<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Youssef Rouissi - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/youssef-rouissi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/youssef-rouissi/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Apr 2026 12:10:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Youssef Rouissi - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/youssef-rouissi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le 9 avril 1938 &#124; Quand le Destour devient Néo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:10:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[9 avril 1938]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Belhouane]]></category>
		<category><![CDATA[Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Rouissi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18605597</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les émeutes 9 avril 1938 ont marqué un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 9 avril 1938 marque un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien.&nbsp;Rappel de quelques faits historiques sur ce tournant décisif dans le mouvement national tunisien…</em></strong></p>



<p><strong>Pr Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-18605597"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Quelques jours, avant les manifestations, le 4 avril,&nbsp;Slimane Ben Slimane&nbsp;et Youssef Rouissi sont arrêtés à Souk El Arba (actuelle Jendouba) alors qu’ils organisaient&nbsp;une réunion pour appeler à la désobéissance civile. Le 9 avril, les manifestations sont violemment réprimées. Des figures majeures du mouvement, comme&nbsp;Ali Belhouane,&nbsp;Habib Bourguiba&nbsp;ou encore Salah Ben Youssef sont arrêtées. La direction du Néo-Destour est jugée au cours du fameux procès de Guérin, de Cayla&nbsp;puis emprisonnée pour plusieurs années au Fort Saint-Nicolas, à Marseille. La confrontation avec le pouvoir colonial est désormais ouverte.&nbsp;</p>



<p>Dans la Tunisie des années 1930, tous les ingrédients d’une crise majeure sont réunis. La situation économique se dégrade, frappant durement ouvriers, paysans et artisans. En parallèle, les autorités du protectorat français durcissent leur politique et multiplient les atteintes à l’identité nationale. Une compagnie de naturalisation de Tunisiens est lancée, soutenue par les oulémas&nbsp;de la Zitouna avec leur tête le cheikh Tahar Ben Achour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du réformisme à la désobéissance civile</h2>



<p>Dans ce contexte tendu, une nouvelle génération de militants nationalistes s’impose. Portée notamment par des figures comme&nbsp;Ali Belhouane, elle remet en cause les méthodes jugées trop prudentes du Destour de Abdelaziz Thaâlbi et prône une action directe contre la domination coloniale.</p>



<p>Au sein du Néo-Destour, les débats s’intensifient. Faut-il continuer à négocier des réformes ou rompre définitivement avec toute forme de compromis ?</p>



<p>Mais la fracture devient politique. Une partie des dirigeants néo-destouriens rejette toute solution d’autonomie sous contrôle français et revendique l’indépendance totale. Cette position s’accompagne d’un changement de stratégie : la mobilisation populaire et la désobéissance civile remplacent progressivement les démarches réformistes.</p>



<p>Avril 1938 vient cristalliser cette évolution. Face à l’agitation croissante, les autorités coloniales choisissent la manière forte. Arrestations massives, manifestations réprimées dans le sang, procès politiques : la répression est brutale et systématique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="430" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-15564605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-300x215.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-580x416.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Slimane Ben Slimane et Habib Bourguiba: restituer la mémoire nationale. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Construire une mémoire nationale</h2>



<p>C’est en cela qu’avril 1938 fait date. Non seulement parce qu’il révèle la violence du système colonial, mais parce qu’il consacre une certitude chez les nationalistes tunisiens : l’indépendance ne se négocie pas, elle s’imposera.</p>



<p>Et pourtant, près d’un siècle plus tard, certaines mémoires continuent d’être reléguées dans l’ombre. J’espère que la direction du Centre national de la traduction prendra le temps de lire ces lignes, elle qui refuse de traduire en langue arabe les&nbsp;‘‘<em>Souvenirs politiques’’</em>&nbsp;de&nbsp;Slimane Ben Slimane, au motif de <em>«Qui c’est ce monsieur !? on ne traduit que les choses importantes pour l’histoire de la Tunisie»</em>.</p>



<p>Mais au-delà de cette réaction banale et classique de l’administration, une autre question demeure : celle de la mémoire. Car une nation ne se construit pas seulement par les luttes qu’elle mène, mais aussi par la manière dont elle choisit de les raconter, de les transmettre et de les reconnaître.</p>



<p>Construire une mémoire nationale exige une démarche rigoureuse, lucide et juste — une démarche qui ne sélectionne pas, n’efface pas, mais restitue la pluralité des engagements, des parcours et des voix qui ont façonné l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>À défaut, ce ne sont pas seulement des hommes que l’on oublie, mais des pans entiers de ce qui fait la vérité d’une nation.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 11:47:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hédi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Slimane Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Rouissi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=338001</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous sommes le 25 février 1986, une foule d’un millier de personnes, hommes et femmes infiltrés par quelques agents de la police politique, s’est regroupée au cimetière du Djellaz pour dire adieu au Dr Slimane Ben Slimane. Commentant l’événement, l’historienne Sophie Bessis écrit : «il n’est pas sûr que les jeunes Tunisiens aient en mémoire...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Slimane-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-338004"/></figure>



<p><strong><em>Nous sommes le 25 février 1986, une foule d’un millier de personnes, hommes et femmes infiltrés par quelques agents de la police politique, s’est regroupée au cimetière du Djellaz pour dire adieu au Dr Slimane Ben Slimane. Commentant l’événement, l’historienne Sophie Bessis écrit : «il n’est pas sûr que les jeunes Tunisiens aient en mémoire le nom de l’homme qui s’est éteint au matin du 24 février à plus de 80 ans… le Docteur Slimane Ben Slimane a pourtant consacré la majeure partie de sa vie à défendre son pays et l’idée qu’il s’en faisait».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-338001"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-246569"/></figure></div>



<p>En effet, l’histoire officielle et les hagiographes de Bourguiba n’ont ménagé aucun effort pour jeter dans les oubliettes cet homme qui fut un historique, un<em> «zaïm»</em> (leader) du Néo-Destour, un des premiers défenseurs d’une Tunisie démocratique et des mouvements de libération algériens, vietnamiens et congolais.</p>



<p>Ceux qui ont connu Slimane Ben Slimane ou entendu parler de lui ont tous été frappés par la personnalité et la singularité de l’homme que Raouf Hamza, spécialiste du mouvement national, décrit en ces termes : <em>«Cet homme de rigueur et de courage qui suscitait l’agacement des uns et l’admiration des autres mais qui en imposait à tous… Cet homme d’une rare fidélité à ses convictions et à ses choix… et d’une constante intransigeance dans son refus des compromissions et des faux semblants…»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui est Slimane Ben Slimane ?</h3>



<p>Le Docteur Slimane Ben Slimane est né le 13 février 1905 dans le village de Zaghouan à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Tunis. Fils d’un épicier analphabète, il a dû batailler pour que son père se décide à l’inscrire à l’école primaire, l’<em>«école des koffars»</em>, et non à l’école coranique.</p>



<p>Ses études secondaires au Collège Sadiki lui fournirent l’occasion de faire ses premières expériences dans l’agitation politique nationaliste. Ayant réussi en 1928 à son baccalauréat mathématiques, il part en France pour suivre des études de médecine à Paris.</p>



<p>Durant son séjour parisien (1928-1937), il milite au sein de l’Association des étudiants musulmans nord-africains et de l’Etoile nord-africain où il côtoie plusieurs jeunes figures des mouvements communistes et nationalistes maghrébins.</p>



<p>Il adhère en 1934 au Néo-Destour et participe aux côtés de Hédi Nouira et Salah Ben Youssef, étudiants eux-aussi à la même époque à Paris, à la campagne pour la scission du Vieux-Destour.</p>



<p>Les études de médecine terminées, le Docteur Ben Slimane rentre en Tunisie (1936) et participe au Congrès de la rue du Tribunal du Néo-Destour de 1937 à la fin duquel il est élu membre du bureau politique.</p>



<p>Le 4 avril 1938, il est arrêté par la police française à Souk El-Arba (actuelle Jendouba) en compagnie de Youssef Rouissi au cours d’une tournée d’agitation dans la région du Nord-Ouest en vue d’appeler la population à la désobéissance civile. Quelques jours après, les événements sanglants du 9 avril 1938 vont entraîner l’arrestation de toute la direction du Néo-Destour et sa condamnation à la suite du fameux procès instruit par le Colonel de Guérin de Cayla.</p>



<p>Il restera incarcéré, en compagnie de tous les dirigeants néo-destouriens, à Téboursouk puis au Fort saint Nicolas de Marseille de 1938 à 1943. Tout le groupe des prisonniers nationalistes tunisiens sera libéré par le chef de la Gestapo de Lyon, le célèbre Klaus Barbie, qui espérait par ce geste négocier un éventuel appui des nationalistes tunisiens à l’Allemagne nazie. Espoir déçu malgré un séjour d’hôtes de marque à Rome après plusieurs années d’incarcération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Débuts des divergences avec Bourguiba</h3>



<p>À partir de 1949 apparaissent de profondes divergences entre le Docteur Ben Slimane et Bourguiba, soutenu par une bonne partie des dirigeants néo-destouriens, à propos des alliances du parti. On était en pleine guerre froide, Bourguiba défendait l’idée qu’il fallait se ranger du côté du bloc occidental, alors que le Docteur S. Ben Slimane prônait un certain neutralisme même si sa culture et ses amis politiques, les communistes et progressistes tunisiens, le font plutôt pencher du côté de l’URSS.</p>



<p>Et c’est à la suite de sa participation à une réunion du Mouvement de la Paix, organisation internationale proche du bloc socialiste, qu’il va en mars 1950 être exclu du bureau politique et du parti du Néo-Destour.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, et malgré quelques tentatives de Bourguiba en 1959 de lui conférer des charges et des responsabilités au sein de la nouvelle administration et de l’assemblée nationale, il n’adhérera plus à aucun parti et choisira de faire un itinéraire au sein de l’opposition tunisienne en tant que personnalité politique indépendante et «compagnon de route» des communistes tunisiens. Il présidera ainsi une liste indépendante formée de progressistes et de communistes à l’occasion des premières élections législatives du mouvement en 1959.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Singularité et ténacité d’un engagement politique</h3>



<p>En outre, il deviendra le premier président du Comité tunisien pour la liberté et la paix et créera en décembre 1960 avec Abdelhamid Ben Mustapha du Parti communiste tunisien, Rachid Belajouza et d’autres intellectuels de gauche le mensuel<em> ‘‘La Tribune du Progrès’’.</em> Deux années après sa parution, le journal va être suspendu et le Docteur Ben Slimane qui publia un article sur <em>«Le Palais de Carthage et le pouvoir personnel»</em> va comparaître en justice pour <em>«appel à la sédition»</em>.</p>



<p>En 1967, il s&rsquo;engage du côté du mouvement de libération vietnamien et tente de mobiliser l’opinion tunisienne contre l’intervention américaine en présidant le Comité de solidarité avec le peuple vietnamien. La sanction ne tarda pas puisqu’il est renvoyé du poste de médecin qu’il occupait à l’hôpital Habib Thameur.</p>



<p>Tout au long de ces années et malgré des itinéraires politiques opposés les ponts entre le Docteur Ben Slimane et Bourguiba n’ont jamais été complètement rompus. En effet, les deux hommes vont se rencontrer à deux occasions en 1962 et en 1966.</p>



<p>Le 14 août 1973, surprenant un peu tout le monde, Bourguiba rend visite au Docteur Ben Slimane à son domicile, le décore de l’insigne de<em> «l’ordre du mérite» </em>de Bourguiba et décide la levée de son exclusion du Néo-Destour.</p>



<p>Le 7e Congrès afro-asiatique d’ophtalmologie réuni à Tunis en 1980 lui décerna une dernière médaille puisque le Docteur Ben Slimane s’éteint le 25 février 1986 à l’âge de 81 ans.</p>



<p>Au cours des funérailles, les amis, les compagnons de route et même les adversaires d’hier lui ont rendu un vibrant hommage et rappelé la singularité et la ténacité de son engagement politique qui fut toujours guidé par une profonde conviction en une éthique de l’action et par un profond attachement à une certaine idée de l’intégrité et de la droiture.</p>



<p>Les notes et souvenirs rédigés par le Docteur Ben Slimane ont été rassemblés par sa famille et publiés dans un livre intitulé <em>‘‘Slimane Ben Slimane: souvenirs politiques’’ </em>en 1989 et réédités en 2018 par les éditions Nirvana.</p>



<p>Cet article a été écrit sur le zaïm oublié pour lui servir et valoir ce que de droit : le respect.</p>



<p><em>* Professeur universitaire, président de Lam Echaml.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xwngpR0Ckh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/12/tunisie-piratage-dune-revolution-et-hameconnage-dun-president/">Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/12/tunisie-piratage-dune-revolution-et-hameconnage-dun-president/embed/#?secret=M4iQf0FeY2#?secret=xwngpR0Ckh" data-secret="xwngpR0Ckh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2tHnntZBBi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/29/kais-saied-envoie-la-transition-democratique-au-placard/">Kaïs Saïed envoie la transition démocratique au placard</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed envoie la transition démocratique au placard » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/29/kais-saied-envoie-la-transition-democratique-au-placard/embed/#?secret=PyDEmuETo2#?secret=2tHnntZBBi" data-secret="2tHnntZBBi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3PT0fZaY24"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/kais-saied-un-president-a-linsu-de-notre-plein-gre/">Kaïs Saïed : Un président «à l’insu de notre plein gré»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed : Un président «à l’insu de notre plein gré» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/17/kais-saied-un-president-a-linsu-de-notre-plein-gre/embed/#?secret=Y7AGmgRoUX#?secret=3PT0fZaY24" data-secret="3PT0fZaY24" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
