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	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 10:58:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[Tizi Ouzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancienne ministre française Ségolène Royal rencontre le journaliste Christophe Gleizes dans sa prison de Tizi-Ouzou. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/segolene-royal-plaide-a-alger-pour-la-liberation-de-christophe-gleizes/">Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En visite officielle en Algérie depuis le lundi 26 janvier 2026, l’ancienne ministre française Ségolène Royal, présidente de l’Association France‑Algérie, a obtenu l’autorisation de rencontrer le journaliste Christophe Gleizes, incarcéré dans la prison de Tizi‑Ouzou. La rencontre est prévue ce vendredi 30 janvier 2026, après que Royal a reçu une «réponse positive» du ministre de la Justice algérien. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger, tout en ouvrant une fenêtre de dialogue autour du cas du journaliste.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18304170"></span>



<p>Christophe Gleizes, collaborateur des magazines français <em>So Foot </em>et <em>Society</em>, avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi‑Ouzou alors qu’il réalisait un reportage sportif sur la Jeunesse Sportive de Kabylie. Condamné en juin 2025 à sept ans de prison ferme pour <em>«apologie du terrorisme»</em> et possession de publications <em>«contre l’intérêt national»</em>, sa peine a été confirmée en appel en décembre 2025. Ses soutiens dénoncent une condamnation arbitraire, estimant qu’il n’a fait que son métier de journaliste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un environnement politique sensible</h2>



<p>L’affaire a suscité une vive émotion en France, avec des appels à la mobilisation de Reporters sans frontières (RSF) et de syndicats de journalistes. RSF a dénoncé <em>«une atteinte grave à la liberté de la presse»</em> et a demandé l’intervention des autorités françaises pour obtenir une révision du dossier. La famille de Gleizes a, de son côté, déposé une demande de grâce présidentielle auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune et introduit un pourvoi en cassation pour tenter d’obtenir un nouveau procès.</p>



<p>Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : près de 250 détenus d’opinion sont actuellement emprisonnés en Algérie. Parmi eux, certains, comme l’économiste Djelloul Slama, ont été arrêtés pour avoir critiqué la politique économique ou sociale du gouvernement. La détention de Gleizes illustre, selon ses soutiens, les risques encourus par les journalistes et les militants dans un environnement politique sensible.</p>



<p>Ségolène Royal, qui a rencontré mardi le président Tebboune, a souligné que le dirigeant algérien se montre <em>«prêt au dialogue»</em> dès lors que le respect et la considération sont présents du côté français. La discrétion de la famille et de l’avocat de Gleizes, saluée par Royal, a été un facteur déterminant dans l’obtention de cette autorisation exceptionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie de prudence et de respect</h2>



<p>En parallèle, une mobilisation se poursuit en France, avec des rassemblements prévus à Paris, Toulouse, Lille, Perpignan et Montpellier. Une soirée de soutien organisée au Bataclan prévoit de reverser 100 % des bénéfices à RSF pour soutenir la campagne de libération de Gleizes.</p>



<p>Au‑delà de l’enjeu individuel, la visite de Royal a une portée symbolique : elle témoigne de la possibilité d’un dialogue diplomatique et humain, même dans un contexte de tensions, et attire l’attention sur la question de la liberté de la presse et des droits des journalistes étrangers en Algérie. Cette initiative pourrait également influencer les relations franco‑algériennes dans les semaines à venir, en montrant que des avancées sont possibles lorsque la diplomatie est menée avec prudence et respect.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/segolene-royal-plaide-a-alger-pour-la-liberation-de-christophe-gleizes/">Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump comme alibi &#124; Quand la fiction remplace l’information</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Imane Khelif]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l'article de Mohamed Sadok Lejri publié dans Kapitalis et intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/trump-ajoute-tebboune-et-macron-a-son-tableau-de-chasse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse»</a>, ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18218850"></span>



<p>Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par <em>L’Équipe</em> au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.</p>



<p>À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.</p>



<p>Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — <em>«vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité»</em> — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.</p>



<p>Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.</p>



<p>En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.</p>



<p>Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tebboune a réfuté les allégations relatives à un accord militaire entre l'Algérie et la Tunisie portant atteinte à la souveraineté tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/">Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, </em></strong><strong><em>31 décembre 2025</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18178268"></span>



<p>La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.</p>



<p>Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les craintes de l’opposition politique tunisienne</h2>



<p>Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible <em>«subordination»</em> de la Tunisie à l’Algérie.</p>



<p>Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la <em>«stabilité institutionnelle»</em> en Tunisie en période de troubles.</p>



<p>Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.</p>



<p>Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.</p>



<p>De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.</p>



<p>Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.</p>



<p>Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. <em>Le Figaro</em>, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XX<sup>e</sup> siècle.<br>L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démenti formel du président algérien </h2>



<p>Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien&nbsp;: <em>«La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»</em></p>



<p>Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité <em>«israélienne»</em>, faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité <em>« israélienne»</em>, ni pressé de prendre de telles mesures.</p>



<p>Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. <em>«La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie»</em>, a-t-il déclaré, ajoutant&nbsp;: <em>«Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»</em></p>



<p>Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eV2FqrE8zw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/">A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/embed/#?secret=J0X5ZXpOws#?secret=eV2FqrE8zw" data-secret="eV2FqrE8zw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/">Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Algérie &#124; La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[grâce présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Amine Belghit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce présidentielle accordée à l'historien alégérien Mohamed Amine Belghit condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/">Algérie | La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a accordé ce lundi 15 décembre 2025 une grâce totale à Mohamed Amine Belghit, historien et professeur d’université à Alger, définitivement condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. Il a fait des déclarations controversées, considérées comme racistes à l’égard des Amazighs.</em></strong></p>



<span id="more-18098710"></span>



<p>Cette de grâce présidentielle portant sur le reliquat de la peine de Belghit n’affecte pas les procédures en cours concernant d’autres détenus, ni les condamnations déjà prononcées dans des procès similaires.</p>



<p>Cette libération intervient dans un contexte sensible, marqué par des débats autour de la liberté d’expression, de l’identité culturelle et de la justice en Algérie. Certains observateurs ont noté que la mesure pourrait alimenter des discussions sur la cohérence et l’égalité de traitement des détenus dans le pays.</p>



<p>Les réactions sur les réseaux sociaux et forums montrent une diversité de points de vue : certains saluent la décision comme un geste humanitaire, tandis que d’autres appellent à des réformes plus larges pour garantir l’accès équitable à la justice pour tous les détenus, y compris ceux considérés comme prisonniers d’opinion.</p>



<p>Cette grâce présidentielle prouve aussi l’implication de l’exécutif dans le système judiciaire algérien. Le cas Belghit pourrait relancer le débat sur la grâce présidentielle et les limites de son application dans un pays où les questions de droits, d’identité et de liberté d’expression restent au cœur des discussions publiques.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>D. G.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EVYUsHIifb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/embed/#?secret=URmbEqB1qO#?secret=EVYUsHIifb" data-secret="EVYUsHIifb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/">Algérie | La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie &#124; Boualem Sansal gracié à la demande de Berlin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 06:17:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Frank-Walter Steinmeier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Âgé de 76 ans, l'écrivain Boualem Sansal, incarcéré à Alger depuis un an, vient d'être libéré pour raison humanitaire.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/">Algérie | Boualem Sansal gracié à la demande de Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le communiqué de la présidence algérienne, cité par l’AFP, indique que le chef de l’État algérien «a répondu favorablement à une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/berlin-demande-a-alger-la-grace-de-lecrivain-boualem-sansal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demande de son homologue allemand</a> concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal». Le texte précise que la demande «a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires».</em></strong></p>



<span id="more-17895340"></span>



<p>Âgé de 76 ans, Boualem Sansal avait été condamné en appel, en juillet dernier, à cinq ans de prison. Les autorités allemandes ont insisté sur la nécessité d’un transfert médical, évoquant <em>«son âge avancé et son état de santé fragile»&nbsp;</em>: il est atteint d’un cancer de la prostate. L’auteur du ‘‘<em>Village de l’Allemand</em>’’, l’un des romanciers algériens les plus traduits à l’étranger, est arrivé en Allemagne mercredi soir. Il devrait être transféré vers un établissement hospitalier en Allemagne.</p>



<p>Cette grâce, qui intervient après des mois de silence officiel, s’inscrit dans un contexte diplomatique où Alger cherche à consolider ses relations avec Berlin, notamment sur les plans économique et énergétique. L’Allemagne est aujourd’hui l’un des principaux partenaires européens de l’Algérie dans le domaine du gaz et des énergies renouvelables. Selon plusieurs observateurs, ce geste présidentiel, s’il répond à une logique humanitaire, revêt également une dimension diplomatique assumée. C’est aussi un pied de nez à la France et à son président qui n’ont cessé de demander la libération de l’écrivain, sans réaction de la part d’Alger.&nbsp;</p>



<p>Boualem Sansal, écrivain engagé et souvent critique envers les pouvoirs politiques en Algérie comme ailleurs, a construit une œuvre marquée par la réflexion sur la mémoire, la liberté et la fracture entre tradition et modernité. Son écriture, à la fois sobre et provocatrice, lui a valu plusieurs distinctions, dont le Grand Prix du Roman de l’Académie française en 2015, partagé avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.</p>



<p>Censuré à plusieurs reprises dans son propre pays, Sansal n’a jamais cessé d’interroger le rapport de l’Algérie contemporaine à son histoire et à sa pluralité identitaire. Son emprisonnement, jugé excessif par nombre d’intellectuels, avait suscité une vague de solidarité internationale. François Bayrou, entre autres, avait publiquement appelé Alger à faire preuve de clémence.</p>



<p>Pour <em>La Provence</em>, cette libération marque un tournant : elle traduit <em>«une attention particulière»</em> du président Tebboune à une requête humanitaire formulée au plus haut niveau, tout en maintenant l’équilibre entre raison d’État et diplomatie culturelle.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
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		<title>Berlin demande à Alger la grâce de l’écrivain Boualem Sansal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 07:34:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Frank-Walter Steinmeier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président fédéral d’Allemagne demande à son homologue algérien de libérer l'écrivain Boualem Sansal pour raison humanitaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/berlin-demande-a-alger-la-grace-de-lecrivain-boualem-sansal/">Berlin demande à Alger la grâce de l’écrivain Boualem Sansal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président fédéral d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a officiellement sollicité son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, pour qu’il accorde une grâce présidentielle à l’écrivain Boualem Sansal, détenu depuis un an en Algérie. La nouvelle a été rendue publique lundi 10 novembre 2025 dans un communiqué de la présidence de la république algérienne, confirmant la réception de la demande allemande.</em></strong></p>



<span id="more-17876934"></span>



<p>Dans sa lettre, le président Steinmeier appelle à un <em>«geste humanitaire»</em> envers l’auteur de <em>‘‘Village de l’Allemand’’ </em>et de<em> ‘‘2084. La fin du monde’’</em>, invoquant son âge avancé et la dégradation de son état de santé. Il propose que Sansal puisse se rendre en Allemagne afin d’y recevoir les soins médicaux nécessaires.</p>



<p><em>«J’ai demandé à mon homologue algérien la grâce de Boualem Sansal. Un tel geste serait l’expression d’un esprit humanitaire et d’une grande clairvoyance politique. Il refléterait les relations personnelles de longue date que j’entretiens avec le Président Abdelmadjid Tebboune, ainsi que les excellents rapports entre nos deux pays»</em>, a déclaré le président allemand.</p>



<p>Lauréat du Prix de la paix des libraires allemands, Boualem Sansal est une figure littéraire reconnue en Europe. Né en 1949 à Theniet El Had, il s’est imposé comme une voix critique du pouvoir et des dérives religieuses dans le monde arabe. Son œuvre, traduite en plusieurs langues, mêle mémoire, fiction et réflexion politique.</p>



<p>Le 1<sup>er</sup> juillet 2025, la Cour d’appel d’Alger l’a condamné à une peine de prison et à une amende pour des déclarations considérées comme<em> «portant atteinte à l’unité nationale et aux institutions de l’État»</em>. Son incarcération à la prison d’El Harrach a provoqué une vague d’indignation dans les milieux littéraires et intellectuels internationaux.</p>



<p>Depuis plusieurs mois, des organisations de défense des droits humains et des écrivains européens réclament sa libération, arguant du respect de la liberté d’expression et de la nécessité de soins médicaux urgents.</p>



<p>En Allemagne, des collectifs d’intellectuels, des libraires et des éditeurs ont multiplié les appels en faveur de Sansal, soulignant la portée symbolique de son œuvre pour le dialogue entre les cultures.</p>



<p>Cette intervention du président Steinmeier, rare dans une affaire judiciaire algérienne, confère à ce dossier une dimension diplomatique inédite. Elle pourrait, selon certains analystes, contribuer à renforcer le dialogue politique et culturel entre Alger et Berlin, dans un contexte régional sensible.</p>



<p>La présidence algérienne n’a pas encore réagi à cette demande. Toutefois, la mention d’<em>«excellents rapports»</em> entre les deux pays laisse entrevoir une approche diplomatique mesurée, susceptible d’ouvrir la voie à une issue humanitaire.</p>



<p>Le sort de Boualem Sansal, écrivain à la fois admiré et controversé dans son pays natal, est désormais suspendu à une décision présidentielle qui pourrait marquer un tournant symbolique dans les relations entre l’Algérie et l’Allemagne, mais aussi dans la manière dont le pouvoir algérien envisage la liberté d’expression.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong> (avec APS)&nbsp;</p>
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		<title>La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
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		<category><![CDATA[Houari Boumediene]]></category>
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		<category><![CDATA[Lahouari Addi]]></category>
		<category><![CDATA[régime militaire]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Algériens aspirent à rétablir la primauté du civil, à réhabiliter l’État de droit et à protéger l’armée du mécontentement social. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/">La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La date du 1<sup>er</sup> novembre 1954 est le plus fort symbole de l’histoire de l’Algérie en ce qu’elle a exprimé la volonté de se libérer de la domination coloniale et de fonder un Etat moderne. L’indépendance cependant n’était qu’une étape selon le mouvement national ; le but étant le développement économique et la création d’un Etat moderne. Soixante-onze années après cette date, où en est l’Algérie ?</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi &amp; Karim Naït Ouslimane</strong> *</p>



<span id="more-17784665"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Lahouari-Addi-Karim-Nait-Ouslimane.jpg" alt="" class="wp-image-17784826"/></figure>
</div>


<p>Il semble bien que le souffle historique de novembre 1954 n’a pas survécu à l’indépendance, et que les élites dirigeantes ont perdu de vue la principale promesse du mouvement national.</p>



<p>La fondation de l’Etat moderne, commencée avec la construction d’un pouvoir central, a été retardée par des vicissitudes historiques qu’il s’agit d’analyser objectivement, en se demandant quelle est la part des acteurs dans un système dont ils ne contrôlent plus l’évolution. Le système domine-t-il les acteurs ou bien ces derniers, au-delà de leurs intérêts, peuvent-ils influencer sa logique désincarnée ?</p>



<p>La question est ainsi posée car l’histoire du pays a créé un système qui a imposé aux dirigeants une logique qui ignore les intérêts de la Nation. D’où la nécessité d’une transition qui n’est plus une question à débattre pour quiconque observe objectivement la société algérienne. Et la question n’est donc plus celle de savoir si une transition est nécessaire, mais de déterminer sa nature et son objectif. S’agit-il d’un simple passage électoral à l’intérieur d’un ordre existant, ou d’un processus consensuel capable de redéfinir la source de la souveraineté et les institutions à l’intérieur de laquelle elle s’exerce ?</p>



<p>Autrement dit : la transition doit-elle s’inscrire dans les formes héritées du système ou les reconfigurer ? C’est cette question politique fondamentale en Algérie qui demande une réponse. A cette fin, il faut revenir sur la genèse de la période postcoloniale et ses vicissitudes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Primauté du militaire sur le politique</h2>



<p>Que dit en effet l’histoire récente de l’Algérie ? La radicalité du pouvoir colonial qui refusait toute réforme avait incité le mouvement national à militariser le politique et à créer un appareil militaire en vue de la libération nationale. Le pouvoir colonial rejetait toute perspective d’indépendance négociée. Le FLN a alors créé une armée clandestine pour mener l’insurrection en 1954. Mais à la veille de l’indépendance, cet appareil militaire a échappé au contrôle du leadership du FLN. En conséquence, le parti n’avait pas la capacité de s’opposer au coup d’État de l’État-Major contre le GPRA, malgré la résistance d’une partie des cadres de l’ALN de l’intérieur.</p>



<p>Entre juin et août 1962, le rapport de force a été tranché militairement : les troupes de l’extérieur, mieux armées, ont imposé leur domination sur celles de l’intérieur. Ce moment a inscrit durablement la centralité militaire dans l’exercice du pouvoir. Le processus s’est achevé en juin 1965 par le coup d’État qui a renversé le président Ahmed Ben Bella, élu en 1963 et également secrétaire général du Bureau politique du FLN, organe censé incarner la souveraineté populaire. Ce Bureau politique a été dissous et remplacé par le Conseil de la Révolution, dominé par les militaires et présidé par le colonel Houari Boumediene.</p>



<p>Le leadership militaire s’était émancipé de toute autorité civile et le politique a été absorbé par la structure militaire qui s’est imposée comme source unique de légitimité. Le pluralisme politique qui existait avant 1954 n’a pas été restauré. Bien que limité par le cadre colonial, il était néanmoins une réalité. Le PPA-MTLD, l’UDMA, l’Association des Oulémas, le Parti communiste étaient des partis qui exprimaient les différentes sensibilités idéologiques de la société. Au lieu de réactiver et d’élargir cette tradition, le régime naissant y a mis fin, institutionnalisant la primauté du militaire sur le politique, transformant le FLN en un appendice de l’administration qui lui avait confié la tâche de gérer la mémoire de la lutte de libération.</p>



<p>En 1962, le politique n’a pas été démilitarisé malgré le principe du congrès de la Soummam : la primauté du politique sur le militaire. La domination du politique par le militaire ne fait pas partie de la culture politique algérienne ; elle est née est de vicissitudes liées à l’histoire du mouvement national qui a créé un appareil militaire qui a échappé à son autorité politique.</p>



<p>La première décennie de l’indépendance a permis l’affermissement de la souveraineté nationale et l’installation d’un pouvoir central dans la continuité directe du projet du mouvement national. Mais elle a aussi mis en place un régime dont la structure institutionnelle a figé le politique au lieu de l’ouvrir pour accompagner la construction d’un Etat moderne reposant sur la légitimité populaire. Il est vrai que l’euphorie des indépendances avait suscité, à l’échelle du Tiers-Monde, un enchantement qui avait sous-estimé le poids des réalités.</p>



<p>En effet, dans les années 1950 et 1960, les discours populistes tiers-mondistes dominaient les champs politiques des nouveaux Etats indépendants. Sans accepter le contrôle populaire, ils affirmaient la nécessité de protéger les peuples de la domination impérialiste et de mettre en œuvre un développement économique que la faiblesse des bourgeoisies nationales ne permettait pas d’engager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique sans contrôle populaire</h2>



<p>C’est dans cette configuration que Boumediene, jeune officier marqué par son époque, s’est construit comme figure de chef politique, se présentant comme le défenseur des couches sociales populaires et le garant d’un projet de justice sociale. Son modèle était celui de la modernisation autoritaire visant à industrialiser le pays. A cet effet, il a interdit le pluralisme qu’il considérait comme un facteur de division et a aboli l’autonomie syndicale, tout en promettant de réaliser les promesses du mouvement national : emploi, industrialisation, réforme agraire, généralisation de la scolarisation&#8230; N’ayant été socialisé ni dans un parti ni dans une structure syndicale, Boumediene concevait la politique comme une menace pour la cohésion sociale et non comme un espace de régulation des conflits. Son projet, verbalement révolutionnaire, a en réalité coupé l’État de la société. L’échec du développement économique qu’il avait annoncé est directement lié à cette structure : une politique sans contrôle populaire, ni corps intermédiaires et ni représentation autonome.</p>



<p>L’absence d’une médiation politique a ouvert un espace à l’irresponsabilité, au gaspillage et à la corruption. Un contrôle effectif, soit par des élections pluralistes, soit par un parti disposant d’une véritable autorité politique, aurait pu limiter ces dérives.</p>



<p>Boumediene refusait cette possibilité, convaincu que la société n’était pas capable de protéger l’État contre les profiteurs, alors même que ces profiteurs ont prospéré sous son pouvoir en le soutenant. Il a façonné le régime autour de sa personne, en s’appuyant sur la Charte nationale adoptée par référendum, conçue comme un contrat direct entre lui et le peuple. Pour réaliser le projet qu’il défendait, il a concentré entre ses mains l’ensemble des pouvoirs : Chef d’État, Chef de gouvernement, ministre de la Défense, Chef de l’Etat-Major de l’armée après 1967 et président du Conseil de la Révolution. Ce dernier, s’autoproclamant dépositaire de la souveraineté nationale, a absorbé la fonction législative, donnant une légitimité politique au pouvoir exécutif.</p>



<p>Le régime a fonctionné avec un pouvoir exécutif reposant sur le charisme du leader et non sur des institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’armée, seule source effective du pouvoir</h2>



<p>Après la mort de Boumediene, la hiérarchie militaire a reconduit le même système tout en refusant de le doter d’un chef charismatique qui aurait une autorité sur elle. Le corps des officiers supérieurs n’accepte pas l’émergence d’un chef politique, même s’il sort des rangs de l’armée. A l’exception de Houari Boumediene, ni Chadli Bendjedid, ni Mohamed Boudiaf, ni Liamine Zéroual, ni Abdelaziz Bouteflika, ni Abdelmadjid Tebboune n’ont eu une autorité politique sur l’armée. Le système repose sur une règle non écrite mais structurante : l’armée est la seule source effective du pouvoir.</p>



<p>Il en résulte une division au sommet de l’État entre un pouvoir réel, souverain et non comptable, et un pouvoir formel, chargé de diriger l’administration gouvernementale.</p>



<p>En effet, si les militaires ne gouvernent pas directement, ils désignent ceux qui occupent les fonctions principales de l’État, déterminent les grandes orientations politiques et fixent les équilibres budgétaires. Le centre de gravité des décisions politiques et diplomatiques se situe au ministère de la défense et non à la présidence. Le candidat désigné pour exercer la fonction présidentielle doit accepter la condition de ne pas exercer d’autorité sur la hiérarchie militaire, malgré les dispositions de la constitution. Affaiblie et placée sous tutelle, la présidence n’a pas l’autorité nécessaire pour mener des réformes qui rompent avec la logique d’un système devenu rentier qui gaspille dans la consommation les richesses du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique basé sur les hydrocarbures</h2>



<p>La hiérarchie militaire a reconduit le modèle économique qui repose sur les revenus des hydrocarbures qui ont jusque-là caché les déséquilibres structurels. Le déficit permanent des entreprises publiques constitue une bombe à retardement et une vulnérabilité majeure susceptible de provoquer des émeutes en cas de baisse des prix du pétrole. L’incapacité des entreprises publiques à équilibrer leurs comptes entraîne un déficit que l’État finance par la création monétaire au détriment du pouvoir d’achat. Ce mécanisme est devenu un élément structurel de l’économie algérienne et une source permanente de fragilité sociale.</p>



<p>C’est ainsi que le budget de l’État algérien est financé par la perte sans fin du pouvoir d’achat du dinar, en plus des impôts et des revenus des hydrocarbures. La perte du pouvoir d’achat des consommateurs est structurelle et sans aucune perspective de redressement. La principale victime de ce système politico-économique est le dinar, monnaie froide déconnectée des dynamiques internationales d’accumulation. Le dinar n’est ni un moyen d’investissement ni une valeur refuge comme les autres monnaies.</p>



<p>L’Algérie a ainsi bâti un système politico-économique qui utilise la rente énergétique pour importer des biens de consommation au profit d’entreprises étrangères et d’intermédiaires compradores.</p>



<p>Pour être l’autorité suprême, la hiérarchie militaire porte une responsabilité directe dans les échecs économiques et sociaux du régime depuis l’indépendance. Elle est comptable de l’incapacité du pays à se développer malgré ses ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partis artificiels et transition factice</h2>



<p>Tandis que la société s’est profondément modifiée, dans sa composition comme dans ses attentes, le pouvoir central postindépendance est resté identique à lui-même. Cette fixité n’est pas une simple inertie : elle est constitutive du système. Or, les nouvelles générations (la GenZ notamment) n’acceptent pas le statu quo postcolonial ; elles le contestent par leur seule existence sociale et par les espérances qu’elles portent.</p>



<p>La séquence d’Octobre 1988, qui précède de peu l’effondrement des régimes socialistes en Europe de l’Est, avait montré que la société algérienne était inscrite dans la temporalité mondiale, celle des basculements politiques, de la fin des systèmes à parti unique et de l’économie administrée. Les émeutes d’Octobre avaient exprimé une exigence politique : ouvrir les institutions à la participation populaire et instituer un pluralisme politique réel. Le rejet du parti unique n’était pas un épisode conjoncturel, mais une rupture structurante et une phase du processus de la construction de l’Etat. Le parti unique avait atteint sa limite historique, bloquant le devenir politique du pays en le marginalisant par rapport aux dynamiques mondiales économiques, idéologiques et culturelles.</p>



<p>Sous la pression conjuguée des aspirations internes et de l’environnement international, les élites dirigeantes ont été contraintes, en 1989, de modifier la Constitution et de légaliser les partis politiques. Mais cette ouverture, pensée comme une concession et non comme une refondation, a produit une transition factice, sans contrat politique stabilisateur. Ni le régime ni l’opposition n’étaient préparés – politiquement, culturellement et doctrinalement &#8211; à une véritable redistribution des rapports de pouvoir. L’annulation des élections pluralistes en janvier 1992 a été la conséquence directe de l’absence d’un consensus au sujet de la transition. Le choix de la voie électorale a transformé la transition en affrontement et ouvert une séquence de lutte qui s’est achevée dans le sang.</p>



<p>Depuis, l’Algérie est revenue au système de parti unique de facto derrière une façade de pluralisme.</p>



<p>Les élections après 1992 ont été systématiquement truquées par l’administration qui détournait le suffrage universel au profit des deux partis artificiels du régime, le FLN et le RND. Ils étaient artificiels parce qu’ils n’avaient aucun ancrage dans la société. Sans les généreuses subventions de l’Etat, par ailleurs illégales au regard de la loi, et la complaisance de l’administration qui leur fournissait des locaux et des ressources, ces deux partis auraient disparu.</p>



<p>Le FLN et le RND, et les partis microscopiques qui ont été créés pour dévaloriser l’activité politique, ont été juste des opportunités aux arrivistes sans scrupules pour occuper des fonctions électives alors qu’ils n’ont aucun sens de l’intérêt public.</p>



<p>C’est ainsi que l’opinion publique perçoit les partis comme des groupements inutiles et incapables de porter la voix de la population dans les institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retard idéologique et culturel</h2>



<p>Ce que la situation post-1988 a montré aux Algériens, c’est que le pluralisme, introduit par la réforme constitutionnelle de 1989, n’a en rien modifié la nature du régime. Les partis ont été maintenus dans une position subordonnée, réduits à une fonction d’opposition sans perspective réelle de conquérir pacifiquement le pouvoir. Dans une société peu politisée et où la religiosité cherche à refouler les divergences idéologiques, les acteurs ont du mal à percevoir ces divergences comme des clivages susceptibles d’être résolus dans le cadre politico-juridique.</p>



<p>C’est ce retard idéologique et culturel de la société qui a permis au commandement militaire d’être un acteur politique qui interdit toute activité politique qu’il ne contrôle pas. Il a exercé une influence directe sur le champ politique en mobilisant les services de renseignement, détournés de leur rôle institutionnel. Leur mission était de fabriquer une vie politique artificielle, déconnectée des revendications sociales réelles : chômage massif des jeunes, gaspillage des ressources publiques, corruption généralisée. L’objectif était de neutraliser la société civile et d’étouffer toute velléité de changement politique. Car le présupposé implicite du régime est que la société doit obéir à l’État et non l’inverse.</p>



<p>L’opposition a été perçue comme une menace à contenir, alors qu’elle devrait être un lieu de socialisation politique et un mécanisme de renouvellement de légitimation du pouvoir d’Etat par la sanction électorale. En refusant l’autonomie des partis, des syndicats et de la presse, le régime a coupé l’État de ses racines sociales, idéologiques.</p>



<p>Par une ironie de l’histoire, l’Etat postcolonial se réapproprie le réflexe de l’administration coloniale qui imposait des béni-oui-oui comme représentants de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir une nouvelle séquence historique</h2>



<p>Dans cette configuration, l’institution militaire porte une part déterminante de la trajectoire politique du pays. La stabilité future et la pérennité de l’Algérie ne résultera pas du maintien d’un rapport de force obsolète, mais d’une capacité à ouvrir une nouvelle séquence historique.</p>



<p>Dans un contexte régional et international instable, marqué par les recompositions rapides des équilibres géopolitiques, la hiérarchie militaire a intérêt à inscrire son action dans une logique de préservation de l’État en tant qu’institution nationale.</p>



<p>Assumer cette responsabilité implique, au nom du serment de Novembre et la mémoire des Chouhadas, d’accompagner, sans la confisquer, une transition politique consensuelle. Il s’agit de rendre possible la formation d’un nouveau contrat social qui restitue au politique sa fonction propre : organiser pacifiquement la confrontation des idées, structurer les intérêts sociaux, garantir la continuité de l’État à travers la légitimité électorale.</p>



<p>Une telle orientation ne signifie pas un affaiblissement de l’armée, mais au contraire une clarification de son rôle dans la défense nationale et la protection des équilibres stratégiques. Elle seule peut, en prenant cette initiative historique, contribuer à refermer le cycle ouvert en 1962 et à rendre à la souveraineté populaire sa place centrale.</p>



<p>La stabilité future du pays suppose que l’armée se tienne à distance des conflits politiques internes à la société, car son implication dans ces derniers n’est pas dans son intérêt.</p>



<p>La politique est un espace conflictuel, par définition traversé par des divergences idéologiques et sociales. Une institution qui appartient à l’ensemble des citoyens ne peut durablement s’identifier à un camp ou à un parti sans se mettre en porte-à-faux avec une frange de la société.</p>



<p>Dans un État moderne, l’armée n’a pas à s’identifier à un courant politique ou à être la dépositaire de la souveraineté nationale. Elle est une branche du pouvoir exécutif qui obéit au pouvoir législatif issu des urnes. Son retrait de la sphère politique est une condition de la construction d’un espace civil autonome et de la préservation de la confiance en elle de la nation.</p>



<p>C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre le slogan <em>«madania machi askaria» </em>(«civile et non militaire»), scandé par des millions d’Algériens lors des marches du Hirak ; il exprime une exigence directe : rompre avec un schéma où le commandement militaire constitue la source effective du pouvoir en lieu et place de l’électorat. Il aspire à une transition démocratique entendue comme retrait du champ politique des services de sécurité de l’armée, appelés à se limiter à leur fonction propre, la défense de la nation contre les menaces extérieures. Cette exigence a été perçue par les décideurs comme une hostilité à l’institution militaire ou comme l’annonce d’un changement brutal de régime. En réalité, <em>«madania machi askaria»</em> renvoie à une aspiration politique légitime : celle de rétablir la primauté du civil, de réhabiliter l’État et de protéger l’institution militaire du mécontentement social qui ne manquera pas de se concentrer sur elle tant qu’elle demeure impliquée dans le champ politique.</p>



<p><em>*Universitaires</em></p>



<p class="has-text-align-right">31 octobre 2025</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4VajMjpX25"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/">Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/embed/#?secret=HMzjjG1OML#?secret=4VajMjpX25" data-secret="4VajMjpX25" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/">La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>A propos de l&#8217;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 11:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[accord militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Akrout]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Sehili]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Chengriha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'accord conjoint entre la Tunisie et l'Algérie dans le secteur de la défense suscite des interrogations notamment à Tunis,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/">A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;Algérie et la Tunisie ont signé, le 7 octobre 2025, un accord conjoint dans le secteur de la défense, à l’issue d’une visite de travail du ministre de la Défense Khaled Sehili à Alger, qui était accompagné de hauts gradés de la marine et des forces terrestres tunisiennes. Cet accord, on n’en connaît pas encore les détails mais qui suscite des réactions prudentes et mitigées, notamment du côté tunisien où certains se méfient de ce qu’ils considèrent comme une «volonté de domination algérienne.»   </em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-17632870"></span>



<p>Cet accord, annoncé par le ministère algérien de la Défense, constitue une étape importante dans les relations bilatérales et un pas important vers le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays, lit-on dans le communiqué officiel algérien.</p>



<p>Au cours de cette visite, précise encore le communiqué, le responsable tunisien a été reçu par le général Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministère de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée algérienne.</p>



<p>Les deux parties ont examiné les possibilités de coopération et discuté des moyens de renforcer la coordination sur les questions d’intérêt commun, notamment les défis sécuritaires auxquels la région est confrontée, ajoute le communiqué.</p>



<p>Par la suite, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu le ministre Sehili, réaffirmant la solidité des relations historiques et stratégiques entre les deux pays.</p>



<p><em>«Les entretiens préparatoires à cette signature ont porté, selon le ministère algérien de la Défense, sur un renforcement de la coopération militaire et sécuritaire, ainsi que sur l’élargissement du contrôle transfrontalier»</em>, rapporte <em>Jeune Afrique</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Précarité de la sécurité régionale</h2>



<p>Le journal parisien rappelle le contexte international et régional dans lequel la signature de ce traité est intervenue et évoque les deux attaques de drones ayant visé, début septembre, des bateaux de la flottille pour Gaza ancrés en rade du port tunisien de Sidi Bou Saïd. Attaques qui, selon une enquête de la chaîne américaine CBS News, auraient été approuvées en personne par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.</p>



<p>Selon <em>Jeune Afrique</em>, <em>«ces frappes sur le petit port ont montré toute la précarité de la sécurité tunisienne, d’autant que tout s’est déroulé à quelques centaines de mètres du palais de Carthage et sous les fenêtres de la résidence de l’ambassadeur des États-Unis, qui surplombe le rivage.»</em></p>



<p>Pour l’Algérie qui, selon les termes de <em>Jeune Afrique</em>, <em>«considère </em>[La Tunisie]<em> souvent comme un poste avancé de son propre territoire»</em>, l’accord avec la Tunisie s’inscrit dans une volonté de mieux protéger ses propres frontières.</p>



<p>On ne connaît pas encore les détails de l’accord en question, mais on peut estimer qu’il n’a pu être signé sans l’aval ou sous la dictée du président de la république Kaïs Saïed, chef suprême des forces armées et de l’Etat tunisien, comme l’a fait remarquer le général à la retraite Kamel Akrout dans un poste Facebook, hier soir, jeudi 9 septembre. Lequel a souvent souligné dans ses déclarations ce qu&rsquo;il appelle <em>«l’unité de destin»</em> entre les deux pays voisins. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lWCp4AiM2O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/10/kais-saied-souligne-lunite-du-destin-entre-la-tunisie-et-lalgerie/">Kais Saïed souligne «l’unité du destin» entre la Tunisie et l’Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kais Saïed souligne «l’unité du destin» entre la Tunisie et l’Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/10/kais-saied-souligne-lunite-du-destin-entre-la-tunisie-et-lalgerie/embed/#?secret=fze5do0NOE#?secret=lWCp4AiM2O" data-secret="lWCp4AiM2O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Nouvelles retrouvailles Saïed-Tebboune à Alger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 10:51:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Ghali]]></category>
		<category><![CDATA[IATF2025]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamat Idriss Déby]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Younes El-Menfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune, présidents respectifs de la Tunisie et de l’Algérie, sont des voisins heureux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/nouvelles-retrouvailles-saied-tebboune-a-alger/">Nouvelles retrouvailles Saïed-Tebboune à Alger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune, présidents respectifs de la Tunisie et de l’Algérie, sont des voisins heureux et ils le montrent à chacune de leurs rencontres où leurs sourires, une fois n’est pas coutume, illuminent les objectifs des photographes. Leurs retrouvailles, hier soir, mercredi 3 septembre 2025, à Alger, n’ont pas dérogé à cette règle. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-17383062"></span>



<p>Les deux chefs d’Etat ont tenu une longue séance de travail à l’aéroport d’Alger Houari-Boumediene, axée sur le renforcement des relations bilatérales privilégiées et l’examen de questions régionales et internationales d’intérêt commun, nous apprend l’agence Tap.</p>



<p>Au cours de cette rencontre, Saïed a souligné <em>«la solidité et la profondeur des relations bilatérales»</em> entre les deux pays, réaffirmant <em>«la volonté commune de les renforcer davantage dans tous les domaines, au service de l’intérêt des deux pays et des deux peuples frères»</em>.</p>



<p>Saïed, qui voyage rarement hors de son pays, s’est rendu à Alger pour participer à la 4<sup>e</sup> édition de la Foire du commerce intra-africain (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/intra-african-trade-fair-iatf-entre-ambitions-et-deceptions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IATF2025</a>), qui se déroule du 4 au 10 septembre 2025 en Algérie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17383108" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Kais-Saied-Abdelmadjid-Tebboune-Alger.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>À son arrivée, il&nbsp;a été accueilli par son hôte algérien et les deux présidents ont salué les drapeaux nationaux aux sons des hymnes des deux pays et ont passé en revue un détachement des forces armes qui leur a rendu les honneurs.</p>



<p>Parmi les autres chefs d’Etat présents à cet événement, censé prouver le tropisme africain de l’Algérie qui s’est quelque peu émoussé ces derniers temps, on citera, outre Kaïs Saïed, le Tchadien Mahamat Idriss Déby, le Mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Libyen Mohamed Younes El-Menfi et l’inévitable président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/nouvelles-retrouvailles-saied-tebboune-a-alger/">Nouvelles retrouvailles Saïed-Tebboune à Alger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Boudjedra charge Sansal et Daoud &#124; «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 10:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Boudjedra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Boudjedra accuse Boualem Sansal et Kamel Daoud de «réhabiliter le colonialisme sous couvert de littérature».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/">Boudjedra charge Sansal et Daoud | «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain algérien Rachid Boudjedra a raté une occasion de se taire, lui qui n’écrit presque plus (son dernier roman, ‘‘La dépossession’’ est paru en 2017) et qui est presque tombé dans l’oubli. Les mauvaises langues disent qu’il est jaloux du succès de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boualem Sansal</a> et Kamel Daoud qu’il a cru devoir charger pour plaire au régime en place à Alger.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17120743"></span>



<p>Dans un entretien accordé à la télévision publique algérienne, l’écrivain et ancien maquisard a vivement dénoncé l’attitude de certains auteurs algériens francophones qu’il accuse de <em>«réhabiliter le colonialisme sous couvert de littérature»</em>. Une attaque frontale qui vise explicitement Boualem Sansal et Kamel Daoud, qualifiés d’<em>«idéologues opportunistes»</em> atteints, selon lui, du <em>«syndrome du colonisé»</em>.</p>



<p>À l’origine de cette sortie médiatique, la réédition de son ouvrage <em>‘‘Les contrebandiers de l’histoire’’</em>, publié il y a sept ans et désormais disponible dans une version enrichie chez Dar El Hikma. Boudjedra y poursuit son combat contre ce qu’il considère comme une tentative de falsification de l’histoire nationale, menée par une frange d’intellectuels qui, à ses yeux, ont tourné le dos à l’Algérie postcoloniale. <em>«Ils ont saccagé notre mémoire au nom du prestige, de l’argent et de la reconnaissance occidentale»</em>, affirme-t-il, tout en évoquant l’influence persistante de <em>«certains lobbys nostalgiques de la colonisation»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un <em>«écrivain</em> <em>ordinaire»</em> et un <em>«marginal psychologiquement instable»</em></h2>



<p>L’auteur du <em>‘‘Démantèlement’’</em> ne mâche pas ses mots : Kamel Daoud est présenté comme un <em>«écrivain</em> <em>ordinaire»</em>, dont les chroniques <em>«insultaient les Algériens tout en encensant le colonisateur et en dénigrant la guerre de libération»</em>.</p>



<p>Boualem Sansal est décrit comme un <em>«marginal psychologiquement instable»</em>, accusé de relayer des thèses jugées <em>«dangereuses»</em>, et entretenant <em>«des liens avec l’extrême droite française»</em>.</p>



<p>Boudjedra estime que cette tendance littéraire n’est qu’une mode passagère, vouée à s’effacer : <em>«Dans quelques années, ils tomberont dans l’oubli. Même la société française finira par les rejeter.»</em></p>



<p>L’écrivain appelle les intellectuels algériens à opposer une <em>«guerre des plumes»</em> à ces narrations qu’il juge toxiques. Il plaide pour un <em>«assaut culturel»</em> en réponse à cette relecture de l’histoire algérienne, et insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de l’enseignement de la mémoire nationale, à l’école comme à l’université.</p>



<p>Bien qu’outrancières, les critiques qu’adresse Boudjerda à ses deux collègues ne sont pas totalement injustifiées, l’alignement systématique de ces derniers sur les préjugés des anciens colons à propos des Musulmans, des Arabes et des Palestiniens, entre autres sujets, est pour le moins problématique, mais c’est le timing de ces critiques et le fait qu’elles lui valent l’adoubement officiel du pouvoir en place à Alger qui poseraient problème. Un écrivain sérieux est censé éviter l’instrumentation de ses écrits et de ses positions par le pouvoir, quel qu’il soit.</p>



<p>À noter que le président Abdelmadjid Tebboune a reçu officiellement Rachid Boudjedra ce lundi au Palais présidentiel, marquant ainsi une reconnaissance institutionnelle pour cet écrivain engagé, souvent polémique, mais résolument fidèle à une certaine idée de l’Algérie.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1eRkYGTcnl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/embed/#?secret=TPsxVeiD1z#?secret=1eRkYGTcnl" data-secret="1eRkYGTcnl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/">Boudjedra charge Sansal et Daoud | «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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