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	<title>Archives des Ahmed Ben Mustapha - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ahmed Ben Mustapha - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et le déséquilibre structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-dessous-de-lopposition-franco-occidentale-a-lindependance-de-la-tunisie/">Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la Tunisie célèbre le 70<sup>e</sup> anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer l’évolution des déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers-monde à une véritable indépendance, y compris de ceux d’entre eux qui étaient réputés alliés de l’Occident comme la Tunisie, objet de cet article.</em></strong></p>



<p><strong>Ahmed Ben Mustapha *</strong></p>



<span id="more-18598912"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Ahmed-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-91794"/></figure>
</div>


<p>La guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran depuis plus d’un mois est souvent présentée, du point de vue de la géopolitique, comme étant l’étape ultime du processus d’élimination des principales composantes de l’axe de la résistance lequel est perçu comme étant le dernier obstacle à la mise en œuvre du plan messianiste expansionniste israélo-sioniste soutenu par l’Occident en Palestine et au Proche- Orient. En réalité, elle s’inscrit dans une dynamique de reconquête et de recolonisation politique, militaire et économique du monde arabo-musulman qui a démarré avec l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003.</p>



<p>Avec les printemps arabes, ce phénomène s’est accentué visant prioritairement la chute des régimes considérés comme étant hostiles à l’Occident et Israël ainsi que la mainmise sur leurs richesses. Mais, outre les guerres destructrices dirigées contre la Libye, le Yémen et la Syrie, les changements de régime ont également touché ceux réputés alliés de l’Occident notamment en Tunisie et en Egypte.</p>



<p>A l’épreuve des faits, ces changements avaient pour but de favoriser l’accession au pouvoir, en Tunisie et dans les pays ciblés, de pouvoirs d’obédience islamiste considérés comme étant plus accommodants et ouverts à la politique de normalisation des relations arabo-israéliennes.</p>



<p>De même ces nouveaux pouvoirs se sont révélés très coopératifs dans la reconduction des politiques d’ouverture économique, de libre échange inégal et d’insertion dans la globalisation qui servent prioritairement les intérêts occidentaux.</p>



<p>La finalité de cette entreprise était de préserver l’hégémonie occidentale jugée menacée par l’émergence des Brics ainsi que la résurgence des aspirations indépendantistes dans le monde arabo-musulman ainsi qu’en Afrique.</p>



<p>Alors que la Tunisie célèbre le 70<sup>e</sup> anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer ces évolutions et les déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers monde à une véritable indépendance.</p>



<p>Ce premier article a pour point de départ la marginalisation croissante en Tunisie de l’indépendance qui, en tant que tournant historique, n’a pas bénéficié à mon sens de l’intérêt qu’elle mérite auprès des historiens et des économistes.</p>



<p>En effet, le protocole du 20 mars 1956 a été, à mon sens, le premier acte d’insertion de la Tunisie dans la mondialisation laquelle revêtait, dès le départ, une double dimension économique et diplomatique. Sa finalité première, était, du point de vue français, destinée à maintenir la Tunisie dans le giron de la France et l’Occident tant dans le domaine des orientations stratégiques économique qu’en politique étrangère. D’où l’inclusion des conventions sur l’autonomie interne en tant que partie intégrante de ce protocole qui est fondé sur le concept d’<em>«interdépendance»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indépendance dans l’interdépendance</h2>



<p>Depuis de nombreuses décennies, la fête de l’indépendance de la Tunisie, acquise en vertu du protocole du 20 mars 1956, n’est plus célébrée en tant que moment historique fondateur de l’histoire tunisienne. Cette situation remonte en vérité à l’époque de l’ex-Président Ben Ali qui a laissé cet évènement sombrer dans un quasi oubli au profit du <em>«changement»</em> du 7 novembre 1987, lequel s’était substitué dans le discours officiel à toutes les autres dates clés symbolisant notre lutte de libération nationale.</p>



<p>Il s’agit là d’une des caractéristiques de la classe politique dirigeante tunisienne qui a tendance à marginaliser ou déprécier sans distinction, toute référence aux évènements historiques précédents ainsi qu’aux acquis réalisés par ses prédécesseurs.</p>



<p>Dans ses mémoires, Hédi Baccouche – ancien &nbsp;Premier ministre et l’un des artisans du <em>«changement»</em> du 7 novembre 1987 – confirme que la décision d’écarter le Président Bourguiba du pouvoir avait été prise car il n’était plus en mesure d’assumer les responsabilités inhérentes à ses fonctions en raison de sa sénilité et de son âge avancé <sup>(1)</sup>. Mais il est maintenant admis que les principaux partenaires de la Tunisie, notamment les USA et l’Union européenne, ainsi que ses alliés occidentaux membres du G7 – qui ont toujours exercé une influence considérable sur les centres de pouvoir en Tunisie – avaient reçu des assurances préalables quant à la préservation de leurs intérêts ainsi que le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux dans le cadre de la continuité de l’Etat.</p>



<p>Rappelons que le Président Bourguiba était par conviction hostile au communisme et avait revendiqué, dès son accession au pouvoir, son attachement aux valeurs politiques et démocratiques associées aux choix économiques libéraux d’insertion dans l’économie de marché qui étaient promues par les USA et l’Occident<sup> (2)</sup>.</p>



<p>Toutefois, il était fermement attaché à l’indépendance de décision de la Tunisie dans la détermination de sa politique étrangère ainsi que le choix de ses partenaires dans le domaine de la coopération internationale.</p>



<p>A cet effet, il avait introduit, la notion de coopération librement consentie entre nations souveraines dans le préambule de la constitution de 1959 au nombre des principes fondateurs de la République tunisienne.</p>



<p>La constitution de 1959 proclamait en effet – dans son préambule qui définissait les orientations stratégiques de la Tunisie indépendante – la volonté du peuple tunisien qui s’est libéré de la domination étrangère grâce à sa puissante cohésion et à la lutte qu’il a livrée à la tyrannie, à l’exploitation et à la régression&nbsp;d’<em>«instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basée sur la séparation des pouvoirs»</em>.</p>



<p>En politique intérieure et étrangère, la constitution réaffirme la volonté du peuple de <em>«consolider l’unité nationale et de demeurer fidèle aux valeurs humaines qui constituent le patrimoine commun des peuples attachés à la dignité de l’homme, à la justice et à la liberté et qui œuvrent pour la paix, le progrès et la libre coopération des nations»</em>. De même, elle proclame<em> «la volonté du peuple tunisien de demeurer fidèle aux enseignements de l’Islam, à l’unité du Grand Maghreb, à son appartenance à la famille arabe, à la coopération avec les peuples qui combattent pour la justice et la liberté»</em>.</p>



<p>Soulignons que la référence, dans le préambule de la constitution, à la <em>«libre coopération des nations»</em> revêtait une importance capitale dans la mesure où elle exprimait le rejet de la notion d’interdépendance introduite dans le protocole d’indépendance sur insistance de la France. Elle traduisait également l’attachement de la Tunisie à sa pleine souveraineté décisionnelle dans le domaine de la coopération économique internationale ainsi que dans les domaines de la diplomatie, de la sécurité et de la défense. D’où son opposition à la volonté affichée par la France, soutenue par ses alliés occidentaux, de maintenir des rapports de dépendance et de domination avec ses anciennes colonies en les empêchant de varier leurs partenariats internationaux et d’acquérir les attributs d’une véritable indépendance politique, économique, diplomatique et financière.</p>



<p>Soulignons toutefois que le Président Bourguiba, n’aura jamais recours à une politique de rupture avec la France même dans les moments de tensions extrêmes notamment lors de la bataille de Bizerte ainsi que celle de la nationalisation des terres agricoles<sup>(3)</sup>.</p>



<p>D’ailleurs, les USA se sont toujours déployés pour empêcher que les divergences tuniso-françaises n’affectent les orientations de la diplomatie tunisienne qui sont demeurées étroitement ancrées à l’Occident<sup>(4) </sup>.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hostilité occidentale à l’indépendance tunisienne</h2>



<p>La Tunisie a accédé à l’indépendance en mars 1956 dans un contexte géopolitique régional et international défavorable aux pays arabes et africains qui souhaitaient bâtir des relations équilibrées, respectueuses de leur souveraineté et mutuellement bénéfiques avec les puissances coloniales et en particulier avec la France.</p>



<p>Il importe de rappeler la nature de ces contraintes d’ordre interne et international qui ont lourdement hypothéqué le processus de décolonisation et de construction des édifices d’un Etat national tunisien démocratique et souverain.</p>



<p>Au nombre de ces facteurs, la détermination des responsables français à préserver, sous des formes aménagées, le contrôle de leur empire colonial dont les ressources sont jugées nécessaires à la reconstruction<sup>(5)</sup> et au maintien de la France au rang de grande puissance dans la nouvelle reconfiguration du monde après la seconde guerre mondiale. Or la France n’avait pas les moyens de cette ambition du fait qu’elle était sortie de ce conflit, ainsi que l’Europe, défaite, sous domination américaine et économiquement sinistrée. Mais ne pouvant résister à la vague de décolonisation d’après-guerre, elle va œuvrer à maintenir sous tutelle ses anciennes colonies en ne leur concédant que des indépendances de façade à l’instar des pays d’Europe de l’Est qui ont été soumis au statut d’Etats à <em>«souveraineté limitée»</em> par l’URSS durant la guerre froide.<sup>(6)</sup></p>



<p>Dès lors, la France va œuvrer à mettre en place un nouveau cadre de gestion de ses relations avec l’Afrique lui permettant d’exercer une sorte de tutelle politique, économique et sécuritaire sur ses colonies africaines .</p>



<p>J’ai évoqué cet aspect méconnu de la stratégie française d’après-guerre en ces termes&nbsp;: <em>«En vérité, il est maintenant admis que les responsables français étaient, pour des raisons économiques et stratégiques, déterminés à conserver des liens étroits et indéfectibles avec leurs anciennes colonies. L’historiographie française et contemporaine nous apprend en effet, que la France, sortie dévastée, ruinée et affaiblie des deux conflits mondiaux ne pouvait réussir sa reconstruction et retrouver un statut de grande puissance sans garder le contrôle des marchés et des ressources de son empire. Ce qui a hypothéqué les aspirations à l’indépendance de ses anciennes colonies»</em><sup> (7)</sup>.</p>



<p>Dans son ouvrage publié en 2015 Pierre Vermeren – professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation – révèle que la France, considérablement affaiblie par la seconde guerre mondiale avait besoin de conserver le contrôle de son empire colonial pour pouvoir se reconstruire. Je le cite <em>«pour les autorités françaises la France, occupée, détruite et humiliée n’a aucune chance de se relever sans son empire»</em>. Il précise qu’en 1945 la France était menacée de révolution car occupée par l’armée américaine, elle était dépourvue de capitaux, de monnaie, d’armée indépendante sans compter ses infrastructures dévastées, son peuple vieillissant, et ses élites majoritairement compromises durant l’occupation. Dès lors, <em>«l’appel à l’empire se révèle donc plus crucial encore que dans les années 1930»<sup> (8)</sup></em>.</p>



<p>En somme, les responsables français de l’époque estimaient, pour des considérations stratégiques vitales, qu’un désengagement total de ses possessions coloniales, priverait la France de ressources humaines et matérielles nécessaires à sa renaissance économique et à la préservation de son statut de grande puissance au plan régional et mondial.</p>



<p>S’agissant de la Tunisie, cette politique va se traduire par la conclusion en juin 1955 des conventions sur l’autonomie interne qui seront à l’origine de graves dissensions au sein du mouvement national tunisien.</p>



<p><em>* Diplomate et ancien ambassadeur.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1- Hédi Baccouche&nbsp;: ‘‘En toute franchise’’, Sud Editions, 2018 : «Le pays connait une grave instabilité. Le Président, du fait de sa maladie et de sa sénilité, peut prendre des décisions irréfléchies, inopportunes et imprévues, compliquer davantage la situation. La menace islamiste est réelle. Ben Ali pense devoir prendre les devants et écarter Bourguiba du pouvoir. Habib Ammar l’approuve Pour ma part, après beaucoup d’hésitation, et privilégiant la Tunisie sur le Président si grand soit- il, je me solidarise avec eux» (P. 405).</em></p>



<p><em>2- Michel Collon et Grégoire Lalieu&nbsp;: ‘‘La stratégie du chaos. Impérialisme et Islam. Entretiens avec Mohamed Hassan, Investig’ Action – Couleur&nbsp; Livres, 2011 (P. 171 et s.)</em></p>



<p><em>3- Abdelaziz&nbsp; Chenguir&nbsp;: ‘‘La politique extérieure de la Tunisie 1956-1987, L’Harmattan, 2004 (. P. 77- 91).</em></p>



<p><em>4- Ibid (P 51-65).</em></p>



<p><em>5 &#8211; Pierre Vermeren&nbsp;: ‘‘Le choc des décolonisations.&nbsp; De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>6- Sophie Guillermin-Golet : <a href="https://les-yeux-du-monde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘La doctrine Brejnev, ou doctrine de la souveraineté limitée’’</a>. Voir également l’article publié en date du 5 mai 1980 sur le site du quotidien Le Monde :<a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1980/05/05/la-souverainete-limitee_2820833_1819218.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘La souveraineté limitée’’</a>.</em></p>



<p><em>7- Ahmed Ben Mutapha&nbsp;: ‘‘L’histoire méconnue des négociations tuniso-européennes depuis l’indépendance’’, étude parue dans l’ouvrage collectif&nbsp;‘‘Economie et relations internationales.&nbsp; Histoire et mutations nouvelles’’, L’Harmattan, 2021 (P. 309).</em></p>



<p><em>8- Pierre Vermeren&nbsp;: ‘‘Le choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/les-dessous-de-lopposition-franco-occidentale-a-lindependance-de-la-tunisie/">Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Ahmed Ben Mustapha auditionné par la brigade antiterroriste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/tunisie-ahmed-ben-mustapha-auditionne-par-la-brigade-antiterroriste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 11:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Mustapha]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ancien député Ahmed Ben Mustapha entendu par le pôle judiciaire antiterroriste à la caserne de Bouchoucha à Tunis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/tunisie-ahmed-ben-mustapha-auditionne-par-la-brigade-antiterroriste/">Tunisie : Ahmed Ben Mustapha auditionné par la brigade antiterroriste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après l’ancien ministre de l’Education <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/14/tunisie-mohamed-hamdi-laisse-en-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Hamdi</a> (Courant démocrate, Attayar), c’est au tour d’Ahmed Ben Mustapha (ancien député Nidaa Tounes) d’être entendu par le pôle judiciaire antiterroriste à la caserne de Bouchoucha, le Bardo, Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-9273823"></span>



<p>C’est Ben Mustapha qui l’a annoncé lui-même, ajoutant qu’il sera entendu par les enquêteurs mardi 8 août 2023, sans donner plus d’explication.</p>



<p>Il semble, selon certaines sources, qu’une seconde liste d’activistes politiques, dont Mohamed Hamdi, Ahmed Ben Mustapha et Riadh Chaibi (Ennahdha), vont être entendus pour complot contre l’Etat. Comme ceux de la première liste, dont la plupart des membres sont emprisonnés depuis février dernier, les activistes figurant dans la seconde liste auraient échangé des commentaires sur la situation politique dans le pays à travers une discussion Instagram.</p>



<p>Ancien militant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et de la gauche populaire, Mustapha Ben Ahmed a intégré Nidaa Tounes dès sa création en 2012. Elu au parlement en 2015 sur une liste de ce parti de centre-gauche, il a rejoint Machrou Tounes en 2016 puis Tahya Tounes en 2019.</p>



<p>Âgé aujourd’hui de 74 ans, Mustapha Ben Ahmed a pris ses distances de la vie politique et se consacre désormais à l’écriture littéraire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> &nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/07/tunisie-ahmed-ben-mustapha-auditionne-par-la-brigade-antiterroriste/">Tunisie : Ahmed Ben Mustapha auditionné par la brigade antiterroriste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les relations de la Tunisie avec le G7 et l’Union européenne à la croisée du chemin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 12:52:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ne doivent pas refaire les erreurs commises au lendemain de la révolution de 2011. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet 2021 qui devrait être...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/">Les relations de la Tunisie avec le G7 et l’Union européenne à la croisée du chemin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-Josep-Borrell.jpg" alt="" class="wp-image-362388"/><figcaption><em>Josep Borrell reçu au Palais de Carthage par Kais Saied.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les Tunisiens ne doivent pas refaire les erreurs commises au lendemain de la révolution de 2011. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet 2021 qui devrait être perçu comme le point de départ d’une nouvelle renaissance de la Tunisie indépendante.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ahmed Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-363032"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Ahmed-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-91794"/></figure></div>



<p>Les relations de la Tunisie avec le groupe des grands pays industrialisés (G7) et l’Union européenne (UE) traversent une phase de turbulences depuis les événements du 25 juillet 2021 qui ont abouti à la destitution du chef de gouvernement et au gel de l’activité parlementaire.</p>



<p>Accueilli comme une libération par de larges franges de la population tunisienne, ce tournant majeur dans l’histoire de la Tunisie augure à mon sens d’un nouveau départ pour la révolution tunisienne de 2011. Mais, il suscite inquiétudes et réticences auprès des partenaires stratégiques occidentaux de la Tunisie qui multiplient les démarches et les pressions en vue d’un retour rapide à un régime parlementaire et à un cadre constitutionnel et institutionnel dans la gestion des affaires publiques. Officiellement, il s’agit pour eux de veiller à la préservation de la démocratie tunisienne de toute dérive vers un pouvoir personnel ou anti démocratique. Et ils semblent peu convaincus du bien-fondé des raisons qui sont à l’origine des mesures du 25 juillet.</p>



<p>Ces pressions insistantes ont visiblement irrité le président Kais Saied qui a tenu à répliquer par un communiqué officiel aux propos peu diplomatiques tenus par le haut représentant et vice-président de l’UE Joseph Borel à l’issue de sa visite en Tunisie. Cette mise au point sans précédent dans les annales diplomatiques tunisiennes, n’a curieusement n’a pas été médiatisée. Pourtant, elle revêt une importance capitale dans la mesure où elle révèle des signes annonciateurs d’une possible crise dans les relations tuniso européennes. Ceci découle de la teneur du communiqué présidentiel qui indique&nbsp;: <em>«lors de ses entrevues avec les parties étrangères, le </em><em>p</em><em>résident a réitéré son attachement à la souveraineté de la Tunisie dont les choix souverains émanent de la volonté populaire. </em><em>À</em><em> ce titre, elle refuse de recevoir des leçons de quiconque. La souveraineté de </em><em>l&rsquo;Etat</em><em> tunisien et les choix de son peuple n’ont pas été évoqués et ils ne seront pas objet de négociations avec quiconque».</em></p>



<p>L’objet de cet article est de décrypter les vraies raisons des réserves exprimées par les pays occidentaux à l’égard des mesures présidentielles ainsi que leur insistance à vouloir restaurer le régime parlementaire dans les plus brefs délais.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les dessous de l’opposition occidentale aux mesures du 25 juillet</h3>



<p>En s’octroyant les pleins pouvoirs pour une période indéterminée, et en multipliant les déclarations critiques à l’égard de la constitution, le président Kais Saied a laissé entendre qu’il projette une refonte totale du système politique actuel dans le sens d’un retour au régime présidentiel. Il envisagerait également d’introduire des réformes fondamentales d’ordre stratégique et économique ce qui explique la non divulgation jusqu’à ce jour du programme qu’il compte mettre en œuvre.</p>



<p>Ces réformes devraient s’inscrire dans le cadre d’une action fondatrice basée sur un changement radical des politiques économiques et sociales. Et c’est ce qui semble ressortir des multiples sorties médiatiques du président et les orientations qu’il imprime à certains dossiers jugés prioritaires ce qui laisse présager de profonds changements au niveau des priorités stratégiques et diplomatiques. Au nombre de ses dossiers, il convient de citer la réhabilitation du rôle de l’État dans la vie économique et sociale, la lutte contre la corruption et la contrebande, le rapatriement des biens spoliés, l’assainissement de la justice, la dégradation des services publics et des conditions de vie des tunisiens.</p>



<p>Cette reconsidération des choix fondamentaux risque d’ailleurs d’affecter les engagements internationaux de la Tunisie notamment au vu des prises de positions souverainistes présidentielles sur les dossiers de politique étrangère et ses fréquentes dénonciations des parties étrangères accusées d’ingérence et de connivence avec les lobbies tunisiens ainsi que les partis au pouvoir accusés de trahison et de complotisme contre l’État tunisien.</p>



<p>Dans le même ordre d’idée, il importe de rappeler que depuis son accession à la présidence, le Président préconise une nouvelle approche plus compatible avec les intérêts de la Tunisie pour ce qui a trait aux relations avec l’UE, l’endettement et la question de la fuite des capitaux. Concrètement, cette vision requiert la mise en place d’un nouveau partenariat plus juste et plus équilibré Tunisie UE et entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p>Notons que, dès l’annonce des mesures d’exception, l’UE et les pays occidentaux, avaient globalement exprimé, sur un ton calculé, leur attachement à un retour rapide au cadre constitutionnel et institutionnel actuel, par la désignation d’un nouveau chef de gouvernement et la restauration du pouvoir législatif sans pour autant manifester le moindre positionnement dans le conflit au plus haut sommet de l’État.</p>



<p>Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les pays occidentaux et l’UE ont perdu, du fait des décisions présidentielles, de précieux alliés au sein de la coalition gouvernementale et du parlement qui, tout au long de la décennie écoulée, ont servi leurs intérêts en accordant la priorité aux lois et aux accords portant extension de l’insertion de la Tunisie dans la mondialisation et l’échange inégal à travers l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca). Rappelons qu’en dépit des vives oppositions qu’il suscite, les principales dispositions de cet accord ont été incluses dans la législation tunisienne par tous les gouvernements successifs dominés par les islamistes et leurs alliés représentatifs de l’ancien régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le G7 et l’UE opposés à la remise en cause du libre-échange avec la Tunisie</h3>



<p>En fait l’activisme actuel des partenaires stratégiques de la Tunisie est comparable à leur attitude adoptée au lendemain de la révolution. Il s’agit d’empêcher toute remise en cause des politiques d’insertion dans la mondialisation et le libre échange et de préserver les acquis réalisés dans le sens de l’intégration de la Tunisie à l’UE laquelle est indissociable des financements conditionnés du FMI et des institutions financières internationales. D’où leur insistance pour la conclusion d’un nouveau plan d’ajustement structurel avec le FMI indépendamment du bilan négatif des deux accords similaires conclus depuis 2013 qui ont abouti à un effondrement des équilibres économiques et financiers de la Tunisie.</p>



<p>Tels sont les dessous des réserves, à peine déguisées, exprimées par les pays occidentaux ainsi que les groupements et les institutions multilatérales représentatives du libre-échange notamment le G7 et l’UE après l’annonce des mesures présidentielles exceptionnelles et leur reconduction pour une durée indéterminée. Et c’est dans ce cadre que se situent la multitude de déclarations et de visites de responsables et de congressistes américains associées aux contacts de haut niveau entrepris dans le même sens par l’administration américaine qui s’apparentent plus à des pressions politiques qu’à un soutien, ne fusse que moral, tendant à aider la Tunisie à surmonter la crise multidimensionnelle à laquelle elle est confrontée du fait de la gestion calamiteuse des affaires publiques durant la décennie écoulée.</p>



<p>D’ailleurs il est significatif qu’aucun responsable occidental n’a clairement fait état de sa compréhension des mobiles d’ordre politique et sécuritaire invoqués par le président Kais Saied pour justifier la destitution du chef de gouvernement et le gel indéfini des activités de l’assemblée des représentants du peuple jugée comme étant une <em>«menace pesante»</em> pour l’État et les institutions. Ainsi, l’attitude occidentale s’apparente de plus en plus à un positionnement inavoué aux côtés des forces politiques hostiles aux mesures exceptionnelles qui accusent le Président de <em>«putschisme»</em> et de vouloir monopoliser le pouvoir au détriment de la démocratie.</p>



<p>Il est vrai que l’attitude ferme et déterminée du président à l’égard des pressions internes et des ingérences étrangères – associé à sa fidélité sans cesse renouvelée à la volonté populaire ainsi que son attachement, plusieurs fois réaffirmé, à la souveraineté décisionnelle de la Tunisie – tout cela n’est pas de nature à rassurer les Occidentaux qui redoutent d’éventuels changements majeurs d’orientations susceptibles de remettre en cause les politiques qui servent leurs intérêts. Bien entendu, les pays occidentaux invoquent leur attachement à préserver la démocratie en Tunisie pour justifier leurs pressions et leurs ingérences en feignant d’ignorer leur propre responsabilité dans l’échec de la transition politique en Tunisie.</p>



<p>Et c’est ce qui ressort du récent communiqué des ambassadeurs des pays du G7 ainsi que des déclarations du haut représentant vice-président Josep Borrell à l’issue de sa rencontre avec le président de la république. Ainsi, le G7 appelle à un <em>«retour rapide»</em> au régime parlementaire tout en soulignant l’urgence d’une nomination rapide d’un chef de gouvernement. Quant à Josep Borrell, il affirme avoir transmis au président les «<em>appréhensions européennes par rapport à la préservation de l’acquis démocratique en Tunisie</em>» appelant au respect du pouvoir législatif, au rétablissement de la stabilité institutionnelle et à la reprise de l’activité parlementaire. Il a également ajouté que l’attitude de l’UE sera liée <em>«aux actions et mesures concrètes» </em>qui seront prises dans les prochaines semaines en Tunisie.</p>



<p>En clair, il découle de tels propos que le G7 et l’UE prétendent se positionner en donneur de leçons et en gardiens vigilants de la démocratie tunisienne qu’ils estiment menacée tout en s’arrogeant une sorte de droit de regard sur la politique tunisienne. Ils font également miroiter que des mesures de rétorsion pourraient être prises au cas où leurs attentes ne seraient pas satisfaites. À noter que cette attitude souffre cruellement d’un déficit de crédibilité car elle présuppose, contrairement à la réalité, que la Tunisie était une havre de démocratie stable et institutionnalisée qui a été hypothéquée du fait des décisions présidentielles.</p>



<p>De même nul n’ignore que le G7 et l’UE ont contribué à la ruine économique et financière de la Tunisie du fait du non-respect de leurs engagements ainsi que leur persistance à lui imposer des orientations économiques et sociales nuisibles à ses intérêts. Par leurs ingérences politiques et militaires, ils ont hypothéqué la démocratie et la notion d’État national dans tout le monde arabe.</p>



<p>Mais, au-delà de toute considération économique et sociale, le partenariat avec l’UE et le G7 doit être appréhendé sous l’angle de l’incompatibilité du projet d’État supranational européen avec la réhabilitation du projet d’État national tunisien véhiculé par la constitution tunisienne.</p>



<p>En définitive, la Tunisie et les Tunisiens ne doivent pas réitérer les erreurs commises au lendemain de la révolution. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet qui devrait être perçu comme le point de départ d’une nouvelle renaissance de la Tunisie indépendante.</p>



<p>* <em>Chercheur en histoire diplomatique et économique.</em>*</p>



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