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	<title>Archives des arabisation - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des arabisation - Kapitalis</title>
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		<title>Driss Guiga et l&#8217;arabisation de l&#8217;enseignement en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:56:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Driss Guiga, l'architecte de l'arabisation de l'enseignement en Tunisie, ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/">Driss Guiga et l&rsquo;arabisation de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question de l&rsquo;arabisation partielle de l&rsquo;enseignement en Tunisie, qui a commencé dans les années 1970-1980, continuent de susciter des polémiques, souvent d&rsquo;ordre idéologique et politique. L&rsquo;architecte de cette réforme, l&rsquo;ancien ministre Driss Guiga ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment. «Nous devons enseigner en arabe toutes les matières susceptibles de l&rsquo;être sans difficultés», écrit-il aujourd&rsquo;hui, quarante-cinq ans après. </em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri </strong>*</p>



<span id="more-14614959"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>J’ai écouté l’interview que Driss Guiga a accordée à Myriam Belkadhi il y a de cela quelques jours. Je n’ai pas encore lu son autobiographie intitulée <em>‘‘Sur le chemin de Bourguiba’’</em> (éditions Cérès, septembre 2024, 261 pages) mais son témoignage est passionnant.</p>



<p>Driss Guiga était quand même l’une des pièces maîtresses du régime de Bourguiba. C’est un homme d’une stature exceptionnelle que l’on peut hisser au rang des bâtisseurs de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>En revanche, le fait de l’entendre promouvoir l’apprentissage des langues étrangères et la dimension méditerranéenne de la Tunisie et parler en français (une langue qu’il maîtrise à la perfection et qu’il semble savourer) pendant plus de la moitié de l’échange m’a fait marrer, ou plutôt m’a fait rire jaune. Car, pour moi et pour beaucoup d’autres, Driss Guiga est un peu à l’origine de l’annihilation de la langue de Molière en Tunisie.</p>



<p>En effet, on se trompe en disant que c’est Mohamed Mzali qui a commencé à arabiser les matières qui étaient enseignées en français, en particulier l’histoire-géo et la philosophie. C’est Driss Guiga qui a été le précurseur de l’arabisation.</p>



<p>A l’époque, il fallait combattre le courant marxiste en lui opposant une pseudo-identité arabo-islamique. On connaît le résultat. Au lieu de tirer la leçon des échecs successifs, on a persisté dans l’erreur en arabisant toujours davantage.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si nous assistons, depuis de nombreuses années, à la lente mais inexorable déclin de l’enseignement. Je persiste et signe : l’arabisation est en grande partie responsable de la faillite du système éducatif tunisien et de son effondrement. Comme m’écrivait un ami quelques jours plus tôt : <em>«La déconstruction de notre système éducatif des lumières, depuis sa prise en main par les arabisants dogmatiques, sa cession a un secteur privé au logiciel féodal et l’arrimage de la Tunisie à un Orient passéiste et décadent ont pondu tant d’ignorance, de bigoterie, d’hypocrisie et autres pathologies sociales inconnues dans les années 1960 et 1970, quand la Tunisie forçait l’admiration et le respect partout dans le monde.»</em> (Rachid M.)</p>



<p>Il aurait été souhaitable de laisser les idéologies de côté dans la conception et la mise en application de la réforme du système éducatif dans les années 1970 et 1980. Il fallait faire preuve d’ambition et d’audace : placer la barre le plus haut possible pour former des générations de jeunes compétents, pratiquant avec aisance aussi bien le français que l’arabe. C’était le pari de l’avenir.</p>



<p>Pourtant, l’école des années 1960, celle de la réforme Messaadi, avait partiellement répondu à cette exigence. Le ministre de l’Education nationale de l’époque, Mahmoud Messaadi, pourtant arabisant, mais pratiquant avec élégance la langue française, avait toujours reporté aux calendes grecques l’arabisation. Ahmed Ben Salah, quant à lui, titulaire d’une licence de lettres (arabe), a réintroduit l’enseignement du français en première année primaire lorsqu’il avait occupé pour une courte période le poste de ministre de l’Education nationale.</p>



<p>J’aimerais bien un jour rencontrer Driss Guiga pour recueillir son témoignage sur ce sujet bien précis et sur son rapport à la langue française.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<p><strong>NDLR:</strong></p>



<p>Dans ses Mémoires, Driss Guiga revient sur son passage à la tête du ministère de l’Education nationale et la mise en œuvre de la politique d’arabisation partielle de l’enseignement : les lettres, l’histoire, la géographie, le droit et la philosophie. <em>«Réintroduire la langue arabe comme moyen d’accès à la connaissance moderne et à la confrontation avec la modernité, de manière graduelle, pragmatique, souple, sans dogmatisme et sans contrainte pour le corps enseignant qui doit s’être préparé sérieusement à ce transfert»</em>, écrit-il.</p>



<p>Pour préparer cette réforme, Guiga raconte les péripéties d’un voyage qu’il a effectué dans plusieurs pays arabes du Proche-Orient pour étudier comment la langue arabe est utilisée dans l’enseignement, et parmi ses rencontres, il y en a une qui mérite d’être relatée pour sa pertinence, et telle qu&rsquo;il la raconte lui-même : <em>«Le recteur de l’Université d’Alep, qui était ingénieur de formation, nous dit clairement : ‘‘Si vous enseignez les matières scientifiques en français, ne changez pas !’’ A ma question : ‘‘Mais pourquoi ne le dites-vous pas à votre ministre ?’’, la réponse fut : ‘‘C’est un tabou politique et de toute façon les enfants des ministres de la nomenklatura du régime étudient  à l’Université américaine de Beyrouth.’’ CQFD.»</em>      </p>
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		<item>
		<title>Querelle récurrente en Algérie : Que faire du français ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2020 07:27:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«Butin de guerre» ou «prison coloniale»? La proposition d’un parti islamique de «criminaliser» l’usage du français dans les activités et documents officiels a relancé une querelle linguistique récurrente en Algérie. Par Hassen Zenati Assourdie depuis quelques années, la querelle linguistique qui déchire les élites algériennes depuis l’indépendance, a brusquement resurgi la semaine dernière, à la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/querelle-recurrente-en-algerie-que-faire-du-francais/">Querelle récurrente en Algérie : Que faire du français ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Les-Algeriens-se-bousculent-pour-obtenir-un-visa-études-en-France.jpg" alt="" class="wp-image-300356"/><figcaption><em>Les Algériens se bousculent pour obtenir un visa d’études en France.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>«Butin de guerre» ou «prison coloniale»? La proposition d’un parti islamique de «criminaliser» l’usage du français dans les activités et documents officiels a relancé une querelle linguistique récurrente en Algérie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-300355"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Assourdie depuis quelques années, la querelle linguistique qui déchire les élites algériennes depuis l’indépendance, a brusquement resurgi la semaine dernière, à la suite de la proposition d’un parti islamique de <em>«criminaliser»</em> l’usage du français <em>«comme langue véhiculaire au sein des institutions officielles et comme langue de communication dans les documents officiels».</em></p>



<p>Le chef du Mouvement pour la société de paix (MSP, Hamas en arabe), Abdelarrazak Makri, s’est exprimé dans le cadre des échanges sur l’avant-projet de la réforme constitutionnelle soumis par le président Abdelmadjid Tebboune à l’opposition. Il se propose de faire de sa proposition un amendement qu&rsquo;il soumettra aux débats parlementaires au risque de rallumer la querelle linguistique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les islamistes à l’assaut de la langue française</h3>



<p>Fraîchement accueillie par les média, la proposition a provoqué un tollé parmi les francophones sur les réseaux sociaux. Ses détracteurs l’ont qualifiée de <em>«diversion populiste»</em> qui permettrait, selon eux, au président du MSP d’occulter les problèmes réels : politiques, économiques et sociaux, que vit l’Algérie depuis la destitution du président Abdelaziz Bouteflika, il y un peu plus d’un an.</p>



<p>L’auteur s’est empressé de répliquer en enfonçant le clou : <em>«Ce qui gêne le développement de la langue arabe en Algérie, c’est l’usage du français. Les enfants de la France ont compris leur douleur à la perspective de criminaliser l’usage de la langue française dans les institutions et les documents officiels. Leur vraie cause, c’est de défendre la langue française et les intérêts français. Ils utilisent nos luttes pour permettre à la langue française, à la culture française et aux intérêts français»</em> de perdurer en Algérie, a-t-il écrit sur son compte facebook, en qualifiant les défenseurs du français de <em>«lobby qui active en faveur d’un Etat étranger».</em></p>



<p>Dans cette querelle récurrente depuis 1962, les camps sont parfaitement identifiés. Tantôt ils s’affrontent, tantôt ils se regardent en chiens de faïence. Mais la hache de guerre n’est jamais enterrée entre eux.<br>Les partisans du français comme langue principale ou seconde en Algérie, invoquent le postulat posé par le dramaturge et romancier Kateb Yacine (1929-1989), selon lequel <em>«le français est un butin de guerre»</em> des Algériens, pour couper court à ses adversaires qui estimaient qu’il s’agit d’une langue coloniale, devenue instrument d’un néo-colonialisme culturel.</p>



<p>Plus récemment, explicitant le propos de son aîné, un autre écrivain francophone algérien résidant en France, Mohammed Kacimi, sous le titre : <em>«Le français est une langue algérienne»</em>, ajoutait : <em>«Non, jamais, au grand jamais, la puissance coloniale n’a imposé sa langue aux Algériens. Au contraire, comme l’ont écrit Mustapha Lacheraf ou Kateb Yacine, le français a été conquis de haute lutte par les Algériens. Ecrire en français, c’est arracher la mitraillette des mains du parachutiste, disait Kateb Yacine.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">La politique volontariste d’arabisation abandonnée par Bouteflika</h3>



<p>Dans le camp d’en face, le français est qualifié par les partisans de l’arabe, de <em>«marâtre»</em> (<em>«dharrah»</em>) de la langue nationale, qui ne lui voudrait que du mal. Ils s’appuient sur un autre écrivain francophone, Malek Haddad (1927-1978), qui disait vivre la langue française comme un <em>«exil plus fort que l’exil»</em>. <em>«Je suis moins séparé de ma patrie par la Méditerranée que par la langue française»</em>, écrivait-il aussi. La situation linguistique actuelle leur rappelle par ailleurs la loi de Gresham en économie monétaire, selon laquelle la mauvaise monnaie (le français) chasse la bonne (l’arabe), disent-ils.</p>



<p>Après avoir remporté pas mal de batailles sous les présidences de Ahmed Ben Bella (1962-1965), Houari Boumédiène (1965-1978), promoteurs d’une politique volontariste d’arabisation, et Chadli Bendjedid (1979-1992), à l’approche plus réaliste, ils se sont sentis <em>«abandonnés» </em>sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika (1999-2019). Sa politique fluctuante leur a laissé un goût amer. Le projet d’arabisation porté à bout de bras par l’Etat depuis 1962 a marqué le pas sous son règne, estiment-ils.</p>



<p>Rompant avec ses prédécesseurs, le président déchu fut en effet le premier chef d’Etat algérien à participer à un Sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dont l’Algérie n’est pas membre. D’abord en octobre 2002 à Beyrouth, officiellement en qualité d’<em>«invité personnel»</em> du président Emile Lahoud, puis en 2008 à Québec, au titre d’<em>«invité spécial»</em>, mais jamais <em>«ès qualité»</em>.</p>



<p>À Beyrouth, il a proclamé devant ses pairs, dans un souci de rapprochement diplomatique de l’OIF:<em> «Nous devons savoir nous départir de la nostalgie chatouilleuse, qui s’exprime en repli sur soi, et nous ouvrir sans complexe à la culture de l’autre, afin de mieux affronter les défis de la modernité et du développement par nous mêmes et en nous mêmes. L’usage de la langue française est un lien qui assure notre unité».</em></p>



<p>Parlant de la situation dans son pays, il ajoutait :<em> «L’Algérie a conscience que l’usage de la langue française permet à nos jeunes d’élargir leur horizon et de participer à l’évolution du monde moderne»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’arabe, étendard d’un nationalisme ombrageux</h3>



<p>Pragmatique, estimant comme le Chinois Deng Xiaoping, tombeur de Mao Zedong, que <em>«peu importe qu’un chat soit blanc ou noir, s’il attrape la souris, c’est un bon chat»</em>, il avait autorisé ses ministres à s’exprimer en français en public, ce qui leur était déconseillé sous les présidences précédentes.</p>



<p>Moins de trois ans après, en avril 2005 lors d’un sommet de l’Union Africaine (UA), il faisait un pas en arrière en affirmant : <em>«Il est tout à fait clair que toute institution privée qui ne tient pas compte du fait que l’arabe est la langue nationale et officielle (de l’Algérie), est appelée à disparaître».</em> Il menaçait ainsi de fermer les écoles privées qui ne se conformeraient pas à la réglementation en vigueur, faisant de l’arabe la langue principale d’enseignement. Plusieurs écoles privées, accordant une place prépondérante à l’enseignement du français et de l’histoire de France, furent fermées, notamment en Kabylie, pour <em>«déviation linguistique», «anti-nationalisme»</em> et <em>«errements francisants»</em>, selon les commentaires de presse de l’époque.</p>



<p>Dès l’indépendance, les dirigeants algériens, issus de la guerre de libération (1954-1962), avaient marqué leur volonté de <em>«restituer»</em> à l’arabe sa place dans toutes les institutions, ainsi que dans la vie quotidienne. Le président Houari Boumediene, élève des Instituts islamiques de la Zitouna (Tunisie) et d’Al-Azhar (Egypte), avant de se convertir à la carrière militaire en rejoignant les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), avait coutume de dire : <em>«La langue arabe est chez elle en Algérie»</em>.</p>



<p>Pour sa part, Abou Bakr Benbouzid, qui a passé quatorze ans à la tête du ministère de l’Education nationale sous deux présidences, résume ainsi la volonté affirmée d’arabisation de l’Etat : <em>«L’Algérie a perdu la langue arabe pendant 132 ans (d’occupation coloniale). Nous avons consenti beaucoup de sacrifices pour la récupérer. Il est tout à fait clair que je n’ai pas l’intention d’en faire l’objet d’un jeu».</em></p>



<p>Liée intimement au processus de décolonisation, la réhabilitation de la langue arabe était une promesse précoce du principal mouvement nationaliste, le Parti du peuple algérien (PPA), reprise par son héritier le Front de libération nationale (FLN). Les deux partis s’inscrivaient dans le sillage du Mouvement réformiste religieux de Abdelhamid Ibn Badis, qui préconisait la création d’écoles et de journaux en arabe, ainsi que des clubs culturels pour contrer la politique de <em>«dés-arabisation»</em> suivie par les autorités coloniales. Près d’un siècle après la conquête militaire du pays, l’arabe n’était en effet enseigné dans aucune école primaire en Algérie.</p>



<p>L’arabisation de la justice, de l’enseignement primaire, puis secondaire, et partiellement de l’enseignement supérieur, dont les sections scientifiques et technologiques restent francisées, ainsi que le secteur culturel furent entreprises avec entrain. Les administrations centrale, départementale et locale ont suivi, ainsi que les forces de l’ordre et l’armée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les partisans du français font de la résistance</h3>



<p>L’environnement urbain a également subi de profondes transformations, malgré la réapparition ces dernières années d’enseignes commerciales rédigées dans d’autres langues que l’arabe, en violation de la réglementation. Elles exprimeraient, selon les analystes, le refus persistant de la politique officielle d’arabisation du pays par un segment de la société.</p>



<p>Finalement, malgré les hauts et les bas dans ce conflit tantôt sourd, tantôt ouvert, l’arabe a détrôné le français dans la langue administrative, mais ce dernier continue à lui tenir la dragée haute dans les entreprises économiques et les activités commerciales et financières internationales.</p>



<p>Des adversaires de l’arabisation se sont repliés sur la défense de la langue <em>«dérija» </em>de la rue, en affirmant que l’arabe littéral, outre qu’il éloigne de la langue maternelle, véhicule des valeurs religieuses opposées à l’Etat civil auquel ils aspirent.</p>



<p>La cheville ouvrière de la politique d’arabisation sous l’autorité du président Houari Boumediene, qui prétendait conduire une triple révolution agricole, industrielle et culturelle, l’ancien ministre Ahmed Taleb El Ibrahimi, 88 ans, retiré de la politique depuis plusieurs années, est ces derniers temps la cible d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux. Il est décrit comme un <em>«individu imbu de sa personne, convaincu de la prééminence divine de son œuvre, travesti en homme moderne, se réjouissant de la baraka des présidents qui lui ont permis de parachever son œuvre satanique»</em>. Il est aussi accusé d’avoir «poussé l’élite à l’exil et d’avoir fait le vide dans une Algérie devenue amorphe, harassée et livrée aux charognards».</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’anglais, invité surprise dans ce débat politico-culturel</h3>



<p>Cependant, depuis quelques mois, l’anglais s’est invité sur ce champ de bataille. Ephémère ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, membre d’un gouvernement transitoire nommé au pied levé après la chute de Abdelaziz Bouteflika, Tayeb Bouzid, diplômé de l’Université de Washington, a affiché sa volonté de remplacer le français par l’anglais dans l’enseignement supérieur.<em> «Nous voulons donner aux étudiants algériens toutes les chances pour qu’ils aient une place dans le nouveau monde. Car dans ce nouveau monde, il n’y a ni pitié ni rien. Il faut avoir les moyens et les compétences. Si on ne les a pas, on devient un poids pour la société, pour le pays et pour les autres»</em>. Violemment critiqué, lui aussi, sur les réseaux sociaux, il a commencé par substituer l’anglais au français, à côté de l’arabe, sur les en-têtes des documents officiels de son ministère. Mais le temps ne lui a pas été laissé pour aller plus loin dans son projet.</p>



<p>Alors que ses déclarations étaient raillées comme un <em>«ballon d’essai sans lendemain et une grossière opération politique»</em> pour se rapprocher des islamistes, son successeur Chems Eddine Chitour a plaidé devant le Parlement en faveur de la présentation des thèses de doctorat en anglais, ce qui suppose une formation soutenue dans cette langue. Il s’est prononcé pour une introduction progressive de l’anglais dans le cursus universitaire, en estimant que celle-ci étant la langue la plus parlée dans le monde, l’Algérie ne doit pas rester en marge de cette évolution. Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) est en faveur d’une introduction de l’anglais dans l’enseignement supérieur.</p>



<p>Le Premier ministre Abdelaziz Djerad, diplômé de l’ENA, a à son tour apporté sa pierre au débat en appelant à l’étude de l’anglais à côté de l’arabe et du français dans le système scolaire algérien. <em>«En plus des langues arabe et française, il faut aussi la langue anglaise. Il est nécessaire que les étudiants et les élèves aient un niveau acceptable en langue anglaise»</em>, a-t-il estimé, en inaugurant une nouvelle chaîne thématique d’enseignement à distance, Al Maarifa. Il veut aussi encourager l’enseignement du chinois. <em>«Nous utilisons la technologie chinoise. La Chine est devenue un pays d’un haut niveau technologique. Elle l’a démontré lors de la crise du coronavirus»</em>, a-t-il soutenu. L’Algérie est l’un des principaux partenaires de la Chine en Afrique.</p>
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		<item>
		<title>Plaques de signalisation et islamisation rampante de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/01/plaques-de-signalisation-et-islamisation-rampante-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2019 09:21:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’arabisation fonctionne souvent en Tunisie comme un instrument culturel au service d’un projet sociopolitique, l’islamisation rampante dans la perspective de mettre en place un Etat islamique, projet jamais abandonné par les mouvements islamistes, dont Ennahdha, aujourd’hui au pouvoir. Par Moez Ben Salem * Dans ce pays, ça va de mal en pis; nous sommes conduits...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204493" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Plaques-de-signalisation-Ariana.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’arabisation fonctionne souvent en Tunisie comme un instrument culturel au service d’un projet sociopolitique, l’islamisation rampante dans la perspective de mettre en place un Etat islamique, projet jamais abandonné par les mouvements islamistes, dont Ennahdha, aujourd’hui au pouvoir.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Moez Ben Salem</strong> *</p>
<p><span id="more-204491"></span></p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-157825 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Moez-Ben-Salem.jpg" alt="" width="200" height="165" />Dans ce pays, ça va de mal en pis; nous sommes conduits d’une déception à une autre. J’ai la désagréable sensation que l’islamisation de la société est en train d’avancer inexorablement et de nous mener vers une afghanisation inéluctable.</p>
<p>Il y a près d’un an, j’étais heureux de voir la liste de Fadhel Moussa remporter les élections municipales à l’Ariana. Je pensais naïvement que ça allait freiner cette islamisation forcée pendant quelques années. Malheureusement je m’étais lourdement trompé.</p>
<p>La municipalité de l’Ariana vient tout récemment d’attribuer des noms à certaines rues qui n’en portaient pas, ce qui est une bonne chose. Sauf que les noms sont écrits exclusivement en arabe. Autrement dit, si un des riverains doit recevoir un courrier d’un pays européen ou autre, il est dans l’obligation de demander à l’expéditeur d’écrire l’adresse en arabe! À moins de compter sur le postier pour qu’il fasse lui-même la traduction.</p>
<p>Ça aurait coûté quoi à la municipalité de mettre des plaques un peu plus grandes avec une double écriture en caractères arabes et en latins? Quelques dizaines de dinars tout au plus.</p>
<p>Malheureusement, populisme oblige, on préfère écrire en arabe seulement, sans se soucier des désagréments que cela pourrait poser aux résidents.</p>
<p>De plus en plus, je sens que ce pays n’est plus le mien!</p>
<p><em>* Médecin dermatologue de libre pratique.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HzjSeZY5p4"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/02/quand-hatem-trabelsi-part-en-guerre-contre-les-festivites-du-nouvel-an/">Quand Hatem Trabelsi part en guerre contre les festivités du nouvel an !</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand Hatem Trabelsi part en guerre contre les festivités du nouvel an ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/02/quand-hatem-trabelsi-part-en-guerre-contre-les-festivites-du-nouvel-an/embed/#?secret=tgL5ejq3E2#?secret=HzjSeZY5p4" data-secret="HzjSeZY5p4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PRPkYCnXSx"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/06/tunisie-les-medecins-en-prison-les-terroristes-a-la-maison/">Tunisie : Les médecins en prison, les terroristes à la maison !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les médecins en prison, les terroristes à la maison ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/06/tunisie-les-medecins-en-prison-les-terroristes-a-la-maison/embed/#?secret=EERslyjQ7r#?secret=PRPkYCnXSx" data-secret="PRPkYCnXSx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BfquSFyA9q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/17/les-medecins-tunisiens-brillent-a-letranger/">Les médecins tunisiens brillent à l’étranger</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les médecins tunisiens brillent à l’étranger » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/17/les-medecins-tunisiens-brillent-a-letranger/embed/#?secret=4k40z5Yosl#?secret=BfquSFyA9q" data-secret="BfquSFyA9q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/01/plaques-de-signalisation-et-islamisation-rampante-de-la-tunisie/">Plaques de signalisation et islamisation rampante de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Selon Bhiri, 80% des Tunisiennes sont contre l&#8217;égalité dans l&#8217;héritage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2019 14:40:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabisation]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine B'hiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le président du bloc parlementaire Ennahdha, Noureddine Bhiri, l&#8217;initiative législative relative à l&#8217;arabisation des panneaux urbains présentée par son bloc ne va pas diviser les Tunisiens, contrairement au projet de loi sur l&#8217;égalité dans l&#8217;héritage entre les deux sexes. «Nous sommes un peuple arabo-musulman. Cette initiative législative a été présentée par notre bloc parlementaire et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/25/selon-bhiri-80-des-tunisiennes-sont-contre-legalite-dans-lheritage/">Selon Bhiri, 80% des Tunisiennes sont contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-194976" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Noureddine-Bhiri.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Selon le président du bloc parlementaire Ennahdha, </strong></em><em><strong>Noureddine Bhiri, l&rsquo;initiative législative relative à l&rsquo;arabisation des panneaux urbains présentée par son bloc ne va pas diviser les Tunisiens, contrairement au projet de loi sur l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage entre les deux sexes.</strong></em><span id="more-194975"></span></p>
<p>«<em>Nous sommes un peuple arabo-musulman. Cette initiative législative a été présentée par notre bloc parlementaire et a été appuyée et soutenue par d&rsquo;autres blocs. Le sujet de l&rsquo;arabisation ne divise pas les Tunisiens, contrairement à celui de l&rsquo;égalité successorale entre l&rsquo;homme et la femme. Selon des sondages, près de 80% des Tunisiennes sont catégoriquement contre cette initiative</em>», a déclaré le député islamiste lors de son passage à « <em>Midi Show</em> » sur Mosaïque FM aujourd&rsquo;hui, vendredi 25 janvier 2019.</p>
<p>Sur un autre plan, l&rsquo;ancien ministre de la Justice sous le gouvernement de la<em> « troïka »,</em> la coalition dominée par les islamistes (janvier 2012-janvier 2014), a estimé que certaines parties essaient par tous les moyens de créer des problèmes au mouvement Ennahdha en  l&rsquo;accusant d&rsquo;être derrière l&rsquo;assassinat des dirigeants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, en 2013.</p>
<p>Le député, qui était sur la défensive après les révélations faites par le comité de défense des 2 martyrs, a, par ailleurs, tenté de faire diversion et de créer un écran de fumée, en s&rsquo;interrogeant, très opportunément, sur le mode de financement de ce comité et en accusant également de mensonge les avocats membres de ce comité. En d&rsquo;autres termes, il a préféré attaquer pour ne pas avoir à s&rsquo;expliquer sur les révélations faites par le comité et les preuves à charge présentées à la justice.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9MCg5lUOAF"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/24/initiative-legislative-dennahdha-pour-arabiser-les-panneaux-urbains/">Initiative législative d&rsquo;Ennahdha pour arabiser les panneaux urbains</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Initiative législative d&rsquo;Ennahdha pour arabiser les panneaux urbains » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/24/initiative-legislative-dennahdha-pour-arabiser-les-panneaux-urbains/embed/#?secret=qm8zLfAUsX#?secret=9MCg5lUOAF" data-secret="9MCg5lUOAF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8SjnzrnfFe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/19/comite-de-defense-belaid-brahmi-khedher-etait-membre-dennahdha/">Comité de défense Belaïd-Brahmi : Khedher était membre d&rsquo;Ennahdha</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comité de défense Belaïd-Brahmi : Khedher était membre d&rsquo;Ennahdha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/19/comite-de-defense-belaid-brahmi-khedher-etait-membre-dennahdha/embed/#?secret=tzS3D5OVc5#?secret=8SjnzrnfFe" data-secret="8SjnzrnfFe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="feJbifBv0H"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/meherzia-labidi-ennahdha-est-contre-legalite-dans-lheritage/">Meherzia Labidi : Ennahdha est contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Meherzia Labidi : Ennahdha est contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/meherzia-labidi-ennahdha-est-contre-legalite-dans-lheritage/embed/#?secret=hvdGsYh1Bq#?secret=feJbifBv0H" data-secret="feJbifBv0H" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/25/selon-bhiri-80-des-tunisiennes-sont-contre-legalite-dans-lheritage/">Selon Bhiri, 80% des Tunisiennes sont contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Initiative législative d&#8217;Ennahdha pour arabiser les panneaux urbains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 16:32:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Bouazzi]]></category>
		<category><![CDATA[arabisation]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Souad Abderrahim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les panneaux publicitaires et de signalisation sur les routes ou dans les espaces urbains devront être désormais en langue arabe, estime le bloc parlementaire du mouvement islamiste Ennahdha qui, à l&#8217;approche des élections, sort son arme fatale: la question identitaire.   Ce bloc a présenté aujourd&#8217;hui, jeudi 24 janvier 2019, une initiative législative à ce sujet, lors d&#8217;une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/24/initiative-legislative-dennahdha-pour-arabiser-les-panneaux-urbains/">Initiative législative d&rsquo;Ennahdha pour arabiser les panneaux urbains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-181754" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Députés-bloc-Ennahdha.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les panneaux publicitaires et de signalisation sur les routes ou dans les espaces urbains devront être désormais en langue arabe, estime le bloc parlementaire du mouvement islamiste Ennahdha qui, à l&rsquo;approche des élections, sort son arme fatale: la question identitaire.  </strong></em><span id="more-194746"></span></p>
<p>Ce bloc a présenté aujourd&rsquo;hui, jeudi 24 janvier 2019, une initiative législative à ce sujet, lors d&rsquo;une conférence de presse, à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>
<p>«<em>Nous obligerons les autorités tunisiennes à utiliser seulement la langue arabe. En ce qui concerne l&rsquo;éducation, à chaue niveau de l&rsquo;enseignement, il doit y avoir, pour commencer, au moins une matière matière enseignée en arabe. Le gouvernement doit préparer un programme spécial visant à généraliser graduellement la langue arabe à tous les niveaux et toutes les matières»</em>, a indiqué le député Habib Khedher, qui a insisté aussi sur la nécessité d&rsquo;interdire de mélanger dans une même phrase la langue arabe avec une langue étrangère, comme c&rsquo;est le cas dans les panneaux publicitaires.</p>
<p>«<em>Nous avons remarqué qu&rsquo;au cours de ces 5 dernières années, les gouvernements, précédents et actuels, n&rsquo;ont jamais présenté une telle proposition. Et c&rsquo;est pour cette raison que nous l&rsquo;avons fait»</em>, a ajouté M. Khedher.</p>
<p>La question de l&rsquo;arabisation des panneaux de signalisation et de publicité a été abordée récemment par Souad Abderrahim, la maire de la ville de Tunis, qui va désormais obliger les commerçants de la capitale à arabiser leurs enseignes, et ce pour renforcer, selon elle, l&rsquo;identité arabe chez les Tunisiens.</p>
<p><center><br />
<iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fanc.ennahdha%2Fvideos%2F296014587929888%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center><br />
Cette proposition, faite par Ahmed Bouazzi (Attayar) et acceptée par les autres membres du conseil municipal de Tunis, avait suscité une polémiques dans les milieux politiques et médiatiques.</p>
<p>Ennahdha cherche à l&rsquo;évidence, par une pareille manœuvre électorale, à rassurer ses électeurs, en leur faisant comprendre que le parti islamiste peut s&rsquo;allier aux progressistes, aux modernistes et aux laïcs, mais seulement sur certains sujets sans importance, par pure tactique politique, mais qu&rsquo;il reste ferme sur les questions de doctrine. D&rsquo;où ce nouveau recours à la question identitaire censée marquer la différence d&rsquo;Ennahdha.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y5JcGeDjbp"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/07/arabisation-des-enseignes-a-tunis-mme-abderrahim-nen-demord-pas/">Arabisation des enseignes à Tunis : Mme Abderrahim n&rsquo;en démord pas</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabisation des enseignes à Tunis : Mme Abderrahim n&rsquo;en démord pas » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/07/arabisation-des-enseignes-a-tunis-mme-abderrahim-nen-demord-pas/embed/#?secret=5b6P4Tp0Fr#?secret=y5JcGeDjbp" data-secret="y5JcGeDjbp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vkzgjPM86o"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/souad-abderrahim-decrete-les-enseignes-a-tunis-desormais-en-arabe/">Souad Abderrahim décrète : Les enseignes à Tunis désormais en arabe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souad Abderrahim décrète : Les enseignes à Tunis désormais en arabe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/souad-abderrahim-decrete-les-enseignes-a-tunis-desormais-en-arabe/embed/#?secret=r1AR9GteiS#?secret=vkzgjPM86o" data-secret="vkzgjPM86o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/24/initiative-legislative-dennahdha-pour-arabiser-les-panneaux-urbains/">Initiative législative d&rsquo;Ennahdha pour arabiser les panneaux urbains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Arabisation des enseignes à Tunis : Mme Abderrahim n&#8217;en démord pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 11:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabisation]]></category>
		<category><![CDATA[Souad Abderrahim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«C&#8217;est un conseiller de la municipalité de Tunis qui a proposé, en décembre 2018, l&#8217;idée de transcrire les enseignes de commerce en arabe. Ce n&#8217;est pas une proposition faite par un parti politique», a lancé Souad Abderrahim, mairie de la capitale. La dirigeante du mouvement islamiste Ennahdh a également expliqué, dans une déclaration à Express...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/07/arabisation-des-enseignes-a-tunis-mme-abderrahim-nen-demord-pas/">Arabisation des enseignes à Tunis : Mme Abderrahim n&rsquo;en démord pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-162977" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Souad-Abderrahim-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>«C&rsquo;est un conseiller de la municipalité de Tunis qui a proposé, en décembre 2018, l&rsquo;idée de transcrire les enseignes de commerce en arabe. Ce n&rsquo;est pas une proposition faite par un parti politique», a lancé Souad Abderrahim, mairie de la capitale.</em></strong><br />
<span id="more-192013"></span></p>
<p>La dirigeante du mouvement islamiste Ennahdh a également expliqué, dans une déclaration à Express FM, aujourd&rsquo;hui, lundi 7 janvier 2019, que la municipalité de Tunis défendra bec et ongle cette décision ayant été largement critiquée dans les médias et les réseaux sociaux. Les commerçants devront écrire en caractères arabes et latins le nom de leur enseigne, a-t-elle ajouté.</p>
<p>«<em>Franchement, je ne comprends pas pourquoi cette histoire a suscité une telle polémique. Est-ce par opposition à la mairie de Tunis ou par opposition à l&rsquo;arabisation?</em>», s&rsquo;est-elle interrogée.</p>
<p>Sur un autre plan, Mme Abderrahim a indiqué que la mairie de Tunis, en coordination avec l&rsquo;Agence tunisienne d&rsquo;internet (Ati), permettra bientôt aux Tunisiens de se connecter gratuitement au réseau wifi au centre-ville de Tunis.</p>
<p>Il est à rappeler qu&rsquo; $Ennahdha avait, lors des municipales de mai 2018, promis l&rsquo;accès gratuit au wifi dans les municipalités remportées par le mouvement islamiste.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QpJKXrXli3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/souad-abderrahim-decrete-les-enseignes-a-tunis-desormais-en-arabe/">Souad Abderrahim décrète : Les enseignes à Tunis désormais en arabe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souad Abderrahim décrète : Les enseignes à Tunis désormais en arabe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/04/souad-abderrahim-decrete-les-enseignes-a-tunis-desormais-en-arabe/embed/#?secret=MreYk49V2I#?secret=QpJKXrXli3" data-secret="QpJKXrXli3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kkw8apTvBc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/02/ghannouchi-wifi-gratuit-la-ou-ennahdha-remportera-les-municipales/">Ghannouchi : «Wifi gratuit là où Ennahdha remportera les municipales»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ghannouchi : «Wifi gratuit là où Ennahdha remportera les municipales» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/02/ghannouchi-wifi-gratuit-la-ou-ennahdha-remportera-les-municipales/embed/#?secret=ZkBXzwpieC#?secret=Kkw8apTvBc" data-secret="Kkw8apTvBc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/07/arabisation-des-enseignes-a-tunis-mme-abderrahim-nen-demord-pas/">Arabisation des enseignes à Tunis : Mme Abderrahim n&rsquo;en démord pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 11:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabisation]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Et Fathia Mzali. Dans cette lettre ouverte aux Tunisiens, les enfants de Mohamed Mzali rétablissent la vérité sur le parcours et les idées de l’ancien Premier ministre, dont l’action politique reste entachée d’«omissions des cyniques» et de «manipulations des faussaires de l’histoire.» «La calomnie se discrédite par l&#8217;exagération et s’use par la redite(1)» Nous,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-138126" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Fathia-et-Mohamed-Mzali.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mohamed Et Fathia Mzali.</em></p>
<p><em><strong>Dans cette lettre ouverte aux Tunisiens, les enfants de Mohamed Mzali rétablissent la vérité sur le parcours et les idées de l’ancien Premier ministre, dont l’action politique reste entachée d’«omissions des cyniques» et de «manipulations des faussaires de l’histoire.»</strong> </em></p>
<p><span id="more-146967"></span></p>
<p><em>«La calomnie se discrédite par l&rsquo;exagération et s’use par la redite(1)»</em></p>
<p>Nous, les membres de la famille de feu Mohamed Mzali, ancien Premier ministre, voulons exprimer notre indignation à l’égard de ceux qui persistent à dénaturer ses idées et à semer le doute quant à son parcours de militant politique et d’homme de culture.</p>
<p>Nous prenons l’opinion publique à témoin pour que cesse cette injustice flagrante contre un patriote qui a passé toute sa vie à œuvrer pour le bien de son pays, fidèle aux idéaux pour lesquels Bourguiba et ses compagnons ont combattu.</p>
<p>À ce titre, permettez-nous d’apporter quelques précisions pour lever toute ambiguïté entretenue à ce sujet par quelques adversaires politiques incultes ou pervertis:</p>
<h3>1. L’arabisation :</h3>
<p>Il est à rappeler que notre père avait dirigé le ministère de l’Education nationale à deux reprises pour une très courte période (du 27/12/1969 au 12/6/1970 et du 29/10/1971 au 17/3/1973), puis du 31/5/1976 au 25/4/1980, sans avoir la latitude ni la marge de manœuvre pour concevoir ou engager des réformes fondamentales, notamment pour l’arabisation des programmes. Ce n’est pas que le fait d’arabiser soit contestable, mais ce sont les faits.</p>
<p>Il convient aussi de rappeler que le thème de l’arabisation apparaît, qu’on le veuille ou non, aux deux extrémités du champ politique au cours de la lutte pour l’indépendance, puis juste après au sujet de la nécessité d’arabiser l’administration et l’enseignement.</p>
<p>L’administration a été arabisée en commençant par les ministères de la Justice et de l’Intérieur. Mahmoud Messadi avait écrit en 1947 que <em>«le courant actuel de la nation tunisienne vers l’élaboration d’un enseignement primaire et secondaire arabo-musulman et moderne simultanément, s’affermit de jour en jour»</em>(2).</p>
<p>Le leader Habib Bourguiba avait tranché dans son discours à l’école de Sadiqi, le 25 juin 1958, lorsqu’il a dit: <em>«Je veux vous signaler que l’enseignement secondaire sera orienté vers l’arabisation et l’utilisation de la langue arabe, pour toutes les matières, sauf si cela s’avérait nécessaire et pour une période temporaire, la langue française sera utilisée pour bénéficier des possibilités qui nous sont offertes, en attendant la mise en place des écoles de formation indispensables et les cadres nécessaires pour l&rsquo;enseignement en langue arabe dans toutes les matières»(</em>3).</p>
<p>Toutefois, contrairement à ce qui est ressassé par certains, qui colportent des calomnies quant à une supposée responsabilité exclusive de Mohamed Mzali dans l’arabisation, comme approche pour crédibiliser l’accusation d’avoir préparé le terrain à l’intégrisme religieux, il faut souligner que c’est Driss Guiga, ancien ministre de l’Education nationale (3 ans et 5 mois, du 17/3/1973 au 31/5/1976) qui décida l’arabisation de la philosophie, puis des mathématiques à l’école primaire (Cf. Journal Officiel 1976) pour des raisons confuses.</p>
<p>Il est également utile de préciser qu’il y eut au moins 22 ministres à la tête de ce département depuis 1980 (c’est à dire tout au long de 38 ans !), dont Mohamed Charfi (11/4/1989 au 20/5/1994) sous le régime de Ben Ali, pour mener une entreprise à la fois idéologique et académique (loi d’orientation de 1991, les grandes lignes seront poursuivies par son successeur en 2002). Cette loi d’orientation a confirmé l’arabisation totale de l’école primaire et du collège, tout en rétablissant l’enseignement du français comme langue étrangère à partir de la troisième année de la scolarité obligatoire; par ailleurs, l’arabe redevient au lycée la langue d’enseignement des sciences, de l’économie et des techniques !!! Toute une génération au moins est le produit édifiant de cette réforme.</p>
<p>Alors, comment concevoir que ce qui aurait été fait prétendument 40 ans auparavant (période 1970-1980) puisse avoir des effets sur des élèves qui avaient intégré l’école au cours des années 90 (après le passage de M. Charfi et ses successeurs) et qui sont au moins âgés de 25 ans aujourd&rsquo;hui !</p>
<p>On est raisonnablement en droit de douter des visées réelles de ce véritable acharnement dont l’argumentation ne résiste pas à une analyse scrupuleuse et équitable des faits.</p>
<p>L’ancien président Ben Ali, qui avait conspiré pour écarter Mohamed Mzali (et Habib Bourguiba), puis l’avait persécuté ainsi que tous les membres de sa famille, avait enclenché sa machine de propagande durant deux décennies pour accréditer cette rengaine qui est reprise encore par quelques affidés et par certains esprits fragiles qui excellent dans le psittacisme, à savoir : Mzali = arabisation = <em>«Fanatisme religieux»</em>. Les vraies raisons de sa disgrâce en 1986 sont occultées, alors qu’elles sont dues aux ingérences étrangères.</p>
<p>Lors de nos discussions familiales, le souci de notre père était de veiller à la sauvegarde de l’identité tunisienne et de la souveraineté de notre pays. Il nous parlait de l’importance de l’identité culturelle pour un peuple donné, qui est arabo-musulmane pour les Tunisiens, sans pour autant négliger les différents apports qu’elle a intégrées à des degrés divers et qui forment une synthèse de la personnalité tunisienne (amazighe, punique, romaine, chrétienne&#8230;).</p>
<p>Il nous disait : <em>«Regardez comment les Français sont soucieux de leur langue et comment ils contrôlent l’intrusion de l’anglais! Un peuple ne peut être fier que lorsqu’il sauvegarde sa langue et son identité»</em>. Ce qui n’empêchait pas, loin s’en faut, de maintenir et consolider l’enseignement du français et de l’anglais (le lycée pilote de l&rsquo;Ariana, fondé sous son gouvernement le 15 septembre 1983, l’enseignement y était donné en anglais,), qui offraient selon lui une ouverture sur les sciences et les autres civilisations.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-138138" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Fathia-Mzali.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<h3>2. Le prétendu soutien à l’islamisme :</h3>
<p>Ceux qui invoquent ce sujet feignent d’ignorer que M. Mzali est foncièrement démocrate ce dont témoigne sa formation et ses écrits depuis l’indépendance (<em>‘‘La démocratie’’</em>, éditions Al Baath, Tunis, mars 1956).</p>
<p>Premier ministre, il persuada Bourguiba de la nécessité d’organiser des élections législatives, démocratiques et transparentes. Il fit tout ce qu’il pouvait pour permettre la participation de tous les mouvements politiques, entre autres le courant islamiste. En famille, il nous disait que la tenue des élections de 1981 aiderait à sauver l’héritage bourguibien du naufrage autocratique dans lequel il s’est enfermé et qui était de plus en plus récusé par les Tunisiens.</p>
<p>Quand il rentrait à la maison, il disait que cette amorce d’un renouveau tunisien avait l’aval de Bourguiba. Malheureusement, il fut saboté par les caciques les plus indignes du système et les élections furent dénaturées pour faire échouer tout le projet. D’ailleurs, Ahmed Mestiri, avec lequel notre père entretenait des relations courtoises et suivies, avait bien compris ce qui s’était passé et avait titré la une du journal <em>‘‘L&rsquo;Avenir’’</em> : <em>«J’accuse le ministre de l’Intérieur»</em>, qui était alors Driss Guiga.</p>
<p>Il est utile de noter que notre père, bien que désigné constitutionnellement pour succéder à Bourguiba et qu’il lui suffisait donc de laisser le temps s’écouler pour devenir président de la république, avait osé prendre le risque d’organiser des élections législatives qu’il voulait transparentes et loyales, ce qui pouvait l’exposer à perdre son avantageux statut. Combien de fois, nous assurait-il, qu’au cas où il succéderait à Bourguiba, il organiserait, dans l’année qui suivrait, des élections présidentielles, s’engageant à se soumettre au résultat des urnes. En homme de conviction, il aimait à répéter une phrase : <em>«Fais ce que tu dois, advienne que pourra !».</em></p>
<p>Au cours de son exil forcé, M. Mzali rencontrait tous ceux qui s’opposaient au régime corrompu de Ben Ali, toutes tendances politiques confondues. C’étaient des rencontres cordiales et d’échange d’idées sur la situation politique et sociale en Tunisie.</p>
<p>Parmi ces opposants, il y avait évidemment les islamistes. Même si ces derniers ne partageaient pas les mêmes convictions que M. Mzali, ils avaient du respect pour lui (identité arabo-musulmane, pluripartisme, liberté d’expression, tentative d’élections législatives libres et transparentes&#8230;).</p>
<p>On reprocha cette ouverture d’esprit de notre père vis-à-vis de tous les acteurs politiques, y compris les islamistes, dont le seul mobile est une consécration de la démocratie dans la vie publique. Alors que Ben Ali s’était servi des errements islamistes pour s’emparer du pouvoir, puis il les utilisa au début de son premier mandat, pour les pourchasser et par un retournement calculé il entama finalement de discrets conciliabules pour leur réinsertion à partir de la deuxième moitié des années 2000.</p>
<p>Sitôt après la chute du régime le 14 janvier 2011, les politiques qui s’étaient trouvés à la tête du pays s’empressèrent de pactiser avec Ennahdha avec les résultats que tout un chacun constate !</p>
<p>Ironie de l’histoire diront certains, que de temps perdu diront d’autres !</p>
<p><em>In fine</em>, ramener l’émergence du mouvement islamiste en Tunisie aux desiderata de notre père, pour le discréditer, est une construction d&rsquo;un esprit bien facétieux(4).</p>
<h3>3. Ses sympathies politiques :</h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-146970 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/un-premier-ministre-de-bourguiba-temoigne.png" alt="" width="200" height="298" />Nous avons été étonnés il y a quelques mois de lire sur un journal de la place que notre défunt père avait une prétendue <em>«filiation intellectuelle»</em> avec le leader Abdelaziz Thalbi !</p>
<p>Jamais nous n’entendîmes notre père citer ou parler de Thalbi en tant que référence. Il n’évoquait, ne se référait et ne s’inspirait que du leader Habib Bourguiba. Notre but n’est de pas de dénier les qualités du grand chef historique que fut Thalbi, mais simplement de rappeler et clarifier le cadre, voire les axes directeurs de la pensée de feu M. Mzali, en nous basant sur ses dires, ses actes et ses écrits pour mettre fin à la confusion que de désinvoltes néophytes de la politique tentent d&rsquo;entretenir sciemment dans les esprits.</p>
<p>Il serait pourtant plus aisé de vérifier cette hypothétique proximité intellectuelle ou idéologique, en se référant notamment à son livre <em>‘‘Un Premier ministre de Bourguiba témoigne’’</em>, ou de lire les écrits de Béchir Ben Slama, ancien ministre de la Culture, son compagnon de route de près d’un demi-siècle, frère d’esprit, co-fondateur de la revue <em>‘‘El Fikr’’,</em> qui était le véritable témoin de l’héritage intellectuel de feu M. Mzali.</p>
<p>Il serait long d’aborder les épisodes de la pénible traversée qui va de l’emprisonnement injuste et de la torture de plusieurs membres de sa famille au harcèlement méthodique de plusieurs de ses collaborateurs et amis sans parler de la spoliation de ses biens&#8230;</p>
<p>Notre but aujourd’hui est de lancer un appel aux consciences vives du pays et aux patriotes qui savent distinguer les vrais bâtisseurs de la Tunisie de ceux qui furent des opportunistes et des intrigants, pour mettre le holà à ce dénigrement continu d’un homme occupé qu’il était sa vie durant à agir du mieux qu’il pouvait pour son pays.</p>
<p>Quant aux détenteurs du pouvoir actuel, il est temps qu’ils prennent l’initiative de se rattraper pour réhabiliter l’image de Mohamed Mzali qui a subi avec sa famille les avanies du régime de Ben Ali, en se montrant équitable envers cet homme d’Etat qui a servi son pays avec abnégation et patriotisme, qui s’est conduit en disciple de Bourguiba, tout en essayant de réformer le système de l’intérieur et de promouvoir l’identité tunisienne et la fierté d’être Tunisien, sans parler de son apport dans le monde de la culture, du sport et de l&rsquo;olympisme.</p>
<p>Il est curieux de constater que le pouvoir actuel n’ait ni agi pour rétablir son image, ni pour accepter de s’associer à la célébration du 60e anniversaire de la revue <em>‘‘El Fikr’’</em> (alors qu’une lettre a été transmise au président de la république actuel par Béchir Ben Slama), ni pour exprimer comme il se doit sa compassion lors des funérailles de la militante Fathia Mzali, Bourguibiste de la première heure et l&rsquo;une des pionnières de la défense des droits de la femme en Tunisie.</p>
<p>Malgré ces manquements au devoir de mémoire de certains dirigeants, méconnaissant que le rapport au passé a toujours été au centre de la construction des identités et de la cohésion d’un peuple, nous sommes sûrs, ainsi que beaucoup de Tunisiens biens avisés, qu’un jour ou l’autre, toute la vérité sera rétablie sur la valeur et l’apport de l’homme d’Etat que fut notre père, malgré les omissions des cyniques et les manipulations des faussaires de l’histoire.</p>
<p>Une question que notre famille entend poser aujourd’hui aux Tunisiens après une trentaine d’années de représailles, de calomnies et d’injustices, fruits d’intrigues à ce jour imparfaitement éclaircies : est ce ainsi que la Tunisie récompense un de ses fils parmi les plus méritants?</p>
<p><em><strong>Notes :</strong></em><br />
<em>1 &#8211; Émile de Girardin ; Pensées et maximes.</em><br />
<em>2 &#8211; Revue ‘‘Al Mabaheth’’, n° 42/43, septembre/octobre 1947.</em><br />
<em>3 &#8211; Discours du 25 juin 1958.</em><br />
<em>4 &#8211; Selon Vincent Geisser, «le parti naît à la fin des années 1970 [&#8230;] Il est, au départ, dans la mouvance des Frères musulmans».</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xrHXX7VhSv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/12/tunisie-deces-de-lancienne-ministre-fathia-mzali/">Tunisie : Décès de l&rsquo;ancienne ministre Fathia Mzali</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Décès de l&rsquo;ancienne ministre Fathia Mzali » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/12/tunisie-deces-de-lancienne-ministre-fathia-mzali/embed/#?secret=1D07yCHBqC#?secret=xrHXX7VhSv" data-secret="xrHXX7VhSv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Plaidoirie pour la réhabilitation du français en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2017 12:57:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le français n’est plus la langue du colon que l’on s’approprie, elle est devenue la nôtre en tant que Tunisiens, mais les Tunisiens francophones sont une minorité ostracisée. Par Mohamed Sadok Lejri * La place de langue française en Tunisie est un sujet qui soulève les passions et les virulentes réactions suscitées par l’intervention du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-106771" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Je-parle-francais-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le français n’est plus la langue du colon que l’on s’approprie, elle est devenue la nôtre en tant que Tunisiens, mais les Tunisiens francophones sont une minorité ostracisée.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>
<p><span id="more-106718"></span></p>
<p>La place de langue française en Tunisie est un sujet qui soulève les passions et les virulentes réactions suscitées par l’intervention du gouverneur de Sousse, dans le cadre de la cérémonie de commémoration du premier anniversaire de l&rsquo;attentat de Nice, vendredi 14 juillet 2017, ne font que le confirmer.</p>
<p><strong>L’«ingratitude linguistique</strong></p>
<p>Personnellement, je suis toujours stupéfait de voir des Tunisiens francophones trahir une langue aussi prestigieuse que la langue française d’une manière aussi inconsidérée, et cela, en alléguant le respect de la langue nationale, la seule langue qui ne doit en aucun cas être maltraitée, et en appelant à substituer l’anglais au français prétextant l’indéniable hégémonie de la langue anglaise sur le monde.</p>
<p>Ces ingrats dénigrent, non sans une certaine allégresse, la langue française en faveur de la prétendue authenticité de l’arabe et des <em>«vertus utilitaires»</em> de l’anglais. Ces adeptes de l’<em>«ingratitude linguistique»</em> doivent comprendre que le français est une langue à laquelle des gens comme eux n’auraient jamais pu s’élever en d’autres temps et que leur francophonie correspond davantage à un accident de l’Histoire qu’à un réel mérite.</p>
<p>En même temps, les amoureux de la langue française n’ont de cesse de recourir à la sempiternelle citation de Kateb Yacine (<em>«La langue française est un butin de guerre»</em>), alors que celle-ci est désormais frappée de caducité car la langue française n’est plus la langue du colon que l’on s’approprie, elle est aussi devenue notre langue à nous Tunisiens. Aujourd’hui, elle fait partie intégrante de notre identité et elle appartient autant aux Français qu’aux Tunisiens.</p>
<p>En Tunisie, la revendication des francophones n’est pas prise au sérieux, elle est méprisée par le commun des Tunisiens sous prétexte que les francophones appartiennent à une élite <em>«déracinée»</em> dont le seul but est de vivre à la Française.</p>
<p><strong>Une minorité en souffrance</strong></p>
<p>Certes, les francophones constituent aujourd’hui une minorité en Tunisie, mais c’est une minorité qui a droit à son combat identitaire. Or ce combat est totalement nié aujourd’hui parce que l’on considère encore que les francophones constituent cette minorité élitiste, méprisante et arrogante qui est toujours au pouvoir et qui exerce toutes les fonctions honorifiques, alors que la réalité est toute autre.</p>
<p>En effet, en Tunisie, la minorité francophone est en souffrance et n’a pas le droit à sa revendication identitaire.</p>
<p>Depuis l’arabisation de l’administration et du programme scolaire, les Tunisiens francophones se sont trouvés exclus de domaines divers. Ils ne peuvent intégrer la fonction publique, faire de la politique ou se destiner à une carrière de juristes, lesquels interdisent l’usage de la langue française sous le prétexte fallacieux de souveraineté national. A part une ou deux matières, ils ne peuvent envisager une carrière dans l’enseignement car la plupart des matières ont été arabisées. Ils n’ont même plus le droit d’aspirer à devenir journalistes car c’est un secteur où les médias d’expression française (tous médias confondus) se comptent sur les doigts d’une main.</p>
<p>Les Tunisiens francophones forment, aujourd’hui, une minorité qui est intellectuellement opprimée et qui se sent de plus en plus marginalisée, voire ostracisée, dans son propre pays. La défense de la langue française est devenu un combat identitaire, elle apparaît désormais comme une lutte existentielle.</p>
<p>On nous demande tous les jours, implicitement et sournoisement, de ravaler notre fierté de francophones sous peine d’être taxés de <em>«déracinés»</em>, de <em>«nostalgiques du colonialisme»</em> et d’<em>«orphelins de la France coloniale»</em> ou d’aller vivre en France si cela ne nous plaît pas.</p>
<p>Eh bien, ce pays nous appartient autant qu’à n&rsquo;importe quel Tunisien arabophone et nous lutterons jusqu’au dernier soupir pour que la langue française soit davantage intégrée à la vie quotidienne, ainsi que dans les institutions publiques et instances officielles…</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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