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	<title>Archives des ُKaïs Saïed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des ُKaïs Saïed - Kapitalis</title>
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		<title>Sadok Belaïd : «Kaïs Saïed a eu tort&#8230;»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2022 13:53:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[Comité national consultatif pour la nouvelle république]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Belaïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu&#8217;il ait été nommé par le chef de l&#8217;Etat, Kaïs Saïed, à la tête du Comité national consultatif pour la nouvelle république, Sadok Belaïd n&#8217;a pas usé de la langue de bois en donnant son avis sur la politique du président de la république depuis le 25 juillet 2021. Selon lui, ce dernier a eu...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bien qu&rsquo;il ait été nommé par le chef de l&rsquo;Etat, Kaïs Saïed, à la tête du Comité national consultatif pour la nouvelle république, Sadok Belaïd n&rsquo;a pas usé de la langue de bois en donnant son avis sur la politique du président de la république depuis le 25 juillet 2021. Selon lui, ce dernier a eu tort d&rsquo;activer l&rsquo;article 80 de la constitution.</em></strong></p>



<span id="more-1186626"></span>



<p>Le professeur de droit constitutionnel a estimé, lors de son intervention, ce jeudi 2 juin 2022, sur les ondes de Mosaïque FM, que cet article n&rsquo;était pas compatible avec la situation du pays.</p>



<p>«<em>J&rsquo;estime que la situation dans le pays nécessitait l&rsquo;application de l&rsquo;article 72, qui permet au chef de l&rsquo;Etat de prendre les mesures appropriées</em>», a-t-il ajouté.</p>



<p>Pour rappel, le chef de l&rsquo;Etat s&rsquo;est quasiment approprié tous les pouvoirs, en appliquant l&rsquo;article 80 de la constitution, en prétextant «<em>un péril imminent menaçant l’intégrité nationale</em>».</p>



<p>Voici, en revanche, le texte de l&rsquo;article 72 :  «<em>Le président de la république est le chef de l&rsquo;État et le symbole de son unité. Il garantit son indépendance et sa continuité et veille au respect de la constitution.</em>»</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Qu&#8217;est-ce qui fait courir Nadia Akacha ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2022 10:25:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[¨Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;affaire des enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, l&#8217;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, a pris une telle ampleur dans les médias et une telle importance politique que nous nous sommes sentis obligés d&#8217;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-nadia-akacha/">Tunisie : Qu&rsquo;est-ce qui fait courir Nadia Akacha ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Nadia-Akacha-1.jpg" alt="" class="wp-image-389806"/></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;affaire des enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, l&rsquo;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, a pris une telle ampleur dans les médias et une telle importance politique que nous nous sommes sentis obligés d&rsquo;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi </strong></p>



<span id="more-389784"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Nous nous sommes bien gardés jusque-là de nous engouffrer dans la brèche politico-médiatique ouverte par les fameux enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, et où l&rsquo;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed raconte des vertes et des pas mûres sur son ex-mentor. </p>



<p>Notre hésitation s&rsquo;explique par notre souci de ne pas donner crédit à des enregistrements dont on ne connaît ni les circonstances ni l&rsquo;authenticité ni les motivations, d&rsquo;autant que leurs auteurs, les interlocuteurs de Mme Akacha, ont pris soin d&rsquo;effacer leurs voix de la bande visiblement enregistrée à l&rsquo;insu de la concernée. </p>



<p>C&rsquo;est à la justice, qui vient d&rsquo;être saisie de l&rsquo;affaire, de dire son mot, en authentifiant ou pas les documents sonores (sachant que les techniques de manipulation des voix se sont beaucoup développées grâce à l&rsquo;intelligence artificielle) et en prenant les décisions qui s&rsquo;imposent pour sanctionner les abus, si abus il y a eu, et leurs auteurs. </p>



<p>Cependant, l&rsquo;affaire ayant pris une telle ampleur dans les médias et une telle dimension politique que nous sommes sentis obligés d&rsquo;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La <em>«vice-présidente»</em> n&rsquo;entend pas se faire oublier </h2>



<p>D&rsquo;abord, nous avons été parmi les rares médias de la place à avoir attiré l&rsquo;attention de l&rsquo;opinion publique, dès les premiers mois du mandat du président Saïed, sur la personnalité toxique de sa directrice de cabinet et sur le rôle très nuisible qu&rsquo;elle jouait au palais de Carthage. </p>



<p>Mme Akacha, une illustre inconnue avant d&rsquo;être nommée dans un poste aussi important dans l&rsquo;Etat, était une enseignante de droit que M. Saïed avait croisée dans une vie antérieure, et qui, comme lui, n&rsquo;avait aucune expérience politique. S&rsquo;étant trouvée par un pur hasard propulsée à un poste aussi important, elle a cru pouvoir pousser son avantage en faisant le vide autour du président. En quelques mois seulement, son tableau de chasse a compté de nombreux <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministres</a>, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">diplomates</a>, conseillers à la présidence, tous remerciés sans ménagement par le président Saïed, qui prêtait alors une oreille trop attentive à sa directrice de cabinet. La plupart furent poussés vers la porte mais certains d&rsquo;entre eux ont été brutalement  limogés, parfois quelques semaines après leur nomination. </p>



<p>Nous avions, à l&rsquo;époque, rendu compte de cette purge qui dénotait un grave dysfonctionnement à la tête de l&rsquo;Etat, et même accolé le surnom de <em><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«vice-présidente»</a></em> à Mme Akacha, qui prenait alors une dimension sans commune mesure avec ses compétences réelles et qui croyait pouvoir donner des ordres directs aux membres du gouvernement ou à leurs principaux collaborateurs, qui plus est, à leur insu et dans leur dos. </p>



<p>Il a donc fallu longtemps, trop longtemps, pour que le président de la république se rende compte de l&rsquo;ampleur des dégâts que cette femme a causés au palais de Carthage. Mais narcissique comme il est, et buté, il ne voulait pas reconnaître son erreur de casting et la réparer en se séparant de son encombrante collaboratrice. Et c&rsquo;est elle qui, finalement, se sentant écartée au profit de Taoufik Charfeddine, le ministre de l&rsquo;Intérieur qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas adoubé et qui s&rsquo;était montré peu coopératif, a préféré annoncer<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/01/25/tunisie-les-dessous-de-la-demission-de-nadia-akacha/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> sa démission</a>&#8230; dans un post publié sur sa page Facebook, geste cavalier qui en dit long sur les pratiques peu respectueuses des normes républicaines de cette dame qui n&rsquo;aurait jamais dû mettre les pieds au palais de Carthage. </p>



<p>Par ailleurs, le fait que Mme Akacha soit partie à l&rsquo;étranger peu de temps après sa démission, d&rsquo;abord en France, puis à Dubaï ou à Doha, comme le colportent les rumeurs sur les réseaux sociaux, prouve s&rsquo;il en est besoin qu&rsquo;elle a des choses à se reprocher et qu&rsquo;elle craint sérieusement de nouvelles poursuites judiciaires, en plus de celles déjà en cours. </p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, et bien avant les enregistrements fuités, Mme Akacha a montré qu&rsquo;elle ne comptait pas se faire oublier de sitôt en renouant avec sa vie d&rsquo;avant et l&rsquo;anonymat duquel elle n&rsquo;aurait jamais dû sortir, mais qu&rsquo;elle cherche à peser sur le cours des événements, en publiant notamment des postes sur sa page Facebook où elle critique sinon le président de la république, du moins ses collaborateurs, dans une évidente volonté de se venger. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opération <em>«boule puante»</em></h2>



<p>Pour revenir aux enregistrements fuités qui sont attribués à Mme Akacha, et pour ne pas leur donner plus de crédit qu&rsquo;il n&rsquo;en ont en réalité, nous pensons que même dans le cas où ils sont authentifiés, ils ne doivent pas être surinterprétés. Et pour cause : la volonté de nuire de la concernée étant évidente, on ne peut écarter l&rsquo;hypothèse qu&rsquo;elle se soit laissée aller à de fausses révélations ou que ses propos soient manipulés et montés de telle manière à faire accréditer des faits inexacts et à brouiller l&rsquo;image du président de la république dans l&rsquo;opinion publique.</p>



<p>Sur un autre plan, il apparaît clairement que les enregistrements, qu&rsquo;ils soient authentiques ou pas, ont été réalisés à l&rsquo;insu de la concernée. Et c&rsquo;est la partie qui les a réalisés et qui les a balancés dans les réseaux sociaux qui doit être au centre de l&rsquo;enquête judiciaire, car la manœuvre politique nous semble cousue de fil blanc et ses commanditaires, autant que ses auteurs directs, doivent être démasqués et leurs motivations dévoilées à l&rsquo;opinion. Car cet acte ne doit pas rester impuni au risque de voir ce genre d&rsquo;opérations <em>«boules puantes»</em> se multiplier à l&rsquo;avenir et alourdir une atmosphère générale déjà pesante dans le pays.  &nbsp;     </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8352aQnFyG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/">Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/embed/#?secret=COEKEEe4Xj#?secret=8352aQnFyG" data-secret="8352aQnFyG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>   </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="acCaAsvcZ1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/">Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/embed/#?secret=cj3fJsgX3o#?secret=acCaAsvcZ1" data-secret="acCaAsvcZ1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe> </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DwJCWiT0JG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/">Elle a détruit sa carrière : Kaïs Kabtani portera plainte contre Nadia Akacha</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Elle a détruit sa carrière : Kaïs Kabtani portera plainte contre Nadia Akacha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/embed/#?secret=Gj4P0ksVgd#?secret=DwJCWiT0JG" data-secret="DwJCWiT0JG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Politique : Une diplomatie en perte de vitesse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/03/tunisie-politique-une-diplomatie-en-perte-de-vitesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2022 09:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[affaires étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Jerandi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La politique étrangère de la Tunisie, en perte de vitesse au cours des dernières années, ne changera pas aussi longtemps que le pays ne retrouvera pas sa stabilité et que la classe politique ne se déterminera pas à faire son autocritique et à s&#8217;engager de manière responsable pour mettre en œuvre les réformes dans tous...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Saied-Jerandi.jpg" alt="" class="wp-image-386641"/><figcaption><em>Kaïs Saïed &#8211; Othman Jerandi : la politique étrangère tunisienne ne recouvrera pas sa santé aussi longtemps que le pays ne retrouvera pas sa stabilité</em>.  </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La politique étrangère de la Tunisie, en perte de vitesse au cours des dernières années, ne changera pas aussi longtemps que le pays ne retrouvera pas sa stabilité et que la classe politique ne se déterminera pas à faire son autocritique et à s&rsquo;engager de manière responsable pour mettre en œuvre les réformes dans tous les domaines quelles qu&rsquo;en soient les difficultés, la diplomatie ne pouvant jamais agir en cavalier seul pour changer les choses.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-389549"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Le ministère des Affaires étrangères commémore aujourd&rsquo;hui, mardi 3 mai 2022, son soixante sixième anniversaire. Le département a, en effet, vu le jour officiellement le 3 mai 1956, soit&nbsp; cinq semaines après la proclamation de l&rsquo;indépendance politique de la Tunisie, le 20 mars 1956. Le leader Habib Bourguiba cumulait à l&rsquo;époque les fonctions de chef du gouvernement et de ministre des Affaires étrangères.</p>



<p>Je saisis cette occasion pour rendre hommage aux pères fondateurs de la diplomatie tunisienne. Ils avaient réussi à l&rsquo;époque grâce à leur patriotisme, leur militantisme et leur&nbsp; intelligence politique à conférer à la nouvelle Tunisie une stature internationale qui dépassait largement sa dimension de petit pays dépourvu de ressources et sorti tout droit du colonialisme.</p>



<p>Ce capital confiance s&rsquo;était relativement poursuivi sous les gouvernements Ben Ali malgré les divergences avec l&rsquo;Occident sur la situation des libertés et des droits en Tunisie. Il avait contribué au développement économique et social du pays et donné une assez bonne visibilité&nbsp;à notre diplomatie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie perd sa crédibilité sur le plan international</h2>



<p>Paradoxalement, ce statut international, censé gagner substantiellement en vigueur avec la révolution de 2011, a beaucoup régressé ces dernières années. La classe politique de novices et d&rsquo;amateurs qui ont gouverné le pays depuis ont contribué largement à cette piteuse situation.</p>



<p>Citée comme modèle dans les domaines des droits de l&rsquo;homme, des libertés et de la transition démocratique, à la faveur du changement politique majeur du 14 janvier 2011, la Tunisie s&rsquo;est progressivement transformée depuis quelques années en un casse-tête préoccupant très sérieusement la communauté politique et financière internationale suite à son incapacité à faire rimer transition démocratique et développement économique.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, la Tunisie est perçue par la communauté internationale et notamment par ses partenaires occidentaux, États-Unis d&rsquo;Amérique et Union Européenne en tête, comme un État instable, une société embourbée dans des crises intérieures multidimensionnelles et endémiques et&nbsp; des luttes partisanes sans fin, et incapable de relever toute seule les défis auxquels elle fait face.</p>



<p>Les ingérences extérieures dans ses affaires intérieures se font au quotidien au vu et au su de tout le monde&nbsp;: gouvernements américain, français, allemand…, Union européenne, Nations Unies, G7…</p>



<p>Ses crises intérieures sur fond de luttes intestines pour le pouvoir, de luttes d&rsquo;influence, de dégradation de la situation sécuritaire, d &lsquo;apparition du terrorisme, d&rsquo;aggravation de la corruption, de détérioration&nbsp;sans précédent des conditions économiques et sociales de la population, de mauvaise gestion des deniers publics et d&rsquo;incapacité des gouvernements successifs à engager les réformes ont impacté négativement l&rsquo;image de la Tunisie et lui ont fait perdre progressivement son capital confiance et sa crédibilité sur le plan international.Sa place dans son environnement géopolitique et sur l&rsquo;échiquier mondial s&rsquo;en est fortement ressentie…</p>



<p>La politique étrangère de notre pays, devenue instable, changeante, inconstante, très conjoncturelle et variant selon les circonstances, a été touchée de plein fouet par la gabegie et la cacophonie générale qui frappe tous les domaines et rejaillit négativement sur la présence et le rendement de notre diplomatie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère indécise, factuelle et changeante</h2>



<p>En effet et à l&rsquo;exception d&rsquo;un intermède d&rsquo;environ cinq ans géré tant bien que mal au gré des circonstances par le président Béji Caid Essebsi avec peu de résultats concrets, la politique étrangère de la Tunisie, placée sous le signe de l&rsquo;inconstance et des humeurs personnelles des princes, est devenue indécise, factuelle, changeante au gré des circonstances et marquée par les secousses malheureuses que lui avaient imprimées les gouvernements de la troïka, les choix erronées du parti islamiste Ennahdha, l&rsquo;amateurisme et l&rsquo;inexperience avérés du président provisoire Moncef Marzouki, tout comme les conflits de chefs entre le président Kaïs Saïed et le président du parlement gelé Rached Ghannouchi, sans oublier les orientations personnelles souvent déconnectées et impulsives du président de la république en exercice.</p>



<p>Le bilan global de notre politique extérieure est très mitigé. Paradoxalement, le ministère des Affaires étrangères n&rsquo;y est pas pour grand chose. Il est doublé à son insu par une multitude d&rsquo;intervenants sur le plan international : partis politiques, société civile… Tous s&rsquo;arrogent le droit de bouger et de s&rsquo;immiscer dans la gestion des dossiers de politique étrangère…</p>



<p>Le bilan global est très moyen. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de nos relations bilatérales actuelles avec les pays du&nbsp; Maghreb (stagnation avec le Maroc, des hauts et des bas avec la Libye), avec le monde arabe (inefficacité avec les pays du Golfe), l&rsquo;Europe (blocage total des négociations sur l&rsquo;octroi à notre pays du statut de partenaire privilégié) ou avec les États-Unis d&rsquo;Amérique (menace récente de révision de l&rsquo;aide à la Tunisie) ou avec les organisations internationales (bilan très moyen de notre présence durant deux ans comme membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2020 et 2021) ou avec la France et l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie, avec le report à deux reprises du Sommet mondial de la francophonie ou avec le Fonds monétaire international : difficultés sérieuses d&rsquo;aboutir à un accord substantiel de financement pourtant&nbsp; impératif pour le trésor tunisien…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Absence de vision claire et de stratégie à moyen et long terme</h3>



<p>Sur toutes ces questions majeures, et sur bien d&rsquo;autres, aucun observateur objectif ne pourra&nbsp; s&#8217;empêcher de relever l&rsquo;absence d&rsquo;une vision claire et d&rsquo;une ligne de conduite franche et d&rsquo;une stratégie à moyen et long terme pour notre politique étrangère. Et ces failles flagrantes ont handicapé sérieusement notre diplomatie.</p>



<p>La politique extérieure de la Tunisie se fait désormais de manière très subjective au jour le jour en fonction du contexte politique national et régional (précaire et fluctuant) et du souci majeur du président de ménager les partenaires étrangers à des fins de… politique intérieure.</p>



<p>Les ingérences des puissances étrangères dans les affaires intérieures de notre pays se font&nbsp; actuellement de manière franche. Toute la classe politique en assume la responsabilité, notamment les islamistes. Elles irritent le président qui ne s&rsquo;en cache pas. Elles le poussent dans une fuite en avant dans les réparties, les déclarations intempestives, les effets de manche, en l&rsquo;absence d&rsquo;une stratégie claire sur les questions cruciales. Toutefois, une exception notoire à mettre à son actif&nbsp;: son franc succès dans la gestion de la pandémie du Covid-19 et l&rsquo;allègement des souffrances de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie est le reflet direct de la situation intérieure</h2>



<p>Dans ces conditions, il devient malhonnête et irraisonnable de charger la diplomatie tunisienne et de lui faire porter entièrement le chapeau des échecs de notre politique étrangère… Je rends ici hommage au ministre Othman Jerandi, aux responsables comme aux cadres et aux agents.</p>



<p>Notre diplomatie est le reflet direct de notre situation intérieure. Le ministère se démène comme il peut. Il gère le quotidien. L&rsquo;environnement sous-régional et international extrêmement changeant ne lui laisse pas le temps de prendre du recul pour réfléchir. Il de plus en plus l&rsquo;otage de l&rsquo;instant.</p>



<p>Quant à nos diplomates et en dépit de toutes les contraintes, ils ne ménagent aucun effort pour faire entendre la voix de la Tunisie et&nbsp;lui donner une place au soleil contre vents et marées. Ils sont dans l&rsquo;ensemble très talentueux et dévoués pour la Tunisie. Et en dépit de la faiblesse des moyens, ils bataillent dur pour servir du mieux qu&rsquo;ils peuvent notre pays.</p>



<p>Nos missions diplomatiques et consulaires se meuvent dans des environnements complexes&nbsp; exigeants et très difficiles. Elles sont souvent livrées à elles mêmes avec très peu de ressources. Elles opèrent dans des milieux très concurrentiels où chaque Etat s&#8217;emploie à défendre ses intérêts par tous les moyens et sans pitié… Et au sein du département de tutelle, le personnel réclame à juste titre des réformes substantielles de son statut…</p>



<p>La situation rocambolesque de notre politique étrangère n&rsquo;a pas de chances sérieuses de changer&nbsp;aussi longtemps que le pays ne retrouvera pas sa stabilité et que la classe politique ne se déterminera pas à faire son autocritique et à s&rsquo;engager de manière responsable pour mettre en œuvre les réformes dans tous les domaines quelles qu&rsquo;en soient les difficultés, la diplomatie ne pouvant jamais agir en cavalier seul pour changer les choses.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T9mnTHutOk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/les-lecons-de-lelection-de-macron/">Les leçons de l&rsquo;élection de Macron</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les leçons de l&rsquo;élection de Macron » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/les-lecons-de-lelection-de-macron/embed/#?secret=dTI5Y38bGt#?secret=T9mnTHutOk" data-secret="T9mnTHutOk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o9Gr83UNOW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/il-y-a-22-ans-decedait-habib-bourguiba-le-batisseur-de-la-tunisie-moderne/">Il y a 22 ans décédait Habib Bourguiba, le bâtisseur de la Tunisie moderne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il y a 22 ans décédait Habib Bourguiba, le bâtisseur de la Tunisie moderne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/il-y-a-22-ans-decedait-habib-bourguiba-le-batisseur-de-la-tunisie-moderne/embed/#?secret=DFcijqRtcp#?secret=o9Gr83UNOW" data-secret="o9Gr83UNOW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/03/tunisie-politique-une-diplomatie-en-perte-de-vitesse/">Tunisie &#8211; Politique : Une diplomatie en perte de vitesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Russie : Kaïs Saïed à Moscou pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/30/tunisie-russie-kais-saied-a-moscou-pour-quoi-faire/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2022 09:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Sergueï Lavrov]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ambassadeur de Tunisie à Moscou a annoncé que sa mission diplomatique œuvre actuellement à l&#8217;organisation de la première visite du président de la république, Kaïs Saïed, en Russie. «Nous travaillons maintenant pour organiser la visite du président tunisien en Russie dès que possible», a-t-il annoncé, dans une déclaration à l&#8217;agence de presse russe Spoutnik, avant-hier,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Kais-Saied-Vladimir-Poutine.jpg" alt="" class="wp-image-360173"/><figcaption><em>Que peuvent-ils faire ensemble ? </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;ambassadeur de Tunisie à Moscou a annoncé que sa mission diplomatique œuvre</em></strong> <strong><em>actuellement à l&rsquo;organisation de la première visite du président de la république, Kaïs Saïed, en Russie. «Nous travaillons maintenant pour organiser la visite du président tunisien en Russie dès que possible», a-t-il annoncé, dans une déclaration à l&rsquo;agence de presse russe<a href="https://arabic.rt.com/middle_east/1349017-%D8%B3%D9%81%D9%8A%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%81%D9%8A-%D9%85%D9%88%D8%B3%D9%83%D9%88-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B9%D8%AB%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D8%A8%D9%84%D9%88%D9%85%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D8%AA%D8%B9%D9%85%D9%84-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%AA%D9%86%D8%B8%D9%8A%D9%85-%D8%B2%D9%8A%D8%A7%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3%D9%8A-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%B1%D9%88%D8%B3%D9%8A%D8%A7-%D9%82%D8%B1%D9%8A%D8%A8%D8%A7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Spoutnik</a>, avant-hier, jeudi 28 avril 2022.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-389324"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Selon cette information publiée par l&rsquo;agence de presse officielle russe, qui n&rsquo;est certes pas des plus crédibles dans le monde, Tarek Ben Salem a laissé entendre que cette visite aura probablement lieu à l&rsquo;occasion de la participation attendue d&rsquo;une astronaute tunisienne à une mission vers la Station spatiale internationale, dont le lancement aura lieu prochainement en Russie.</p>



<p>L&rsquo;information a de quoi surprendre, mais le fait que sa source présumée soit l&rsquo;ambassadeur de Tunisie à Moscou, qui a dû sans doute avoir l&rsquo;autorisation de la présidence de la république pour commencer à préparer cette visite, renforce sa crédibilité. D&rsquo;autant que, vingt-quatre heures après sa diffusion, aucun démenti n&rsquo;a été publié par la présidence de la république ni par le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l&rsquo;étranger. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Sergueï Lavrov attendu à Tunis </h2>



<p>Comme pour donner encore plus de crédit à cette information, voilà qu&rsquo;<em><a href="https://www.echaabnews.tn/ar/article/8778/%D9%8A%D9%88%D9%85%D9%8A-9-%D9%8810-%D9%85%D8%A7%D9%8A-%D8%B3%D9%8A%D8%B1%D9%81%D9%8A-%D9%84%D8%A7%D9%81%D8%B1%D9%88%D9%81-%D9%81%D9%8A-%D8%B2%D9%8A%D8%A7%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%89-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B3%D9%81%D9%8A%D8%B1-%D8%B1%D9%88%D8%B3%D9%8A%D8%A7-%D9%8A%D9%86%D8%B3%D9%82-%D9%84%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D9%82%D8%A8%D8%A7%D9%84%D9%87-%D9%85%D9%86-%D9%82%D8%A8%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%85%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%85" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Echaab News</a></em>, organe de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), vient d&rsquo;annoncer que le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, sera en visite en Tunisie le 9 et le 10 avril, ajoutant que le chef de la diplomatie russe rencontrera le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, après l&rsquo;Aid Al-Fitr et que l&rsquo;ambassadeur russe à Tunis est en train de préparer cette rencontre.  </p>



<p>En attendant que cette visite soit confirmée par une source officielle, nous avons de bonnes raisons de penser que son annonce, aujourd&rsquo;hui, est pour le moins prématurée. Et pour cause : au moment où la Russie est dans le collimateur d&rsquo;une grande partie de la communauté internationale en raison de la guerre qu&rsquo;elle mène contre l&rsquo;Ukraine, annoncer une prochaine visite du président Saïed en Russie n&rsquo;est peut-être pas une bonne initiative pour redorer l&rsquo;image de notre pays. Il aurait peut-être fallu attendre que les préparatifs de ladite visite avancent et que la perspective d&rsquo;un cessez-le-feu en Ukraine se précise.</p>



<p>Par ailleurs, si cette visite sera seulement axée sur une mission vers la Station spatiale internationale, où la Tunisie ne joue aucun rôle sinon un rôle très secondaire, on n&rsquo;en voit vraiment pas l&rsquo;utilité pour notre pays. Une visite officielle bien préparée au cours de laquelle M. Saïed rencontrera le président Vladimir Poutine aura plus de sens, surtout si des accords économiques seront signés par la même occasion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des intérêts bien compris </h2>



<p>N&rsquo;oublions pas, à cet égard, que la Tunisie va avoir besoin d&rsquo;importer des quantités de céréales pour ses besoins et qu&rsquo;elle pourrait solliciter, à ce sujet, un coup de pouce des autorités du Kremlin. Notre pays a aussi besoin des afflux de voyageurs russes pour assurer la relance de son industrie touristique malmenée par plusieurs années de crise. Et des paiements en roubles pourraient être envisagés, ne fut-ce que pour que nous puissions payer des importations de blé et d&rsquo;engrais russes. </p>



<p>La Russie a besoin, de son côté, de diversifier ses partenariats économiques, et la Tunisie a tout intérêt à profiter de l&rsquo;occasion des redéploiements économiques actuels dans le monde pour diversifier, elle aussi, ses clients et ses fournisseurs. Et ne plus rester trop dépendante de ses partenaires historiques occidentaux. </p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, si visite il y aura, Saïed ne sera pas le premier chef d&rsquo;Etat de la région à effectuer une visite officielle en Russie. Et si les intérêts de la Tunisie l&rsquo;exigent, cette visite devrait être assurée des meilleurs chances de succès. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/30/tunisie-russie-kais-saied-a-moscou-pour-quoi-faire/">Tunisie &#8211; Russie : Kaïs Saïed à Moscou pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Comment Kaïs Saïed arme ses adversaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Mar 2022 08:28:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hassouna NAsfi]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ben Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Noomen El Euch]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Jalled]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed, qui s&#8217;empêtre dans les sables mouvants de la période d&#8217;exception, processus qu&#8217;il avait lui-même initié il y a huit mois pour mettre fin à une situation politique marquée par l&#8217;instabilité et l&#8217;anarchie, doit s&#8217;en prendre à lui-même s&#8217;il n&#8217;est pas arrivé à transformer l&#8217;essai, malgré un soutien populaire qui n&#8217;a pourtant jamais faibli....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/tunisie-comment-kais-saied-arme-ses-adversaires/">Tunisie : Comment Kaïs Saïed arme ses adversaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Kais-Saied-25-juillet-2021.jpg" alt="" class="wp-image-358071"/><figcaption><em>Kaïs Saïed est en train de dilapider l&rsquo;acquis du 25 juillet 2022. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Kaïs Saïed, qui s&#8217;empêtre dans les sables mouvants de la période d&rsquo;exception, processus qu&rsquo;il avait lui-même initié il y a huit mois pour mettre fin à une situation politique marquée par l&rsquo;instabilité et l&rsquo;anarchie, doit s&rsquo;en prendre à lui-même s&rsquo;il n&rsquo;est pas arrivé à transformer l&rsquo;essai, malgré un soutien populaire qui n&rsquo;a pourtant jamais faibli. S&rsquo;il commence à faire douter certains parmi ses plus fervents partisans et à redonner de l&rsquo;espoir à ses plus coriaces opposants, qui sortent peu à peu de leur léthargie et reprennent du poil de la bête, c&rsquo;est parce que la situation générale en Tunisie, sous sa conduite ô combien personnelle, ne donne aucun signe d&rsquo;amélioration. Au contraire, elle s&rsquo;aggrave pratiquement dans tous les domaines, faisant apparaître de lourds nuages à l&rsquo;horizon.</em></strong> <strong><em>Le président de la république est en train de donner du grain à moudre à ses détracteurs qui partent à l&rsquo;assaut du palais de Carthage. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-385514"></span>



<p><em>«Les activités du parlement sont suspendues. Quiconque rêve de revenir en arrière est délirant et ses chimères ne se réaliseront jamais»</em>, a déclaré le président Kais Saied lors de sa rencontre avec la Première ministre Najla Bouden,<strong> </strong>samedi 26 mars 2022.</p>



<p>Toute personne souhaitant se réunir (au parlement) doit «rejoindre un vaisseau spatial», a-t-il encore indiqué, rappelant que <em>«toute décision émanant de ce parlement est nulle et non avenue. Elle n&rsquo;appartient ni à cet espace, ni à l&rsquo;histoire et à la géographie»</em>, a ajouté le chef de l&rsquo;Etat avec ce style littéraire imagé qu&rsquo;il affectionne tant.</p>



<p>Il répondait ainsi aux propos de Rached Ghannouchi, président de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP) dont les activités sont suspendues depuis le 25 juillet dernier, qui avait appelé à une session plénière, le lundi 28 mars, pour examiner l&rsquo;ordre du jour du parlement pour la période à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïed trahi par sa rigidité</h2>



<p>Plusieurs députés, dont Walid Jalled, Mustapha Ben Ahmed, Noomen El Euch et Hassouna Nasfi, que l&rsquo;on ne peut soupçonner d&rsquo;être des sympathisants du dirigeant du parti islamiste Ennahdha, avaient récemment appelé à une session plénière pour discuter d&rsquo;une alternative constitutionnelle qui mettrait fin aux mesures d&rsquo;urgence et poserait les bases d&rsquo;un dialogue national menant à des élections législatives anticipées et des élections présidentielles pour remplacer le président Kaïs Saïed.</p>



<p>On peut dire que la rigidité doctrinale et psychologique de M. Saïed a eu des conséquences négatives sur le processus politique qu&rsquo;il avait inauguré le 25 juillet dernier, en limogeant le gouvernement conduit par Hichem Mechichi et en suspendant les travaux du parlement, qui étaient tous deux contrôlés par Ennahdha.</p>



<p>En refusant de dialoguer avec les organisations nationales et les partis politiques, tous les partis, y compris ceux qui ont soutenu dès le départ sa démarche réformatrice du système politique en place dans le pays, préférant poursuivre son cavalier seul dans une sorte de tête-à-tête avec le peuple, qui plus est dans un contexte d&rsquo;instabilité politique, de crise économique et de malaise social, le locataire du palais de Carthage a fini par s&rsquo;isoler sur les plans intérieur et extérieur, présentant l&rsquo;image peu reluisante d&rsquo;un président autoritaire qui cherche à imposer son projet politique personnel, un mélange détonnant de populisme, d&rsquo;utopisme et de bolchévisme, en exploitant la haine que vouent une grande partie de la population à la partitocratie ayant accédé au pouvoir en 2011 et mis la Tunisie sur la pente descendante où elle trouve depuis quelques années.</p>



<p>Si les islamistes, qui avaient accusé le coup le 25 juillet dernier et vu les démissions de multiplier au sein de leur mouvement, reprennent aujourd&rsquo;hui du poil de la bête, au point de multiplier les provocations en direction du président de la république, dont la dernière est l&rsquo;appel à la tenue d&rsquo;une session plénière du parlement dont les travaux sont suspendus, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils partent du constat que le locataire du palais de Carthage est dans une très mauvaise passe. Et pour diverses raisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour du désespoir</h2>



<p>D&rsquo;abord, les mesures d&rsquo;exception qu&rsquo;il a mis en route sont incomprises et critiquées, y compris par les principaux partenaires internationaux de la Tunisie, notamment les Etats-Unis et l&rsquo;Europe. Et si la feuille de route qu&rsquo;il a proposée pour la sortie de la période d&rsquo;exception a été accueillie avec une relative satisfaction à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur, en ce sens qu&rsquo;elle permettra peut-être de revenir à la normalité constitutionnelle, le pouvoir personnel et solitaire qu&rsquo;exercice M. Saïed, qui accapare tous les pouvoirs (exécutif, législatif et même judiciaire) fait grincer beaucoup de dents et, surtout, fait douter de ses véritables intentions, d&rsquo;autant qu&rsquo;il a neutralisé toutes instances constitutionnelles et est même en train d&rsquo;imposer son contrôle sur les médias publics.</p>



<p>Dans cette même logique que l&rsquo;on qualifierait d&rsquo;autiste, en s&rsquo;excusant auprès des personnes atteintes de ce syndrome, M. Saïed, qui n&rsquo;écoute personne et n&rsquo;entend que sa propre voix, refuse de dialoguer avec toutes les forces vives du pays, y compris celles qui le soutiennent : organisations nationales (UGTT, Utica&#8230;), partis politiques, acteurs majeurs de la société civile&#8230;, s&rsquo;enfermant ainsi dans son cocon du palais de Carthage et s&rsquo;entourant d&rsquo;une poignée de béni-oui-oui sans envergure, des conseillés (avec un accent aigu) plutôt que des conseillers proprement dit (avec &lsquo;er&rsquo;), pour la plupart des perroquets, qui plus est, sourds et muets, soit le profil de collaborateurs qu&rsquo;affectionnent généralement les dictateurs, en tous temps et tous lieux.</p>



<p>Par ailleurs, et alors que son pays a besoin d&#8217;emprunter plusieurs milliards de dollars pour financer son budget de l&rsquo;Etat pour l&rsquo;exercice en cours et maintenir son économie sous perfusion&#8230; étrangère, M. Saïed, président casanier et pantouflard, ne se démène pas outre mesure sur le plan diplomatique pour essayer de convaincre les principaux partenaires de la Tunisie de la justesses de ses choix et de solliciter leur aide pour sortir le pays de la mauvaise passe où il se trouve aujourd&rsquo;hui. Au contraire, en s&rsquo;isolant sur le plan extérieur, il ne se donne pas les moyens d&rsquo;améliorer son bilan sur le plan intérieur. Pire encore, il redonne du grain à moudre à ses opposants, qui repartent à l&rsquo;attaque. Et c&rsquo;est, dirions-nous, de bonne guerre, même si de cette guerre-là, seul le peuple tunisien sortira vaincu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/tunisie-comment-kais-saied-arme-ses-adversaires/">Tunisie : Comment Kaïs Saïed arme ses adversaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie est en quasi-faillite : «M. Taboubi, arrêtez votre char!»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 06:48:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le président de la république Kaïs Saïed, adepte de la politique de l&#8217;autruche, évite de rencontrer Noureddine Taboubi, pour ne pas entendre ce qu&#8217;il ne veut pas s&#8217;entendre dire, le secrétaire général de l&#8217;Union générale tunisienne du travail (UGTT), continuera de faire monter les enchères de la revendication sociale, faisant fi des réalités...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Noureddine-Taboubi.jpg" alt="" class="wp-image-381849"/></figure></div>



<p><strong><em>Alors que le président de la république Kaïs Saïed, adepte de la politique de l&rsquo;autruche, évite de rencontrer Noureddine Taboubi, pour ne pas entendre ce qu&rsquo;il ne veut pas s&rsquo;entendre dire, le secrétaire général de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), continuera de faire monter les enchères de la revendication sociale, faisant fi des réalités économiques d&rsquo;un pays en quasi-faillite. N&rsquo;a-t-on pas là la preuve définitive de la médiocrité de la classe politique que la révolution de 2011 a infligé à un peuple tunisien qui, par son immaturité politique, ne mérite finalement pas mieux?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-384369"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Constatant sa <em>«puissance»,</em> puisque tout le monde lui fait la cour (ministres, dirigeants de partis, ambassadeurs, et même responsables d&rsquo;organisations internationales, Banque mondiale et Fonds monétaire international compris), Noureddine Taboubi ne recule devant aucune provocation et continue de bomber le torse pour montrer de quel bois il se chauffe.</p>



<p>Non content d&rsquo;avoir piétiné sous ses pieds le règlement intérieur de son organisation pour y faire sauter le verrou de la limitation des mandats et s&rsquo;éterniser ainsi à la tête de l&rsquo;UGTT, alors que toute la classe politique sans exception garde un silence lâche et complice, au mépris des valeurs démocratiques dont elle ne cesse de se gargariser, <em>«monsieur bac moins six»</em> peut continuer à occuper les devants de la scène politique et médiatique en multipliant les revendications les plus inappropriées dans un pays qui n&rsquo;a même pas de quoi payer ses importations d&rsquo;énergie, de céréales, de médicaments et autres pièces détachées nécessaires à ses infrastructures et son industrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;irresponsabilité du mouvement syndical</h2>



<p>Sa dernière déclaration surréaliste en date, celle faite mercredi 16 mars 2022, au Palais des Congrès de Tunis, où il a appelé le gouvernement à accélérer l&rsquo;ouverture des négociations sociales sur l&rsquo;augmentation des salaires dans le secteur et la fonction publics, au titre des années 2021, 2022 et 2023.</p>



<p>Lors d&rsquo;un rassemblement syndical dédié au secteur des transports, l&rsquo;un des plus sinistrés, avec des entreprises publiques en quasi-faillite (Tunisair, SNCFT, Transtu, SNTRI&#8230;), M. Taboubi a justifié cette demande par la détérioration du pouvoir d&rsquo;achat des salariés, la hausse des prix, l&rsquo;augmentation du chômage, qui s&rsquo;élèverait à près de 20%, selon son estimation, et la montée des taux de pauvreté, considérant que l&rsquo;ouverture de nouvelles négociations sociales (entendez hausses salariales) est un droit et une urgence pour tous les ouvriers et employés.</p>



<p>La situation que décrit le dirigeant syndical est certes réelle, et le pays traverse en effet une grave crise dont les causes sont multiples et les plus importantes sont l&rsquo;échec du modèle économique en place depuis un demi-siècle, une mauvaise gouvernance chronique et une conjoncture internationale très difficile en raison de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Mais il y a aussi une autre cause dont on parle peu : l&rsquo;irresponsabilité du mouvement syndical national, qui met les hausses salariales quasi-annuelles en tête de ses préoccupations, et se refuse de faire face aux vrais causes de la quasi-faillite des entreprises publiques, dont les difficultés ont accéléré les déséquilibres financiers de l&rsquo;Etat, contraint à injecter l&rsquo;argent du contribuable dans leurs caisses pour les maintenir en vie artificiellement. Outre la mauvaise gouvernance, les causes des difficultés des entreprises publiques s&rsquo;appellent sureffectifs, hausse constante de la masse salariale, baisse de la productivité, corruption généralisée&#8230; autant de maux auxquels les dirigeants syndicaux ne sont pas étrangers. oh que non !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bataillon de bras cassés et de saboteurs</h2>



<p><a></a> Conscient de cette situation mais poursuivant sa fuite en avant dans le déni. M. Taboubi a déclaré, dans son son discours de mercredi, que l&rsquo;UGTT n&rsquo;est pas responsable de la détérioration de la situation sociale dans le pays, comme beaucoup tentent de le faire accréditer, et en fait assimiler l&rsquo;entière responsabilité au gouvernement.</p>



<p>Cela constitue la moitié de la vérité. L&rsquo;autre moitié que, dans sa politique de l&rsquo;autruche, M. Taboubi ne veut pas regarder en face, c&rsquo;est que cette responsabilité est collective et que son organisation en assume elle aussi une bonne partie, car elle est responsable de l&rsquo;explosion de la masse salariale, des perturbations de la machine de production (notamment par les interminables grèves, sit-ins et actes de sabotage), de la chute de la productivité du travail et de la faillite quasi-programmée des entreprises publiques, dont il refuse la privatisation, totale et partielle, et pour cause&nbsp;: c&rsquo;est en leur sein qu&rsquo;il recrute l&rsquo;essentiel de ses propres effectifs, un bataillon de bras cassés et de saboteurs.</p>



<p>Tant que nos dirigeants politiques, trop lisses et trop consensuels, plutôt lâches, irresponsables et opportunistes, ne sont même pas capables d&rsquo;élever la voix, eux aussi, de dire à M. Taboubi et à sa camarilla toutes ces vérités et lui expliquer que le pays est aujourd&rsquo;hui au bord de la banqueroute et que si toutes les parties (administration, secteur privé et travailleurs) ne partagent pas les sacrifices que nécessitent les réformes structurelles à mettre en œuvre en urgence, le bateau coulera avec tout le monde. Et bien entendu, M. Taboubi et sa camarilla couleront les premiers. Et ce sera la pire des consolations dont ses adversaires oseront rêver&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<item>
		<title>Tunisie : La lutte contre la corruption fait du surplace</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 10:36:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire BFT]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[INLUCC]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la république Kaïs Saïed ne cesse d&#8217;agiter la menace de poursuites judiciaires contre les grands pontes de la corruption, de la spéculation et des malversations financières, mais son tableau de chasse reste encore maigre, et pour cause, sa prétendue «guerre» contre la corruption bat de l&#8217;aile et montre ses limites. Par Imed...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Corruption-tn.jpg" alt="" class="wp-image-98687"/></figure></div>



<p><strong><em>Le président de la république Kaïs Saïed ne cesse d&rsquo;agiter la menace de poursuites judiciaires contre les grands pontes de la corruption, de la spéculation et des malversations financières, mais son tableau de chasse reste encore maigre, et pour cause, sa prétendue «guerre» contre la corruption bat de l&rsquo;aile et montre ses limites.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-382344"></span>



<p>Huit ans après la chute du régime corrompu de Ben Ali, on ne peut pas dire que la lutte contre la corruption en Tunisie a fait quelque avancée. Au contraire, notre pays a vu sa position se dégrader dans l&rsquo;indice mondial de la perception de la corruption publié chaque année par Transparency International. Et pour cause, non seulement ce fléau n&rsquo;a pas vraiment reculé dans notre pays, mais il s&rsquo;est beaucoup accentué, affectant des pans entiers de l&rsquo;administration publique et du monde des affaires.</p>



<p>L&rsquo;Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), créée en grandes pompes et qui a coûté énormément aux budget de l&rsquo;Etat, est à l&rsquo;arrêt et ses bureaux fermés depuis plusieurs mois suite à une décision arbitraire et non encore expliquée prise par le président de la république Kaïs Saïed, qui n&rsquo;a pas dit pas non plus un mot sur ce qu&rsquo;il compte faire de ce <em>«machin».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La corruption a encore de beaux jours devant elle</h2>



<p><em>S</em>elon de nombreux observateurs, l&rsquo;Inlucc a servi de simple vitrine, sans réel impact sur la vie publique, puisque qu&rsquo;au lieu de faire reculer le fléau de la corruption, jadis circonscrit à des membres de la famille de Ben Ali soudoyant des pans de l&rsquo;administration publique et du milieu des affaires, cette instance a assisté, impuissante sinon passive et complice, à sa généralisation et à sa banalisation par les milieux politiques et les services de l&rsquo;Etat, y compris la justice,</p>



<p>Certes, le président Saïed ne cesse de souligner la nécessité de lutter contre la corruption, condition sans laquelle aucun effort de redressement national ne saura réussir, en multipliant les discours enflammés et menaçants, mais sans réellement prendre des mesures concrètes pour sanctionner les corrompus, les contrebandiers et les tenants de l&rsquo;économie parallèle, de la spéculation et du blanchiment d&rsquo;argent.</p>



<p>Au final, et à l&rsquo;exception des poursuites judiciaires engagées contre quelques seconds couteaux et petites mains de l&rsquo;administration, délégués (sous-préfets) et directeurs régionaux d&rsquo;administration, soupçonnés de petits larcins (qui ne tarderont pas être innocentés par la justice), aucun gros poisson de la corruption n&rsquo;a été retenu par les filets présidentiels qui semblent troués.</p>



<p>C&rsquo;est à croire que le chef de l&rsquo;Etat mène tout le monde en bateau, en prenant des postures de Zorro de la lutte contre la corruption, mais sans montrer une réelle volonté de sévir contre les malfaiteurs ou peut-être ne dispose-t-il pas de dossiers solides pouvant justifier des accusations sérieuses au regard d&rsquo;une justice de plus en plus réticente et elle-même gagnée par le doute, si elle n&rsquo;est pas plus simplement soumise aux influences des lobbys politiques et des groupes d&rsquo;intérêt.</p>



<p>Le président Saïed peut toujours prétendre qu&rsquo;il est au service des pauvres et des démunis et qu&rsquo;il œuvre à mettre hors d&rsquo;état de nuire ceux qui ont mis en coupe réglée des pans entiers de l&rsquo;administration publique et de l&rsquo;économie nationale, le bilan dans ce domaine reste encore insignifiant, compte tenu de l&rsquo;ampleur du défi que ces fléaux représentent et des freins qu&rsquo;ils opposent à un possible assainissement des affaires et une relance de l&rsquo;économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le président Saïed au secours des pontes de la corruption</h2>



<p>La dernière décision du président de la république d&rsquo;avaliser la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de dissoudre et de liquider la Banque franco-tunisienne (BFT), en cessation de paiement, prouve s&rsquo;il en est encore besoin, l&rsquo;impuissance de fait dans laquelle se trouve le chef de l&rsquo;Etat, qui semble démuni des moyens pouvant aider à assainir une administration déjà largement gangrenée par une corruption généralisée.</p>



<p>L&rsquo;affaire BFT est, rappelons-le, un boulet de fer que traîne l&rsquo;Etat tunisien depuis le milieu des années 1980, après la mise en coupe réglée de cet établissement bancaire par les gros pontes de la corruption infestant le milieu économique avec la complicité active et criminelle de hauts cadres de l&rsquo;Etat.</p>



<p>Cette affaire, et n&rsquo;ayons pas peur des mots, a tout d&rsquo;un crime d&rsquo;Etat, car ladite banque a été sciemment mal-gouvernée par des hauts responsables publics (présidents de la république, chefs de gouvernement, ministres, gouverneurs de la banque centrale, administrateurs judiciaires, etc.) qui s&rsquo;étaient tous mis, sans état d&rsquo;âme, au service d&rsquo;une poignée de gros pontes de la scène économique. Et le résultat est là : la liquidation de la BFT va coûter au bas mot 1,5 milliard de dinars aux pauvres contribuables tunisiens, qui n&rsquo;ont rien volé à personne, et qui vont pouvoir casquer pour cette poignée de malfrats dont l&rsquo;impunité a, finalement, été garantie par… le président Saïed.</p>



<p>Lequel président, et c&rsquo;est là où le bât blesse, continue de nous rebattre les oreilles avec sa prétendue <em>«guerre»</em> contre la corruption. Et le drame de ce pays est que certains <em>«idiots inutiles»</em> continuent de croire à ses balivernes, au prétexte qu&rsquo;il a écarté le parti islamiste Ennahdha du pouvoir.</p>



<p>Si le résultat est la mise à genoux du pays, comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui, quelle belle affaire!</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/01/tunisie-la-lutte-contre-la-corruption-fait-du-surplace/">Tunisie : La lutte contre la corruption fait du surplace</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fadhel Abdelkefi: «La ville médicale de Kairouan n&#8217;existe que dans l&#8217;imaginaire de Saïed» (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/fadhel-abdelkefi-la-ville-medicale-de-kairouan-nexiste-que-dans-limaginaire-de-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 09:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[cité médicale de Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Mhiri]]></category>
		<category><![CDATA[Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud]]></category>
		<category><![CDATA[TGV nord-sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;instar du soi-disant TGV nord-sud de la Tunisie, le projet d&#8217;une cité médicale à Kairouan fait partie des arlésiennes de Kaïs Saïed, c&#8217;est-à-dire des choses dont on parle mais qui ne se produisent jamais. Ce projet n&#8217;existe que dans l&#8217;imaginaire du président de la république, affirme Fadhel Abdelkefi. Vidéo. Le président du parti Afek...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/fadhel-abdelkefi-la-ville-medicale-de-kairouan-nexiste-que-dans-limaginaire-de-saied/">Fadhel Abdelkefi: «La ville médicale de Kairouan n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imaginaire de Saïed» (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Kais-Saied-Menzel-Mhiri-Kairouan.jpg" alt="" class="wp-image-379011"/><figcaption><em>Kaïs Saïed à Menzel Mhiri, le 27 février 2021, pour inspecter&#8230; l&rsquo;état d&rsquo;avancement du projet de cité médicale de Kairouan. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>A l&rsquo;instar du soi-disant TGV nord-sud de la Tunisie, le projet d&rsquo;une cité médicale à Kairouan fait partie des arlésiennes de Kaïs Saïed, c&rsquo;est-à-dire des choses dont on parle mais qui ne se produisent jamais. Ce projet n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imaginaire du président de la république, affirme Fadhel Abdelkefi.</em></strong> <strong><em><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<span id="more-379006"></span>



<p>Le président du parti Afek Tounes, qui parlait dans l&rsquo;émission <em>«Jaoueb Hamza»</em> sur <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>, dimanche 30 septembre 2022, est revenu sur cette arlésienne en affirmant : <em>«Lors de mon mandat de ministre </em>(du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, d&rsquo;août 2016 à septembre 2017, Ndlr)<em>, j&rsquo;ai signé avec le ministre de l&rsquo;Investissement saoudien, en 2016, un accord de don saoudien d&rsquo;un montant de 100 millions de dollars à la Tunisie pour la construction d&rsquo;un hôpital à Kairouan. Ce n&rsquo;est donc pas un projet du président Kaïs Saïed. Un jour, je regardais la télévision, et j&rsquo;ai vu le président en visite à Kairouan annoncer la construction d&rsquo;une cité médicale. Je me suis dit:  »Il a bien fait. Voilà un président qui va faire bouger les choses ». En fait, le président parle d&rsquo;un tout autre projet, dont on ne possède ni le financement, ni le terrain pour le bâtir. C&rsquo;était un don de Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud. Il était venu en Tunisie </em>(en mars 2019, Ndlr)<em>, a rencontré le président Béji Caïd Essebsi et la première pierre du projet a été symboliquement posée lors d&rsquo;une cérémonie au palais de Carthage. Les deux hommes étaient âgés et on n&rsquo;a pas voulu qu&rsquo;ils se déplacent loin. Six ans sont passées et l&rsquo;Etat est dans l&rsquo;incapacité de fournir un terrain pour la réalisation du projet d&rsquo;hôpital à Kairouan.»</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Salman-Ben-Abdelaziz-Beji-Caid-Essebsi-mars-2019.jpg" alt="" class="wp-image-379009" width="500"/><figcaption><em>Salman Ben Abdelaziz Al-Saoud accueilli  par Béji Caïd Essebsi à Tunis, en mars 2019.</em> </figcaption></figure></div>



<p>Pourquoi, partant de ce vrai projet d&rsquo;hôpital, M. Saïed parle-t-il, depuis 2020 d&rsquo;une cité médicale qui serait érigée à Kairouan sur un terrain qui n&rsquo;existe pas encore et avec des financements (pour le moment) hypothétiques. Ce projet, qui fait rêver les Kairouanais, n&rsquo;a aucune existence réelle. C&rsquo;est un serpent de mer, comme on dit dans notre jargon journalistique, c&rsquo;est-à-dire <em>«une information généralement peu fondée, souvent à caractère sensationnel, reprise par la presse durant les périodes creuses»</em>.</p>



<p>Kaïs Saïed veut faire croire qu&rsquo;il fait des choses alors qu&rsquo;au terme de trois ans au palais de Carthage, il ne fait pas grand-chose et il n&rsquo;y a que les naïfs pour le croire et pour se laisser rouler dans la farine. </p>



<p>Un État incapable d&rsquo;offrir les denrées de base à sa population, qui peine chaque fin de mois à trouver les salaires des employés de la fonction publique et qui est à deux doigts de la faillite ne peut pas entreprendre des méga-projets.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>
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		<title>Tunisie-Célébration de l&#8217;anniversaire de la «Révolution»: une date peut en gâcher une autre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 12:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Faïçal Abroug]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;idée que le 14 janvier 2011 serait une date qui consacre le triomphe d&#8217;Ennahdha et son accession au pouvoir, même si elle a réussi à le récupérer plus tard grâce à des complicités et des soutiens à l&#8217;échelle locale, régionale et internationale, sans parler de la faiblesse des forces démocratiques et de l&#8217;effritement des forces...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/police-agression-manif-14-janvier.jpg" alt="" class="wp-image-377146"/><figcaption><em>Malgré la répression policière, les Tunisiens ont célébré la «Révolution» du 14 janvier 2011. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;idée que le 14 janvier 2011 serait une date qui consacre le triomphe d&rsquo;Ennahdha et son accession au pouvoir, même si elle a réussi à le récupérer plus tard grâce à des complicités et des soutiens à l&rsquo;échelle locale, régionale et internationale, sans parler de la faiblesse des forces démocratiques et de l&rsquo;effritement des forces de gauche peu audibles dans une société arabo-musulmane, cette idée est d&rsquo;une stupidité remarquable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Faïçal Abroug</strong> *</p>



<span id="more-377326"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Faycal-Abroug.jpg" alt="" class="wp-image-344650"/></figure></div>



<p>Ce jour là, à l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, à Tunis, il y avait des militantes et des militants de gauche, des défenseurs des droits de l&rsquo;homme, des syndicalistes, des démocrates de tous bords, des avocates et des avocats drapés de leur robe noire, des médecins de leur blouse blanche, des enseignantes et des enseignants armés de leur cartable, et bien entendu, des citoyens lambda par milliers. Des femmes et des hommes qui n&rsquo;avaient pour défense que leur foi dans leur cause et une détermination à en découdre avec la dictature. Ce jour là, il n&rsquo;y avait aucun dirigeant du parti islamiste Ennahdha, dont certains étaient en train de négocier en secret avec le dictateur honni, ni Kaïs Saïed non plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;apothéose d&rsquo;un long processus historique</h2>



<p>Evacuer d&rsquo;un revers de main, comme l&rsquo;a fait ce dernier, dès son accession à la magistrature suprême, une date qui, sans être le marqueur d&rsquo;une véritable révolution: un bouleversement structurel sur le plan socio-économique, politique et culturel, reste un événement important parce que fondateur d&rsquo;un processus loin d&rsquo;être linéaire car sujet à tous les risques, à toutes les volontés de récupération, à toutes les manœuvres politiciennes, et dont la maturation exige des années, voire des décennies, comme l&rsquo;attestent les leçons de l&rsquo;histoire.</p>



<p>En un mot, le 14 janvier marque l&rsquo;apothéose d&rsquo;un long processus historique qui prend source dans le mouvement estudiantin des années 70, en passant par les évènements sanglants du 26 janvier 1978, de la révolte du pain du 3 janvier 1984 ainsi que ceux du Bassin minier en 2008 et le déclenchement de l&rsquo;insurrection le 17 décembre 2010.</p>



<p>Evacuer donc d&rsquo;un revers de main cette date c&rsquo;est non seulement humilier ces dizaines de milliers de personnes qui ont investi, à leurs risques et périls, la rue, à travers tout le pays, dans des mouvements spontanés ou encadrés par les structures syndicales, mais aussi insulter la mémoire de toutes celles et tous ceux qui sont tombés au champ d&rsquo;honneur et faire montre d&rsquo;un mépris inacceptable face à la souffrance et à la douleur de leurs familles et de leurs proches.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atteinte à la mémoire collective et au récit national</h2>



<p>Par-delà la querelle des dates qui paraît insignifiante eu égard à l&rsquo;insignifiance des retombées sur le quotidien du Tunisien embourbé dans les difficultés de l&rsquo;existence et le mal-être, la portée symbolique des dates ne doit échapper à personne. Réécrire l&rsquo;histoire à sa guise, par décret, c&rsquo;est non seulement s&rsquo;auto-proclamer hagiographe pour s&rsquo;approprier un pan de l&rsquo;histoire récente du pays et s&rsquo;inventer un récit personnel gratifiant alors que personne ne lui connaissait jusque-là, me semble-t-il, un engagement quelconque fût-ce la signature d&rsquo;une pétition; mais il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;une lecture idéologique et politique de l&rsquo;histoire qui biaise toute approche objective d&rsquo;un événement important voire fondateur et potentiellement structurant dont dépendrait le devenir du pays, celle-là même qui relève des compétences de l&rsquo;historien. Faut-il ajouter que c&rsquo;est également une atteinte à la mémoire collective et au récit national?</p>



<p>Faut-il souligner que c&rsquo;est une décision unilatérale aussi arbitraire qu&rsquo;inutile, une maladresse politique qui n&rsquo;a fait qu&rsquo;ouvrir une brèche dans laquelle le parti islamiste Ennahdha et les formations politiques alliées (quant aux petits partis de gauche c&rsquo;est une autre histoire) n&rsquo;ont pas tardé à s&rsquo;engouffrer en organisant, à l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, une manifestation en guise de commémoration de cet événement, mettant insidieusement Kaïs Saïed au pied du mur, provoquant une répression policière violente, comme en attestent les images choquantes qui ont fait immédiatement, sur différents supports, le tour du monde, au grand bonheur des opposants de Kaïs Saïed, toutes tendances confondues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ceux qui vendent leur âme au diable </h2>



<p>Cela dit, s&rsquo;il est légitime de s&rsquo;opposer à Kaïs Saïed dont, on doit reconnaître le mérite d&rsquo;avoir mis fin à une débâcle qui a perduré pendant une décennie même si parmi ceux qui ont applaudi des mains et des pieds les mesures du 25 juillet 2021 nombreux sont ceux qui sont en train de déchanter compte tenu de la confusion qui caractérise l&rsquo;action politique du président de la république, le flou qui entoure son projet économique, social et politique, l&rsquo;absence d&rsquo;un gouvernement crédible et surtout la redondance obsessionnelle, à la limite du délire, qui imprime un discours crispé, violent et clivant, truffé d&rsquo;accusations hasardeuses, d&rsquo;insultes à l&rsquo;encontre de ses adversaires qu&rsquo;il désigne pêle-mêle par le pronom personnel arabe indéfini: <em>«hom» </em>(ils, eux), discours traversé, dans un arabe classique aussi factice qu&rsquo;agaçant, par une métaphore animalière dévalorisant <em>«l&rsquo;autre»</em>; s&rsquo;il est légitime de dénoncer toute dérive, toute volonté autoritariste de mainmise sur les institutions de l&rsquo;Etat, comme l&rsquo;exige toute vigilance citoyenne et toute forme de contre-pouvoir, il est contre nature, pour un progressiste ou un démocrate qui se respecte, de vendre son âme au diable et de <em>«s&rsquo;acoquiner» </em>directement ou indirectement avec l&rsquo;islam politique dont le projet moyenâgeux est par essence aux antipodes de tout projet démocratique, progressiste et laïque.</p>



<p>D&rsquo;un autre côté, il est malsain de se réjouir, surtout quand on se prétend défenseur de l&rsquo;Etat de droit, des déboires de ses adversaires voire de ses ennemis au point de justifier, en reprenant bêtement à son compte, des arguments juridiques et sanitaires qui ne sont en fait qu&rsquo;un habillage grotesque d&rsquo;une décision politique, une répression policière violente dont les opposants politiques aux différents régimes en place ont toujours fait les frais depuis un demi-siecle: justifier une répression c&rsquo;est justifier toutes les répressions.</p>



<p>Si la religion est l&rsquo;opium du peuple le populisme est un jeu de dupes.</p>



<p>* <em>Enseignant.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>Tunisie : Noureddine Bhiri se laisse mourir, les autorités ne fléchissent pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2022 09:03:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Brahmi]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Bhiri]]></category>
		<category><![CDATA[Saïda Akremi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l&#8217;attitude suicidaire de Noureddine Bhiri, le dirigeant du parti islamiste Ennahdha, assigné à résidence depuis le 31 janvier dernier, soupçonné d&#8217;implication dans une affaire terroriste, et qui laisse sa santé se détériorer, les autorités tunisiennes ne dérogent pas à leur attitude de fermeté. Car au-delà de la santé de M. Bhiri voire même...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Noureddine-Bhiri.jpg" alt="" class="wp-image-196814"/></figure></div>



<p><strong><em>Face à l&rsquo;attitude suicidaire de Noureddine Bhiri, le dirigeant du parti islamiste Ennahdha, assigné à résidence depuis le 31 janvier dernier, soupçonné d&rsquo;implication dans une affaire terroriste, et qui laisse sa santé se détériorer, les autorités tunisiennes ne dérogent pas à leur attitude de fermeté.</em></strong> <em><strong>Car au-delà de la santé de M. Bhiri voire même du sort de son parti, aujourd&rsquo;hui en perte de vitesse, l&rsquo;enjeu est la disposition du pouvoir judiciaire à se réformer lui-même ou du pouvoir exécutif à lui imposer les réformes auxquelles ce dernier semble résister, non sans cynisme. </strong>  </em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-377215"></span>



<p>Dans un communiqué publié hier, samedi 15 janvier 2022, le comité de défense du dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, a révélé que<em> «le médecin direct de Bhiri a appelé son épouse, Saïda Akremi, pour l&rsquo;informer que l&rsquo;état de santé de son époux avait atteint un stade d&rsquo;extrême gravité, et lui a demandé de signer un document dégageant la responsabilité directe de ses médecins traitants.»</em></p>



<p>Le même communiqué indique que la santé de Bhiri avait <em>«atteint un stade critique et menaçait d&rsquo;entrer dans une phase irréversible».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une stratégie de bras-de-fer avec les autorités politiques </h2>



<p>L&rsquo;équipe de défense a appelé, dans ce contexte, à la l&rsquo;arrêt immédiat de la <em>«détention arbitraire»</em> de Bhiri, en considérant le ministre de l&rsquo;Intérieur, Taoufik Charfeddine, ayant ordonné son assignation à résidence, comme étant <em>«personnellement responsable» </em>de la vie de leur client.</p>



<p>Rappelons qu&rsquo;après son assignation à résidence, Noureddine Bhiri a vu sa santé se détériorer, car il refuse de s&rsquo;alimenter et de prendre ses médicaments, alors qu&rsquo;il souffre de maladies chroniques. Ce qui a nécessité son hospitalisation à l&rsquo;hôpital Habib Bougatfa de Bizerte.</p>



<p>Noureddine Bhiri, avocat de son état, semble avoir opté, ainsi que son épouse Saïda Akremi, elle aussi avocate, pour une stratégie de bras-de-fer avec les autorités politiques, en mettant sa propre santé dans la balance.</p>



<p>Cette attitude pour le moins suicidaire n&rsquo;a pas encore fait fléchir les autorités, qui restent, de leur côté, sur une position intransigeante, exprimée à plusieurs reprises par le président de la république, Kaïs Saïed. </p>



<h2 class="wp-block-heading"> La <em>«justice de Bhiri»</em> laisse pourrir et compte les points </h2>



<p>Dans le même temps, les autorités judiciaires, accusées de complaisance avec les lobbys politiques et les groupes d&rsquo;intérêt, se contentent de suivre l&rsquo;évolution de la situation et de… compter les points, se défaussant ainsi de leurs responsabilités sur le président de la république. </p>



<p>Ancien ministre de la Justice, Noureddine Bhiri est accusé d&rsquo;avoir œuvré, durant son mandat à la tête de ce département, en 2012 et 2013, à mettre le pouvoir judiciaire sous son contrôle direct et celui de son parti, Ennahdha. Les Tunisiens parlent d&rsquo;ailleurs depuis de <em>«justice de Bhiri»</em>, en soupçonnant beaucoup de magistrats de soumission aux ordres des dirigeants du parti islamiste. D&rsquo;où le manque de célérité voire les manquements procéduraux enregistrés dans l&rsquo;examen des procès impliquant, directement ou indirectement, ces derniers, notamment les procès des assassinats politiques des dirigeants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.   </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



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