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	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune - Kapitalis</title>
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		<title>Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Maroc - Emirats arabes unis - Israël qui agace l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Algérie a justifié la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis par «une accumulation d’actes provocateurs et hostiles» sans pour autant révéler «ces actes». Aucune explication. En réalité, cette rupture n’est pas un différend bilatéral, c’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv qui agace Alger, un axe concurrent et aux intérêts divergents. Le modèle d’influence des Émirats gagne en puissance alors le modèle traditionnel de l’Algérie est confronté à une pression grandissante et ses outils ne sont plus efficaces et adaptées au contexte régional actuel. L’architecture régionale est en pleine mutation et l’influence n’est plus dictée automatiquement par la taille du territoire. La donne a changé et les outils ont évolué.</em></strong> <em>(Photo : Abdelmadjid Tebboune  discute avec Mohammed Ben Zayed , lors du sommet du G7 en Italie le 14 juin 2024).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19649618"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique marocain Amine Ayoub a publié une analyse dans <a href="https://www.ynetnews.com/opinions-analysis/article/hjkzmfxtgx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ynet Global</a>, version anglophone en ligne du journal israélien <em>Yediot Aharonot</em>, dans laquelle il revient sur le divorce houleux entre Alger et Abou Dhabi. Selon lui, lorsque l’Algérie a ordonné à l’ambassadeur des Émirats de quitter son territoire sous quarante-huit heures, le 10 septembre 2026, et a annoncé des restrictions visant les aéronefs militaires et civils immatriculés aux Émirats —tout en exemptant les vols commerciaux jusqu’à la fin de l’année—, cette rupture a immédiatement mis en lumière un réalignement régional plus profond. Les déclarations officielles algériennes ont fait état d’une accumulation d’actes <em>«provocateurs et hostiles»</em>, sans toutefois désigner un incident déclencheur unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux modèles de puissance régionale distincts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a exprimé ses regrets et a dit espérer que cette rupture pourrait, à terme, être annulée. L’absence d’une cause bien déterminée est, en soi, un élément révélateur. Il ne s’agit pas tant d’un différend bilatéral que d’une confrontation ouverte entre deux modèles de puissance régionale distincts, s’étendant de l’Afrique du Nord au Sahel et au Moyen-Orient au sens large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie s’appuie sur un modèle étatique fondé sur l’étendue de son territoire, ses ressources énergétiques, sa capacité militaire et une diplomatie formelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, quant à eux, opèrent selon un modèle en réseau, déployant capitaux, logistique, infrastructures commerciales et partenariats de sécurité ciblés bien au-delà de leurs frontières. Dans des environnements politiques fragmentés, ce modèle en réseau permet de générer un levier d’influence plus rapidement et avec plus de souplesse que le poids géographique traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est devenue de plus en plus manifeste à mesure que l’Algérie et les Émirats ont poursuivi des intérêts divergents sur plusieurs théâtres régionaux au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0ZGAuq4srZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=MyWJ9ZL85B#?secret=0ZGAuq4srZ" data-secret="0ZGAuq4srZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc, ligne de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc en offre l’illustration la plus frappante. Pendant des décennies, la rivalité entre Alger et Rabat a été centrée sur la question du Sahara occidental, l’Algérie apportant un soutien de longue date au Front Polisario. La nature de cette confrontation bilatérale a changé en novembre 2020, lorsque les Émirats ont ouvert un consulat à Laâyoune, dans la partie marocaine du territoire contesté, et exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Cette initiative s’inscrivait dans le contexte de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en a pas résulté une alliance militaire formelle dirigée contre l’Algérie mais plutôt un réseau de plus en plus dense de partenariats qui se chevauchent. Parmi les exemples concrets, on peut citer les investissements émiratis dans les infrastructures et l’énergie au Maroc —notamment des projets majeurs dans les secteurs de l’eau et de l’électricité— ainsi que le développement, depuis 2020, d’une coopération industrielle et de défense entre Rabat et Tel Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de ces initiatives dépasse le simple cadre économique. Selon Amine Ayoub, elles renforcent les capacités du Maroc, approfondissent ses partenariats extérieurs et confèrent à des acteurs tiers des intérêts croissants dans l’environnement stratégique entourant le Sahara occidental, autant de formes d’influence que l’Algérie ne peut aisément contrer par la diplomatie traditionnelle ou des pressions bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc ne fait plus face à l’Algérie en tant que voisin isolé. Cela s’inscrit dans un réseau en pleine expansion reliant Rabat, Abou Dabi, Tel Aviv et Washington. Pour Israël, cet aspect est crucial, car la relation avec le Maroc renforce sa présence stratégique et ses liens de défense vers l’ouest. La coopération avec Rabat étend l’influence d’Israël le long des façades atlantique et méditerranéenne de l’Afrique du Nord, selon des modalités inédites il y a dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La combinaison de la reconnaissance diplomatique, des investissements économiques et de la coopération sécuritaire a modifié l’équilibre des influences aux abords de la frontière occidentale de l’Algérie, sans pour autant nécessiter un pacte militaire formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a des conséquences concrètes sur la manière dont l’Algérie évalue ses options régionales et sur la façon dont les puissances extérieures interagissent avec le Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel, théâtre d’une rivalité plus profonde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une évolution parallèle s’observe au sud de l’Algérie. Alger a longtemps considéré le Sahel comme un terrain privilégié pour la médiation diplomatique. L’Accord d’Alger de 2015 sur le Mali a marqué l’apogée de cette approche, fondée sur des négociations formelles entre États et des engagements institutionnels. Les coups d’État militaires survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023 ont bouleversé le paysage institutionnel sur lequel reposait la diplomatie algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux gouvernements militaires se sont montrés moins réceptifs aux médiations extérieures, perçues comme une entrave à leur souveraineté et plus ouverts à des partenariats alternatifs offrant des ressources sans les mêmes conditions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs extérieurs proposant des ressources flexibles ont investi l’espace ainsi libéré. ​​Les Émirats ont apporté capitaux, projets commerciaux et capacités logistiques dans des zones où l’Algérie misait davantage sur la proximité géographique et une médiation fondée sur la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l’Afrique, les investissements émiratis dans les infrastructures portuaires, aériennes et de sécurité —notamment leur présence de longue date à Berbera dans le Somaliland— ont créé des canaux d’influence opérant largement en dehors des cadres traditionnels de médiation diplomatique. Ces relations confèrent à Abou Dhabi un accès concret et un levier d’action, même là où les institutions politiques formelles sont faibles ou fragmentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste est également visible en Libye. L’Algérie a généralement privilégié les institutions formelles et les processus soutenus par l’Onu visant la réconciliation nationale. À l’inverse, les Émirats ont entretenu des liens plus étroits avec les forces militaires de l’Est associées à Khalifa Haftar, privilégiant des objectifs sécuritaires ciblés au détriment de règlements politiques globaux. Cette divergence d’approche ne relève pas de la simple tactique, elle reflète deux conceptions distinctes de l’exercice de l’influence dans des contextes politiques fragmentés où l’autorité de l’État est contestée ou incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Soudan accentue cette même divergence. Les Émirats ont fait face à de graves accusations de la part d’enquêteurs de l’Onu et de Human Rights Watch concernant des réseaux assurant la logistique et le soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), Abou Dabi dément fermement avoir apporté un tel soutien. Au-delà du différend sur ces accusations précises, cet épisode illustre une tendance plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des environnements politiques fragmentés, les capitaux, la logistique et les réseaux informels peuvent générer un levier d’influence plus rapidement que la médiation diplomatique traditionnelle. Pour l’Algérie, cela représente un défi majeur, alors que les États africains fragiles deviennent le théâtre d’une concurrence accrue pour l’influence extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, bénéficiaire discret</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que l’angle israélien constitue l’élément le plus déterminant de cette rupture, bien qu’il faille l’aborder avec précaution. Il considère qu’Israël n’est pas à l’origine de la rupture entre Alger et Abou Dabi mais cette que rupture renforce une configuration régionale dans laquelle le Maroc et les Émirats sont de plus en plus liés à Israël, tandis que l’Algérie demeure en marge de ce réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Accords d’Abraham ne se limitaient pas à de simples accords commerciaux bilatéraux. Ils ont jeté les bases de partenariats croisés dans les domaines du renseignement, de la sécurité maritime, de la défense aérienne et des technologies de défense. L’intensification de la coopération entre Israël, le Maroc et les Émirats a tissé une toile de plus en plus dense de relations sécuritaires couvrant certaines parties de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces relations englobent une coopération industrielle dans le domaine de la défense, le partage de renseignements sur les menaces communes et une coordination des positions diplomatiques sur des questions régionales clés. L’Algérie, qui applique une politique stricte de non-normalisation et place la question palestinienne au cœur de son identité régionale, reste en dehors de ce réseau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et Washington dans tout ça !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique américaine doit éviter de considérer l’Algérie et les partenaires des Accords d’Abraham comme des piliers interchangeables de sa stratégie en Afrique du Nord. L’Algérie demeure un fournisseur d’énergie important pour l’Europe et conserve un rôle dans certains dispositifs de lutte antiterroriste. Toutefois, sa posture stratégique est limitée par une doctrine d’autonomie et par des liens étroits en matière de défense avec des fournisseurs non occidentaux. Selon les données du Sipri*, la Russie a représenté 48% des importations d’armes majeures de l’Algérie entre 2020 et 2024, alors même que le volume global des importations d’armes algériennes a diminué en valeur absolue sur cette période, chutant d’environ 73% par rapport au quinquennat précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son analyse, Amine Ayoub estime que Washington aurait tout intérêt à accorder une importance accrue au réseau Maroc-Israël-Émirats en tant que cadre émergent pour la sécurité régionale, le commerce et la coopération technologique, tout en maintenant un engagement pragmatique avec l’Algérie lorsque les intérêts américains l’exigent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’encourager les partenaires à la prudence sur les théâtres d’opérations africains fragiles afin que les rivalités n’exacerbent pas les conflits et ne profitent pas, en fin de compte, aux acteurs hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne doit pas être d’isoler l’Algérie de façon permanente. Il s’agit de reconnaître que l’architecture régionale est en pleine mutation et d’aligner la politique américaine sur les partenaires les plus disposés et les plus aptes à approfondir la coopération concrète en matière de sécurité et d’intérêts économiques communs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfUsJw4pNg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/">Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d&rsquo;Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d’Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/embed/#?secret=ZPiFon8m53#?secret=EfUsJw4pNg" data-secret="EfUsJw4pNg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un ordre régional en mutation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre l’Algérie et les Émirats ne signifie pas l’effondrement de la diplomatie arabe. Elle confirme que l’influence régionale ne se transmet plus automatiquement par la taille du territoire ou une hiérarchie formelle. Le pouvoir se génère de plus en plus grâce à la mobilité des capitaux, aux infrastructures commerciales, aux réseaux logistiques et aux partenariats de sécurité adaptatifs qui transcendent les frontières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie conserve des atouts considérables : son territoire, ses ressources énergétiques, une armée puissante et des décennies d’expérience diplomatique. Ces atouts demeurent pertinents. Toutefois, ils se traduisent moins efficacement en ce levier d’influence transfrontalier propre aux puissances agissant en réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre Alger et Abou Dhabi n’a pas engendré le nouvel ordre régional, elle a mis en lumière l’ampleur de l’érosion de l’ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage dont bénéficie Israël ne réside donc ni dans une nouvelle alliance spectaculaire ni dans un gain militaire immédiat. Il tient à l’expansion constante d’un réseau stratégique dans une région où la position de l’Algérie est de plus en plus contestée. Dans la nouvelle configuration qui se dessine en Afrique du Nord et en Méditerranée orientale, le Maroc et les Émirats arabes unis renforcent leurs liens avec Tel Aviv, tandis que l’Algérie s’éloigne davantage de cette dynamique émergente. C’est pourquoi, selon Amine Ayoub, Israël s’impose comme le vainqueur discret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* L’indice ou les bases de données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) mesurent les dépenses militaires mondiales, le volume des transferts d’armes et la production d’armements à travers des rapports de référence.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Algérie &#124; Les graines de la discorde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 11:43:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Khémaïs Gharbi</strong> <strong>*</strong></p>



<span id="more-19337764"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les nations ne sont pas seulement menacées par les armes. Elles le sont tout autant par les mots, les rumeurs, les manipulations et les divisions savamment entretenues. Depuis toujours, les puissances qui convoitent un pays savent qu’il est souvent plus efficace de dresser un peuple contre lui-même ou contre ses voisins que de l’affronter directement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’échappe pas à cette réalité. Située au cœur de la Méditerranée, ouverte sur l’Europe, appartenant au Maghreb et au monde arabe, elle occupe une position géostratégique qui suscite naturellement l’intérêt de nombreux acteurs internationaux. Chacun défend ses intérêts, parfois de manière légitime, parfois en cherchant à influencer les équilibres régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les difficultés économiques, les tensions sociales et les incertitudes politiques fragilisent un pays, celui-ci devient plus vulnérable aux campagnes d’influence. Les frustrations populaires peuvent alors être orientées vers des adversaires désignés, parfois sans rapport avec les véritables causes des problèmes. Il devient alors facile de semer les graines de la discorde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des méthodes les plus efficaces consiste à détériorer les relations entre deux peuples qui ont pourtant bâti, au fil des siècles, une histoire commune faite de solidarité, de respect et de bon voisinage. Les liens entre la Tunisie et l’Algérie ne sont pas le fruit du hasard. Ils se sont forgés dans la géographie, dans l’histoire, dans les échanges humains, économiques et culturels, mais aussi dans les épreuves traversées ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire de solidarité, de respect et de bon voisinage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux peuples n’ont jamais construit leur relation sur la confrontation. Au contraire, ils ont appris à vivre côte à côte, à s’entraider lorsque les circonstances l’exigeaient et à préserver une frontière parmi les plus paisibles de la région. Cette réalité historique mérite d’être protégée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément parce que cette relation est solide qu’elle peut devenir la cible de ceux qui auraient intérêt à la fragiliser. Il suffit parfois d’une déclaration sortie de son contexte, d’une phrase interprétée de manière malveillante, d’une polémique amplifiée sur les réseaux sociaux ou d’une campagne de désinformation pour tenter de transformer un geste de solidarité en sujet de discorde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Récemment encore, une déclaration du président algérien Abdelmadjid Tebboune **, exprimée dans un esprit de soutien à la Tunisie, a été exploitée par certains pour tenter d’y voir une ingérence ou un motif de polémique. Les réseaux sociaux se sont rapidement transformés en caisse de résonance où les interprétations les plus excessives ont parfois pris le pas sur la raison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de notre région offre pourtant une leçon qu’il serait dangereux d’oublier. Les divergences politiques, même profondes, ne doivent jamais faire oublier l’essentiel lorsque les intérêts supérieurs d’un peuple sont en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de Bizerte en 1961 en est l’une des plus belles illustrations. À cette époque, les relations entre le président Habib Bourguiba et le président Gamal Abdel Nasser étaient particulièrement tendues. Les désaccords étaient publics, parfois virulents, et semblaient difficilement conciliables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais lorsque la Tunisie affronta la France lors de la bataille de Bizerte, les querelles s’effacèrent devant l’intérêt supérieur de la nation tunisienne. L’Égypte apporta immédiatement son soutien politique, militaire et diplomatique à la Tunisie. Bourguiba, le gouvernement tunisien et le peuple accueillirent avec émotion cette solidarité venue d’un pays frère. Ce geste démontrait qu’au-delà des divergences, il existait une conscience commune face à une menace extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nasser avait cité&nbsp;à cette occasion un proverbe qui illustrait la vieille sagesse du monde arabe : <em>«Moi et mon frère contre notre cousin ; moi, mon frère et notre cousin contre l’étranger.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette formule se cache une vérité politique intemporelle : les différends entre frères ne doivent jamais devenir une arme entre les mains de ceux qui cherchent à les diviser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire face avec discernement aux tentatives de manipulations </h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette sagesse que nous gagnerions à retrouver aujourd’hui. Les désaccords peuvent exister entre gouvernements, les opinions peuvent diverger, mais ils ne devraient jamais conduire les peuples à oublier tout ce que l’histoire, la géographie et les sacrifices communs ont construit entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les véritables amis d’un peuple ne cherchent pas à l’isoler de ses voisins ; ils cherchent au contraire à renforcer les liens qui contribuent à sa stabilité. La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire enseigne une leçon simple : les peuples qui se laissent diviser servent souvent les intérêts d’autres qu’eux-mêmes. À l’inverse, ceux qui savent préserver leurs relations de confiance renforcent leur souveraineté et leur capacité à faire face aux défis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens ont toujours fait preuve de discernement face aux tentatives de manipulation. Il faut espérer qu’ils continueront à exercer cet esprit critique, en refusant les discours qui cherchent à fabriquer des ennemis là où l’histoire a construit des frères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les graines de la discorde ne germent que lorsqu’on les arrose. À chacun de veiller à ce que la sagesse, la mémoire et le respect mutuel soient plus forts que les semeurs de division.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ecrivain et traducteur. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NJSoChRw1Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=zVdKVWlQLL#?secret=NJSoChRw1Q" data-secret="NJSoChRw1Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 08:40:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[migrants illégaux subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[ressources hydrauliques]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lieu d'agiter des épouvantails, les Tunisiens gagneraient à regarder de plus près les véritables menaces actuelles à leur pays.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La dernière sortie du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie **, que de nombreux Tunisiens trouvent déplacée voire insultante, repose la question des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords sécuritaires et de défense</a> conclus le 7 octobre 2025 entre Tunis et Alger et surtout leur définition de la menace terroriste et leurs modalités opératoires, dont on sait très peu de choses.</em></strong> (Photo : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19337036"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’absence de communication à ce sujet de la part des autorités tunisiennes suscite de sérieuses appréhensions surtout au vu des nombreuses suspicions et même des confidences attribuées à d’anciens responsables sécuritaires algériens sur des liens troubles entre les services spéciaux du pays voisin et certains groupes terroristes et même, semble-t-il, certaines actions terroristes commises en Tunisie notamment au cours des années 2012-2013.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation trouble du régime algérien avec le terrorisme et la quête démocratique nécessite une clarification des accords et des engagements sécuritaires et de défense bilatéraux afin d’éviter que la crainte de l’inconnu et des précédents attribués au régime algérien ne fassent passer la crise de confiance entre les deux peuples à un sentiment plus profond et plus durable de nature à creuser un fossé entre les deux voisins condamnés par l’histoire et la géographie à coexister pacifiquement et en bonne entente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens qui brandissent l’épouvantail d’Israël et du sionisme international et ne prêtent pas attention à ceux qui vouent une haine tenace à la Tunisie et nourrissent des desseins maléfiques à son égard, gagneraient à regarder de plus près la véritable et actuelle menace à leur pays en se posant de simples questions :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui occupe des territoires tunisiens riches en hydrocarbures et en ressources hydrauliques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui assèche les cours d’eau qui ont depuis l’aube des temps irrigué la Tunisie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui a enraciné la contrebande en Tunisie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui a organisé des attaques et des actions terroristes contre la Tunisie comme à Gafsa en 1980 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; quelles sont la nationalité et l’origine des dirigeants les plus sanguinaires des groupements islamistes qui ont sévi en Tunisie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui inonde la Tunisie avec des migrants illégaux subsahariens qui la mettent dans une situation inextricable d’être considérée comme une menace à la citadelle Europe, pourtant notre principal partenaire économique, ou envisager un rapatriement dépassant les moyens logistiques disponibles ou contribuer au dessein déstabilisateur d’une guerre civile au risque d’un remplacement démographique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui cherche à isoler la Tunisie sur la scène internationale en utilisant le chantage énergétique et terroriste ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui exprime par ses actions et ses propos le plus de mépris pour la Tunisie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; qui cherche à gommer l’indépendance et la souveraineté de la Tunisie en la traitant ou même en la décrivant comme une province ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui n’arrive pas à définir la menace réelle à sa stabilité et à sa souveraineté est une proie facile et à moitié conquise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** S’exprimant devant la presse, le 27 juillet 2026, le président algérien a menacé, sans les nommer, ceux qui veulent «déstabiliser» la Tunisie. Il a employé une expression populaire algérienne virulente («nous détruirons la tente de ses parents») par allusion aux entités qui chercheraient à déstabiliser la Tunisie. Selon lui, la Tunisie est visée uniquement en raison de sa proximité avec l’Algérie. Traduire : certains acteurs chercheraient à fragiliser le voisin tunisien pour mieux isoler et affaiblir l’Algérie. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PMCNyJHi4D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/tunisie-algerie-l-besoin-de-clarification-pour-plus-de-transparence/">Tunisie-Algérie l Besoin de clarification pour plus de transparence</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie l Besoin de clarification pour plus de transparence » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/tunisie-algerie-l-besoin-de-clarification-pour-plus-de-transparence/embed/#?secret=gdnc8d8Wfl#?secret=PMCNyJHi4D" data-secret="PMCNyJHi4D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Tunisie-Algérie &#124; Vers un «partenariat stratégique global»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/tunisie-algerie-vers-un-partenariat-strategique-global/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 08:12:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Attaf]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[Tebessa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la Tunisie, le partenariat avec l'Algérie voisine demeure un pilier de sa politique étrangère régionale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/tunisie-algerie-vers-un-partenariat-strategique-global/">Tunisie-Algérie | Vers un «partenariat stratégique global»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour Tunis, le partenariat avec Alger demeure un pilier de sa politique étrangère régionale, notamment en ce qui concerne la sécurité, l’énergie, l’eau, la sécurité alimentaire, la stabilité des frontières et le dossier libyen.</em></strong></p>



<span id="more-19198672"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a été reçu à Alger par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Cette rencontre s’est tenue en marge des travaux du comité de suivi tuniso-algérien, réuni dans la capitale algérienne les 7 et 8 juillet pour mettre en œuvre les conclusions de la 23<sup>e</sup> session de la Grande commission mixte bilatérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’entretien, M. Nafti a transmis à M. Tebboune les salutations du président tunisien Kaïs Saïed, ainsi que ses félicitations à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Il a réitéré l’engagement de Tunis à renforcer les liens de fraternité, de coopération et de partenariat avec l’Algérie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le chef de l’État algérien a prié le ministre tunisien de transmettre ses salutations à M. Saïed, soulignant la convergence de vues entre les deux pays sur diverses questions régionales et internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de M. Nafti intervient dans un contexte de regain d’activité concernant les mécanismes bilatéraux entre Tunis et Alger. Le ministre a réaffirmé la volonté tunisienne d’élever les relations avec l’Algérie au rang de <em>«partenariat stratégique global»</em>, conformément aux directives des deux chefs d’État et aux attentes de leurs peuples respectifs, comme l’a rapporté l’agence de presse officielle algérienne, APS.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19198750" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Mohamed-Ali-Nafti-Ahmed-Attaf-Alger.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de suivi était coprésidé par M. Nafti et le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines algérien, Ahmed Attaf. Les travaux ont porté sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la Grande commission mixte tenue à Tunis en décembre 2025 et du Forum économique tuniso-algérien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont notamment abordé les questions de sécurité, de transport, de technologies de la communication, d’affaires sociales, de travail, de formation, de culture et de sport. Les deux pays ont également réaffirmé la nécessité d’une coordination accrue concernant l’eau, l’énergie, la sécurité alimentaire, le développement des zones frontalières et le renforcement des échanges commerciaux, dans le but d’ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises tunisiennes et algériennes, y compris sur les marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une attention particulière a également été portée aux communautés résidant dans les deux pays, grâce à la mise à jour d’accords bilatéraux et à l’introduction de mesures supplémentaires visant à faciliter la résidence, l’emploi et l’accès à la propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des travaux, le procès-verbal de la réunion a été signé et une feuille de route définissant le calendrier des futures échéances bilatérales a été adoptée. Sur le plan économique, la relance du partenariat fait suite au Forum tuniso-algérien sur l’investissement et les échanges bilatéraux entre Gafsa et Tébessa ; organisé fin juin, cet événement a abouti à la conclusion de 35 accords préliminaires entre opérateurs économiques des deux pays et à l’identification de sept projets stratégiques dans le secteur des matériaux de construction, destinés à dynamiser l’activité économique dans les zones frontalières.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/tunisie-algerie-vers-un-partenariat-strategique-global/">Tunisie-Algérie | Vers un «partenariat stratégique global»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/segolene-royal-plaide-a-alger-pour-la-liberation-de-christophe-gleizes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 10:58:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse sportive de Kabylie]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[Tizi Ouzou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancienne ministre française Ségolène Royal rencontre le journaliste Christophe Gleizes dans sa prison de Tizi-Ouzou. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/segolene-royal-plaide-a-alger-pour-la-liberation-de-christophe-gleizes/">Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En visite officielle en Algérie depuis le lundi 26 janvier 2026, l’ancienne ministre française Ségolène Royal, présidente de l’Association France‑Algérie, a obtenu l’autorisation de rencontrer le journaliste Christophe Gleizes, incarcéré dans la prison de Tizi‑Ouzou. La rencontre est prévue ce vendredi 30 janvier 2026, après que Royal a reçu une «réponse positive» du ministre de la Justice algérien. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger, tout en ouvrant une fenêtre de dialogue autour du cas du journaliste.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18304170"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Christophe Gleizes, collaborateur des magazines français <em>So Foot </em>et <em>Society</em>, avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi‑Ouzou alors qu’il réalisait un reportage sportif sur la Jeunesse Sportive de Kabylie. Condamné en juin 2025 à sept ans de prison ferme pour <em>«apologie du terrorisme»</em> et possession de publications <em>«contre l’intérêt national»</em>, sa peine a été confirmée en appel en décembre 2025. Ses soutiens dénoncent une condamnation arbitraire, estimant qu’il n’a fait que son métier de journaliste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un environnement politique sensible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire a suscité une vive émotion en France, avec des appels à la mobilisation de Reporters sans frontières (RSF) et de syndicats de journalistes. RSF a dénoncé <em>«une atteinte grave à la liberté de la presse»</em> et a demandé l’intervention des autorités françaises pour obtenir une révision du dossier. La famille de Gleizes a, de son côté, déposé une demande de grâce présidentielle auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune et introduit un pourvoi en cassation pour tenter d’obtenir un nouveau procès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : près de 250 détenus d’opinion sont actuellement emprisonnés en Algérie. Parmi eux, certains, comme l’économiste Djelloul Slama, ont été arrêtés pour avoir critiqué la politique économique ou sociale du gouvernement. La détention de Gleizes illustre, selon ses soutiens, les risques encourus par les journalistes et les militants dans un environnement politique sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ségolène Royal, qui a rencontré mardi le président Tebboune, a souligné que le dirigeant algérien se montre <em>«prêt au dialogue»</em> dès lors que le respect et la considération sont présents du côté français. La discrétion de la famille et de l’avocat de Gleizes, saluée par Royal, a été un facteur déterminant dans l’obtention de cette autorisation exceptionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie de prudence et de respect</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, une mobilisation se poursuit en France, avec des rassemblements prévus à Paris, Toulouse, Lille, Perpignan et Montpellier. Une soirée de soutien organisée au Bataclan prévoit de reverser 100 % des bénéfices à RSF pour soutenir la campagne de libération de Gleizes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au‑delà de l’enjeu individuel, la visite de Royal a une portée symbolique : elle témoigne de la possibilité d’un dialogue diplomatique et humain, même dans un contexte de tensions, et attire l’attention sur la question de la liberté de la presse et des droits des journalistes étrangers en Algérie. Cette initiative pourrait également influencer les relations franco‑algériennes dans les semaines à venir, en montrant que des avancées sont possibles lorsque la diplomatie est menée avec prudence et respect.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/30/segolene-royal-plaide-a-alger-pour-la-liberation-de-christophe-gleizes/">Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Trump comme alibi &#124; Quand la fiction remplace l’information</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Imane Khelif]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l'article de Mohamed Sadok Lejri publié dans Kapitalis et intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/trump-ajoute-tebboune-et-macron-a-son-tableau-de-chasse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse»</a>, ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18218850"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par <em>L’Équipe</em> au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — <em>«vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité»</em> — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[accord militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tebboune a réfuté les allégations relatives à un accord militaire entre l'Algérie et la Tunisie portant atteinte à la souveraineté tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/tebboune-la-tunisie-nest-pas-une-cible-facile/">Tebboune : «La Tunisie n’est pas une cible facile»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Abdelmadjid Tebboune a fermement réfuté les allégations concernant un accord militaire secret avec la Tunisie qui porterait atteinte à la souveraineté tunisienne. Ces accusations proviennent de la diffusion d’un document douteux prétendant révéler les détails d’un tel accord. En réponse, le président algérien a qualifié ces allégations de tentative de déstabilisation de la Tunisie et de l’amitié de longue date entre les deux nations nord-africaines. «Certains acteurs tentent de semer la discorde entre l’Algérie et la Tunisie, pensant ainsi faciliter leurs infiltrations», a-t-il déclaré dans son discours à la nation, </em></strong><strong><em>31 décembre 2025</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18178268"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La controverse a éclaté après la signature, le 7 octobre 2025, à Alger, d’un accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie. Cet accord visait à renforcer l’entraînement militaire conjoint, l’échange d’informations et la coordination face aux menaces transfrontalières. Cependant, le manque de détails officiels concernant cet accord a alimenté rumeurs et inquiétudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a précisé, à la réponse d’une question de député, que l’accord n’était qu’une mise à jour d’un pacte de coopération de 2001, conçu pour s’adapter à la nouvelle dynamique régionale et en élargir le champ d’application.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les craintes de l’opposition politique tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela, le 17 décembre, un document en ligne, censé révéler les détails de l’accord, a commencé à circuler, suscitant des craintes quant à une possible <em>«subordination»</em> de la Tunisie à l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document, provenant prétendument d’une source confidentielle, laissait entendre que l’accord autoriserait l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à 50 kilomètres en Tunisie pour poursuivre des terroristes ou des groupes armés. Cela impliquait également que l’Algérie pourrait intervenir pour rétablir la <em>«stabilité institutionnelle»</em> en Tunisie en période de troubles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a suscité des craintes, notamment au sein de l’opposition politique tunisienne, déjà confrontée à une forte répression depuis l’accaparement du pouvoir par le président Kaïs Saïed, depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021. Les détracteurs de Saïed perçoivent ce pacte militaire comme une nouvelle atteinte à la souveraineté tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le document divulgué, la Tunisie serait responsable du soutien logistique, incluant l’hébergement et les dépenses des troupes algériennes, et fournirait également des ressources naturelles en échange de l’intervention algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la Tunisie aurait besoin de l’approbation de l’Algérie avant de conclure tout nouvel accord de sécurité ou militaire avec d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document a soulevé des inquiétudes en Tunisie quant à sa souveraineté et a alimenté des débats sur la transparence des alliances du pays, certains accusant l’Algérie de tenter d’exercer une forme de tutelle sur la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document a été largement repris par les médias étrangers, en particulier marocains et français, qui y ont vu la preuve de l’influence croissante de l’Algérie sur la Tunisie. <em>Le Figaro</em>, un quotidien français de droite, a même comparé la situation au protectorat français sur la Tunisie au début du XX<sup>e</sup> siècle.<br>L’authenticité du document est toutefois fortement contestée. Certains experts y ont relevé de multiples signes de falsification, notamment des erreurs dans l’en-tête et des références inexactes aux grades militaires et aux textes juridiques. Le contenu contredisait aussi, selon eux, la Constitution algérienne, qui impose des conditions strictes aux interventions militaires à l’étranger et exige l’approbation du Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démenti formel du président algérien </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un discours à la nation, Tebboune a mis en garde contre toute tentative de division entre l’Algérie et la Tunisie, insistant sur les liens fraternels étroits qui unissent les deux pays. Il a ajouté que ceux qui cherchent à rompre ces liens sous-estiment la force du patriotisme tunisien&nbsp;: <em>«La Tunisie n’est pas une cible facile, et ceux qui le pensent se trompent.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tebboune a également lancé une pique à l’encontre de ceux qui militent pour une normalisation des relations avec l’entité <em>«israélienne»</em>, faisant référence aux accords de normalisation conclus entre cette entité et certains pays arabes, comme le Maroc et les Émirats arabes unis. Il a souligné que le président Saïed n’était ni favorable à une normalisation avec l’entité <em>« israélienne»</em>, ni pressé de prendre de telles mesures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président algérien a réaffirmé que l’Algérie ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la Tunisie et ne le fera jamais. <em>«La sécurité de l’Algérie est indissociable de celle de la Tunisie»</em>, a-t-il déclaré, ajoutant&nbsp;: <em>«Qui nuit à la Tunisie nuit à l’Algérie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président tunisien Kaïs Saïed avait déjà démenti en termes très généraux les rumeurs concernant l’accord militaire le 18 décembre, les qualifiant de pures inventions destinées à nuire au peuple tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eV2FqrE8zw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/">A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A propos de l&rsquo;accord de coopération militaire entre l’Algérie et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/a-propos-de-laccord-de-cooperation-militaire-entre-lalgerie-et-la-tunisie/embed/#?secret=J0X5ZXpOws#?secret=eV2FqrE8zw" data-secret="eV2FqrE8zw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Algérie &#124; La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[grâce présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Amine Belghit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce présidentielle accordée à l'historien alégérien Mohamed Amine Belghit condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/17/algerie-la-grace-presidentielle-accordee-a-belghit-fait-debat/">Algérie | La grâce présidentielle accordée à Belghit fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a accordé ce lundi 15 décembre 2025 une grâce totale à Mohamed Amine Belghit, historien et professeur d’université à Alger, définitivement condamné, suite à des accusations d’atteinte à l’unité nationale. Il a fait des déclarations controversées, considérées comme racistes à l’égard des Amazighs.</em></strong></p>



<span id="more-18098710"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette de grâce présidentielle portant sur le reliquat de la peine de Belghit n’affecte pas les procédures en cours concernant d’autres détenus, ni les condamnations déjà prononcées dans des procès similaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette libération intervient dans un contexte sensible, marqué par des débats autour de la liberté d’expression, de l’identité culturelle et de la justice en Algérie. Certains observateurs ont noté que la mesure pourrait alimenter des discussions sur la cohérence et l’égalité de traitement des détenus dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réactions sur les réseaux sociaux et forums montrent une diversité de points de vue : certains saluent la décision comme un geste humanitaire, tandis que d’autres appellent à des réformes plus larges pour garantir l’accès équitable à la justice pour tous les détenus, y compris ceux considérés comme prisonniers d’opinion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grâce présidentielle prouve aussi l’implication de l’exécutif dans le système judiciaire algérien. Le cas Belghit pourrait relancer le débat sur la grâce présidentielle et les limites de son application dans un pays où les questions de droits, d’identité et de liberté d’expression restent au cœur des discussions publiques.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>D. G.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EVYUsHIifb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/embed/#?secret=URmbEqB1qO#?secret=EVYUsHIifb" data-secret="EVYUsHIifb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Algérie &#124; Boualem Sansal gracié à la demande de Berlin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 06:17:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Frank-Walter Steinmeier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Âgé de 76 ans, l'écrivain Boualem Sansal, incarcéré à Alger depuis un an, vient d'être libéré pour raison humanitaire.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/">Algérie | Boualem Sansal gracié à la demande de Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le communiqué de la présidence algérienne, cité par l’AFP, indique que le chef de l’État algérien «a répondu favorablement à une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/berlin-demande-a-alger-la-grace-de-lecrivain-boualem-sansal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demande de son homologue allemand</a> concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal». Le texte précise que la demande «a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires».</em></strong></p>



<span id="more-17895340"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Âgé de 76 ans, Boualem Sansal avait été condamné en appel, en juillet dernier, à cinq ans de prison. Les autorités allemandes ont insisté sur la nécessité d’un transfert médical, évoquant <em>«son âge avancé et son état de santé fragile»&nbsp;</em>: il est atteint d’un cancer de la prostate. L’auteur du ‘‘<em>Village de l’Allemand</em>’’, l’un des romanciers algériens les plus traduits à l’étranger, est arrivé en Allemagne mercredi soir. Il devrait être transféré vers un établissement hospitalier en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grâce, qui intervient après des mois de silence officiel, s’inscrit dans un contexte diplomatique où Alger cherche à consolider ses relations avec Berlin, notamment sur les plans économique et énergétique. L’Allemagne est aujourd’hui l’un des principaux partenaires européens de l’Algérie dans le domaine du gaz et des énergies renouvelables. Selon plusieurs observateurs, ce geste présidentiel, s’il répond à une logique humanitaire, revêt également une dimension diplomatique assumée. C’est aussi un pied de nez à la France et à son président qui n’ont cessé de demander la libération de l’écrivain, sans réaction de la part d’Alger.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boualem Sansal, écrivain engagé et souvent critique envers les pouvoirs politiques en Algérie comme ailleurs, a construit une œuvre marquée par la réflexion sur la mémoire, la liberté et la fracture entre tradition et modernité. Son écriture, à la fois sobre et provocatrice, lui a valu plusieurs distinctions, dont le Grand Prix du Roman de l’Académie française en 2015, partagé avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Censuré à plusieurs reprises dans son propre pays, Sansal n’a jamais cessé d’interroger le rapport de l’Algérie contemporaine à son histoire et à sa pluralité identitaire. Son emprisonnement, jugé excessif par nombre d’intellectuels, avait suscité une vague de solidarité internationale. François Bayrou, entre autres, avait publiquement appelé Alger à faire preuve de clémence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <em>La Provence</em>, cette libération marque un tournant : elle traduit <em>«une attention particulière»</em> du président Tebboune à une requête humanitaire formulée au plus haut niveau, tout en maintenant l’équilibre entre raison d’État et diplomatie culturelle.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/">Algérie | Boualem Sansal gracié à la demande de Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Berlin demande à Alger la grâce de l’écrivain Boualem Sansal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 07:34:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Frank-Walter Steinmeier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président fédéral d’Allemagne demande à son homologue algérien de libérer l'écrivain Boualem Sansal pour raison humanitaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/berlin-demande-a-alger-la-grace-de-lecrivain-boualem-sansal/">Berlin demande à Alger la grâce de l’écrivain Boualem Sansal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président fédéral d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a officiellement sollicité son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, pour qu’il accorde une grâce présidentielle à l’écrivain Boualem Sansal, détenu depuis un an en Algérie. La nouvelle a été rendue publique lundi 10 novembre 2025 dans un communiqué de la présidence de la république algérienne, confirmant la réception de la demande allemande.</em></strong></p>



<span id="more-17876934"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre, le président Steinmeier appelle à un <em>«geste humanitaire»</em> envers l’auteur de <em>‘‘Village de l’Allemand’’ </em>et de<em> ‘‘2084. La fin du monde’’</em>, invoquant son âge avancé et la dégradation de son état de santé. Il propose que Sansal puisse se rendre en Allemagne afin d’y recevoir les soins médicaux nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai demandé à mon homologue algérien la grâce de Boualem Sansal. Un tel geste serait l’expression d’un esprit humanitaire et d’une grande clairvoyance politique. Il refléterait les relations personnelles de longue date que j’entretiens avec le Président Abdelmadjid Tebboune, ainsi que les excellents rapports entre nos deux pays»</em>, a déclaré le président allemand.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lauréat du Prix de la paix des libraires allemands, Boualem Sansal est une figure littéraire reconnue en Europe. Né en 1949 à Theniet El Had, il s’est imposé comme une voix critique du pouvoir et des dérives religieuses dans le monde arabe. Son œuvre, traduite en plusieurs langues, mêle mémoire, fiction et réflexion politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1<sup>er</sup> juillet 2025, la Cour d’appel d’Alger l’a condamné à une peine de prison et à une amende pour des déclarations considérées comme<em> «portant atteinte à l’unité nationale et aux institutions de l’État»</em>. Son incarcération à la prison d’El Harrach a provoqué une vague d’indignation dans les milieux littéraires et intellectuels internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs mois, des organisations de défense des droits humains et des écrivains européens réclament sa libération, arguant du respect de la liberté d’expression et de la nécessité de soins médicaux urgents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Allemagne, des collectifs d’intellectuels, des libraires et des éditeurs ont multiplié les appels en faveur de Sansal, soulignant la portée symbolique de son œuvre pour le dialogue entre les cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette intervention du président Steinmeier, rare dans une affaire judiciaire algérienne, confère à ce dossier une dimension diplomatique inédite. Elle pourrait, selon certains analystes, contribuer à renforcer le dialogue politique et culturel entre Alger et Berlin, dans un contexte régional sensible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidence algérienne n’a pas encore réagi à cette demande. Toutefois, la mention d’<em>«excellents rapports»</em> entre les deux pays laisse entrevoir une approche diplomatique mesurée, susceptible d’ouvrir la voie à une issue humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sort de Boualem Sansal, écrivain à la fois admiré et controversé dans son pays natal, est désormais suspendu à une décision présidentielle qui pourrait marquer un tournant symbolique dans les relations entre l’Algérie et l’Allemagne, mais aussi dans la manière dont le pouvoir algérien envisage la liberté d’expression.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong> (avec APS)&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/berlin-demande-a-alger-la-grace-de-lecrivain-boualem-sansal/">Berlin demande à Alger la grâce de l’écrivain Boualem Sansal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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