Le Prix Saint Augustin distingue l’historien Abdelhamid Larguèche

L’historien et écrivain Abdelhamid Larguèche a été distingué par le Prix Saint Augustin, au sein d’un palmarès regroupant des éminents spécialistes internationaux de l’œuvre de l’illustre savant maghrébin. Cette distinction lui sera remise le vendredi 13 novembre 2026, dans les locaux de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, dans le cadre des 7èmes Journées augustuniennes de Carthage (11-15 novembre.

Pour l’écrivain et diplomate Mohamed Aziza, le président fondateur du programme MED21, qui a décerné ce prestigieux prix, cette distinction «honore la recherche académique tunisienne». «En mon nom personnel, je suis ravi d’avoir pu préfacer son ouvrage‘‘Saint Augustin, une histoire africaine’’, qui vient de paraître aux éditions Sotumedias à Tunis», a-t-il ajouté dans une note annonçant cette nouvelle

Abdelhamid Larguèche, dont les lecteurs de Kapitalis ne cessent d’apprécier les commentaires politiques frappées du sceau de l’humanisme et les contributions sur l’histoire, l’art et la culture, est également membre de MED21 et président du comité du Prix Ibn Khaldoun. Professeur émérite en histoire et patrimoine à l’université de Manouba (Tunisie), son domaine de recherche est principalement centré sur l’histoire des minorités et des mouvement sociaux en Tunisie et dans l’espace méditerranéen au cours des XIXe et XXe siècles.

Il a publié plusieurs ouvrages et articles dont principalement : ‘‘Le Maghreb moderne à travers ses sources : études et documents’’ (co-auteur [en arabe], Tunis, Centre de publication universitaire, 2006) ; ‘‘Les Ombres de la Ville : pauvres, marginaux et minoritaires à Tunis aux XVIIIe et XIXe siècles’’ (Tunis, Centre de publication universitaire, 1999) ; ‘‘L’abolition de l’esclavage en Tunisie à travers les archives, 1841-1846’’ (Tunis, éd. Alif, 1990) ; ‘‘Marginales en Terre d’Islam’’ (Tunis, Ceres éd., 1992).

Abdelhamid Larguèche est aussi l’auteur d’un roman intitulé ‘‘La voix et la braise’’ (éd. Sikelli, Tunis ,2026), la saga d’une famille noire tunisienne dont l’aïeul était un esclave arraché à son fleuve et qui sut s’intégrer dans sa société d’accueil et fonder une lignée qui comptera des militants nationalistes contre l’oppression coloniale. Un ouvrage qui mérite de figurer dans les manuels scolaires pour sa rigueur historique et la justesse des valeurs humanistes qu’il défend.

I. B.

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