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	<title>Archives des arabes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des arabes - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p>C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p>Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p>Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p>Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p>En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p>A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p>Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p>En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p>La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p>Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p>En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p>Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p>En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p>Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p>Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p>La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p>Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p>Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p>Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p>Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p>On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p>L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p>Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p>Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p>A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p>On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p>L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p>Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p>Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p>Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B3RaHTm7pk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=hHk9GICzG0#?secret=B3RaHTm7pk" data-secret="B3RaHTm7pk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’unité de l’histoire tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/lunite-de-lhistoire-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:21:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Romains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des phrases qui traversent les siècles comme des coups de tonnerre. L’une d’elles résonne encore aujourd’hui : «Carthago delenda est» — Carthage doit être détruite. Le sénateur Caton l’Ancien la répétait inlassablement à Rome, jusqu’à ce que la grande rivale fût rayée de la carte. On raconte qu’il ajoutait parfois : «Il ne faut pas laisser deux pierres ensemble.» Ce mot d’ordre de ruine totale ne visait pas seulement une cité, mais une mémoire, une civilisation, un destin collectif.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-17578533"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Deux mille ans plus tard, le mécanisme est toujours là, sous d’autres habits. L’obsession de détruire, de séparer, de dissoudre ce qui tient debout ensemble, demeure une tentation politique universelle. Depuis le printemps arabe, le monde arabe en général et la Tunisie en particulier l’ont appris à leurs dépens : l’histoire y est systématiquement morcelée, fragmentée, recomposée pour opposer les uns aux autres. C’est une logique de marteau : frapper, fendre, disperser. Amazighs contre Arabes. Berbères contre musulmans. Progressistes contre conservateurs. Laïques contre islamistes. Et vice et versa. Tout ce qui pourrait unir deux pierres, deux idées, deux communautés, deux mémoires, se voit attaqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diviser pour régner</h2>



<p>Le monde actuel est gouverné moins par le droit que par la force. Les maîtres de ce temps l’ont compris : pour asseoir leur puissance, ils doivent briser ce qui donne cohésion aux peuples. Lorsque l’unité apparaît, ils cherchent la fissure. Lorsque des différences s’apaisent dans la coexistence, ils les réactivent. Lorsque la mémoire collective s’accorde sur un récit commun, ils exhument d’anciennes querelles, sollicitent des archéologues, des historiens ou des polémistes professionnels pour faire réapparaître vainqueurs et vaincus, dominants et dominés.</p>



<p>On creuse, on fouille, on gratte la pierre de l’histoire jusqu’à retrouver la trace d’une blessure. Et, au lieu de panser la cicatrice, on la rouvre. On invente des récits séparés, des mémoires concurrentes, des identités en opposition. Ce qui avait été fondu dans un seul moule est à nouveau brisé en fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple façonné par le mélange</h2>



<p>Or la Tunisie, plus qu’aucun autre pays du Maghreb, s’est constituée dans ce creuset. Berbères, Puniques, Romains, Byzantins, Vandales, Arabes, Andalous, Juifs, Turcs, Italiens, Grecs, Maltais, Espagnols, Français : tous ont laissé leur empreinte. Mais cette diversité ne s’est pas traduite par des histoires parallèles. Elle s’est intégrée dans un récit unique, celui d’un peuple tunisien qui a traversé les siècles en partageant le pire et le meilleur.</p>



<p>Chaque communauté, chaque vague migratoire, a contribué à façonner le tissu social. Des solidarités se sont agrégées, des résistances communes ont surgi, des rêves collectifs se sont réalisés. La Tunisie moderne n’est pas le résultat d’une juxtaposition de communautés, mais d’une fusion. Ce n’est pas un archipel de mémoires séparées, mais un continent de mémoire partagée.</p>



<p>La réduire à des morceaux, à des appartenances rivales, à des mémoires exclusives, c’est trahir la vérité même de son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire commune</h2>



<p>Quand Caton voulait détruire Carthage, il visait une puissance concurrente. Quand les puissants d’aujourd’hui cherchent à fragmenter nos récits, ils visent notre mémoire commune. Car une mémoire unifiée donne une conscience de soi, et une conscience de soi donne une force politique. La fragiliser, c’est fragiliser la souveraineté, l’indépendance et la dignité d’un peuple.</p>



<p>Cette entreprise prend parfois un visage séduisant : l’éloge de la diversité. Mais au lieu de célébrer ce qui nous enrichit, on insiste sur ce qui nous sépare. On fait miroiter des <em>«identités»</em> étanches, figées, mortifères; on réécrit des mémoires comme des chapitres isolés, et l’on finit par dresser les uns contre les autres ceux qui avaient appris à vivre ensemble durant des siècles.</p>



<p>La diversité est constitutive de la Tunisie. Mais elle n’a jamais signifié l’éparpillement. Elle fut un ciment, non une poudre explosive. La rendre destructrice, c’est une manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que signifie l’unité</h2>



<p>Prendre la défense de l’unité ne veut pas dire nier la pluralité. L’unité n’est pas l’uniformité. Elle est la reconnaissance d’un destin commun, au-delà des différences de culture, de langue, de confession. Elle est le socle sur lequel chacun peut affirmer sa singularité sans craindre l’exclusion.</p>



<p>Dire que les Tunisiens sont un seul peuple, ce n’est pas effacer ses composantes, mais rappeler que celles-ci se sont amalgamées au fil des siècles dans une histoire partagée. Dire que la mémoire tunisienne est une, ce n’est pas ignorer ses nuances, mais refuser qu’on les instrumentalise pour opposer frères et sœurs d’un même pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire partagée</h2>



<p>Face à cette politique de la destruction, il nous faut opposer une politique de la mémoire partagée. Elle commence par l’éducation : apprendre aux jeunes générations que l’histoire n’est pas une série de querelles mais une construction commune. Elle passe par la culture : musées, expositions, littérature, cinéma doivent rappeler la richesse des croisements. Elle exige aussi des lieux de mémoire où l’on raconte non pas des <em>«histoires parallèles»</em>, mais l’histoire commune.</p>



<p>Et surtout, elle suppose une parole civique forte : ne pas céder à la tentation de diviser pour régner, mais au contraire réaffirmer que notre destin est un et que nous n’avons rien à gagner à jouer les fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garder les pierres ensemble</h2>



<p>Lorsque l’on se promène dans nos médinas, on voit des murs bâtis de pierres anciennes, reprises d’époques différentes, ajustées les unes aux autres. Romains, Byzantins, Arabes, Ottomans : les matériaux se mêlent, mais l’édifice tient. C’est l’image même de notre histoire.</p>



<p>Les puissants d’hier voulaient que Carthage ne garde pas deux pierres ensemble. Les pays prédateurs d’aujourd’hui voudraient que la Tunisie ne garde pas deux mémoires unies. À nous de refuser cette logique. À nous de rappeler que notre peuple n’est pas une poussière d’identités, mais une nation façonnée par le temps, par la douleur et par la joie.</p>



<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours. C’est le seul moyen de résister à la politique de la destruction, et de préparer un avenir où la diversité demeure un ciment d’unité, et non une arme de fragmentation.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fZAVYU0vDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/">La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/embed/#?secret=JBHyDpq6wZ#?secret=fZAVYU0vDF" data-secret="fZAVYU0vDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les Arabes, otages d’Israël des Etats-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 09:05:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De quelles preuves les Arabes et les Musulmans ont-ils encore besoin pour comprendre qu’ils sont les otages des Israéliens et des Américains ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De quelles preuves les Arabes et les Musulmans ont-ils encore besoin pour comprendre enfin qu’ils sont désormais des otages aux mains des Israéliens et des Américains, et que le parapluie militaire américain sous lequel ils croient s’être abrités pour prévenir une éventuelle attaque de …l’Iran est troué de toutes parts&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17499654"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p>Le Sommet arabo-islamique, qui s’est tenu le 15 septembre 2025 à Doha, n’a finalement pris aucune des décisions fermes et historiques que les nations arabes et islamiques attendaient contre Israël. Pas de rupture des relations diplomatiques, économiques&nbsp;et militaires avec l’Etat hébreu, pas de fermeture de toutes ses ambassades dans les pays arabes et islamiques, pas d’instauration d’un embargo commercial, maritime, terrestre et aérien contre lui, pas de fermeture de bases militaires américaines installées au Moyen-Orient, pas de menace de retrait des investissements arabo-islamiques placés en Occident, pas de création d’une armée régionale capable de faire le poids face à un ennemi qui ne comprend que la force… Rien que le ronron habituel des vaines dénonciations et appels à la raison, de quoi désespérer les nations arabes et islamiques qui ont de bonnes raisons de craindre l’expansionnisme suprémaciste décomplexé de Benjamin Netanyahu et de son <em>«parrain»</em> américain, Donald Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une Nakba l’autre</h2>



<p>Pour comprendre les enjeux de cet expansionnisme, qui a commencé il y a plus de soixante-dix ans et qui semble aujourd’hui s’accélérer face à l’immobilisme impuissant et lâche des Etats arabes et musulmans, il faut revenir aux conditions historiques dans lesquelles l’État d’Israël a été créé au Moyen-Orient en 1948 et essayer de comprendre l’évolution de la situation géopolitique depuis cette date.</p>



<p>L’un des premiers à lancer l’idée d’un Etat national pour les juifs fut Theodor Herzl&nbsp;qui fonda&nbsp;l’Organisation sioniste mondiale(OSM). Il est également&nbsp;le fondateur, en 1899, du Fonds pour l’implantation&nbsp;juive. Il se&nbsp;rapproche&nbsp;des Rothschild et va demander le soutien de plusieurs personnalités de l’époque comme le pape Pie X, le roi d’Italie Victor-Emmanuel III ou le Britannique Cecil Rhodes.</p>



<p>En mai 1901, Herzl rencontre le sultan ottoman Abdelhamid&nbsp;II pour lui demander la cession d’un lopin de terre en Palestine, en échange du paiement intégral de la dette de l’Empire ottoman, mais le sultan refuse catégoriquement en affirmant&nbsp;: «<em>Les terres de Palestine ne m&rsquo;appartiennent pas, elles appartiennent à la nation musulmane, elles ont été conquises par le sang des musulmans. Si vous voulez&nbsp;les prendre, il faudra passer mon corps».</em></p>



<p>Joseph Chamberlin, à l’époque secrétaire&nbsp;d’Etat britannique aux colonies, propose à Herzl l’installation des juifs dans la région d’Al Arish, dans la péninsule du Sinaï, jouxtant le sud de la Palestine, mais ce projet n’aboutit pas.</p>



<p>En 1903, Herzl reçoit une offre du gouvernement britannique lui proposant l’implantation d’une grande colonie juive en Afrique de l’Est, sous souveraineté britannique, mais avec un gouvernement autonome. C’est le projet Ouganda&nbsp;qui n’aboutit pas lui non plus. <strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Après&nbsp;la mort de Herzl en 1904, le 7<sup>e</sup> congrès juif mondial, qui s’est tenu en 1905, refuse définitivement&nbsp;toute implantation des juifs en dehors de la Palestine. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0aocBLnusB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/">Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/embed/#?secret=GmuGhg1q5x#?secret=0aocBLnusB" data-secret="0aocBLnusB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La création&nbsp;de l&rsquo;Etat sioniste</h2>



<p>Après la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques décident de mettre un terme à leur mandat en Palestine en raison de son coût financier et de la difficulté de plus en plus grande qu’ils ont à y maintenir l’ordre. Ils doivent, en effet, faire face aux attaques terroristes de groupes armés juifs (comme l’Irgoun, organisation militaire de la droite sioniste) protestant contre la limitation, par les autorités mandataires,&nbsp;de l’immigration des populations juives rescapées de la Shoah.&nbsp;</p>



<p>Pour sortir de cette impasse, la Grande-Bretagne décide de confier le sort de la Palestine aux Nations-Unies qui recommande, en août 1947, de partager le territoire&nbsp;entre deux États indépendants : un État juif sur près de 55 % du territoire et un État arabe sur les 45 % restants. Ces recommandations sont adoptées par l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies en novembre 1947, ce que les Juifs accueillent favorablement, tandis que&nbsp;les&nbsp;Palestiniens rejettent le plan de partage, soutenant que l’étendue du territoire qui leur est attribué est inversement proportionnelle au rapport démographique entre les deux peuples en 1948. Les violences armées entre les communautés juives et arabes prennent alors la forme d’une véritable guerre entre la Haganah (groupe armé formé par des populations juives en Palestine) et les populations arabes soutenues par les volontaires égyptiens, syriens et irakiens.&nbsp;Sur ce, le 14 mai 1948, la veille du jour du départ&nbsp;des Britanniques, les Juifs proclament la création de l&rsquo;État d&rsquo;Israël.</p>



<p>La guerre dure jusqu’en janvier 1949 et se conclut par une série d’accords d’armistice entre l’État d’Israël et ses voisins (Égypte, Liban, Transjordanie, Irak). Les victoires militaires du nouvel permettent aux juifs d’occuper désormais 77% de l’ancienne Palestine mandataire, bien au-delà des lignes de partages fixées par l’Onu en 1947, tandis que 650&nbsp;000 Palestiniens s’enfuirent ou sont expulsés par la force, suite à des massacres de populations civiles arabes. Ils ne sont pas autorisés à revenir et deviennent des réfugiés dans les pays arabes limitrophes.&nbsp;Cet exode est retenu dans la mémoire collective palestinienne sous le terme de&nbsp;<em>Naqba</em>(catastrophe).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël au service des desseins de l’Occident  </h2>



<p>Pour remercier leurs protecteurs et alliés occidentaux, les sionistes se sont engagés à empêcher toute tentative d’unification des pays arabes du Moyen-Orient et de défendre les intérêts vitaux des pays occidentaux dans cette région&nbsp;stratégique dotée d’immenses gisements de pétrole et de gaz.</p>



<p>C’est ains que de 1948 jusqu’à ce jour, les sionistes ont réussi à museler le monde arabe et ont même convaincu certains pays de la région d&rsquo;adhérer aux fameux accords d’Abraham, signifiant leur soumission totale à Israël !  </p>



<p>Le rêve Netanyahu est&nbsp;désormais de créer le Grand Etat d’Israël, qui s’étendrait du Nil à l’Euphrate, en annexant toute la Palestine historique, le Liban, la Jordanie, l&rsquo;Egypte, la Syrie et l’Irak. Et au rythme où vont aujourd’hui les choses, ce scénario est loin d’être une vue de l’esprit.</p>



<p>Trump, principal allié d’Israël, cherche pour sa part à spolier les énormes richesses naturelles du Moyen-Orient, aussi importantes que celles du Groenland, du Canada ou du Venezuela qui possède les plus grandes réserves&nbsp;de pétrole du monde, estimées à plus de 300 milliards de barils exploitables. Cela veut clairement dire, que les intérêts de ces deux personnages lugubres sont strictement liés, même si leurs objectifs à terme divergent. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dindons de la farce</h2>



<p>Netanyahu veut annexer les pays arabes du Moyen-Orient et mettre leurs richesses à la disposition de Trump, ce qui explique le soutien total des Etats-Unis à un Etat sioniste hors-la-loi. &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Quid maintenant de la position des pays arabes, éternels dindons de la farce ?   </p>



<p>L’attaque ratée d’Israël contre la délégation palestinienne du Hamas, venue à Doha pour discuter du plan de cessez-le-feu proposé par le président américain, s’est avéré un piège tendu aux négociateurs palestiniens pour les liquider et une atteinte à la souveraineté du Qatar. Pire encore, des sources ont assuré que le matériel militaire vendu par les Etats-Unis au Qatar à des prix exorbitants s’est révélé être, à l’occasion de cette attaque, totalement inopérant, notamment en cas de conflit avec Israël.</p>



<p>De quelles preuves ces chers Arabes et musulmans ont-ils encore besoin pour comprendre enfin qu’ils sont désormais des otages aux mains des Israéliens et des Américains, et que le parapluie militaire américain sous lequel ils croient s’être abrités pour prévenir une éventuelle attaque de …l’Iran est troué de toutes parts&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SDd4XrCCFl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/16/doha-et-apres-la-dignite-des-peuples-absente-des-sommets/">Doha et après | La dignité des peuples absente des sommets</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Doha et après | La dignité des peuples absente des sommets » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/16/doha-et-apres-la-dignite-des-peuples-absente-des-sommets/embed/#?secret=UIe8AQeb9J#?secret=SDd4XrCCFl" data-secret="SDd4XrCCFl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Après Gaza, la Cisjordanie &#124; La Palestine au marché des dupes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/apres-gaza-la-cisjordanie-la-palestine-au-marche-des-dupes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 10:11:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis viennent de franchir une ligne décisive en annonçant qu’ils ne s’opposeront pas à l’annexion de la Cisjordanie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/apres-gaza-la-cisjordanie-la-palestine-au-marche-des-dupes/">Après Gaza, la Cisjordanie | La Palestine au marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’est plus permis de se bercer d’illusions. Les derniers masques sont tombés : le respect du droit international ne viendra plus de Washington. La Maison-Blanche vient de franchir une ligne décisive en annonçant qu’elle ne s’opposera pas à l’annexion de la Cisjordanie. Une déclaration** faite au cœur même du drame de Gaza, alors que des milliers d’innocents périssent. Quelle autre manière plus crue d’exprimer au monde arabe, de l’Atlantique au Golfe, que son sort ne pèse pas dans la balance des grandes décisions ?</em></strong></p>



<p><strong>Khemais Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17382868"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui se joue dépasse les simples calculs diplomatiques. C’est l’esprit même des accords d’Abraham qui se trouve trahi. Car ces accords se voulaient porteurs d’une promesse : celle d’une normalisation sur la base d’une paix juste, fondée sur la solution des deux États. L’idée était simple, presque naïve dans sa clarté : débarrassez vos sociétés des extrémistes, Israël fera de même, et tous ensemble, vous avancerez vers un avenir pacifié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une balance faussée</h2>



<p>Or, que reste-t-il aujourd’hui de cette promesse ? Une balance faussée. D’un côté, un plateau débordant : trillions de dollars pour le médiateur, chèque en blanc pour les ambitions territoriales d’Israël, tolérance implicite pour les violations du droit. De l’autre côté, un plateau si vide qu’il en devient invisible : ni État palestinien, ni sécurité, ni dignité. Juste un silence lourd et une succession d’humiliations. Pire encore : le déplacement des Palestiniens de leur territoire national et sa transformation en une <em>«Riviera»</em> promise à d’autres.</p>



<p>Mais réduire l’avenir arabe à ce constat amer serait une erreur. L’histoire ne s’arrête pas là. Car, dans le fracas de ces injustices, une vérité demeure : il n’est pas trop tard. Ce n’est pas la fin de l’Histoire. Le choix n’est pas seulement entre l’effacement et la survie résignée. Les peuples arabes possèdent encore des cartes, et leur pouvoir n’est pas éteint.</p>



<p>D’abord, sur le plan international, les soutiens existent et se multiplient. De nombreux peuples, des sociétés civiles, des intellectuels, des voix libres refusent la normalisation de l’injustice. L’opinion mondiale, lorsqu’elle n’est pas étouffée par la propagande, reconnaît la légitimité de la cause palestinienne et réclame le respect du droit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes.jpg" alt="" class="wp-image-17382908" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>L’occupation israélienne de la Palestine en 4 cartes.  </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Être ou disparaître ?</h2>



<p>Ensuite, sur le plan interne, il faut apprendre à regarder le verre non comme à moitié vide, mais comme à moitié plein. Les ressources humaines, culturelles, économiques du monde arabe sont considérables. Ce qui manque n’est pas la matière première du renouveau, mais la volonté commune, la discipline collective, la vision partagée.</p>



<p>Il est encore possible de transformer la douleur en force, l’humiliation en levier, l’épreuve en ferment d’unité. À condition de dépasser les calculs étroits, les querelles intestines et les divisions qui n’ont servi qu’à ouvrir des brèches dans nos murailles.</p>



<p>Car le véritable dilemme n’est pas <em>«être ou ne pas être»</em>. Cette formule, déjà trop théâtrale, appartient au passé. Le dilemme actuel est autrement plus radical : être, ou disparaître.</p>



<p>Être, c’est retrouver la confiance en soi, miser sur ses propres forces, mobiliser ses ressources et renouer avec l’esprit d’indépendance. Disparaître, c’est continuer à déléguer son destin à d’autres, à attendre que justice vienne de ceux qui ne l’ont jamais rendue.</p>



<p>L’heure est donc venue de trancher : serons-nous condamnés à l’effacement, ou saurons-nous écrire nous-mêmes la page suivante de notre histoire ?</p>



<p><em>«Toute la puissance et l’argent, toutes les armes et la propagande du monde ne peuvent plus cacher la blessure qu’est la Palestine. Une plaie par laquelle saigne le monde entier, y compris Israël»</em>, disait Arundhati Roy, dans son discours de remerciement, le 10 octobre 2024 à Londres, pour sa distinction par le prix Pen Pinter.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<p><em>** L’administration Trump pourrait ne pas s’opposer au projet de colonisation quasi-totale de la Cisjordanie, actuellement en discussion à haut niveau en Israël, selon des responsables israéliens au courant des échanges avec le secrétaire d’État Marco Rubio. Un tel feu vert, s’il était confirmé et suivi d’actes, aurait pour conséquence d’anéantir définitivement, ou presque, les perspectives d’un État palestinien.</em></p>



<p><em>Le sujet divise cependant le cercle rapproché de Trump, qui n’a pour l’instant rien confirmé à ce sujet. Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, s’y opposerait afin de ne pas anéantir le travail diplomatique en cours et de ne pas détériorer les relations arabo-américaines. Les Émirats arabes unis ont d’ailleurs déjà averti les États-Unis que la mise en œuvre d’un tel projet d’expansion territoriale constituerait une ligne rouge quant à leur respect des accords d’Abraham.</em></p>



<p><em>Le plan du ministre des colonies d’extrême droite Smotrich prévoit en effet l’annexion de 82 % de la Cisjordanie (déjà occupée illégalement à 50 % aujourd’hui). Six villes/zones palestiniennes de la région en seraient exclues et se retrouveraient chacune dans une situation d’isolement identique à celle de Gaza.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Aazg4dtiGk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/le-tsunami-israelien-silencieux-pour-avaler-la-cisjordanie/">Le tsunami israélien silencieux pour avaler la Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le tsunami israélien silencieux pour avaler la Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/le-tsunami-israelien-silencieux-pour-avaler-la-cisjordanie/embed/#?secret=aYvYStR2nq#?secret=Aazg4dtiGk" data-secret="Aazg4dtiGk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/apres-gaza-la-cisjordanie-la-palestine-au-marche-des-dupes/">Après Gaza, la Cisjordanie | La Palestine au marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La décadence de l’université tunisienne  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/la-decadence-de-luniversite-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 07:30:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Ne cherchez pas la Tunisie dans le classement Shanghai ranking des top 1000 universités au monde, elle n'y est pas !  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/la-decadence-de-luniversite-tunisienne/">La décadence de l’université tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Très attendu, le classement international <a href="https://www.shanghairanking.com/rankings/arwu/2025?fbclid=IwY2xjawMOYThleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETFWaEtOQWp2TDI2TTNuaERHAR7tFHhCohvsxgeMrEHPrq63aWQGTWAx2JmqidZQDLcavOd27mVRFKrSbnJ03g_aem_ErjZ53wCFKdJJmZOdLvmGg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shanghai ranking </a>des top 1000 universités au monde a été dévoilé le 15 août 2025. Ne cherchez pas la Tunisie, elle est disqualifiée, recalée, pas citée, même pas dans les remerciements… La Tunisie n’y est pas, absolument aucune université tunisienne ne figure dans le tableau d’excellence. Zéro ! Une disqualification qui ne dérange pas l’establishment et personne n’en parle. C’est gravissime, c’est pathétique et voilà pourquoi !</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-17258332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>L’agence Tap, les médias de Tunis et autres agences liées aux affaires universitaires en Tunisie ont fait un black-out total, ils s’intéressent plutôt aux classements de la Fifa, pour les équipes de football ou encore du nombre de billets vendus pour les spectacles de Nabiha Karaouli ou Cheb Mami. &nbsp;</p>



<p>Face à la débâcle des performances universitaires tunisiennes, le gouvernement ne pipe pas mot, ne communique pas et il ne s’inquiète pas, alors que les parents et les nouveaux bacheliers veulent choisir leur établissement universitaire et orientation disciplinaire. La rentrée est dans quatre semaines.</p>



<p>Pendant des heures et des heures, nos médias commentent tous les jours les classements des équipes de football, le recul ou l’avancement de Ons Jabeur avec les classements internationaux, avec intérêt et fort audimat, mais quand il est question de classements des universités et universitaires tunisiens, silence radio.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indicateur d’un décrochage systémique</h2>



<p>Ici se confirment le sous-développement et la pauvreté intellectuelle d’une large frange des élites et institutions universitaires. Et pour cause : zéro université tunisienne dans ce palmarès de l’excellence de la recherche et de l’innovation.</p>



<p>Dans d’autres pays, on aurait demandé la démission du ministre en charge de la gouvernance des universités et de la recherche scientifique. Mais pas en Tunisie, c’est plutôt <em>«normal»</em>, une normalité toute relative et distinctive de cette déchéance de la recherche, 15 ans après la Révolte du Jasmin.</p>



<p>Bourguiba a mis en place un système universitaire d’élite et d’avant-garde, rien à voir avec ceux de l’Algérie, du Maroc ou du reste des pays africains. Il a tenu à ce que des universitaires internationaux viennent enrichir et fertiliser la recherche scientifique en Tunisie. Il a mis les moyens, motivé et ciblé le mérite et l’excellence dans le recrutement et l’avancement.</p>



<p>Mais, aujourd’hui, c’est comme si un tremblement de terre a secoué le système universitaire tunisien et les valeurs liées. On ironise au sujet des universités tunisiennes depuis qu’un doctorant en physique à l’Université de Sfax a <em>«démontré»</em> que la terre est plate et pas ronde, sous plusieurs directions de professeurs islamistes en 2014.</p>



<p>On ne s’inquiète pas de la médiocrité et on ne met pas en question la valeur des formations et les compétences des élites, dont les diplômes sont estampés par les universités tunisiennes (s’ils ne sont pas bidouillés), toutes disciplines confondues, et générations comprises.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RuCU9D9F9b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/planitude-de-la-terre-debarrassons-luniversite-tunisienne-des-charlatans/">«Planitude de la terre» : Débarrassons l’université tunisienne des charlatans !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Planitude de la terre» : Débarrassons l’université tunisienne des charlatans ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/planitude-de-la-terre-debarrassons-luniversite-tunisienne-des-charlatans/embed/#?secret=bRnZbU9ucQ#?secret=RuCU9D9F9b" data-secret="RuCU9D9F9b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pas mieux, les «grandes écoles françaises»</h2>



<p>Pour se démarquer, quelques centaines de Tunisiens diplômés des grandes écoles de France, regardent d’en haut et avec un brin de supériorité leurs homologues diplômés en Tunisie. Ces diplômés dans les dit-on grandes écoles françaises ne sont pas mieux lotis dans ce dernier classement de Shanghai 2025.</p>



<p>Seulement 3 grandes écoles françaises sur une trentaine au total figurent dans le top des 1000 meilleures universités au monde, c’est dire que ces grandes écoles ne valent pas grand-chose comparées à leurs homologues américaines, canadiennes, allemandes, anglaises ou chinoises. Malgré leurs moyens et propagandes liés, ces écoles et ces membres de l’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge) françaises ne s’en sortent pas glorieux, et l’arbre se reconnaît à ses fruits.</p>



<p>Les trois grandes écoles françaises qui figurent dans ce palmarès sont l’Institut Polytechnique (entre les 200<sup>e</sup> et 300<sup>e</sup>), l’École normale supérieure de Lyon ou l’INSAE de Toulouse (600<sup>e</sup>-700<sup>e</sup>), aucune autre <em>«grande école française»</em> ne figure dans le palmarès.</p>



<p>La France avec 65 millions d’habitants arrive à mettre seulement 27 de ses institutions universitaires dans ce palmarès, et souvent dans la queue du peloton. Le Canada, avec 38 millions d’habitants fait mieux, avec 28 universités largement mieux placées que leurs homologues françaises. L’Italie arrive avec 47 universités dans le top 1000, l’Angleterre avec 67, la Chine et les États-Unis avec des centaines.</p>



<p>On sait que bon an mal an, deux à trois milliers de jeunes tunisiens font saigner les économies de leur famille pour aller faire des études universitaires en France. Mais, le retour sur investissement n’est pas à la hauteur des attentes. La France dégringole dans les domaines scientifiques de pointe pour des choix politiques peu judicieux et elle décroche, son système universitaire s’essouffle grandement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NkFQRc31td"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/07/luniversite-tunisienne-est-en-danger/">L’université tunisienne est en danger !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’université tunisienne est en danger ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/07/luniversite-tunisienne-est-en-danger/embed/#?secret=tK8gISNFzl#?secret=NkFQRc31td" data-secret="NkFQRc31td" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Déclarer l’«état d’urgence universitaire»</h2>



<p>Il faut faire quelque chose. Notre avenir et principalement celui de nos enfants est en jeu, compromis par ce laisser-aller.</p>



<p>Arrêtons de nous leurrer, et retroussons les manches pour travailler et exiger des performances de nos universitaires. Il faut des dossiers de publications étoffés, compétitifs pour mériter le statut d’universitaire, sans quoi un doctorat ne vaut rien, absolument rien.</p>



<p>Un doctorat sans publication est périmé en quatre à cinq ans, un docteur ne vaut plus rien si sa thèse n’est pas transformée en articles scientifiques publiés dans des revues cotées et jugées par un comité de pairs (à l’aveugle).</p>



<p>Vous l’avez compris, aucune université tunisienne ne figure dans les 1000 meilleures universités du monde. On aurait attendu au moins 2 ou 3 universités dans ce classement, pour respecter notre poids relatif dans la population ou l’économie mondiales. Il n’en fut rien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et dire qu’on veut libérer la Palestine</h2>



<p>Ce fiasco n’a rien à voir avec Israël, ou l’impérialisme mondial, ou toute autre théorie complotiste, les universitaires tunisiens ne publient pas assez et ne font quasiment pas de recherche scientifique de qualité.</p>



<p>De par le monde, un professeur universitaire doit publier au moins 3 à 4 articles par an dans des revues scientifiques sérieuses et jugées par les pairs, en plus des enseignements et encadrements. Pas en Tunisie : c’est simplement décevant et inquiétant. Les payeurs de taxes doivent avoir pour leur argent.</p>



<p>On fait semblant d’être chercheur, ou universitaire, et on se plait dans cette ambiance marquée par la médiocrité plutôt que par le mérite et l’excellence.</p>



<p>Ce résultat est sans appel, grave et honteux. On doit faire quelque chose pour changer cette courbe tendancielle dans la médiocrité et la déchéance. Le gouvernement doit décréter l’état d’urgence en matière de formation et recherche universitaires.</p>



<p>On ne peut pas se hisser dans le rang des nations technologiques et prospères sans d’excellentes universités et de sérieux universitaires, prolifiques et innovants.</p>



<p>Israël, un petit pays de 5 millions d’habitants, a une dizaine d’universités dans ce classement prestigieux. Tous les pays du Maghreb, soit plus de 100 millions d’âmes, en ont une seule, celle de Hassen II à Casablanca.</p>



<p>Le retard ne se rattrape pas, et ceux qui excellent vont avancer encore plus vite que les suiveurs, les râleurs et branleurs. Ces derniers finissent par décrocher à terme.</p>



<p>À ce rythme, Israël va pouvoir étendre son pouvoir et peut-être son occupation des territoires d’une large partie de ces pays arriérés sur le plan de la recherche scientifique et technologique dans le monde arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La métaphore du Rabbin Nessim</h2>



<p>La supériorité de l’État israélien et des juifs de manière générale en science et technologie est culturelle et civilisationnelle. Le maire d&rsquo;une ville tunisienne, dénommé Amar (1921-1984) me racontait que lorsqu’il avait 7 ans dans son village natal rural, il y avait une dizaine de familles de confession juive. Ces familles se plaignaient au Rabbin Nessim pour dire que leurs enfants se font battre et se font voler par les enfants des familles arabes.</p>



<p>Nasim répondait sagement <em>«1- je vais parler à vos enfants pour les réconforter et les motiver et les soigner par mes prières, mais le plus important, 2- envoyez vos enfants dans les meilleures écoles et meilleures universités, et vous verrez on prendra la revanche, les Arabes ne sont pas de gros bosseurs…»</em>.</p>



<p>Et ceci explique cela, plusieurs de ces enfants juifs nés en Tunisie sont devenus des chercheurs de calibre mondial, des pilotes d’avions F35, des récipiendaires de prix Nobel, des investisseurs et propriétaires de multinationales. Pas les Tunisiens de souche <em>«arabo-berbère»</em>, pour eux c’est encore le système d’<em>«inchallah»</em>, l’école et l’université c’est nécessaire, mais pas, avec des perceptions de perte du temps, quand ils évoquent la pandémie du chômage des diplômés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Demain commence aujourd’hui</h2>



<p>Pour résumer, le système universitaire tunisien a besoin d’une révolution propre à lui, pour bannir le mandarinat, la médiocrité et surtout le système D, connu en Tunisie par le système du piston…</p>



<p>Pour figurer dans les rankings, il faut mettre les moyens et du cœur. De l’argent et beaucoup de travail et d’organisation dans le montage de projets de recherche novateurs, impliquant des partenaires internationaux et mettant au cœur de leur programmation les étudiants doctorants et maitrisards.</p>



<p>Des projets de recherche différents de ceux cofinancés par la coopération française ou allemande, des vrais projets de recherche à la frontière des nouvelles technologies. La diaspora tunisienne opérant dans les universités canadiennes peut apporter son expertise, et beaucoup de moyens financiers, scientifiques et logistiques (réseautage) pour publier plus, innover, breveter, et diffuser.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed, qui affiche un engagement sérieux pour remettre le système éducatif et scientifique à niveau, a du pain sur la planche. Il ne peut pas tout faire, c’est plus fort que lui. Il faut beaucoup plus que des discours et des promesses.</p>



<p>C’est aux universitaires, aux collègues et professeurs opérant dans ces tours d’ivoire fermées de prendre conscience de leur fragilité, incompétence et incohérence. La Tunisie mérite mieux de ses universités et de ses élites universitaires. Nos enfants et les futures générations ne doivent pas être pénalisés par la décrépitude des infrastructures, physiques et humaines, du système universitaire actuel.</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PyQiIy3al8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/16/la-tunisie-absente-des-1000-meilleures-universites-du-monde/">La Tunisie absente des 1000 meilleures universités du monde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie absente des 1000 meilleures universités du monde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/16/la-tunisie-absente-des-1000-meilleures-universites-du-monde/embed/#?secret=PZB9iuKlPT#?secret=PyQiIy3al8" data-secret="PyQiIy3al8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La croisade de l’Occident et d’Israël contre les Musulmans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 08:16:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[pays musulmans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Israël subit enfin, en guise de représailles, ce qu'il a toujours fait subir à ses voisins, les Occidentaux font couler leurs larmes de crocodiles.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce que les Israéliens sont en train d’expérimenter dans la douleur et l’indignation depuis le début de leur attaque militaire contre l’Iran, il y a une semaine, c’est le principe de réciprocité qui régit pourtant habituellement les relations humaines, individuelles et collectives, et que leur dédain vis-à-vis de leurs voisins leur aurait peut-être fait oublier.</em></strong></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-16815456"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure>
</div>


<p>Le suprémacisme dont ils sont imbus les aurait-il ainsi poussés à l’erreur en leur faisant croire qu’ils allaient pouvoir, en attaquant l’Iran, réaliser leur habituelle victoire rapide et facile sur un pays musulman&nbsp;?</p>



<p>Et voilà que ce peuple anciennement persécuté n’a aucun problème à devenir le peuple actuellement le plus persécuteur vis-à-vis de ses voisins et le plus méprisant à l’égard du droit international, élaboré pourtant par et pour les pays dits <em>«civilisés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël a le droit… d’attaquer&nbsp;!</h2>



<p>Ses alliés, aveuglés par un soutien inconditionnel, en sont venus à inverser les choses et faire une confusion sémantique entre les notions pourtant nettement opposées &nbsp;d’<em>«attaque»</em> et de <em>«défense»</em>. Alors que c’est ce pays qui a clairement déclenché les hostilités contre l’Iran, voilà que le président français Emmanuel Macron lance la phrase -mantra&nbsp;: <em>«Israël a le droit de se défendre»</em>; pourtant, il est clair comme le jour que c’est lui qui est le pays agresseur.</p>



<p>Quant au président américain Donald Trump, il se demande tout haut et devant le monde entier s’il va ou non faire tuer l’ayatollah Ali Khamenei. Imaginons un instant le président d’un pays musulman exprimant son désir de faire exécuter un homme politique qu’il considère comme un ennemi. On le traiterait, pour le moins, de dictateur sous-développé et de personne peu civilisée. Pourtant, l’affirmation de Trump n’a suscité aucune indignation collective; et face à cet appel décomplexé au meurtre d’un responsable précis venant du chef d’un pays puissant, on peut légitimement se poser la question suivante, en ce début du XXI<sup>e</sup> siècle&nbsp;: <em>«Où allons-nous&nbsp;?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contradictions de l’Occident prédateur</h2>



<p>Quant à l’Occident, qui compte par ailleurs des personnalités sincèrement humanistes, on pourrait le définir de façon synthétique comme la contradiction vivante entre la valorisation qu’il fait de valeurs humaines dites universelles mais qu’il n’applique qu’à lui-même, et une attitude pratique prédatrice vis-à-vis du reste du monde et dont on évoquera rapidement les grands moments&nbsp;: l’éradication des Indiens pour leur prendre leurs terres en Amérique, l’esclavage des Noirs auquel nous, Arabes, avons aussi participé, et la colonisation de vastes régions dont le dernier acte a été la création, aux dépens de voisins forcément hostiles, d’un Etat – Israël – qui le représente au Moyen-Orient, pour se faire pardonner les crimes &nbsp;du régime allemand nazi vis-à-vis des juifs.</p>



<p>C’est ainsi que les peuples qui paient leur faute à leur place ne sont ni les Allemands, ni les Européens de façon générale, mais ceux des pays musulmans qui n’avaient rien à voir avec les crimes du régime hitlérien.</p>



<p>* <em>Ecrivaine.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QWA9qgQRII"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/">L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/embed/#?secret=zBL9UDKmTu#?secret=QWA9qgQRII" data-secret="QWA9qgQRII" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/">La croisade de l’Occident et d’Israël contre les Musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fin du monde, fin d’un monde ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/fin-du-monde-fin-dun-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une internationale réactionnaire semble être à la manœuvre. Islamophobie, antisémitisme, haine des minorités, régression dans l’exercice des droits sociaux... </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Islamophobie, antisémitisme, haine des minorités, régression dans l’exercice des droits sociaux&#8230; Qui est responsable de cette situation. Les Chinois, les Russes, Israël, les Juifs, les Arabes, chacun paraît y contribuer. Une internationale réactionnaire semble être à la manœuvre. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Fathi Bchir *</strong></p>



<span id="more-16742545"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Fathi-Bchir.jpeg" alt="" class="wp-image-337988"/></figure>
</div>


<p>Les journaux sont remplis de nouvelles venant notamment d’Amérique, des États-Unis, où le président a mobilisé, hier, lundi 9 juin 2025, l’armée et la garde nationale contre l’État rebelle de Californie. Des tensions inévitables. L’affaire remet en mémoire les prédictions d’un célèbre écrivain américain, Douglas Kennedy, dans son livre <em>‘‘Flyover’’</em> (en français, <em>‘‘C’est ainsi que nous vivrons’’</em>), qui y poursuit l’idée qu’une guerre civile est en plein réchauffement dans son pays. L’Amérique devenue folle.&nbsp;Et si l’histoire à venir donnait raison à toutes ces augures ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie électorale est en recul</h2>



<p>Parallèlement, aujourd’hui même, mardi 10 juin, les journaux citent la publication d’un rapport international portant sur les menaces pesant sur l’intégrité des élections dans le monde.</p>



<p>Basé à Stockholm, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) constate que 40% des scrutins nationaux organisés en 2024 ont fait l’objet d’<em>«une forme ou d’une autre de contestation de la crédibilité du résultat»</em>. Il décrit un vaste tableau de pays où la démocratie électorale est en recul : l’ex-Europe de l’Est communiste est placée au premier rang. L’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, le Maghreb : nul n’échappe au constat. Pas seulement la démocratie électorale, la démocratie tout court et même la paix, d’abord celle des esprits.&nbsp;</p>



<p>Tableau complet. Un virus à baptiser <em>Trumpoutinyahou</em> paraît avoir contaminé la planète. D’accessoires potentats font partie de ses effets secondaires.</p>



<p>Ajoutons-y, pour accroître l’anxiété, l’avènement devenu récurrent en Europe d’une extrême droite xénophobe porteuse de promesses liberticides.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Régression dans l’exercice des droits sociaux</h2>



<p>Islamophobie, antisémitisme, haine des minorités, régression dans l’exercice des droits sociaux&#8230; Qui est responsable de cette situation. Les Chinois, les Russes, Israël, les Juifs, les Arabes, chacun paraît y contribuer. Une internationale réactionnaire semble être à la manœuvre. &nbsp;</p>



<p>Cerise sur le gâteau,&nbsp;multiplication de l’information manipulée grâce au pouvoir devenu malsain des réseaux sociaux. Le <em>fake</em> est devenu la règle.&nbsp;</p>



<p>Tout se conjugue pour laisser croire à l’approche de la fin du monde, ou plutôt, celle d’un monde déjà vécu.&nbsp;</p>



<p>Ce qui rappelle la formule que si la démocratie représentative n’est pas l’idéal, elle demeure le moins mauvais système connu.&nbsp;</p>



<p>Sauvons les meubles pendant qu’il est temps. Que faire? Faire comme le célèbre colibri de la fable amérindienne rapportée par l’écrivain Pierre Rabhi. Le minuscule oiseau, pour éteindre un grand incendie, rapporte chaque fois dans son bec quelques gouttes d’eau. <em>«Que fais-tu ?»</em>, lui demanda le lion et l’éléphant. Il répondit : <em>«Je fais ma part.»</em> </p>



<p>Que chacun fasse son devoir !&nbsp;</p>



<p>Que faire&nbsp;? Là, j’en appelle alors à la phrase du renommé Stepan Hessel qui se contentait d’un simple <em>«Indignez vous&nbsp;!»</em>.</p>



<p>Le monde change. Faut-il que ce soit en mal&nbsp;? C’est notre faute. Collective.</p>



<p>Avertissement : ceci n’est pas une <em>fake news</em> mais, nous les citoyens, nous sommes vrais. Nous existons réellement. Et comme tous les animaux, nous souffrons.&nbsp;</p>



<p>* <em>Journaliste.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F4j217Ugdd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/">La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/embed/#?secret=hmKOmGy2DV#?secret=F4j217Ugdd" data-secret="F4j217Ugdd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Proche-Orient │ La faillite morale d’Israël et des… Arabes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/11/proche-orient-%e2%94%82-la-faillite-morale-disrael-et-des-arabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 10:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Proche-Orient est aux prises avec une double faillite, politique et morale, d'Israël et des Etats arabes. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Proche-Orient est aux prises avec une double faillite, politique et morale. Celle de l’Etat d’Israël dont le génocide perpétré dans les territoires palestiniens défie la conscience humaine, et celle des Etats arabes complices qui continuent de comploter contre leurs peuples.   </em></strong></p>



<p><strong>Fathi Bchir *</strong></p>



<span id="more-16496475"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Fathi-Bchir.jpeg" alt="" class="wp-image-337988"/></figure>
</div>


<p>Ne sommes-nous pas en train&nbsp;d’assister en direct à l’autosuicide et à la faillite morale d’un État, celui d’Israël qui défie les consciences y compris celles des juifs européens et même américains.</p>



<p>Les dirigeants israéliens se révèlent être ses meilleurs ennemis.&nbsp; La conscience européenne est ébranlée par l’ampleur des massacres à Gaza et par l’évolution fascisante de l’Etat hébreu. Un génocide est en cours.&nbsp;</p>



<p>Israël n’est plus qu’un pays devenu un État gangster, sans foi ni lois. Même la reine de l’hypocrisie, professionnelle de la religion, Delphine Horvilleur a pris ses distances pensant tirer son épingle du jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un jeu de rôles tragique&nbsp;</h2>



<p>La communauté juive anglaise est divisée. D’autres communautés aussi ont leurs consciences perturbées. Le <em>New York Times</em> publie un rapport accablant sur la responsabilité de Benjamin Netanyahu et ses alliés d’extrême droite dans la débâcle du 7 octobre 2023. Il semble de jour en jour apparaître qu’entre le Premier ministre israélien Netanyahu et le Hamas, ce n’est qu’un jeu de rôles, tragique.</p>



<p>Pour se sauver, Israël doit sortir de son <em>«grand aveuglement»</em>, titre du livre de l’excellent et honnête journaliste franco-israélien Charles Enderlin.</p>



<p>Ceci pour le cas d’Israël ; il restera aussi l’autre faillite morale, celle des Arabes qui préfèrent combattre leurs peuples plutôt que de faire face aux défis du monde et en interne face aux défis de la démocratie et pour assurer la dignité et le bien-être chez eux avant de se gargariser de nationalisme feint.</p>



<p>Le vrai complot à agiter est en vérité la présence à la tête des Etats arabes de tels dirigeants.</p>



<p><em>* Journaliste.</em></p>
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		<title>Les Arabes et la liberté, par Mario Vargas LLosa</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/les-arabes-et-la-liberte-par-mario-vargas-llosa/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 08:56:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mario Vargas Llosa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décédé hier à Lima, l'écrivain Mario Vargas Llosa avait écrit en 2011 un texte de référence sur "Les Arabes et la liberté". </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/les-arabes-et-la-liberte-par-mario-vargas-llosa/">Les Arabes et la liberté, par Mario Vargas LLosa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature en 2010, s’est éteint à 89&nbsp;ans, dimanche 13&nbsp;avril 2025, à Lima. Chef de file des auteurs latino-américains, il considérait la littérature comme un moyen d’éveiller les consciences. Nous reproduisons ci-dessous un article qu’il avait écrit à propos de la révolution tunisienne du 14 janvier 2011 et qui avait alors sonné l’éveil des consciences arabes. Certaines de ses analyses gardent toute leur actualité. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Traduction par<strong> Abdelatif Ben Salem&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<span id="more-16175901"></span>



<p>Le mouvement populaire qui a ébranlé des pays comme la Tunisie, l’Egypte et le Yémen et dont les ondes de choc se sont propagées jusqu’en Algérie, au Maroc et en Jordanie, constitue un cinglant démenti à ceux qui, comme Thomas Carlyle, pensaient que <em>«l’histoire du monde est la biographie des grands hommes»</em>.</p>



<p>Aucun chef, aucun groupe, aucun parti politique ne peut s’attribuer la paternité de cette secousse sociale tellurique qui a décapité déjà la satrapie tunisienne de Ben Ali et égyptienne de Moubarak, qui met au bord de l’effondrement celle du yéménite Ali Abdallah Saleh, et donne des sueurs froides aux gouvernements de certains&nbsp; pays touchés par cette lame de fond comme la Syrie, la Jordanie, l’Algérie, le Maroc et l’Arabie Saoudite. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire n’est pas écrite à l’avance</h2>



<p>En clair, personne ne pouvait prévoir ce qui s’est passé à l’intérieur de ces sociétés autoritaires arabes: les experts, mais aussi les médias, les chancelleries, les think tanks politiques occidentaux, bref le monde entier était pris de court par l’explosion sociale et politique arabe comme il l’avait été lors de la chute du mur de Berlin et l’implosion de l’Union soviétique et de ses pays satellites.</p>



<p>Effectuer en effet un rapprochement entre les deux événements n’est pas du tout arbitraire : tous les deux revêtent des significations identiques avec des projections politiques sur le reste du monde. Y a-t-il meilleure preuve que l’histoire n’est pas écrite à l’avance et qu’elle peut prendre un cours insoupçonné qui échappe à tous les théories que veulent la soumettre à une concaténation logique. &nbsp;</p>



<p>Cela dit, il n’est pas impossible de discerner un peu de rationalité à l’intérieur même de ce mouvement de protestation expansif et contagieux qui commence comme un conte fantastique, par l’immolation par le feu d’un jeune tunisien de province, désespéré, de condition humble répondant au nom de Mohamed Bouazizi, et qui par la suite se répandra comme une traînée de poudre dans tous les pays du Moyen-Orient. Une région qui subit depuis des décennies le joug de dictatures corrompues jusqu’à la moelle et dont les gouvernants, leurs proches parents et leurs clientèles oligarchiques avaient accumulé des fortunes colossales, mises à l’abri en lieu sûr à l’étranger, alors que la pauvreté, le chômage et l’absence des politiques d’éducation et de santé, maintenaient des larges secteurs de la population en dessous du seuil de la simple survie et les plongeaient parfois dans la famine. La corruption généralisée, combinée à un système basé sur le favoritisme et le népotisme fermaient à la majeure partie de la population les portes de l’ascension économique et sociale. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre d’une chaotique explosion</h2>



<p>Cette situation, qu’ont connue tout au long de l’histoire nombre de pays, n’aurait jamais provoqué un tel soulèvement sans ce facteur déterminant des temps modernes : la globalisation. La révolution qui eut lieu dans le domaine de l’information est allé en ouvrant chaque jour un peu plus une brèche dans les systèmes rigides de censure que les despotes arabes avaient instaurée dans le but de maintenir les peuples qu’ils pillaient et exploitaient, dans l’ignorance et dans l’obscurantisme des traditions archaïques. Il est cependant très difficile aujourd’hui, pour ne pas dire quasiment impossible pour un gouvernement de maintenir une société entière dans l’obscurité médiatique pour pouvoir la manipuler à sa guise et l’induire en erreur comme ce fut le cas auparavant. La téléphonie mobile, l’Internet, les blogs, le réseau&nbsp; Facebook et Twitter, les canaux de télévision par satellite et les autres technologies audiovisuelles ont porté à tous les coins du monde la réalité de notre temps, et forcé certaines comparaisons qui ont incontestablement confirmé aux masses arabes,&nbsp; l’évidence de l’anachronisme, de la barbarie des régimes qui les accablent ainsi que la distance qui les séparent des pays modernes. Ces mêmes technologies de communications modernes ont également permis aux manifestants de coordonner leurs actions et d’introduire un certain ordre dans ce qui a pu apparaître au début comme une chaotique explosion de colère et de mécontentement. Mais pas seulement, l’un des traits les plus surprenants de la révolte arabe a été l’effort déployé par les manifestants pour empêcher le vandalisme et affronter, comme en Egypte, les nervis envoyés par le régime pour commettre des actes de violences afin de discréditer le soulèvement et intimider la presse. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’erreur monumentale de l’Occident</h2>



<p>La lenteur (pour ne pas dire la lâcheté) avec laquelle les pays occidentaux – en particulier ceux de&nbsp; l’Europe –&nbsp;ont réagi face aux événements, d’abord avec circonspection, ensuite par des déclarations de bonnes intentions dénuées de sens en faveur d’une <em>«solution négociée du conflit</em>», alors qu’il aurait fallu appuyer les révolutionnaires, a dû susciter des terribles déceptions aux millions des manifestants qui se sont jetés dans les rues des pays arabes pour revendiquer la liberté et la démocratie, et leur a fit comprendre que les pays du monde libre, pris de panique, les considéraient avec méfiance, elle leur a fit aussi découvrir que les partis politiques de Moubarak et de Ben Ali étaient membres de l’Internationale socialiste ! Drôle de méthode pour promouvoir la social-démocratie et les droits de l’homme au Moyen-Orient, n’est-ce pas?</p>



<p>L’erreur monumentale de l’Occident a consisté à voir dans le mouvement émancipateur des Arabes, un Cheval de Troie grâce auquel le fondamentalisme ferait main basse sur l’ensemble de la région, ou une nouvelle version politique du modèle iranien – une dictature de fanatiques religieux – qui se propagerait à tout le Moyen-Orient. Mais la vérité est que l’explosion populaire n’était pas dirigée par les fondamentalistes et ceux-ci n’étaient pas, du moins jusqu’ici, à la tête du mouvement libérateur ni n’avaient la prétention de l’être. Ils avaient fait preuve, bien au contraire, d’avantage de lucidité que les chancelleries occidentales, en pressentant que ce qui mobilisait réellement la jeunesse tunisienne, égyptienne et yéménite des deux sexes n’est, ni la charia, ni le désir de voir quelques clercs enturbannés venir remplacer les petits dictateurs cleptomanes dont ils voulaient se débarrasser. Il faut être véritablement atteint de cécité ou avoir l’esprit bourré de préjugés pour ne pas se rendre compte que le véritable moteur qui propulse secrètement ce mouvement est un instinct de liberté et de modernisation. &nbsp;</p>



<p>Certes nous ignorons quelle direction ces révolutions allaient prendre, comme on ne peut écarter l’hypothèse, étant donné la confusion générale qui règne encore, d’une tentative des forces armées ou des mouvements fondamentalistes d’en tirer partie. Mais ce dont nous sommes toutefois certains, c’est que tant au début qu’aux cours des premières phases, ce mouvement fut un mouvement civil, non religieux, clairement inspiré des idéaux démocratiques de liberté politique, de liberté de la presse, des élections libres, de la lutte contre la corruption, de la justice sociale, de l’égalité, de la quête du travail et de l’amélioration des conditions de vie. L’Occident libéral et démocratique a le devoir d’honorer ces événements comme une extraordinaire confirmation de l’actualité universelle des valeurs qui incarnent la culture de la liberté, et de concentrer tous ses efforts pour apporter son soutien aux peuples arabes à l’heure de leur bataille contre la tyrannie. Ce ne sera pas seulement un acte de justice mais une façon de s’assurer aussi l’amitié et la collaboration d’un futur Moyen-Orient libre et démocratique. &nbsp;</p>



<p>Parce que cette amitié est devenue aujourd’hui une possibilité réelle. Avant la révolte, elle nous paraissait difficile à réaliser. Car les événements en Iran et dans une certaine mesure en Irak, justifiaient un certain pessimisme concernant une possible démocratisation du monde arabe. Or l’accélération de l’histoire pendant ces dernières semaines, recommande qu’on mette un terme à ces réticences et à ces inquiétudes nourries par des préjugés culturels et racistes. La liberté n’est pas une valeur que seuls les pays cultivés et évolués savent en apprécier toutes les significations. Les masses désinformés, discriminés et exploités peuvent également découvrir, souvent par des voies sinueuses, que la liberté n’est pas une notion purement rhétorique dépourvue de substance, mais une clef primordiale hautement concrète pour se sortir de l’horreur, un outil pour construire une société où des hommes et des femmes peuvent vivre sans peur dans le cadre de la légalité et avec d’immenses possibilités de progrès. Ceci a eu lieu en Asie, en Amérique latine et dans les pays qui vécurent sous la férule de l’Union Soviétique. Maintenant, ceci commence – enfin – à prendre forme dans les pays arabes avec une force et un héroïsme extraordinaires. Nous avons l’obligation de leur exprimer notre solidarité active, parce que la transformation du Moyen-Orient en terre de liberté ne bénéficiera pas seulement à des millions d’Arabes mais au monde entier, Israël compris, même si le gouvernement extrémiste de Netanyahou est incapable d’assimiler cette vérité. &nbsp;</p>



<p><em>Courtesy El Pais (Madrid, 13 février 2011). </em><em></em></p>
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		<title>‘‘Histoire des Fatimides’’ &#124; Du conflit de légitimité à l’arabisation, ou la cruelle nécessité de l’Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/13/histoire-des-fatimides-du-conflit-de-legitimite-a-larabisation-ou-la-cruelle-necessite-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 07:06:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui eût cru que les guerriers berbères de Koutama seraient allés combattre au Moyen-Orient contre les Arabes, les Turcs, et les Byzantins? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qui eût cru que les guerriers berbères de Koutama seraient&nbsp;allés combattre au Moyen-Orient contre les Arabes, les Turcs, et les Byzantins? Ce fut en fait cela, l’empire Fatimide, debout seul contre tous, luttant inlassablement pour la victoire de l’Imamat et de la lignée d’Ali, le cousin du prophète, et de son épouse Fatma.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16164334"></span>



<p>C’est ainsi que la petite ville syrienne de Salmiya fut la pépinière par le biais de laquelle les prédicateurs légitimistes ismaéliens de la lignée de Ali s’étaient élancés vers les territoires les plus lointains de l’empire musulman à la recherche de partisans avec un objectif: abattre la dynastie des Abbassides usurpateurs et la remplacer par celle du prophète.</p>



<p>Néanmoins, avant cela, une crise s’était produite : l’imam Jaafar Sadek avait déshérité son fils Ismaïl au profit de Moussa, et de cette contestation naîtront les Ismaéliens imbus d’ésotérisme, de philosophie platonicienne et de gnosticisme d’un côté, et les chiites duodécimains de l’autre, imbus de légitimisme, dont le dernier Imam, Mohamed Ben Al Hanafia, sera occulté, ainsi que le disent les fidèles, pour céder la place au clergé chiite dans le leadership politique et l’interprétation des textes sacrés (falsifiés selon eux), avant son retour&nbsp; à la fin des temps.</p>



<p>Les Fatimides, et leurs frères ennemis, les Qarmates, se situeront dans la mouvance ismaélienne dont un nouveau schisme issu du terrible calife Al Hakim donnera naissance par le biais d&rsquo;un certain Mohammed Ben Ismail, aux Druzes, adeptes de la transmigration.</p>



<p>D&rsquo;un schisme ultérieur dans la dynastie fatimide apparaîtront les Nizarites, partisans de Nizar, un autre Imam déshérité et assassiné, dont se réclameront&nbsp;les partisans de Hassan Sabbah, les Hachichines ou Assassins, pour contester la légitimité fatimide. Il n’a pas suffi que les Fatimides supplantent les Aghlabides dans la partie Est de l’Algérie actuelle, près de Setif et Béjaia, après le travail préparatoire effectué par leurs envoyés durant la vingtaine d’années précédant&nbsp;l’arrivée du Mahdi, pour mobiliser les Koutama de l’Aurès, abattre le pouvoir des Aghlabides de Kairouan, des Rostémides de Tiaret et des Midrarides, de Sijilmassa, tous kharidjites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Mahdia au Caire  </h2>



<p>Oubeydallah Al Mahdi d’origine probablement yéménite, qui se proclame Calife est le fondateur de la dynastie en 909 de l’ère universelle, supprime toute dissidence, réprime toute révolte, y compris en massacrant ses propres partisans, et gouverne l’ensemble du Maghreb d’une main de fer. Il installe sa capitale à Mahdia, Kairouan n’étant pas sûre. </p>



<p>Seuls Ceuta et Melilla, les avant-postes de l&rsquo;État Omeyyade de Cordoue dirigé par le Calife Abderrahmane III, échappent alors à son pouvoir. La Sicile et le Sud de l’Italie subissent son autorité grâce à une marine de guerre aussi entreprenante qu’efficace contre la flotte byzantine. </p>



<p>Mais l’objectif du Mahdi et de ses successeurs est bien évidemment Bagdad, le Califat suprême, au détriment des Abbassides. Après sa mort, la grande révolte Zenata du Maghreb Central dirigée par un berbère, Abou Yazid, dit l’Homme à l’Âne, éclate, soutenue par les reliquats aghlabides et l’émirat de Cordoue, elle dure une dizaine d’années. Il faut reconquérir tout le pays et grâce à l&rsquo;appui des tribus Sanhaja les Fatimides rétablissent leur autorité.</p>



<p>Mais à partir de 970 sous le Calife Al Moez, celui qui brandit son épée en s&rsquo;écriant : <em>«Voici ma lignée !»</em> et qui s’exclama en jetant des poignées de pièces d’or: <em>«Voici ma légitimité !»</em>, les Fatimides, après avoir abattu l’État des Ikhshidides, émigrent en Egypte et laissent un Maghreb pacifié et unifié sous l&rsquo;autorité des Sanhaja. Ils se heurtent au royaume chrétien de Nubie au sud, aux Hamdanides d’Alep, aux Byzantins, aux Buwayhides et aux Abbassides d’Irak, et surtout à leurs frères ennemis, les Qarmates du Bahreïn et de Syrie qui ne reconnaissent pas la légitimité de la dynastie des nouveaux maîtres du  Caire.</p>



<p>L’histoire des Farimides ne sera alors plus qu&rsquo;une succession de flux et de reflux dont l’élément militaire principal sera constitué d’abord par les Berbères, qui seront supplantés par les Soudanais et même les Arméniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intrigues, guerres civiles et trahisons </h2>



<p>En effet, l’Etat fatimide, semblable en cela aux impérialismes européens, s’avère singulièrement tolérant envers les minorités et confère à ses communautés juive et chrétienne une place éminente y compris dans le domaine politique. Cela ne va pas sans susciter des réactions parfois sanglantes. Mais petit-à-petit les Califes fatimides sont mis à l&rsquo;écart des affaires par des ministres entreprenants de différentes communautés, plus soucieux de leurs intérêts personnels que de celui de l’Etat qu’ils servent et qui instaurent un climat d’intrigues, si ce n’est de guerres civiles, et même de trahison en pactisant avec les ennemis. </p>



<p>Le principal enjeu de la bataille se situe en Syrie du Nord dans l’espace séparant l’Oronte de l’Euphrate et dont Alep constitue la ville principale, quand les offensives et les contre-offensives se succèdent sans faire la décision.</p>



<p>Naturellement, les envahisseurs Croisés, réussissent à prendre Edesse dans la Djazira mésopotamienne mais ne s’y maintiennent pas plus de 50 ans, puis Jérusalem au prix d’un bain de sang. En fait, ils finissent par déplacer les opérations militaires vers la façade méditerranéenne du Moyen-Orient, dont ils occupent toutes les villes, ainsi que celle de&nbsp; l’Egypte.</p>



<p>La marine Fatimide, au départ l’une des plus puissantes de son temps qui disputait à Byzance la maîtrise de la Sicile et des îles de la Méditerranée, ne peut plus, après les chutes de Tyr et d’Ashkelon aux mains des Croisés, influer sur le cours des événements.</p>



<p>Néanmoins, l’élément décisif qui inverse le cours de la guerre est évidemment l’irruption des Turcs islamisés en Irak, puis en Syrie, et surtout la collaboration militaire entre l’atabeg de Mossoul Noureddine Zengi et son représentant à Damas, le Kurde Shirkuh, oncle de Salaheddine ou Saladin, le futur sultan d’Egypte.</p>



<p>En fait, la chute du califat fatimide d’Egypte consacre l’union de ce pays avec le Cham sous la même autorité Ayyoubide, sans laquelle les Croisés&nbsp;n’auraient pu être battus ni expulsés. Du moins c’est ainsi que les peuples arabes actuels situent ces faits de l’Histoire. On peut même penser qu’en fut inspirée l’idée de la République arabe unie censée assurer l’équilibre&nbsp;stratégique&nbsp;avec l’ennemi&nbsp;sioniste et qui s’est terminée malencontreusement&nbsp;par la sécession syrienne de 1961, ourdie par la CIA.</p>



<p>En 1973, l’alliance militaire syro-égyptienne fut à l’origine du cauchemar israélien de la guerre du Kippour. Et si on veut rechercher l’origine de la chute toute récente de Bachar Al-Assad, il faut en revenir à la crainte sioniste de l’encerclement, fatal aux royaumes croisés, et à sa volonté de neutraliser le théâtre d’opérations syrien contre toute alliance irakienne ou égyptienne, en y maintenant un Etat faible isolé et déchiré par la guerre civile et l’intervention étrangère.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que le Califat Fatimide fut un facteur de division et de guerre d’abord à l’intérieur même de l’Islam, en commençant par le Maghreb dont il élimina les royaumes kharidjites, même si on peut lui faire crédit d’avoir supporté seul le poids des terribles invasions byzantines aux X<sup>e</sup> et XI<sup>e</sup> siècle, de la Riviera levantine. Cela n’empêche pas d’essayer de rechercher en quoi il pût être positif dans l’Histoire de la Tunisie ou du Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des malvenus opportunistes ?</h2>



<p>Sans vouloir entrer plus en avant dans les considérations théologiques de la doctrine ismaélienne qui ne constituent pas le sujet de ce livre, les Fatimides sont toujours considérés comme des malvenus opportunistes dont la Tunisie ne fut qu’un tremplin, une étape provisoire dans leur grand dessein oriental, et qui plus est, pour le punir d’avoir à juste titre secoué la tutelle politique et religieuse des despotes du Caire, envoyèrent contre elle les tribus bédouines sauvages des Banou Hilal, dont le seul <em>«mérite»</em> que nos manuels d’Histoire leur reconnaissent d’une manière très contestable fut d’y avoir ancré la langue arabe.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que les Mourabitoun et surtout les Mouahidines, des Berbères, s&rsquo;inspireront plus tard de la légitimité de l’Imam pour fonder leurs États;&nbsp; tout comme le fera la monarchie marocaine actuelle sunnite d’ascendance alaouite.&nbsp;</p>



<p>Ainsi pour résumer, le Califat Fatimide ne fut que le mal nécessaire aux dépens&nbsp;duquel l’Islam qui compte, celui d’obédience sunnite, apura d’une manière fonctionnelle le contentieux jusque-là insoluble de la légitimité héritée de la Fitna, et, menacé de disparition, réussit à assurer la coordination minimale syro-égyptienne nécessaire à sa pérennisation et à l’expulsion des Croisés, jusqu’à l’époque moderne.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Histoire des Fatimides en Afrique du Nord, Egypte et Levant’’, de Mohamed Souhail Taqouche, en arabe, éditions Nafaes, 560 pages.</em></strong></p>
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