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	<title>Archives des Zaouia Sidi Ali Lasmar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Zaouia Sidi Ali Lasmar - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le stambali tunisien : musique, danse et rituel mystique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 08:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Théophile Pillault]]></category>
		<category><![CDATA[Zaouia Sidi Ali Lasmar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association de la culture Stambali de Tunisie œuvre à préserver la dernière maison dédiée au Stambali, la zaouia Sidi Ali Lasmar, à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/le-stambali-tunisien-musique-danse-et-rituel-mystique/">Le stambali tunisien : musique, danse et rituel mystique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Appelée gnawa au Maroc, diwan en Algérie, makari en Libye et stambali en Tunisie, cette pratique ancestrale qui trouve ses origines en Afrique subsaharienne et qui s’est répandue au Maghreb, constitue une tradition musicale et un rite spirituel que l’Association de la culture Stambali de Tunisie œuvre à faire préserver tout autant que la dernière maison dédiée au Stambali, la zaouia (mausolée) <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sidi Ali Lasmar.</a> </em></strong><em>(Illustration : Troupe Sidi Ali Lasmar).</em></p>



<span id="more-12425290"></span>



<p>Située à Bab Jedid, à la médina de Tunis, ce marabout, abrite depuis 2016 l’association qui garde jalousement la mémoire d’un patrimoine musical ancestral.</p>



<p>Bien qu’elle fasse partie de l’un des monuments historiques protégés en vertu d’un arrêté en date du 22 janvier 2024, portant protection des monuments historiques et archéologiques, la zaouia risque d’être vendue et de disparaitre.</p>



<p>Dans la rue El-Fersi, c’est une impasse qui prend le nom de ce marabout, l’impasse Sidi Ali Lasmar. C’est là où est nichée la dernière demeure dédiée au Stambali, et dont Riadh Zaouch, est le maître des lieux depuis près de 27 ans. Dans ce lieu chargé d’histoire et de mémoire, l’agence Tap a rencontré le fondateur et président de l’association et de la troupe Sidi Ali Lasmar qui a parlé des programmes de l’association, de la tradition musicale qu’est le stambali et du plus vieux sanctuaire gardien d’un héritage spirituel et culturel dont l’avenir est incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Braouna» au mois du patrimoine </h2>



<p>Deux prochains événements sont déjà préparés et en attente de réponses pour que les spectacles autour de cette danse soient bien au rendez-vous. La première manifestation est prévue à l’occasion du mois du patrimoine 2024 et la deuxième pour la célébration du Mouled (fête de la naissance du prophète Mohamed).</p>



<p>Outre les festivités de coutume prévues pour la Nuit du Destin (nuit sacrée à la fin du mois de ramadan) au sein de la zaouia, c’est avec un spectacle intitulé «Braouna» en référence à une tribu connue par la pratique de l’art de Stambali que l’association compte participer à l’occasion du mois du patrimoine. Des troupes de Stambali de Sfax, Nefta, Tozeur outre la troupe Sidi Ali Lasmar de Tunis sont attendues pour les dates du 26 et 27 avril 2024 à Sidi Bou Said avec deux invitées du Maghreb : la troupe Gnawa du Maroc et la troupe Fan Eddiwan de l’Algérie.</p>



<p>Le deuxième grand rendez-vous est la fameuse Mouldia programmée dans une huitième édition.</p>



<p>Pour ce rituel festif et spirituel ancré dans les croyances locales liées aux cultes des saints, le programme démarre selon la tradition avec «El-Kharja» (la sortie mystique) à partir du mausolée Sidi Mahrez jusqu’au mausolée Sidi Ben Arous avec la participation de huit troupes de Kairouan, Nefta, Tozeur, Sfax, Gabes, Sousse et Om Laarayes (Gafsa) avec en tout 94 artistes stambali et 30 «sanjaq» (étendards) avec plus de 1000 spectateurs attendus.</p>



<p>Délaissée depuis 1942, la Mouldia est une vieille tradition de stambali que l’association œuvre à faire revivre depuis 2016 à travers ces journées qui se tiennent surtout à Tunis et Kairouan.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-12425345" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Stambali.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Un héritage à transmettre</h2>



<p>A Tunis, la troupe Sidi Ali Lasmar œuvre en vue de faire perdurer cette tradition alliant le côté spirituel, les chants populaires, la musique et la danse, en la faisant découvrir en tant qu’expression artistique qui s’articule autour d’un «orchestre» dont les deux maîtres sont le «maalem» et l’«arifa».</p>



<p>Le maalem ou maître est le chef d’orchestre, qui dirige l’enchaînement des chants et qui joue le guembri (instrument à trois cordes), considéré l’instrument roi, celui qui touche les profondeurs de l’âme jusqu’à la transe d’où la spécificité de cet art festif autant que méditatif.</p>



<p>L’arifa chante et danse jusqu’à la transe avant d’être rejointe par les adeptes pour former une chorégraphie qui relève du culte fétichiste où le rythme allant crescendo est au cœur de cet art ancestral lié dans son aspect spirituel au soufisme et d’un répertoire qui fait partie de la mémoire collective et d’un patrimoine immatériel qui mérite d’être préservé et valorisé, avance Riadh Zaouch.</p>



<p>En vue de faire découvrir cette musique traditionnelle, la troupe s’est produite dans plusieurs manifestations nationales notamment dans le cadre de la 53e édition du Festival international de Carthage et à maintes reprises au Festival de la Médina de Tunis. En dehors des frontières, elle a affiché sa présence entre autres au festival Equations Nomades à Paris (2006), au Festival de musiques du monde à Grasse (2013), au Festival de musique traditionnelle « Les orientales » de Saint Florent le Vieil en France (2010) et à bien d’autres événements notamment à Bruxelles (Belgique) et au Maroc.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="16jRZaB2lE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/">Zaouia Sidi Ali Lasmer : Dernier lieu sacré de la communauté noire de Tunis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zaouia Sidi Ali Lasmer : Dernier lieu sacré de la communauté noire de Tunis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/embed/#?secret=UASIG7BV0h#?secret=16jRZaB2lE" data-secret="16jRZaB2lE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Outre une large médiatisation, cette pratique a fait objet d’une exposition notamment du photographe français Augustin Le Gall en 2017 intitulée <em>«La dernière danse au cœur du rituel stambali»</em>.</p>



<p>En 2022, un documentaire<em> «Stambali, dernière danse des esprits»</em> réalisé par Augustin le Gall et Théophile Pillault et diffusé en trois parties (pèlerinage, héritage et transmission) a mis en avant  l’influence du stambali sur toute une génération de musiciens, adeptes de l’électronique, fascinés par les boucles hypnotiques de ses musiques de transe.</p>



<p>Les traces de toute une tradition et de chaque expérience de vie sont dans cette chambre témoin de la belle époque, regrette-t-il. Autour d’une grande collection de photographies sur les maîtres anciens, de documents, de visuels, d’instruments comme le <em>«gougai»</em> (violon monocorde disparu), c’est un pan d’un long voyage qui livre les trésors de ce vieux legs, explique Riadh Zaouch en exprimant sa crainte que ce dernier écrin mystique qui préserve l’histoire du stambali à Tunis, ne soit cédé et qu’avec sa cession ne soit enterré ce patrimoine immatériel et légué aux oubliettes toute une mémoire de moments et de tranches de vie, transmise de génération en génération.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/le-stambali-tunisien-musique-danse-et-rituel-mystique/">Le stambali tunisien : musique, danse et rituel mystique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Zaouia Sidi Ali Lasmer : Dernier lieu sacré de la communauté noire de Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 10:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[sanctuaire]]></category>
		<category><![CDATA[stambeli]]></category>
		<category><![CDATA[Zaouia Sidi Ali Lasmar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Située à Bab Jdid dans la médina de Tunis, la Zaouia Sidi Ali Lasmar est aujourd’hui menacée de disparaître faute de protection par les institutions publiques. L’association de la Culture du Stambali «Sidi Ali Lasmar» vient de lancer un appel à la mobilisation pour sauver le dernier lieu sacré de la communauté du Stambali à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/">Zaouia Sidi Ali Lasmer : Dernier lieu sacré de la communauté noire de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Untitled-2-9.jpg" alt="" class="wp-image-384997"/></figure></div>



<p><em><strong>Située à Bab Jdid dans la médina de Tunis, la Zaouia Sidi Ali Lasmar est aujourd’hui menacée de disparaître faute de protection par les institutions publiques. L’association de la Culture du Stambali «Sidi Ali Lasmar» vient de lancer un appel à la mobilisation pour sauver le dernier lieu sacré de la communauté du Stambali à Tunis.</strong></em></p>



<span id="more-384977"></span>



<p>La Zaouia Sidi Ali Lasmar est un sanctuaire qui accueille le tombeau du Saint du même nom. Il représente le dernier lieu de la capitale dédié à la communauté du stambali, un héritage spirituel de la communauté noire de Tunisie. Il est également le siège de “L’Association pour la Culture du Stambali Sidi Ali Lasmar” qui valorise et défend cette tradition sur le point de disparaître.</p>



<p>A l’abolition de l’esclavage en Tunisie, Le Bey Ahmed 1er à créé quatre maisons pour que les anciens esclaves puissent se retrouver : Dar Koufa, Dar Jemaa, Dar Barnou et Zaouia Sidi Ali Lasmar. Depuis plus de 900 ans, ce dernier est le seul lieu qui abrite le tombeau d’un saint à la peau noire, ancien esclave devenu saint, dans la vieille ville. Sidi ali Lasmar est devenu le lieu symbolique qui raconte la présence de cette minorité en Tunsie et dans lequel les membres de la communauté se rassemblent pour célébrer leur tradition. Chaque année de nombreuses processions s’y déroulent pour vénérer le saint de la médina et les esprits africains.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Untitled-0.jpg" alt="" class="wp-image-384995"/></figure></div>



<p>Aujourd’hui, ce lieu d’échange et de mémoire a pour projet d’être vendu pour en faire une maison privée. Avec elle, le stambali risque de mourir en perdant son dernier lieu symbolique et, avec lui, tout un pan de ce patrimoine unique qui fait la spécificité de la Tunisie.</p>



<p>Sous la direction de Riadh Ezzawech (l’un des derniers initiés du Stambeli), l’association se mobilise pour alerter les institutions et l’opinion publique afin de sensibiliser le plus grand nombre sur sa prochaine disparition si aucune action concrète n’est menée. L’association demande la protection de ce lieu comme patrimoine matériel inscrit en plein cœur de la vieille ville de Tunis mais également comme patrimoine immatériel qui raconte l’histoire et l’héritage de ces communautés ancrés dans la culture et les traditions tunisiennes contemporaines.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B avec communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/23/zaouia-sidi-ali-lasmer-dernier-lieu-sacre-de-la-communaute-noire-de-tunis/">Zaouia Sidi Ali Lasmer : Dernier lieu sacré de la communauté noire de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunis : Mobilisation contre la disparition de la Zaouia Sidi Ali Lasmar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/17/tunis-mobilisation-contre-la-disparition-de-la-zaouia-sidi-ali-lasmar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 11:44:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[médina de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[stambali]]></category>
		<category><![CDATA[Zaouia Sidi Ali Lasmar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une conférence de mobilisation contre la disparition de la Zaouia Sidi Ali Lasmar, dernier lieu sacré dédié au stambali (musique populaire soufie afro-arabe) dans la médina de Tunis, se tiendra le 23 mars 2022, au siège de ladite zaouia à Bab Jdid, dans la médina de Tunis. La Zaouia Sidi Ali Lasmar est un sanctuaire...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/17/tunis-mobilisation-contre-la-disparition-de-la-zaouia-sidi-ali-lasmar/">Tunis : Mobilisation contre la disparition de la Zaouia Sidi Ali Lasmar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Zaouia-Sidi-Ali-Lasmar.jpg" alt="" class="wp-image-384248"/></figure></div>



<p><strong><em>Une conférence de mobilisation contre la disparition de la Zaouia Sidi Ali Lasmar, dernier lieu sacré dédié au stambali (musique populaire soufie afro-arabe) dans la médina de Tunis, se tiendra le 23 mars 2022, au siège de ladite zaouia à Bab Jdid, dans la médina de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-384247"></span>



<p>La Zaouia Sidi Ali Lasmar est un sanctuaire qui accueille le tombeau du saint du même nom. Il représente le dernier lieu de la capitale dédié à la communauté du stambali, un héritage spirituel de la communauté noire de Tunisie. Il est également le siège de l’Association pour la culture du stambali Sidi Ali Lasmar qui valorise et défend cette tradition sur le point de disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pont entre le Maghreb et l’Afrique</h2>



<p>Le stambali est un art qui entremêle musiques, danses et chants traditionnels. Un rituel qui constitue un pont entre l’identité maghrébine et l’identité africaine héritée des descendants d’esclaves, retraçant l’histoire de cette minorité et s’inscrivant depuis de nombreuses générations dans le paysage culturel tunisien. Cette tradition spirituelle et artistique participe notamment à faire de la Tunisie une terre de tolérance et de mélange des cultures, de par la richesse et la singularité de son histoire.</p>



<p>Avec la disparition des derniers initiés, l’association a pour mission de protéger leur mémoire et de laisser une trace de leur savoir aux futures générations. Par ses actions, l’association participe à la vivacité de la médina en organisant de nombreuses manifestations culturelles auprès d’un large public et des amoureux de cette musique.</p>



<p>Sidi Ali Lasmar est le dernier lieu sacré dans la médina qui valorise cet art ancestral auprès d’un public bien présent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le stambali est menacé de disparaître</h2>



<p>Alors que plusieurs acteurs de l’action culturelle et de la préservation du patrimoine tunisien réhabilitent la médina de Tunis, aujourd’hui, le stambali est menacé de disparaître car ce sanctuaire est mis en vente par son propriétaire; celui-ci en avait bénéficié après avoir été cédé par l’État dans les années 70. Avec la disparition de ce lieu dynamique et fédérateur, c’est avant tout une part de l’identité de cette minorité et de l’histoire de la médina qui risque de mourir mais aussi un espace culturel dédié et actif au coeur de la médina de Tunis.</p>



<p>L’association se mobilise pour alerter les institutions et l’opinion publique afin de sensibiliser le plus grand nombre sur sa prochaine disparition si aucune action concrète n’est menée. Elle demande la protection de ce lieu comme patrimoine matériel inscrit en plein cœur de la vieille ville de Tunis mais également comme patrimoine immatériel qui raconte l’histoire et l’héritage de ces communautés ancrés dans la culture et les traditions tunisiennes contemporaines.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/17/tunis-mobilisation-contre-la-disparition-de-la-zaouia-sidi-ali-lasmar/">Tunis : Mobilisation contre la disparition de la Zaouia Sidi Ali Lasmar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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