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	<title>Archives des agences de notation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des agences de notation - Kapitalis</title>
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		<title>Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 10:48:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A propos de la dichotomie entre les politiques économiques du gouvernement tunisien et les conceptions socialisantes du président Kaïs Saïed.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/">Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’économie tunisienne actuelle souffre, entre autres maux structurels, d’une dichotomie entre les politiques du gouvernement, qui sont foncièrement libérales, et les conceptions socialisantes du chef de l’Etat. Le hiatus est énorme, qui s’exprime au cœur même de l’exécutif.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong>   </p>



<span id="more-12577380"></span>



<p>Le président Kaïs Saïed a exprimé une nouvelle fois son hostilité à ce qu’il qualifie d’<em>«économie de rente»</em>, en s’en prenant aux <em>«quelques familles»</em> qui, selon lui, accaparent l’essentiel de la richesse nationale.</p>



<p>Lors d’une rencontre, mercredi 24 avril 2024, au Palais de Carthage, avec le ministre de l’Economie et du Plan, Feryel Ouerghi Sebai, le chef de l’Etat a appelé à ce que les décisions économiques soient purement nationales, fondées sur de nouvelles visions qui rompent avec celles qui prévalaient dans le passé et <em>«auxquelles, malheureusement, certains s’efforcent encore de revenir»</em>, a-t-il déclaré, selon le communiqué de la présidence de la république publié à l’issue de la rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les instances économiques internationales!</h2>



<p>L’économie de rente ne crée jamais de richesse et ne peut être un pilier de l’économie et de la croissance, a souligné Saïed. De plus, ceux qui en bénéficient sont quelques familles et les taux de croissance ne sont pas calculés sur la base de la richesse nationale mais sur celle que ces familles ont accumulée, a ajouté le président, sans qu’on comprenne de quoi il parle exactement, son style imagé ouvrant la porte aux interprétations les plus inattendues. </p>



<p>Le président de la république met-il en doute l’authenticité et la précision des chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS)? On peut sérieusement le penser, d’autant que, dans sa propension à critiquer les instances économiques, nationales et internationales, Saïed a stigmatisé, une nouvelle fois, les <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-ommek-sannafa-maintient-la-pression/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organismes autoproclamés de notation</a> et de classement qui plaçaient la Tunisie dans des rangs avancés et lui attribuaient des marques d’approbation parce que ces familles étaient associées à des milieux étrangers»</em>, selon ses termes, mettant ainsi en doute les notations et les classements internationaux de la Tunisie sous les anciens régimes, qui étaient meilleures que ce qu’elles sont devenues aujourd’hui. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JIzs4tslLq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=Yth6EzjVb8#?secret=JIzs4tslLq" data-secret="JIzs4tslLq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est comme si le président de la république met en doute les indicateurs actuels de l’économie tunisienne, qui sont, pour la plupart, parmi les plus faibles jamais atteints depuis la crise des années 1980. Si ces indicateurs étaient objectifs et scientifiques, la situation d’un certain nombre d’entreprises publiques ne serait pas celle qu’elle est aujourd&rsquo;hui, a-t-il d’ailleurs expliqué. Sachant que les <em>«organismes autoproclamés de notation»</em> ont toujours, hier comme aujourd&rsquo;hui, alerté contre la mauvaise gouvernance sévissant dans nos entreprises publiques&#8230;, sans jamais être écoutées par les gouvernements qui se sont succédé à la Kasbah au cours des vingt dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance et /ou justice sociale </h2>



<p>Saïed, qui plaide pour un partage plus équitable des richesses nationales, a souligné la nécessité d’accélérer l’élaboration de plans de développement équitables dans lesquels le rôle social de l’Etat ne serait pas négligé. <em>«Il ne peut y avoir de véritable croissance sans justice sociale et pas de croissance économique sans que l&rsquo;État assume son rôle social dans les domaines de la santé, de l’éducation, des transports et autres»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Il reste donc à Madame le ministre de mettre en œuvre ces recommandations présidentielles. Or, tous les experts constatent une dichotomie entre les politiques économiques du gouvernement, qui sont foncièrement libérales, conformément aux engagements de notre pays, vis-à-vis de l&rsquo;Union européenne et des autres bailleurs de fonds internationaux, et les conceptions socialisantes du chef de l’Etat. Et l’on se demande jusqu’à quand cette dichotomie <em>«déstructurante»</em> de l&rsquo;économie tunisienne va-t-elle se poursuivre. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3F2DqtgIT5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/">Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi l&rsquo;économie tunisienne ne parvient-elle pas à se réformer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/16/pourquoi-leconomie-tunisienne-ne-parvient-elle-pas-a-se-reformer/embed/#?secret=E2gjKqcJ4w#?secret=3F2DqtgIT5" data-secret="3F2DqtgIT5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/25/kais-saied-et-la-dichotomie-destructurante-de-leconomie-tunisienne/">Kaïs Saïed et la dichotomie déstructurante de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
		<category><![CDATA[Standard & Poor’s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les agences de notation causent des dommages économiques aux pays africains.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nécessité d’agences de notation pour un pays africain en quête de levée de capitaux sur les marchés internationaux est indiscutable. Cependant, le discernement dans l’approche ou les contrats avec ces agences est impératif. Un équilibre délicat doit être maintenu, où l’aspiration à des notations favorables à un moment donnée pour lever à cout réduit des capitaux, coexiste avec les craintes à terme de dommages économiques liés aux probables dégradations futures de ces notations.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya </strong>*</p>



<span id="more-11375923"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>C’est dans cette dualité que réside le défi, mais aussi l’opportunité pour le continent, de se forger un avenir économique et financier solide et durable, le rendant moins dépendant de ces agences. Cet avenir dépend de la création d’une grande agence de notation africaine, le lancement d’une monnaie unique, les développements de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dommages des mauvaises notations</h2>



<p>L’impact négatif des mauvaises notations de la solvabilité de pays africains par les agences Standard &amp; Poor’s, Moody’s ou Fitch, est dévastateur pour le développement économique et social du continent. Pour rappel, ces trois grandes agences internationales contrôlent 96% du marché mondial. Elles appartiennent à des fonds américains de gestion d’actifs.</p>



<p>Aujourd’hui, tous les investissements en Afrique sont considérés, selon ces agences, comme spéculatifs, voire totalement perdants, à l’exception de ceux au Botswana (deuxième producteur mondial de diamants).</p>



<p>Des alertes internationales, à grandes diffusions sur l’insolvabilité des Etats africains sont relayées par les médias dans le monde entier. C’est une situation dramatique, surtout pour ceux qui n’ont pas demandé d’être notés… mais qui avaient la malchance d’avoir eu un contrat avec&nbsp; l’une de ces agences.</p>



<p>Les<em> «jugements»</em> de ces agences sur la solvabilité des emprunteurs sont considérés comme des opinions, donc celles-ci sont protégées par le premier amendement de la Constitution américaine relative à la liberté d’expression. Autrement dit, elles sont juridiquement inattaquables.</p>



<p>Ces notations constituent un indicateur clé de prise de décision des bailleurs de fonds, des investisseurs et des partenaires économiques et financiers. Elles servent à évaluer le risque de crédit ou capacité de remboursement, associé à un émetteur de dette, qu’il s’agisse d’un Etat, d’une entreprise ou d’une institution financière. Cependant, elles vont au-delà de simples évaluations de solvabilité, et ont des répercussions significatives sur le destin des pays africains. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ILGkTUtEut"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/">Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : éviter le défaut de paiement et préserver la paix sociale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/29/tunisie-eviter-le-defaut-de-paiement-et-preserver-la-paix-sociale/embed/#?secret=Rw80koXlHL#?secret=ILGkTUtEut" data-secret="ILGkTUtEut" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une note dégradée signifie un coût élevé de l’endettement entraînant des taux d’intérêt plus élevés en raison d’un prétendu risque de défaut, un surcoût dans les opérations financières de cautionnement de confirmation de lettres de crédit bancaires ou d’assurance étrangère, une limitation des investissements, des difficultés pour mobiliser des financements d’infrastructures, un frein à l’innovation en décourageant les initiatives novatrices, une perte de confiance engendrant une fuite des capitaux, une dépréciation de la monnaie locale avec une perte du pouvoir d’achat, une croissance économique entravée,des dommages à la réputation des pays, en un mot une déstabilisation économique.</p>



<p>Une notation plus nuancée de ces agences, contrairement à leur vision trop simpliste et stéréotypée du continent, permettrait aux Etats africains d’économiser annuellement sur leurs emprunts environ 90 milliards USD à comparer aux 100 milliards de leurs besoins annuels d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La piètre fiabilité des évaluations des agences de notation</h2>



<p>Le monde se rappelle de la manière irresponsable dont ces agences avaient noté les obligations liées aux subprimes à l’origine de la crise financière de 2008, avec 80% des titres adossés à ces crédits qui étaient notés, soi-disant, AAA (meilleure cotation) par ces mêmes grandes agences, d’où les interrogations justifiées quant à leur capacité d’évaluer les risques réels.</p>



<p>Le FMI (en septembre 2010) a évalué uniquement le coût de cette crise, en termes de dépréciations d’actifs aux USA, Europe et Japon, à 8 700 milliards USD. Les coûts directs et indirects dans le monde (récessions et autres) sont gigantesques. La réponse à cette défaillance <em>«technique»</em> des agences s’est simplement réduite à une réglementation sur leurs relations avec leurs actionnaires et filiales.</p>



<p>Cette légèreté de jugement et de comportement moutonnier aggravant à la caricature sans nuance les pires scenarii ont conduit ces mêmes agences à dissuader tout investissement en Afrique, à titre d’exemple d’absurdité, le 28 janvier 2023, Moody’s a attribué une notation «Caa2» (ultra spéculatif) à la Tunisie et le 24 octobre 2023 «B3» (très spéculatif) à l’Angola, se focalisant sur des défis du passé sans tenir compte des grandes réformes structurelles en cours, des initiatives positives et des énormes opportunités de croissance qui émergent dans ces pays.</p>



<p>Cette notation de Moody’s sur la Tunisie a d’ailleurs été contredite au Forum de Davos, ce mois-ci par la directrice du FMI, Kristalina Georgieva,&nbsp;considérant que <em>«la Tunisie fait partie des pays qui ont réussi à obtenir des résultats positifs sur les plans économique et financier»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modèles d’évaluation inadaptés au contexte africain</h2>



<p>Il est reconnu que de nombreuses imperfections caractérisent les modèles de ces agences et lorsqu’appliqués à l’Afrique, ils révèlent des lacunes significatives.</p>



<p>La première imperfection majeure réside dans la tendance à adopter des modèles standardisés, calqués sur des paradigmes économiques occidentaux de pays vieillissant avec de nombreuses sources statistiques. Ces modèles, souvent déconnectés des réalités complexes des économies africaines, ne tiennent pas compte de leurs multiples forces et potentialités.</p>



<p>La deuxième imperfection est la dépendance excessive aux données historiques. Les modèles se basent souvent sur des tendances passées pour prédire l’avenir, ce qui ne tient pas compte des changements rapides et des opportunités émergentes sur le continent africain. Les dynamiques économiques en Afrique évoluent rapidement, et les modèles qui ne s’adaptent pas à ces changements risquent de fournir des évaluations dépassées et inexactes.</p>



<p>La troisième imperfection ou faille critique réside dans la nature même de ces modèles, basés sur des paramètres établis dans des contextes bien éloignés des réalités africaines. A titre d’exemple – et je m’excuse de l’usage d’une terminologie <em>«barbare»</em> dans cet unique paragraphe – d’un point de vue technique&nbsp;: la modification du <em>«niveau de significativité statistique»</em> (multiplié par 2) pour les facteurs qui impactent la solvabilité des pays africains (appelés par les agences&nbsp;: <em>«marchés immatures»</em>), le choix des <em>«facteurs de soutien et de stress»</em> qui ont un impact fort sur la solvabilité, souvent l’omission des interférences entre ces facteurs lors du choix du modèle – une vraie sanction des pays africains, appelée par les agences&nbsp;: <em>«approche conservative»</em> – ainsi que la correction injustifiée des données pour les soi-disant <em>«marchés immatures»</em>, les écarts non corrigés entre la <em>«matrice de défaut empirique»</em> et celle théorique (passage d’un niveau de notation à un autre), la sélection, proche de l’arbitraire des coefficients de la <em>«fonction de défaut»</em> après le <em>«calibrage»</em> du modèle sur un échantillon de <em>«pays similaires»</em> (souvent en défaut), sont et de façon non exhaustive autant de biais&nbsp; de ces modèles qui jettent un discrédit sur leurs résultats pour les soi-disant<em> «marchés immatures»</em>.</p>



<p>L’Afrique, riche de ses diversités économiques, culturelles et politiques, ne peut être réduite à des équations simplistes. Les modèles mathématiques, en privilégiant la linéarité, négligent les interactions subtiles entre différents facteurs et les spécificités propres à chaque nation africaine.</p>



<p>La quatrième imperfection majeure réside dans la dépendance excessive à des indicateurs financiers classiques. En se focalisant sur des indicateurs isolés, ces modèles passent à côté de la richesse des interconnexions et des influences croisées qui caractérisent les systèmes économiques réels. Ainsi ces modèles économétriques ont souvent tendance à privilégier des indicateurs tels que le PIB (Produit intérieur brut), l’inflation, la dette, les réserves de change, le taux de croissance économique, le chômage, les exportations et les importations… Ces modèles surévaluent le poids su respect des engagements financiers passés et l’environnement politique. Ils sous-évaluent le poids des facteurs sociaux (niveau d’éducation, stabilité sociale, inégalités économiques et cohésion sociale), ainsi que les évènements externes.</p>



<p>Leurs scénarii des <em>«situations économiques»</em> sont entachés de préjugés, négligeant de nombreux facteurs de solvabilité favorables.</p>



<p>La cinquième imperfection majeure de ces modèles réside dans leur propension à généraliser l’Afrique comme une entité unique. Cette approche monolithique ignore les disparités considérables entre les pays africains, chacun possédant ses propres réalités, défis et opportunités. En considérant le continent comme un ensemble homogène, les modèles échouent à intégrer la richesse et la diversité des marchés africains.</p>



<p>Enfin, la sixième imperfection incontestable réside dans la difficulté à intégrer des facteurs qualitatifs, tels que la confiance et la perception du risque. Ces modèles, souvent axés sur des données quantifiables, peinent à rendre compte des aspects immatériels qui jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique. Ignorer ces éléments conduit à une sous-estimation des forces motrices du changement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hAxJ0Jd9lW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/">PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« PBR Rating explique la notation souveraine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/16/pbr-rating-explique-la-notation-souveraine-de-la-tunisie/embed/#?secret=D16bjCV6oU#?secret=hAxJ0Jd9lW" data-secret="hAxJ0Jd9lW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La perception du risque en Afrique</h2>



<p>Sur le continent la perception du risque diffère totalement de celle des grandes agences de notation.</p>



<p>&nbsp;Le risque en Afrique n’est pas une menace contre laquelle il faut se protéger, mais un catalyseur d’opportunités, de gains et un partenaire incontournable dans notre quête de progrès économique.</p>



<p>Chaque investissement, chaque projet, est une négociation avec l’incertitude et la rentabilité, une étreinte avec le risque. Et pourtant, c’est dans cette étreinte que se façonne le potentiel de croissance, là où l’audace et la prudence se rencontrent.</p>



<p>Dans le contexte africain, où les défis coexistent avec les opportunités, encourager une culture de prise de risques et d’audace est une condition préalable pour libérer le vaste potentiel économique du continent. Les Etats, les entrepreneurs sont les architectes du changement, et en embrassant le risque, ils deviennent les bâtisseurs d’un nouveau paysage économique de prospérité.</p>



<p>L’Afrique, terre de promesses et de défis, connaît une diversité de risques qui exigent une vision holistique intégrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d’une monnaie unique</h2>



<p>Le choix stratégique d’une monnaie unique africaine, le développement de marchés financiers et d’une industrie de l’assurance jouent un rôle crucial dans le soutien de cet esprit entrepreneurial.</p>



<p>La création d’une monnaie unique africaine catalysera un développement économique sans précédent et insufflera une dynamique nouvelle au destin commun de tous les Africains.</p>



<p>L’établissement de cette monnaie résoudra bon nombre des défis économiques auxquels le continent est actuellement confronté. Il favorisera une stabilité monétaire accrue, facilitant ainsi les échanges commerciaux intra-africains. Les coûts liés aux fluctuations des taux de change seront réduits, encourageant un environnement commercial plus prévisible et propice à l’investissement.</p>



<p>Cette monnaie commune créera des marchés financiers intégrés, renforçant la capacité des Etats et des entreprises à lever des fonds à des taux d’intérêts acceptables – déterminés par la future banque centrale d’Afrique – et à investir dans des projets structurants. Les flux de capitaux intra-africains seront facilités, ouvrant la voie à une redistribution plus équitable des ressources financières sur l’ensemble du continent.</p>



<p>Cette monnaie unique constitue également un facteur puissant pour l’intégration économique. En libérant les économies des contraintes liées aux taux de change fluctuants, elle facilitera le commerce intra-africain, encourageant une croissance économique plus durable et équilibrée.</p>



<p>Enfin, mais non des moindres, une monnaie unique africaine affirmera la place du continent sur la scène internationale. Elle renforcera la capacité du continent à négocier des accords commerciaux avantageux et à jouer un rôle plus influent dans les institutions financières internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkXuGeCcvb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/embed/#?secret=MAKY0ikokr#?secret=AkXuGeCcvb" data-secret="AkXuGeCcvb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Attendre la convergence des économies africaines pour la création de la monnaie unique reviendrait à admettre que l’économie est une science exacte et qu’il n’existe aucun mécanisme de rattrapage d’un pays plus riche par un pays à faible revenu. Ce qui est totalement erroné. Dans la zone euro d’aujourd’hui, plus aucun pays ne respecte les quatre critères de convergence établis par le traité européen de Maastricht. Cela n’a pas empêché l’euro de garder sa parité avec le dollar américain et n’a pas engendré un écart significatif des revenus dans cette zone.</p>



<p>L’heure est venue de transcender les frontières monétaires qui ont longtemps entravé le potentiel collectif africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de marchés financiers africains</h2>



<p>Les marchés financiers sont les artères vitales de toute économie prospère. Ils permettent l’allocation efficiente des ressources, la mobilisation du capital et la création d’opportunités d’investissement. L’Afrique est aujourd’hui sous-représentée sur la scène financière mondiale, avec des marchés fragmentés et des institutions souvent enclines à la prudence excessive.</p>



<p>L’intégration financière et la création de marchés plus robustes, renforcera la capacité des économies à attirer des investissements et à financer des projets d’infrastructures indispensables. Cela favorisera également la diversification économique, réduisant ainsi la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Le développement des marchés financiers africains requiert une approche globale, allant de la consolidation des institutions financières à l’intégration des technologies de pointe. Le socle de cette approche est la mise en place d’un cadre réglementaire clair et d’une bonne gouvernance, favorisant ainsi la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement de l’industrie de l’assurance</h2>



<p>Les développements de l’industrie de l’assurance et des marchés financiers ont été les oubliés, à tort, des décideurs africains et de leurs partenaires de développement.</p>



<p>Pourtant ils doivent constituer une priorité qui s’explique par le stade de développement atteint par les économies africaines et par les possibilités réelles de mobilisation d’une épargne, privée ou publique continentale.</p>



<p>Les marchés financiers sont le lieu où la prudence de l’assureur rencontre l’audace de l’entrepreneur, favorisant ainsi des investissements éclairés et des projets novateurs.</p>



<p>Sans l’industrie de l’assurance, la plupart des entreprises ne pourraient envisager d’opérer efficacement dans de nombreuses activités, beaucoup de projets de développement ne pourraient aboutir.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance est un facteur de croissance économique, de maîtrise des risques et de résilience face aux multiples aléas.</p>



<p>Un environnement réglementaire propice et un cadre juridique clair, transparents et adaptés sont essentiels pour susciter la confiance des investisseurs et des consommateurs.</p>



<p>Il est primordial de promouvoir la diversification des produits d’assurance pour répondre aux besoins variés des populations et des entreprises africaines, notamment contre les risques liés à la santé, aux mauvaises récoltes, aux cyber-attaques, aux catastrophes naturelles&#8230;</p>



<p>La technologie, en particulier les plateformes numériques, peut transformer radicalement le paysage de l’assurance en Afrique, en permettant l’accessibilité, en améliorant l’efficacité des opérations et en réduisant les coûts administratifs. L’intégration de l’intelligence artificielle et de la blockchain renforcent la transparence et la sécurité des transactions dans le secteur de l’assurance.</p>



<p>Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), les assureurs doivent utiliser l’analyse des données pour anticiper les tendances, identifier les risques émergents et adapter leurs produits en conséquence. A titre d’exemple, des capteurs connectés peuvent être intégrés aux produits d’assurance pour offrir des alertes préventives, que ce soit dans le domaine de la sécurité automobile ou de la prévention des sinistres.</p>



<p>L’industrie de l’assurance devra dépasser son rôle traditionnel de simple réparateur de sinistre. Elle doit être l’architecte d’une vision proactive, préventive, façonnant un avenir où les risques sont anticipés, atténués et où la stabilité financière devient une réalité partagée.</p>



<p>Le développement du secteur de l’assurance en Afrique est un impératif stratégique pour bâtir une économie résiliente et prospère. Il faut supprimer les barrières des frontières géographiques au secteur de l’assurance, pour réaliser des opportunités d’expansion, des partenariats pour tirer profit des synergies régionales et des alliances stratégiques pour créer un réseau robuste d’acteurs assurantiels partageant une vision commune.</p>



<p>Par ailleurs, il est essentiel de comprendre que l’assurance et les marchés financiers sont des partenaires naturels dans la gestion du risque. L’assurance, en tant que filet de sécurité financière, permet à l’économie de prospérer en dépit des incertitudes qui jalonnent son chemin. Les marchés financiers, quant à eux, offrent à l’industrie de l’assurance un terrain fertile pour réaliser des investissements dans des instruments financiers appropriés, créant ainsi une symbiose inextricable entre ces deux secteurs.</p>



<p>Enfin, la création d’une monnaie unique, le développement des marchés financiers et l’épanouissement du secteur de l’assurance sont les piliers fondamentaux de&nbsp;&nbsp; l’émergence d’une Afrique prospère, résiliente et dynamique. L’Afrique peut se forger un avenir annihilant les préjugés des agences de notation où elle ne sera pas seulement un spectateur comme aujourd’hui, mais un acteur majeur sur la scène internationale.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie est-elle en situation de faillite ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2022 07:31:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Club de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[faillite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les situations économiques et financières extrêmement complexes et critiques (le cas de la Tunisie actuellement), les experts, face au dilemme de la dénomination, trouvent souvent refuge dans l&#8217;emploi abusif du terme faillite ! Par : Mahjoub Lotfi Belhedi * En pleine crise grecque, vénézuélienne et même libanaise, le vocable magique «faillite» a fortement teinté la plupart des...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Faillite.jpg" alt="" class="wp-image-89755"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans les situations économiques et financières extrêmement complexes et critiques (le cas de la Tunisie actuellement), les experts, face au dilemme de la dénomination, trouvent souvent refuge dans l&#8217;emploi abusif du terme faillite !</em></strong></p>



<p>Par<strong> :</strong> <strong>Mahjoub Lotfi Belhedi </strong>*</p>



<span id="more-380009"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mahjoub-Lotfi-Belhedi.jpg" alt="" class="wp-image-299479"/></figure></div>



<p>En pleine crise grecque, vénézuélienne et même libanaise, le vocable magique <em>«faillite»</em> a fortement teinté la plupart des débats télévisés, ce même réflexe sémantique ne cesse de prendre de l’ampleur chez nous, que ce soit par l&rsquo;homme de la rue ou par les professionnels des médias&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on, pertinemment, parler de faillite d&rsquo;un État ?</h2>



<p>De prime á bord, le terme est issu d&rsquo;une boîte á outils marchande médiéval, emprunté à l&rsquo;italien <em>«fallito»</em>, désignant <em>«une procédure légale (judiciaire) impliquant une personne ou une entreprise dans l’incapacité de rembourser ses dettes en cours. Elle entraîne la mise en œuvre d’une démarche qui consiste à inventorier et évaluer tous les actifs du débiteur qui seront ensuite utilisé pour rembourser les dettes»</em>.&nbsp;</p>



<p>L’état de faillite implique forcément la réunion des éléments suivants : d’une part, la présence d’une autorité supérieure (un juge) qui contraint à faire quelque chose et la vente d’un patrimoine pour payer les créanciers, d’autre part.</p>



<p>D&rsquo;après cette acception universellement admise, les éléments intrinsèques de la notion de faillite, á savoir, la notion d&rsquo;autorité supérieure (le juge), la cession d&rsquo;actifs (machine, locaux…) pour payer les créanciers, font défaut lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un pays et ce en vertu&nbsp;du principe de souveraineté des Etats où aucune autorité supérieure ne peut contraindre un pays de faire quelque chose (même au sein de l’Union Européenne, les États restent souverains), mais aussi en vertu du caractère complexe de l&rsquo;actif des États qui peut comprendre, entre autres, des actifs inaliénables (le cas des infrastructures critiques), ou enfin, du caractère pérenne des Etats comparativement aux autres entités telles que les entreprises qui disparaissent après liquidation de leur patrimoine.</p>



<p>Donc, en l&rsquo;absence d’éléments constitutifs de la faillite, ce terme s&rsquo;avère totalement inapproprié pour les Etats, réduit en une simple forme d&rsquo;abus de langage largement relayée par les médias !</p>



<p>Alors, comment qualifier la situation d’un Etat qui ne peut plus acquitter ses dettes, sachant que la Tunisie n&rsquo;est pas dans cette situation, même si elle s&rsquo;en approche dramatiquement?</p>



<p>Dans ce cas de figure, l’expression la plus adéquate sur le plan juridique est&nbsp;le défaut ou cessation de paiement et non pas la faillite.</p>



<p>L’état de cessation de paiement peut être prononcé par l’État défaillant lui-même en annonçant qu’il ne peut plus honorer ses échéances de dette (c’est ce qu’a fait le Liban, le 9 mars 2020 , l’Argentine en 2001…) , ou via une agence de notation dont la mission principale consiste à l’évaluation de la solvabilité de chaque pays (En 2017, SP Global Ratings a ainsi classé le Venezuela en <em>«défaut partiel»</em> sur sa dette après avoir constaté son incapacité à rembourser les 200 millions de dollars de coupons d&rsquo;obligations).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où en sommes-nous exactement en Tunisie ?</h2>



<p>Au vu d&rsquo;un taux d&rsquo;endettement avoisinant 100 % du PIB en 2021 (dont presque les trois quarts proviennent de l’extérieur et la moitié d&rsquo;institutions financières internationales), du recours excessif de l’Etat á <em>«la planche BTC» </em>– souscription de bons de trésor á court terme – dont l&rsquo;impact dévastateur sur le financement des PME n&rsquo;est plus à démontrer, d&rsquo;une dégradation de la note souveraine par <em>«Omek Sanafa»</em>, comme le président Kaïs Saïed appelle les agences de notations, de B3 à Caaa avec perspective négative (risque élévé), d&rsquo;une loi de finances 2022 aux <em>«lentilles hyper-daltoniennes»</em> et de la récente visite-avertissement du président du Club de Paris á Tunis, les chances de salut du pays sont désormais trop minces.</p>



<p>Alors, sommes-nous en situation de défaut de paiement ? La réponse ne peut être que binaire.</p>



<p>En cochant la case <em>«Non»</em>&nbsp;puisque le pays a pu régler son échéancier de dette au titre de l&rsquo;année 2021 (particulièrement au cours des mois de juillet/août 2021), et ses réserves en devises ne sont pas (encore) épuisée.</p>



<p>En cochant la case <em>«Oui ou presque»,</em>&nbsp;car nous sommes seulement à deux <em>«pouces» </em>de la situation de cessation de paiement et à quelques <em>«yards»</em> du démembrement des structures de l’Etat, si les pouvoirs publics échouent à renflouer, à temps, les caisses quasi-vides de l’Etat, et si les forces vitales du pays n&rsquo;arrivent pas à mettre un terme aux actions délibérées de démantèlement de l&rsquo;Etat au su et au vu de tout le monde.</p>



<p>A cet égard, l&rsquo;agence Moody&rsquo;s a prévenu&nbsp;depuis octobre dernier&nbsp;: <em>«Si un financement important n&rsquo;est pas assuré, la Tunisie risque un défaut de paiement de sa dette»</em>…</p>



<p>A bon entendeur&nbsp;!</p>



<p>* <em>Spécialiste en réflexion stratégique.</em></p>



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		<item>
		<title>Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 07:02:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Noureddine Saïl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jour après jour et épisode après épisode, Kaïs Saïed montre que l&#8217;économie est son talon d&#8217;Achille. Mais pour dire les choses plus trivialement, il n&#8217;y comprend que dalle. Et ce n&#8217;est guère très rassurant, surtout qu&#8217;il a accaparé la totalité des pouvoirs exécutifs, que l&#8217;économie dépend désormais presque entièrement de lui et que la cheffe...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/08/agences-de-notation-kais-saied-veut-casser-le-thermometre-video/">Agences de notation: Kaïs Saïed veut casser le thermomètre! (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Noureddine-Sail.jpg" alt="" class="wp-image-365548"/><figcaption><em>Kais Saied recevant Noureddine Sail.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Jour après jour et épisode après épisode, Kaïs Saïed montre que l&rsquo;économie est son talon d&rsquo;Achille. Mais pour dire les choses plus trivialement, il n&rsquo;y comprend que dalle. Et ce n&rsquo;est guère très rassurant, surtout qu&rsquo;il a accaparé la totalité des pouvoirs exécutifs, que l&rsquo;économie dépend désormais presque entièrement de lui et que la cheffe de gouvernement qu&rsquo;il a nommée, Najla Bouden, géologue de formation, n&rsquo;est pas, elle non plus, une spécialiste en économie. <a href="https://www.facebook.com/271178572940207/posts/4697982403593113/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-365547"></span>



<p>Dernier épisode, hier, jeudi 7 octobre 2021, en recevant le président de l&rsquo;Autorité des marchés financiers (AMF), Noureddine Saïl, M. Saïed a déclaré que <em>«les agences de notation qui nous viennent de l&rsquo;étranger doivent revoir leurs critères de notation»</em>. Et comme pour enfoncer le clou et prouver l&rsquo;étendue de son&#8230; ignorance dans ce domaine, il a ajouté : <em>«Nous ne sommes pas des élèves et vous n&rsquo;êtes pas des professeurs. Tu restes sage on te donne une bonne note, tu ne restes pas sage, on te donne une mauvaise note»</em>. Ces déclarations montrent que M. Saïed est complètement profane en matière économique et qu&rsquo;il ne maîtrise pas du tout la thématique de la notation souveraine.</p>



<p>Il faut rappeler avant tout que le rating opéré par les agences de notation pour le compte des États (appelée notation souveraine) se fait d&rsquo;abord à la demande de ces derniers, sur la base d&rsquo;un ensemble de critères scientifiques et rationnels approfondis et d&rsquo;un travail sérieux d&rsquo;évaluation globale des politiques publiques et aux frais même des États concernés.</p>



<p>Ensuite, la situation macro-économique catastrophique de la Tunisie et l&rsquo;état chaotique de ses finances publiques, qui n&rsquo;ont cessé de se dégrader pendant la dernière décennie, ne sont un mystère pour personne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un souverainisme bête et stupide  </h2>



<p>Ce ne sont donc pas les agences de notation qui complotent diaboliquement contre la Tunisie mais telle est notre réalité économique et nous ne cessons de le dire nous mêmes depuis plusieurs années. C&rsquo;est un fait que nul ne peut nier et le populisme à la noix du souverainisme bête et stupide peut fonctionner en politique, un domaine propice aux postures, aux faux semblants voire aux mensonges, mais pas en économie où tout est calculé au sou près et selon des paramètres mis au point par des générations d&rsquo;économistes de renom.</p>



<p>Le président dont l&rsquo;économie n&rsquo;est visiblement pas la tasse de thé et il n&rsquo;a commencé vraiment à s&rsquo;y intéresser qu&rsquo;hier, après un énième cri d&rsquo;alarme retentissant lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT), près de deux ans après son investiture, malgré nos appels successifs pour qu&rsquo;il y prête l&rsquo;attention requise, la situation financière du pays étant ce qu&rsquo;elle est, c&rsquo;est-à-dire catastrophique. </p>



<p>Pis encore, sa réaction n&rsquo;augure rien de bon et on n&rsquo;ose pas imaginer les souffrances que vont avoir les responsables économiques dans le prochain gouvernement pour lui faire admettre les évidences. Car, la solution n&rsquo;est pas dans les postures populistes, mais dans les réformes de fond qu&rsquo;il va falloir avoir le courage de mettre en œuvre. Des réformes qui seront d&rsquo;autant plus impopulaires qu&rsquo;elles seront douloureuses pour toutes les catégories sociales et qu&rsquo;on a beaucoup tardé, par lâcheté et par calcul politicien, à les implémenter.</p>



<p>Il ne suffit pas d&rsquo;invoquer la souveraineté nationale ou les richesses du peuple volées par les lobbys de corruption, comme le fait souvent M. Saïed, pour sortir vraiment le pays de l&rsquo;impasse où il s&rsquo;est lui-même enfermé au terme d&rsquo;une décennie de gaspillage et de mauvaise gouvernance. Il s&rsquo;agit de rompre enfin avec les dogmes dépassés et suicidaires qui accablent l&rsquo;économie tunisienne et l&#8217;emprisonnent dans les schèmes d&rsquo;un dirigisme vaguement libéral, dilapideur de richesses et créateur d&rsquo;inégalités.</p>



<p>Être dans le déni et appeler les agences de notation à changer leurs critères d&rsquo;évaluation n&rsquo;a aucun sens. M. Saïed était professeur de droit constitutionnel, aurait-il accepté que ses notes soient discutées et que ses étudiants, qui ont eu une mauvaise note parce qu&rsquo;ils sont tout simplement médiocres, lui disent qu&rsquo;ils refusent leur note, l&rsquo;accusent de parti-pris et l&rsquo;appellent à revoir ses critères de notation? Évidemment non. </p>



<p>Donc, au lieu de chercher à disculper notre pays qui a très mal géré son économie durant plus d&rsquo;une décennie et de faire des agences de notation le bouc émissaire idéal de cet échec cuisant et aveuglant, M. Saïed serait bien inspiré de pointer du doigt l&rsquo;origine du mal et qu&rsquo;il commence par engager les réformes économiques vitales. Et d&rsquo;abord, qu&rsquo;il accélère la formation d&rsquo;un gouvernement compétent et énergique et qu&rsquo;il mette en place un régime stable qui rompt avec les solutions de facilité, et la notation souveraine s&rsquo;améliorera de facto. Ce n&rsquo;est pas en cassant le thermomètre que l&rsquo;on va faire baisser la température.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evitons la paranoïa stérilisante !</h2>



<p>Être dans le déni et diaboliser les agences de notation relève du donquichottisme populiste et démagogique. Ça peut séduire un certain public profane voire ignare en économie mais ça ne résoudra pas le problème. Le gouvernement de la <em>«Troïka»</em>, la coalition gouvernementale conduite par le mouvement islamiste Ennahdha, quand il a massacré les finances publiques et a engagé une folie dépensière en 2012 alors que la croissance était très faible, a répondu à la dégradation de la notation souveraine par Standard &amp; Poor&rsquo;s en mettant fin à la convention avec cette agence et certains constituants à l&rsquo;époque, membres des partis composants la<em> «Troïka»</em>, ont crié au complotisme et diabolisé ladite agence. Ont-ils résolu le problème? Évidemment non. </p>



<p>Et quelle attitude de la part des grands responsables économiques et financiers comme celui de l&rsquo;AMF ou le gouverneur de la BCT qui, au lieu d&rsquo;expliquer à un président profane les notions économiques élémentaires et l&rsquo;aider à corriger ses fausses idées reçues dans ce domaine, ils le laissent dans l&rsquo;erreur, tout en le critiquant (très courageusement) en coulisses et en se défaussant sur lui?</p>



<p>Kaïs Saïed a des qualités dont la détermination qu&rsquo;il montre dans sa volonté d&rsquo;éradiquer la corruption endémique, un fléau qui empêche la reprise économique. Qu&rsquo;il joigne donc l&rsquo;acte à la parole! Aujourd&rsquo;hui, les entreprises publiques en quasi-faillite et le port de Radès sont gangrenés par la corruption. Les bateaux qui restent en rade durant des délais inacceptables coûtent très cher à l’État et aux opérateurs économiques. Rien que la résolution de ce problème fera gagner beaucoup d&rsquo;argent à la communauté nationale, améliorera la situation du commerce international et dopera la compétitivité du pays aujourd&rsquo;hui complètement à la traîne.</p>



<p>Ensuite, le président de la république ne peut pas être parfait et maîtriser tous les domaines. D&rsquo;ailleurs ses homologues de par le monde ne sont pas tous des as en économie mais s&rsquo;entourent de fin connaisseurs de ce domaine qui diagnostiquent les problèmes, anticipent les évolutions et proposent des solutions. Qu&rsquo;il fasse donc comme eux au lieu de s&rsquo;enfermer dans une paranoïa stérilisante qui lui fait voir des corrompus partout, même là où il n&rsquo;y en a pas.</p>



<p>Le drame ce n&rsquo;est pas d&rsquo;être profane en économie ou dans un autre domaine mais de refuser de s&rsquo;entourer de connaisseurs, au risque d&rsquo;avoir tout faux, de commettre des bêtises qui compliquent la situation au lieu de l&rsquo;améliorer. Aussi, et pour espérer sortir la Tunisie de sa crise actuelle, M. Saïed doit avoir l&rsquo;humilité d&rsquo;écouter les économistes, et les bons parmi eux, même lorsqu&rsquo;ils lui disent des vérités qui le dérangent ou contrarient ses élans populistes.</p>
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