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	<title>Archives des addiction - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des addiction - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Vers une révision de la loi anti-stupéfiant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/tunisie-vers-une-revision-de-la-loi-anti-stupefiant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 10:40:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[toxicomanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les peines de prison à elles seules ne constituent pas une solution efficace pour réduire le fléau de la toxicomanie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/tunisie-vers-une-revision-de-la-loi-anti-stupefiant/">Tunisie | Vers une révision de la loi anti-stupéfiant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La toxicomanie est classée comme une maladie selon les approches médicales modernes et les accords internationaux pertinents, et les peines de prison à elles seules ne constituent pas une solution efficace pour réduire le phénomène, en particulier pour les consommateurs et les toxicomanes qui souhaitent être soignés.</em></strong></p>



<span id="more-18746629"></span>



<p>C’est ce qu’ont souligné des représentants du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) et du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot), lors de leur audition par la Commission de la législation générale, jeudi 7 mai 2026. La session était consacrée à la discussion du projet de loi visant à modifier la loi n° 52 de 1992 du 18 mai 1992 relative à la lutte contre les infractions liées aux stupéfiants.</p>



<p>Les représentants du secteur pharmaceutique ont appelé à une nouvelle réduction des peines d’emprisonnement pour les consommateurs et une aggravation des sanctions pour les dealers en bandes organisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cadre juridique actuel ne protège pas les pharmaciens</h2>



<p>Les pharmaciens ont également abordé le développement rapide des drogues de synthèse et la difficulté de détecter certaines d’entre elles par les tests traditionnels, tout en mettant en garde contre l’usage illicite de certaines drogues aux propriétés addictives et en plaidant pour un contrôle plus strict de leur distribution ainsi que pour la mise à jour des listes de stupéfiants et de substances toxiques afin de suivre l’évolution des modes de consommation.</p>



<p>Examinant le cadre juridique actuel, les présents ont souligné la nécessité de modifier la loi n°&nbsp;54 de 1969 relative à la réglementation des substances toxiques, compte tenu de son inadéquation avec l’évolution du phénomène et des problèmes pratiques qu’elle engendre, d’autant qu’elle ne fait pas bénéficier les pharmaciens d’une protection juridique adéquate dans l’exercice de leur métier.</p>



<p>Les représentants du Cnop et du Spot ont, également, appelé à renforcer le système de prise en charge des addictions, à soutenir les centres spécialisés, à accroître leurs capacités et à impliquer les organisations de la société civile, tout en intégrant les dimensions psychologiques et sociales au processus de traitement.</p>



<p>Ils ont souligné le champ d’action limité des centres existants, spécialisés dans le traitement de la dépendance aux drogues de synthèse, excluant les drogues dures, et ont insisté sur les limites actuelles du système de santé face à l’ampleur et à la complexité croissantes du phénomène.</p>



<p>Tout en plaidant pour le renforcement des programmes de prévention au sein des établissements scolaires, les pharmaciens ont insisté sur la nécessité de distinguer consommateurs et trafiquants, d’adopter une approche progressive et de réévaluer l’efficacité des peines d’emprisonnement pour les consommateurs.</p>



<p>La réforme législative devrait reposer selon eux sur un diagnostic réaliste et précis du phénomène et s’appuyer sur des expériences comparatives ayant fait leurs preuves dans d’autres pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pharmaciens pour un contrôle plus strict de la délivrance des ordonnances</h2>



<p>Les représentants des ordres professionnels de pharmaciens ont formulé plusieurs observations concernant différents aspects du projet de loi, insistant sur la nécessité de les revoir, notamment le dépistage obligatoire, qu’ils jugent attentatoire à la vie privée et qui empêche de détecter la consommation de certains types de drogues. Ils ont suggéré de prévoir la possibilité de recourir volontairement à un traitement à plusieurs reprises, compte tenu du faible taux de guérison de la toxicomanie.</p>



<p>Concernant la prolifération de certains stupéfiants, les présents ont confirmé que certains sont d’origine inconnue, tandis que d’autres sont délivrés sur présentation d’un certificat médical, expliquant que certaines personnes ont recours à la fraude en se procurant ces médicaments dans différentes pharmacies grâce à de multiples ordonnances obtenues auprès de médecins privés et d’hôpitaux publics. Pour faire face à ces abus, il convient de numériser la délivrance des médicaments dans les pharmacies publiques et privées, ont insisté les pharmaciens, en appelant à un contrôle plus strict des ventes de médicaments via les réseaux sociaux et en mettant en garde contre la diffusion de drogues dangereuses par ces canaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les législateurs pour une approche plus dissuasive</h2>



<p>Lors du débat, plusieurs parlementaires ont expliqué que le maintien des peines d’emprisonnement pour les consommateurs de drogue et l’alourdissement des sanctions visent à dissuader et à réduire la propagation du phénomène au sein des établissements scolaires et des quartiers résidentiels. Ils ont souligné la gravité de la consommation de drogue chez les enfants, les jeunes et les étudiants, ainsi que la présence croissante de réseaux de trafic à proximité des établissements scolaires et des zones résidentielles, ce qui menace désormais la sécurité sociale et la stabilité familiale. Selon eux, cela exige une approche dissuasive plus rigoureuse, fondée sur des peines plus sévères pour les trafiquants et le démantèlement des réseaux criminels à l’origine de la diffusion de ces substances. Ils ont insisté sur le fait que la clémence envers les consommateurs de drogue pourrait contribuer à élargir le cercle de la dépendance et à aggraver le phénomène sur les plans social et sécuritaire.</p>



<p>À l’inverse, plusieurs parlementaires ont plaidé pour une approche thérapeutique axée sur la santé, considérant le consommateur comme une victime ou un patient ayant besoin de soutien et de soins plutôt que de sanction.</p>



<p>Des députés ont également demandé la création de centres régionaux spécialisés dans le traitement des addictions et offrant un soutien psychologique et social aux personnes dépendantes, dotés d’un personnel médical et paramédical qualifié.</p>



<p>Ils ont par ailleurs exhorté les organisations professionnelles de pharmaciens à soutenir les programmes de prévention et de sensibilisation au sein des établissements scolaires, des centres de jeunesse et des infrastructures sportives et culturelles.</p>



<p>L’importance pour les différentes institutions étatiques de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre ce phénomène a également été soulignée, notamment par la coordination des efforts entre les secteurs de la sécurité, de la santé, de l’éducation, du social et de la culture, et par l’adoption d’une approche globale visant à réduire la consommation de drogues et à prévenir ses dangers.</p>



<p>À l’issue de la session, il a été rappelé que la lutte contre le phénomène de la drogue ne se limite pas à une approche purement juridique et judiciaire, mais requiert une approche globale s’inscrivant dans une vision réformiste axée sur la prévention, le traitement, la dissuasion et la sanction, en s’appuyant sur diverses approches et expériences comparatives.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/tunisie-vers-une-revision-de-la-loi-anti-stupefiant/">Tunisie | Vers une révision de la loi anti-stupéfiant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Drogue &#124; Sauvons nos jeunes avant qu’il ne soit trop tard</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/drogue-sauvons-nos-jeunes-avant-quil-ne-soit-trop-tard/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Kaouache]]></category>
		<category><![CDATA[trafiquants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque fois qu’un jeune Tunisien s’enfonce dans la drogue c’est comme si la société perdait une bataille de plus. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/drogue-sauvons-nos-jeunes-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">Drogue | Sauvons nos jeunes avant qu’il ne soit trop tard</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chaque fois qu’un jeune Tunisien s’enfonce dans la drogue — et j’y inclus l’alcool, qui à mes yeux fait autant de ravages, sinon plus — c’est comme si la société perdait une bataille de plus. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un individu : c’est un bout d’avenir qui s’effrite, une promesse qui s’éteint.</em></strong></p>



<p><strong>Tarek Kaouache</strong> *</p>



<span id="more-17836568"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg" alt="" class="wp-image-17533579" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Tarek-Kaouache-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le président Kaïs Saïed a récemment haussé le ton. Il a demandé à ses ministres, aux gouverneurs et aux autorités locales d’agir vite et fort contre la diffusion des drogues dans nos écoles, nos quartiers et nos maisons de jeunes. Il a parlé d’une <em>«politique d’État permanente»</em>, de <em>«zéro tolérance»</em> envers les trafiquants et les réseaux qui ciblent la jeunesse tunisienne.</p>



<p>Ces mots forts étaient attendus. Ils traduisent une prise de conscience au sommet de l’État. Mais après les discours, il faut des actes. De vrais actes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sécurité, oui… mais aussi écoute et espoir</h2>



<p>Qu’on soit clair : la répression est indispensable. On ne peut pas laisser prospérer les trafiquants tandis que des adolescents détruisent leur santé et leur avenir. Mais si la réponse se limite à des descentes de police, le problème restera entier. Car le véritable mal, c’est le vide : vide d’horizon, vide de sens, vide d’espoir.</p>



<p>Un jeune ne tombe pas dans la drogue par hasard. Il s’y réfugie faute d’alternatives, par ennui, par colère ou simplement pour fuir un quotidien sans perspective. C’est là que l’État doit jouer pleinement son rôle : investir dans l’éducation, la culture, le sport et les loisirs.</p>



<p>Il faut redonner vie aux maisons de jeunes, en faire des lieux de créativité et non d’errance. Former les enseignants, soutenir les familles, créer des espaces d’écoute et d’accompagnement psychologique. Et surtout, parler vrai : l’alcool est une drogue. On ne peut pas prétendre combattre les dépendances en ignorant celle que la société tolère le plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’alcool, le mal qu’on banalise</h2>



<p>Dans notre pays, l’alcool reste un sujet presque interdit. On n’en parle que lorsque survient un drame. Pourtant, il détruit des vies, des familles, des esprits. Il est souvent le premier pas vers d’autres addictions.</p>



<p>Si nous voulons vraiment protéger nos jeunes, il faut intégrer l’alcool à la stratégie nationale de prévention. Non pour juger ou culpabiliser, mais pour comprendre, informer et prévenir. Un jeune qui boit pour combler un vide a besoin d’écoute, pas de réprobation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une responsabilité collective</h2>



<p>Le président a placé le débat sur la table ; à nous de le prolonger. Car la lutte contre la drogue ne se gagne pas seulement dans les commissariats : elle se joue aussi à l’école, à la maison, dans la rue et sur les terrains de sport.</p>



<p>Chacun a un rôle à jouer : les enseignants, en détectant la détresse ; les parents, en dialoguant ; les élus, en agissant localement ; et les associations, en créant des alternatives.</p>



<p>C’est une affaire de société, de valeurs, de solidarité et d’amour pour notre jeunesse.<br>Kaïs Saïed a rappelé récemment : <em>«Ceux qui s’attaquent à la sécurité de l’État visent aujourd’hui celle de la société.»</em> Il a raison. La drogue, sous toutes ses formes, est une attaque directe contre notre cohésion nationale. Mais la cohésion n’est pas un slogan ; c’est un travail quotidien, fait de confiance, de respect et de dignité retrouvée.</p>



<p>Alors oui, disons-le sans détour : non à la drogue, non à l’alcool destructeur, oui à la jeunesse tunisienne — sobre, lucide, créatrice et innovante. Une jeunesse qui refuse l’oubli facile et choisit la clarté. Une jeunesse qui croit encore à la force du travail, à la beauté du savoir et à la dignité de vivre libre et debout.</p>



<p>Ce combat doit être celui de tout un pays.</p>



<p><em>* Ingénieur en industries agroalimentaire et formateur et consultant sénior indépendant </em></p>



<p><em>** Tribune libre rédigée avec le recours à l’IA. </em></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 08:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, les saisies de drogues se multiplient en Tunisie. Le fléau n’épargne plus personne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/">Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce mois encore, les saisies de drogues se multiplient en Tunisie. Le 15 mai 2025, les unités de la Garde nationale ont démantelé deux réseaux internationaux de trafic de drogues opérant entre la Tunisie, un pays européen et un autre arabe.&nbsp; On saisit, on interpelle, on confisque. On fait ce qu’on peut. On croit agir. Mais qu’est-ce qu’on soigne, au juste ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong></p>



<span id="more-16604770"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Derrière chaque prise, il y a un manque. Derrière chaque comprimé, une tentative de consolation. Et dans les regards perdus de ces jeunes qu’on fige en délinquants, il y a un cri sourd que la société refuse d’entendre.&nbsp;</p>



<p>Je ne suis pas là pour excuser, ni pour exécuter. Je suis là pour écouter.&nbsp;</p>



<p>Et loin des clichés, les consommateurs de ces substances ne sont pas tous issus de milieux marginalisés. Il y a des étudiants, mais aussi des cadres, des médecins, des juges… Le fléau n’épargne plus personne.</p>



<p>Le monde est devenu addictif. Ce n’est pas seulement une question de drogue. C’est un climat général, un bruit de fond, un appel constant à combler un vide. Café, alcool, sexe, sport, travail…&nbsp; tout peut devenir addiction quand le lien est abîmé.&nbsp;</p>



<p>Et en Tunisie, ce lien l’est profondément. Le tissu social s’effiloche. Les jeunes errent sans projet. Les adultes s’épuisent à survivre. Les familles se replient. Le politique déçoit. La parole publique s’effondre. La société s’étiole… de fatigue, d’ennui, de contradictions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société morte d’ennui</h2>



<p>La Tunisie actuelle est une société tendue entre le vide et l’hypercontrôle. Trop de règles qui ne tiennent plus debout. Trop d’interdits, mais plus de transcendance. Une parole vidée de sens, une écoute absente. Une parole qui juge ou se tait. Une écoute qui ne fait que surveiller.&nbsp;</p>



<p>Alors que reste-t-il ? Une société morte d’ennui. De non-sens. De contradictions insupportables. On dit <em>«non»</em> à tout, mais on ne propose rien. On promet la lumière, mais on vit dans des pièces sans fenêtres.&nbsp;</p>



<p>Il ne s’agit pas de simple délinquance. Il s’agit d’un besoin spirituel. D’un besoin d’élévation. L’homme ne peut pas vivre sans extase. Même dans les traditions les plus anciennes, la transe, la danse, la prière, la poésie… toutes étaient des tentatives d’ouverture.&nbsp;</p>



<p>Mais aujourd’hui, on a remplacé le chant par l’écran, la transe par la poudre, la vision par un cachet. On cherche à <em>«toucher le ciel»</em>, mais on rase le sol. Et quand on chute, on tombe de très haut.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cercle vicieux aggravé par la guerre&nbsp;</h2>



<p>La drogue prospère souvent là où le chaos s’installe, où les institutions s’effondrent et où la violence devient le quotidien. Gaza, avant d’être ravagée par la guerre et le massacre, a été envahie par une vague massive de consommation de drogues, notamment le Captagon, ce puissant psychostimulant syrien. Cette invasion chimique a fragilisé davantage une population déjà sous tension extrême, exacerbant la désolation et la perte de repères. </p>



<p>La drogue, dans ce contexte, est à la fois symptôme et moteur du chaos : elle alimente la désorganisation sociale, affaiblit les corps et les esprits, et prépare le terrain pour la déshumanisation que la guerre achèvera. Ce lien entre drogue et conflit n’est pas un hasard, mais un cercle vicieux qui se nourrit de la souffrance collective et de l’effondrement du lien social.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une religion de substitution&nbsp;</h2>



<p>A la manière de Lacan  je dirais : <em>«Le toxicomane veut jouir du signifiant lui-même.»  </em></p>



<p>Quand plus rien ne fait lien, la drogue devient Dieu. Elle remplit le vide. Elle occupe le corps. Elle donne l’illusion d’unité. Elle fait fonction d’Autre, là où l’Autre est absent.&nbsp;</p>



<p>Le toxicomane ne cherche pas juste un plaisir. Il cherche une fusion. Un retour au sein maternel. Une étreinte sans séparation.&nbsp;</p>



<p>Mais cette étreinte est chimique, sans passage par la castration symbolique, donc sans humanisation possible.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="guNyV17C91"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/tunisie-la-toxicomanie-bientot-consideree-comme-une-maladie/">Tunisie : la toxicomanie bientôt considérée comme une maladie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la toxicomanie bientôt considérée comme une maladie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/tunisie-la-toxicomanie-bientot-consideree-comme-une-maladie/embed/#?secret=M6ZBeqL0cJ#?secret=guNyV17C91" data-secret="guNyV17C91" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Des voiles sur la perception&nbsp;</h2>



<p>Sur les portes de la perception, William Blake écrivait : <em>«Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l’homme comme elle est, infinie.»</em> </p>



<p>La dépendance est un faux nettoyage. Un dégagement brutal, toxique. Ce n’est pas l’extase naturelle, celle de la pleine conscience, du souffle, de l’amour vrai. C’est une extase en négatif, une chute, une morsure dans le réel.&nbsp;</p>



<p>Les drogues, au fond, viennent parfois tenter de faire sauter les voiles mais elles en créent d’autres, plus épais encore.&nbsp;Voiles sur la vision, voiles sur l’écoute, voiles sur la parole.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société sans rituel&nbsp;</h2>



<p>Le problème n’est pas la drogue en soi. C’est l’absence d’alternative. Nous vivons dans une société morte de ses rites. Il n’y a plus de lieu pour dire le traumatisme, pour danser la colère, pour pleurer ensemble. Il n’y a plus de récit pour contenir la douleur. Plus d’espace symbolique pour la métamorphose. Alors chacun gère comme il peut. Chacun s’auto-administre un calmant, un stimulant, un somnifère émotionnel.&nbsp;Mais les dommages sont visibles : déscolarisation, violences, troubles psychiatriques, dérives morales, solitude.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eiED3N4Y7W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/">La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/embed/#?secret=pvvPOQ4Jkq#?secret=eiED3N4Y7W" data-secret="eiED3N4Y7W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour au lien&nbsp;</h2>



<p>Le soin de l’addiction n’est pas une punition. Ce n’est pas l’exclusion. C’est le retour au lien. Un retour à soi, à l’histoire, à la parole, à la présence d’un Autre fiable.Un travail de reconstruction, de symbolisation, d’humanité.&nbsp;</p>



<p>Ce travail, nous devons le faire collectivement.&nbsp;Créer des lieux de parole. Réinvestir l’éducation affective. Offrir des soins accessibles. Redonner du sens. Réparer le lien social. Et surtout… redonner à chacun un espace d’expression intérieure.&nbsp;Sinon, ce ne seront pas seulement les jeunes qui tomberont. Ce seront tous les piliers de la société, un à un, dans un bruit sourd, celui des choses qui tombent.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/drogue-en-tunisie-%e2%94%82-le-besoin-dextase-dans-une-societe-epuisee/">Drogue en Tunisie │ Le besoin d’extase dans une société épuisée </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : la toxicomanie bientôt considérée comme une maladie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jul 2024 06:36:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[addiction]]></category>
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		<category><![CDATA[toxicomanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La toxicomanie sera bientôt considérée en Tunisie comme une maladie chronique traitable. </p>
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<p><strong><em>La toxicomanie ou l’addiction à la drogue sera bientôt considérée en Tunisie comme une maladie chronique traitable, et non comme un délit pénal.</em></strong></p>



<span id="more-13484125"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé la pharmacienne inspectrice divisionnaire à la Direction générale de la pharmacie et du médicament au ministère de la Santé, Rim Mansouri Hajri, lors d’une conférence organisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), lundi 1<sup>er</sup> juillet 2024, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue, célébrée le 26 juin de chaque année.</p>



<p>La responsable a indiqué qu’une initiative législative en ce sens a été soumise par le ministère de la Santé à la présidence du gouvernement. Elle vise à considérer le consommateur de drogue comme un patient qui doit être traité, ajoutant que le projet de loi prévoit des sanctions sévères contre les dealers.</p>



<p>La situation alarmante relative à l’augmentation remarquable de la consommation de stupéfiants explique la démarche du ministère visant à réviser le cadre législatif, a-t-elle dit, en rappelant les résultats de l’enquête nationale sur la consommation de drogues et les comportements à risque en milieu scolaire élaborée par l’Institut national de la santé, qui ont montré une augmentation significative de la consommation de drogues chez les élèves âgés de 13 à 17 ans.</p>



<p>Dans le cadre des préparatifs à la rentrée scolaire 2024-2025, la Direction de la médecine scolaire et universitaire œuvre en collaboration avec le ministère de l’Éducation à élaborer un plan visant à prévenir les comportements addictifs en milieu scolaire dans le cadre de la stratégie nationale de prévention, de réduction des risques et de prise en charge liés à l’usage des substances psychoactives interdites 2023-2027.</p>



<p>La conférence a été l’occasion de présenter le rapport mondial sur les drogues préparé par l’Onudc, qui montre la hausse de la consommation de drogues, avec une prévalence du dopage, le nombre de personnes consommant des drogues illicites étant passé à 292 millions au cours de la décennie qui s’achève en 2022.</p>



<p>Le rapport précise que la plupart des usagers des drogues dans le monde consomment du cannabis (228 millions de personnes) tandis que 60 millions de personnes consomment des opioïdes, 30 millions des amphétamines, 23 millions de la cocaïne et 20 millions de l’ecstasy. </p>



<p><strong><em>Avec Tap.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FZT1MNlbVF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/">La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La lutte contre la drogue en Tunisie et dans le monde   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/02/la-lutte-contre-la-drogue-en-tunisie-et-dans-le-monde/embed/#?secret=kaxqKoEVZf#?secret=FZT1MNlbVF" data-secret="FZT1MNlbVF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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