<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Abou El Kacem Chebbi - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/abou-el-kacem-chebbi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abou-el-kacem-chebbi/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 18 May 2025 10:10:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Abou El Kacem Chebbi - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/abou-el-kacem-chebbi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Iran &#8211; Tunisie &#124; Un échange littéraire inattendu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 06:21:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Mabkhout]]></category>
		<category><![CDATA[Farzaneh Milani]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Sassi]]></category>
		<category><![CDATA[Forough Farrokhzad]]></category>
		<category><![CDATA[Houshang Golshiri]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mostafa Khalaji]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Chakroun et Fatma Ben Mahmoud]]></category>
		<category><![CDATA[Reza Amiri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16054000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre l’Iran et la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/">Iran &#8211; Tunisie | Un échange littéraire inattendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sans qu’aucune concertation préalable n’ait eu lieu, un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre l’Iran et la Tunisie et un intérêt réciproque est en train de s’installer aussi bien à Tunis qu’à Téhéran.</em></strong></p>



<p><strong>Mostafa Khalaji</strong></p>



<span id="more-16054000"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji.jpg" alt="" class="wp-image-16054020" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Juillet 2024. Je me promenais dans les rues du centre-ville de Tunis, une ville qui me rappelle beaucoup mon pays natal. Je suis entré dans l’une des petites librairies conviviales pour chercher des romans récemment publiés par des écrivains tunisiens francophones.</p>



<p>En explorant les rayons, j’ai été à la fois surpris et ravi de découvrir deux livres : la traduction en arabe de <em>Le Prince Ehtejab</em> de Houshang Golshiri et une biographie de Forough Farrokhzad écrite par Farzaneh Milani.</p>



<p>Golshiri est l’un des écrivains les plus modernes de la littérature contemporaine iranienne, et Farrokhzad est aussi la plus grande poétesse de langue persane. Ma joie venait du fait que ces deux livres sont d&rsquo;excellents choix pour permettre au lecteur tunisien de découvrir une part importante de la riche littérature iranienne contemporaine.</p>



<p><em>Le Prince Ehtedjab</em> est le roman le plus important de Golshiri, écrit dans un style de flux de conscience et offrant une critique de l’histoire contemporaine de l’Iran.</p>



<p>Forough Farrokhzad, quant à elle, a introduit des thèmes modernes dans la poésie féminine iranienne et a abordé la féminité d’une manière nouvelle, brisant ainsi les frontières préexistantes sur ce sujet :</p>



<p class="has-text-align-left"><em>J’ai péché, péché dans le plaisir,<br>Dans des bras chauds et enflammés.<br>J’ai péché, péché dans des bras de fer,<br>Dans des bras brûlants et rancuniers.<br>&#8230;<br>J’ai péché, péché dans le plaisir,<br>Près d’un corps tremblant et évanoui.<br>Seigneur ! Je ne sais ce que j’ai fait<br>Dans ce lieu calme, sombre et muet…</em></p>



<p class="has-text-align-center">(<em>Traduit par Nazli et Jalal Alavinia</em>)</p>



<p>Mais ma surprise venait du fait que je ne m’attendais pas à trouver de tels livres dans les rayons d’une librairie tunisienne. Car quatorze ans auparavant, avant la révolution tunisienne, lorsque j’avais vécu plusieurs mois dans ce pays, je n’avais pas vu de tels ouvrages de littérature iranienne dans les librairies de Tunis.</p>



<p>À cette époque, j’avais senti que les lecteurs tunisiens n’étaient pas très familiers avec la littérature contemporaine iranienne, mais cette méconnaissance était réciproque. En Iran, où j&rsquo;avais grandi et exercé mon métier de journaliste, la littérature tunisienne n’était pratiquement jamais abordée dans les médias et les cercles littéraires.</p>



<p>En 2007, lors de mon entretien avec Reza Amiri à Téhéran, un traducteur éminent de la littérature arabe en persan, il avait affirmé que les Iraniens n’avaient pas une véritable connaissance de la littérature arabe moderne.</p>



<p>Ce traducteur, qui avait notamment traduit les œuvres de Naguib Mahfouz, m’avait dit : <em>«En réalité, on peut dire que nous ne connaissons ni le roman arabe des 30 dernières années, ni la poésie arabe récente. La raison de cette méconnaissance est le manque d’intérêt des lecteurs et des éditeurs iraniens pour la littérature arabe.»</em> Il avait ajouté : <em>«Nous ne devons pas seulement blâmer les traducteurs. La littérature contemporaine repose sur le dialogue, et nous n’avons aucun dialogue créatif avec la littérature arabe.»</em></p>



<p>Cette faible connaissance mutuelle était d’autant plus surprenante que, par le passé, Iraniens et Arabes se connaissaient très bien. Historiquement et culturellement, ils partageaient de nombreux points communs. Il suffit de lire les poèmes des grands maîtres de la littérature persane, comme Saadi et Hafez, pour constater leur parfaite maîtrise de la littérature arabe. Ou encore, de lire les œuvres d’Ibn Khaldoun, le grand penseur tunisien, pour comprendre à quel point il était familier de la culture iranienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tournant culturel de la révolution du jasmin</h2>



<p>La révolution tunisienne de 2011 a contribué à faire connaître davantage ce pays dans le monde, y compris en Iran.</p>



<p>Beaucoup ont alors découvert que la Tunisie n’était pas seulement une destination touristique en Afrique du Nord, comme les agences de voyages dans les rues de Téhéran en faisaient la publicité, mais aussi un pays pionnier dans de nombreux domaines, aussi bien dans le monde arabe que dans le monde islamique.</p>



<p>Le choix d&rsquo;un poème d&rsquo;Abou El Kacem Chebbi, le célèbre poète tunisien, comme slogan lors des manifestations de la révolution a mis en évidence la richesse de la culture et de la littérature tunisienne&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-left"><em>Lorsqu&rsquo;un jour le peuple veut vivre,<br>force est pour le destin de répondre,<br>Force est pour les ténèbres de se dissiper,<br>force est pour les chaînes de se briser.</em></p>



<p>Chebbi était un fervent défenseur de la liberté et de la volonté humaine. Son humanisme, intimement lié à son engagement social et politique, résonne avec le lecteur iranien, car on retrouve des thèmes similaires dans la poésie persane contemporaine.</p>



<p>Par exemple, Ahmad Shamlou, l’un des poètes les plus importants de la langue persane, a décrit dans ses poèmes un être humain combatif, contestataire et épris de liberté.</p>



<p>D’une manière générale, depuis l’époque de la Révolution constitutionnelle persane jusqu’à nos jours, l’humanisme s’est manifesté sous différentes formes dans l’art et la littérature persane. C’est pourquoi le célèbre poème de Chebbi est particulièrement apprécié par les Iraniens.</p>



<p>Au cours des années ayant suivi la révolution tunisienne, les traducteurs iraniens, notamment ceux spécialisés en littérature arabe, ont montré un intérêt grandissant pour la traduction d’œuvres littéraires tunisiennes vers le persan.</p>



<p>Le roman <em>L’Italien</em> de Chokri Mabkhout, des poèmes de Fathi Sassi, ainsi que des nouvelles de Nizar Chakroun et Fatma Ben Mahmoud, font partie des œuvres tunisiennes qui ont récemment été traduites et publiées en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dialogue littéraire</h2>



<p><em>L&rsquo;Italien</em> est un roman fascinant et profond qui explore avec acuité les dimensions sociales, politiques et culturelles de la société tunisienne. À travers une langue expressive et un style évocateur, Mabkhout dépeint avec justesse l’ambiance de la Tunisie des années 1990. En mettant en lumière les contradictions et les défis de cette société, il entraîne le lecteur dans son univers littéraire, tout comme le fait Golshiri. Ce dernier, dans son roman <em>Le Prince Ehtejab</em>, offre également au lecteur tunisien une fenêtre sur la société iranienne contemporaine.</p>



<p>En réalité, sans qu’aucune concertation préalable n’ait eu lieu, un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre les deux pays, concrétisant ainsi le souhait exprimé il y a plusieurs années par Reza Amari lors d’un échange avec moi.</p>



<p>Mais dans la préface de son livre destiné aux lecteurs iraniens, Fatma Ben Mahmoud a exprimé sa <em>«surprise»</em> de voir une partie de ses écrits traduite en persan. Elle a également mentionné que sa perception de l’Iran s’était principalement construite à travers le cinéma iranien et a reconnu, de manière implicite, sa méconnaissance de la littérature persane contemporaine.</p>



<p>Ces réflexions illustrent que, malgré les avancées notables, le chemin reste encore long pour renforcer véritablement les échanges littéraires entre les deux pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/">Iran &#8211; Tunisie | Un échange littéraire inattendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Tahar Bekri : ‘‘Chants pour la Tunisie’’ ou le pays rêvé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/entretien-avec-tahar-bekri-chants-pour-la-tunisie-ou-le-pays-reve/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/entretien-avec-tahar-bekri-chants-pour-la-tunisie-ou-le-pays-reve/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 May 2023 05:46:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Annick Le Thoër]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7709924</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son dernier recueil, Chants pour la Tunisie, Tahar Bekri désire défendre le «pays réel, pays rêvé».  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/entretien-avec-tahar-bekri-chants-pour-la-tunisie-ou-le-pays-reve/">Entretien avec Tahar Bekri : ‘‘Chants pour la Tunisie’’ ou le pays rêvé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/le-poete-tahar-bekri-publie-chants-pour-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Chants pour la Tunisie’’ </a>est ce désir de faire aimer le pays nôtre, de la manière la plus exigeante, la plus belle». C’est ainsi que le poète tunisien installé en France, Tahar Bekri, présente son tout nouveau recueil publié aux Editions El Manar, à Paris en avril 2023. L’agence Tap lui a fait l’entretien suivant…</em></strong></p>



<span id="more-7709924"></span>



<p>Pour le poète, l’écriture de l’exil, certes, est là, mais les <em>‘‘Chants pour la Tunisie’’</em> ne sont pas seulement, personnels. Il y a comme un désir de défendre le <em>«pays réel, pays rêvé»</em> comme disait Edouard Glissant. Cette terre qu&rsquo;il a toujours portée dans son cœur et qui habite son écriture, est présente dans tous ses livres et prend des souffles différents. Dans ce recueil, il rend hommage à ceux et celles qui ont été les étendards de la liberté, au péril de leur vie, les illustres personnages, savants, bâtisseurs, créateurs, patriotes, et ceux et celles de la modernité récente, dans un devoir de fidélité et de mémoire pour protéger leur héritage contre la destruction et l’oubli.</p>



<p>En revisitant les lieux et les êtres, <em>‘‘Les chants’’</em> se dressent comme une célébration du pays profond, intime et collectif, dans son Histoire, sa richesse, son savoir, son héritage, sa diversité. Mais aussi dans la propre mémoire du poète, chargée de toutes les émotions de l’enfance, de l’homme adulte, un amour passion, qui tente de peindre tous les recoins, tous les paysages, tous les visages, capter la lumière extérieure, nourricière de la lumière intérieure&#8230;avec des poèmes écrits comme une épopée, dans un va-et-vient, entre passé et présent, évocations, souvenirs, références, rappels, allusions à l’actualité des dernières années où le rêve de liberté a donné bien des espoirs, a été détourné de ses valeurs et a fait subir au pays bien des torts, des retords, d’atteintes à la vie humaine, avec cette jeunesse qui cherche à émigrer au péril de sa vie.&nbsp;</p>



<p><strong><em>En 2011, vous avez publié un recueil intitulé ‘‘Je te nomme Tunisie’’ (Al Manar) le titre est-il à la base des ‘‘Chants pour la Tunisie’’, est-ce l’esprit de l’œuvre précédente, où les senteurs et saveurs vous ont toujours habité dans votre œuvre de poète citoyen-voyageur ?</em></strong></p>



<p>La Tunisie m’habite et habite mon écriture, elle est présente dans tous mes livres et prend des aspects et des souffles différents. <em>‘‘Chants pour la Tunisie’’</em>, est une célébration du pays profond, intime et collectif, dans son Histoire, sa richesse, son savoir, son héritage, sa diversité, mais aussi dans ma propre mémoire, chargée de toutes les émotions de l’enfance, de l’homme adulte, un amour passion, qui tente de peindre tous les recoins, tous les paysages, tous les visages, capter la lumière extérieure nourricière de la lumière intérieure, ontologique. <em>‘‘Chants pour la Tunisie’’</em> a l’ambition de faire aimer le pays nôtre, de la manière la plus exigeante, la plus belle.</p>



<p><strong><em>«Les Chants » rappelle Abou El Kacem Chebbi et le verbe chanter est très fort en poésie. S’agit-il d’un hymne lointain que vous portez en votre cœur comme vous l’exprimez dans votre œuvre poétique ?</em></strong></p>



<p>Je suis flatté de l’allusion à Chebbi dont j’ai traduit récemment le poème célèbre <em>« La volonté de vivre »</em> . <em>« Les Chants » </em>sont composés dans une suite poétique, sont écrits comme une épopée, dans un va-et-vient, entre passé et présent, évocations, souvenirs, références, rappels, allusions à l’actualité, tout s’entremêle, non comme un hymne lointain, mais, au contraire, comme un vécu profond, le poème ne reste pas à la surface des choses, mais revisite les lieux et les êtres, les porte à la hauteur de la terre, comme un violon vibrant.</p>



<p><strong><em>Dans ce nouveau recueil, quel chant adressez-vous au pays profond, surtout que vous aviez, auparavant, mentionné que votre rêve est de voir la Tunisie bâtir une vraie démocratie, à la lumière de votre crainte que certains fanatiques ou obscurantistes l’emportent ?</em></strong></p>



<p>Il y a danger à amputer l’Histoire de notre pays de sa longue mémoire, de la diversité de ses appartenances géographiques, de ses composantes ethnographiques, linguistiques, culturelles, il y a danger à s’attacher à un esprit réducteur, le fermer à la tolérance, imposer sa courte vue, au nom du religieux, comme seule valeur possible, digne du Pouvoir, au mépris, du respect des Autres, leurs croyances et leur foi, leurs vues et idéologies.</p>



<p>La défense des valeurs fondamentales, de la vie humaine, font partie du devoir du poète. Sa vision ne peut souffrir l’obscurité. Il habite du côté de la lumière qu’il veut partager pour aider à sauver notre humanité des volontés mortifères.</p>



<p><strong><em>Dans ce recueil, si on peut parler de nostalgie, de mémoire, peut-on y lire une restructuration identitaire, imaginaire qui couvre la rupture, l’absence et le manque auxquels vous êtes confrontés en exil ?</em></strong></p>



<p>Pas vraiment, l’écriture de l’exil, certes, est là, mais les Chants ne sont pas seulement, personnels, ils sont comme une volonté de faire de l’absence, de la distance, hélas, bien involontaires, des pierres d’appui, solides, face au discours ignorant ou négatif, blessant, Je voulais opposer à l’image, opaque, défigurée, déformatrice, une, plus positive, balsamique, sans naïveté béate, il y a comme un désir de défendre les miens, notre <em>«pays réel, pays rêvé»</em> comme disait Edouard Glissant.</p>



<p><strong><em>Dans vos écrits, vous abordez trois thèmes majeurs : l’eau, la lumière et la terre. Comment se manifeste cette écriture dans ‘‘Chants pour la Tunisie’’ ?</em></strong></p>



<p>L’écriture des éléments m’importe beaucoup comme élaboration des métaphores qui font l’économie du verbe, ils sont essentiels dans la dimension poétique pour éviter la redondance prosaïque. Je ne sais si les thèmes sont trois ou davantage, mais ils s’ajoutent à l’exploration de soi et de l’émotion qui nous marque, où que l’on soit. Dans les <em>« Chants »</em>, il y avait pour moi comme une infinité de thèmes, qui se bousculent, qui s’interpénètrent, s’allient, se prolongent dans l’espace et le temps, un seul livre n’aurait pas suffi pour les développer tous, dans le jaillissement du poème, pour faire couler la fontaine.</p>



<p><strong><em>Dans vos recueils, il y a toujours des noms de lieux, d’objets, de plantes, de figures légendaires… quel est l’itinéraire suivi dans ‘‘Chants pour la Tunisie’’ ?</em></strong></p>



<p>Je suis remonté loin dans notre Histoire, allé à la rencontre de nos illustres personnages, savants, bâtisseurs, créateurs, patriotes, et rejoint ceux et celles de la modernité récente, fondatrice de ce que nous sommes. L’environnement naturel n’est pas sans lien avec celui des hommes. Nous sommes marqués par les apports d’autres auxquels nous sommes redevables et notre fidélité, comme notre devoir, sont d’enrichir leur héritage, de les faire progresser, de les protéger contre la destruction et l’oubli.</p>



<p><strong><em>Le thème de la liberté et sa revendication ainsi que le refus de l’oppression et du dictatorial parcourt toute l’étendue de votre œuvre. Qu’en-est-il pour ce recueil ?</em></strong></p>



<p>Je rends hommage, en effet, à ceux et celles des nôtres qui ont été les étendards de la liberté, au péril de leur vie, se sacrifiant et ce, depuis longtemps ! L’actualité des dernières années où le rêve de liberté nous a donné bien des espoirs, a été détourné de ses valeurs et a fait subir à notre pays bien des torts, des retords, d’atteintes à la vie humaine, de corrompus en profiteurs, l’utilisation de la religion à des causes peu glorieuses, et bien des couches sociales sont dans la souffrance, avec cette jeunesse qui cherche à émigrer au péril de sa vie ! Plus que jamais, l’écriture poétique doit élever sa voix pour défendre la liberté et la dignité humaine. Il nous faut le courage pour désigner les responsables, ne pas se tromper d’adversaires ! Le poète est la sentinelle de la vérité. L’œuvre d’art s’élève avec la beauté des valeurs qu’elle défend, non, le contraire. Je dis cela sans exclure que ce combat est humain et universel, nécessaire.&nbsp;</p>



<p><strong><em>Votre écriture poétique est accompagnée, visuellement, d’illustrations de peintures d’Annick Le Thoër, qui n’est pas la première collaboration, dites- nous davantage sur l’apport plastique à l’écriture poétique ?</em></strong></p>



<p>L’artiste-peintre, Annick Le Thoër est mon épouse, et nos univers sont proches, plus que d’illustrations, il s’agit de correspondances entre deux langages, des éléments qui s’enrichissent mutuellement, s’ouvrent à la nature, à la beauté du monde, cherchent une harmonie, expriment des émotions par le mot et la couleur. Ce sont des paysages dans le paysage. Intérieurs aussi. Depuis très longtemps, la création artistique accompagne ma création poétique dans un parcours amical et fraternel. J’ai eu le plaisir d’offrir ainsi certains de mes livres d’art à notre Bibliothèque Nationale (BNT), peut-être leur vue serait-elle de meilleure réponse.</p>



<p><strong><em>Le 4 mai prochain à l’Académie des Jeux floraux de Toulouse, Tahar Bekri joint sa voix à un Appel sans frontières aux poètes de langues françaises, en incitant à la fraternité universelle, dites-nous davantage.</em></strong></p>



<p>L’Académie des Jeux Floraux, fondée, en 1323, est la plus ancienne académie de poésie. J’en suis membre. Fêtant en mai son 7ème centenaire, elle lance sur les traces des 7 poètes fondateurs, un <em>‘‘Appel solennel’’</em> aux poètes de langue française pour concourir mais aussi par des discours qui cherchent à établir des liens cordiaux et ouverts à travers le monde.</p>



<p>Récemment, des poètes francophones du Congo, d’Algérie, du Québec, de Belgique, du Liban, etc. ont été désignés comme membres. Je m’associe à l’Appel en incitant à la fraternité universelle, l’entente, loin des tensions et conflits actuels. Au-delà de la question de langue, la parole poétique est d’abord pour moi, une parole de paix, un amour de l’Humanité.</p>



<p><strong><em>Vous dites «la poésie nous rassure par sa parole profonde quand elle tend à s’appauvrir ailleurs, elle nous lie comme des rayons de lumière en temps d’obscurité, dans sa générosité fraternelle», votre mot pour la Tunisie actuelle que vous considérez comme une mosaïque humaine depuis l’Histoire ?</em></strong></p>



<p>Je n’ai jamais perdu confiance dans notre peuple, son intelligence, sa modernité, sa richesse, son héritage illustre, sa présence au monde, l’émancipation de ses femmes, l’Histoire est une multitude d’épreuves, la Tunisie a réussi à s’en sortir. Le poète dédie ses chants en hommage, essaie de rappeler les piliers des fondements de la demeure, ouvre des fenêtres, accueille l’horizon, nourrit l’espoir. </p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/16230994--chants-pour-la" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agence Tap</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8KhdebyXmm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/le-poete-tahar-bekri-publie-chants-pour-la-tunisie/">Le poète Tahar Bekri publie ‘‘Chants pour la Tunisie’’</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poète Tahar Bekri publie ‘‘Chants pour la Tunisie’’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/le-poete-tahar-bekri-publie-chants-pour-la-tunisie/embed/#?secret=viIzu9998b#?secret=8KhdebyXmm" data-secret="8KhdebyXmm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/entretien-avec-tahar-bekri-chants-pour-la-tunisie-ou-le-pays-reve/">Entretien avec Tahar Bekri : ‘‘Chants pour la Tunisie’’ ou le pays rêvé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/01/entretien-avec-tahar-bekri-chants-pour-la-tunisie-ou-le-pays-reve/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’ambassadeur américain s’exprime en tunisien à l’occasion de la fin de sa mission</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/lambassadeur-americain-sexprime-en-tunisien-a-loccasion-de-la-fin-de-sa-mission/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/lambassadeur-americain-sexprime-en-tunisien-a-loccasion-de-la-fin-de-sa-mission/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Feb 2019 07:51:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[ambassadeur]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Rubinstein]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[Sghaïer Ouled Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Gharsa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=196397</guid>

					<description><![CDATA[<p>Daniel Rubinstein, nommé ambassadeur des Etats-Unis à Tunis depuis octobre 2015, et dont la mission diplomatique a pris fin le 10 janvier 2019, s’est exprimé en arabe et en dialecte tunisien dans une vidéo d’adieu publiée sur la page officielle de l’ambassade américaine. Daniel Rubinstein, qui a récemment été décoré par le Président de République...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/lambassadeur-americain-sexprime-en-tunisien-a-loccasion-de-la-fin-de-sa-mission/">L’ambassadeur américain s’exprime en tunisien à l’occasion de la fin de sa mission</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-196399" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Daniel-Rubinstein.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Daniel Rubinstein, nommé ambassadeur des Etats-Unis à Tunis depuis octobre 2015, et dont la mission diplomatique a pris fin le 10 janvier 2019, s’est exprimé en arabe et en dialecte tunisien dans une vidéo d’adieu publiée sur la page officielle de l’ambassade américaine.</strong></em></p>
<p><span id="more-196397"></span></p>
<p>Daniel Rubinstein, qui a récemment été décoré par le Président de République Béji Caïd Essebsi, a évoqué dans cette vidéo, sous forme d’interview informelle, les moments forts de son séjour en Tunisie comme cette soirée musicale de Zied Gharsa qui a suivi l’attentat du 24 novembre 2015 sur l’avenue Habib Bourguiba, mais aussi la ville qu’il a préférée le plus, à savoir Mahdia (séduit par <em>«sa beauté naturelle et le bleu de la mer»</em>); la gastronomie tunisienne où il dit préférer <em>«omek houria», «torchi », «Lablebi», «madfouna»</em>…</p>
<p>Avec sa maîtrise impressionnante de l’arabe, Daniel Rubinstein a aussi pu lire la poésie d’Abou El Kacem Chebbi et de Sghaïer Ouled Ahmed. À travers cette vidéo, on découvre aussi que l’attachement du diplomate américain remonte à bien longtemps, puisqu’il confie qu’il s’était marié ici, en Tunisie, en 1999.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p>https://www.facebook.com/usdos.tunisia/videos/253669128865719/</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/lambassadeur-americain-sexprime-en-tunisien-a-loccasion-de-la-fin-de-sa-mission/">L’ambassadeur américain s’exprime en tunisien à l’occasion de la fin de sa mission</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/lambassadeur-americain-sexprime-en-tunisien-a-loccasion-de-la-fin-de-sa-mission/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Ô tyran oppresseur’’ de Abou El Kacem Chebbi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/06/le-poeme-du-dimanche-o-tyran-oppresseur-de-abou-el-kacem-chebbi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/06/le-poeme-du-dimanche-o-tyran-oppresseur-de-abou-el-kacem-chebbi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jan 2019 07:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Djérid]]></category>
		<category><![CDATA[Tozeur]]></category>
		<category><![CDATA[Zitouna]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=191939</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abou El Kacem Chebbi est incontestablement en haut du panthéon des poètes tunisiens grâce à sa poésie intemporelle qui mit à l’honneur le patriotisme, la liberté, le refus de se soumettre et le refus de la soumission et son poème ‘‘Ô tyran oppresseur’’ en est la parfaite illustration. Abou El Kacem Chebbi est né le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/06/le-poeme-du-dimanche-o-tyran-oppresseur-de-abou-el-kacem-chebbi/">Le poème du dimanche: ‘‘Ô tyran oppresseur’’ de Abou El Kacem Chebbi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191940" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Abou-El-Kacem-Chebbi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Abou El Kacem Chebbi est incontestablement en haut du panthéon des poètes tunisiens grâce à sa poésie intemporelle qui mit à l’honneur le patriotisme, la liberté, le refus de se soumettre et le refus de la soumission et son poème ‘‘Ô tyran oppresseur’’ en est la parfaite illustration.</strong></em></p>
<p><span id="more-191939"></span></p>
<p>Abou El Kacem Chebbi est né le 24 février 1909 à Tozeur, au Djerid, dans une famille de la notabilité locale, lettrée et intellectuelle où la langue arabe tient une place toute particulière comme c’est le cas dans toute la région oasienne du sud-ouest tunisien. Son père, formé à la mosquée Zitouna de Tunis, était cadi (juge charaïque) mais fut aussi passionné de poésie et de littérature. Il avait élu domicile un peu partout en Tunisie au gré de ses affectations professionnelles ce qui permit à son fils d’acquérir une connaissance intime de ce pays et de la condition de ses habitants sous le protectorat français à l&rsquo;époque.</p>
<p>L’œil observateur et l’esprit vif du jeune Chebbi captèrent tout ce qu’il vit et le retranscrira et l’exprimera plus tard dans son ouvre poétique.</p>
<p>Il fréquentera lui aussi la Zitouna mais en adhérant au courant réformiste. En parallèle, il entreprit son voyage de création poétique et bien qu’unilingue (il ne maîtrisait que l’arabe), il lut des auteurs et des poètes d’autres cultures traduits en arabe ce qui lui donna une ouverture d’esprit qui le caractérisa et fit de lui un homme en avance sur son temps. Chebbi, et en dépit de sa très courte vie, 25 ans, sera à l’origine d’une œuvre importante et de très grande qualité et donnera à la poésie tunisienne une autre dimension.</p>
<p>Chebbi est le poète tunisien le plus connu que ce soit en Tunisie où tous les écoliers apprennent ses poèmes ou en dehors des frontières où beaucoup d’artistes l’ont chanté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Ô tyran oppresseur&#8230;</em></p>
<p><em>Ami de la nuit, ennemi de la vie&#8230;</em></p>
<p><em>Tu t’es moqué d’un peuple impuissant</em></p>
<p><em>Alors que ta main est maculée de son sang</em></p>
<p><em>Tu abîmes la magie de l’univers</em></p>
<p><em>Et tu sèmes les épines du malheur dans ses éminences</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Doucement ! Que ne te trompent pas le printemps,</em></p>
<p><em>La clarté de l’air et la lumière du jour</em></p>
<p><em>Dans l’horizon vaste, il y a l’horreur de la nuit</em></p>
<p><em>Le grondement du tonnerre et les rafales du vent</em></p>
<p><em>Attention ! Sous la cendre, il y a des flammes</em></p>
<p><em>Celui qui plante les épines récolte les blessures</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Regarde là-bas où tu as moissonné les têtes humaines</em></p>
<p><em>et les fleurs de l’espoir</em></p>
<p><em>Et tu as englouti de sang, le cœur du sol et tu l’as abreuvé de larmes à l’ivresse</em></p>
<p><em>Le flot, torrent du sang va t’entraîner</em></p>
<p><em>Et l’orageux brûlant va te dévorer.</em></p>
<p style="text-align: right;">ألا أيها الظالم المستبد</p>
<p style="text-align: right;">حبيب الظلام عدو الحياه</p>
<p style="text-align: right;">سخرت بأنات شعب ضعيف</p>
<p style="text-align: right;">و كفك مخضوبة من دماه</p>
<p style="text-align: right;">و سرت تشوه سحر الوجود</p>
<p style="text-align: right;">و تبذر شوك الاسى في رباه</p>
<p style="text-align: right;">رويدك لا يخدعنك الربيع</p>
<p style="text-align: right;">و صحو الفضاء و ضوء الصباح</p>
<p style="text-align: right;">ففي الافق الرحب هول الظلام</p>
<p style="text-align: right;">و قصف الرعود و عصف الرياح</p>
<p style="text-align: right;">حذار فتحت الرماد اللهيب</p>
<p style="text-align: right;">و من يبذر الشوك يجن الجراح</p>
<p style="text-align: right;">تأمل هنالك انى حصدت رؤوس الورى و زهور الأمل</p>
<p style="text-align: right;">و رويت بالدم قلب التراب و اشربته الدمع حتى ثمل</p>
<p style="text-align: right;">ســيجرفك الســيل ســـيل الدماء</p>
<p style="text-align: right;">.و يأكلك العاصف المشتعل</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y8uJy4dZx4"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/30/le-poeme-du-dimanche-solitude-o-mon-elephant-de-louise-de-vilmorin/">Le poème du dimanche: ‘‘Solitude, ô mon éléphant’’ de Louise de Vilmorin</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Solitude, ô mon éléphant’’ de Louise de Vilmorin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/30/le-poeme-du-dimanche-solitude-o-mon-elephant-de-louise-de-vilmorin/embed/#?secret=5TtZabKOTu#?secret=y8uJy4dZx4" data-secret="y8uJy4dZx4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F2wfzpUnUM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/23/poeme-du-dimanche-autobiographie-de-nazim-hikmet/">Poème du dimanche: Autobiographie de Nâzım Hikmet</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Poème du dimanche: Autobiographie de Nâzım Hikmet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/23/poeme-du-dimanche-autobiographie-de-nazim-hikmet/embed/#?secret=RRtf671pLq#?secret=F2wfzpUnUM" data-secret="F2wfzpUnUM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kYZqzli567"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/16/le-poeme-du-dimanche-maison-de-fous-dernst-stadler/">Le poème du dimanche: ‘‘Maison de fous’’ d&rsquo;Ernst Stadler</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Maison de fous’’ d&rsquo;Ernst Stadler » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/16/le-poeme-du-dimanche-maison-de-fous-dernst-stadler/embed/#?secret=kpltJS9z1V#?secret=kYZqzli567" data-secret="kYZqzli567" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/06/le-poeme-du-dimanche-o-tyran-oppresseur-de-abou-el-kacem-chebbi/">Le poème du dimanche: ‘‘Ô tyran oppresseur’’ de Abou El Kacem Chebbi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/06/le-poeme-du-dimanche-o-tyran-oppresseur-de-abou-el-kacem-chebbi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gabès : La vérité sur l&#8217;affaire du tablier «mi-cuisses» pour les filles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/08/gabes-la-verite-sur-laffaire-du-tablier-mi-cuisses-pour-les-filles/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/08/gabes-la-verite-sur-laffaire-du-tablier-mi-cuisses-pour-les-filles/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Sep 2018 13:28:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[filles]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=173049</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une note adressée aux élèves, attribuée à un lycée à Gabès, circule depuis hier, vendredi 7 août 2018, sur les réseaux sociaux. On y lit que les filles doivent porter «un tablier mi-cuisses», autrement elles seraient interdites d’accéder à l’établissement scolaire. Cette note non signée et qui comporte un cachet au nom du lycée Abou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/08/gabes-la-verite-sur-laffaire-du-tablier-mi-cuisses-pour-les-filles/">Gabès : La vérité sur l&rsquo;affaire du tablier «mi-cuisses» pour les filles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-173056" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/tablier-lycée-filles-gabes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une note adressée aux élèves, attribuée à un lycée à Gabès, circule depuis hier, vendredi 7 août 2018, sur les réseaux sociaux. On y lit que les filles doivent porter «un tablier mi-cuisses», autrement elles seraient interdites d’accéder à l’établissement scolaire.</strong></em><span id="more-173049"></span></p>
<p>Cette note non signée et qui comporte un cachet au nom du lycée Abou El-Kacem Chebbi de Gabès, a fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux avant d&rsquo;être reprise par des médias.</p>
<p>Son contenu a été jugée rétrograde et portant atteinte à la femme. Certains commentateurs ont même appelé les élèves de ce lycée à se révolter, expliquant que les jeunes filles ne sont pas des objets sexuels et que leur corps n’est censé provoquer personne s’il n’est pas recouvert par un tablier cachant les cuisses et les fesses.</p>
<p>Interrogé aujourd&rsquo;hui par Kapitalis, Lotfi Chibani, commissaire régional de l&rsquo;Education à Gabès, a assuré que cette note n’a rien d’officiel et qu’elle avait déjà circulé sur Facebook, il y a 3 ou 4 ans. Il a ajouté que le directeur du lycée n’a aucun lien avec de telles recommandations et précisé que le tablier est obligatoire pour tous les lycéens, aussi bien pour les filles que pour les garçons.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-173058" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/note-scolaire-gabes-tablier.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La présumée note du lycée de Gabès.</em></p>
<p>On sait cependant que, dans la pratique, plusieurs enseignants, animés par une sorte de sexisme ordinaire, permettent aux garçons d’entrer en classe sans tablier, ce qui n&rsquo;est pas permis aux filles. Certains vont même jusqu’à demander à leurs élèves de sexe féminin de porter un tablier toujours plus long, étant souvent considéré comme trop court…</p>
<p>En septembre 2016, des lycéennes de Tunis se sont insurgées contre cette mesure discriminatoire sous le slogan «<em>Tablier pour tous ou tous sans tablier</em>», mais le mouvement n’a pas eu de suite.</p>
<p>Il faut dire que parfois, ce sont les parents eux-mêmes qui imposent le tablier à leurs fillettes… et celles-ci n&rsquo;ont pas trouvé un grand soutien, pour une cause pourtant importante et allant dans le sens de l&rsquo;égalité, grand débat aujourd&rsquo;hui, en Tunisie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oEM74caylJ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/21/les-filles-sinsurgent-contre-le-port-obligatoire-du-tablier-au-lycee/">Les filles s&rsquo;insurgent contre le port obligatoire du tablier au lycée</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les filles s&rsquo;insurgent contre le port obligatoire du tablier au lycée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/21/les-filles-sinsurgent-contre-le-port-obligatoire-du-tablier-au-lycee/embed/#?secret=CU6cjRvo7J#?secret=oEM74caylJ" data-secret="oEM74caylJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/08/gabes-la-verite-sur-laffaire-du-tablier-mi-cuisses-pour-les-filles/">Gabès : La vérité sur l&rsquo;affaire du tablier «mi-cuisses» pour les filles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/08/gabes-la-verite-sur-laffaire-du-tablier-mi-cuisses-pour-les-filles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Karim Jabbari : Un calligraphe tunisien à Montréal</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/11/karim-jabbari-un-calligraphe-tunisien-a-montreal/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/11/karim-jabbari-un-calligraphe-tunisien-a-montreal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 15:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=110117</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Tunisien Karim Jabbari est connu pour être l&#8217;un des meilleurs artistes au monde dans l&#8217;art de la calligraphie. Âgé de 30 ans, Karim Jabbari est originaire du gouvernorat de Kasserine et vit à Montréal, au Canada. Dans son travail, il essaie toujours de mettre en oeuvre et de redéfinir la perception des gens de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/11/karim-jabbari-un-calligraphe-tunisien-a-montreal/">Karim Jabbari : Un calligraphe tunisien à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110119" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/karim-Jabbari.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le Tunisien Karim Jabbari est connu pour être l&rsquo;un des meilleurs artistes au monde dans l&rsquo;art de la calligraphie.</strong></em><span id="more-110117"></span></p>
<p>Âgé de 30 ans, Karim Jabbari est originaire du gouvernorat de Kasserine et vit à Montréal, au Canada. Dans son travail, il essaie toujours de mettre en oeuvre et de redéfinir la perception des gens de l&rsquo;art de la calligraphie arabe. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a déclaré, aujourd&rsquo;hui, vendredi 11 août 2017, dans un entretien avec le journal canadien de langue anglaise « <a href="http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/montreal-karim-jabbari-calligraffiti-urban-arabic-calligraphy-1.4241510"><em>CBC News</em></a>« . «<em>Les gens ne s&rsquo;intéressent malheureusement plus à cet art et je souhaite que la nouvelle génération y prendra goût</em>», a-t-il ajouté.</p>
<p>Karim Jabbari a, par ailleurs, indiqué qu&rsquo;il puise toujours son art dans les poésies du célèbre poète tunisien Abou El-Kacem Chebbi (24 février 1909-9 octobre 1934), ajoutant: «<em>Vous savez ce que j&rsquo;essaie de dire aux gens à travers mon art? Prenez la peine de faire connaissance avec autrui et mettez de côté toutes cette haine. Vous trouverez un trésors</em> <em>inestimable</em>».</p>
<p>Le calli-graffeur, qui travaille en ce moment sur un projet de calligraphie dans les rues Saint Dominique et Saint Catherine, à Montréal, a aussi indiqué que son rêve le plus cher est d&rsquo;ouvrir une école en Tunisie dédiée à l&rsquo;art de la calligraphie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/11/karim-jabbari-un-calligraphe-tunisien-a-montreal/">Karim Jabbari : Un calligraphe tunisien à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/11/karim-jabbari-un-calligraphe-tunisien-a-montreal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vers la création d’un musée Abou Al-Kacem Chebbi à Tozeur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/vers-la-creation-dun-musee-abou-al-kacem-chebbi-a-tozeur/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/vers-la-creation-dun-musee-abou-al-kacem-chebbi-a-tozeur/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:01:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou El Kacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Zine El Abidine]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
		<category><![CDATA[Tozeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=66148</guid>

					<description><![CDATA[<p>La polémique sur la destruction de la maison du poète Abou Al-Kacem Chebbi, à Tozeur, pourrait aboutir à la création d&#8217;un musée dans cette ville du sud-ouest tunisien. Depuis trois jours, les internautes et les médias dénoncent la destruction de la maison du célèbre poète tunisien dont 2 vers («Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/vers-la-creation-dun-musee-abou-al-kacem-chebbi-a-tozeur/">Vers la création d’un musée Abou Al-Kacem Chebbi à Tozeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-66151" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Abou-Kacem-Chebbi-Tozeur-maison-musée.jpg" alt="abou-kacem-chebbi-tozeur-maison-musee" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La polémique sur la destruction de la maison du poète Abou Al-Kacem Chebbi, à Tozeur, pourrait aboutir à la création d&rsquo;un musée dans cette ville du sud-ouest tunisien.</strong></em></p>
<p><span id="more-66148"></span></p>
<p>Depuis trois jours, les internautes et les médias dénoncent la destruction de la maison du célèbre poète tunisien dont 2 vers («<em>Lorsqu’un jour le peuple veut vivre, force est pour le destin de répondre /Force est pour les ténèbres de se dissiper/ Force est pour les chaînes de se briser»</em>) ont été intégrés à l’hymne national tunisien.</p>
<p>Mohamed Zinelabidine, ministre des Affaires culturelles, s&rsquo;est invité dans la polémique et à posté ce commentaire sur son compte Facebook: «<em>Je suis catastrophé par ce que j&rsquo;apprends. C&rsquo;est honteux, criminel et irrespectueux de la mémoire collective, des personnalités symboliques de notre pays. J&rsquo;apprends à l&rsquo;instant ce drame et en assurerai le suivi imminent. Quelle honte !</em>».</p>
<p>Il faut savoir, cependant, que cette maison a été vendue depuis 20 ans, avant d’être rachetée par une personne qui l’a complètement rasée, il y a&#8230; 5 ans. Un proche du poète a indiqué aux médias qu’Abou Al-Kacem Chebbi n’a que très peu vécu dans cette maison et que celle où il a passé son enfance à Tozeur est toujours en possession des héritiers. «<em>Ces derniers avaient d’ailleurs proposé au ministère des Affaires culturelles de la récupérer pour en faire un musée ou une maison de culture</em>», a-t-il aussi indiqué.</p>
<p>Cette polémique sur une démolition qui remonte à plusieurs années aura au moins permis de penser à la création d&rsquo;un musée consacré au poète national tunisien, disparu en 1934 à l’âge de 25 ans, suite à une myocardite.</p>
<p>Le dirigeant Nidaa Tounes, Lazhar Akremi, a indiqué que le président de la république, Béji Caïd Essebsi, lui a fait savoir, à l’issue de leur rencontre, hier, que la maison Chebbi sera transformée en musée.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/vers-la-creation-dun-musee-abou-al-kacem-chebbi-a-tozeur/">Vers la création d’un musée Abou Al-Kacem Chebbi à Tozeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/vers-la-creation-dun-musee-abou-al-kacem-chebbi-a-tozeur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
