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	<title>Archives des Abraaj Global - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abraaj Global - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : taux, totaux et créanciers au pouvoir</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 07:13:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat tunisien doit actuellement et avant tout faire face à des créances lourdes. Mais malgré un discours appelant à la restauration de la démocratie, le premier impératif de tout créancier demeure de rentrer dans ses fonds et le FMI n’a plus confiance. L’exemple grec avait déjà démontré combien les créanciers internationaux n’étaient pas prêts à...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Tunisie-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-373405"/><figcaption><em>Kaïs Saïed a beau dénoncer les traîtres et en appeler au patriotisme économique de ses compatriotes, que pourra-t-il faire face aux vents de la mondialisation venus du grand large ? </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L’Etat tunisien doit actuellement et avant tout faire face à des créances lourdes. Mais malgré un discours appelant à la restauration de la démocratie, le premier impératif de tout créancier demeure de rentrer dans ses fonds et le FMI n’a plus confiance. L’exemple grec avait déjà démontré combien les créanciers internationaux n’étaient pas prêts à sacrifier leur argent contre les nécessités de la démocratie. Il semble qu’avec la Tunisie, ils n’aient pas changé d’attitude. Quelles raisons auraient-ils eu de le faire?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-374807"></span>



<p>Kaïs Saïed a évincé ses adversaires en juillet dernier. A point nommé, peut être. La nouvelle loi des finances a été adoptée en conseil des ministres sans la nécessaire discussion au sein d’un parlement dissous d’autorité, et de nouveau la classe politique et médiatique se dissipe dans des palabres sans fins, avec pour thèmes principaux, la liberté, la démocratie, l’identité, la justice&#8230; Comme d’habitude, depuis plus de dix ans, la crise économique passe, ou plutôt est laissée volontairement, à l’arrière-plan.</p>



<p>Récemment Abir Moussi a critiqué l’implication de fonds qatari ou turc dans des prises de participation dans des institutions tunisiennes. Or il s’agit de capital equity privés, publics, ou mixtes, dont la mission est de placer les fonds dont ils disposent pour les faire fructifier à travers le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La faute à Ennahdha et à ses satellites</h2>



<p>Depuis la<em> «Révolution»</em>, le capitalisme local, à l’origine familial et mafieux de la famille Trabelsi, s’est ouvert aux vents de la mondialisation venus du grand large, jusque-là sans bénéfices tangibles, du moins aux yeux d’une opinion publique locale dont les difficultés financières ne font que croître, sans aucune perspective de salut.</p>



<p>C’est le Parti Ennahdha, mais aussi tous les milieux qui ont gravité autour de lui, ainsi qu’autour de feu Béji Caïd Essebsi, il faut bien le reconnaître, qui en assument la responsabilité. Le pays a perdu 4 années à palabrer sur une constitution qui aurait pu être pliée en trois mois. Et Mme Moussi a bien raison de s’acharner sur le parti islamiste qui a promis aux gens le paradis mais a conduit quelques-uns d’entre eux vers les médersas moyenâgeuses et le voyage fatidique de Raqqa.</p>



<p>Seulement dans sa dénonciation du Qatar et de la Turquie, à juste titre, en tant que soutiens d’un projet sociétal rétrograde, la présidente du Parti destourien libre (PDL) continue d’ignorer les contraintes du capitalisme global dans lequel le pays a été conduit par l’ensemble de la classe politique depuis 2011, par le biais d’une dette colossale, et qui accordent le droit pratiquement à tout investisseur de réaliser les opérations financières nécessaires à la croissance de son capital en Tunisie ou ailleurs, pour peu qu’il respecte les lois du pays.</p>



<p>L’Etat tunisien, s’il a le droit à priori de fermer des associations internationales comme celles des Ulémas, ne peut théoriquement le faire que sur décision de justice. De quel droit donc l’Etat tunisien refuserait au Qatar, à la Turquie, et même éventuellement à Israël, le droit d’investir, alors qu’il est signataire des accords de l’Organisation internationale du commerce (OIC)?</p>



<p>C’est une erreur lourde de conséquences que de ne pas entretenir de relations diplomatiques avec l’Etat juif alors même que l’Autorité palestinienne et plusieurs pays arabes l’ont fait. Et l’affaire de la Banque franco tunisienne (BFT) n’a que trop prouvé à quelles foudres le pays s’exposait pour violer les lois internationales sur le commerce.</p>



<p>En France le gouvernement (François Hollande) s’était incliné quand le groupe américain General Electric, grâce à des méthodes de gangsters, s’était porté acquéreur du groupe Alsthom qui assurait à la France son indépendance énergétique. Emanuel Macron avait déclaré pour le justifier que la France n’était pas un Etat bananier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le combat perdu d&rsquo;avance de Moussi contre la mondialisation </h2>



<p>Le problème n’est donc pas le Qatar ou la Turquie, mais le parti politique qui pendant dix années en a reçu l’aide financière et le soutien politique pour se maintenir au pouvoir et sauvegarder ses intérêts, tout autant que les leurs. Et si l’armée turque occupe la Libye, c’est pour en contrôler l’exploitation et la vente du pétrole, et non pas pour les beaux yeux de Youssef Qaradaoui. Déjà depuis l’époque de Ben Ali l’aéroport d’Enfidha avait été concédé aux Turcs sans que cela ne suscite de remous aux seins du RCD.</p>



<p>On comprendrait donc que Mme Moussi se fasse l’avocate de l’indépendance tunisienne contre la mondialisation. Seulement pas plus elle que la totalité des partis politiques tunisiens n’avaient bronché quand le private equity  <a href="http://www.kapitalis.com/kapital/28389-abraaj-capital-triple-le-capital-de-la-societe-polyclinique-taoufik.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abraaj avait pris le contrôle de plusieurs des plus importantes cliniques</a> de la capitale. Et quand ce holding a été liquidé suite à des malversations graves, c’est un autre private equity qui a acquis les cliniques en question, en l’occurrence Colony Capital du milliardaire américain Tom Barack, l’un des amis et principaux soutiens financiers du président américain Donald Trump au cours de ses campagnes électorales. C’est Tom Barack qui avait recommandé Paul Manafort, plus tard condamné pour irrégularités fiscales, à Donald Trump pour diriger sa campagne électorale. C’est encore Tom Barack qui a été arrêté en juillet dernier pour lobbying illégal en faveur des Emirats arabes unis. Le résultat face à des hôpitaux publics dont l’Etat s’est financièrement désengagé, et face à des institutions privées sur lesquelles il n’a plus aucune prise, c’est qu’aujourd’hui, mis à part quelques privilégiés, le citoyen tunisien ne possède plus les ressources nécessaires pour se soigner. Et à cela, aucun parti politique ne prétend remédier. Pourtant, l’acquisition d’un avion neuf par Tunisair, la société de la gazelle qui bat de l’aile, que le contribuable traîne financièrement depuis des années comme un boulet de canon avec comme alibi la souveraineté nationale si chère à nos syndicats, a été fêtée comme une résurrection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le patriotisme à géométrie variable de l&rsquo;UGTT</h2>



<p>Ce sont encore ces mêmes syndicats doués d’un patriotisme à géométrie variable, qui dès le début , n’ont absolument rien fait pour assurer une extraction régulière du phosphate, principale source de revenus du pays, et durant dix années, parmi tous les gouvernements tunisiens qui s’étaient succédé, aucun n’a essayé de remédier à cette anomalie qui a mis le pays à genoux. La raison en est sans doute simple&nbsp;: on attend qu’une private equity en fasse l’acquisition à des prix inférieurs à la valeur réelle, quand le dinar tunisien aura suffisamment chuté.</p>



<p>Le citoyen tunisien ne prenant pas l’avion chaque semaine, le plus urgent eût pourtant été de céder Tunisair, afin de se débarrasser de ce lourd fardeau, et d’assurer une rentrée de devises conséquente. Mais c’est là la responsabilité de l’Etat. On peut donc seulement dans une certaine mesure, excuser les propos du président Kaïs Saïed sur les traîtres, même si cette traîtrise là, celle de céder des pans entiers de l’économie du pays à prix sacrifiés, à l’étranger, turc, qatari, français, américain, ou israélien, n’est pas punissable par les lois du commerce international.</p>



<p>Face ces réalités, le fait d’évoquer la nécessité d’abolir la mention de l’islam de la constitution, c’est comme un peu discuter du sexe des anges. Si on prétend réclamer la laïcité par souci d’égalité entre les citoyens, ou pour empêcher le retour des islamistes, ou annihiler le terrorisme, alors l’exemple de la Turquie, de la Syrie, et de l’Irak, prouvent qu’il n’en est rien.</p>



<p>Tout peuple a malheureusement ses préjugés&nbsp;ou ses traditions selon qu’on considérerait la chose, ou ses mauvais génies, aussi. En Israël par exemple, il serait impensable que le Premier ministre ne fût pas juif. Et tout juif venu d’ailleurs acquiert automatiquement la nationalité alors que les Arabes, installés depuis des générations, en sont privés.</p>



<p>Les problèmes de la Tunisie sont donc beaucoup plus profonds, beaucoup plus impérieux. Il ne suffit pas de se plier à la mode du politiquement correct ou du culturellement <em>«in»</em> pour les faire disparaître, et les principes de droit constitutionnel, pour pertinents qu’ils soient, attendront, lorsque la faillite pointe à l’horizon.</p>



<p>L’Etat tunisien doit actuellement et avant tout faire face à des créances lourdes. Et les partis politiques pour différentes raisons ont démontré qu’ils étaient incapables de les honorer et ont fourni le prétexte juridique adéquat à leur éviction, l’absence de Cour constitutionnelle. Il n’est donc pas impossible que le pouvoir autoritaire actuel n’en soit que la conséquence; les taux ne rimant pas avec les totaux, pourrait-il assurer les nécessaires rentrées fiscales dont le pays a besoin pour régler ses dettes? C’est en tous cas sa raison d’être.</p>



<p>Malgré un discours appelant à la restauration de la démocratie, le premier impératif de tout créancier demeure en effet de rentrer dans ses fonds et le FMI n’a plus confiance. L’exemple grec avait déjà démontré combien les créanciers internationaux n’étaient pas prêts à sacrifier leur argent contre les nécessités de la démocratie. Il semble qu’avec la Tunisie, ils n’aient pas changé d’attitude. Quelles raisons auraient-ils eu de le faire?</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nG90tTEUGR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/the-key-man-abraaj-holding-ou-lescroc-utile-de-limperialisme-global/"> »The key man » : Abraaj Holding, ou l&rsquo;escroc utile de l&rsquo;impérialisme global</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  »The key man » : Abraaj Holding, ou l&rsquo;escroc utile de l&rsquo;impérialisme global » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/the-key-man-abraaj-holding-ou-lescroc-utile-de-limperialisme-global/embed/#?secret=aJz0HtxoFj#?secret=nG90tTEUGR" data-secret="nG90tTEUGR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7GeFOejnpb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/04/note-de-lecture-party-of-one-ou-la-democratie-dans-la-tourmente/">Note de lecture : «Party of one», ou la démocratie dans la tourmente</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Note de lecture : «Party of one», ou la démocratie dans la tourmente » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/04/note-de-lecture-party-of-one-ou-la-democratie-dans-la-tourmente/embed/#?secret=PCRcHgxH8G#?secret=7GeFOejnpb" data-secret="7GeFOejnpb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title> »The key man » : Abraaj Holding, ou l&#8217;escroc utile de l&#8217;impérialisme global</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 10:58:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ouvrage «The Key Man : How the Global Elite Was Duped by a Capitalist Fairy Tale» de Simon Clark et Will Louch (éd. Hardcover, juillet 202) raconte 1a saga du fonds d&#8217;investissement Abraaj Global, qui se donnait pour mission d’investir dans les marchés émergents, comme la Tunisie, afin d’améliorer les conditions sociales et environnementales des populations...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/the-key-man-abraaj-holding-ou-lescroc-utile-de-limperialisme-global/"> »The key man » : Abraaj Holding, ou l&rsquo;escroc utile de l&rsquo;impérialisme global</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Abraaj-Aref-Naqvi.jpg" alt="" class="wp-image-373941"/><figcaption><em>Aref Naqvi, patron d&rsquo;Abraaj Global. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;ouvrage «The Key Man : How the Global Elite Was Duped by a Capitalist Fairy Tale» de Simon Clark et Will Louch (éd. Hardcover, juillet 202) raconte 1a saga du fonds d&rsquo;investissement Abraaj Global, qui se donnait pour mission d’investir dans les marchés émergents, comme la Tunisie, afin d’améliorer les conditions sociales et environnementales des populations défavorisées, s&rsquo;est achevé par un scandale retentissant. Les equity funds et l’impact investing n&rsquo;ont pas fini de donner de faux espoirs aux populations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-373940"></span>



<p>Abraaj est ce groupe financier basé à Dubaï du milliardaire pakistanais Aref Naqvi, qui pendant 16 ans, entre 2001 et 2017, a su convaincre le gotha international du global business d’investir dans les marchés émergents afin d’améliorer les conditions sociales et environnementales des populations défavorisées tout en réalisant des bénéfices. Il fut le représentant emblématique de ce qu’on a fini par nommer impact investing et du capital ou private équity fund, ces sociétés privées chargées de réaliser des bénéfices tout en assurant le développement, en lieu et place des Etats défaillants, désormais incapables de supporter financièrement de telles charges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une coûteuse décoration</h2>



<p>L’émergence de Abraaj fut prodigieuse. Conseillée par deux prestigieux cabinets juridiques de New York et de Londres, régulièrement auditée par le bureau international de comptabilité KPMG, Abraaj devint le partenaire d’organismes aussi prestigieux que La Banque mondiale, la Fondation Bill Gates, CPC, la Deutsch Bank, TPG, ainsi que des fonds publics ou privés (Hamilton Lane) de gestion des pensions de retraites américaines, ou des fonds de développements appartenant à des magnats de la finance, comme Jeff Skol ou Sir Reginald Cohen.</p>



<p>On estime à près de 5 milliards de dollars les sommes investies dans Abraaj par ses différents partenaires occidentaux, des organismes réputés qui ne plaisantaient à priori pas avec la comptabilité.</p>



<p>Les commentaires des spécialistes reconnus de la finance internationale, comme le professeur de Harvard Josh Lerner, ou bien le <em>Wall Street Journal</em>, étaient à tout le moins très élogieux. Il faut reconnaître que le comité de direction de Abraaj, regroupant des diplômés de Princeton, de Yale, d&rsquo;Oxford ou de Cambridge, dont quelques uns avaient des liens avec Barack Obama,&nbsp; ou avaient travaillé avec le Prince Charles d’Angleterre et été décorés par la Reine, ou avaient présidé le NHS britannique, siégeant aux côtés d&rsquo;un milliardaire suisse, cela avait de quoi impressionner les plus méfiants des investisseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comptes manipulés et auditeurs trompés</h2>



<p>Il s’est avéré par la suite que tout cela n&rsquo;était qu&rsquo;une coûteuse décoration; le seul à prendre des décisions était Aref Naqvi, et que tous les capitaux reçus étaient transférés sur un compte secret, que plus tard les enquêteurs surnommeraient Abraajery, d’où ils étaient distribués selon son seul bon vouloir. Seuls son beau-frère Seddiq Waqar, ainsi que Sev Vettivetpillai, Lakhani Rafiq et Mustapha Abdelghani (deux Pakistanais, un Egyptien et un Srilankais) étaient à la manoeuvre et manipulaient les résultats financiers en surévaluant les actifs et en transférant les capitaux de compte à compte pour tromper les auditeurs, au besoin en recourant à des emprunts à très court terme, et masquer le déficit important dans lequel la société s’enfonçait.</p>



<p>Arif Naqvi n’a en réalité fait qu’utiliser le schéma de Ponzi. Mais c’est uniquement fin 2017 qu’un cadre financier de la Fondation Bill Gates, un dénommé Andrew Farnum, découvrit le pot aux roses lorsqu’il s’aperçut que Abraaj sollicitait encore plus d’investissements alors que même les fonds déjà obtenus n’apparaissaient pas dans ses bilans comptables. Cela finit par l’arrestation à Londres et l’extradition vers les Etats-Unis de Aref Naqvi, qui était entretemps devenu le conseiller financier de Imraan Khan, le Premier ministre du Pakistan, et de ses complices.</p>



<p>Depuis sa fondation, Abraaj s’était investie dans différents projets à travers le monde&nbsp;: l’industrie laitière, l’industrie pharmaceutique, les hôpitaux, la distribution du courrier, le paiement informatique, les supermarchés, les compagnies aériennes low-cost, la distribution de spiritueux, et même l’achat de centrales électriques (à Karachi). Ses activités couvraient un grand nombre de pays&nbsp;: Egypte, Pakistan, Liban, Jordanie, Nigeria, Ghana, Pérou, Malaisie, Kenya.</p>



<p>En Tunisie, grâce à son fond des hôpitaux des marchés en croissance (Growth Market Hospital Invest Corp), Abraaj fit l’acquisition après la révolution de 2011 de plusieurs cliniques privées importantes. Outre que ces acquisitions posent désormais problème puisqu’elles ont placé entre les mains d’un groupe étranger probablement en voie de démantèlement et à l’avenir incertain l’un des fleurons de la médecine privée en Tunisie, la dernière acquisition si elle se confirme se serait&nbsp;faite après l’entame des poursuites judiciaires contre Abraaj, c’est-à-dire après 2017, sans que les autorités tunisiennes chargées de surveiller de semblables transactions n’eussent réagi.</p>



<p>Cela évidemment s’ajoute aux nombreux mystères entourant cette affaire auxquels le silence des protagonistes et les menaces de poursuites judiciaires, empêchent d’apporter une réponse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fiction du capital privé global</h2>



<p>C’est qu&rsquo;au-delà de la fiction du capital privé global désireux d’investir pour le bien-être des populations des pays sous-développés, cette affaire a révélé des liens insoupçonnés entre capital public et privé, aux Etats-Unis d’Amérique mêmes. Elle s’est par ailleurs déroulée pendant la croisade contre le terrorisme, et a eu pour principal théâtre d’opérations le Moyen-Orient avec comme épicentre le hub économique et financier de Dubaï, et secondairement le Pakistan, au moment où ce pays constituait la base arrière des troupes américaines engagées en Afghanistan, et dont une part importante de la logistique passait par Karachi.</p>



<p>Il ne faut pas oublier que les pannes fréquentes d’électricité survenant à Karachi menaçaient de plonger le port principal du pays dans le chaos et d’interrompre le ravitaillement des troupes américaines. Et l’acquisition de Karachi Electrics par Abraaj avait résolu le problème, mais la compagnie d&rsquo;électricité était restée endettée envers l’Etat pakistanais pour ses achats de gaz, ce qui avait probablement servi de prétexte pour ne pas la céder à une compagnie… chinoise.&nbsp;Malgré tous les efforts de Aref Naqvi pour revendre Karachi Electrics aux Chinois, les autorités pakistanaises, au nom de considérations stratégiques peu convaincantes (elles avaient accepté la construction d&rsquo;un port sur la mer d&rsquo;Arabie relié à la frontière chinoise par plusieurs autoroutes et voies de chemin de fer), mais très probablement sensibles aux pressions américaines, avaient empêché la transaction de se faire et cela avait empêché la compagnie de se renflouer au moment où elle faisait face à des pressions financières croissantes.</p>



<p>Il semble donc qu&rsquo; au moment où le concurrent chinois allait entrer en scène dans le grand jeu de l’impact investing, la complaisance (complicité?) américaine vis-à-vis de Abraaj ait pris fin. Ceci évidemment situe déjà le contrôle des marchés émergents en tant qu’enjeu de la confrontation sino américaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour les peuples, les choses vont de mal en pis</h2>



<p>L’impact investing et les equity fund ne semblent donc constituer après la guerre contre le terrorisme que dernier avatar occidental de la recherche de la prise de contrôle économique définitive des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour cela le capital global (occidental) a besoin de l’intercession d’agents locaux qui y possèdent des entrées dont lui-même sait pertinemment être pour le moment dépourvu. Abraaj en fut certainement le prototype&nbsp;; il faut s’attendre à l’avenir à ce que d’autres sociétés du même type se manifestent, au prix pour les investisseurs d’une gestion financière plus rigoureuse. Ce même capital a besoin pour investir d’un cadre politique approprié que seule la <em>«démocratie»</em> peut lui apporter, dont la Tunisie a constitué durant dix années un prototype peu convaincant.</p>



<p>Dans cette perspective, il est remarquable que durant le Forum de la célébration de l’entrepreneuriat tenu à Dubaï en novembre 2010 et organisé par Abraaj, alors que Hosni Moubarak et Zine El-Abidine Ben Ali exerçaient encore un pouvoir dont nul ne voyait la fin, Naguib Sawiris, un milliardaire égyptien, ait publiquement déclaré en présence de Judith Hale, la sous-secrétaire d’Etat: <em>«Si tout le monde assis ici chasse les gouvernements (arabes), alors nous aurons le pouvoir, tout cela changera»</em>.</p>



<p>Onze années de printemps arabe plus tard, les dictateurs ont été chassés, et ceux qui sont restés autant que les nouveaux pouvoirs, celui d’Ennahda en particulier, n&rsquo;ont fait que se conformer aux nécessités des equity fund et de l’impact investing. Pour les peuples, en revanche, les choses sont allées de mal en pis. Jusqu’où?</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



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