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	<title>Archives des Abbas Araghchi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abbas Araghchi - Kapitalis</title>
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		<title>Abbas Araghchi, la voix de l’Iran !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<category><![CDATA[Wendy Sherman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diplomate de carrière, Abbas Araghchi est décrit comme un homme jovial mais avec une face sombre et comme un redoutable négociateur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/abbas-araghchi-la-voix-de-liran/">Abbas Araghchi, la voix de l’Iran !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Abbas Araghchi, 63 ans, était connu de longue date dans les cercles diplomatiques occidentaux comme le principal négociateur résistant aux pressions visant à imposer des limites strictes au programme nucléaire iranien. Désormais, alors que la plupart des dirigeants iraniens ont disparu ou ont été tués, il est devenu la voix la plus en vue d’un régime qui refuse de céder à la campagne militaire américano-israélienne. Diplomate de carrière, Araghchi est décrit comme un homme jovial mais avec une face sombre et comme un redoutable négociateur qui mélange le miel et fiel.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18520524"></span>



<p>Après les frappes qui ont décimé une grande partie des dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie iranienne est devenu la voix influente d’un régime qui adopte une position de défi, affirme Laurence Norman dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-top-iranian-diplomat-who-says-hes-in-no-mood-to-talk-ef6ed51e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>.</p>



<p>Lundi 22 mars, le président américain a affirmé que son administration avait entamé des pourparlers avec l’Iran et que Washington reporterait de cinq jours sa menace, lancée samedi soir, de frapper des centrales électriques iraniennes.</p>



<p>Cependant, les médias d’État iraniens ont rapporté lundi que le ministère des Affaires étrangères démentait toute discussion directe avec Washington. Même si la République islamique ne ferme pas la porte à de probables négociations, elle demeure très prudente et méfiante à l’égard d’une administration Trump qui l’a déjà trahie à deux reprises en pleines négociations en juin 2025 et en février 2026.</p>



<p>Araghchi, fidèle du régime depuis de nombreuses années, a publiquement refusé de dialoguer avec les États-Unis lors d’une récente interview accordée à <em>CBS News</em>. Dans une série d’interviews télévisées et de publications sur les réseaux sociaux, il dépeint l’Iran comme une victime déterminée, pleinement capable de répondre à ce qu’il qualifie d’agression israélienne et américaine injustifiée.</p>



<p>Ces derniers jours, Araghchi a menacé d’intensifier le conflit si Israël continue de cibler les infrastructures énergétiques iraniennes. <em>«Tolérance zéro si nos infrastructures sont visées»</em>, a-t-il déclaré vendredi sur la plateforme X. La veille, il avait affirmé : <em>«Notre riposte à l’attaque israélienne contre nos infrastructures n’a mobilisé qu’une fraction de notre puissance»</em>.</p>



<p><strong>Ambitieux, il vise la présidence</strong></p>



<p>Sa notoriété actuelle pourrait lui permettre de jouer un rôle plus important dans l’avenir de l’Iran. D’après ses proches, il est ambitieux et vise la présidence. Il est également passé maître dans l’art de tisser des liens entre les factions rivales au sein du régime, selon Ali Vaez, directeur du projet ‘Iran’ à l’International Crisis Group. Mais contrairement à Ali Larijani, le responsable de la sécurité iranien assassiné par Israël la semaine dernière, il manque de charisme et ne bénéficie pas d’un soutien politique ou populaire solide.</p>



<p><em>«Il a toujours été un homme d’exécution, pas quelqu’un qui a l’habitude de formuler des politiques»</em>, a déclaré Vaez.</p>



<p>D’anciens responsables américains ayant participé aux négociations avec Araghchi ont indiqué qu’il paraissait généralement professionnel, calme et pragmatique mais qu’il avait aussi un côté sombre. Des responsables américains, européens et du Golfe ont affirmé qu’il proférait parfois des menaces inconsidérées et revenait sur des concessions déjà accordées, ce qui a fait dérailler les progrès vers un accord.</p>



<p>D’un côté, il a su montrer <em>«un côté humain»</em> selon Wendy Sherman -ancienne secrétaire d’État adjointe des États-Unis de 2014 à 2015 qui a dirigé les négociations avec l’Iran en 2015- avec qui il échangeait parfois des photos de leurs petits-enfants mais ses tactiques de négociation impitoyables l’ont poussée aux larmes de frustration lors des dernières heures des pourparlers nucléaires, lorsqu’il a rouvert un point déjà réglé.</p>



<p><strong>Les négociations comme marchandage de bazar</strong></p>



<p>Dans son ouvrage <em>‘‘Le pouvoir de la négociation’’</em>, Araghchi expose sa conception de la diplomatie, comparant les négociations au marchandage du bazar iranien, où de longs marchandages, étayés par divers arguments, permettent d’obtenir des résultats.</p>



<p>Durant les mois précédant la guerre américano-israélienne, de hauts responsables arabes affirmaient qu’Araghchi oscillait entre ouverture –participant parfois à des dîners amicaux– et menaces voilées, laissant entendre que l’Iran pourrait attaquer ses voisins. Il aurait notamment déclaré à des responsables saoudiens que l’Iran ciblerait les Émirats arabes unis en cas de guerre, un pays avec lequel Riyad entretient un différend notoire. À d’autres occasions, il aurait suggéré que le royaume pourrait également figurer parmi les cibles iraniennes s’il ne faisait pas pression sur Washington pour éviter le conflit, toujours selon ces mêmes responsables. Téhéran a par la suite attaqué les deux pays.</p>



<p>L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, a affirmé qu’Araghchi s’était vanté que l’Iran possédait suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer onze bombes nucléaires et ce, dans le but d’intimider les Américains. Cependant, Araghchi a nié ces allégations, soulignant que les stocks d’uranium enrichi de l’Iran –et le nombre de bombes nucléaires qu’il pourrait théoriquement produire– étaient publics depuis des années.</p>



<p>Face à l’escalade des combats, Araghchi a adopté un ton provocateur concernant les attaques de missiles et de drones contre les pays voisins de l’Iran, tout en reconnaissant son incapacité à les arrêter, selon des responsables arabes.</p>



<p>Dans un entretien accordé à <em>CBS News</em>, il a déclaré : <em>«Nous n’avons pas déclenché cette guerre. Il s’agit d’un acte d’agression injustifié et illégal à notre encontre et nous continuerons à nous défendre autant que nécessaire, aussi longtemps que nécessaire, pour mettre fin à cette guerre de manière à ce qu’elle ne se reproduise plus»</em>.</p>



<p><strong>Physique quantique et religion</strong></p>



<p>Né à Téhéran en 1962 dans une famille de marchands de tapis conservateurs et aisés, Araghchi a participé aux manifestations de rue en soutien à la révolution islamique de 1979. Au début des années 1980, il s’est engagé volontairement dans le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant la guerre Iran-Irak, une expérience qui a profondément marqué sa vision du monde.&nbsp;</p>



<p><em>«Il a un parcours révolutionnaire et il est très utile au régime actuellement en tant que figure publique aux États-Unis et à l’international»</em>, a déclaré Sherman.</p>



<p>En Iran, sa connaissance approfondie du dossier nucléaire a contribué à faire de lui une figure associée aux conservateurs mais il évoluait également aisément au sein des cercles plus modérés qui ont élaboré l’accord nucléaire de 2015 sous la présidence de Barack Obama. C’était une sorte d’alliance de circonstance. Ses liens avec les Gardiens de la révolution ont offert une couverture politique à l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, formé aux États-Unis, et ont permis à ce dernier de rester dans les limites fixées par le Guide suprême Ali Khamenei.</p>



<p><em>«Il n’appréciait guère les États-Unis, mais il était convaincu qu’il était dans l’intérêt national de l’Iran de parvenir à un accord crédible»</em>, a déclaré Richard Nephew, qui a négocié l’accord nucléaire avec Araghchi et a ensuite collaboré avec lui sous la présidence de Joe Biden.</p>



<p>Araghchi a travaillé sur le dossier nucléaire sous trois présidents iraniens, et plus récemment sous Massoud Pezeshkian, entré en fonction en 2024 et qui l’a nommé pour tenir sa promesse de lever les sanctions qui pesaient sur une économie en difficulté.</p>



<p>Bien qu’Araghchi soit convaincu depuis longtemps de la nécessité pour l’Iran de dialoguer avec l’Occident afin d’alléger les sanctions, certains de ses détracteurs estiment qu’il comprend moins bien la politique américaine que des personnalités comme Zarif. Cela a pu entraver les négociations avec l’administration Trump dont la politique étrangère erratique a inquiété même ses alliés.</p>



<p>Araghchi n’a manifesté aucun soutien aux réformes politiques ou sociales en Iran et a publiquement défendu la répression des manifestants par Téhéran.</p>



<p><em>«Son principal objectif était de lever les sanctions pour améliorer l’économie de la République islamique»</em>, a déclaré Enrique Mora, diplomate espagnol qui fut le chef de cabinet de l’ancien haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Joseph Borell et qui mena les négociations pour relancer l’accord nucléaire depuis 2021.</p>



<p>Mora a ajouté qu’Araghchi possède une connaissance approfondie du dossier nucléaire et un esprit brillant et qu’ils ont discuté ensemble de physique quantique et de religion. Mais il a également souligné qu’Araghchi était capable d’utiliser un sarcasme mordant, la colère et les menaces lors des négociations.</p>



<p><em>«Il peut se montrer impitoyable pour atteindre ses objectifs lors des négociations»</em>, a déclaré Mora.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RlWPSlvw6v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/liran-revele-les-limites-de-la-puissance-americaine/">L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran révèle les limites de la puissance américaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/liran-revele-les-limites-de-la-puissance-americaine/embed/#?secret=9bVd075pAW#?secret=RlWPSlvw6v" data-secret="RlWPSlvw6v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunis et Téhéran vont développer leurs échanges touristiques </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 12:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Iran et la Tunisie ont annoncé le renforcement de leur partenariat touristique et commerciale, gelé depuis plusieurs années. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la récente visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à Tunis, l’Iran et la Tunisie ont annoncé le renforcement de leur partenariat touristique et commerciale, gelé depuis plusieurs années. Pour ce faire, les deux pays ont convenu d’un programme de relance donnant la priorité à la stimulation des flux touristiques et à la fluidification des couloirs de transport entre Tunis et Téhéran.</em></strong></p>



<span id="more-17483082"></span>



<p>Parmi les priorités retenues, à cet effet, le lancement d’une liaison aérienne régulière entre Téhéran et Tunis, une mesure que les deux capitales considèrent comme essentielle pour le développement de l’industrie des voyages. On a également parlé de vols charters pouvant relier désormais les deux capitales avec deux vols aller-retour hebdomadaires, à titre d’essai et avec l’objectif de développer progressivement la fréquence et les capacités nécessaires à une croissance durable du tourisme.</p>



<p>En supprimant les escales, qui prolongent les voyages, ces vols directs permettront aux voyageurs de joindre plus facilement et en moins de temps les deux pays et d’y prolonger éventuellement leurs séjours.</p>



<p>Il faut dire que les deux pays ne manquent pas d’attractions naturelles, culturelles et touristiques pouvant attirer des visiteurs dans les deux directions.</p>



<p>Parmi les options envisagées figurent la simplification des procédures de visa pour les touristes, la programmation conjointe de festivals culturels et d’échanges universitaires, et la conception de campagnes marketing collaboratives mettant en avant l’Iran et la Tunisie au sein d’un portefeuille promotionnel unique.</p>



<p>Depuis le décollage du premier vol charter Téhéran-Tunis en juillet 2025, cette ligne est rapidement devenue une artère vitale pour les visiteurs iraniens souhaitant découvrir Tunis et pour les Tunisiens se rendant en Iran. </p>



<p>Au cours des prochaines années, ce service devrait renforcer les connexions, tant pour les voyages d&rsquo;affaires que pour les séjours touristiques. Les évaluations continues du nombre de passagers pourraient conduire à des vols plus réguliers ou à de nouvelles étapes qui élargiraient le réseau. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>A propos d&#8217;une intox &#124; Le transfert de la direction du Hamas à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/a-propos-dune-intox-le-transfert-de-la-direction-du-hamas-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 10:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dubaî]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une intox relayée par certains médias, la Tunisie s'apprêterait à offrir l'abri aux dirigeants du Hamas. Il n'en est rien du tout. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/a-propos-dune-intox-le-transfert-de-la-direction-du-hamas-a-tunis/">A propos d&rsquo;une intox | Le transfert de la direction du Hamas à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est une grosse intox relayée par les réseaux sociaux et reprise par certains médias interlopes comme <a href="https://entrevue.fr/monde/revelations-la-visite-du-ministre-iranien-a-tunis-aurait-vise-le-transfert-de-la-direction-du-hamas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entrevue</a> &nbsp;qui, citant de vagues «sources fiables», a cru pouvoir écrire que «la récente visite de Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à Tunis pour rencontrer le président Kaïs Saïed aurait eu pour véritable objectif de transférer la direction du Hamas en Tunisie.»</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17471909"></span>



<p>Le magazine ajoute&nbsp;: <em>«L’opération impliquerait l’utilisation de passeports iraniens en échange de fonds, soulevant de nombreuses interrogations sur les intentions de Téhéran et les implications pour la sécurité tunisienne.»</em></p>



<p><em>«Pourquoi la Tunisie ?»</em>, s’interroge l’auteur de l’articleJerôme Goulon, et s’empresse de répondre&nbsp;: <em>«La Tunisie occupe une position stratégique entre le Maghreb et le Moyen-Orient. Relativement éloignée des conflits armés directs, elle pourrait constituer une base plus discrète pour le Hamas. L’intérêt de l’Iran à établir une présence indirecte en Afrique du Nord s’inscrirait dans une stratégie de contournement face aux pressions internationales et régionales.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une info qui a tout d’une fake news</h2>



<p>L’analyste admet qu’un tel transfert des dirigeants du Hamas à Tunis, <em>«bouleverserait les équilibres régionaux»</em>, car, ajoute-t-il, <em>«la Tunisie, jusqu’ici relativement neutre, se retrouverait au centre d’un dossier explosif mêlant diplomatie, sécurité et enjeux internationaux.»</em> En plus, affirme-t-il, <em>«ce rapprochement renforcerait l’influence de l’Iran au Maghreb, tout en risquant de tendre les relations de Tunis avec ses partenaires occidentaux et arabes.»</em></p>



<p>Pour le moment, les responsables tunisiens n’ont pas cru devoir démentir officiellement une telle information qui a tout d’une fake news, sachant que les démentis, dans ce genre de situation, sont improductifs. On fera cependant remarquer que le magazine qui a relayée cette infox est édité à Dubaï aux Emirats arabes unis, un Etat qui a normalisé ses relations avec Israël et qui ne voit qu’une seule menace à ses frontières, celle de l’Iran. Ces mêmes Emirats qui ont mis fin aux nombreux projets d’investissement qu’ils avaient mis en route en Tunisie avant la révolution de 2011. Donner foi aux allégations d’un tel média financé par l’argent des pétrodollars, c’est confondre propagande politique sonnante et trébuchante et information objective prouvée car puisée à bonne source.</p>



<p>Sur un autre plan, la Tunisie soutient fermement la cause palestinienne, est clairement hostile à l’Etat hébreu et a renforcé récemment ses relations, très anciennes, avec l’Iran, de manière à souligner son indépendance et sa souveraineté vis-à-vis de ses alliés historiques, occidentaux en l’occurrence. Mais de là à accepter d’offrir l’hospitalité sur son territoire aux dirigeants du Hamas, une organisation problématique qui est classée comme terroriste par beaucoup de pays, il y a un pas qu’elle se garderait bien de faire. Car non seulement le régime en place dans le pays est fermement opposé aux mouvements islamistes, et le Hamas en est un, mais pour avoir déjà subi des attaques israéliennes sur son propre sol, et pas qu’une seule fois, sans avoir pu y réagir, la Tunisie sait qu’elle n’a pas les moyens d’assurer la sécurité de personnes pourchassées sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hospitalité aux Palestiniens</h2>



<p>Tunis a certes offert l’hospitalité, entre 1982 et 1994, à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais c’était, à l’époque, dans le cadre d’un accord avec la communauté internationale pour éloigner les dirigeants palestiniens du Liban où ils étaient très menacés. Et puis, l’OLP n’est pas le Hamas&nbsp;: l’organisation est considérée, encore aujourd’hui, comme représentative de tout le peuple palestinien et ses dirigeants sont admis dans les instances et les capitales internationales. Leur présence à Tunis leur a d’ailleurs permis de faire avancer les négociations de paix et aboutir aux accords d’Oslo ayant donné naissance à l’Autorité Palestinienne.</p>



<p>Cela pour dire que la Tunisie, dont la diplomatie s’est toujours caractérisée par le non alignement, la pondération et l’équilibre, ne saurait aujourd’hui se lancer dans des aventures que ni sa position géostratégique, ni ses engagements internationaux ni ses moyens logistiques et militaires ne lui permettent d’en assumer les conséquences.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4D6IWbXGWE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/embed/#?secret=9QKh219mje#?secret=4D6IWbXGWE" data-secret="4D6IWbXGWE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/a-propos-dune-intox-le-transfert-de-la-direction-du-hamas-a-tunis/">A propos d&rsquo;une intox | Le transfert de la direction du Hamas à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie-Iran &#124; Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 07:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En renforçant ses relations avec l'Iran, la Tunisie cherche à affirmer sa souveraineté diplomatique, à élargir son cercle de partenaires et à réaffirmer sa position constante sur la question palestinienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La rencontre entre le président Kaïs Saïed et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dépasse la simple visite protocolaire. Elle s’inscrit dans une dynamique où la Tunisie cherche à affirmer sa souveraineté diplomatique, à élargir son cercle de partenaires et à réaffirmer sa position constante sur la question palestinienne.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/804103272069401">Vidéo</a>.</p>



<p><strong>Sabrine Bouzeriata *</strong></p>



<span id="more-17459703"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg" alt="" class="wp-image-17394193" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Kaïs Saïed a rappelé avec force que la cause palestinienne reste <em>«une question de justice universelle»</em>, rejoignant le discours de Téhéran, qui en a fait un pilier de sa politique régionale. Cette convergence renforce la légitimité de la Tunisie dans l’opinion publique arabe et musulmane, tout en mettant en avant une diplomatie fondée sur le principe et le droit international, au-delà des calculs immédiats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversification des alliances</h2>



<p>Depuis plusieurs années, les relations avec les partenaires traditionnels de la Tunisie – Union européenne, Etats-Unis et pays du Golfe – se sont compliquées. Les aides financières sont conditionnées à des réformes économiques impopulaires, et les appuis politiques du Golfe sont devenus plus sélectifs et les aides financières assez rares. Dans ce contexte, l’ouverture vers l’Iran répond à une logique de&nbsp;diversification&nbsp;: montrer que la Tunisie n’est pas condamnée à dépendre d’un seul bloc, ici occidental, qui fut toujours le sien depuis son indépendance en 1956.</p>



<p>Toutefois, ce pari reste mesuré : l’Iran est sous sanctions internationales, ce qui limite la portée des échanges économiques. De plus, un rapprochement trop visible pourrait susciter la méfiance de certains pays occidentaux et arabes, notamment ceux qui voient Téhéran comme un ennemi potentiel ou un rival stratégique.</p>



<p>La diplomatie tunisienne a souvent cherché à éviter les alignements excessifs. Bourguiba prônait déjà une indépendance de ton, tandis que Ben Ali maintenait un équilibre pragmatique entre l’Occident, le monde arabe et l’Afrique. Kaïs Saïed s’inscrit dans cette continuité, mais en y ajoutant une dimension identitaire et normative : insister sur la souveraineté des peuples, dénoncer les ingérences et affirmer des choix de principe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari symbolique mais risqué</h2>



<p>Si ce rapprochement ouvre la voie à des coopérations scientifiques, technologiques et culturelles, il reste surtout symbolique. Il illustre la volonté de la Tunisie d’élargir ses marges de manœuvre dans un contexte régional et international instable. Mais il pourrait aussi renforcer l’isolement diplomatique si aucun résultat concret n’en découle.</p>



<p>En définitive, Kaïs Saïed mise sur une diplomatie qui conjugue principe et calcul, en privilégiant toutefois le principe sur le calcul : défendre la justice et la souveraineté tout en cherchant de nouveaux espaces de coopération : Iran, Chine, Russie&#8230; Reste à savoir si ce pari stratégique sera perçu comme une ouverture crédible ou comme une posture essentiellement idéologique et politique, sans impact positif sur les intérêts économiques de la Tunisie. Dans un contexte mondial tendu et volatile, on peut craindre aussi de douloureux retours de manivelle géostratégiques. Donc, vigilance !</p>



<p><em>* Journaliste et écrivaine.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q6LwvJgiNo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/">OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/embed/#?secret=tcV5OclfBN#?secret=q6LwvJgiNo" data-secret="q6LwvJgiNo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Russie aura un rôle clé en cas d’accord nucléaire irano-américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/la-russie-aura-un-role-cle-en-cas-daccord-nucleaire-irano-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:18:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie pourrait décrocher un rôle important en cas d’accord nucléaire irano-américain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/la-russie-aura-un-role-cle-en-cas-daccord-nucleaire-irano-americain/">La Russie aura un rôle clé en cas d’accord nucléaire irano-américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le troisième round des négociations entre Américains et Iraniens aura lieu samedi 26 avril 2025 au Sultanat d’Oman comme c’était le cas pour le premier round le 12 avril. Le second round du 19 avril a eu lieu à Rome. De semaine en semaine, les choses semblent avancer. Les Américains qui avaient placé la barre trop haute au début semblent revoir à la baisse leurs ambitions et surtout la Russie pourrait décrocher un rôle important en cas d’accord. Contrairement au précédent accord de 2015, les pays européens et l’Onu seront exclus.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16264646"></span>



<p>Le <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/apr/20/moscow-may-gain-key-role-in-iran-nuclear-deal-as-us-talks-progress" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> a publié une analyse où son rédacteur en chef diplomatique Patrick Wintour révèle que la Russie pourrait jouer un rôle clé en cas de conclusion de tout accord nucléaire entre les États-Unis et l’Iran. Moscou étant présenté non seulement comme une destination possible pour le stock iranien d’uranium hautement enrichi mais aussi comme un éventuel garant en cas de violation de l’accord.</p>



<p>Donald Trump, qui a abandonné durant son premier mandat en 2018 l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales, a menacé d’attaquer l’Iran si celui-ci ne parvenait pas rapidement à un nouvel accord l’empêchant de développer l’arme nucléaire.</p>



<p>Les quatre heures de discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran à Rome samedi dernier qui se sont déroulés sous la médiation d’Oman ont permis des progrès significatifs, selon des responsables américains. D’autres discussions techniques sont prévues à Genève cette semaine suivies d’un troisième round de négociations samedi 26 avril à Oman.</p>



<p>L’envoyé spécial de Trump Steve Witkoff qui était au cœur des négociations de Rome souhaite un accord conclu dans les 60 jours mais il risque de se heurter à la résistance du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi qui estime que le niveau de méfiance et la nature technique des négociations rendent un accord aussi rapide improbable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O0srm2cXNw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/israel-allait-bombarder-les-sites-nucleaires-iraniens-en-mai/">Israël allait bombarder les sites nucléaires iraniens en mai</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël allait bombarder les sites nucléaires iraniens en mai » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/israel-allait-bombarder-les-sites-nucleaires-iraniens-en-mai/embed/#?secret=7UU87BlfOQ#?secret=O0srm2cXNw" data-secret="O0srm2cXNw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les stocks iraniens d’uranium hautement enrichi</h2>



<p>Les deux questions les plus préoccupantes sont le stockage ou la destruction des stocks iraniens d’uranium hautement enrichi et les garanties externes qui pourraient être fournies à l’Iran si les États-Unis violaient un accord de levée des sanctions économiques en échange du retour de son programme nucléaire civil sous la supervision externe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’Iran souhaite obtenir des garanties quant aux conséquences pour les États-Unis en cas de violation du futur accord ou d’un retrait comme ce fut le cas en 2018 pour le précédent accord.&nbsp;</p>



<p>L’Iran souhaite conserver ses stocks d’uranium sur son territoire mais les États-Unis s’y opposent et souhaitent soit leur destruction soit leur transfert vers un pays tiers comme la Russie.</p>



<p>L’Iran estime avoir reçu l’assurance que l’objectif des États-Unis n’est pas le démantèlement complet de son programme nucléaire. Avant les négociations de Rome, lors d’une intervention qui a semé la confusion en l’Iran et aux États-Unis, Witkoff avait semblé soutenir un tel objectif sur les réseaux sociaux provoquant la consternation en Iran. Toutefois à Rome, il a donné l’impression qu’il s’agissait principalement d’un message de politique intérieure.</p>



<p>Mohamed Amersi, membre du conseil consultatif du Wilson Center, un groupe de réflexion de Washington, a déclaré: <em>«Du point de vue iranien, des messages contradictoires ont circulé sur les réseaux sociaux et lors d’interviews concernant la volonté des États-Unis d’éliminer complètement leur programme nucléaire ce qui n’était absolument pas ce qu’Araghchi avait accepté. La première garantie était donc qu’il n’y ait pas d’élargissement des objectifs américains. Sans cette garantie, il est probable que les négociations auraient été interrompues et immédiatement closes»</em>.</p>



<p>Concernant les garanties, l’Iran estime que le seul accord sûr est un traité ratifié par le Congrès américain mais Araghchi a été informé qu’il était difficile de savoir si Trump parviendrait à obtenir le vote d’un tel accord au Congrès compte tenu de la force du lobby pro-israélien qui s’oppose à tout accord avec la République islamique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NHEXsy8amv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=i6ZqEvWkgK#?secret=NHEXsy8amv" data-secret="NHEXsy8amv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La Russie sera-t-elle au cœur de l’accord&nbsp;?</h2>



<p>Une autre option serait que les États-Unis acceptent de couvrir les pertes de Téhéran si Washington se retirait de l’accord. Les Iraniens ont déjà évoqué l’idée d’une sanction financière mais le mécanisme d’application en l’absence de traité reste problématique. Une troisième option est sur la table. En cas de violation des États-Unis, la Russie serait habilitée à restituer à Téhéran le stock d’uranium hautement enrichi transféré garantissant ainsi que l’Iran ne soit pas sanctionné pour non-respect de l’accord.</p>



<p>Un tel arrangement pourrait conférer à la Russie un rôle central dans les futures relations américano-iraniennes et pourrait écarter l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, garants actuels de l’accord de 2015. De plus, ni l’Iran ni les États-Unis ne souhaitent que l’Onu conserve un rôle majeur à l’avenir.</p>



<p>Rome était considérée par certains comme un lieu important pour les négociations car en cas d’échec, la Première ministre italienne Giorgia Meloni qui entretient d’excellentes relations avec Trump serait bien placée pour organiser une opération de sauvetage. Une proposition provisoire de rencontre entre Araghchi et le vice-président américain J.D. Vance, présent à Rome le week-end dernier, a été jugée prématurée.</p>



<p>Des pressions s’exercent sur Witkoff et Trump pour qu’ils parviennent à un accord sur l’une des trois négociations auxquelles ils participent: Iran, Hamas-Israël et Russie-Ukraine. Une source a déclaré: <em>«Quoi que l’on pense de l’Iran, ce sont des acteurs rationnels et ils sont plus susceptibles de parvenir à un accord»</em>.&nbsp;</p>



<p>La position de négociation de l’Iran a été renforcée avant les pourparlers par la visite du ministre saoudien de la Défense Khaled bin Salman à Téhéran pour rencontrer le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Cette visite se voulait un message de solidarité affirmant que le pays s’oppose à toute attaque américano-israélienne contre les sites nucléaires iraniens et ne participerait pas à cette attaque.</p>



<p>Le ministère omanais des Affaires étrangères a fait savoir que l’objectif des négociations était de parvenir à un accord juste, durable et contraignant afin de garantir que l’Iran soit totalement exempt d’armes nucléaires et de sanctions tout en préservant son droit de développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CW0gdgf89F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=QDZpaxldiW#?secret=CW0gdgf89F" data-secret="CW0gdgf89F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Iran : Que font-ils ensemble ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/10/tunisie-iran-que-font-ils-ensemble/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 09:59:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Hosseinian]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[prosélytisme religieux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et l’Iran envisagent la création d’une commission économique mixte dans les plus brefs délais pour renforcer leurs échanges. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie et l’Iran envisagent la création d’une commission économique mixte dans les plus brefs délais, a annoncé, dimanche 9 février 2025, l’ambassadeur d’Iran à Tunis, Mir Massoud Hosseinian.</em></strong></p>



<span id="more-15461189"></span>



<p><em>«Le but est de renforcer la coopération économique entre les deux pays, qui demeure en deçà des attentes malgré des relations politiques et culturelles solides»</em>, a précisé le diplomate dans une déclaration à l’agence Tap, en marge d’un séminaire sur <em>«La place de la femme dans la société moderne : l’expérience iranienne et l’expérience tunisienne»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Raccourcir les distances </h2>



<p>Cette initiative fait suite à une conversation téléphonique ayant eu lieu, samedi, entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, respectivement Mohamed Ali Nafti et Abbas Araghchi.</p>



<p>Lors de cet entretien, Nafti et Araghchi ont discuté des moyens de dynamiser les échanges économiques bilatéraux, de la situation régionale, notamment à Gaza, et autres questions d’intérêt commun.</p>



<p>Hosseinian a souligné que la distance géographique et l’absence de liaisons maritimes ou aériennes directes entre les deux pays constituent des obstacles majeurs au développement des échanges commerciaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sNGtTeGx02"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/des-journees-culturelles-tuniso-iraniennes-a-sidi-bou-said/">Des Journées culturelles tuniso-iraniennes à Sidi Bou Saïd</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Journées culturelles tuniso-iraniennes à Sidi Bou Saïd » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/des-journees-culturelles-tuniso-iraniennes-a-sidi-bou-said/embed/#?secret=pl9dnGAU9I#?secret=sNGtTeGx02" data-secret="sNGtTeGx02" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Parallèlement, le diplomate a salué l’élargissement des relations tuniso-iraniennes dans divers domaines, notamment depuis l’annulation réciproque des visas. Il a également mis en avant la semaine culturelle tuniso-iranienne, organisée du 7 au 12 février, qui fait la lumière sur les liens culturels et historiques entre les deux pays.</p>



<p>Cet événement propose un programme riche, comprenant des ateliers de calligraphie, des séminaires sur la civilisation islamique et des discussions sur le rôle des femmes dans les sociétés tunisienne et iranienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Si peu de choses en commun</h2>



<p>Ce fut également une occasion pour la république islamique d’Iran de faire du prosélytisme religieux en défendant le modèle de société imposé par le régime iranien actuel et qui est vivement contesté par beaucoup d’Iraniens et, surtout, d’Iraniennes. Cette propagande, que les Tunisiens ont toujours rejetée et combattue lorsqu’elle était diffusée dans le pays par le parti islamiste Ennahdha, a fait grincer les dents ces derniers jours dans les réseaux sociaux en Tunisie. Le modèle iranien, à vrai dire, ne fait pas rêver les Tunisiens, et encore moins les Tunisiennes, qui ne sont pas prêtes à revenir au Moyen-âge. </p>



<p>Les deux pays ont si peu de choses en commun, des points de vue historique et culturel, et même en termes de religion, l&rsquo;un étant majoritairement sunnite et l&rsquo;autre chiite, que leur rapprochement espéré risque d&rsquo;achopper à de nombreux obstacles.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2024 09:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khameneï]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Masoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Javad Zarif]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Ali Khamenei et l'Iran, Bachar Al-Assad était un très mauvais investissement qui a mené à la banqueroute.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/">Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce n’est pas un mauvais investissement, c’est une banqueroute. Les vies humaines perdues et les milliards de dollars engloutis par l’Iran en Syrie n’ont pas permis de maintenir au pouvoir Bachar Al-Assad et par ricochet de pérenniser la mainmise de la République islamique sur l’un des pays les plus stratégiques du Moyen-Orient. Un revers géostratégique et un gouffre financier qui ne passent pas dans l’opinion. Les Iraniens sont très en colère contre leurs dirigeants et le font savoir surtout qu’ils souffrent d’une interminable crise économique et de l’hyperinflation.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14907543"></span>



<p>Le <em><a href="https://www.nytimes.com/2024/12/13/world/middleeast/iran-syria-assad.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em> a publié une enquête à ce sujet préparée par sa correspondante pour les affaires iraniennes Farnaz Fassihi, qui affirme qu’après l’effondrement soudain de l’influence iranienne en Syrie et la fuite de Bachar Al-Assad, le gouvernement iranien a été confronté à une réaction populaire violente à cause des milliards de dollars dépensés et du sang iranien versé pour soutenir le régime du dictateur syrien. Et cela prend une ampleur significative. </p>



<p>Les critiques sont venues de milieux inattendus notamment des conservateurs. Ces critiques circulent librement sur les chaînes de télévision, dans les talk-shows, dans les publications sur les réseaux sociaux et dans les forums de discussion virtuels auxquels participent des milliers d’Iraniens. Ils font quotidiennement la une des journaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La toile d’araignée syrienne </h2>



<p>Un ancien député, Heshmatollah Falahatpisheh, a déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux que les Iraniens devraient se réjouir de la chute de leur ancien allié Bachar Al-Assad. <em>«Personne ne pourra plus gaspiller les dollars iraniens pour entretenir une toile d’araignée»</em>, a-t-il ajouté, laissant entendre que le régime du président déchu tenait à un fil ténu.</p>



<p>Alors que les opposants au gouvernement expriment depuis longtemps leur inquiétude face à l’argent que l’Iran dilapide pour entretenir des régimes et des mouvements au Moyen-Orient, ce sentiment semble désormais s’être répandu. Même ceux qui ont combattu au nom de leur gouvernement en Syrie ou qui ont perdu des membres de leur famille dans la guerre civile se demandent si cela en valait la peine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4Jf7qZIC9I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=0sUbykYzsy#?secret=4Jf7qZIC9I" data-secret="4Jf7qZIC9I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le régime d’Al-Assad n’est pas, comme certains l’ont noté, le seul perdant du dernier soulèvement en Syrie. Ibrahim Mottaghi, professeur de relations internationales à l’Université de Téhéran, a déclaré lors d’un débat télévisé que l’Iran était passé d’une puissance régionale à un pays autre.</p>



<p>Certains ont remis en question la stratégie adoptée par Téhéran au cours des dernières décennies qui en a fait une puissance régionale dominante face à Israël et à son principal soutien les États-Unis. Il s’agit d’une stratégie basée sur le soutien de Téhéran à des groupes paramilitaires dans la région et qui ont formé <em>«l’Axe de la Résistance»</em> qui a éclaté aujourd’hui.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les énormes pertes de l’Iran</h2>



<p>Dans un article d’opinion en première page du journal <em>Ham Mehan</em>, l’ancien représentant de l’Iran auprès de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a attaqué son gouvernement. Le religieux Mohammad Shariati Dehghan a écrit que la défaite d’Al-Assad révélait que la stratégie iranienne était mal avisée et fondée sur des fondations fragiles. Il a appelé à une nouvelle approche qui donne la priorité à la construction d’alliances avec les pays plutôt qu’au soutien aux groupes armés et à la réorientation des fonds et des ressources vers le peuple iranien.</p>



<p>Le <em>NYT </em>estime que ce débat franc et audacieux peut être qualifié d’inhabituel étant donné qu’au cours des dernières années, les dirigeants iraniens ont présenté leur soutien à la Syrie et aux groupes armés alliés combattant Israël comme un principe non négociable de la révolution islamique et une question cruciale de sécurité nationale.</p>



<p>Farnaz Fassihi a cité l’un des éminents analystes basés à Téhéran, Hassan Shimshadi, qui a déclaré: <em>«La discussion sur la Syrie a lieu à tous les niveaux de la société, non seulement dans les médias et les réseaux sociaux mais dans les réunions quotidiennes partout. Les gens se demandent: Pourquoi avons-nous dépensé autant d’argent là-bas? Qu’avons-nous réalisé? Quelle est notre justification maintenant que tout a disparu?»</em></p>



<p>Shimshadi, qui est proche du gouvernement et qui dirigeait jusqu’à récemment la Chambre de commerce conjointe irano-syrienne, a déclaré que même si la forme des futures relations irano-syriennes est désormais incertaine, le partenariat stratégique construit sur quatre décennies est devenu une relique. Il a déclaré que la liberté dont jouissait depuis longtemps l’Iran pour accéder aux routes d’approvisionnement en Syrie et équiper les militants de la région en armes et autres matériels a disparu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mmDKS4YV8l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=3GKzxA2Kl3#?secret=mmDKS4YV8l" data-secret="mmDKS4YV8l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le journal note que la réaction officielle du gouvernement iranien a été confuse, le président Masoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi cherchant à éloigner les événements en Syrie du peuple iranien. Le président et le ministre des Affaires étrangères ont déclaré que le peuple syrien a le droit de déterminer son avenir politique. Le vice-président iranien chargé des affaires stratégiques Mohammad Javad Zarif a quant à lui déclaré que son pays <em>«est prêt à établir de bonnes relations avec le futur gouvernement syrien»</em>, ajoutant&nbsp;: <em>«Nous avons toujours été aux côtés du peuple syrien»</em>, comme si demain pouvait être comme hier et que la chute des Chiites Alaouites en Syrie n’allait rien changer aux relations entre Téhéran et Damas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les inchallahs du Guide suprême &nbsp;</h2>



<p>Cependant, le véritable patron en Iran, en l’occurrence le guide suprême, l’ayatollah Ali Khameneï, a adopté un ton dur dans son premier discours public mercredi dans lequel il commentait les événements en Syrie. Il a imputé la chute d’Al-Assad aux États-Unis et à Israël et a qualifié les opposants qui ont renversé Al-Assad d’agresseurs qui servaient leurs maîtres. Il a également fait allusion au soutien de la Turquie à certains groupes d’opposition en Syrie, ajoutant: <em>«Grâce à Dieu, les territoires occupés en Syrie seront libérés par la courageuse jeunesse syrienne. Il ne fait aucun doute que cela se produira.»</em> Le public composé de plusieurs centaines d’hommes et de femmes assis par terre dans le hall des visiteurs de son complexe a scandé: <em>«Si Dieu le veut»</em>. Mais personne n’était dupe des inclallahs du Guide suprême. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Khamenei, dont on se demande s’il était bien informé de la situation réelle dans la région, espérait que l’Axe de la résistance s’étendrait largement dans toute la région et que la puissance de l’Iran augmenterait. En Syrie, son accès au territoire, aux ports et aux aérodromes était si illimité qu’un haut commandant militaire a un jour décrit la Syrie comme une province iranienne.</p>



<p>L’Iran contrôlait des bases militaires, des usines de missiles, des tunnels et des entrepôts qui servaient à la chaîne d’approvisionnement de son réseau de groupes armés. Depuis la Syrie, l’Iran a transféré des armes, de l’argent et un soutien logistique au Hezbollah au Liban et à des militants en Irak.</p>



<p>Matthew Levitt, directeur du programme de lutte contre le terrorisme à l’Institut d’études sur le Proche-Orient de Washington a déclaré: <em>«La Syrie était au centre du plan régional de l’Iran et encerclait Israël dans un cercle de feu. L’axe de la résistance était constitué d’un tabouret à trois pieds à savoir l’Iran, la Syrie et le Hezbollah et il n’existe plus.»</em></p>



<p>Le chercheur considère que l’Iran était économiquement dépendant de la Syrie. Les achats syriens de pétrole brut et raffiné de l’Iran, malgré les sanctions américaines imposées à ce pays, ont aidé Téhéran à payer les coûts de ses opérations militaires dans la région.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JzFlHpH8HE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/">La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La République islamique d’Iran face à l’ouragan Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/la-republique-islamique-diran-face-a-louragan-trump/embed/#?secret=mSupYhMzCo#?secret=JzFlHpH8HE" data-secret="JzFlHpH8HE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Cinq responsables iraniens ont déclaré qu’après la chute de la Syrie, nombre de leurs collègues désemparés avaient révélé lors de conversations privées que l’Iran avait tout perdu en seulement 11 jours. Les responsables ont déclaré que le gouvernement restait confus et essayait de chercher un moyen de poursuivre les relations avec la Syrie. Les responsables ont déclaré que les dirigeants iraniens seraient satisfaits de tout niveau de présence diplomatique aussi minime soit-il qui pourrait être autorisé par les nouveaux dirigeants en Syrie. Deux des responsables ont déclaré que l’Iran souhaitait éviter l’embarras d’être complètement expulsé de Syrie avec la rupture des relations diplomatiques et la fermeture de son ambassade dans ce pays. Le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Araghchi, a déclaré dimanche dans une interview à la télévision d’État que l’Iran fonderait ses prochaines étapes sur les actions des dirigeants de la transition en Syrie. Il a confirmé que l’Iran et les rebelles qui pris le pouvoir à Damas ont déjà échangé des messages et que ces derniers ont accepté les demandes de protection des sanctuaires religieux chiites et des sites diplomatiques iraniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Difficile de renouer avec la nouvelle Syrie &nbsp;</h2>



<p>Rahman Ghahramanpour, un analyste politique basé à Téhéran, a déclaré lors d’un entretien téléphonique avec le <em>NYT</em>: <em>«L’Iran veut aller dans une direction qui mènera éventuellement à la normalisation de ses relations avec la Syrie mais ce sera très difficile. La première priorité est désormais de garantir que la Syrie ne devienne pas une base contre l’Iran et une rampe de lancement pour attaquer ses intérêts en Irak ou au Liban.»</em></p>



<p>Ghahramanpour a ajouté que les critiques publiques qui se sont répandues après la chute d’Al-Assad ne pouvaient être contenues et que toute tentative officielle de les modérer n’atténuerait pas l’impact de ce coup dur.</p>



<p>Aujourd’hui, certaines familles de combattants tués lorsque l’Iran a déployé ses forces en Syrie pour aider à sauver Al-Assad et le maintenir au pouvoir se demandent si leurs proches étaient morts en vain.</p>



<p>Dans un article largement diffusé, Ali Reza Makrami, un vétéran iranien qui a combattu dans la guerre civile syrienne et qui dirige aujourd’hui un journal électronique local, s’est montré cinglant dans sa critique de <em>«l’échec catastrophique»</em> de l’Iran en Syrie. Il y écrivait: <em>«Pourquoi avez-vous dépensé jusqu’au bout des milliards de dollars des revenus pétroliers qui appartiennent au peuple iranien pour Al-Assad s’il ne vous a pas écouté? Au moins en ce qui concerne la Syrie, arrêtez de mentir et soyez honnête avec les gens.»</em></p>



<p>Fassihi estime que les chances que les relations entre l’Iran et la Syrie reviennent à ce qu’elles étaient semblent minces. Dimanche 8 décembre, après le renversement du régime d’Al-Assad, les Syriens ont pris d’assaut l’ambassade iranienne à Damas, arraché les photos des dirigeants iraniens et enlevé le drapeau. Ahmed Al-Sharaa, le leader de facto de la Syrie, a également critiqué publiquement l’Iran. Il a déclaré que le régime d’Al-Assad avait apporté de nombreuses maladies à son pays notamment en transformant la Syrie en une <em>«ferme de la cupidité iranienne»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OT7KVUKF7m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/iran-faire-tomber-le-regime-par-letranger-et-le-recours-a-la-force-seraient-une-gaffe-strategique/">Iran : Faire tomber le régime par l’étranger et le recours à la force seraient une gaffe stratégique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran : Faire tomber le régime par l’étranger et le recours à la force seraient une gaffe stratégique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/iran-faire-tomber-le-regime-par-letranger-et-le-recours-a-la-force-seraient-une-gaffe-strategique/embed/#?secret=FQ3JosqZ6Q#?secret=OT7KVUKF7m" data-secret="OT7KVUKF7m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/17/apres-la-chute-dal-assad-les-iraniens-demandent-des-comptes-a-leurs-dirigeants/">Après la chute d’Al-Assad, les Iraniens demandent des comptes à leurs dirigeants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 07:17:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Masoud Pezeshkian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la machine de guerre israélienne se déchaînait sur le Hezbollah, son allié libanais, l'Iran cherchait à se rabibocher avec les alliés occidentaux d'Israël.    </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/">Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que toute la semaine dernière, la machine de guerre israélienne se déchaînait sur le Hezbollah libanais, que les bombes pleuvaient sur le Liban et que la direction du mouvement chiite libanais armé par l’Iran était décimé et son chef Hassan Nasrallah éliminé vendredi 27 septembre 2024, c’était une toute autre ambiance à New York pour la république islamique d’Iran.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14088813"></span>



<p>En marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, les responsables iraniens avaient la tête ailleurs, ils étaient accaparés par la drague de leurs homologues occidentaux afin de se rabibocher avec eux et tant pis pour leur allié libanais qu’ils ont sacrifié, abandonné tout seul face à Israël et qui se retrouve acculé à boire le calice jusqu’à lie.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2024/sep/28/hassan-nasrallah-hezbollah-iran-lebanon-israel-us-analysis">The Observer</a>, version du week-end du journal britannique <em>The Guardian</em>, a publié une lecture analytique de son rédacteur en chef diplomatique Patrick Wintour dans laquelle il affirme que l’assassinat du chef du Hezbollah place l’Iran devant des décisions fatidiques.&nbsp;</p>



<p>Tous les regards sont désormais tournés vers Téhéran qui fait face à ces choix fatidiques qu’il a tenté d’éviter et que son président réformateur ne veut pas faire. Bien qu’il ait critiqué avec colère les opérations israéliennes qui ont détruit la colonne vertébrale de l’Axe de la résistance qu’il avait travaillé diligemment et activement à construire pendant de nombreuses années, aujourd’hui la crédibilité de l’Iran est en danger.</p>



<p>D’un point de vue pragmatique, l’Iran pourrait conseiller au Hezbollah d’absorber les pertes et d’accepter un cessez-le-feu qui ne soit pas lié à l’arrêt de la guerre contre Gaza. Ce qui équivaudrait à une nouvelle débandade. Mais si l’Iran décide de lancer une opération de représailles contre Israël, celle-ci doit être qualitative et forte car il sait qu’il mènera une guerre contre une armée supérieure sur le plan militaire, technologique et en matière de renseignement. D&rsquo;autant qu&rsquo;Israël, qui a infiltré le Hezbollah jusqu’au cœur, a peut-être fait la même chose avec l&rsquo;Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Iraniens piégés par leur double jeu </h2>



<p>Pour le nouveau président Masoud Pezeshkian, réformateur élu pour œuvrer à la levée des sanctions économiques contre l’Iran et à l’établissement de bonnes relations avec l’Occident, l’assassinat de Nasrallah est survenu au pire moment. Son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a passé une semaine entière à New York et a rencontré en marge des réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies des responsables européens tels que la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock et son homologue britannique David Lammy pour tenter de les persuader de reprendre les négociations sur l’accord nucléaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y9t77qF7AN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/apres-lassassinat-de-nasrallah-liran-se-gargarise-de-mots/">Après l’assassinat de Nasrallah, l’Iran se gargarise de mots  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après l’assassinat de Nasrallah, l’Iran se gargarise de mots   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/apres-lassassinat-de-nasrallah-liran-se-gargarise-de-mots/embed/#?secret=1Y1F9MgxSJ#?secret=y9t77qF7AN" data-secret="y9t77qF7AN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le président Pezeshkian a, de son côté, tenu une réunion avec le président français Emmanuel Macron pour le convaincre de relancer les relations commerciales avec son pays.</p>



<p>Dans le même temps, le même Araghchi a fait une déclaration destinée à la consommation médiatique dans le monde arabo-musulman disant sur le ton imprécatoire que lui et ses compatriotes affectionnent: <em>«L’assassinat de Nasrallah a accéléré la fin du sionisme et le Hezbollah en sortira plus fort»</em>. Sauf que le double jeu iranien commence à ne plus payer auprès de cette opinion ou d’une partie de celle-ci qui a tendance à ne plus prendre au sérieux les responsables iraniens et à être agacé par leur baratin.&nbsp;</p>



<p>Pour sa part, le directeur de l’Agence internationale de l&rsquo;énergie atomique Rafael Grossi a été sensible à la drague d’Araghchi et même impressionné par ce qu’il a entendu lors des réunions. <em>«Je crois que c’est le moment où quelque chose peut être faite sur la question nucléaire et l’avantage d’Araghchi est qu’il sait tout sur le processus et lui permet de se dérouler rapidement»</em>, a-t-il dit, dans ce qui ressemble à une prophétie autoréalisatrice. </p>



<p>L&rsquo;Iran veut sa bombe atomique, et cherche pour cela à gagner du temps, mais l&rsquo;Occident va-t-il le laisser la fabriquer, maintenant qu&rsquo;il louvoie et montre des signes de faiblesse ?      </p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Iraniens menés en bateau &nbsp;</h2>



<p>Après l’assassinat de Nasrallah, il sera extrêmement difficile pour le camp réformateur iranien de convaincre les partisans de la ligne dure à Téhéran que lever un rameau d’olivier a aujourd’hui un sens. D’autant que Pezeshkian s’est plaint ouvertement d’avoir été dupé par les Occidentaux après avoir écouté leurs conseils de faire preuve de self control et de s’abstenir de répliquer à Israël suite à l’assassinat du chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran le 31 juillet dernier. Il a déclaré qu’on lui avait promis un cessez-le-feu à Gaza dans une semaine ou deux mais en vain. Cela n’a pas eu lieu parce que les États-Unis, aux yeux de l’Iran, n’ont pas exercé la pression nécessaire sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il accepte un cessez-le-feu. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KgIEE3JY4p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/">Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/embed/#?secret=yp4ZUMeVPR#?secret=KgIEE3JY4p" data-secret="KgIEE3JY4p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>The Observer</em> estime qu’ayant été trompé une fois, Pezeshkian aura du mal à admettre que les États-Unis n’avaient aucune connaissance préalable du projet israélien visant à tuer Nasrallah. Netanyahu a approuvé le plan d’assassinat depuis sa chambre d’hôtel à New York mais ce sont des bombes américaines anti-bunker qui ont explosé à Beyrouth.</p>



<p>En réaction, le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a fulminé comme à son habitude et appelé le monde islamique à se tenir aux côtés du Liban et du fier Hezbollah par tous les moyens possibles et à les aider à affronter le régime maléfique d’Israël. Il n’a cependant pas précisé si l’Iran allait bouger le petit doigt pour voler au secours de son principal allié dont la direction se fait décimer tous les jours depuis deux semaines. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahu mène la danse </h2>



<p>Pour revenir aux relations entre les Etats-Unis et Israël, on notera que l’administration Biden n’a pas fini d’essuyer les camouflets de la bande de génocidaires au pouvoir à Tel Aviv. Chaque jour apporte la preuve qu’elle est incapable de contrôler son allié problématique au Proche-Orient.</p>



<p>Netanyahu espère avoir ridiculisé les diplomates américains à New York, estime <em>The Observer</em>. Le Département d’État américain affirme avoir eu un accord clair sur la base de conversations avec Ron Dermer, le ministre israélien des Affaires stratégiques, et Benjamin Netanyahou lui-même selon lequel Israël accepterait un cessez-le-feu de 21 jours. Pourtant, dès que le plan a été annoncé, Netanyahu s’est rétracté et a rejeté l’accord sous la pression des membres extrémistes de son cabinet.</p>



<p>D’une certaine manière, cette situation est le fruit de 12 mois de stratégie américaine aujourd’hui en ruine. À maintes reprises depuis l’opération Déluge d’Al-Aqsa du Hamas le 7 octobre, les États-Unis ont demandé à Israël d’adopter une autre stratégie à Gaza autorisant le transfert de matériel humanitaire vers des itinéraires sûrs en ne lançant pas d’assaut terrestre sur Rafah et en acceptant un cessez-le-feu au lieu d’une escalade. À chaque fois, Netanyahu a d’abord admis le point de vue américain puis a esquivé une réponse claire et finalement ignoré Washington. A chaque fois, les Etats-Unis, vexés et frustrés, ont exprimé leurs doutes quant à la stratégie de Netanyahu mais à chaque fois ils ont continué à lui fournir les armes. </p>



<p>Alors que l’élection présidentielle approche et que Netanyahu jouit d’une popularité croissante dans son pays et que peu d’États arabes pleurent la disparition de Nasrallah, les États-Unis semblent avoir peu d’options à leur disposition. Netanyahu insiste sur le fait qu’il est en train de gagner et qu’il est sur la bonne voie pour une victoire totale. </p>



<p>Pour le moment, à moins que l’Iran ne se montre plus décisif qu’il ne l’a été jusqu’à présent, c’est Netanyahu, le grand survivant, qui est aux commandes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NhE6bjgkT8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/benjamin-netanyahu-veut-acculer-les-etats-unis-a-entrer-en-guerre-avec-liran/">Benjamin Netanyahu veut acculer les États-Unis à entrer en guerre avec l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Benjamin Netanyahu veut acculer les États-Unis à entrer en guerre avec l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/03/benjamin-netanyahu-veut-acculer-les-etats-unis-a-entrer-en-guerre-avec-liran/embed/#?secret=qwrwGuWBeC#?secret=NhE6bjgkT8" data-secret="NhE6bjgkT8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/">Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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