<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Alexandre Pouchkine - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/alexandre-pouchkine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/alexandre-pouchkine/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 04 May 2024 11:22:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Alexandre Pouchkine - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/alexandre-pouchkine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Entretien avec Eugène Ebodé : Littératures africaines entre kora, tam-tam, luth et guitare</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/04/entretien-avec-eugene-ebode-litteratures-africaines-entre-kora-tam-tam-luth-et-guitare/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/04/entretien-avec-eugene-ebode-litteratures-africaines-entre-kora-tam-tam-luth-et-guitare/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 May 2024 09:40:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie du Royaume du Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Pouchkine]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Ebodé]]></category>
		<category><![CDATA[Ferdinand Oyono]]></category>
		<category><![CDATA[littératures africaines]]></category>
		<category><![CDATA[Marie N’Diaye]]></category>
		<category><![CDATA[Mongo Beti]]></category>
		<category><![CDATA[Simone Schwarz-Bart]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12681638</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Eugène Ebodé, écrivain camerounais dirigeant la Chaire des littératures et des arts africains de l’Académie du Royaume du Maroc.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/04/entretien-avec-eugene-ebode-litteratures-africaines-entre-kora-tam-tam-luth-et-guitare/">Entretien avec Eugène Ebodé : Littératures africaines entre kora, tam-tam, luth et guitare</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On le reconnaît à son chapeau et à sa présence dynamique, le verbe chaleureux et généreux, il sillonne les pays, l’attache africaine et la plume alerte, joignant la sagesse ancestrale à la passion du sport, et ce n’est pas une métaphore. Son discours est dans la résonance de la kora, tam-tam, luth et guitare. L’homme de l’oralité revendiquée est un écrivain camerounais qui se révèle ici enseignant habile et pédagogue averti. Puissent les éclairages qu’il apporte consolider les ponts, de plus en plus, nécessaires et urgents, entre les différentes littératures du continent.</em></strong> <em>(© Photo Francesca Montovani. Gallimard)</em></p>



<p>Entretien réalisé par<strong> Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-12681638"></span>



<p><strong><em>Vous êtes Camerounais, vous avez vécu en France, vous enseignez en Guinée et vivez au Maroc où vous dirigez la nouvelle Chaire des littératures et des arts africains de l’Académie du Royaume du Maroc. Votre itinéraire personnel va de l’Europe à l’Afrique.</em></strong></p>



<p>Je suis en effet né à Douala, au Cameroun et j’ai quitté le pays natal à 20 ans. J’ai ensuite vécu en France pendant 40 ans, de 1982 à 2022. Je vais en Guinée où j’enseigne la diplomatie culturelle.</p>



<p>Le Royaume du Maroc est particulier dans mon itinéraire. J’y réside depuis trois ans et y accomplis une mission d’intérêt continental au sein d’une extraordinaire Institution, l’Académie du Royaume du Maroc. Je m’occupe de la Chaire des littératures et des arts africains qui doit explorer de nouvelles manières d’exposer nos littératures et nos arts et de donner la parole à tous ceux et celles qui peuvent en exprimer les contours, les spécificités, les contenus et l’esthétique.</p>



<p>J’ai une certitude&nbsp;: la mission qui m’est confiée est exaltante. Nous travaillons dans une grande estime réciproque dans une Institution dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le Protecteur, à une noble tâche se dit en son for intérieur&nbsp;: donner le meilleur de soi-même.</p>



<p><strong><em>Quelle est la caractéristique de cette offre programmatique&nbsp;?</em></strong></p>



<p>La Chaire des littératures fait partie de plusieurs instances créées à l’Académie du Royaume du Maroc&nbsp;: l’Institut royal de recherche sur l’histoire du Maroc, l’Institut académique des arts et l’instance supérieure de traduction.</p>



<p>Depuis la réorganisation de l’Académie l’année dernière, il y a des Chaires&nbsp;: Andalus, littératures comparées à vocation de nourrir le débat sur la proximité avec l’Andalousie, dans une optique comparatiste vue comme une possibilité de jeter des passerelles avec les littératures mondiales. Les territoires nouveaux à explorer et les interconnexions à encourager participent ainsi du forum permanent que l’Académie ouvre à l’universelle coopération des intelligences.</p>



<p>Pangloss, le personnage voltairien et précepteur de Candide, aime déclarer, du haut de son optimisme que <em>«Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.»</em> À l’Académie, nous organisons des colloques, des journées d’études, des rencontres croisées entre sciences humaines et sciences dures, des portraits d’écrivains dans le but de recenser les savoirs et de les enrichir par des exposés où l’écoute est garantie et la liberté d’expression assurée. Elle poursuit un triple objectif&nbsp;: 1-° Décliner à satiété la diversité africaine. 2- Enrichir le débat littéraire, culturel et philosophique africain. 3- Innover.</p>



<p><strong><em>Vous venez du monde administratif, des sciences politiques, la littérature a-t-elle une relation avec cela? Cela vous apporte-t-il un regard différent?</em></strong></p>



<p>Ma formation initiale est, en effet, juridique et pluridisciplinaire. Les sciences politiques nous invitent à observer et à comprendre le fonctionnement des organisations à travers les us et coutumes ou les chartes qui les régissent.</p>



<p>Vous avez oublié de mentionner que je viens aussi du sport. J’en ai gardé, que je le veuille ou non, l’esprit du compétiteur. Je racontais récemment en Guinée ma préoccupation pour le collectif. J’ai appris, quand j’ai été titularisé la première fois après avoir <em>«ciré»</em> le banc de touche, comme on dit, que le fait, avant de commencer un match, d’aller saluer les coéquipiers remplaçants, leur témoignait une attention et un soutien qu’ils me redonnaient instantanément. Le sport ne renvoie pas simplement à la performance individuelle, mais à la qualité relationnelle dans une équipe.</p>



<p><strong><em>Un choix accompli après des passages par le sport, la vie de chef de cabinet et l’enseignement…</em></strong></p>



<p>Oui, j’ai bifurqué en thèse pour m’orienter en littératures française et comparée.</p>



<p>En sciences politiques, ce qui m’a le plus passionné a été l’étude des systèmes constitutionnels ou l’étude des récits fondateurs et particuliers que chaque État adopte comme moteur de la cohésion d’une nation. Les Constitutions procèdent des usages comme en Angleterre ou de dispositifs écrits ou proclamés comme le fit Cyrus Ier de Perse, de la dynastie des Achéménides qui édicta en langue akkadienne et en caractères cunéiformes l’une des premières Constitutions. J’ai toujours déploré que la Charte de Kourougan Fouga, adoptée dans le Mandé en 1236, sous la haute figure impériale de Soundiata Keita, ne soit pas reprise dans le bloc de constitutionnalité des systèmes constitutionnels africains.</p>



<p>Le problème de l’Afrique, dans le domaine des lettres, est qu’elle donne l’impression que ses porte-drapeaux jouent en permanence à l’extérieur. Il me plairait de voir figurer un jour l’affirmation suivante&nbsp;: <em>«Les littératures africaines et diasporiques sont également, parmi les biens communs à mieux préserver, un patrimoine à mieux diffuser en Afrique.»</em></p>



<p><strong><em>De quoi souffrirait le plus ce patrimoine littéraire, à votre avis&nbsp;?</em></strong></p>



<p>La diffusion est un énorme problème. Le patrimoine littéraire est considérable tant dans le registre oral qu’écrit. Il dépend aujourd’hui encore trop des centres de décision et de consécration occidentaux. Les grandes maisons d’édition sont en Occident et les meilleurs écrivains au Sud, peut-on dire, sans offenser les écrivains du Nord.</p>



<p>La disponibilité des écrivains africains à l’intérieur même du continent est de facto marginalisée. Ils sont tenus de se mouvoir dans les circuits préférentiels et économiquement rentables. En gros, le paradoxe est le suivant&nbsp;: les littératures africaines sont plébiscitées à l’étranger, mais l’Afrique continentale n’a pas voix au chapitre. C’est aussi contre cette relégation que l’Académie se bat.</p>



<p><strong><em>Comment vous situez-vous dans la littérature camerounaise après celle de l’aîné Mongo Béti? Critique? Apaisé?</em></strong></p>



<p>La littérature camerounaise stricto sensu a plusieurs aînés. Ils viennent de 4grandes aires géographiques: Sahélo-Soudanaise (Nord), Fang-Beti (Est et Centre-Sud), Grassfields (Ouest) et Sawa (littoral). À cette distinction territoriale et administrative s’ajoute un différentialisme linguistique issu de la triple tutelle (disons triple colonisation, pour simplifier) allemande, anglaise et française. La langue allemande n’a pas donné lieu à une littérature qui a survécu au protectorat.</p>



<p>Avant d’arriver à Mongo Beti, il est bon de citer le sultan Ibrahim Njoya. Il est un monarque érudit qui inventa un alphabet dit A Ka U Ku et une langue: le Shü-mom en 1896. Deux ans avant cela il avait indiqué à ses notables ahuris ou incrédules qu’il allait <em>«écrire un livre qui parlerait une langue qu’on n’entend pas»</em>. C’était une réponse directe à l’encerclement produit par le système colonial. Il a fait mieux&nbsp;: le sultan Ibrahim Njoya s’est intéressé à l’architecture, à la chorégraphie, à la peinture, à la géographie. Il a écrit de nombreux ouvrages sur&nbsp;divers domaines: la botanique, la cartographie de son Royaume créé en 1394 par Nchare Yen, la pharmacopée, les proverbes et légendes de son pays, et même un roman. L’Académie a d’ailleurs décidé de traduire l’un de ces ouvrages, pour la première fois au monde, en arabe et en français. Ceci correspond à l’affirmation concrète des dialogues intra-africains.</p>



<p>Notons qu’après le Sultan Njoya, l’un des premiers romans camerounais publiés est <em>«Nnanga Kon»</em>, écrit en langue boulue (fang-beti) par Jean-Louis Njemba Medou et qui paraît en 1932. Notons aussi ici la spécificité de la littérature orale dont l’aire fang-beti présente aussi une forte tradition littéraire, car le <em>«Mvett»</em>, cet art oratoire total, chanté, scandé, dansé et poétique, raconte, en bref, le combat que se livrent les mortels et les immortels d’Engong. Il s’agit d’une mystique du vivant et de l’invisible qui cohabitent, s’affrontent et se complètent.</p>



<p>Cette ontologie est au cœur de ma poétique littéraire. Quant aux aînés, Mongo Beti jouit d’une réputation incontestable, elle tient aussi à son retentissant pamphlet Mains basses sur le Cameroun. Sur l’art du roman, de la composition d’une histoire et de ses agencements subtil, humoristique et anthropologique, j’ai une tendresse sans réserve pour Ferdinand Oyono. Le vieux nègre et la médaille est un formidable roman. Comme vous le savez aussi, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pouchkine</a> (dont l’arrière-grand-père était d’origine camerounaise), fait partie de mon panthéon.</p>



<p>Boubacar Boris Diop agit aussi dans l’affirmation des langues africaines à la suite de Ngugi Wa Thiong’o et c’est une excellente nouvelle que le wolof, le kikuyu, le Shü-mon, le n’ko et d’autres langues telles l’arabe et le swahili nous offrent. Je suis pour le panafricanisme en littérature. Je suis apaisé et confiant dans l’avenir.</p>



<p><strong><em>Vous avez évoqué la triple mission de la Chaire des littératures et arts africains dont vous êtes l’administrateur, quel chantier est à vos yeux prioritaire entre diffusion et instance de consécration ?</em></strong></p>



<p>Les deux. L’Académie y réfléchit. Ce sont des portraits d’auteurs que nous diffusons dans l’émission <em>«L’Instant académique»</em> sur YouTube. Je signale qu’il existe un Trophée de l’Académie du Royaume qui a eu récemment pour récipiendaires&nbsp;: Simone Schwarz-Bart (mai 2022), Marie N’Diaye (septembre 2022), Sembène Ousmane (à titre posthume lors du centenaire de sa naissance (mars 2023), Véronique Tadjo (juillet 2023) et l’historien Dieudonné Gnammankou (mars 2024).</p>



<p><strong><em>Le Maroc semble avoir une politique active envers l’Afrique subsaharienne, comment œuvrer pour faire dialoguer et faire connaître les différentes littératures du Continent&nbsp;?</em></strong></p>



<p>L’Académie lance un colloque en 2015 intitulé <em>«L’Afrique comme horizon de pensée»</em>. Il s’agit des idées et des initiatives qui continuent à étoffer la réflexion sur la production intellectuelle et artistique africaine. Cette politique s’articule autour des cultures africaines comme outils du rayonnement partagé en interne comme en externe. Pour qui? Pour une jeunesse africaine qui serait fière de ses atouts et consciente de ses forces. Nous voulons ainsi offrir aux jeunes chercheurs une besace foisonnante dans la valorisation des cultures continentales.</p>



<p>Quant à l’idée qui veut que l’Afrique subsaharienne soit courtisée, ce sont en réalité plusieurs Afriques, plusieurs aires culturelles qui doivent être mobilisées pour effacer l’un des legs tragiques de la colonisation&nbsp;: la division. Il se trouve que le Sahara a représenté cette barrière symbolique de sable et chromatique qui séparait les Africains. C’est historiquement faux et politiquement tragique. Le Sahara est un espace de rencontres africaines et non un foyer des haines continentales. Ibn Battuta en rend compte et Ibn Khaldoun, relatant le voyage de Mansa Moussa à la Mecque à partir de 1324, raconte les échanges entre aires culturelles et ici le spirituel les relie.</p>



<p>François Xavier Fauvelle raconte aussi, dans son chef-d’œuvre<em> «Le Rhinocéros d’or»</em>, quelques frayeurs diplomatiques lorsque Mansa Moussa, l’un des hommes les plus riches de son époque, alla rencontrer le Mamelouk du Caire durant son séjour dans la Capitale avant de poursuivre son voyage à la Mecque.</p>



<p>Les ouvrages érudits de François-Xavier Fauvelle et du philosophe Ali Benmakhlouf rendent aussi compte des interconnexions entre les populations vivant dans le Sahara et ses abords au Moyen-âge.</p>



<p>Au fond, la notion même de Subsaharien, qui a revêtu une forme d’antagonisme entre le Nord et le Sud du continent, doit être revisitée. Prenons-la comme un indicateur de rassemblement et non pour un foyer de dislocation et une ligne de couleur que certains esprits veulent maintenir entre les populations pour brouiller et non pour hâter les retrouvailles.</p>



<p><strong><em>Comment consolider les littératures Sud-Sud, au sens large, cela est-il prioritaire&nbsp;pour vous ?</em></strong></p>



<p>Chaque génération doit porter ses rêves et essayer de les réaliser. À la Chaire des littératures et des arts africains, nous sommes enthousiastes pour étendre le rayonnement partagé par les cultures en circulation et en partage. L’Afrique et les diasporas nous intéressent. Tout ce qui participe du rayonnement et du dialogue des cultures, du décentrement et de la fin des visions asymétriques du monde est plaisant à entendre et réjouissant pour l’esprit.</p>



<p><strong><em>Écrivain de langue française, francophone, d’expression française, quelle pertinence accordez-vous à ces concepts&nbsp;? Vous posent-ils problème&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Écrivain en action, peu importe l’instrument ou le matériel, pourvu que cela fasse littérature&nbsp;! Néanmoins, l’Afrique étant le réservoir des langues du monde, elle a un réservoir extraordinaire de sagesses contenues dans ces parlers singuliers. C’est ce trésor que nous devons veiller à préserver et à transmettre sans nous affaiblir. La diversité est un atout, sa réduction une anomalie.</p>



<p><strong><em>Vous enseignez en Guinée la diplomatie culturelle, pouvez-vous repréciser son objet&nbsp;?</em></strong></p>



<p>La diplomatie culturelle examine le pouvoir et le poids des outils culturels dans le champ des représentations géopolitiques et comme un levier en termes d’influence symbolique, géopolitique, et d’industrie culturelle. La Guinée a récemment redéployé la statuette de la déesse Nimba pour exalter son identité commune en interne et en faire un atout touristique en externe. Le Royaume des Bamoum, au Cameroun, vient d’inaugurer le Musée des Rois Bamoum et fêter l’inscription du Ngouon (rituel de gouvernance) au patrimoine immatériel de l’humanité en décembre 2023. L’Académie du Royaume va célébrer le 130e anniversaire de la création de l’écriture A Ka U Ku, en 1894, par le Sultan Ibrahim Njoya. La diplomatie culturelle exalte les arts là où d’autres se plairaient à ne brandir que la force des armes. Il est temps de considérer que la puissance des âmes est mieux servie par l’exaltation des arts. D’où le conseil sur la transcendance que je donne à mes étudiants&nbsp;: <em>«Savoir compter les biens, c’est intéressant, mais lire et méditer sur le bien commun, c’est mieux.»</em><br><br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/04/entretien-avec-eugene-ebode-litteratures-africaines-entre-kora-tam-tam-luth-et-guitare/">Entretien avec Eugène Ebodé : Littératures africaines entre kora, tam-tam, luth et guitare</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/04/entretien-avec-eugene-ebode-litteratures-africaines-entre-kora-tam-tam-luth-et-guitare/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche ‘‘Ode à la liberté’’ d’Alexandre Pouchkine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 06:42:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Pouchkine]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Onéguine]]></category>
		<category><![CDATA[La fille du capitaine]]></category>
		<category><![CDATA[Milos Forman]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart et Salieri]]></category>
		<category><![CDATA[Nikita Struve]]></category>
		<category><![CDATA[Ode à la liberté]]></category>
		<category><![CDATA[poésie russe]]></category>
		<category><![CDATA[Rouslan et Lioudmila]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=339822</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né à Moscou en 1799, descendant d’une famille de la grande noblesse par son père et d’un ancêtre africain d’Abyssinie, Abraham Hannibal, affranchi et anobli, par sa mère, Alexandre Pouchkine est le grand poète national de la Russie et en reste le plus populaire et le plus illustre. Chantre de l’amour et de la liberté,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche ‘‘Ode à la liberté’’ d’Alexandre Pouchkine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Alexandre-Pouchkine.jpeg" alt="" class="wp-image-339823"/></figure>



<p><strong><em>Né à Moscou en 1799, descendant d’une famille de la grande noblesse par son père et d’un ancêtre africain d’Abyssinie, Abraham Hannibal, affranchi et anobli, par sa mère, Alexandre Pouchkine est le grand poète national de la Russie et en reste le plus populaire et le plus illustre.</em></strong></p>



<span id="more-339822"></span>



<p>Chantre de l’amour et de la liberté, il peut être considéré comme <em>«le créateur de la littérature russe moderne»</em> selon le mot de Nikita Struve (<em>‘‘Anthologie de la poésie russe’’</em>).</p>



<p>Esprit critique, provocateur, rebelle, acquis aux idées libérales, il dénonce la tyrannie des tzars. Il fut envoyé en exil (1824-1826) et mis en résidence surveillée puis rappelé, après l’évolution politique, par l’empereur qui deviendra son protecteur. En 1831, il épouse une belle moscovite, Nathalie Gontcharova et doit faire face à de nombreux adversaires et beaucoup d’intrigues. Poussé à un duel, ce dernier lui fut fatal. Il meurt à Saint-Pétersbourg, en 1837, à l’âge de 38 ans.</p>



<p>La poésie de Pouchkine va droit à l’essentiel, limpide, simple, transparente, elle ne souffre pas d’artifices rhétoriques, dit des vérités profondes, touche les êtres dans une musicalité rare.</p>



<p>Poète, romancier, nouvelliste, auteur de contes et dramaturge, il a écrit aussi quelques poèmes en français, langue qu’il maîtrisa, jeune. Sa poésie fut mise en opéra par Tchaïkovski, Rachmaninov, Stravinski, entre autres et en ballet par Assafiev…</p>



<p>Parmi ses œuvres, (qui comptent plus de 21 volumes), ‘‘Eugène Onéguine’’; ‘<em>‘La fille du capitaine’’; ‘‘Rouslan et Lioudmila’’; ‘‘Mozart et Salieri’’ </em>(qui inspira au cinéaste Milos Forman,<em> ‘‘Amadeus’’</em>).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Fuis, dérobe ton regard,<br>Faible tsarine de Cythère !<br>Où es-tu, où es-tu, terreur des tzars,<br>Fière chanteuse de la liberté ?<br>Viens, dépouille-moi de mes lauriers,<br>Brise ma lyre sans accents…<br>Je veux chanter la Liberté,<br>Terrasser le vice régnant.</em></p>



<p><em>Révèle-moi la noble trace<br>De ce gaulois sublime<br>Auquel, durant de célèbres malheurs,<br>Tu inspirais des hymnes audacieux !<br>Pupilles du destin volage,<br>Tyrans du monde, frémissez !<br>Et vous, prenez courage et voix,<br>Révoltez-vous, esclaves déchus !</em></p>



<p><em>Hélas ! Partout où mon regard s’arrête,<br>Partout des fouets, partout des fers,<br>La honte néfaste des lois<br>Les larmes impuissantes de la servitude;<br>Partout un pouvoir injuste.<br>Dans les ténèbres du préjugé<br>Ont pris force le terrible génie de l’esclavage<br>Et la fatale passion de la gloire.</em></p>



<p><em>C’est seulement là où, par-dessus la tête du tzar,<br>La souffrance du peuple ne se prosterne pas,<br>Qu’une liberté sainte<br>Unit puissamment les lois;<br>Là, leur bouclier protège chacun,<br>Là, serré par des mains sûres,<br>Indifféremment, sur les têtes des citoyens,<br>Le glaive de la justice glisse sans faire de choix,</em></p>



<p><em>Et punit le crime, le foudroyant<br>Avec autorité;<br>Là, les bras de la loi ne peuvent être corrompus<br>Ni par la cupidité ni par la erreur.<br>Seigneurs, la couronne et le trône sont vôtres.<br>C’est la loi qui vous le donne-non la nature.<br>Vous êtes plus puissants que le peuple,<br>Mais la loi est plus forte que vous.</em></p>



<p><em>Et c’est la désolation – ô désolation ! – pour les peuples<br>Si la loi imprudemment somnole,<br>S’il est possible au peuple ou au tsar<br>De prendre empire sur elle !<br>Je t’en prends à témoin,<br>O martyr de glorieuses erreurs !<br>Qui a perdu dans de récentes tempêtes<br>Pour tes ancêtres, la tête du roi.</em></p>



<p><em>Louis entre dans la mort.<br>Devant la postérité muette,<br>Appuie sa tête découronnée<br>Sur le billot de la perfidie.<br>La loi se tait – le peuple se tait,<br>Le couperet criminel tombe…<br>Et – le manteau de sacre du scélérat<br>Est étendu sur les gaulois enchantés.</em></p>



<p><em>Scélérat despotique !<br>Je te déteste, toi et ton trône,<br>Ta perte, la mort de tes enfants,<br>Je les vois avec une joie cruelle.<br>Les peuples lisent sur ta face<br>L’empreinte de la malédiction.<br>Tu es l’effroi de l’univers, la honte de la nature.<br>Sur terre, un reproche à Dieu !</em></p>



<p><em>Lorsque sur les flots d’ombre de la Neva<br>Brille l’étoile de minuit,<br>Lorsqu’un sommeil paisible<br>Alourdit la tête légère,<br>Le poète, pensif contemple,<br>À travers les couches du brouillard,<br>Le monument désert du tyran,<br>Le palais délaissé par l’oubli</em>.</p>



<p><em>Derrière ces murs terribles<br>Le poète entend la voix de Clio-<br>C’est la dernière heure de Caligula –<br>Il voit devant ses yeux que passent,<br>Il voit – dévorés de rubans et d’étoiles,<br>Enivrés de vin et de haine,<br>Que passent les meurtriers…<br>Leurs visages sont insolents, et l’angoisse est dans leur cœur.</em></p>



<p><em>La sentinelle infidèle se tait,<br>En silence le pont-levis est abaissé,<br>Dans la nuit la porte est ouverte<br>Par la main de la traîtrise, mercenaire…<br>O honte ! Horreur de nos jours !<br>Comme des fauves ont bondi les janissaires.<br>Les coups infâmes sont portés…<br>Le scélérat couronné a péri.</em></p>



<p><em>Apprenez ô tsars !<br>Ni punitions, ni récompenses,<br>Ni le sang des prisons, ni les autels,<br>Ne sont des barrières suffisantes.<br>Inclinez les premiers votre tête<br>Sous la justice des lois,<br>Et alors la liberté des peuples et la paix<br>Deviendront les gardiens éternels du trône.</em></p>



<p class="has-text-align-right">1817, traduit par <strong>Hubert Juin</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A6ZRLLogzI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche: ‘‘Mon portrait’’ d’Alexandre Pouchkine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Mon portrait’’ d’Alexandre Pouchkine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/embed/#?secret=NHEhvGp7iP#?secret=A6ZRLLogzI" data-secret="A6ZRLLogzI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fx3FQGn6cI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/embed/#?secret=wYmjlFcJOG#?secret=fx3FQGn6cI" data-secret="fx3FQGn6cI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kAb8KmEfKp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/">Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/embed/#?secret=5rirnw2yXP#?secret=kAb8KmEfKp" data-secret="kAb8KmEfKp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche ‘‘Ode à la liberté’’ d’Alexandre Pouchkine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/14/le-poeme-du-dimanche-ode-a-la-liberte-dalexandre-pouchkine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Mon portrait’’ d’Alexandre Pouchkine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2020 07:52:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Pouchkine]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas 1er]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Pétersbourg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=294946</guid>

					<description><![CDATA[<p>Poète de l’âme russe par excellence, Alexandre Pouchkine évoque dans ce poème sa trajectoire. Le plus francophone des poètes russes a écrit ce poème en français en 1814. Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou 26 mai 1799 et mort à Saint-Pétersbourg le 29 janvier 1837. Issu d&#8217;une ancienne...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche: ‘‘Mon portrait’’ d’Alexandre Pouchkine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Alexandre-Pouchkine.jpg" alt="" class="wp-image-294947"/></figure>



<p><strong><em>Poète de l’âme russe par excellence, Alexandre Pouchkine évoque dans ce poème sa trajectoire. Le plus francophone des poètes russes a écrit ce poème en français en 1814.</em></strong></p>



<span id="more-294946"></span>



<p>Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou 26 mai 1799 et mort à Saint-Pétersbourg le 29 janvier 1837. Issu d&rsquo;une ancienne famille de la noblesse russe, sa mère était la petite-fille d’Abraham Pétrovitch Hanibal, esclave africain affranchi et anobli par Pierre le Grand. Pouchkine reçoit une éducation française et devient fonctionnaire impérial.</p>



<p>Animé par des idées libérales, il ose critiquer la politique d’Alexandre III, comme l’attestent le poème<em> ‘‘Ode à la liberté ou la tragédie historique Boris Godounov’’</em>. Il est donc envoyé en exil dans le Caucase en 1818. Réhabilité par Nicolas 1er, Pouchkine reprend la vie mondaine qu’il avait abandonnée.</p>



<p>Il épouse Natalia Gontcharova, en 1831, et poursuit son activité littéraire, cette fois-ci protégé par le pouvoir. Pendant cette période de sa vie, Pouchkine, en pleine maturité littéraire, entame son œuvre en prose.<em> ‘‘La Dame de Pique’’ </em>(1833) est une longue nouvelle d’inspiration fantastique. <em>‘‘La Fille du Capitaine’’ </em>(1836), quant à elle, est une histoire d’amour qui se déroule pendant la révolte de Pougatchev. Il compose aussi le célèbre poème du <em>‘‘Cavalier de bronze’’ </em>(1833), et surtout son chef-d’œuvre, <em>‘‘Eugène Onéguine’’</em> (1823-1830).</p>



<p>Cependant, si les dernières années de la vie de Pouchkine ne sont pas heureuses, c’est avant tout pour des raisons familiales. Sa femme, particulièrement dispendieuse et coquette, tombe sous le charme d’un officier alsacien, le baron Georges-Charles de Heeckeren d’Anthès. Ce dernier se faisant de plus en plus pressant, Pouchkine le provoque en duel. Le poète reçoit une balle de pistolet dans le ventre et meurt deux jours plus tard. Il est enterré au monastère Swjatogorski.</p>



<p>Pouchkine était déjà considéré au moment de sa mort comme le plus grand écrivain russe. Les circonstances dramatiques de sa disparition l’ont transformé en véritable légende. Aujourd’hui, Alexandre Pouchkine est un emblème pour la Russie et y est plus que jamais célébré. L’aéroport de Moscou sera rebaptisé aéroport Alexandre Pouchkine de même qu’un parc à thème qui lui est consacré est en phase de construction à Saint-Pétersbourg.</p>



<p>Admirée par de nombreux artistes, l’œuvre de Pouchkine est mise en musique par de grands compositeurs comme Tchaïkovski (<em>‘‘La Dame de pique’’, ‘‘Eugène Onéguine’’</em>), Rachmaninov (<em>‘‘Le Chevalier avare’’</em>), Modeste Moussorgski (<em>‘‘Boris Godounov’’</em>) et Rimski-Korsakov (<em>‘‘Le Conte du tsar Saltan’’</em>).</p>



<p>Vous me demandez mon portrait,<br>Mais peint d’après nature :<br>Mon cher, il sera bientôt fait<br>Quoiqu’en miniature.</p>



<p>Je suis un jeune polisson<br>Encore dans les classes ;<br>Point sot, je le dis sans façon<br>Et sans fades grimaces.</p>



<p>Oui, il ne fut babillard,<br>Ni docteur en Sorbonne,<br>Plus ennuyeux et plus braillard<br>Que moi-même en personne.</p>



<p>Ma taille à celle des plus longs<br>Las ! n’est point égalée;<br>J’ai le teint frais, les cheveux blonds<br>Et la tête bouclée.</p>



<p>J’aime et le monde et son fracas,<br>Je hais la solitude ;<br>J’abhorre et noises et débats<br>Et tant soit peu l’étude.</p>



<p>Spectacles, bals me plaisent fort,<br>Et d’après ma pensée<br>Je dirais ce que j’aime encore<br>Si je n’étais au Lycée.</p>



<p>Après cela, mon cher ami,<br>L’on peut me reconnaître;<br>Oui, tel que le bon Dieu me fit,<br>Je veux toujours paraître.</p>



<p>Vrai démon pour l’espièglerie,<br>Vrai singe pour la mine,<br>Beaucoup et trop d’étourderie,<br>Ma foi, voilà Pouchkine.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5nNiWjrFPZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/embed/#?secret=LRrqULJ1Wo#?secret=5nNiWjrFPZ" data-secret="5nNiWjrFPZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="feiQVDheV7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/">Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/embed/#?secret=vrKtUP2WKO#?secret=feiQVDheV7" data-secret="feiQVDheV7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fs45MAZKMW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/02/le-poeme-du-dimanche-a-la-mort-danna-akhmatova/">Le poème du dimanche: ‘‘A la mort’’ d’Anna Akhmatova</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘A la mort’’ d’Anna Akhmatova » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/02/le-poeme-du-dimanche-a-la-mort-danna-akhmatova/embed/#?secret=aV8TClK5SF#?secret=Fs45MAZKMW" data-secret="Fs45MAZKMW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche: ‘‘Mon portrait’’ d’Alexandre Pouchkine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/19/le-poeme-du-dimanche-mon-portrait-dalexandre-pouchkine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 08:28:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Pouchkine]]></category>
		<category><![CDATA[Caucase]]></category>
		<category><![CDATA[Mikhaïl Lermontov]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Pétersbourg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=284725</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né le 3 octobre 1814 à Moscou et décédé le 15 juillet 1841 à Piatigorsk, Mikhaïl Iourievitch Lermontov est un grand poète russe, surnommé «Le poète du Caucase». Ce poème (traduit du russe par Jacques David) est consacré à la fin tragique d’un autre grand poète russe, Alexandre Pouchkine, et sur le mépris que lui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/">Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Mikhail-Lermontov.jpg" alt="" class="wp-image-284726"/></figure>



<p> <strong><em>Né le 3 octobre 1814 à Moscou et décédé le 15 juillet 1841 à Piatigorsk, Mikhaïl Iourievitch Lermontov est un grand poète russe, surnommé «Le poète du Caucase». Ce poème (traduit du russe par Jacques David) est consacré à la fin tragique d’un autre grand poète russe, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Alexandre Pouchkine (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Alexandre Pouchkine</a>, et sur le mépris que lui avait alors manifesté la haute société. Il lui vaudra d’être banni de Saint-Pétersbourg et d’être envoyé sur le front au Caucase. </em></strong></p>



<span id="more-284725"></span>



<p> Fils d’un nobliau, capitaine en retraite; orphelin de mère à moins de trois ans, il est élevé par sa grand-mère maternelle, riche aristocrate. Il reçoit une brillante éducation qu’il poursuit à la section des sciences morales et politiques de l’Université de Moscou, foyer militant de pensée libérale à l’époque de la réaction qui suit l’écrasement des décembristes.</p>



<p> Officier de hussards à Tsarkoé-Sélo (ville se situant dans la banlieue de Saint-Pétersboug qui fut jadis une enclave de la famille Romanov et depuis rebaptisée Pouchkine), il partage la vie mondaine et tumultueuse de ses camarades. Bouleversé par la mort de Pouchkine en 1837, il écrit un poème qui lui vaut d’être arrêté, puis envoyé sur le front du Caucase. </p>



<p> Lermontov se distingua lors d&rsquo;opérations militaires contre les montagnards et participa aux batailles les plus sanglantes de 1840. Son supérieur direct sollicita son retour dans la garde, ce qui, en fait, équivalait à demander sa grâce. <em>‘‘Un héros de notre temps’’</em>, publié au printemps 1840, connaît un succès immédiat.</p>



<p> En 1841, le tsar ne lui accorda qu’un congé de deux mois. Lorsque celui-ci prit fin, le tsar refusa de confirmer les décorations qui avaient été proposées pour Lermontov au Caucase, et le général Kleinmichel exigea son retour immédiat au Caucase. Le 14 avril 1841, Lermontov quitta Saint-Pétersbourg. Il ne lui restait que trois mois à vivre. Il fut tué en duel par Nikolaï Martynov, à l’âge de 27 ans.</p>



<p> Il laisse une œuvre abondante et variée, qui peut être considérée comme le sommet du romantisme russe. Elle comporte essentiellement des vers, dont les premiers remontent à son adolescence (poésies lyriques, poèmes : <em>‘‘Le Démon’’, ‘‘Le Novice’’</em>), mais aussi des drames, comme <em>‘‘La Mascarade’’ </em>et de la prose : <em>‘‘Un héros de notre temps’’.</em></p>



<p> Le romantisme de Lermontov exprime la révolte et l’amertume de toute une génération. Son inspiration fougueuse, la violence de sa lucidité, enfin les qualités plastiques et musicales de sa langue en font une des figures les plus hautes de la littérature russe. Mais il a disparu avant d’avoir pu montrer toute l’ampleur de son génie. Grand poète, il fut aussi un remarquable prosateur. À la fois fin styliste et créateur du roman psychologique, il est le précurseur de Tolstoï et de Dostoïevski.</p>



<p> <em>Le poète est mort, de l’honneur esclave;<br> Diffamé par l’opinion, il emporte<br> Au cœur ce plomb… et sa soif de revanche<br> Ayant incliné son front orgueilleux.<br> Oui, l’âme du poète a succombé<br> À l’infamie de mesquines offenses;<br> Il s’était dressé contre l’opinion,<br> Tout seul, comme toujours… il fut vaincu,<br> Vaincu !… À quoi bon dès lors les sanglots,<br> L’inutile chœur des éloges vides,<br> Les balbutiements qui réhabilitent ?<br> Du sort la sentence a trouvé son heure !<br> Ne fûtes-vous pas toujours les premiers<br> À bafouer ses dons hardis et libres,<br> N’attisiez-vous pas, pour vous en distraire,<br> L’intime incendie qu’il cachait si mal ?<br> Alors ? Réjouissez-vous… Il n’a point pu<br> Porter le fardeau des derniers outrages,<br> Étonnant génie, flambeau qui s’éteint,<br> Superbe couronne à présent flétrie.<br> Le meurtrier lui a, plein de sang-froid,<br> Porté un coup qui ne pardonne point :<br> Son cœur est vide et bat d’un rythme égal :<br> La main qui tient le pistolet est ferme.<br> Comment s’étonner ?… D’un pays lointain<br> Il vient, pareil à tant de fugitifs,<br> Dans sa chasse au bonheur, aux dignités,<br> Jeté chez nous par le vouloir du sort.<br> Effrontément méprisant, il se moque<br> De notre langue ainsi que de nos mœurs ;<br> Comment épargnerait-il donc nos gloires,<br> Et saurait-il, en cet instant sanglant,<br> Sur quoi il vient d’oser lever la main ?</em></p>



<p><em>Le poète est mort, le tombeau l’a pris,<br> Pareil à cet aède inconnu* mais aimable <br> Proie de la sourde jalousie,<br> Qu’il célèbre avec tant de merveilleuse force,<br> Et frappé comme lui d’une main sans pitié.<br> Quittant paisibles joies et sincère amitié,<br> Pourquoi donc entra-t-il en un monde d’envie<br> Où tout pèse au cœur libre, aux passions de flamme?<br> Pourquoi tendre sa main aux vils calomniateurs,<br> Pourquoi prêter sa foi aux serments insincères,<br> Lui qui si jeune encore avait connu les hommes!<br> Ayant pris sa couronne, ils ceignirent ses tempes<br> De lauriers entrelacés d’épines;<br> Mais cruellement leurs aiguilles<br> Blessaient en secret son front noble…<br> Par de grossiers railleurs ses ultimes instants<br> Furent empoisonnés d’allusions perfides,<br> Puis il mourut sur sa vaine soif de revanche,<br> Dans le dépit secret de ses espoirs trahis…<br> L’accent de ses chants magiques s’est tu,<br> Et plus jamais il ne retentira :<br> Du chanteur l’asile est étroit, austère,<br> Un sceau pour toujours vint clore ses lèvres!</em></p>



<p><em>Et vous, descendants insolents de pères<br> Que l’infamie notoire a rendus trop célèbres,<br> Vous dont le pied servile a foulé les vestiges<br> Des familles blessées par le jeu du Destin,<br> Vous, les ambitieux, en foule autour du trône,<br> Les bourreaux du génie, et de la liberté!<br> Vous vous cachez dans l’ombre de la loi,<br> Devant vous, tribunaux et vérité se taisent.<br> Oui, mais le Tribunal divin, ô dépravés,<br> Le Juge redoutable, il vous attend,<br> Il est inaccessible au son de l’or,<br> À l’avance il connaît les pensées et les causes.<br> Alors vous pourrez bien user de calomnie :<br> Cela ne vous sera d’aucun secours.<br> Vous ne laverez point de tout votre sang noir<br> Tout le juste sang du Poète.</em></p>



<p><em>* Cet aède inconnu: c’est Lenski, l’un des héros du roman de Pouchkine </em>‘‘Eugène Onéguine’’<em>, qui succombe dans un duel contre Onéguine.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZCtHSDL9h4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/">Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le Prophète’’ d’Alexandre Pouchkine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/14/le-poeme-du-dimanche-le-prophete-dalexandre-pouchkine/embed/#?secret=2O9tfMy9gu#?secret=ZCtHSDL9h4" data-secret="ZCtHSDL9h4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L7MLl14F4B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/02/le-poeme-du-dimanche-a-la-mort-danna-akhmatova/">Le poème du dimanche: ‘‘A la mort’’ d’Anna Akhmatova</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘A la mort’’ d’Anna Akhmatova » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/02/le-poeme-du-dimanche-a-la-mort-danna-akhmatova/embed/#?secret=iYVhqBvYMd#?secret=L7MLl14F4B" data-secret="L7MLl14F4B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LQaUwov73p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/le-poeme-du-dimanche-epigramme-contre-staline-dossip-mandelstam/">Le poème du dimanche: ‘‘Épigramme contre Staline’’ d’Ossip Mandelstam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Épigramme contre Staline’’ d’Ossip Mandelstam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/le-poeme-du-dimanche-epigramme-contre-staline-dossip-mandelstam/embed/#?secret=ozx6Z906mE#?secret=LQaUwov73p" data-secret="LQaUwov73p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/">Le poème du dimanche: ‘‘La mort du poète’’ de Mikhaïl Lermontov</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/01/le-poeme-du-dimanche-la-mort-du-poete-de-mikhail-lermontov/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
