>



<p>Telle est le côté caché de ce grand écrivain, célèbre pour son humanisme, pour ses attitudes révolutionnaires et pour son amour de la liberté; choses manifestement réservées à la seule Europe&nbsp;et ne dépassent guère ses frontières&nbsp;!</p>



<p>* <em>Ancien professeur à l’université Paris X-Nanterre.</em></p>
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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Harmonie du soir’’ de Charles Baudelaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/le-poeme-du-dimanche-harmonie-du-soir-de-charles-baudelaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2021 07:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[Edgar Allan Poe]]></category>
		<category><![CDATA[Les Fleurs du Mal]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dandy, bohémien et incompris, Charles Baudelaire est un poète français né le 9 avril 1821 à Paris, où il meurt le 31 août 1867. Son œuvre maîtresse, ‘‘Les Fleurs du Mal’’, recueil de poèmes en vers, est un ouvrage majeur de la poésie française du XIXe siècle. La sensibilité artistique précoce et le besoin de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Charles-Baudelaire.jpg" alt="" class="wp-image-346780"/><figcaption><em>Charles Baudelaire / Coucher de soleil à Sidi Dhaher, Sidi Bouzid, Ph. Helal Jelali</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dandy, bohémien et incompris, Charles Baudelaire est un poète français né le 9 avril 1821 à Paris, où il meurt le 31 août 1867. Son œuvre maîtresse, ‘‘Les Fleurs du Mal’’, recueil de poèmes en vers, est un ouvrage majeur de la poésie française du XIXe siècle.</em></strong></p>



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<p>La sensibilité artistique précoce et le besoin de liberté de Charles Baudelaire, qui perd son père à l’âge de 6 ans et ne s’entend pas avec son beau-père aux valeurs bourgeoises, lui valent d’être renvoyé du célèbre lycée Louis-le-Grand en 1839 et obtiendra de justesse son baccalauréat au lycée Saint-Louis. Piètre étudiant, il rate ses études de droit et mène une vie de bohème, en fréquentant les cafés du Quartier Latin et en entretenant une relation avec une prostituée juive, Sarah, dite la Louchette.</p>



<p>Envoyé en 1841 par son beau-père à Calcutta, en Inde, le voyage tourne court, le navire ayant chaviré à l’approche de l’île Maurice, mais, par les paysages rencontrés, l’expédition affute son inspiration poétique et il commence à écrire des poèmes.</p>



<p>De retour à Paris en 1842, Baudelaire devient critique d’art et journaliste, mène une vie de dandy parisien et s’éprend de Jeanne Duval, muse et grand amour du poète. Endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et en 1843. Découvrant les drogues, il devient un grand consommateur d’opium. C’est à cette époque que commence l’écriture des poèmes composant<em> ‘‘Les Fleurs du Mal’’</em>, recueil qui paraît en 1857 et lui vaut une critique acerbe et une condamnation à deux mois de prison pour <em>«outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs».</em></p>



<p>Poète incompris, Baudelaire reçoit le soutien amical de Victor Hugo, alors exilé à Guernesey, mais il est contraint de supprimer six poèmes de son recueil, avant de s’exiler, en 1864, en Belgique, où il tente de vivre de conférences d’art, mais son état de santé mentale se détériore et il est interné en 1867 dans une maison de santé où la syphilis l’emporte le 31 août. Son œuvre ne sera réhabilitée qu’en 1867, avec la révision de sa condamnation.</p>



<p>À la fois romantique et réaliste, Charles Baudelaire est fasciné par la dualité de la vie, tantôt lumineuse, tantôt horrifique. Son œuvre tout entière repose sur cette contradiction entre le beau et l’horrible, la lueur et les ténèbres.</p>



<p>Outre ‘‘Les Fleurs du mal’’, dont est extrait ce poème <em>‘‘Harmonie du soir’’, </em>Charles Baudelaire est l’auteur des recueils de poèmes <em>‘‘Fusées’’</em> (1851) et <em>‘‘Mon cœur mis à nu’’ </em>(1864) et de journaux intimes datant de 1851 et 1864 publiés à titre posthume. Il st aussi le traducteur de l&rsquo;écrivain américain Edgar Allan Poe. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Coucher-de-soleil-a-Sidi-Dhaher-Ph.-Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-346781" width="500"/><figcaption>« <em>Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…</em>« </figcaption></figure></div>



<p><em>Voici venir les temps où vibrant sur sa tige<br>Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;<br>Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;<br>Valse mélancolique et langoureux vertige!</em></p>



<p><em>Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;<br>Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige;<br>Valse mélancolique et langoureux vertige!<br>Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.</em></p>



<p><em>Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,<br>Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !<br>Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;<br>Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.</em></p>



<p><em>Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,<br>Du passé lumineux recueille tout vestige !<br>Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…<br>Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !</em></p>
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