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	<title>Archives des Bachar El-Assad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bachar El-Assad - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Israël et l’Autriche ont protégé un tortionnaire syrien</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le général de brigade Khaled al-Halabi a été arrêté en Autriche pour des actes de torture et des crimes de guerre commis en Syrie entre 2011 et 2013. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/17/israel-et-lautriche-ont-protege-un-tortionnaire-syrien/">Israël et l’Autriche ont protégé un tortionnaire syrien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après douze ans de traque, l’une des affaires les plus retentissantes d’Europe a enfin pris fin. Le général de brigade syrien Khaled al-Halabi a été arrêté pour des actes de torture et des crimes de guerre commis dans la ville syrienne de Raqqa entre 2011 et 2013.&nbsp;Selon une enquête qui lui a été consacrée par le <a href="https://www.nytimes.com/2025/11/12/world/europe/syria-security-official-indicted-war-crimes.html">New York Times</a>, Al-Halabi, âgé de 62 ans, était un agent double du Mossad, les services de renseignement israéliens, en Syrie. Il vivait sous couverture en Europe depuis des années, protégé par des agents des services de renseignement israéliens et autrichiens, avant son arrestation ce mois-ci. Les journalistes du NYT Carlotta Gall et Saad Alnassife ont rencontré des responsables autrichiens ainsi que des victimes d’al-Halabi pour mener leur enquête.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17931675"></span>



<p>Al-Halabi, surnommé le <em>«Boucher de Raqqa»</em>, n’était pas le seul dans cette affaire. Des accusations similaires ont été portées contre le colonel Musab Abu Rukba, âgé de 53 ans, qui occupait un poste sensible au sein de la Direction de la sécurité criminelle à Raqqa. Le journal ne précise si ce dernier a également été arrêté.</p>



<p>Par l’intermédiaire de leurs avocats, les deux hommes ont nié toute implication dans des actes de torture ou des mauvais traitements infligés aux détenus. Les procureurs ont affirmé que les enquêtes prouvaient leur responsabilité dans les exactions commises lors de la répression du soulèvement syrien contre le régime du président déchu Bachar el-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Raqqa à Paris</h2>



<p>Avant de fuir la Syrie en 2013, al-Halabi, un Druze originaire de Soueïda, était officier des services de renseignement syriens. En 2008, il a pris la tête de la branche 335 de la Sûreté de l’État à Raqqa.</p>



<p>Après le début des manifestations à travers le pays en mars 2011, les forces de sécurité syriennes, dont la branche 335, ont lancé de vastes campagnes d’arrestations, d’interrogatoires et de torture.</p>



<p>Alors que la situation militaire dans le nord du pays évoluait avec l’avancée des factions d’opposition en 2013, al-Halabi s’enfuit précipitamment, traversant la Turquie puis la Jordanie, avant de finalement rejoindre Paris. Il y fut considéré comme un transfuge susceptible de contribuer à documenter les crimes du régime.</p>



<p>Toutefois, les preuves recueillies par les enquêteurs de la Commission pour la justice et la responsabilité internationales (CJRA) ont bouleversé la donne. Ils ont commencé à soupçonner l’ancien général de brigade d’avoir lui-même supervisé la torture de Syriens au sein de sa branche sécuritaire à Raqqa, le transformant ainsi de témoin en principal suspect.</p>



<p>Selon l’accusation, Halabi a disparu subitement de Paris en 2015. L’enquête a révélé par la suite qu’il avait été exfiltré à travers l’Europe dans des voitures conduites par des agents du Mossad israélien et leurs homologues autrichiens, jusqu’à Vienne. Là, il a obtenu l’asile grâce à des agents des services de renseignement intérieur autrichiens et a été logé dans un appartement financé par le Mossad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un réseau de protection secret</h2>



<p>En janvier 2016, poursuit le rapport, les enquêteurs de la Commission pour la justice et la responsabilité internationales ont transmis le dossier d’Halabi au ministère autrichien de la Justice. Les autorités autrichiennes ont alors lancé des recherches, soupçonnant les services de renseignement autrichiens de le protéger.</p>



<p>En 2023, cinq responsables autrichiens, dont des agents des services de renseignement intérieur, ont été jugés pour abus de pouvoir afin de faciliter l’obtention de l’asile par Halabi grâce à un accord avec le Mossad. Quatre d’entre eux ont été acquittés, tandis que le cinquième ne s’est pas présenté au procès.&nbsp;</p>



<p>Lors du procès en Autriche, l’accusation a révélé que le chef des services de renseignement autrichiens s’était rendu en Israël en 2015 et avait négocié un accord pour obtenir un permis de séjour à Vienne pour le général syrien en échange de renseignements sur la situation en Syrie.</p>



<p>Bien que certains officiers aient été acquittés faute de preuves suffisantes, le procès a permis aux victimes d’al-Halabi de le voir pour la première fois en face. Ce fut un choc pour elles car il est devenu évident que le tortionnaire qui les avait tourmentées était libre après toutes ces années. Son arrestation n’est intervenue que ce mois-ci.&nbsp;</p>



<p>Ni le gouvernement israélien ni le Mossad n’ont répondu aux questions concernant leurs relations avec Halabi. Les ministères autrichiens de l’Intérieur et de la Justice ont refusé de commenter les cas individuels afin de protéger la vie privée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des témoignages accablants</h2>



<p>Le journal révèle que les victimes de l’ancien général syrien avaient décidé de coopérer avec des organisations internationales telles que l’Open Justice Initiative afin de rassembler des preuves et de témoigner.</p>



<p>Abdullah al-Sham, un activiste de Raqqa, a déclaré que le nom d’al-Halabi semait la terreur pendant la révolution. Il a ajouté : <em>«Imaginez voir l’homme qui a torturé vos amis assis devant vous dans le box des accusés? C’est un tournant décisif»</em>.</p>



<p>Le procureur a indiqué que 21 victimes avaient été identifiées. Nombre d’entre elles ont témoigné avoir été sauvagement battues et soumises à des chocs électriques au sein de la branche 335 des services de sécurité. L’une d’elles a notamment déclaré avoir subi une nuit entière de torture dans le bureau personnel d’al-Halabi.</p>



<p>L’avocat Asaad al-Moussa, âgé de 46 ans, a été arrêté à deux reprises en 2011 par les services de Halabi puis soumis à de graves tortures au siège du renseignement militaire en 2012.</p>



<p>Al-Moussa avait créé un comité d’avocats pour défendre les détenus à Raqqa et organisé une grève à laquelle ont participé plus d’une centaine d’avocats pour protester contre les violences dont ils étaient victimes. Il a déclaré : <em>«Le gouvernement et les services de renseignement autrichiens ont aidé le Mossad et des criminels de guerre. C’est le crime le plus odieux qui soit»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>NYT</em> a conclu que l’affaire al-Halabi est un douloureux rappel que lorsque la justice se heurte aux intérêts politiques et aux services de renseignement, le combat devient long mais qui vaut la peine d’être mené jusqu’au bout.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lmhDxPWDnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/le-sort-funeste-de-105-000-syriens-disparus-depuis-2011-video/"> Le sort funeste de 105 000 Syriens disparus depuis 2011 (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  Le sort funeste de 105 000 Syriens disparus depuis 2011 (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/le-sort-funeste-de-105-000-syriens-disparus-depuis-2011-video/embed/#?secret=W0kXygTprN#?secret=lmhDxPWDnp" data-secret="lmhDxPWDnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Ce que les Etats-Unis doivent à Israël</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/ce-que-les-etats-unis-doivent-a-israel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 10:22:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment peut-on qualifier la si particulière relation, si étroite et si complémentaire, entre les États-Unis et Israël? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Comment peut-on qualifier la si particulière relation entre les États-Unis et Israël? Depuis Harry Truman, rien n’a pu altérer la relation si étroite et si complémentaire entre l’Oncle Sam et l’État hébreu. C’est un véritable mariage catholique qui n’admet pas le divorce. Une alliance indéfectible depuis presque 80 ans où tout le monde connaît le rôle protecteur américain mais où Israël rend bien des services à l’Amérique et à son rôle de puissance mondiale. C’est sur cet aspect que le journal israélien </em></strong><a href="https://www.israelhayom.com/2025/07/04/10-reasons-why-israel-matters-to-america/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Israel Hayom</em></strong></a><strong><em>, propriété du couple israélo-américain Adelson qui a aussi bien financé Trump que Netanyahu, est revenu. </em></strong>(<em>Ph.</em> <em>Le président américain Donald Trump aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 7 avril 2025.</em>)</p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16983591"></span>



<p>Le besoin pour Israël de voir les États-Unis tenir tête à ceux qui cherchent à le détruire est indéniable mais que Tel-Aviv a également contribué de nombreuses manières à l’essor de la superpuissance américaine, estime Ariel Kahana.</p>



<p>L’opération Déluge d’al-Aqsa du 7 octobre 2023 ainsi que d’autres événements ont ébranlé la confiance d’Israël démontrant son besoin urgent que l’Amérique demeure dans son rôle de protecteur. Cependant, <em>Israel Hayom</em> note que l’État hébreu a toujours offert <em>«son soutien à son grand ami d’outre-mer»</em> et a établi à l’occasion du 249<sup>e</sup> anniversaire de l’Indépendance américaine une liste qualifiée de non exhaustive des moyens par lesquels Tel-Aviv a aidé l’Amérique.</p>



<p><strong>Élimination du programme nucléaire iranien :</strong> le journal rappelle que toutes les administrations américaines ont considéré le programme nucléaire iranien comme une menace pour les États-Unis bien que les avis divergent sur la manière d’y faire face mais s’accordent toutes sur la nécessité d’agir.</p>



<p>Selon le journal, Israël a accompli sa mission en éliminant, en 12 jours, une menace que la candidate démocrate à la présidence Kamala Harris a qualifiée d’extrêmement dangereuse pour la sécurité nationale des États-Unis. Le président américain Donald Trump y est finalement arrivé et a célébré cette victoire avec un bombardier B-2.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BZCwiL8AAZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/apres-avoir-impose-leur-guerre-les-etats-unis-et-israel-veulent-imposer-leur-paix/">Après avoir imposé «leur» guerre, les Etats-Unis et Israël veulent imposer «leur» paix</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après avoir imposé «leur» guerre, les Etats-Unis et Israël veulent imposer «leur» paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/apres-avoir-impose-leur-guerre-les-etats-unis-et-israel-veulent-imposer-leur-paix/embed/#?secret=085uVAKA6j#?secret=BZCwiL8AAZ" data-secret="BZCwiL8AAZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Destruction des missiles iraniens :</strong> Ariel Kahana souligne que l’Iran avait planifié à long terme et avait déjà commencé à construire un arsenal de missiles balistiques capables de traverser l’océan et d’atteindre l’Amérique. Cependant, grâce à l’action israélienne, seule une petite partie de cet arsenal a subsisté.</p>



<p><strong>Effondrement de l’Axe iranien</strong> : le journal rappelle aussi que le Hezbollah, le régime du président syrien déchu Bachar el-Assad, les milices iraniennes et le Mouvement de résistance islamique (Hamas) étaient des ennemis non seulement d’Israël mais aussi des États-Unis qui les ont classés mouvements terroristes. Washington s’est réjoui de l’effondrement de cet axe après la fuite d’El-Assad car cela a renforcé la sécurité nationale des États-Unis grâce aux efforts militaires israéliens.</p>



<p><strong>Supériorité des armes américaines : </strong>avec le succès d’Israël contre l’Iran et le Hezbollah, Tel-Aviv a démontré, selon <em>Israel Hayom</em>, l’incroyable efficacité des systèmes d’armes américains. Rien ne prouve cette efficacité en ce qui concerne les produits de défense chinois et russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcement de la dissuasion américaine</h2>



<p>Bien que de nombreux Américains et Israéliens le nient, la plupart des pays du monde considèrent toujours Tel-Aviv comme le bras long de Washington ce qui signifie que toute victoire israélienne est par ricochet une victoire américaine.</p>



<p>Le journal rapporte qu’il y a deux ans, la Chine avait servi de médiateur dans un accord de réconciliation entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Aujourd’hui, grâce à la présence de Trump et d’Israël dans la région, chacun réalise que Washington seul façonne le Proche-Orient et que la Chine et la Russie ont été marginalisées.</p>



<p><strong>Gendarmerie du monde</strong> : Ariel Kahana affirme qu’aucune autre puissance ne dispose d’un pays à l’autre bout du monde qui mène ses guerres. Ni la Russie ni la Chine n’ont leur propre <em>«Israël»</em> en Amérique latine par exemple. Israël joue donc un rôle crucial dans cet ordre mondial et dans le renforcement de la position de l’Amérique en tant que <em>«gendarme du monde»</em>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4nYQ4xiOHy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/">Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza | Israël reprend son génocide, les États-Unis laissent faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/gaza-israel-reprend-son-genocide-les-etats-unis-laissent-faire/embed/#?secret=iX08vRIHjW#?secret=4nYQ4xiOHy" data-secret="4nYQ4xiOHy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le journal note que Trump a baptisé le système de défense qu’il projette de construire <em>Dôme d’or</em>, il est inspiré du <em>Dôme de fer</em>, le système de défense antimissile complet développé par Israël. C’est une manière de saluer les avancées technologiques israéliennes dans les systèmes <em>Arrow II</em> et <em>III</em>, le <em>Bouclier de David</em> et le <em>Dôme de fer</em> qui servent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p><em>Israel Hayom</em> indique que la haute technologie israélienne est le deuxième pôle de développement technologique au monde après la Silicon Valley. L’agence a précisé que 2500 entreprises américaines investissent dans l’économie israélienne sans y être contraintes. Des dizaines d’entreprises israéliennes sont cotées au Nasdaq (l’indice boursier des entreprises du secteur technologique de Wall Street) ce qui représente environ 20% des entreprises étrangères qui y sont cotées.</p>



<p>Ce qui peut être ajouté à la liste d’<em>Isarel Hayom</em> c’est que ce mariage catholique entre le États-Unis et Israël qui se distingue par sa longévité et son caractère inaltérable ne manque pas de preuves d’amour aussi crapuleuses et inadmissibles soient-elles! Washington, par exemple, ne se gêne pas à être complice depuis presque deux ans du génocide perpétré par Israël à Gaza et ce en livrant des quantités énormes d’armes et de bombes qui ont détruit le territoire palestinien et tué des dizaines de milliers de civils sans parler du soutien diplomatique et en matière de renseignement.</p>



<p>Également, le silence pernicieux des États-Unis sur les exactions criminelles de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie. Pire, le pasteur évangélique Mike Huckabee nommé par Donald Trump ambassadeur en Israël soutient avec le plus grand culot du monde le rattachement de la Cisjordanie à Israël.</p>



<p>Ce mariage catholique entre l’Oncle Sam et l’État hébreu peut se poursuivre surtout avec le couple soudé Trump-Netanyahu!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qlv0oiinYL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/">Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/embed/#?secret=7C3Nu9Arh0#?secret=qlv0oiinYL" data-secret="qlv0oiinYL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>En quoi la chute du régime syrien concerne aussi la Tunisie    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/en-quoi-la-chute-du-regime-syrien-concerne-aussi-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 08:37:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chute annoncée du régime de Bachar El-Assad préfigure des bouleversements géostratégiques dont la Tunisie doit tirer de bonnes conclusions pour son avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/en-quoi-la-chute-du-regime-syrien-concerne-aussi-la-tunisie/">En quoi la chute du régime syrien concerne aussi la Tunisie    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chute annoncée du régime de Bachar El-Assad préfigure des bouleversements au Moyen Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans le Sahel africain, ceinture sécuritaire par excellence de la Tunisie, qui doit tirer les conclusions nécessaires des changements en cours pour se replacer dans la nouvelle configuration géostratégique régionale et mondiale.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-14818200"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>La débâcle et l’effondrement désormais inéluctable du régime syrien après l’oblitération quasi-totale de Gaza et l&rsquo;acceptation sous la contrainte par le Hezbollah d’un cessez-le-feu sur les termes soufflés par Israël à l’émissaire américain, annoncent les prémices d’une reconfiguration géostratégique du Moyen-Orient qui n’est pas sans parallèle avec la récente escalade sur le front russo-ukrainien.</p>



<p>En dépit des quelques barouds d’honneur pour essayer en vain de sauver la face, l’Iran et la Russie semblent procéder à un recentrage de leurs priorités stratégiques sur leur périmètre immédiat pour assurer soit la sanctuarisation de son programme nucléaire par l’Iran ou la préservation des acquis de l’opération spéciale russe en Ukraine tout en évitant un dérapage nucléaire mutuellement dévastateur.</p>



<p>Avec la prochaine investiture du président Trump et la très probable relance des accords d’Abraham, ce recentrage stratégique devrait déborder sur l’Afrique du nord et le Sahel africain avec des conséquences sérieuses pour les pays et mouvements qui ont pris l’habitude de compter sur le soutien russe ou iranien.</p>



<p>La Chine, pour sa part, en dépit de son récent statut de géant économique, reste une puissance militaire régionale, incapable pour le moment d’exercer une influence tangible sur les bouleversements en cours dans les zones Mena et sahélienne, ceinture sécuritaire par excellence de la Tunisie, qui doit tirer les conclusions nécessaires des changements en cours pour se replacer dans la nouvelle configuration géostratégique.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TrZCtJO0HH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/06/syrie-comment-hayat-tahrir-al-sham-a-t-il-pu-renaitre-de-ses-cendres/">Syrie : Comment Hay’at Tahrir Al-Sham a-t-il pu renaître de ses cendres?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : Comment Hay’at Tahrir Al-Sham a-t-il pu renaître de ses cendres? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/06/syrie-comment-hayat-tahrir-al-sham-a-t-il-pu-renaitre-de-ses-cendres/embed/#?secret=GLwRREZa7L#?secret=TrZCtJO0HH" data-secret="TrZCtJO0HH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar El-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Delta Crescent Energy LLC]]></category>
		<category><![CDATA[Forces démocratiques syriennes]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes syriens]]></category>
		<category><![CDATA[Mazloum Abdi]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, le bénéfice éphémère de l’accord signé avec une compagnie pétrolière américaine pourrait devenir un échec complet à long terme. Décryptage… Par Ahmad Al Khaled * L’accord controversé conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, et la compagnie pétrolière&#160;affiliée&#160;à l’administration américaine Delta...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/21/les-kurdes-syriens-ont-ils-mal-calcule-leur-accord-petrolier-avec-les-etats-unis/">Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Petrole-Guerre-Proche-Orient.jpg" alt="" class="wp-image-317190"/></figure>



<p><em><strong>Pour l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, le bénéfice éphémère de l’accord signé avec une compagnie pétrolière américaine pourrait devenir un échec complet à long terme. Décryptage…</strong></em></p>



<p><em>Par </em><strong>Ahmad Al Khaled</strong> *</p>



<span id="more-317189"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Ahmad-Al-Khaled.jpg" alt="" class="wp-image-317191"/></figure></div>



<p>L’accord controversé conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, et la compagnie pétrolière&nbsp;<a href="https://newrepublic.com/article/158841/pompeo-trump-steal-oil-kurds-syria-iraq" target="_blank" rel="noreferrer noopener">affiliée</a>&nbsp;à l’administration américaine Delta Crescent Energy LLC au début du mois d’août a provoqué une forte réaction internationale. Certains pays et gouvernements régionaux n’ont pas tardé à&nbsp;<a href="https://www.newsweek.com/syria-trump-stealing-oil-us-confirms-deal-1526589" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamner</a>&nbsp;l’accord dont les détails ont été gardés strictement secrets pendant un an.</p>



<p>Cependant, des&nbsp;<a href="https://nationalinterest.org/blog/skeptics/us-general-were-talking-russia-about-syrias-oil-166762" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports récents</a>&nbsp;ont dissipé tout doute sur la raison pour laquelle les États-Unis avaient réellement besoin de cet accord. Plusieurs sources familiers avec le contenu du contrat ont également&nbsp;<a href="https://edition.cnn.com/2020/08/05/politics/syria-secretive-oil-contract-delta-force-ambassador/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confirmé</a>&nbsp;que l’objectif principal était de refuser à Damas l’accès aux champs pétrolifères, ainsi que de la couper complètement de tout revenu de la production d’énergie dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les motivations troubles des autorités kurdes</h3>



<p>Dans le même temps, la motivation des autorités kurdes reste floue. Si les Américains poursuivent une stratégie de dissuasion politique et économique contre Damas pour tenter d’évincer le leader de longue date Bachar El-Assad, la manœuvre kurde ressemble à la reddition aux États-Unis plutôt qu’à une décision réfléchie et clairvoyante.</p>



<p>Les analystes d’Al-Monitor&nbsp;<a href="https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/08/syria-oil-deal-delta-kurds-sdf-kobane-backstory-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suggèrent</a>&nbsp;qu’en faisant cela, les Kurdes ont tenté d’atteindre un ensemble d’objectifs ambitieux et interdépendants, dont le principal était d’acquérir le statut indépendant de l’autonomie. C’est pourquoi les dirigeants kurdes ont décidé de consolider une présence militaire américaine dans le nord-est de la Syrie et de donner le feu vert à la volonté commerciale américaine.</p>



<p>Les Kurdes estiment que la diversification des relations avec les États-Unis, la superpuissance mondiale, qui contribue à une coopération plus approfondie avec Washington, conduira à terme à une reconnaissance internationale de l’administration kurde. En ce sens, l’approche des Kurdes syriens est très similaire à celle de leurs frères irakiens. Ces derniers ont pu renforcer à la fois l’indépendance économique et l’autonomie politique de Bagdad après avoir réglé les choses avec la Turquie, en lui accordant une part considérable des contrats dans la construction au pétrole dans le Kurdistan irakien.</p>



<p>Quant aux Kurdes syriens, il est peu probable qu’ils puissent répéter le même scénario. Si le commandement des FDS dirigé par Mazloum Abdi espère pouvoir mettre en œuvre ce projet avec l’aide américaine dans les circonstances actuelles, elle a mal calculé et sous-estimé les défis potentiels auxquels elle pourrait faire face.</p>



<p>Premièrement, la position des FDS est beaucoup plus fragile que celle des Kurdes du Kurdistan irakien. Malgré le mépris de Bagdad, il a suffi aux Kurdes irakiens de conclure un accord avec la Turquie pour accéder aux marchés pétroliers de la côte sud de la Méditerranée et assurer leur autonomie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le gouvernement syrien&nbsp;<a href="https://www.jpost.com/middle-east/turkey-works-with-syrian-regime-to-oppose-us-company-oil-deal-in-syria-637428" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamne</a>&nbsp;l’accord et dénonce un «vol»</h3>



<p>Les Kurdes syriens doivent être prêts à affronter au moins de lourdes négociations avec un grand nombre d’acteurs régionaux et internationaux ou même une confrontation ouverte avec son voisin hostile. Hormis le gouvernement syrien, qui a déjà <a href="https://www.jpost.com/middle-east/turkey-works-with-syrian-regime-to-oppose-us-company-oil-deal-in-syria-637428" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamné</a> l’accord, dénonçant un<em> «vol» </em>et une atteinte à la souveraineté du pays, la normalisation des relations avec Ankara reste l’une des questions les plus problématiques pour l’administration kurde. D’autant plus que la Turquie considère les FDS comme une filiale syrienne de l’organisation terroriste PKK et a déjà mené une opération de grande envergure <em>«Source de la paix»</em> dans le nord de la Syrie en 2019.</p>



<p>Les actions unilatérales kurdes qui ignorent les intérêts de Damas, principal allié de Moscou, et les préoccupations turques pourraient détruire complètement leurs rêves d’autonomie potentielle. Et si Damas se limitait à s’adresser aux tribunaux internationaux, qui déclarent très probablement l’accord nul et non avenu, Ankara pourrait apparemment aller plus loin et reprendre les combats pour empêcher les forces kurdes de renforcer leurs positions à la frontière sud de la Turquie.</p>



<p>Dans un tel cas, il serait extrêmement risqué pour la partie kurde de compter sur l’aide d’une présence américaine réduite qui est actuellement entièrement engagée dans la protection des champs pétrolifères. La pratique a montré que lorsque les États-Unis étaient confrontés au dilemme de soutenir les Kurdes ou de sauver des relations avec un État partenaire, ils choisissent ce dernier. Dans le passé, Washington <a href="https://www.ft.com/content/69b5b776-9e58-11e7-8cd4-932067fbf946" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’est opposé</a> au référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien en 2017 et a effectivement <a href="https://www.nytimes.com/2019/11/07/us/politics/memo-syria-trump-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autorisé</a> l’opération militaire turque <em>«Source de la paix»</em>, qui a coûté aux Kurdes la perte de <a href="https://anfenglish.com/rojava-syria/sdf-balance-sheet-of-war-and-resistance-for-2019-40551" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombreuses vies</a> et une grande partie du territoire.</p>



<p>Si les Kurdes se distancient de la coordination multilatérale, ils font face à des conséquences dramatiques, allant jusqu’aux sanctions internationales ou à l’agression militaire. Le plus grave, c’est aussi que les FDS risquent de détériorer les relations avec les États européens qui sont depuis longtemps favorables au problème kurde en Syrie.</p>



<p><em>* Journaliste et auteur syrien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/21/les-kurdes-syriens-ont-ils-mal-calcule-leur-accord-petrolier-avec-les-etats-unis/">Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Liban : Les répliques d’un séisme ancien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 12:09:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liban, l’ancienne «Suisse du Proche-Orient», vit depuis des semaines au bord de l’effondrement, des répliques d’un séisme ancien qui avait mis face à face en 1975 des milices inféodées à des puissances étrangères aux intérêts divergents. Par Hassen Zenati L’effondrement du Liban se poursuit dans l’indifférence totale de la communauté internationale, en particulier de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Liban-Pauvrete.jpg" alt="" class="wp-image-308409"/><figcaption><em>Le tiers des foyers libanais vit dans la pauvreté. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le Liban, l’ancienne «Suisse du Proche-Orient», vit depuis des semaines au bord de l’effondrement, des répliques d’un séisme ancien qui avait mis face à face en 1975 des milices inféodées à des puissances étrangères aux intérêts divergents.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308408"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>L’effondrement du Liban se poursuit dans l’indifférence totale de la communauté internationale, en particulier de ses voisins arabes. Ils le vivent même comme une sorte de vengeance bienvenue à leurs échecs répétés pour se dégager du sous-développement et triompher de leur ennemi déclaré: Israël.</p>



<p>Beyrouth est la seule capitale arabe où retentit encore le cri de <em>«résistance à l’ennemi sioniste» </em>par la voix du parti chiite du Hezbollah. Dans toutes les autres capitales de la région, les dirigeants s’emploient publiquement ou en sous-main à <em>«normaliser»</em> leurs rapports avec Tel-Aviv, sans parler de l’Egypte et de la Jordanie qui, elles, ont déjà sauté le pas depuis longtemps en signant des traités de paix avec l’ennemi d’hier, devenu l’allié du jour et de demain contre les Palestiniens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des sanctions américaines maquillées en sanctions internationales</h3>



<p>Le Liban reste pour sa part ferme dans sa promesse réitérée d’être le <em>«dernier à signer un traité de paix avec Israël»,</em> comme l’ont affirmé à plusieurs reprises plusieurs de ses dirigeants. Il est soumis depuis plusieurs mois à des sanctions américaines maquillées en sanctions internationales, avec pour seul objectif de faire plier genou au Hezbollah. Sans quoi l’ancienne <em>«Suisse du Proche-Orient»</em> est promise à devenir un nouvel Afghanistan, menace Washington.</p>



<p>Le deal a été clairement posé il y a quelques jours par des officiers américains de passage à Beyrouth : <em>«Abandonnez Hezbollah et vous vous porterez mieux»</em>, ont-ils dit à des populations clochardisées, qui continuent néanmoins à refuser l’odieux chantage. Récemment devant l’ambassade américaine à Beyrouth, des jeunes protestataires criaient :<em> «Aggravez les sanctions et nous ferons une escalade dans la résistance»</em>, en brandissant des portraits du défunt président égyptien Gamal Abdel Nasser, qui reste encore une idole vénérée dans le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Hezbollah se renforce avec le soutien de l’Iran</h3>



<p>Le 12 juillet 2006, à l’issue d’une guerre qui a duré trente trois jours, battant le record e durée des confrontations militaires israélo-arabes, l’armée israélienne avait renoncé à son objectif affiché de <em>«désarmer Hezbollah» </em>après avoir subi d’importantes pertes humaines.</p>



<p>Sorti vainqueur de la confrontation, le parti de Sayed Hassan Nasrallah n’a fait depuis que se renforcer, avec le soutien de l’Iran, qui lui fournit des armes et de l’argent, en développant ses capacités offensives. Il s’est engagé en contrepartie dans la guerre en Syrie en faveur du régime de Bachar El-Assad, allié de Téhéran, et s’est constitué progressivement en <em>«Etat dans l’Etat»</em> au Liban, avec pour base principale, apparemment inexpugnable, les quartiers sud de la capitale. Quoique minoritaire, il continue à faire la pluie et le beau temps dans les gouvernements qui se succèdent sans proposer de solutions durables aux crises multi-dimentionnelles que traverse le pays.</p>



<p>Washington use de plus en plus des sanctions comme d’une redoutable arme de domination à l’échelle mondiale, après avoir décidé, pour des raisons de politique intérieure, d’épargner la guerre à ses soldats. Elle l’a fait en Irak, en laissant sur le carreau des centaines de milliers de morts et d’handicapés pour la vie. Elle l’a poursuivi en Iran et l’a étendu à la Syrie et au Venezuela. Elle l’applique depuis le début des années soixante à Cuba, qui s’en est relativement bien sortie grâce à une organisation sans faille de la société.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La banque, colonne vertébrale du pays, est désormais frappée au cœur</h3>



<p>Au Liban, la cible privilégiée des sanctions est la banque, colonne vertébrale du pays, placée des décennies durant au dessus de la mêlée par les divers protagonistes locaux dans leur course effrénée vers le pouvoir.</p>



<p>Le système bancaire libanais, alimenté par les mandats réguliers de la diaspora libanaise et les dépôts des magnats du Proche-Orient, était jusque-là à la fois le symbole de la permanence du pays et l’instrument de sa croissance dans un océan de pauvreté. Il est désormais frappé au cœur.</p>



<p>La livre libanaise est plus bas que terre: le dollar s’échange sur le marché noir à quatre fois plus sa valeur sur le marché officiel. Les prix flambent poussant les libanais à fouiller les poubelles pour se nourrir et nourrir leurs enfants. L’armée est privée de viande. L&rsquo;électricité manque. Par désespoir, certains libanais ont opté pour la solution ultime afin d’échapper à leur misère noire : le suicide. On ne compte plus le nombre de chefs de famille qui franchissent le pas pour, dans leur esprit, se laver de la honte de ne plus pouvoir subvenir au quotidien des leurs.</p>



<p>La classe moyenne, naguère chouchou du pays, paie le prix le plus fort à cette dégringolade économique, financière et morale, dont on ne voit pas la fin. Dans les travées des supermarchés, les clients poussent désormais leur chariot en traînant les pieds, souvent sans rien acheter tant les prix sont devenus inaccessibles. <em>«Faire les courses est devenu ma hantise»</em>, confie, résignée, sans colère apparente, une veuve sexagénaire, qui vivait bien jusque-là sur la retraite de son mari décédé il y a quelques années. Le cataclysme financier qui s’est abattu au printemps sur le Liban a anéanti son pouvoir d’achat.</p>



<p>Dépréciation de la monnaie nationale et hyperinflation tirent inexorablement le pays vers l’abîme. Nombreux sont ceux qui veulent désormais quitter le pays pour un <em>«ailleurs plus clément»</em>. L’Université américaine, incubateurs des élites du Proche-Orient depuis sa création il y a plus d’un siècle, n’échappe pas à la crise. L’appauvrissement de la classe moyenne ainsi que le chômage commencent à tarir sérieusement ses sources de recrutement.</p>



<p>En réalité, la dramatique situation actuelle n’est que la réplique d’un séisme beaucoup plus ancien, lorsque les milices chrétiennes de l’extrême droite libanaise, El Kataeb, avaient provoqué une guerre civile de quinze ans entre 1975 et 1990, dont l’objectif était de se débarrasser des réfugiés palestiniens drainés là par les guerres israélo-arabes de 1948, 1967 et 1973. Elle fut suivie par l’invasion de Beyrouth par l’armée israélienne en 1982, qui avait servi de couverture au massacre des Palestiniens des camps de Sabra et Chatila (entre 800 et 2.000 morts en une seule nuit) et l’exode vers la Tunisie des principaux dirigeants palestiniens. C’est après ce traumatisme national que s’est constitué Hezbollah pour, dit-il, <em>«relever le flambeau de la résistance»</em> antisioniste abandonnée par les dirigeants arabes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La situation peut «devenir rapidement incontrôlable», prévient l’Onu</h3>



<p>Depuis Hezbollah est dans le collimateur des Israéliens, mais aussi des Américains, qui lui reprochent de perturber un <em>«jeu»</em> dont ils se veulent les seuls maîtres. Les sanctions économiques ne sont qu’un nouvel épisode de la guerre implacable qu’ils lui livrent depuis plus de trente ans. Sauf que cette fois, c’est l’ensemble de la population libanaise qui subit les effets de la confrontation comme une <em>«punition collective»</em>, rappelant les pires années noires de la colonisation.</p>



<p>Vendredi dernier, 10 juillet 2020, dans une interview à la télévision saoudienne Al Hadath, l’ambassadrice américaine Dorothy Shea n’y est pas allée par quatre chemins. Elle a accusé Hezbollah d’<em>«empêcher toute solution économique»</em> au Liban et d’avoir <em>«siphonné des milliards de dollars qui auraient dû aller dans les coffres du gouvernement»</em>, accentuant ainsi la <em>«pression maximale»</em> que son pays a décidé d’exercer sur le mouvement chiite.</p>



<p>Crise insoluble, craignent les uns qui ne peut déboucher que sur le démantèlement du pays. Le Liban en a vu d’autres et peut encore rebondir plaident les autres. Alors que le FMI appelle à l’adoption de réformes douloureuses, dont une majeure partie de la classe politique ne veut pas, l’Onu alerte que la situation peut <em>«devenir rapidement incontrôlable»</em>. Pour les Etats-Unis, cependant, le seul remède au naufrage imminent est un gouvernement sans Hezbollah que personne ne peut encore imaginer parmi la classe politique libanaise. La boucle est ainsi bouclée.</p>



<p>Articles du même auteur sur le sujet dans Kapitalis : </p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XWiO75B2Zl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/01/liban-lheure-de-verite/">Liban : l&rsquo;heure de vérité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Liban : l&rsquo;heure de vérité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/01/liban-lheure-de-verite/embed/#?secret=kR76nPCC4u#?secret=XWiO75B2Zl" data-secret="XWiO75B2Zl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IWPfE1agnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/finances-le-liban-dans-le-piege-de-la-dette/">Finances : Le Liban dans le piège de la dette</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Finances : Le Liban dans le piège de la dette » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/finances-le-liban-dans-le-piege-de-la-dette/embed/#?secret=6YvAu0T5pZ#?secret=IWPfE1agnp" data-secret="IWPfE1agnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jul 2018 17:31:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Américains et Russes discutent toujours en coulisses et sont moins en désaccord qu’on ne le croit sur l’avenir de la Syrie. Un «Yalta régional» entre les deux grandes puissances, verra assurément le jour, dont la paix à venir entre les Arabes et les Iraniens, d’un côté, et les Israéliens de l’autre, sera le leitmotiv. Par...</p>
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<p><em><strong>Américains et Russes discutent toujours en coulisses et sont moins en désaccord qu’on ne le croit sur l’avenir de la Syrie. Un «Yalta régional» entre les deux grandes puissances, verra assurément le jour, dont la paix à venir entre les Arabes et les Iraniens, d’un côté, et les Israéliens de l’autre, sera le leitmotiv.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-163118"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" />Il y a un mois j’écrivais que <em>«les Russes et même Bachar El-Assad, ne voient pas d’un très bon œil une présence iranienne pérenne en Syrie. (&#8230;) À terme, si les Iraniens, ne souhaitent pas perdre tous les bénéfices économiques et commerciaux de leur victoire en Syrie, il est fort possible que sous la pression du Juge de paix russe (qui n’est au final qu’un partenaire tactique et non un allié), ils préféreront effectuer un certain retrait&#8230;».</em></p>
<p>Aujourd’hui, les dernières déclarations du ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov (évoquant le fait que les milices étrangères devaient quitter le sud-ouest de la Syrie dans les meilleurs délais), ainsi que les manœuvres diplomatiques mais aussi militaires russes poussant le Hezbollah, les forces iraniennes et les milices panchiites qui lui sont affiliées, à quitter leurs positions, semblent confirmer mes prédictions à ce sujet.</p>
<h3>Israël, pivot stratégique du Moyen-Orient</h3>
<p>En relations internationales, comme dans les rapports humains, l’ingratitude est souvent de mise. Certains de mes confrères affirment pourtant que Vladimir Poutine ne sacrifiera jamais l’alliance iranienne aux relations russo-israéliennes. Soit. Mais en quelques mois la situation a évolué dans la région. Et puis, nombre d’observateurs sous-estiment les rapports entre Jérusalem et Moscou car ils sont beaucoup plus profonds et solides qu’il n’y paraît.</p>
<p>Actuellement, la suprématie militaire et conventionnelle israélienne sur toutes les forces arabes ou régionales reste plus que jamais incontestable. Grâce à sa puissance de feu inégalée et sa supériorité dans le renseignement high-tech comme humain (tel qu’on l’a vu avec la précision des raids en Syrie ou la récente exfiltration d’Iran de 500 kg de documents sensibles), que cela nous plaise ou non, l’Etat hébreu est LE pivot stratégique du Moyen-Orient.<br />
Maîtres du pragmatisme, les Russes en sont très bien conscients. Lorsqu’on arrive dans une cour d’école, on ne se met pas à dos le petit <em>«caïd»</em> aux gros bras, on s’en sert ! Ainsi, même si Moscou ne veut pas «se fâcher» avec Téhéran, dans la balance, Poutine préfèrera toujours l’Etat hébreu à l’Iran.</p>
<p>De plus, l’histoire nous le rappelle, la Russie a toujours <em>«lâché»</em> la Perse. Sans aller encore jusque là, les Iraniens sont à présent en très grande difficulté. Avec la sortie des Etats-Unis du JCPAO, l’impuissance des Européens dans le dossier du nucléaire iranien et le retour des sanctions économiques, la pression des forces israéliennes et américaines, les troubles en interne et les tensions au sein du pouvoir, Téhéran n’est plus en position de force.</p>
<p>Plus que jamais, c’est la Perse qui a désormais besoin de la Russie. Pour ne pas se couper de leur dernier soutien de poids, la Russie (suivie en cela par la Chine, autre ultime appui de l’Iran), les mollahs choisiront sûrement de faire d’énormes concessions plutôt que de se lancer dans une politique de nuisance qui s’avérerait en définitive suicidaire.<br />
Après la Turquie, les Etats-Unis, Israël et même l’Arabie saoudite ont finalement avalisé le maintien d’El-Assad au pouvoir. Et ça c’est le plus important pour le Kremlin. Par son implication dans la guerre en Syrie, Poutine a démontré à tous les autocrates de la région, qu’il était, lui, un allié fidèle et fiable. Il a ainsi obtenu d’importants contrats pour les groupes énergétiques russes et a fortement développé de nouveaux marchés pour son complexe militaro-industriel.</p>
<h3>Iran, El-Assad et la paix avec Israël</h3>
<p>Quant à El-Assad, il a donc sauvé son régime. Toutefois, comme le dit mon ami Fabrice Balanche, il reste encore de nombreux obstacles à une reconquête rapide et totale du territoire. Il demeure encore plusieurs poches de rébellion, dans les provinces d’Idlib et de Deraa. Daesh contrôle toujours quelques villages sur l’Euphrate et reste présent dans le centre du pays. Les Kurdes administrent le nord-est du pays et contrôlent près d’un tiers de la Syrie. Enfin, les Turcs renforcent leur présence dans le Nord.</p>
<p>Pour les poches rebelles, avec la puissance militaire des Russes et l&rsquo;efficacité de leurs négociateurs (aidés en cela par les Turcs, les Egyptiens et même les Saoudiens et les Qataris qui sont depuis allés à Canossa), ce n’est juste qu’une question de temps.</p>
<p>Les Kurdes, quant à eux, finiront par se rapprocher du régime (cela s’est déjà produit à plusieurs reprises) et de Moscou. Ils ne commettront pas d’ailleurs une seconde fois l’erreur de repousser les appels du pied russes puisqu’ils en ont payé le prix ces derniers mois notamment face aux Turcs&#8230;</p>
<p>De fait, généraux américains et russes discutent toujours en coulisses et sont moins en désaccord qu’on ne le croit sur l’avenir de la Syrie. Comme je l’annonce depuis longtemps, un «Yalta régional» entre les deux grandes puissances, verra assurément le jour.</p>
<p>Enfin, si les plans de Trump sur le futur traité de paix israélo-palestinien et surtout sur l’asphyxie économique de la République islamique d’Iran, venaient à se concrétiser, les dirigeants iraniens, qui sont loin d’être idiots, finiront, pour sauver ce qui peut encore l’être, par plier et se retirer d’une manière ou d’une autre de la Syrie.</p>
<p>De même, à plus ou moins long terme, une fois son pays pacifié et afin de redorer son blason sur la scène internationale et surtout auprès des Etats-Unis, du monde sunnite, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte de Sissi (qui soutient déjà le régime de Damas), Bachar El-Assad, sous l’influence de son protecteur russe, pourrait très bien vouloir, qui sait?, lui aussi faire la paix avec les Israéliens, avec qui, ne soyons pas naïfs, des contacts, certes très discrets, ont toujours existé…</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bGiRyixx86"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/retrait-americain-de-laccord-iranien-un-pari-hasardeux-pour-trump/">Retrait américain de l’accord iranien : Un pari hasardeux pour Trump ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Retrait américain de l’accord iranien : Un pari hasardeux pour Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/retrait-americain-de-laccord-iranien-un-pari-hasardeux-pour-trump/embed/#?secret=eBtC7itN5F#?secret=bGiRyixx86" data-secret="bGiRyixx86" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yJA4x8Fzzw"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/embed/#?secret=8FFw9YqBfu#?secret=yJA4x8Fzzw" data-secret="yJA4x8Fzzw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yXwyBZb7Gt"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/">Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/embed/#?secret=I5SjEtoIuN#?secret=yXwyBZb7Gt" data-secret="yXwyBZb7Gt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/syrie-la-russie-est-elle-toujours-le-maitre-du-jeu/">Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Retrait américain de l’accord iranien : Un pari hasardeux pour Trump ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2018 20:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump/Ali Khamenei: une histoire de faucons. Le 8 mai 2018, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis se retiraient finalement de l’accord nucléaire avec l’Iran. Décision controversée s’il en est, mais seul l’avenir nous dira si, dans ce dossier, le président américain avait raison… Par Roland Lombardi * Cet accord, signé sous la présidence...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/retrait-americain-de-laccord-iranien-un-pari-hasardeux-pour-trump/">Retrait américain de l’accord iranien : Un pari hasardeux pour Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-156964" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Donald-Trump-Khamenei.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Donald Trump/Ali Khamenei: une histoire de faucons.</em></p>
<p><em><strong>Le 8 mai 2018, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis se retiraient finalement de l’accord nucléaire avec l’Iran. Décision controversée s’il en est, mais seul l’avenir nous dira si, dans ce dossier, le président américain avait raison…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-156962"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" />Cet accord, signé sous la présidence de Barack Obama, le 14 juillet 2015, à Vienne, entre l&rsquo;Iran et les pays du <em>«P 5+1»</em> (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), faisait suite à des années de négociations (près de 12 ans) et fut difficile à conclure.</p>
<p>Strictement centré, pour l’Iran, sur la limitation de sa production de plutonium à vocation militaire et la construction ainsi de l’arme atomique, ce texte est certes imparfait et contient de nombreux angles morts.</p>
<p>En effet, l’accord ne prône pas le démantèlement complet du programme nucléaire iranien et n’aborde absolument pas les questions sur les armes balistiques.</p>
<h3>La stratégie du «renversement de table»</h3>
<p>Ainsi, pour ses détracteurs, il n’est simplement qu’un moyen de gagner du temps du côté iranien. Toutefois, comme le reconnaissaient certains généraux américains et même israéliens, cet accord avait au moins le mérite d’exister.</p>
<p>De plus, le compromis de Vienne constituait le premier pas vers une normalisation des relations entre l’Iran et les Etats-Unis, rompues en 1980 après la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran. En même temps, cela permettait de faire revenir l’Iran dans le concert des nations tout en amorçant une coopération certes discrète mais bien réelle entre Washington et Téhéran sur les crises en Syrie et en Irak face au danger que représentait à l’époque Daesh.</p>
<p>Par ailleurs, les Iraniens semblaient jusqu’ici respecter l’accord comme l’affirment l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et les experts français, britanniques et allemands.</p>
<p>À l’opposé, d’autres observateurs ont déclaré, quant à eux, qu’une partie de l’argent déjà récoltée par l’Iran, suite à la levée des sanctions économiques concomitantes au Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), n’a servi pour l’instant qu’à renforcer l’hégémonie iranienne dans la région en finançant notamment tous ses proxys, du Hezbollah au Liban, aux milices chiites en Syrie et en Irak, en passant par les Houthis au Yémen.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, dans son discours du 8 mai dernier, où d’ailleurs le président américain mélange un peu tout, Donald Trump a une nouvelle fois usé de sa stratégie favorite en politique internationale et qui est celle du <em>«renversement de table».</em></p>
<h3>Pourquoi cette décision ?</h3>
<p>Tout d’abord, quoi que l’on en pense, il faut bien reconnaître que le président américain tient encore une fois une de ses promesses de campagne (frappes en Syrie, déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, Corée…).</p>
<p>Evidemment, en Occident, nous ne sommes plus habitués à ce qu’un homme politique tienne ses paroles. Pour ma part, même si je répète assez souvent que c’était une grande erreur que de sous-estimer Donald Trump, je pensais que cet engagement électoral ne serait finalement pas tenu et que le locataire de la Maison Blanche choisirait en définitive la «manière douce» pour aborder ce dossier.</p>
<p>Il faut d’ailleurs rappeler que Donald Trump avait déjà, à deux reprises (la dernière fois en janvier 2018), confirmé la suspension des sanctions économiques contre l’Iran levées dans le cadre du JCPAO. Il est vrai que depuis, des <em>«faucons»</em> comme John Bolton et Mike Pompeo ont remplacé respectivement les<em> «modérés»</em> de son administration, le conseiller à la sécurité nationale général McMaster et le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, qui eux, étaient contre un retrait de l’accord et discutaient discrètement avec les Iraniens.</p>
<p>De ce fait, ne perdons pas de vue que la dernière mesure prise par Trump a aussi des fins, encore une fois, internes. Ainsi, tout en s’affichant comme le chef qui tient parole auprès de son électorat, il espère de la sorte amadouer l’Etat profond américain et engranger également le maximum de soutiens politiques, notamment au Congrès dans le camp républicain voire ailleurs, en vue des prochaines échéances électorales de mi-mandat de novembre prochain.</p>
<p>Sur le plan international, Trump donne de nouveau des gages à ses alliés régionaux que sont l’Arabie saoudite ainsi qu’Israël et surtout son Premier ministre, Benyamin Netanyahou&#8230;</p>
<p>Pour les Européens par contre, le retrait américain et la reprise des sanctions sont catastrophiques sur le plan commercial puisqu’il s’accompagne de menaces contre toutes sociétés qui commerceraient avec l’Iran.</p>
<p>Bien sûr, des moyens complexes existent pour contourner la scandaleuse extraterritorialité des lois américaines. Cependant, le <em>«syndrome BNP»</em> (en 2014, la banque française avait été sanctionnée par les Etats-Unis à payer 9 milliards de dollars pour avoir fait des transactions financières entre 2002 et 2009 avec l’Iran, le Soudan et Cuba, pays soumis à un embargo économique américains) est dans tous les esprits des investisseurs occidentaux.</p>
<p>Alors, certes l’accord est toujours en vigueur entre l’Iran et les Européens, mais ces derniers ont peu de moyens de pression et nous sommes légitimement en droit de douter de sa viabilité sans la présence de la seule puissance globale de la planète… En définitive, seuls les Russes et les Chinois tireront leur épingle du jeu puisqu’ils resteront politiquement et surtout économiquement liés et implantés en Iran avec ou sans accord.</p>
<h3>Un retour du Regime change ?</h3>
<p>Durant toute sa campagne, le candidat Trump avait fustigé l’utopie des néoconservateurs, et terriblement dévastatrice, du <em>Regime change</em> et du <em>Nation building</em>. Depuis, on l’a vu, il a fait appel à des <em>«néocons»</em> pour le seconder. Pour autant, les généraux John Kelly, son chef de cabinet, et James Mattis, le secrétaire à la Défense qui sont eux des réalistes, sont encore là (pour combien de temps ?) et surtout, n’oublions pas que c’est toujours lui le chef d’orchestre ! Alors, sauf incident grave, je ne pense pas qu’il souhaite véritablement aller jusqu’à un affrontement direct avec l’Iran, comme les Israéliens d’ailleurs. Je pense plutôt qu’il a choisi la stratégie de Reagan face à l’URSS.</p>
<p>Trump a très bien compris que ce sont les rapports de force qui prévalent toujours en relations internationales et dans cette région, plus qu’ailleurs. Il espère ainsi imposer une pression insupportable sur Téhéran, asphyxier et mettre à genoux les mollahs et surtout, les Gardiens de la révolution, piliers de la République islamique. Son pari repose alors sur un pourrissement de la situation interne du pays qui le ferait évoluer positivement vers une sorte de <em>«perestroïka persane»</em> ou mieux, une chute du régime.</p>
<p>Hassan Rohani, le président iranien l’a très bien compris : c’est une <em>«guerre psychologique et une pression économique»</em> qui est en train de se mettre en place contre l’Iran.</p>
<p>Reste à savoir si le nouveau choix du président américain n’affaiblira pas les «modérés», vainqueurs des dernières élections et qui sont derrière Rohani, et ne renforcera pas, au contraire, le sentiment d’unité nationale et surtout les radicaux du Guide suprême, Ali Khamenei…</p>
<p>Honnêtement, encore une fois, comme certains généraux du Pentagone et même certains officiers israéliens, je ne crois pas que c’est en tordant le bras aux dirigeants actuels iraniens, que nous assisterons à une évolution positive du régime à Téhéran. Peut-être. Il est vrai qu’aujourd’hui la République islamique est déjà très affaiblie à l’intérieur comme à l’extérieur. En effet, les tensions politiques au sein du pouvoir et les problèmes socio-économiques (cf. les manifestations violentes de cet hiver – et qui se poursuivent encore aujourd’hui sporadiquement – contre la corruption des élites, la vie chère et les aventures extérieures) sont bien réels actuellement en Iran.</p>
<p>En Syrie, les Israéliens ne veulent absolument pas voir s’installer un <em>«Iran Land»</em> à ses frontières. C’est la raison pour laquelle, Tsahal cible quasi quotidiennement, depuis des mois et toujours avec le blanc-seing russe, les positions et les déplacements d’armes iraniennes comme dans la nuit du 10 mai où, en réponse à vingt tirs de missiles contre le territoire israélien, plus d&rsquo;une cinquantaine de cibles ont été durement touchées. De toute évidence, au-delà du sensationnalisme ambiant, un affrontement de grande ampleur entre l’Iran et Israël est peu probable. Il aurait déjà pu avoir lieu depuis bien longtemps, notamment lors de la centaine de frappes israéliennes sur la Syrie et qui ont parfois causé la mort d’officiers iraniens et du Hezbollah. Toutefois, Téhéran et la milice chiite libanaise font le dos rond.</p>
<p>Ils n’ont jamais engagé des représailles d’envergure contre Israël, et ce pour trois bonnes et simples raisons.</p>
<p>D’abord, s’ils le faisaient, ils perdraient immédiatement leurs derniers soutiens européens. Ensuite, ils n’en ont, pour l’instant, absolument pas les moyens et enfin, ils savent pertinemment, connaissant les Israéliens, que cela leur en cuirait.</p>
<p>D’autant plus, que les Russes et même Bachar El-Assad, ne voient pas d’un très bon œil une présence iranienne pérenne en Syrie. Signe des temps, ce 9 mai, Netanyahou a été l’invité d’honneur de Poutine au défilé de la victoire de la Seconde Guerre mondiale…</p>
<p>À terme, si les Iraniens, ne souhaitent pas perdre tous les bénéfices économiques et commerciaux de leur victoire en Syrie, il est fort possible que sous la pression du Juge de paix russe (qui n’est au final qu’un partenaire tactique et non un allié), ils préféreront effectuer un certain retrait afin de préserver leur influence politique mais aussi une bonne part des marchés de la reconstruction du pays.</p>
<p>En paraphrasant le général de Gaulle, lorsqu’il s’exprimait sur la Russie et l’Union soviétique, nous pouvons penser que la grande Perse finira par boire comme un buvard le fondamentalisme chiite. La question est de savoir comment et dans combien de temps.</p>
<p>Une révolution violente en Iran est peu envisageable pour l’instant. Pour l’heure, même si le guide ultraconservateur Khamenei est toujours là, il est cependant vieillissant et très malade. Lorsqu’il disparaîtra, sera-t-il remplacé ? Ce n’est pas certain.</p>
<p>Peut-être même, que les mollahs reviendront à leurs anciennes positions qui leur interdisaient de faire de la politique. Un nouvel Etat qui serrait un savant mélange de société ouverte, de libéralisme économique mais toujours d’autocratie, et issu d’un <em>gentlemen’s agreement</em> entre les modérés, l’armée et les puissants Pasdarans, pourrait voir le jour. Qui sait ?</p>
<p>D’ailleurs, dans son discours du 8 mai, après des propos très durs, le président américain s’est également adressé directement au<em> «grand peuple iranien»</em> en le flattant. De même, il a quelque peu temporisé en laissant une petite porte ouverte, une chatière si j’ose dire, pour une reprise éventuelle des négociations : <em>«Le fait est qu&rsquo;ils vont vouloir conclure un accord nouveau et durable, un accord qui bénéficierait à tout l&rsquo;Iran et au peuple iranien. Quand ils (seront prêts), je serai prêt et bien disposé. De belles choses peuvent arriver à l&rsquo;Iran».</em></p>
<p>Clairement donc, en choisissant «la manière forte», en renversant la table et en se montrant menaçant, Donald Trump souhaite tout simplement accélérer le processus que j’ai décrit plus haut. A moins que, effectivement, les responsables iraniens, en situation de trop grande faiblesse mais qui sont de grands pragmatiques, se résignent finalement à revenir à la table des négociations afin de sauver ce qui peut encore être sauvé… Les provocations et la manière forte ont déjà très bien réussi au président américain, notamment avec la Corée du Nord. Seul l’avenir nous dira si dans ce dossier, il avait encore raison…</p>
<p><em>* Analyste au sein du groupe JFC Conseil, docteur en histoire, consultant indépendant en géopolitique, et chercheur associé à l’Iremam à Aix en Provence.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ikjiLJL8rC"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/embed/#?secret=VuniuAPP9p#?secret=ikjiLJL8rC" data-secret="ikjiLJL8rC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UDhnBzcy49"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/14/frappes-occidentales-en-syrie-grand-spectacle-et-frappes-negociees/">Frappes occidentales en Syrie : Grand spectacle et «frappes négociées» !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Frappes occidentales en Syrie : Grand spectacle et «frappes négociées» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/14/frappes-occidentales-en-syrie-grand-spectacle-et-frappes-negociees/embed/#?secret=BwKvQUFuOE#?secret=UDhnBzcy49" data-secret="UDhnBzcy49" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fdBkgh9NVr"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/">Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Et si Trump déclenchait… le futur processus de paix ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/16/trump-declenchait-futur-processus-de-paix/embed/#?secret=Ur3mAHaRUu#?secret=fdBkgh9NVr" data-secret="fdBkgh9NVr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/29/retrait-americain-de-laccord-iranien-un-pari-hasardeux-pour-trump/">Retrait américain de l’accord iranien : Un pari hasardeux pour Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi Ghannouchi se félicite-t-il de l’attaque contre la Syrie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/15/pourquoi-ghannouchi-se-felicite-t-il-de-lattaque-contre-la-syrie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/15/pourquoi-ghannouchi-se-felicite-t-il-de-lattaque-contre-la-syrie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2018 10:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar El-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi en costume cravate, hier, à Hrairia. Ouvrant la campagne électorale de son parti pour les prochaines élections municipales, hier, samedi 14 avril 2018, à Hrairia, à l’ouest de Tunis, Rached Ghannouchi n’a pas manqué l’occasion pour se féliciter de l’attaque occidentale contre la Syrie. Parlant quelques heures après cette attaque contre des installations...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/15/pourquoi-ghannouchi-se-felicite-t-il-de-lattaque-contre-la-syrie/">Pourquoi Ghannouchi se félicite-t-il de l’attaque contre la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-148910" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Rached-Ghannouchi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rached Ghannouchi en costume cravate, hier, à Hrairia.</em></p>
<p><em><strong>Ouvrant la campagne électorale de son parti pour les prochaines élections municipales, hier, samedi 14 avril 2018, à Hrairia, à l’ouest de Tunis, Rached Ghannouchi n’a pas manqué l’occasion pour se féliciter de l’attaque occidentale contre la Syrie.</strong> </em></p>
<p><span id="more-148909"></span></p>
<p>Parlant quelques heures après cette attaque contre des installations syriennes, près de Damas, censées être des cibles militaires, le président du parti islamiste tunisien a déclaré notamment :<em> «Hier vers minuit, il y a eu deux événements majeurs qui n’ont rien de commun. En Tunisie, il y a eu le démarrage des élections municipales. Des jeunes filles et des jeunes garçons ont commencé, dans tout le pays, à coller les affiches des listes électorales. Et en même temps, des missiles sont tombées dans certaines régions de Syrie».</em></p>
<p>Pour le leader islamiste tunisien, qui a trouvé ici l’occasion de tenir un discours visant à gagner la sympathie des pays Occidentaux auteurs de l’attaque, notamment les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, se félicite, à l&rsquo;évidence, du camouflet subi par le président Bachar El Assad.</p>
<p>Le crime de ce dernier, aux yeux de Ghannouchi, est, on l’a compris, d’avoir triomphé des terroristes islamistes qui voulait prendre possession de son pays et fait échouer le plan de l’internationale islamiste, menée par le Qatar, la Turquie et les Frères musulmans égyptiens, dont Ennahdha est une excroissance tunisienne.</p>
<p>Ce que Ghannouchi n’a pas dit et qui se comprend bien en plaçant son discours dans son contexte, c’est que les islamistes tunisiens, contrairement à leurs <em>«frères»</em> dans les autres pays de la région, notamment l’Irak, la Syrie, l’Egypte et la Libye, ont réussi à cacher leur jeu et à tromper leurs compatriotes et ils s’apprêtent aujourd’hui à remporter les premières élections municipales libres en Tunisie, ce qui va leur ouvrir un boulevard pour remporter aussi les législatives et présidentielles de 2019, et prendre ainsi définitivement les rênes du pouvoir dans le pays.</p>
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</div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Imed Bahri</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1C9GykM0Ny"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/14/frappes-occidentales-en-syrie-grand-spectacle-et-frappes-negociees/">Frappes occidentales en Syrie : Grand spectacle et «frappes négociées» !</a></p></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>En visite à Tunis : Erdogan qualifie El-Assad de terroriste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/en-visite-a-tunis-erdogan-qualifie-el-assad-de-terroriste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Dec 2017 15:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qods]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar El-Assad]]></category>
		<category><![CDATA[palais de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ph : TRT Arabic. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite à Tunis, a qualifié son homologue syrien, Bachar El-Assad, de terroriste. Cette déclaration a été faite lors d&#8217;une conférence de presse tenue aujourd&#8217;hui, mercredi 27 décembre 2017, au Palais de Carthage, à Tunis, à l&#8217;occasion de la visite officielle de 2 jours qu&#8217;il effectie...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-130295" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Erdogan_Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ph : TRT Arabic.</em></p>
<p><em><strong>Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite à Tunis, a qualifié son homologue syrien, Bachar El-Assad, de terroriste.</strong></em><span id="more-130292"></span></p>
<p>Cette déclaration a été faite lors d&rsquo;une conférence de presse tenue aujourd&rsquo;hui, mercredi 27 décembre 2017, au Palais de Carthage, à Tunis, à l&rsquo;occasion de la visite officielle de 2 jours qu&rsquo;il effectie en Tunisie, dans le cadre d&rsquo;un périple dans plusieurs pays africains .</p>
<p>Interrogé sur la situation chaotique que connait en ce moment la Syrie, M. Erdogan a qualifié le président El-Assad de terroriste, qui pratique le terrorisme d&rsquo;Etat sur son peuple.</p>
<p>«<em>Il n&rsquo;y a pas de stabilité en Syrie à cause d&rsquo;El-Assad. Il est impossible de faire avancer la situation avec Bachar Al-Assad qui a tué près d&rsquo;un million de Syriens innocents. Si nous dialoguons avec lui, nous commettrions une injustice envers le peuple syrien</em>», a martelé le chef de l&rsquo;Etat turc.</p>
<p>En ce qui concerne de la question du statut de Jérusalem comme capitale d’Israël, M. Erdogan a indiqué que, pour la Turquie comme pour la Tunisie, Al-Qods est une ligne rouge à ne pas franchir, ajoutant que la décision du président américain, Donald Trump, de faire transférer l&rsquo;ambassade des Etats-Unis à la ville sainte est illégale.</p>
<p>Le président tunisien, Béji Caid Essebsi, est quant à lui revenu sur le signe de Rabia fait par son homologue turc sur le perron du Palais de Carthage, en disant: «<em>Que tout le monde sache. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul drapeau en Tunisie et non pas deux ou trois ou quatre ou cinq. Et il y a aussi le drapeau turc</em>», a-t-il déclaré.</p>
<div class="embed">
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</div>
<p>&nbsp;<br />
Notons que des accords tuniso-turcs ont été signés, en présence de MM. Caid Essebsi et Erdogan, portant sur la coopération militaire, l&rsquo;investissement et l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7bJtjxuarg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/tunisie-erdogan-fait-le-signe-de-rabia-au-palais-de-carthage/">Tunisie : Erdogan fait le signe de Rabia au Palais de Carthage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Erdogan fait le signe de Rabia au Palais de Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/tunisie-erdogan-fait-le-signe-de-rabia-au-palais-de-carthage/embed/#?secret=lUyN2p2gWL#?secret=7bJtjxuarg" data-secret="7bJtjxuarg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/27/en-visite-a-tunis-erdogan-qualifie-el-assad-de-terroriste/">En visite à Tunis : Erdogan qualifie El-Assad de terroriste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Frappe US en Syrie : Premier coup de maître de l’imprévisible Trump</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/frappe-us-en-syrie-premier-coup-maitre-de-limprevisible-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 12:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar El-Assad]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Rex Tillerson]]></category>
		<category><![CDATA[russes]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La frappe américaine contre la Syrie est un coup de maître du président Trump, mais elle ne change pas profondément la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient. Par Roland Lombardi * Dans la nuit du 6 au 7 avril 2017, le président Trump ordonna, unilatéralement, sans mandat onusien et donc en complète violation du droit international,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/frappe-us-en-syrie-premier-coup-maitre-de-limprevisible-trump/">Frappe US en Syrie : Premier coup de maître de l’imprévisible Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-85238" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Donald-Trump.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>La frappe américaine contre la Syrie est un coup de maître du président Trump, mais elle ne change pas profondément la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient.</em> </strong></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-91545"></span></p>
<p>Dans la nuit du 6 au 7 avril 2017, le président Trump ordonna, unilatéralement, sans mandat onusien et donc en complète violation du droit international, aux forces américaines de mener des représailles contre l’armée du régime syrien suite à une attaque neurotoxique sur des civils, survenue le mardi 4 avril, à Khan Cheikhoun, et faisant plus de 80 victimes.</p>
<p>Avec ces frappes américaines «surprises», beaucoup de ceux, en Europe et ailleurs, qui avaient salué la victoire de Trump l’iconoclaste, ont été déçus et lui reprochent à présent d’avoir trahi ses positions de 2013 lorsqu’il s’était alors opposé avec force à toute ingérence et intervention occidentale après la tragique et précédente attaque chimique de la Ghouta, ou plus récemment, il y a encore quelques jours, lorsqu’il avait déclaré qu’Assad n’était pas la priorité.</p>
<p>Pour ma part, au contraire, je trouve que le président américain tient encore une fois une de ses promesses de campagne.<br />
En effet, en novembre 2016, lors de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, j’avais rappelé que le sulfureux candidat avait promis qu’en politique étrangère, il serait<em> «imprévisible»</em>. J’avais alors souligné qu’<em>«(…) en relations internationales, c’est un immense avantage car vos interlocuteurs, même les plus durs, vous craignent et sont alors paralysés et donc <a href="http://www.jfcconseilmed.fr/files/16-11-12---Lombardi-Trump-et-le-monde.pdf">plus enclins aux concessions</a>»</em>.</p>
<p><strong>La révélation du Commander in Chief</strong></p>
<p>Ainsi, grâce à sa première action internationale d’envergure, Donald Trump démontre son imprévisibilité annoncée mais aussi une certaine efficacité.</p>
<p>Si le nouveau locataire de la Maison Blanche a été choqué, comme nous tous, par les images d’enfants inanimés ou de pauvres hères suffoquant après le raid chimique de mardi dernier, il n’en reste pas moins que l’ordre de son action militaire fut motivé par l’émotion, certes, mais une émotion parfaitement maîtrisée et somme toute très calculée.</p>
<p>Car avec ce triste événement, Trump a toutefois saisi une opportunité qui pouvait s’avérer être un formidable gain géopolitique, diplomatique mais aussi politique.</p>
<p>En décidant de lancer 59 missiles Tomahawk (600.000 dollars l’unité) sur la base d’Al-Chaayrate d’où aurait été lancée l’attaque chimique, le président américain fait d’abord un acte de politique intérieure.</p>
<p>Assurément, tout en faisant plaisir au complexe militaro-industriel américain (ce qui est toujours important aux Etats-Unis) et en se démarquant d’un Obama considéré comme un mou et un indécis, il fait aussi taire tous ceux, en interne, qui le traitaient de fou et d’incompétent.</p>
<p>En une nuit, en effet, Trump est devenu le Commander in Chief et a lavé tous les soupçons de connivence avec les Russes qui l’accablent depuis des mois. Les médias américains, très hostiles depuis le début de son mandat, mais aussi ses opposants démocrates et les faucons républicains comme Mc Cain et Graham, ont approuvé ces frappes en Syrie.</p>
<p>De plus, son opinion publique, dans sa quasi-totalité, le soutient désormais. Peut-être que ce nouveau contexte l’aidera donc à finaliser ses réformes si décriées jusqu’ici…</p>
<p>Sur le plan international, Trump a démontré, de manière spectaculaire, non pas qu’il reprenait la main au Moyen-Orient mais qu’il revenait dans le jeu et qu’il fallait dorénavant compter avec lui.</p>
<p>Notons que c’est lors de la visite du président chinois à Washington, qu’il a pris sa décision. De ce fait, il donne une image de fermeté et rappelle à tous, que les Etats-Unis peuvent encore frapper quand et où ils le souhaitent. On ne fait pas meilleur message adressé par exemple à la Corée du Nord ou encore à tous ceux qui croyaient à un effacement américain.</p>
<p>De leur côté, toutes les chancelleries occidentales ont salué l’initiative américaine. On l’a vu, et c’est assez cocasse, Trump est dorénavant en odeur de sainteté auprès de tous les anti-russes et anti-Assad primaires ainsi que tous les va-t-en-guerre (toujours avec les larmes et le sang des autres bien sûr).</p>
<p>Enfin, l’Arabie saoudite a soutenu immédiatement l’action américaine. Les groupes rebelles syriens (dominés majoritairement par les jihadistes et les islamistes) comme l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech) d’ailleurs, ont été littéralement exaltés par les frappes sur cette base du régime de Damas.</p>
<p><strong>Pas de changement de la stratégie américaine</strong></p>
<p>Toutefois, tout ce beau monde ne devrait pas se réjouir trop vite car à mon sens, le coup spectaculaire de Trump, aussi positif qu’il soit sur le plan tactique, comme on l’a vu, n’entraînera pas d’escalade et ne changera pas en profondeur la stratégie régionale de la nouvelle administration américaine.</p>
<p>Pour preuve, comme le font les Israéliens lorsqu’ils bombardent en Syrie le Hezbollah ou des armes destinées à la milice chiite libanaise, l’état-major américain a préalablement informé les Russes de la décision de frapper en Syrie. La base visée par les Tomahawk (dont la précision est d’un à cinq mètres) a donc été soigneusement évacuée par le personnel et le matériel russe. Et effectivement, s’il y a eu une dizaine de morts parmi les militaires syriens, seuls quelques avions et hangars ont été touchés et détruits.</p>
<p>Les radars et les installations utilisés par les Russes ainsi que la piste, quant à eux, ont été épargnés et des avions ont même pu d’ailleurs décoller à nouveau, dès vendredi matin, afin d’aller bombarder des positions de Daech…</p>
<p>Certes, Moscou a émis de vives protestations à l’Onu. C’est de bonne guerre… si on peut dire. L’éventuelle coopération entre Russes et Américains sur les dossiers syrien et irakien semble pour l’heure au point mort. Mais la fin de ce projet évoqué par Trump lui-même n’est pas encore irréversible.</p>
<p>Cette semaine, le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson (l’ancien Pdg d’ExxonMobile et ami de Poutine), se rend en Russie. Les discussions seront peut-être animées mais le chef de la diplomatie américaine, au-delà des éléments de langages diplomatiques destinés aux médias, devrait réaffirmer les priorités des Etats-Unis en Syrie et dans la région à savoir la destruction de Daech, la lutte contre islam radical et à plus long terme la stabilité de la région.</p>
<p>En définitive, les tirs américains sont un avertissement clair et net à Bachar El-Assad (dont les vrais experts de Washington ont depuis reconnu son rôle incontournable). En dépit d’une situation sur le terrain et d’un contexte international qui lui étaient pourtant jusqu’ici favorables, si le maître de Damas est réellement coupable (il n’y a pas encore eu d’enquête internationale prouvant les responsabilités du régime, de certains de ses ultras ou même des<em> «rebelles»</em>) de l’attaque chimique sur Khan Cheikhoun, il est évident qu’il y réfléchira à deux fois à l’avenir. D’ailleurs, les Russes, c’est certain, l’y aideront !</p>
<p>Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que les Etats-Unis ont toujours pour objectif de se tourner vers l’Asie et pour cela, un retour à la paix au Moyen-Orient est inéluctable. D’autant plus que les grandes sociétés américaines lorgnent également, sans l’avouer, l’immense marché iranien…</p>
<p>Enfin, n’oublions pas que Trump est bien entouré. Ses visiteurs du soir sont le général Petraeus et Henry Kissinger. De plus, son conseiller à la sécurité nationale, le général Mc Master, et son Secrétaire à la Défense, le général Mattis, sont des militaires d’expérience respectés et surtout, sont considérés comme de véritables intellectuel-soldats qui connaissent parfaitement la région et ses subtilités. N’étant pas des idéologues, ils savent pertinemment quels sont les enjeux et les vrais dangers dans cette partie du monde.</p>
<p>Finalement, les dernières frappes américaines en Syrie, aussi surprenantes qu’elles ont pu paraître, ne sont pas l’introduction à un revirement stratégique notable des Etats-Unis au Moyen-Orient. Le véritable coup de maître de Trump risque alors d’en décevoir plus d’un… et pas ceux que l’on croit…</p>
<p><em>* Membre du Groupe d’analyse JFC Conseil.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/frappe-us-en-syrie-premier-coup-maitre-de-limprevisible-trump/">Frappe US en Syrie : Premier coup de maître de l’imprévisible Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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