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	<title>Archives des Amr Ibn Al ‘Ass - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Amr Ibn Al ‘Ass - Kapitalis</title>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (5/5)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 13:25:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Violentes, cruelles même, ces guerres, dites génériquement d’apostasie, durèrent une année entière; comme il y allait de la survivance d’une croyance naissante, les soldats d’Abou Bakr n’avaient aux yeux que le désir irrésistible de protéger cette religion neuve d’un ennemi retors auquel le droit à l’erreur allait être à peine reconnu. Par Farhat Othman On...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Omar-Ibn-Al-Khattab.jpg" alt="" class="wp-image-387255"/><figcaption><em>Omar Ibn Al-Khattab dans une ancienne miniature persane. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Violentes, cruelles même, ces guerres, dites génériquement d’apostasie, durèrent une année entière; comme il y allait de la survivance d’une croyance naissante, les soldats d’Abou Bakr n’avaient aux yeux que le désir irrésistible de protéger cette religion neuve d’un ennemi retors auquel le droit à l’erreur allait être à peine reconnu.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387254"></span>



<p>On s’accommoda de mares de sang, un prix élevé certes, mais justifié par les circonstances ; à ce prix allaient être éliminés les chefs renégats les uns après les autres et s’éteindre aussitôt les foyers d’agitation; et on toléra que tombent pour cela de nombreuses victimes, non seulement coupables de ne pas répondre à l’invitation de faire amende honorable, mais soupçonnées aussi de s’y refuser ou même d’hésiter simplement à s’y décider.</p>



<p><strong>C’est sur une vaste étendue boisée, aux arbres fruitiers en abondance, que le comble de l’horreur fut atteint</strong>. Au Yémama, en Arabie centrale, région tenant son nom de celui d’une bédouine aux yeux bleus et à la vue perçante dont la légende remonte à la nuit des temps, finit par périr Moussaylima avec la plupart de ses hommes. Nombre de musulmans, dont notamment pas mal de convertis de la première heure, laissèrent la vie également sur cette terre devenue, en la circonstance, le Verger de la mort.</p>



<p>Et on vit, les mains attachées au cou, certains des renégats les plus réputés traînés à Médine sous les quolibets, n’échappant pas à la vindicte de la populace. Ce fut la fête, pour les les enfants surtout, s’acharnant sur eux avec des queues de palmiers juste le temps avant de les voir finir sur des bûchers, brûlant aux portes de la ville en terrible exemple pour leurs semblables ou qui oseraient suivre leur exemple.</p>



<p>Certes, ils ne le furent pas tous, la solidarité clanique jouant pour certains d’entre eux, leur permettant d’avoir la vie sauve. Ainsi survécut grâce à l’entremise de son clan celui qui fut le dernier à se prétendre envoyé de Dieu durant la vie même du prophète, Tolayha Ibn Khouaylid.</p>



<p><strong>Il est sûr que le soi-disant prophète Moussaylima constitua le plus grave danger menaçant l’islam</strong> en ce moment crucial de son essor ; et le mérite d’en avoir triomphé revint, pour l’essentiel, à un grand homme, un véritable colosse, rompu au métier des armes, qui en avait les mœurs dans le sang : Khalid Ibn Al Walid, l’un des chefs de guerre les plus en vue de la tribu de Qoraïch.</p>



<p>Bien haut de corps, très large d’épaules, une poitrine d’athlète, la barbe fournie et les yeux grands sous des sourcils broussailleux, l’homme a toujours imposé le respect. Premier des cavaliers de sa tribu avant l’islam, il ne se convertit qu’en l’an 8 de l’hégire, dans une démarche commune avec son compère Amr Ibn Al ‘Ass, plus réputé par sa malice et son industrie que par des qualités guerrières pourtant non négligeables.</p>



<p>Par ce ralliement, Khalid entendait apporter sa valeur certaine pour défendre la cause de l’islam aussi vaillamment qu’il l’avait combattue, gagnant rapidement l’estime du prophète. Il avait pourtant de l’ostentation dans le port de ses innombrables qualités, plus naturelle qu’affectée certes, lui venant d’une façon d’être familiale de tradition; cela aurait pu le déconsidérer auprès de ce prophète qui prêchait une humilité totale qu’il incarnait à la perfection. Cependant, il n’en fit rien, même s’il lui arriva de ne pas cacher un certain agacement de son comportement emporté, excessif même. Surtout, il alla jusqu’à le surnommer <em>«le Sabre de l’islam»</em>; ce fut après la bravoure montrée lors de l’expédition de Mou’ta, en Jordanie, contre les Byzantins, réussissant à limiter d’immenses pertes dans les rangs musulmans dont pas moins de trois Compagnons du prophète réputés en la personne de Zayd Ibn Haritha, son affranchi et fils adoptif, son cousin Jaafar Ibn Abi Talib et son ami AbdAllah Ibn Rawaha.</p>



<p><strong>Déjà imbu de sa personne, Ibn Al Walid tirait de son surnom pas mal de fierté</strong>, ce qui le faisait se dandiner encore plus dans sa démarche qu’il assurait avoir naturellement déhanchée. C’était peu dire qu’il avait de l’assurance ; il était confiant dans sa force, convaincu de son invincibilité, et ce n’était pas seulement du fait de sa taille ou sa force imposantes ; la mèche des cheveux du prophète, qu’il portait dans son turban manifestement immense, y était probablement pour quelque chose, ayant pour lui l’effet d’un talisman.</p>



<p><a></a> Physiquement, Khalid avait la même stature qu’un autre grand homme de l’islam sans en partager cependant le caractère ni commuer dans des sentiments proches; Omar, le pourfendeur de la vanité du monde, était presque un sosie pour qui le verrait de loin. Toutefois, s’il arrivait fréquemment de nuit qu’on les confondît, on ne savait aucunement se méprendre sur leur sens des valeurs qu’ils avaient totalement opposées, inconciliables même.</p>



<p><strong>Certes, Khalid Ibn Al Walid n’était pas dénué d’honneur ni de principes ou de moralité</strong>; cela coulerait dans le sang familial, dirait-il. Lors de sa brillante victoire sur Moussaylima, il arriva ainsi que l’on reçut le courrier du calife avec l’ordre de tuer tous les hommes, y compris les adolescents pubères ; il ne s’en retint pas moins de l’exécuter pour avoir donné sa parole, juste avant, de laisser la vie sauve à ceux qui se rendraient. Et rien ne pouvait le faire faillir à sa parole ; même pas le risque de désobéir à sa hiérarchie, Abou Bakr en l’occurrence, dont la sévérité de l’ordre tranchant avec sa magnanimité habituelle prouvait à quel point l’avait affecté la dureté de la bataille engagée contre les apostats de Moussaylima, gourmande en nombre considérable de pieux musulmans, parmi notamment les lecteurs chevronnés du Coran.</p>



<p>Pourtant, il pouvait avoir un prétexte valable pour ne pas tenir sa parole puisqu’il pouvait arguer qu’on l’avait trompé à l’occasion de la reddition des dernières troupes du faux prophète. En effet, le vieux bonhomme qui la négocia, roublard et rusé comme personne, lui fit croire que le peu de gens encore retranchés dans la ville étaient bien nombreux, tous des guerriers farouches, alors qu’il ne restait dans l’enceinte fortifiée que des femmes, des vieux et des enfants. Pour réussir son stratagème, leur faisant porter les armes, il leur demanda d’apparaître en haut des murs aux assaillants et de s’agiter, simulant le grand nombre, pour tromper les assaillants, leur faire croire à leur intacte détermination à combattre. Certes marri par pareil stratagème prenant à défaut sa vigilance, le général musulman n’eut pas moins le tact d’apprécier l’habileté du négociateur lui arrachant par son intelligence la vie sauve des siens.</p>



<p><strong>Mais, d’abord, Khalid était un guerrier vaillant au combat,</strong> il ne s’embarrassait généralement point de soigner les moyens ; nonobstant d’éventuelles majeures conséquences fâcheuses, seule comptait la fin : le triomphe total. Et pour y accéder, il savait être cruel.</p>



<p>Lors de ses batailles suivantes contre les Perses, une fois les révoltes matées en terre d’Arabie, il lui arrivera même de faire le serment, s’il l’emportait, de faire couler de ses ennemis un véritable fleuve de leur sang. Le jour venu, la bataille gagnée, il aura à cœur de tenir son serment et, une journée et sa nuit durant, n’ayant de cesse de mettre à mort tous ses prisonniers les uns après les autres pour obtenir son cours de sang. Il ne saura se retenir de cette pulsion irrésistible de tuer que lorsqu’il se laissera convaincre que son serment ne serait pas moins tenu en faisant simplement couler de l’eau sur le sang abondant déjà versé.</p>



<p>Malgré pareille cruauté de son général, une cruauté que l’intéressé ne reniait nullement, car faisant partie intégrante des attributs les plus naturels d’un homme de guerre dans le milieu hostile de la nature environnante, Abou Bakr, au cœur tendre, avec sa délicate nature et l’âme pacifiste qui le caractérisait, ne cessa d’apprécier l’homme, lui gardant toujours une confiance sans faille. Ainsi, même si à sa mort, il regrettera d’avoir brûlé du renégat, il ne reniera nullement ni ne mégotera l’appui apporté à ce grand chef militaire malgré tous les reproches qui lui étaient adressés, notamment de la part d’un Omar irrité par les écarts de conduite de celui qui lui paraissait d’abord un homme excessif en tout.</p>



<p><strong>Un fait de nature très grave figurait parmi les bavures imputées à Khalid Ibn Al Walid et qu’Omar retenait contre lui</strong>, dont il ne manqua pas d’user pour le discréditer auprès d’Abou Bakr. Juste emporté par un élan vengeur, cédant aussi à des sentiments belliqueux qui n’avaient aucun rapport avec la morale islamique faite d’amour et de tolérance, Khalid aurait mis à mort tout un village arabe soupçonné d’apostasie lors du combat des renégats alors que, d’après une somme de témoignages variés et avérés, les pauvres villageois apportèrent la preuve suffisante qu’ils observaient bien les préceptes de Dieu tel que leur demanda le calife.</p>



<p>Ne contestant pas les faits, les hommes du village faits prisonniers, ayant été passés par le fil de l’épée en une nuit particulièrement glacée, Khalid apporta cependant les plus vives dénégations d’une quelconque responsabilité de cette tuerie, n’avouant que l’erreur d’avoir retenu prisonniers les villageois. Il n’ordonna point leur élimination qui fut réalisée sur une méprise, ses hommes ayant mal interprété ses ordres de les tenir au chaud. Mais Omar, connaissant la ruse dont pouvait faire l’homme dans la guerre, ne pouvait ni le croire ni ne le voulait. Il avait à l’esprit un épisode similaire du temps du prophète qui eut lui-même à se plaindre de la fougue de ce chef de guerre à l’arme trop assoiffée de sang. De plus, pour lui, Khalid signa bel et bien son forfait en épousant la femme du chef du village supplicié.</p>



<p>Par ailleurs, Omar était convaincu que ce genre de guerres était une occasion d’enrichissement et de prestige pour certains profiteurs se prétendant musulmans ; pareil comportement lui répugnait au plus profond de son être ; ce type de personnages le révulsait, surtout durant la guerre contre les incroyants où aucun écart ne se pouvait pardonner. Aussi ne savait-il tolérer quoi que ce soit s’y rapportant de la part d’un musulman avéré ou prétendu tel ; pour lui, cela relevait de la haute trahison et, concernant Ibn Al Walid, il ne pouvait jamais l’oublier. Il le soupçonnait, en effet, de ne point hésiter, pour parvenir à ses fins, de recourir à ce qui pouvait être assimilé à de la corruption.</p>



<p><strong>C’est qu’au plus profond de sa mémoire, Omar a toujours gardé une image</strong>; celle de Khalid sortant de chez Abou Bakr où il avait réussi à le précéder au point du jour. Un sourire illuminant narquoisement, en ce matin blême, son regard et ses traits de traces de variole marqués&nbsp;; il ne manqua même pas un geste de défiance, affichant le caractère belliqueux de celui qui s’apprêtait à dégainer le sabre de son fourreau.</p>



<p>Il venait d’être rappelé auprès d’Abou Bakr à la suite des reproches d’Omar et il réussit à obtenir d’être introduit le premier auprès du calife grâce à Bilal, le muezzin du prophète. Furieux, Omar n’était pas loin de penser que l’intéressé a dû faire au chambellan un précieux présent pour réussir ainsi à plaider sa cause et influencer à sa guise le calife.</p>



<p>Bien plus que l’issue de la démarche de l’homme auprès du calife qui permit de confirmer la confiance de ce dernier en son général, c’était la méthode qu’il supputait tortueuse qui le révoltait. Droit et intègre dans le moindre aspect de sa vie, Omar voulait que fussent ainsi tous ceux qu’il avait à côtoyer ; c’était sa conception du musulman, la seule du vrai. En tout cas, c’était l’exemple laissé par le prophète et que tout musulman se devait de reproduire scrupuleusement.</p>



<p>Abou Bakr était certainement sensible aux arguments d’Omar qui lui demandait de punir l’homme et de se passer de ses services, mais comment pouvait-il rengainer une arme dégainée par le prophète d’Allah ? Il affirmait en tout cas ne pouvoir se passer des services d’un valeureux guerrier au moment même où l’islam en avait le plus grand besoin. Ce n’était pas nécessairement son souhait, c’était son devoir d’homme d’État.</p>



<p>En effet, après ces guerres d’apostasie vite gagnées grâce à de valeureux guerriers comme Khalid, le vicaire de Dieu avait à gérer les guerres d’expansion, aussi décisives que les premières pour l’avenir de l’islam. Il est à noter que si les guerres interarabes furent habituellement considérées comme étant engagées contre l’apostasie, il aurait été plus juste de les qualifier de guerres de désobéissance politique généralisée ; car il s’agissait véritablement de contestation du pouvoir en place à Médine, ses adversaires n’ayant pas été nécessairement que des apostats.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre&#8230;</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong><em>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, Ombres et lumières», roman de Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</em></strong>0</li></ul>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents épisodes : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tV6MVx7Fj6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-4-5/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (4/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (4/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/10/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-4-5/embed/#?secret=Vtyh6GeqH6#?secret=tV6MVx7Fj6" data-secret="tV6MVx7Fj6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XkV0OK7qXv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-3-5/">Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (3/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (3/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-3-5/embed/#?secret=TSqZCd7cMq#?secret=XkV0OK7qXv" data-secret="XkV0OK7qXv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zCHDUgEAlo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-2-5/">Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Roman-feuilleton du Ramadan : «Aux origines de l&rsquo;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (2/5) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/09/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-luttes-dinfluence-et-guerre-de-religion-2-5/embed/#?secret=WLM0wVk0DS#?secret=zCHDUgEAlo" data-secret="zCHDUgEAlo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
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		<title>Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&#8217;islam» : Luttes d’influence et guerre de religion (4/5)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 14:01:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La cité restait sans autre défense que ses habitants, certes ; mais par leur action, ces troupes faisaient une démonstration de force de nature à intimider les ennemis, désamorcer leurs velléités belliqueuses. Qui irait jusqu’à imaginer qu’on oserait dégarnir la défense de la ville pour attaquer si l’on n’était pas en position de force ?...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Khalid-Ibn-Al-Walid.jpg" alt="" class="wp-image-387164"/><figcaption><em>Khalid Ibn Al Walid.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La cité restait sans autre défense que ses habitants, certes ; mais par leur action, ces troupes faisaient une démonstration de force de nature à intimider les ennemis, désamorcer leurs velléités belliqueuses. Qui irait jusqu’à imaginer qu’on oserait dégarnir la défense de la ville pour attaquer si l’on n’était pas en position de force ? La logique de la guerre l’aurait interdit ; mais Abou Bakr en la matière faisait prévaloir la logique de la foi, bien supérieure à ses yeux.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387163"></span>



<p>Il n’était pas moins homme de guerre, pour autant ! Donnant l’alerte en ville, le calife posta le peu d’hommes qui lui restaient aux aguets. Usant de la même tactique prescrite à ses représentants guerroyant les rebelles et les apostats, il était même le premier à recourir à l’offensive. Ainsi, une nuit, à un moment ou des assaillants campés autour de Médine — la tribu de la dernière délégation venue ausculter les forces musulmanes — s’apprêtaient à une attaque au petit matin, il s’en prit à eux par surprise, réussissant en les prenant au dépourvu à mettre en échec, à peu de frais, l’attaque projetée.</p>



<p>Grâce à cette stratégie, la cité réussit à prévenir d’autres attaques jusqu’au retour de son armée d’expédition ce qui permit aux habitants de respirer de soulagement. Cette dernière n’eut certes pas à engager de batailles avec l’ennemi byzantin, mais elle ne parada pas moins à ses frontières, annonçant des attaques plus sérieuses, des invasions futures promises pour être décisives. De plus, l’essentiel fut bien fait, la mission ayant été remplie, consistant en l’exécution de l’ultime volonté du prophète d’Allah.</p>



<p><strong>Aussitôt le corps d’armée d’Oussama rentré à Médine, le calife s’autorisa à envisager une contre-attaque</strong> large et déterminée afin de réduire l’ensemble des révoltes aux motivations variées, certaines étant de nature politiques tenant à l’attachement exacerbé à une liberté élevée au rang de la sacralité, d’autres relevant de motifs sociologiques de prééminence et de standing et certaines autres étant motivées par des raisons religieuses concurrentes. En effet, sur les vastes terres d’Arabie, comme partout en terre d’Orient, les inspirations mystiques et les vocations prophétiques avaient de tout temps élu leur lieu de vocation par excellence, y ayant trouvé terrain fertile pour y apparaître bien plus fréquemment que l’eau de pluie des nuages en un ciel invariablement de plomb.</p>



<p>Dès le retour de ses guerriers, Abou Bakr conduisit lui-même une nouvelle riposte venant tout juste après une première qui avait débouché sur l’anéantissement définitif de la révolte des hommes d’Al Aswad, le prétendu prophète du Yémen. D’autres suivirent, dirigées par onze chefs de guerre dont un bon nombre de Qoraïchites parmi lesquels les deux hommes en vue du moment, l’éminent chef de guerre Khalid Ibn Al Walid et l’éminence grise de la politique Amr Ibn Al ‘Ass.</p>



<p><strong>À tous les commandants de ces armées, Abou Bakr confiait une même lettre destinée aux apostats</strong>. Pour lui, quelle que fut la motivation première de ceux que ses hommes allaient combattre, ils étaient considérés comme ayant renié la nouvelle foi. En refusant de reconnaître la légitimité du nouveau pouvoir, et ce même s’ils n’abjuraient pas de fait l’islam, ils se mettaient hors de l’islam. Ainsi, la foi et la politique étaient-elles intimement liées à ses yeux ; il ne pouvait en aller autrement eu égard à la nature même de l’islam qui est à la fois une religion et une politique, mais aussi à la gravité de la situation où la nouvelle foi était encore fragile, la moindre faiblesse, le moindre doute étant de nature à compromettre son devenir. Cette harangue, invariablement, devait reproduire le schéma suivant :</p>



<p><em>«Au nom de Dieu clément et miséricordieux. D’Abou Bakr, vicaire du prophète d’Allah — qu’Allah le bénisse et le salue — à tout destinataire de la présente lettre : gens communs et notables, fidèles à l’islam ou ayant apostasié. Que le salut soit sur qui est demeuré dans le droit chemin et n’est point revenu à l’égarement, à l’aveuglement. Je glorifie Dieu le seul et l’unique et témoigne qu’il n’est de Dieu que lui, exclusif, sans associé, que Mohamed est son serviteur et son prophète ; nous reconnaissons son message et nous accusons d’impiété quiconque le refuse et le combattons&#8230;</em>»</p>



<p>Cherchant à être exhaustif et précis, à son habitude, ne dédaignant ni de faire appel au raisonnement ni à la menace, il voulait avoir, dans son message, une attitude de juste équilibre ou de justice équilibrée. Rappelant la portée du message prophétique, citant des extraits du Coran, ne doutant point de sa légitimité en tant que nouveau chef de toutes les tribus arabes, il tenait à y évoquer la source de son pouvoir, revenant à la disparition du prophète, reprenant ses propos le jour de sa mort avant de finir par en venir à leur apostasie. Et alors, il n’hésitait pas d’être moins persuasif, recourant volontiers à la menace, faisant montre à quel point sa détermination pouvait le faire aller loin de sa réputation de bonhomie :</p>



<p><em>«&#8230; Dans une armée d’Émigrants et de Renforts et aussi de bons musulmans de la deuxième génération, je vous ai envoyé un tel et lui ai ordonné de ne combattre personne, de ne tuer quiconque qu’après l’avoir appelé à l’islam. Celui qui y répond, reconnaissant les justes principes de notre noble foi et agissant vertueusement selon ses prescriptions, il l’acceptera et l’aidera. Pareillement, il a reçu l’ordre de tuer quiconque refuse et de ne point épargner toute personne récalcitrante qu’il réussira à prendre ; de brûler par le feu les renégats, de les tuer sans merci, de capturer leurs femmes, leurs enfants. Il n’acceptera de personne que l’islam ; celui qui le suivra bénéficiera des bienfaits et de la miséricorde divins, mais celui qui le délaissera ne défiera point la force d’Allah ni le bras vengeur de ses fidèles. À tout groupement d’entre vous, j’ai ordonné à mes envoyés de lire ma lettre ; le signe de rassemblement et de ralliement pour vous sera l’appel à la prière. Ceux qui appellent à la prière, musulmans et le confirmant, ils ne seront pas attaqués ; ceux que n’assemble pas l’appel à Allah, ils y seront appelés, toutefois. Or, s’ils y défèrent, il leur sera alors demandé leurs devoirs religieux ; s’ils s’y refusent, on ne manquera pas de les châtier et on ne traînera pas à le faire ; mais pour peu qu’ils les reconnaissent, ils seront admis dans la communauté des fidèles et on veillera à les faire s’acquitter de leurs obligations»</em>.</p>



<p><strong>Sa connaissance approfondie de la nature humaine avait rendu Abou Bakr sans illusions </strong>sur les faiblesses des hommes — même parmi les plus vertueux d’entre eux — dans le feu de l’action, y compris la plus noble. Il était arrivé au prophète lui-même de demeurer humain quant aux choses de la vie, soumis à la condition imparfaite des hommes. Lors de la conquête de La Mecque, il n’y avait pas eu que de fiers et nobles soldats de Dieu dans les troupes musulmanes, certains ne rechignant même pas à détrousser les femmes sans défense de leurs bijoux.</p>



<p>Et le prophète lui-même qui avait fait de sa ville un sanctuaire, y interdisant la moindre impiété, quand la nécessité impérieuse l’a réclamé, il lui a été possible de faire une entorse au caractère saint de ce lieu, Allah l’autorisant de faire couler le sang pour un temps en un lieu aussi saint que La Mecque. Ainsi, pensait-il, ses chefs de guerre, partis ramener à la foi véritable les Arabes égarés, ne manqueraient pas de relativiser la portée de leurs agissements, se réclamant de la noblesse de leurs intentions, de la fin recherchée pour s’autoriser des excès et des débordements.</p>



<p>Sa hantise était justement d’éviter tout débordement, son expérience et sa connaissance des guerriers du désert l’assurant que ce genre d’expéditions était par trop propice aux excès. Aussi tint-il à munir chaque chef d’armée d’un serment rappelant les principes de son adresse, les mandant de les suivre à la lettre, aussi bien eux-mêmes que les troupes sous leur commandement, promettant de les tenir personnellement responsables de tout abus injustifié.</p>



<p>Car il sait pertinemment en homme avisé rompu aux choses de la vie que la perspective de butin a sans aucun doute attiré un certain nombre parmi les soldats de la foi, et non seulement ceux dont l’attachement à la religion nouvelle n’était pas le plus fiable, mais le moins affirmé. Cela faisait partie des lois ancestrales de la guerre qu’il connaissait aussi parfaitement que la généalogie des siens, leurs ascendances les plus lointaines et leurs faits et gestes les plus anciens.</p>



<p><strong>Il était donc sans trop d’illusions qu’à la motivation première et essentielle des campagnes militaires</strong> lancées au nom et au service de la foi ardente s’ajoutaient ou même se substituaient pour certains, notamment parmi les hordes nombreuses de volontaires anonymes se joignant avec enthousiasme aux chefs de guerre valeureux et fidèles des armées, les hommes connus et fort respectables de sa tribu, l’assurance de butins et la possibilité de gagner un fief; autant de motivations propices à la somnolence des valeurs !</p>



<p>Mais ce qui le gênait peut-être le plus, c’était que dans les butins inéluctables de ces guerres à gagner, il n’y avait pas que les biens matériels; la perspective de voir piller les êtres humains tout autant que leurs objets, de posséder et d’user de leur corps tout comme de leurs richesses ne pouvait manquer de heurter son âme demeurant délicate dans son essence, sa noblesse de sentiments quintessenciés.</p>



<p><a></a> Pertinemment, il savait que lorsque la guerre faisait rage, elle était grosse de toutes sortes de ravages; et les pires exactions étaient consubstantielles aux exaltations dont celles qui étaient pourtant le fruit de nobles sentiments. À l’esprit, lui revenaient rimes et assonances de ces interprètes de la sagesse des anciens que sont les poètes, comme l’un des plus illustres parmi eux, membre d’une famille de grande tradition poétique, le sage Zouhayr Ibn Abi Soulma dénonçant la guerre dans l’un des sept poèmes majeurs des temps anciens, ces chefs-d’œuvre de l’époque pré-islamique qu’on appelait Mu’allaqat ou Suspendues (à la Ka’ba) :</p>



<p><em>Allumée, atroce vous l’allumez,</em></p>



<p><em>Tout flammes, d’emblée vous l’enflammez.</em></p>



<p><em>Sur la peau sous la meule, vous êtes alors de la graine broyée</em></p>



<p><em>Par deux fois l’an, elle se féconde et sa mise bas est gémellée.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em><strong>À suivre&#8230;</strong></em></p>



<p>* <em>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, Ombres et lumières», par Farhat Othman,  éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</em></p>
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