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	<title>Archives des architectes - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des architectes - Kapitalis</title>
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		<title>Les ordres professionnels en Tunisie &#124; Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 08:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les ordres professionnels en Tunisie rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/les-ordres-professionnels-en-tunisie-corps-intermediaires-ou-corporations-liberticides/">Les ordres professionnels en Tunisie | Corps intermédiaires ou corporations liberticides ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les ordres ne se contentent pas de refléter une profession, ils en imposent aussi la forme. Pensés comme garants de l’éthique et protecteurs du public, ils prétendent jouer le rôle de corps intermédiaires entre l’État et les citoyens. Mais leur vice originel réside dans le pouvoir disciplinaire qu’ils s’attribuent : conseils, chambres, juridictions internes capables de suspendre ou de radier un membre, et donc de lui retirer non seulement le droit d’exercer mais, dans certains cas, l’accès même à des droits sociaux. Dès lors, une question s’impose : les ordres professionnels sont-ils encore des médiateurs démocratiques ou bien des institutions liberticides, héritières des corporatismes autoritaires ?</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17607918"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’histoire des ordres professionnels ne commence pas avec les lois modernes, mais dans les ruelles des souks. Dans le monde arabo-musulman, l’<em>amīn</em> incarnait une figure pivot : chef de métier, arbitre des conflits, garant de la qualité des produits et représentant du corps des artisans auprès des autorités. Son pouvoir n’était pas écrit dans la loi mais reconnu dans la coutume.</p>



<p>À l’opposé, l’Europe moderne connaît un autre chemin : les corporations abolies en 1791 réapparaissent sous la forme d’ordres professionnels obligatoires, particulièrement dans les régimes autoritaires du XX<sup>e</sup> siècle (Italie fasciste, Espagne franquiste, France de Vichy). Les conseils de discipline devinrent alors des instruments de mise au pas idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre comme instrument du pouvoir</h2>



<p>Au XX<sup>e</sup> siècle, les ordres se transforment en relais disciplinaires. En Italie fasciste et en Espagne franquiste, ils deviennent des organes soumis à l’État. En France de Vichy, Pétain crée l’Ordre des médecins, l’Ordre des architectes et renforce celui des pharmaciens : une organisation unique et obligatoire pour neutraliser syndicats et professions libres.</p>



<p>La Tunisie indépendante reprend cette logique avec son obsession de l’unicité : un parti unique, un syndicat unique, et des ordres uniques. La loi n°74-46 du 22 mai 1974 créant l’Ordre des architectes illustre ce centralisme : nul ne peut exercer hors du tableau de l’Ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas de l’Ordre des architectes</h2>



<p>L’Ordre des architectes de Tunisie concentre des fonctions professionnelles, disciplinaires et sociales. L’article 2 de la loi de 1974 rend l’appartenance obligatoire. Elle institue un Conseil et une Chambre de discipline, et le Code de 1983 précise les sanctions (suspension, radiation, publication au tableau). L’architecte doit faire preuve de déférence envers le Conseil (art. 53) et payer ses cotisations sous peine de manquement grave (art. 57-58). La coopérative, gérée par le président de l’Ordre, conditionne la couverture sociale à l’appartenance. Ainsi, l’architecte n’existe ni professionnellement ni socialement en dehors de l’Ordre.</p>



<p>Les ordres rassurent par la promesse d’un encadrement, mais inquiètent par le risque d’un étouffement. Le cas tunisien montre que derrière l’idéal d’un corps intermédiaire protecteur se cache une institution potentiellement liberticide. La question reste ouverte : voulons-nous des ordres qui protègent les citoyens en encadrant les professions, ou des forteresses qui prolongent le centralisme et reproduisent l’autorité ? Il y a un équilibre à trouver pour éviter les excès d’<em>«ordre»</em>. Car l’<em>«ordre»</em> est toujours une affaire de pouvoir : qui ordonne, qui juge, et donne le droit d’exister.</p>



<p><em>* Architecte.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rD2RBOSbJA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/">Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une refondation de l’Ordre des architectes tunisiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/pour-une-refondation-de-lordre-des-architectes-tunisiens/embed/#?secret=SIMNVh5HYE#?secret=rD2RBOSbJA" data-secret="rD2RBOSbJA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2025 12:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[loi du silence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La profession d'architecte en Tunisie est devenue une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/">Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il fut un temps où l’on parlait de confraternité. D’un lien noble, fondé sur le respect, la compétence, la solidarité entre pairs. Aujourd’hui, le mot a changé de sens. Ce n’est plus un serment d’éthique : c’est une promesse de silence.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-17171868"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Dans notre milieu, la profession se transforme peu à peu en une grande famille recomposée, avec ses mariages arrangés, ses pactes de sang et ses secrets bien gardés. On ne défend plus un métier, on protège les siens. Le cousin, le gendre, le camarade de promo. Ceux du réseau. Ceux du <em>«groupe»</em>. Ceux qui font semblant d’être en désaccord, mais se retrouvent à chaque commission.</p>



<p>Ce n’est plus une institution, c’est un mariage permanent. Une tribu urbaine où l’Ordre agit comme une belle-famille : autoritaire, opaque, conservatrice. On distribue les projets comme des dots, on fait passer les concours comme des alliances, et on couvre les fautes comme on étouffe un scandale dans un souper.</p>



<p>Et gare à celui qui ose parler. Une règle tacite règne, une loi du silence qu’on n’ose même plus questionner : ne pas laver le linge sale en public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des logiques claniques</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Briser cette règle, c’est commettre une profanation. C’est trahir une sorte de serment d’adhésion non écrit, hérité des logiques claniques: <em>«Tais-toi, même si tu sais»</em>. Celui qui la transgresse reçoit, symboliquement, le baiser de la mort : mise à l’écart, harcèlement, boycott. Il devient persona non grata dans les cercles.</p>



<p>Certains diront : <em>«Mais il y a des conflits ! Les architectes se déchirent !»</em></p>



<p>Oui. Mais comme dans toute famille toxique, ce sont des disputes de pouvoir, pas des débats de fond. Ce sont des conflits de sang, pas d’idées.</p>



<p>On se bat pour un strapontin, qu’on imagine trône. Il faut donc qu’il rapporte quelque chose — autrement, pourquoi tant de rage pour l’atteindre? Sûrement qu’il y a du prestige, mais aussi du pouvoir, des passe-droits, des marchés à orienter, et parfois, appelons les choses : des rétrocommissions à blanchir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tsvNE8z8Cy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=b6yFtAhAIw#?secret=tsvNE8z8Cy" data-secret="tsvNE8z8Cy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Chacun cherche à se rapprocher du <em>«principe»</em>, du centre, de ce feu tiède où se brassent les appels d’offres, les signatures et les petits arrangements. Et pour cela, beaucoup acceptent de devenir de simples lurons : amuseurs dociles, instruments décoratifs d’un pouvoir clanique.</p>



<p>Mais ce n’est pas tout. Il faut appeler les choses par leur nom : Le corporatisme est pour une société ce que la lèpre est pour la peau. Il ronge lentement les corps vivants de la démocratie. Il isole, il anesthésie, il déforme. Il protège les plus forts et invisibilise les plus justes.</p>



<p>Sur les plateaux d’une balance symbolique, il y a les corporations, souvent de confession fasciste, repliées, violentes, intouchables. Et de l’autre côté, les citoyens : désarmés, moqués, assignés à se taire.</p>



<p>Et ce n’est pas qu’un problème moral, c’est aussi un ratage économique.</p>



<p>Quand un architecte s’accroche au gain facile, à l’appel d’offres biaisé, au projet politique, il doit ensuite le blanchir. Il exfiltre l’argent hors des circuits productifs : achat d’un terrain au nom de la belle-famille, rénovation d’un bien sous couvert, consommation de luxe.</p>



<p>Cet argent ne crée aucune plus-value. Il ne retourne jamais à la communauté. Il est capté, figé, stérilisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poison lent du corporatisme</h2>



<p>Le corporatisme, contrairement à ce qu’on croit, bloque la circulation des richesses. Il n’est pas moteur de développement : il en est le poison lent.</p>



<p>Et la culture dans tout cela ?</p>



<p>Elle devient une caution décorative, un outil de valorisation pour les puissants, un prétexte pour des projets sans âme. L’État s’imagine qu’elle pourra servir à décorer le néant, stabiliser un peu de paix sociale, attirer l’œil de quelque mécène étranger. Mais la vérité, c’est que cette politique culturelle est un échec intégral.</p>



<p><em>«La crise consiste précisément dans le fait que l&rsquo;ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître. Dans cet interrègne surgissent les phénomènes morbides les plus variés»</em>, disait Antonio Gramsci.</p>



<p>Nous y sommes. L’ancien monde refuse de mourir. Le nouveau est encore sans voix. Et entre les deux, surgissent les formes morbides : les clans professionnels, les postures creuses, les médiocres qui s’accrochent aux titres sans jamais porter le moindre projet vivant.</p>



<p>Alors il faut choisir. Soit on se tait et on mange avec eux, soit on parle et on construit contre eux.</p>



<p>Moi, j’ai choisi. Je suis architecte, oui — mais je suis d’abord citoyen. Et ce n’est pas dans une réunion de famille que je veux exercer ma parole.</p>



<p><em>* Architecte.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VRP4d3sfe8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/">La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La responsabilité de l’architecte face au paysage urbain dégradé en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/la-responsabilite-de-larchitecte-face-au-paysage-urbain-degrade-en-tunisie/embed/#?secret=Ec9ZdZq51z#?secret=VRP4d3sfe8" data-secret="VRP4d3sfe8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/08/les-architectes-en-tunisie-une-famille-trop-soudee/">Les architectes en Tunisie, une famille… trop soudée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Débat à la Cité des Sciences de Tunis : «Territoire et alternatives»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/debat-a-la-cite-des-sciences-de-tunis-territoire-et-alternatives/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 06:01:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amor Khouja]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
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		<category><![CDATA[Salsabil Klibi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evénement intitulé «Territoire et alternatives» à la Cité des Sciences de Tunis le vendredi 22 novembre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/debat-a-la-cite-des-sciences-de-tunis-territoire-et-alternatives/">Débat à la Cité des Sciences de Tunis : «Territoire et alternatives»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’association Architectes Citoyens, qui rassemble des professionnels engagés pour une architecture porteuse de transformation sociale et urbaine, organise un événement intitulé «Territoire et alternatives» à la Cité des Sciences de Tunis le vendredi 22 novembre à partir de 14h30.</em></strong> <em>(Illustration : Chamakh Bouslama).</em></p>



<span id="more-14534834"></span>



<p>En ouverture, Chamakh Bouslama présentera son film <em>‘‘Emna’’.</em> A travers une réflexion sur l’exil ou la dépression, le cinéaste explore ce que pourrait être un territoire alternatif, un espace où la matière, les mots, les cultures et les frontières physiques deviennent secondaires, permettant d’envisager une communication et une compréhension intuitives.</p>



<p>Prennent part au débat des experts venus de domaines divers pour croiser leur réflexion sur l’espace, le territoire, l’urbanisme et l’architecture. On en citera Leila Ammar, architecte enseignante, Moez Bouraoui, urbaniste enseignant, Kouraich Jaouahdou, activiste pour la démocratie participative, Hamadi Ben Jaballah, philosophe enseignant, Mohamed Kerrou, sociologue enseignant, Amor Khouja, architecte, Salsabil Klibi, &nbsp;juriste enseignante, Jeorge Riesen, psychothérapeute (Suisse), Rafaa Tabib, géopoliticien enseignant, et Houcine Tlili, historien de l’art. &nbsp;</p>



<p>La manifestation est organisée en partenariat avec l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU) et l’Ordre des architectes de Tunisie (OAT). &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/05/debat-a-la-cite-des-sciences-de-tunis-territoire-et-alternatives/">Débat à la Cité des Sciences de Tunis : «Territoire et alternatives»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour la création d’un ministère de la ville en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/25/pour-la-creation-dun-ministere-de-la-ville-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Aug 2024 09:35:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
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		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[construction anarchique]]></category>
		<category><![CDATA[maîtres d’ouvrage]]></category>
		<category><![CDATA[paysage urbain]]></category>
		<category><![CDATA[permis de bâtir]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vers la création d'un ministère dédié à la ville pour mettre fin au fléau de la construction anarchique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/25/pour-la-creation-dun-ministere-de-la-ville-en-tunisie/">Pour la création d’un ministère de la ville en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tout le monde s’accorde à reconnaître le chaos qui règne dans nos villes et villages, et pourtant, au-delà des lamentations, personne n’agit. Ce n’est pourtant pas l’armature juridique qui manque pour cela, comme en témoigne le Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (Catu).</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Bellagha</strong> *</p>



<span id="more-13851166"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’article 86 de ce code stipule: <em>«Sont poursuivis devant les juridictions compétentes les maîtres d’ouvrage ainsi que les architectes et les entrepreneurs ou toute personne chargée de l’exécution de travaux entrepris en infraction aux dispositions ou aux servitudes relatives à la situation de la construction, à sa hauteur, à la superficie à construire, ou à l’alignement à observer, si la construction est en bordure d’une route ou d’équipements publics. Les contrevenants aux dispositions visées à l’alinéa premier du présent article sont passibles d’une amende dont le montant varie entre cinq cents (500) dinars et cinq mille (5 000) dinars.»</em></p>



<p>Cependant, l’application de ces dispositions est entravée par le cartel des agents municipaux. Cela nous conduit à proposer que le Catu soit placé sous la tutelle d’un nouveau département, car ni le ministère de l’Équipement, héritier des Travaux Publics, ni celui de l’Intérieur n’ont réussi à assainir nos agglomérations.</p>



<p>Une décision politique de haut niveau doit être prise. La mainmise du cartel des permis de bâtir est facile à combattre, mais la volonté politique fait défaut. En effet, s’opposer à ces fonctionnaires les empêcherait de compléter leurs revenus. Pourtant, la solution existe. Le même Catu oblige tous les maîtres d’ouvrage à obtenir un permis de bonne exécution conforme au permis de bâtir.</p>



<p>Le politique empêche par sa nonchalance les architectes d’agir véritablement sur le paysage urbain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uj82DoUGvE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/ghar-el-melh-chronique-dun-riche-patrimoine-massacre/">Ghar El-Melh : Chronique d&rsquo;un riche patrimoine massacré</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ghar El-Melh : Chronique d&rsquo;un riche patrimoine massacré » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/12/ghar-el-melh-chronique-dun-riche-patrimoine-massacre/embed/#?secret=ZRibbrA7IK#?secret=uj82DoUGvE" data-secret="uj82DoUGvE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces derniers jours, j’ai reçu comme invitée une étudiante belge, amie de ma fille. Bien sûr, je lui ai fait visiter uniquement nos quartiers cossus. Elle trouve notre pays chaleureux, accueillant et surtout beau. Cela démontre que la faute ne vient pas des architectes, mais d’un laxisme général qui est devenu une culture.</p>



<p>Chaque architecte a suivi au moins six années d’études rigoureuses et coûteuses, souvent ponctuées de nuits blanches. Pourtant, en fin de compte, beaucoup se retrouvent face à l’échec. Il faut admettre que nous sommes dans une crise culturelle, et non économique.</p>



<p>Le sommet du pouvoir nous parle de construire ce pays. Je me demande comment cela est-il possible sans les bâtisseurs des civilisations. Nous ne voulons pas devenir comme les pays du Golfe, mais plutôt rester un beau pays construit par ses enfants, avec les moyens dont ils disposent. Malheureusement, d’autres pays profitent de nos compétences qui sont contraints d&rsquo;émigrer.</p>



<p>Monsieur le Président, nous vous demandons de prendre la sage décision de créer un ministère dédié à la ville, car constitutionnellement, vous êtes le seul à en avoir le pouvoir. Ce ministère pourrait combattre définitivement le marasme de la construction anarchique que nous vivons.</p>



<p>Monsieur le président, marquez votre époque en devenant le premier président de ce pays à se soucier du bien-être de ses concitoyens.</p>



<p><em>* Architecte citoyen.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Xs34Aa04Hn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/">Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : A propos des démolitions de constructions anarchiques à Sousse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/08/tunisie-a-propos-des-demolitions-de-constructions-anarchiques-a-sousse/embed/#?secret=yN25OlVGgF#?secret=Xs34Aa04Hn" data-secret="Xs34Aa04Hn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/25/pour-la-creation-dun-ministere-de-la-ville-en-tunisie/">Pour la création d’un ministère de la ville en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 09:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[territoire]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est temps pour qu’en Tunisie les autorités posent le problème de l’habitat en termes de conception – plutôt que d’aménagement – du territoire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est temps pour qu’en Tunisie les autorités posent le problème de l’habitat en termes de conception – plutôt que d’aménagement – du territoire pour que les citoyens puissent y vivre, y produire et s’y épanouir.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Ilyes Bellagha </strong>*</p>



<span id="more-6267382"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Pour que le territoire soit intelligible dans toute sa portée, une condition est requise : il doit impérativement être éclairé du dehors. Le territoire est à l’espace ce que la statue est au bloc de pierre. C’est une œuvre…</p>



<p>Un territoire doit être habité, ce qui veut dire qu’il est plus qu’un espace habitable, car, en soi, <em>«habiter»</em> est un concept qui se différencie de celui de <em>«bâtir»</em> ou de celui de <em>«se loger»</em>.</p>



<p>Habiter un territoire est une activité primordiale, constitutive de l’être humain. C’est le processus de construction des individus et des sociétés par l’espace, ainsi que de l’espace par l’individu et la société, un rapport d’interaction, où de l’un résulte l’autre, et vice et versa : nous habitons l’espace et c’est pour cela qu’il nous habite aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habiter ne peut être restreint à l’espace privé</h2>



<p>On peut <em>«habiter»</em> un pont qu’on n’a jamais utilisé ou un sentier qu’on n’a jamais emprunté. Le territoire est un choix, une style, une culture, une civilisation et c’est ce qu’on doit obligatoirement apprendre à une administration et à des politiciens souvent sourds à ce genre d’argument. Le territoire n’est la géographie physique d’un pays, il la dépasse souvent&nbsp;: il est l’être qui donne forme à des œuvres, réussies ou ratées, et où<em> «habiter»</em> ne peut être restreint à l’espace privé.</p>



<p>En soi, le territoire est un acquis et un requis. Nous le portons avec nous, comme des nomades, là où on va. Il est l’objet de sollicitudes et de régularités, de soins et de conformités. En même temps, il excite nos rêves et suscite notre apaisement.</p>



<p>En épousant cette conception, on comprend beaucoup mieux le phénomène de la <em>«harga»</em> et de la pression sur les services des visas des pays étrangers. Le problème n’est pas seulement économique et social, il est aussi existentiel; c’est le problème de ceux qui cherchent un territoire plus habitable. Pour cette raison, les nantis envoient leurs enfants faire leur avenir à l’étranger et d’autres prennent le risque de se noyer en mer.</p>



<p>L’<em>«habitant»</em> en crise est celui qui ne trouve pas un territoire qui l’enveloppe et le sécurise.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9ZDnxaeYVf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/10/la-tunisie-et-ses-grands-projets-ou-le-peche-mignon-des-princes/">La Tunisie et ses grands projets ou le péché mignon des princes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et ses grands projets ou le péché mignon des princes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/10/la-tunisie-et-ses-grands-projets-ou-le-peche-mignon-des-princes/embed/#?secret=SmwNstcT0E#?secret=9ZDnxaeYVf" data-secret="9ZDnxaeYVf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les moutons et le berger</h2>



<p>De la colonisation à nos jours, la politique de l’<em>«habitat»</em> en Tunisie, et par conséquent celle de l’aménagement du territoire, inspirée du Second Empire français, est d’une inspiration fascisante où le centre du pouvoir, qui n’est que le pouvoir d’un homme, a réduit les citoyens à des moutons et érigé l’administration en berger.</p>



<p>Aujourd’hui, le pouvoir et l’opposition essayent de nous faire croire que les problèmes des citoyens se réduisent à l’enseignement, à la santé et à l’alimentation. Le problème des citoyens est qu’ils veulent être traités comme citoyens : un arbre dans un jardin public où on entend les éclats de rire des enfants est aussi important qu’un verre de lait.</p>



<p>Du coup, si nous avons nos racines dans une terre, nous avons de plus en plus nos branches ailleurs. L’addiction des Tunisiens aux espaces et réseaux virtuels peut être l’expression de ce déracinement.</p>



<p>Une chute qualitative de l’espace urbain est ressentie après l’époque coloniale, et cela, dans toutes les agglomérations, de &nbsp;Tunis à Redeyef, en passant par Menzel Bourguiba, et c’est là où la phrase de Victor Hugo prend tout son sens : «<em>L’architecture est le grand livre de l’humanité, l’expression principale de l’homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence.</em>».</p>



<p>Cette détérioration de l’espace urbain montre que nous maltraitons notre la structure urbaine de nos villes. C’est comme si nous arrachons des pages du grand livre de notre patrimoine.</p>



<p>A bien y réfléchir, les architectes sont les principaux responsables de cette situation, par démission ou par compromission. Même s’ils ne sont pas les seuls acteurs du bâtiment, ils resteront les premiers responsables de la configuration du paysage urbain des villes et de tous les espaces viables.</p>



<p>Chez nous, ces espaces sont dans un état si calamiteux que l’on peut affirmer que nos architectes pèchent par compromission avec une administration inculte, ou par désertion du terrain et abandon de leur mission, qui consiste aussi à combattre la laideur et la médiocrité et à offrir un <em>«habiter»</em> valable sur un <em>«territoire»</em> vivable.</p>



<p>L’Ordre des architectes, qui aurait dû s’appeler l’Ordre de l’architecture, s’est laissé délester de sa mission première : l’urbanisme. Mission dont se sont emparés les géographes et les sociologues qui ont déjà du mal avec la quantité pour prétendre apporter un soin à la qualité.</p>



<p>Individuellement, aucun des architectes n’est en mesure de s’imposer en tant que tel et les rares qui se déclarent de cette fonction ne sont que les bras du premier spéculateur immobilier et de l’Etat à travers ses différentes agences foncières.</p>



<p>Quel rôle reste-t-il aux architectes&nbsp;? Là, la réalité est dure. De bâtisseurs, ils ont été réduits au statut de designers, confondant l’esthétique comme philosophie à l’esthétique comme outil de marketing.</p>



<p>La formation des architectes a été détruite depuis qu’on a scindé l’Institut technologique d’art, d’architecture et d’urbanisme en deux. Pour l’Etat, l’architecture a cessé d’être un art, ce qui a ouvert la porte à la médiocratie dans toute sa splendeur.</p>



<p>Pour sortir de cet engrenage, il faut revoir la gouvernance (et non l’aménagement) de notre <em>«territoire»</em>, c’est-à-dire développer une culture de la participation. Cette attitude, que nous souhaitons, ne s’installe ni rapidement, ni facilement. Elle nécessite beaucoup de  temps pour l’apprentissage et l’adaptation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FTTXHNsPij"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/comment-la-tva-a-19-va-t-elle-detruire-le-secteur-de-la-construction/">Comment la TVA à 19% va-t-elle détruire le secteur de la construction en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la TVA à 19% va-t-elle détruire le secteur de la construction en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/16/comment-la-tva-a-19-va-t-elle-detruire-le-secteur-de-la-construction/embed/#?secret=rj17HoeHJ2#?secret=FTTXHNsPij" data-secret="FTTXHNsPij" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une démarche plus participative</h2>



<p>On s’interrogera sur le périmètre du territoire soumis à la négociation, en faire le diagnostic et chercher à savoir quels sont ses nœuds relationnels dans un système plus global (localité-région-pays). On s’interrogera aussi sur les contraintes (budget, calendrier, engagements pris…) et les éléments qui ne pourraient évoluer (choix politique, valeurs, lignes rouges…). Et on cherchera à connaître les personnes et les parties prenantes. Viendra ensuite l’étape où l’on déterminera le niveau de délégation du pouvoir, c’est-à-dire le niveau de participation.</p>



<p>Pour cela, quatre questions doivent être posées :</p>



<p>&#8211; quel est le niveau de participation pertinent, compte tenu de l’objectif et du contexte?</p>



<p>&#8211; quel degré de pouvoir l’Etat est-il prêt à déléguer et sur quels sujets?</p>



<p>&#8211; quel investissement le public est-il prêt à consacrer?</p>



<p>&#8211; quel niveau de responsabilité les participants sont-ils prêts à assumer?</p>



<p>Ainsi les relations des différents nœuds entre les pouvoirs central et communal ne seront plus structurelles et pyramidales, mais systémiques, reposant essentiellement sur les <em>feedbacks</em>.</p>



<p>* <em>Président de l’association architectes… citoyens.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sousse : Un homme âgé d&#8217;une trentaine d&#8217;années succombe au coronavirus, trois semaines après son mariage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/sousse-un-homme-age-dune-trentaine-dannees-succombe-au-coronavirus-trois-semaines-apres-son-mariage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 23:27:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[Houcem Jedidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de l&#8217;Ordre architectes de Tunisie a déploré le décès de Houcem Jedidi, ce jeudi 15 octobre 2020, à Hammam-Sousse, des suites du coronavirus. Il venait de célébrer son mariage, le 22 septembre dernier&#8230; «Nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille de notre ami et collègue Houcem, ses amis et tous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/16/sousse-un-homme-age-dune-trentaine-dannees-succombe-au-coronavirus-trois-semaines-apres-son-mariage/">Sousse : Un homme âgé d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années succombe au coronavirus, trois semaines après son mariage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Houcem-Jedidi.jpg" alt="" class="wp-image-320741"/></figure>



<p><strong><em>Le Conseil de l&rsquo;Ordre architectes de Tunisie a déploré le décès de Houcem Jedidi, ce jeudi 15 octobre 2020, à Hammam-Sousse, des suites du coronavirus. Il venait de célébrer son mariage, le 22 septembre dernier&#8230;</em></strong></p>



<span id="more-320739"></span>



<p>«<em>Nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille de notre ami et collègue Houcem, ses amis et tous ceux qui l&rsquo;ont connu, ainsi qu&rsquo;à son épouse à qui nous souhaitons beaucoup de force et de courage dans cette terrible épreuve»</em>, lit-on dans le communiqué du Coat.</p>



<p>Ses anciens camarades de l&rsquo;École nationale d&rsquo;architecture et d&rsquo;urbanisme de Sidi Bou Saïd ont également présenté leurs condoléances à la famille de Houcem et à tous les architectes de Tunisie.</p>



<p><em>«Nous sommes sous le choc ! Quelle triste nouvelle ! Difficile de réaliser que Houcem a été ravagé par la pandémie, alors que nous étions à son mariage, il y a 3 semaines. Repose en paix cher ami»</em>, a commenté son ami et collègue Malek Belghith.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus : Des architectes lancent un projet de création de postes médicaux avancés (PMA)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/coronavirus-des-architectes-lancent-un-projet-de-creation-de-postes-medicaux-avances-pma/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2020 17:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architectes]]></category>
		<category><![CDATA[bénévoles]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Haithem Kacem]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Bounaoues]]></category>
		<category><![CDATA[pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<category><![CDATA[postes médicaux avancés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des architectes bénévoles, encadrés par les professeurs Hatem Bounaoues et Haithem Kacem, ont lancé un projet de création de postes médicaux avancés (PMA), pour toutes les régions du pays, afin de faire face à la pandémie du coronavirus et en prévention du risque d&#8217;augmentation du nombre de personnes contaminées, attendu dans les prochains jours. «Vu...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/PMA-coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-289858"/></figure>



<p><strong><em>Des architectes bénévoles, encadrés par les professeurs Hatem Bounaoues et Haithem Kacem, ont lancé un projet de création de postes médicaux avancés (PMA), pour toutes les régions du pays, afin de faire face à la pandémie du coronavirus et en prévention du risque d&rsquo;augmentation du nombre de personnes contaminées, attendu dans les prochains jours.</em></strong></p>



<span id="more-289855"></span>



<p>«<em>Vu la gravité de la situation face à la pandémie du Covid-19, et surtout le risque auquel on sera exposé, les jours à venir, et qui consistera en l&rsquo;augmentation exceptionnelle des personnes atteintes, nous avons lancé un projet pour construire des PMA, en structures préfabriquées</em>», indiquent les bénévoles, en précisant que les PMA serviront à prendre en charge et à donner les premiers secours aux patients atteints par le coronavirus et qui sont en phase aiguë (détresse respiratoire).</p>



<p>Le projet vise à permettre de récupérer les patients chez eux (ou dans la rue), par des véhicules équipés, pour les déposer au PMA le plus proche, où se trouve une équipe médicale et paramédicale, qui leur fournira les premiers secours (perfusion, intubation…).</p>



<p>«<em>Ce qui permettra de sauver le maximum de vies</em>»<em>, </em>ajoutent les architectes bénévoles, qui affirment avoir trouvé l&rsquo;usine de fabrication de ces unités composées de 2 éléments et qui vont coûter 10.000 DT (elles seront équipées de 3 lits de confinement et de deux cabines de consultation).</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-1 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/cont2-1024x498.jpg" alt="" data-id="289860" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/cont2.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/coronavirus-des-architectes-lancent-un-projet-de-creation-de-postes-medicaux-avances-pma/cont2/" class="wp-image-289860"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/cont-1024x498.jpg" alt="" data-id="289861" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/cont.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/coronavirus-des-architectes-lancent-un-projet-de-creation-de-postes-medicaux-avances-pma/cont/" class="wp-image-289861"/></figure></li></ul></figure>



<p>«<em>On compte sur chacun de vous pour aider par tous les moyens possibles (physique, matériel, argent, équipements, etc…). Nous avons besoin de collecter des fonds pour la réalisation de ces unités»</em>, ajoutent encore les architectes solidaires, en précisant que la durée de construction de l&rsquo;unité PMA est de 3 jours (avec possibilité de doubler ou de tripler la production si jamais la main-d&rsquo;œuvre bénévole augmente dans l&rsquo;usine).</p>



<p>Les personnes qui souhaitent participer à ce projet peuvent directement contacter Dr Haithem Kacem (23.205.689) ou Hatem Bounaoues (52.509.053) .</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/coronavirus-des-architectes-lancent-un-projet-de-creation-de-postes-medicaux-avances-pma/">Coronavirus : Des architectes lancent un projet de création de postes médicaux avancés (PMA)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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