<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Banque centrale de la Tunisie - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/banque-centrale-de-la-tunisie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/banque-centrale-de-la-tunisie/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Sep 2021 09:56:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Banque centrale de la Tunisie - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/banque-centrale-de-la-tunisie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La Tunisienne Nadia Gamha représentera la région Mena dans le CA de l’AFI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/09/la-tunisienne-nadia-gamha-representera-la-region-mena-dans-le-ca-de-lafi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/09/la-tunisienne-nadia-gamha-representera-la-region-mena-dans-le-ca-de-lafi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 09:54:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance for Financial Inclusion]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de la Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Gamha]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=362183</guid>

					<description><![CDATA[<p>Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) a pris part, via visioconférence, mercredi 8 septembre 2021, à la 6e assemblée générale annuelle de l’Alliance for Financial Inclusion (AFI) coorganisée par la Banque centrale de Jordanie. Au cours de cet évènement, a été approuvée la nomination de Nadia Gamha, vice-gouverneur de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/09/la-tunisienne-nadia-gamha-representera-la-region-mena-dans-le-ca-de-lafi/">La Tunisienne Nadia Gamha représentera la région Mena dans le CA de l’AFI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Nadia-Gamha.jpg" alt="" class="wp-image-362186"/></figure></div>



<p><strong><em>Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) a pris part, via visioconférence, mercredi 8 septembre 2021, à la 6e assemblée générale annuelle de l’Alliance for Financial Inclusion (AFI) coorganisée par la Banque centrale de Jordanie.</em></strong></p>



<span id="more-362183"></span>



<p>Au cours de cet évènement, a été approuvée la nomination de Nadia Gamha, vice-gouverneur de la BCT, en tant que membre du conseil d’administration de l’AFI pour représenter la région de l’Afrique du Nord et le Moyen Orient (Mena) et ce, pour la période 2021-2023.</p>



<p>Il est à rappeler que l’AFI est une alliance de leadership politique détenue et dirigée par les banques centrales et les institutions de réglementation financière membres. Elle a pour objectif commun la promotion de l’inclusion financière aux niveaux national, régional et international.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/09/la-tunisienne-nadia-gamha-representera-la-region-mena-dans-le-ca-de-lafi/">La Tunisienne Nadia Gamha représentera la région Mena dans le CA de l’AFI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/09/la-tunisienne-nadia-gamha-representera-la-region-mena-dans-le-ca-de-lafi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marouane El-Abassi : «La bi-bancarisation réduit les coûts de transfert pour la diaspora»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/12/marouane-el-abassi-la-bi-bancarisation-reduit-les-couts-de-transfert-pour-la-diaspora/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/12/marouane-el-abassi-la-bi-bancarisation-reduit-les-couts-de-transfert-pour-la-diaspora/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 09:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[APTBEF]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de la Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bi-bancarisation]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisiens résidents à l’étranger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=339607</guid>

					<description><![CDATA[<p>«La bi-bancarisation pourrait être un début de solution notamment pour réduire les coûts de transfert par l’utilisation de l’effet de synergie entre les banques locales et étrangères», estime le gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT), Marouane El-Abassi. M. El-Abassi a pris part, jeudi 11 mars 2021 – par visioconférence –, à un...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/12/marouane-el-abassi-la-bi-bancarisation-reduit-les-couts-de-transfert-pour-la-diaspora/">Marouane El-Abassi : «La bi-bancarisation réduit les coûts de transfert pour la diaspora»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Marouane-El-Abassi.jpg" alt="" class="wp-image-159295"/></figure>



<p><strong><em>«La bi-bancarisation pourrait être un début de solution notamment pour réduire les coûts de transfert par l’utilisation de l’effet de synergie entre les banques locales et étrangères», estime le gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT), Marouane El-Abassi.</em></strong></p>



<span id="more-339607"></span>



<p>M. El-Abassi a pris part, jeudi 11 mars 2021 – par visioconférence –, à un webinaire portant sur la bi-bancarisation, organisé par l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF).</p>



<p>Le gouverneur El-Abassi a saisi cette occasion pour saluer fortement la contribution de la diaspora tunisienne dans le financement de l’économie nationale, notamment lors de l’actuelle crise sanitaire : <em>«notre diaspora a fait preuve d’un grand sens de solidarité»</em>, a-t-il précisé.</p>



<p>Toutefois, pour développer la contribution de la diaspora, des contraintes majeures doivent être levées, notamment en termes de facilitation des transactions bancaires et surtout en minimisant leurs coûts. Des pistes potentiellement intéressantes sont actuellement à l’étude à la BCT et la <em>«la bi-bancarisation, a-t-il estimé, pourrait être un début de solution surtout pour réduire les coûts de transfert notamment par l’utilisation de l’effet de synergie entre les banques locales et étrangères».</em></p>



<p>Parallèlement, M. El-Abassi a estimé indispensable l’optimisation des leviers existants en faveur des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). Dans ce sens, il a considéré <em>«nécessaire»</em> l’assouplissement de la réglementation des changes notamment en ce qui concerne l’ouverture de compte surtout au cours des deux premières années d’immigration et qu’elle soit possible à tous les immigrants ! Il s’agit là de <em>«passer de l’informel financier à la finance formelle»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>L’objectif étant d’éviter le recours aux circuits informels pour le transfert d’argent à partir des pays de résidences. Ceci dépendra, aussi, d’une meilleure accessibilité aux services de transfert de fonds, notamment par la baisse des coûts, considéré comme sensiblement plus élevés que dans les autres pays. Ainsi, <em>«la diversification des produits d’épargne adressés aux TRE aidera à drainer des fonds de même que la communication autour de ces produits doit être suffisamment exhaustive»</em>. Pour accélérer la mise en place, le gouverneur El-Abassi recommande le recours aux nouvelles technologies associées à la blockchain <em>«pour faciliter l’accès des TRE aux services financiers, ce qui permettrai d’agir sur la flexibilité et sur les coûts des opérations».</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/12/marouane-el-abassi-la-bi-bancarisation-reduit-les-couts-de-transfert-pour-la-diaspora/">Marouane El-Abassi : «La bi-bancarisation réduit les coûts de transfert pour la diaspora»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/12/marouane-el-abassi-la-bi-bancarisation-reduit-les-couts-de-transfert-pour-la-diaspora/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une économie asphyxiée par ses banques et politiques monétaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/tunisie-une-economie-asphyxiee-par-ses-banques-et-politiques-monetaires/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/tunisie-une-economie-asphyxiee-par-ses-banques-et-politiques-monetaires/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2020 08:19:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de la Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[financement des entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[financements bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétariste restrictive]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=316927</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est toute une révélation! Le plus récent rapport de la Banque mondiale (BM) sur l’économie tunisienne pour 2020, publié le 17 septembre, démystifie, chiffres à l’appui, l’ampleur des dégâts économiques occasionnés par une politique monétariste restrictive et très défavorable au financement des entreprises et investisseurs. Le rapport montre que l’inaccessibilité aux financements bancaires est désormais...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/tunisie-une-economie-asphyxiee-par-ses-banques-et-politiques-monetaires/">Tunisie : une économie asphyxiée par ses banques et politiques monétaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Guichet-de-banque.jpg" alt="" class="wp-image-102933"/></figure>



<p><strong><em>C’est toute une révélation! Le plus récent rapport de la Banque mondiale (BM) sur l’économie tunisienne pour 2020, publié le 17 septembre, démystifie, chiffres à l’appui, l’ampleur des dégâts économiques occasionnés par une politique monétariste restrictive et très défavorable au financement des entreprises et investisseurs. Le rapport montre que l’inaccessibilité aux financements bancaires est désormais plus dévastatrice que la corruption, que l’instabilité politique ou encore que le secteur informel. Explication…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-316927"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Ce rapport en anglais, avec toutes les micro-données liées sont accessibles, pour changer la donne en remettent en question les constats ruminés ici et là par le discours des élites politiques et des économistes ayant pignon sur rue avec les gouvernements de la Tunisie post-2011.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’inaccessibilité du financement, c’est pire que tout!</h3>



<p>Les données de la Banque mondiale sonnent comme un aveu d’échec de la politique monétaire actuellement menée en Tunisie.</p>



<p>Ces données factuelles sont collectées par des spécialistes des sondages ayant interrogé des propriétaires et de hauts dirigeants d’un échantillon d’entreprises rencontrées les derniers mois et semaines en Tunisie.</p>



<p>L’échantillon tient compte de tous les secteurs d’activité, toutes les tailles des entreprises et toutes les régions géographiques en Tunisie. Aucun doute sur la qualité du sondage, la rigueur des analyses et la validité du questionnaire utilisé.</p>



<p>Les enseignements procurés par ces données confirment ce que plusieurs redoutaient : les contraintes de financements sont désormais plus graves que toutes les autres contraintes : corruption, instabilité politique, économie informelle… Le tableau suivant chiffre ces nouvelles évidences et vient déstabiliser tout un discours politique erroné au sujet des problématiques rencontrées par les entreprises et les investisseurs.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Graph-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-316937"/></figure></div>



<p>Les données de la Banque mondiale sont alarmantes! Les investisseurs et les entreprises déclarent, dans des proportions fortes, que l’accès aux financements bancaires constitue leur principal problème et entrave pour survivre et pour performer. Ils déplorent que ces contraintes de financement réduisent fortement leur capacité à renouveler leurs équipements, innover leurs produits, conquérir des marchés et surtout créer de la croissance et de l’emploi.</p>



<p>Les opérateurs économiques reconnaissent aussi que la corruption arrive loin derrière les problèmes d’accès aux financements. L’instabilité politique arrive en troisième position sur la liste des contraintes rencontrées par les investisseurs. Étonnamment, le secteur informel arrive 4e dans le classement des contraintes rencontrées. Pour ces 4 catégories de contraintes, les données montrent que la Tunisie se fait dépasser par les autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Implications pour la politique monétaire</h3>



<p>Déjà pointée du doigt depuis déjà 3 ans, la politique monétaire est désormais reconnue responsable des problématiques de financements des entreprises. La Banque centrale de la Tunisie (BCT) est donc responsable de l’aggravation de la contraction des investissements en Tunisie.</p>



<p>Avec une politique monétaire restrictive, et basée sur des taux d’intérêt directeurs très élevés (6,75%-7,75%), la BCT ne rend pas service à l’économie et contribue au démantèlement des secteurs créateurs d’emplois, qu’ils soient industriels, agricoles ou de services.</p>



<p>Pis, de telles politiques monétaires contribuent à l’édification d’un marché monétaire imparfait, peu concurrentiel et incapable de financer les besoins de financement des opérateurs économiques.</p>



<p>Par de telles politiques monétaires, les taux d’intérêts bancaires se trouvent haussés artificiellement, pour se situer dans des plages allant de 10 à 13% en moyenne. Les banques commerciales et les banques publiques du pays se trouvent complices et agissent en cartel pour optimiser leur profit au détriment des entreprises, des investisseurs et aussi des consommateurs (demande).</p>



<p>L’inflation, identifiée comme le mal à endiguer, est dans le contexte tunisien mal estimée, surestimée et instrumentalisée pour permettre à la BCT de maintenir très haut son taux directeur : 6,75% en Tunisie, contre 1,5% au Maroc, 2% en Jordanie, presque 0% dans les pays de l’Union européenne.</p>



<p>Malgré la pandémie de la Covid-19, la BCT n’a pas changé de stratégie et continue à financer les banques à des taux élevés, pour que ces mêmes banques prêtent ces montants à l’État, en récupérant sans effort une rente de situation de 3%.</p>



<p>Trois effets pervers sont liés à de telles politiques monétaires et aux difficultés de financement des entreprises et des industries.</p>



<p><strong>Un </strong>: les sommes prêtées au gouvernement réduisent les liquidités sur le marché monétaire, détournant les rares ressources financières pour payer les salaires des fonctionnaires de l’État au détriment des entreprises et des investisseurs, véritables créateurs de la richesse et de l’emploi. Un effet d’éviction très dommageable pour l’accès aux financements par les entreprises et par les investisseurs.</p>



<p><strong>Deux </strong>: la trentaine de banques installées en Tunisie engrangent des profits colossaux, croissants (10 à 15% par an) et éthiquement injustifiés, et ce par comportements de collusion, peu concurrentiels, alors que la crise économique bat son plein, dans tous les secteurs et toutes les régions. Le tout se fait sous la houlette de la politique monétaire diligentée unilatéralement par la BCT.</p>



<p><strong>Trois </strong>: alors que les banques centrales de par le monde, multiplient les plans d’aide pour les entreprises et les investisseurs, la BCT s’enferre dans un dogmatisme monétariste, trop obnubilé par la lutte contre l’inflation et aveuglé quand il est question des urgences de la relance économique par l’investissement et l’aide aux entreprises.</p>



<p>En conclusion, il convient de souligner que la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme, pour éviter que l’économie tunisienne sombre davantage dans la déchéance économique et sociale. Les précédents rapports de la Banque mondiale insistaient davantage sur le danger de la corruption, les risques de l’instabilité politique et les ravages du marché informel. Ce rapport change la donne, en mettant de l’avant les difficultés du financement des entreprises et de l’investissement.</p>



<p>Les élus du peuple, les décideurs et les autorités monétaires doivent tirer les conclusions et agir en conséquence. Le tout pour sortir la Tunisie de son marasme économique. Le secteur bancaire doit sortir de sa situation de rentier, la BCT doit se détacher de son dogmatisme monétariste suranné, doit évaluer ses politiques à l’aune des résultats (et pas des objectifs). Le gouvernement et les élus du peuple doivent se pencher sur les blocages monétaires, les collusions financières qui empêchent les entreprises d’investir pour créer de la richesse…et de l’emploi durable.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



<p><strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Tunisia-2020-banque-mondiale-vient-de-paraitre.pdf?fbclid=IwAR2IsYQBvNfZCti5OsTD81DEjdOmCDUCDnfPOSkRCgbVsNJXhYhUqI-v6is" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Lire le Rapport</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/tunisie-une-economie-asphyxiee-par-ses-banques-et-politiques-monetaires/">Tunisie : une économie asphyxiée par ses banques et politiques monétaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/18/tunisie-une-economie-asphyxiee-par-ses-banques-et-politiques-monetaires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Covid-19-Tunisie : le FMI entre adversité et «risque moral»!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/16/covid-19-tunisie-le-fmi-entre-adversite-et-risque-moral/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/16/covid-19-tunisie-le-fmi-entre-adversite-et-risque-moral/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 11:03:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de la Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=294481</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les politiques monétaristes de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) et du Fonds monétaire international (FMI) laminent la confiance, érodent la classe moyenne et étouffent les conditions de vie des plus précaires. Le tout fait que l’épargne s’atrophie, érodant la confiance envers ces politiciens qui ont fait patte blanche aux diktats du FMI. Et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/16/covid-19-tunisie-le-fmi-entre-adversite-et-risque-moral/">Covid-19-Tunisie : le FMI entre adversité et «risque moral»!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tunisie-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-294485"/></figure>



<p><strong><em>Les politiques monétaristes de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) et du Fonds monétaire international (FMI) laminent la confiance, érodent la classe moyenne et étouffent les conditions de vie des plus précaires. Le tout fait que l’épargne s’atrophie, érodant la confiance envers ces politiciens qui ont fait patte blanche aux diktats du FMI. Et ce n’est pas par hasard que les Tunisiens sont désormais (en moyenne) les moins nantis économiquement comparativement aux Marocains, Algériens et même les Libyens qui sont en guerre civile depuis 2012.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari, </strong>Ph. D.</p>



<span id="more-294481"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le 14 avril 1958, Bourguiba fait adhérer la Tunisie au «système FMI». En 1958 aussi, Bourguiba, en visionneur décroche le dinar tunisien de la Zone franc (de la France), et ce, 2 ans après l’indépendance. 62 ans après, la Tunisie s’est trouvée à la merci du FMI, business as usual : plus de prêts, plus de dévaluation du dinar, moins de pouvoir d’achat et moins d’investissement. Covid-19 ou pas, les prêts du FMI véhiculent de l’adversité (sélection adverse) et incarnent un périlleux risque moral! Les prêts du FMI sont-ils devenus toxiques et/ou contreproductifs ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un nouveau prêt et de vieilles recettes</h3>



<p>Alors que le Covid-19 fait ses ravages en Tunisie et alors que l’économie sombre dans une récession rarissime, le FMI débloque un prêt urgent de 745 millions $US. Très bonne nouvelle pour les budgets de l’État.<br>En revanche, si ce montant procure une bouffée d’oxygène au budget de l’État, l’opinion publique ne voit pas de bon œil ce nouveau prêt et ne digère pas ses conditionnalités. Comme toujours avec le FMI, citoyens et PME ne voient pas la couleur de l’argent prêté : leur accessibilité aux crédits bancaires est toujours plus réduite, leur pouvoir d’achat toujours plus atrophié. Tous constatent que les aides du FMI signifient un dinar affaibli, des taux d’intérêt plus élevés et une épicerie plus coûteuse.</p>



<p>L’histoire se répète! Les Tunisiens, consommateurs, entreprises et investisseurs ont appris à leurs dépens que les <em>«tractations»</em> et <em>«transactions»</em> impliquant le trio FMI-Gouvernement-Banque centrale de la Tunisie (BCT) ne sont pas toujours porteuses de bonnes nouvelles pour le commun des mortels dans la Tunisie profonde.</p>



<p>Rappelons que la Tunisie n’a pas encaissé toutes les tranches, d’un prêt engagé en 2016, au titre du mécanisme élargi de crédits, d’un montant global promis de quelque 2,8 milliards de $US. À l’évidence, la Tunisie n’a eu accès qu’au deux tiers de la somme (peut-être moins), le reste est remis aux calendes grecques… voire annulé totalement ! Cela dit, deux problèmes surgissent.</p>



<p>Un premier problème est lié à la docilité de la BCT face aux diktats du FMI. La BCT fait patte blanche et exécute les recettes prônées par le FMI : le taux d’intérêt directeur est passé de 4,5% à 7,85%, entre 2016 et 2019. Révisé récemment et ajusté, avec la crise du Covid-19, le taux directeur est fixé aujourd’hui à 6,75%, alors qu’il est de seulement 2% au Maroc, de 3,25% en Algérie et de zéro dans tous les pays européens.</p>



<p>Deuxième problème est lié au laisser-faire gouvernemental. Dos au mur, les gouvernements des dernières années (y compris celui d’Elyes Fakhfakh) laissent faire et avalent la potion sans broncher ! Et en face, le FMI sait avec qui il fait <em>«affaire»</em> : des gouvernements faibles et divisés, une gouvernance sans vraie compétence économique, des partis sans vision économique, averses aux réformes et incapables de hausser le ton contre le FMI.</p>



<p>Tout porte à croire que le triumvirat Gouvernement-FMI-BCT prend des risques en laissant pour compte le pouvoir d’achat, en pénalisant l’investissement et en sacrifiant le tissu industriel et notamment les PME. Ceux-ci font les frais de ce type de collusion! Une collusion qui ne donne pas suffisamment de résultats en matière de lutte contre l’inflation, retardant la relance économique et érodant toujours plus le bien-être des citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sélection adverse ?</h3>



<p>Au sein du triumvirat FMI-BCT-gouvernement, l’asymétrie d’information est à son comble. Tous se «dupent» mutuellement, chacun à sa façon! En langage économique, le concept de la sélection adverse décrit ces filouteries et irresponsabilités… qui, au final, créent des pertes économiques pour la collectivité et procurent des gains politico-économiques pour certains acteurs… pris individuellement.</p>



<p>Une asymétrie d’information et une adversité qui cachent les attributs des distorsions entre ce qui est promis et ce qui est livré, entre ce qui est dit et ce qui est fait, entre les babines et les bottines… ultimement entre ce que disent les deux<em> «coins de la même bouche»</em>!</p>



<p>Les gouvernements successifs ayant gouverné le pays entre 2013-2019 n’ont pas honoré leurs engagements en faveur des réformes convenues avec le FMI. Ces gouvernements ont préféré acheter la paix avec les syndicats et les partis d’opposition, évitant les compressions budgétaires, les réductions des sureffectifs de l’administration et la privatisation des plus grandes entreprises publiques.</p>



<p>Pis encore, les ministres de l’Économie et des Finances de ces divers gouvernements ont augmenté les dépenses publiques, ont multiplié les erreurs de gouvernance… l’enjeu électoral était au cœur de leurs comportements et stratagèmes. Le citoyen alpha et la PME lambda n’ont pas oublié et ils sont habitués à juger les arbres à leurs fruits.</p>



<p>De son côté, les gouverneurs et les divers conseils d’administration de la BCT (2014-2019) ont profité amplement de l’institutionnalisation de l’autonomie de la BCT face au gouvernement (Loi de 2016 sur la BCT), pour faire à leur guise… Les CA de la BCT augmentent le taux d’intérêt directeur prétendument pour contrer l’inflation! En même temps, ils ont laissé dégringoler le dinar (perte de 40% de sa valeur face au dollar et à l’euro). Des décisions qui n’impactent pas nécessairement le train de vie de l’État ni les effectifs de fonctionnaires.</p>



<p>Par contre, ces décisions impactent de plein fouet le pouvoir d’achat et le niveau de vie des Tunisiens. Une telle dynamique ne fait que paupériser la Tunisie et augmenter sa dette sans raison. L’histoire est témoin, et chiffres à l’appui!</p>



<p>Par contre, ces décisions permettent aussi de renflouer les bénéfices des banques commerciales, qui deviennent des prêteurs usuraires pour le gouvernement et pour les grandes entreprises.</p>



<p>En somme, la politique monétaire du gouverneur actuel de la BCT ne fait que pénaliser les investisseurs, les consommateurs et la relance économique. Et cela ne semble pas déranger outre mesure son CA! Les consommateurs, les investisseurs… paient leurs prêts 5 fois plus cher que ce que paient leurs homologues marocains, sénégalais… et 10 fois plus que leurs compétiteurs européens.</p>



<p>Autres pervers économiques, la BCT fait écrouler l’épargne nationale et indirectement l’investissement. Les chiffres indiquant une véritable rupture entre épargne et investissement. En cause, une épargne rémunérée à seulement 4%-5%, alors que l’inflation frôle les 6%. Le graphique suivant montre, avec les données du FMI, la chute de l’épargne et des investissements en % du produit intérieur brut (PIB).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-investissement.jpg" alt="" class="wp-image-294483"/></figure>



<p>De son côté, le FMI s’entête et applique automatiquement ses vieilles recettes, indépendamment des perversions et aléas moraux. Tout indique que la Tunisie, seule démocratie en terres d’islam, constitue un laboratoire économique pour expérimenter des politiques monétaires. Un laboratoire, où le taux d’intérêt directeur constitue la variable d’ajustement. Voire même le placebo expérimental.</p>



<p>Les représentants-résidents du FMI en Tunisie sont souvent des experts juniors et n’arrivent pas expliquer la démarche du FMI aux Tunisiens. Ils ne peuvent pas, non plus, transmettre à leur hiérarchie des analyses avancées et une compréhension fine des enjeux économiques de la Tunisie d’aujourd’hui.</p>



<p>On répète sans convaincre que tout se fait pour contenir l’inflation… alors que tous savent que l’inflation en Tunisie est grandement liée à la grande trésorerie et masse monétaire présentes dans les coffres des contrebandiers et acteurs agissant au sein du marché parallèle. Tous savent que les mécanismes de transmission des effets du taux d’intérêt directeur sur l’économie réelle sont globalement grippés et oxydés.</p>



<p>Le tout se passe dans un contexte de transition démocratique, qui neuf ans après la Révolte du Jasmin, reste déchiré, morcelé et écartelé entre les tensions et courants de pensée antagoniques, se disputant ardemment le pouvoir au sein du sommet de l’État… et laissant l’économie s’effondrer chaque jour un peu plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le FMI encourt un risque moral</h3>



<p>Encore une fois, la question éthique et les enjeux d’asymétrie d’information sont au cœur des méfaits nocifs entourant les prêts du FMI à la Tunisie.<br>Pour l’histoire, le FMI a contribué à destituer Ben Salah (un ministre ayant fait la promotion d’un modèle socialiste en Tunisie) durant les années 1960, a précipité la chute de Bourguiba après la crise économique de 1984-1985, et n’a pas tari d’éloges pour le régime de Ben Ali, issu d’un coup d’État militaire en 1987.</p>



<p>Sophie Bessis a documenté l’histoire du FMI en Tunisie, avec les bons, moins bons aspects et les nombreuses zones d’ombre. Et dans un texte magistral, l’essayiste Bessis considérait, déjà en 1987, que la Tunisie constitue un laboratoire idéologique : <em>«la Banque mondiale et le FMI considèrent la Tunisie comme le laboratoire idéologique de l’Occident sur les problèmes de développement…».</em></p>



<p>Le principal aléa moral, créé par les prêts à taux réduits du FMI, a trait à une plus grande prise de risque par les gouvernements tunisiens qui, soutenus par le FMI, ont multiplié les emprunts (intérieurs et extérieurs) pour financer encore plus de largesses budgétaires, plus de gaspillages de l’État et plus de mal-gouvernance liée. Les élites politiques tunisiennes en profitent pour gagner les élections présidentielles, législatives.</p>



<p>Immoral, le FMI ferme les yeux et procure un financement qui devient toxique et contreproductif. Un financement qui profite ultimement à des acteurs politiques tunisiens et pas aux Tunisiens ordinaires, tout compte fait!</p>



<p>Sur le front monétaire, la principale réforme exigée par le FMI est celle de l’institutionnalisation de l’indépendance de la BCT, par le vote d’une loi dédiée en 2016. La BCT, et selon les engagements tenus avec le FMI, devrait contenir l’inflation à un niveau inférieur à 4% et donner plus de flexibilité dans les cours du dinar par rapport aux devises internationales.</p>



<p>Dans le marasme, et de facto, la BCT et le FMI ont fini par <em>«enfoncer»</em> le dinar. La monnaie nationale a perdu depuis 2016, plus de 40% de sa valeur par rapport à l’Euro. Ici, l’histoire se répète, puisque le FMI est venu en aide à la Tunisie deux autres fois par le passé.</p>



<p>En 1964, l’appui du FMI a exigé une dévaluation de 25% de la valeur du dinar par rapport du dollar. En 1984-1986, l’appui du FMI a généré aussi une dévaluation du dinar de presque 20%. Chaque dévaluation occasionne une perte du pouvoir d’achat des Tunisiens, au lieu de les améliorer.</p>



<p>Les emprunts du FMI ont laissé des empreintes indélébiles sur la valeur du dinar tunisien.</p>



<p>Le dinar tunisien valait presque 3 dollars américains en 1958, date de son officialisation (sortie de la Zone Franc), il ne vaut plus que le tiers d’un dollar américain aujourd’hui, 62 ans après!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-2-1.jpg" alt="" class="wp-image-294482"/></figure>



<p>L’acharnement des politiques monétaristes doit cesser. Cet acharnement a perdu sa valeur ajoutée et son efficacité : rien fait de sensible sur la réduction de l’inflation, rien fait sur l’équilibre de la balance commerciale, rien changé dans les autres indicateurs déjà dans le rouge. Il a mis à plat les investissements, atrophié l’épargne et démantelé un tissu industriel déjà fragile. Incapable de financer l’importation des équipements, en raison de la chute du dinar, les gains de productivité du capital sont mis à zéro… compromettant la compétitivité économique de la Tunisie.</p>



<p>Les politiques monétaristes de la BCT et du FMI laminent la confiance, érodent la classe moyenne et étouffent les conditions de vie des plus précaires. Le tout fait que l’épargne s’atrophie, érodant la confiance envers ces politiciens qui ont fait patte blanche aux diktats du FMI. Et ce n’est pas par hasard que les Tunisiens sont désormais (en moyenne) les moins nantis économiquement comparativement aux Marocains, Algériens et même les Libyens qui sont en guerre civile depuis 2012.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/16/covid-19-tunisie-le-fmi-entre-adversite-et-risque-moral/">Covid-19-Tunisie : le FMI entre adversité et «risque moral»!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/16/covid-19-tunisie-le-fmi-entre-adversite-et-risque-moral/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2020 11:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de la Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bulle démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs déguisés en fonctionnaires]]></category>
		<category><![CDATA[contestations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[ITCEQ]]></category>
		<category><![CDATA[productivité du capital]]></category>
		<category><![CDATA[productivité du travail]]></category>
		<category><![CDATA[révolte du Jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=281236</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, bailleurs de fonds, diplomates influents et économistes aguerris se posent ce type de questions, et depuis un moment déjà! Tous craignent que les incessantes tensions politiques, les tergiversations partisanes au somment de L’État et la mal-gouvernance chronique finiront par sanctionner l’économie, en lui faisant perdre ses valeurs productives et propulseurs de la croissance....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/">Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Economie-en-baisse.jpg" alt="" class="wp-image-281240"/></figure>



<p><strong><em>En Tunisie, bailleurs de fonds, diplomates influents et économistes aguerris se posent ce type de questions, et depuis un moment déjà! Tous craignent que les incessantes tensions politiques, les tergiversations partisanes au somment de L’État et la mal-gouvernance chronique finiront par sanctionner l’économie, en lui faisant perdre ses valeurs productives et propulseurs de la croissance.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-281236"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> Intuitivement et souvent sans preuve, ces observateurs murmurent à qui veut bien les entendre, que la bulle démocratique et l’overdose de libertés mal-instituées ne peuvent que plomber la productivité du travail, la productivité du capital et la productivité des<em> «institutions»</em> venant en soutien à l’économie. </p>



<p> Des statistiques officielles, récemment publiées, viennent dissiper des doutes et éclairer les constats, montrant la remise à zéro de la plupart des indicateurs mesurant les gains de productivité depuis l’avènement de la <em>«Révolte du Jasmin»</em> en 2011.</p>



<p> Que disent les chiffres? Comment les expliquer? Et à qui la faute?</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une «bulle démocratique» infestée par bien de «roublards» et de «flemmards» </h3>



<p> L’enjeu et de taille et on comprend le bien-fondé de l’hypothèse postulant que la <em>«bulle démocratique» </em>aurait amplifié démesurément les<em> «libertés et droits» </em>et la déréglementation des processus productifs.</p>



<p> Des observateurs constatent aussi que la <em>«bulle démocratique» </em>en Tunisie a mis de larges pans de l’économie entre les mains de <em>«flemmards» </em>peu productifs, de politiciens <em>«véreux» </em>et d’hommes d’affaires<em> «roublards» </em>qui évitent d’investir leurs capitaux dans les secteurs économiques à forte valeur ajoutée et porteurs de prospérité pour la collectivité. La même bulle aurait canalisé d’énormes capitaux et de ressources vers le marché parallèle et son économie informelle, où tout est permis.</p>



<p> Le lien entre la bulle démocratique post-2011 et le recul des gains de productivité est plausible! Mais, on a besoin de données fiables pour le démontrer, hors de tout doute! Sinon, on reste dans la supputation subjective et la spéculation politique au sujet des corrélations (et causalités) pouvant lier la<em> «bulle démocratique» </em>et aux pertes de productivité de tous les facteurs de production: travail, capital et autres variables contextuelles (multifactorielles). </p>



<p> Qu’en déplaise aux élus et partis au pouvoir, des statistiques officielles apportent de nouvelles données probantes qui confirment ces craintes et étayent ces prémonitions, chiffres à l’appui! </p>



<p> Ces chiffres montrent que depuis la transition démocratique en 2011, les travailleurs sont moins productifs, les patrons sont moins investis et les acteurs politiques sont moins rassurants pour l’économie, avec à la clef des baisses tendancielles sur les divers fronts de la productivité économique. </p>



<p> Ces chiffres et analyses sont compilés dans un rapport rendu public (fin décembre 2019) par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ). Cet Institut, qui relève du ministère des Finances, produit périodiquement d’excellentes analyses conjoncturelles et de bulletins de veilles fort utiles à la prise de décision (investisseurs, politiques publiques, banques, etc.) et pour les médias et l’opinion publique. </p>



<p> Ce rapport est passé inaperçu par les médias et les élites politiques. À se demander pourquoi?</p>



<p> Toute une mauvaise nouvelle! Une nouvelle qui ne semble pas déranger les partis et élus politiques, trop pris dans les tiraillements au sujet du partage du pouvoir et l’accaparement du plus grand nombre de postes ministériels dans le gouvernement en formation par Elyes Fakhfakh.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une démocratie contre-productive ! </h3>



<p> L’ITCEQ nous apprend que la productivité globale des facteurs ou PGF (appelée aussi productivité multifactorielle) a connu depuis 2011, une chute brutale. Les données statistiques disent, et sans équivoque, que durant la décennie précédant la <em>«Révolte du Jasmin»</em> (2000-2010), la PGF a connu un gain moyen inter-annuel positif estimé à 1,5% par an (avec des maximums dépassant les 3%), contre une perte moyenne inter-annuelle de -0,4% pour la période 2011-2019. Une baisse dramatique et un bilan économique catastrophique pour ceux et celles qui ont gouverné au lendemain de la <em>«Révolte du Jasmin»</em>!</p>



<p> La raison est simple : l’économique ne peut se laisser faire sans réagir! Et elle ne peut pardonner continuellement les errements du politique. Un verdict empirique et officiel qui met en cause un ensemble de mesures fiscales et monétaires, qui s’ajoutaient à des mesures normatives introduites en vitesse sans laisser le temps au système productif en place la possibilité de le<em>s «mâcher»</em> et de les internaliser efficacement et sans risque. </p>



<p> Pour être plus précis, le concept de productivité globale des facteurs (PGF) fait référence à une productivité résiduelle, inexplicable ni par la productivité des travailleurs (travail) ni par la productivité des équipements et technologies productives (capital). En effet, la PGF intègre dans son décompte de la productivité des nouvelles institutions démocratiques en charge de la gouvernance mise en œuvre depuis 2011; et par neuf gouvernements et plus de 300 ministres et équivalents. </p>



<p> En somme, la PGF intègre ainsi toutes les tensions politiques, toutes les malversations dans la gouvernance (corruption, blanchiment, évasion fiscale, etc.), la perte de confiance, pour ne citer que ces facteurs contextuels. Et les données confirment que les pires années ont été celles de 2011, de 2013, de 2015 et 2016, soit les années de la destitution de Ben Ali, l’année des manifestations contre la mal-gouvernance du gouvernement d’Ennahdha et l’année des attentats terroristes au Bardo et à Sousse. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Productivite-2000-2019.jpg" alt="" class="wp-image-281237"/></figure>



<p> Toute chose étant égale par ailleurs, ces données empiriques officielles portent à croire que la bulle démocratique post-2011 a fait imploser les gains de la PGF, les plongeant dans le rouge, après avoir été largement dans la zone positive, avant la révolution. Ce crash est regrettable, surtout quand on se compare à des pays comparables, se classant bien derrière la Tunisie dans les années 2000. </p>



<p> À se demander si les élites tunisiennes n’ont pas, dans leurs querelles continues, institué une démocratie économiquement stérile, improductive et calamiteuse pour la prospérité économique de la seule démocratie en terre d’islam. Les apprentis-sorciers impliqués dans la gouvernance de l’ère démocratique doivent s’expliquer (ministres et élus). La Tunisie démocratique doit les tenir pour responsables dans la déroute économique à l’œuvre depuis 2011. Le prochain gouvernement doit agir en conséquence pour tenter de redresser la PGF.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La perte de productivité du capital est encore plus prononcée   </h3>



<p> Sur le front de la productivité du capital, le tableau est encore plus sombre. Les données de l’ITCEQ confirment que les pertes de productivité du capital ont été plus élevées que les pertes constatées au niveau de la PGF. Selon ces chiffres, la transition démocratique post-2011 n’a pas su rassurer les investisseurs, industriels et autres entrepreneurs. Ceux-ci ont dû faire face à un cumul d’incertitudes macro-économiques : pression fiscale grandissante, dévaluation du dinar, omniprésence du FMI, inflation, obsolescence technologique accélérée et surtout une politique monétaire calamiteuse.</p>



<p> Comme montré dans le graphique suivant, durant la décennie post-2011, les gains de productivité du capital ont plongé dans le rouge, avec une perte moyenne et inter-annuelle de l’ordre de -0,8%. Les données portent à croire que les investisseurs ont préféré ne pas moderniser leurs équipements et ne pas renouveler leurs technologies productives. Des décisions lourdes de conséquences, puisque la compétition internationale pousse ces industries à mettre la clef sous la porte, ou se reconvertir dans les secteurs moins risqués et à plus forte rentabilité (commerce et activités fondées sur les rentes de situation). Et c’est bien cela qu’on observe chez de nombreux groupes industriels et grandes entreprises manufacturières.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Productivite-du-capital-2.jpg" alt="" class="wp-image-281238"/></figure></div>



<p> En revanche, le même graphique montre bien que la dégringolade des gains de productivité du capital a commencé bien avant la révolte de 2011. La chute a commencé avec la crise financière internationale de 2008 (<em>subprime mortgage crisis</em>). Malgré cette crise et ses conséquences, les entreprises ont été laissées pour compte, sans programmes gouvernementaux efficaces, ni de ministres clairvoyants et capables de concevoir, financer et implémenter des politiques industrielles innovantes favorisant la compétitivité et particulièrement la productivité.</p>



<p> L’élévation des taux d’intérêt directeurs en Tunisie, surtout depuis 2016, a constitué le coup de grâce pour les gains de productivité du capital. Avec des taux d’intérêts bancaires frôlant les 13% (TMM +3% de marge bénéficiaire +2% en agios divers), les industriels tunisiens ont été disqualifiés dans la course à la compétitivité, face à leurs homologues au Maroc, en Éthiopie ou au Sénégal. Et cette triste réalité fait partie des méfaits d’une politique monétaire inefficace et à la solde des bailleurs de fonds et autres donneurs d’ordres en Occident.</p>



<p> En bout de ligne, c’est l’industrie tunisienne qui a payé les frais de ce recul de productivité. La contribution du secteur industriel au PIB a fondu comme neige au soleil, passant de 32% en 2008 à moins de 20% aujourd’hui. Et le démantèlement du tissu industriel continue au su et au vu des décideurs politiques et ministres successifs. Les entreprises ferment les unes après les autres, dans l’indifférence totale des élus et des élites du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La productivité du travail : indigne de la valeur supposée du capital humain en Tunisie !</h3>



<p> Les données de l’ITCEQ montrent que comparativement à la dernière décennie de gouvernance du régime Ben Ali (2000-2010), la décennie post-2011 a réduit drastiquement les gains de productivité du travail les ramenant à 0,75%, en moyenne inter-annuelle, contre une moyenne inter-annuelle de 2%, pour la décennie 2000-2010. Une chute de deux tiers, comme si on réduisant la journée de travail à 2,5 heures de travail au lieu de 7 heures.</p>



<p> Au moins trois raisons expliquent la contraction de la productivité du travail à l’ère de la transition démocratique. La première a trait à la création artificielle de presque 300.000 emplois improductifs, entre 2012 et 2014, notamment dans les ministères publics et les sociétés d’État. Les gouvernements Hamadi Jebali et Ali Laârayed (Ennahdha) ont pensé bien faire, en bourrant l’administration publique par des hordes de personnes sans qualification, sans valeur ajoutée, mais souvent très politisées et très proches des partis politiques, le leur en l’occurrence. </p>



<p> Ces dizaines de milliers de<em> «chômeurs déguisés en fonctionnaires» </em>n’ajoutant rien à la croissance économique, sont payés pour ne rien faire, certains préférant rester à longueur de journée sur les terrasses de cafés bondés, insalubres et indignes d’une économie en transition démocratique. D’autres ont des emplois secondaires et non déclarés dans le secteur informel.</p>



<p> L’autre raison, non moins inquiétante, a trait à la multiplication des mouvements de contestations sociales dans les régions produisant les ressources naturelles exportables facilement : phosphate, gaz, pétrole, sel, etc. Un bras-de-fer s’est installé entre les parties syndicales et les partis au pouvoir. Les tensions et les blocages ont fini par ruiner de nombreux secteurs et fait fuir de nombreux investisseurs porteurs de technologies, de capitaux et de nouveaux marchés. </p>



<p> La troisième raison a trait à la dégradation du capital social et de la confiance envers l’État et les partis politiques qui gouvernent, souvent de façon aléatoire et très dépensière pour la capacité à payer des contribuables. L’endettement du pays (80% du PIB) et l’érosion du pouvoir d’achat (-de 60% en cinq ans) expliquent largement le désenchantement des travailleurs et leur démotivation grandissante.</p>



<p> Le graphique suivant illustre la baisse drastique de la productivité du travail.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Productivite-du-travail-3.jpg" alt="" class="wp-image-281239"/></figure></div>



<p> Le paradoxe tunisien, qu’on n’observe ni au Maroc, ni en Turquie, ou autres contextes comparables, tient au fait que le pays forme et met annuellement sur le marché du travail plus de 100.000 diplômés de l’enseignement supérieur. Et vainement, ceux-ci restent sur le carreau, attendant toujours que l’État ouvre des concours de recrutement, négligeant les chances de se créer son propre emploi et d’ajouter de la valeur juste en tenant compte des opportunités du marché du travail et de ses besoins. Mais ici aussi, la politique monétaire et ses taux d’intérêt faramineux entrent en jeu pour augmenter les difficultés et blocages de ceux qui tentent de créer des entreprises, d’innover ou encore prendre des risques commerciaux.</p>



<p> L’actuel gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) et son conseil d’administration ne semblent pas réaliser les coûts économiques de l’acharnement de leur politique monétaire… allant jusqu’à tout mettre sur le dos des travailleurs pour leurs abus de <em>«de siesta et de fiesta»</em>, alors que les chiffres de l’ITCEQ confirment que les gains de productivité du travail sont restés relativement positifs en moyenne inter-annuelle 2010-2019, alors que les gains de productivité du capital et la PGF ont plongé profondément dans le rouge. </p>



<p> De toute évidence, le gouverneur de la BCT veut se dédouaner des méfaits de sa politique monétaire, tout en pointant du doigt le principal syndicat des travailleurs qui n’a pas réagi à ces statistiques dévastatrices. Et qui ne fait pas suffisamment pour inciter les travailleurs à produire plus pour sortir l’économie de l’impasse où elle a été placée par 9 ans de mal-gouvernance politique et économique. </p>



<p> Le nouveau gouvernement doit se retrousser les manches pour limiter la casse! Il doit freiner l’hémorragie de la productivité en Tunisie. Une politique nationale doit voir le jour en matière de productivité et de compétitivité. Faute de quoi, la Tunisie post-2011 risque de sombrer de nouveau dans les tensions sociales et dans l’instabilité politique.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nj9nbpZsA8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/tunisie-le-consensus-benediction-ou-malediction/">Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/tunisie-le-consensus-benediction-ou-malediction/embed/#?secret=Ml5X8Hz98x#?secret=nj9nbpZsA8" data-secret="nj9nbpZsA8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2hjK41DUTR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/24/tunisie-fakhfakh-un-forcat-au-peril-de-leconomie/">Tunisie : Fakhfakh, un forçat au péril de l’économie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Fakhfakh, un forçat au péril de l’économie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/24/tunisie-fakhfakh-un-forcat-au-peril-de-leconomie/embed/#?secret=9UAhqKVXHQ#?secret=2hjK41DUTR" data-secret="2hjK41DUTR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/">Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
