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	<title>Archives des banque centrale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des banque centrale - Kapitalis</title>
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		<title>La BCT navigue à vue &#124; Deux plans stratégiques, zéro indicateurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 10:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Fethi Zouhaier Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[plans stratégiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Rapport annuel 2025 de la Banque Centrale de Tunisie raconte tout, sauf l'essentiel, en observant le silence sur beaucoup de sujets. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/la-bct-navigue-a-vue-deux-plans-strategiques-zero-indicateurs/">La BCT navigue à vue | Deux plans stratégiques, zéro indicateurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Rapport annuel 2025 de la Banque Centrale de Tunisie est paru le 7 juillet 2026 — fait suffisamment rare pour être signalé, la BCT ayant pris l’habitude, depuis 2011, de le publier en septembre ou octobre. Cette fois, elle devance même l’échéance réglementaire du 20 juin. Un progrès de gouvernance ? Peut-être. Ou peut-être, une publication savamment calée avant le remboursement, une semaine plus tard, d’une obligation souveraine en euros de 750 millions —. Un rapport qui raconte tout, sauf l&rsquo;essentiel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19188813"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le millésime 2025 est un festival de bonnes nouvelles : croissance à 2,5% (contre 1,6% en 2024), chômage ramené à 15,2%, inflation en repli à 4,9% en glissement annuel — son plus bas niveau depuis 2017 —, taux directeur abaissé à 7% après deux baisses de 50 points de base, dette extérieure à long terme reculant de 47,5% à 39,5% du PIB, IDE en hausse de 30% à 3,5 milliards de dinars</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des silences assourdissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur Fethi Zouhaier Nouri navigue, dans son mot introductif, entre optimisme administré et satisfecit technique. Ce que Kapitalis résume avec justesse dans son second volet critique <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/rapport-annuel-2025-de-la-bct-angles-morts-et-incoherences/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(<em>«Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences»</em></a>, 08/07/2026) : le paquebot avance, certes, mais avec une coque fissurée — dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ni le gouverneur ni son rapport ne racontent, en revanche, c’est où en est la Banque Centrale par rapport à ses propres plans stratégiques — celui de 2019-2021 et celui de 2023-2025, aujourd’hui échu. Aucun bilan, aucun taux de réalisation, aucun indicateur chiffré comparant l’annoncé au réalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un silence d’autant plus assourdissant que ce même rapport 2018 (juin 2019), qui lançait le premier plan, promettait des <em>«objectifs Smart»</em> — spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporellement définis. Sept ans plus tard, on cherche encore le «M» de mesurable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre défaillances, un même diagnostic</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Primo, la défaillance sur la dette.</em></strong> Le rapport 2025 célèbre le recul du ratio de dette extérieure de huit points de PIB en un an. Mais cette embellie tient à l’appréciation du dinar face au dollar (+9,8% en 2025) et à la hausse conjoncturelle des IDE — deux variables externes, pas le fruit d’une stratégie de désendettement pilotée par un plan interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette publique globale, elle, stagne à 82,1% du PIB. Aucun des deux plans stratégiques n’affichait de cible chiffrée de réduction de l’endettement ; on ne peut donc juger d’aucune réussite, seulement constater une conjoncture favorable qu’on habille en performance institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Secundo, la défaillance sur la digitalisation.</em></strong> Les deux plans en faisaient un axe cardinal — TuniChèque, Open Banking, dispositif de management de l’innovation. Le rapport 2025 évoque, selon la synthèse de <em>Challenges TN</em>, <em>«une Banque Centrale qui mise sur le numérique et l’intelligence artificielle»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise, certes. Mais avec quel taux d’adoption du paiement digital ? Quelle part de marché de l’Open Banking ? Aucun chiffre. On mise sans jamais dire combien on a gagné à la table.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tertio, la défaillance sur l’inclusion financière</em></strong> — troisième pilier explicite du plan 2023-2025. Le rapport 2025 ne fournit aucun indicateur de bancarisation, aucun taux d’inclusion, aucune évolution de la population non bancarisée. Silence total sur l’objectif qu’on s’était pourtant donné en toutes lettres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quarto, la défaillance sur la modernisation des instruments monétaires.</em></strong> Le volume de refinancement bancaire reste à 11 594 millions de dinars fin 2025 (soit une moyenne annuelle de 12 763 millions), avec un pic à 15 120 millions en mars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT demeure, pour reprendre l&rsquo;image de Kapitalis, <em>«la grande fontaine où viennent boire les banques»</em>. Sept ans de plans stratégiques successifs n’ont pas réduit la dépendance structurelle du système bancaire à la liquidité centrale — la modernisation promise reste, en ce sens, un mot sans mécanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté sous-traitée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici le paradoxe qui fâche vraiment. Le plan 2019-2021 n’est pas né dans un bureau tunisien isolé : il a été co-articulé dans le sillage d’une convention de coopération signée à Paris le 28 mars 2019 entre Marouane El Abassi et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France — convention couvrant précisément la politique monétaire et de change, la supervision bancaire, la finance digitale et l’inclusion financière <em>(source : Tustex, 02/04/2019 ; Rapport Annuel BCT 2018, juin 2019)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan 2023-2025, lui, a bénéficié de l’appui du projet GIZ <em>«Recap Composante BCT»</em>, explicitement dédié à soutenir <em>«certains projets stratégiques de la Banque Centrale de Tunisie»</em> dans le cadre du partenariat tuniso-allemand pour les réformes (Source&nbsp;: GIZ Tunisie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit : les deux architectures stratégiques qui devaient façonner l’avenir de l’institut d’émission tunisien ont été, chacune, tricotées avec l’assistance technique d’une puissance étrangère — la France puis l’Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien d’illégitime en soi&nbsp;: la coopération technique entre banques centrales est monnaie courante. Mais quand on prétend, dans le même souffle, défendre la souveraineté monétaire du pays face au FMI et refuser les conditionnalités extérieures, il est pour le moins cocasse de faire concevoir sa propre feuille de route institutionnelle à Paris puis à Berlin — sans jamais publier le document final ni ses indicateurs pour que le citoyen tunisien juge sur pièces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les trois contradictions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Primo, la BCT s’impose aux banques commerciales une rigueur prudentielle chiffrée au dixième de point (LCR, ratios de fonds propres) qu’elle ne s’applique jamais à elle-même dans l’évaluation de ses propres plans stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Secundo, l’absence de consultation annoncée pour troisième plan pour l’après-2026, dans un rapport déjà critiqué pour ses propres incohérences statistiques, laisse l’institution sans cap institutionnel public au moment précis où elle négocie sa crédibilité face à Afreximbank et aux marchés obligataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tertio, une planification stratégique conçue avec assistance étrangère mais jamais rendue publique dans ses détails n’est ni transparente, ni le fruit d’une réflexion endogène évaluable — c’est, au sens propre, une souveraineté administrée par procuration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il pleuve des bons chiffres ou qu’il vente des critiques, la BCT continue son cycle de plans sans jamais dire ce qu’elle en a fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur actuel de la BCT a choisi de ne parler aux parlementaires, ni au journalistes… il préfère communiquer avec le FMI, les bailleurs de fonds internationaux, mais pas aux Tunisiens. Va savoir pourquoi…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economistes universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l’auteur.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Précédents articles :</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lTABkqSUEA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/">Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/embed/#?secret=YT0AKG3LfI#?secret=lTABkqSUEA" data-secret="lTABkqSUEA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iH9DSib8Lg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/rapport-annuel-2025-de-la-bct-angles-morts-et-incoherences/">Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/rapport-annuel-2025-de-la-bct-angles-morts-et-incoherences/embed/#?secret=ET4Ea5aIub#?secret=iH9DSib8Lg" data-secret="iH9DSib8Lg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/la-bct-navigue-a-vue-deux-plans-strategiques-zero-indicateurs/">La BCT navigue à vue | Deux plans stratégiques, zéro indicateurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rapport annuel 2025 de la BCT &#124; Angles morts et incohérences</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/rapport-annuel-2025-de-la-bct-angles-morts-et-incoherences/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 10:09:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[marché parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport annuel 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteur traque les angles morts, incohérences et errata statistiques dans le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/rapport-annuel-2025-de-la-bct-angles-morts-et-incoherences/">Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans ce second article consacré à l’analyse du Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié en juin 2026 (253 pages), l’auteur traque les angles morts, incohérences et errata statistiques. Quand les mots trahissent les chiffres…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-19178986"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La publication des rapports annuels de la BCT a souvent souffert d’un décalage temporel qui réduisait leur portée démocratique. Un rapport annuel d’une banque centrale n’est pas un simple document administratif : il constitue un instrument de reddition de comptes, un acte de transparence institutionnelle et un élément essentiel du débat public sur la politique monétaire, la stabilité financière et l’utilisation des ressources nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport annuel 2025 marque, à cet égard, une rupture symbolique, ayant traité du sujet à la transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale indépendante ne peut demander la confiance des citoyens, des investisseurs et des marchés sans pratiquer elle-même une culture de transparence. Le rapport affirme d’ailleurs cette ambition dans son architecture même : gouvernance, stratégie, situation économique, missions monétaires, supervision bancaire et situation financière de l’institution sont regroupées dans une publication exhaustive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transparence ne se mesure pas seulement au nombre de pages ou à la richesse des tableaux statistiques. Elle se mesure aussi aux questions posées, aux sujets difficiles abordés et aux angles morts qui subsistent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rapport riche sur certains chiffres, mais silencieux sur d’autres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le message introductif du gouverneur, Fethi Zouhaier Nouri, présente une lecture globalement optimiste de l’économie tunisienne. Le rapport souligne une croissance du PIB de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une baisse du chômage à 15,2 %, ainsi qu’une diminution de l’inflation annuelle moyenne à 5,3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT met également en avant son action monétaire : après plusieurs années de resserrement, elle indique avoir procédé à deux réductions successives de son taux directeur de 50 points de base, en mars puis en décembre 2025, ramenant celui-ci à 7 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présentation mérite toutefois d’être complétée par une analyse plus structurelle. La baisse de l’inflation constitue certes un résultat positif, mais elle intervient dans un contexte où le coût du crédit reste très élevé pour les entreprises et les ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport décrit une politique monétaire visant à préserver la stabilité des prix tout en soutenant l’activité économique, mais il ne développe pas suffisamment le débat sur les conséquences sociales et productives d’une longue période de taux élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale demeure : la stabilité monétaire a-t-elle été obtenue au prix d’un affaiblissement durable de l’investissement privé ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faiblesses et silences du rapport</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1- l’optimisme macroéconomique masque des vulnérabilités profondes&nbsp;: </em></strong>le rapport reconnaît certaines fragilités. Il indique que le déficit commercial a atteint 21,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 15,2 %, principalement en raison du déficit énergétique structurel qui représente plus de la moitié du déficit commercial total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette donnée est fondamentale. Elle signifie que derrière l’amélioration apparente des équilibres extérieurs se trouve une dépendance persistante : la Tunisie continue d’importer une part importante de son énergie, ce qui fragilise durablement sa balance des paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne également que les avoirs extérieurs restent soutenus par les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Mais il traite davantage la diaspora comme une source de devises que comme un acteur économique stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2- Une diaspora réduite à ses transferts financiers&nbsp;: </em></strong>la diaspora tunisienne apparaît principalement dans le rapport sous l’angle des transferts de revenus. La BCT indique que les revenus entrants ont atteint 14,4 milliards de dinars en 2025, avec une forte contribution des revenus du travail, qui représentent 79,5 % du total des crédits liés aux revenus. Mais une grande question reste sans réponse : combien sont réellement les Tunisiens établis à l’étranger en 2025 ? Quelle est leur structure démographique ? Quels sont leurs investissements productifs ? Quelle part représente l’épargne diaspora dans le financement de l’économie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réponses sont importantes. La diaspora ne doit pas être analysée seulement comme un <em>«distributeur automatique de devises»</em>. Elle constitue aussi un capital humain, entrepreneurial, scientifique et technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale moderne devrait fournir une cartographie économique complète de cette communauté : nombre, pays d’installation, profils professionnels, investissements immobiliers et productifs, transferts formels et informels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3- Le honteux silence sur l’économie informelle&nbsp;: </em></strong>l’un des grands angles morts du Rapport annuel 2025 est l’économie informelle. Or, en Tunisie, l’économie parallèle constitue une composante majeure du fonctionnement économique réel : commerce informel, circuits parallèles de change, travail non déclaré, importations hors circuits officiels&#8230; Quasiment 37 à 40% de l’économie (du PIB) est opérée par le secteur informel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT analyse avec précision les flux bancaires, monétaires et extérieurs, mais elle ne propose pas une estimation actualisée du poids de cette économie parallèle ni de son impact sur : la création monétaire ; la fiscalité ; la concurrence entre entreprises ; la demande de devises ; la politique de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce silence méthodologique est problématique. Une banque centrale ne peut pleinement comprendre la circulation monétaire nationale sans intégrer les circuits économiques et les mécanismes économique (de transmission et de carburation) qui échappent partiellement au système bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4- L’absence d’analyse des entreprises communautaires&nbsp;: </em></strong>le rapport consacre plusieurs développements à l’innovation financière, à la digitalisation et à l’inclusion financière. Il détaille notamment les projets numériques comme la plateforme Exop dédiée aux opérations de change et la modernisation des systèmes financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les entreprises communautaires (<em>chariket ahliya</em>) constituent un angle mort. Leur apparition dans le paysage économique tunisien représente une tentative de renouvellement du modèle entrepreneurial, particulièrement dans les régions marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si leur poids économique reste encore limité, leur analyse aurait permis d’évaluer leur nombre, leur financement, leurs difficultés administratives, leur contribution à l’emploi régional et leur accès au crédit bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence sur ce phénomène prive le lecteur d’une partie du débat économique contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5- Une dépendance financière internationale peu interrogée&nbsp;: </em></strong>le rapport décrit une coopération internationale active avec plusieurs institutions. Il mentionne notamment la coopération financière avec le Fonds Monétaire Arabe, qui a permis un crédit automatique de 14,381 millions de dinars arabes de compte, soit environ 4,6 millions de dollars américains, ainsi que la possibilité d’une enveloppe supérieure à 200 millions USD dans le cadre d’un crédit élargi. Il évoque aussi les relations avec le FMI, la Banque mondiale, Afreximbank et différents programmes de coopération technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question stratégique demeure insuffisamment développée : comment réduire progressivement la dépendance financière extérieure tout en maintenant les équilibres macroéconomiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est pas l’existence de ces partenariats, qui sont courants pour toutes les économies émergentes. La question est celle de la capacité nationale à retrouver davantage d’autonomie financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le silence devient une statistique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport annuel 2025 de la BCT constitue une amélioration institutionnelle importante. Sa publication plus rapide, son volume documentaire et sa volonté affichée de modernisation représentent des progrès significatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un rapport annuel ne doit pas seulement raconter ce qui fonctionne. Il doit aussi mesurer ce qui échappe aux instruments traditionnels : économie informelle, diaspora, nouvelles formes entrepreneuriales, fractures régionales, dépendances financières&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres publiés racontent une partie de la réalité. Les chiffres absents racontent souvent une autre histoire. Et c’est prévisible, la sélection adverse fonctionne à plein… et en plein jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable transparence commence lorsque l’institution accepte de mesurer ses propres zones d’ombre. Car en économie, le silence n’est jamais neutre : il devient lui aussi une statistique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les incohérences et erratums</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport mérite d’être lu avec prudence. Certaines incohérences et erreurs ont été soulignées par une lecture rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plus nette incohérence vérifiée porte sur l’effectif de la Banque elle-même. En page 10, le rapport affirme noir sur blanc que <em>«l’effectif global s’établit à 863 agents</em> [fin 2025]<em>, contre 890 à fin 2024»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une page plus loin (p. 11), le Tableau 3 de <em>«Répartition du personnel par genre»</em> donne pourtant, pour la même année 2024, un total de 865 agents (390 femmes + 475 hommes), et non 890. L’écart de 25 unités entre les deux chiffres, présentés à une page d’intervalle pour désigner le même effectif de référence, n’est expliqué nulle part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième incohérence, plus mineure mais bien réelle : le même tableau 3 (p. 11) affiche une part féminine de 46,6% dans l’effectif en activité de 2025, alors que le calcul direct (388 femmes sur 834 agents en activité, chiffres eux-mêmes cités en page 10) donne 46,5% — un écart d’arrondi d’un dixième de point qui, seul, serait négligeable, mais qui s’ajoute au premier signe d’un contrôle de cohérence interne perfectible sur le chapitre <em>«Gouvernance et Stratégie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième point, plus substantiel celui-là : le Tableau 2-6 (p. 65) sur les <em>«Principaux indicateurs de l’emploi»</em> fait bondir la population active totale tunisienne de 4 084 000 personnes en 2023 à 4 532&nbsp;000 en 2024, soit une hausse de 11% en une seule année — près de 450 000 personnes supplémentaires sur le marché du travail en douze mois — avant de la voir refluer à 4 255&nbsp;000 en 2025 (-6,1%).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel accordéon statistique, deux fois plus ample dans un sens que dans l’autre, n’est accompagné d’aucune note de bas de tableau, d’aucune mention de révision de base, de changement d’enquête ou de rupture de série de l’Institut national de la statistique, alors même que cette variable détermine mécaniquement le taux de chômage affiché en une du rapport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois éléments suffisent, à eux seuls, pour justifier une lecture prudente des statistiques rapportées. On invite la BCT à communiquer mieux et plus sur les données manquantes dont, notamment, le secteur informel, les effectifs des expatriés, le financement de l’économie par la création monétaire, les impératifs et enjeux de la souveraineté du pays en matière de financements, les vraies des séries traitant de l’emploi, de la population active et implicitement du chômage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong>&nbsp;: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494">E4T</a>.</p>



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		<title>Banque centrale de Tunisie &#124; Anatomie d’un optimisme administré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 05:47:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/">Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est paru le 7 juillet 2026, à temps et pas en retard comme le faisait la BCT depuis 2011. Un progrès louable, merci ! Mais cela dit, ce rapport ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible, qui décrit objectivement la réalité économique de la Tunisie d’aujourd’hui, avec chiffres à l’appui&nbsp;et transparence totale sur les enjeux qui fâchent et qui préoccupent les Tunisiens. Anatomie d’un optimisme de façade….</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong> </p>



<span id="more-19176716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il existe désormais en Tunisie une nouvelle école de communication économique : celle où les mauvaises nouvelles portent une cravate, les fragilités deviennent des <em>«résiliences»</em>, les crises se transforment en <em>«défis»</em> et les dépendances sont rebaptisées <em>«coopérations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la lecture du Rapport annuel 2025 de la BCT, on pourrait presque croire que l’économie tunisienne traverse une mer agitée dans un paquebot parfaitement équipé. Le problème est que le paquebot avance avec une coque fissurée : dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension et politique monétaire condamnée à marcher sur une corde raide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport commence par une partition optimiste. Le gouverneur souligne une croissance retrouvée de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une inflation ramenée à 4,9 % en fin d’année et un chômage légèrement réduit à 15,2 %.  Mais derrière cette photographie flatteuse se cache une question essentielle : la BCT décrit-elle l’économie telle qu’elle est ou l’économie telle qu’elle doit être racontée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une banque centrale n’est pas un ministère de la communication. Sa mission n’est pas de fabriquer de la confiance par le verbe, mais de construire de la crédibilité par la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La planche qui fait couler l’économie…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La planche à billets tourne à plein, accentuant les risques véhiculés par le vieux fantôme monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ne parle évidemment pas de <em>«planche à billets»</em> au sens populaire du terme. Ce langage appartient aux cafés et aux débats politiques. Une banque centrale moderne ne se contente pas d’imprimer des billets ; elle crée de la liquidité par différents instruments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les mots techniques se trouve une réalité : la frontière entre soutien financier à l’État et création monétaire devient parfois dangereusement mince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT rappelle qu’elle détient le privilège exclusif d’émission des billets et monnaies en Tunisie. Elle détaille également les facilités accordées à l’État, comptabilisées <em>«à titre exceptionnel»</em> pour financer une partie du déficit budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat n’est donc pas celui d’une photocopieuse monétaire tournant jour et nuit. Le vrai sujet est plus subtil : quand une banque centrale intervient pour soutenir le financement public, elle risque de devenir l’infirmière financière permanente d’un État malade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patient ne meurt pas, mais il refuse de changer de régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perfusion permanente du système bancaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La partie la plus révélatrice du rapport concerne le refinancement bancaire. La BCT indique que le volume global du refinancement s’est établi en moyenne à 12 763 millions de dinars en 2025, contre 13 901 millions en 2024, soit une baisse de 1 138 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT présente cette évolution comme une amélioration de la liquidité bancaire. Mais une autre lecture est possible : depuis des années, le système bancaire tunisien fonctionne sous assistance monétaire.<br>La BCT demeure la grande fontaine où viennent boire les banques lorsque la liquidité naturelle manque.<br>Les opérations principales de refinancement atteignent 5 641 millions de dinars en moyenne en 2025, tandis que les opérations fermes représentent 4 368 millions de dinars. La mécanique est sophistiquée, mais le résultat politique est simple : la banque centrale reste au centre du financement quotidien du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale peut être un pilote de stabilité. Elle ne doit pas devenir le moteur auxiliaire d’un modèle économique qui peine à produire suffisamment d’épargne et d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Taux directeur : baisser la température sans guérir la maladie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT présente la baisse du taux directeur comme une victoire de la désinflation. Après deux réductions successives de 50 points de base en mars et décembre 2025, le taux directeur a été ramené à 7 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que le taux était resté à 8 % avant la première baisse, puis à 7,50 % avant la seconde.<br>Mais un taux directeur élevé pendant plusieurs années n’est pas un simple bouton que l’on tourne. Il révèle une économie sous pression : inflation persistante, risque de change, déficit extérieur et besoin de crédibilité monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT affirme vouloir soutenir la croissance tout en préservant la stabilité des prix. C’est exactement le dilemme des banques centrales partout dans le monde. Mais en Tunisie, l’équation est plus difficile : il faut combattre l’inflation sans étouffer des entreprises déjà étranglées par le coût du crédit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dette publique : le serpent qui apprend à sourire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport annonce une amélioration spectaculaire : le déficit budgétaire serait passé à 5,2 % du PIB et la dette publique à 82,1 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre est réel. L’interprétation mérite davantage de prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dette qui baisse légèrement après avoir atteint des niveaux élevés n’est pas nécessairement une dette maîtrisée. C’est parfois simplement une dette qui respire entre deux crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie reste prisonnière d’un modèle où l’État absorbe une grande partie de l’épargne nationale et où le financement extérieur demeure une variable stratégique. Le rapport reconnaît d’ailleurs que les emprunts extérieurs mobilisés en 2025 sont restés inférieurs à 4 milliards de dinars alors que les remboursements du principal de la dette extérieure à long terme ont atteint 10,4 milliards de dinars. La Tunisie rembourse davantage qu’elle n’emprunte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une souveraineté sous perfusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">FMI, Banque mondiale, Afreximbank : la souveraineté sous perfusion internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport revendique une coopération internationale renforcée avec les institutions financières. Il mentionne les réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ainsi que la participation aux assemblées annuelles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il évoque également la participation à l’Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque africaine d’import-eExport (Afreximbank).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie financière est nécessaire. Mais elle pose une question fondamentale : une économie peut-elle parler de souveraineté financière lorsqu’elle dépend structurellement des institutions extérieures pour renforcer ses capacités, soutenir ses réserves ou faciliter son financement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT décrit cette coopération comme un enrichissement institutionnel. Le critique économique y voit aussi le symptôme d’une dépendance prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté financière n’est pas un discours. Elle se mesure à la capacité d’un pays à financer son développement sans attendre constamment le prochain guichet international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La capture douce de la politique monétaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas imaginer une capture brutale de la BCT par le pouvoir politique. Le phénomène est plus subtil : une banque centrale peut perdre progressivement sa marge de manœuvre lorsqu’elle devient indispensable au financement de l’État, à la stabilité bancaire et à la gestion des tensions sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste sur l’indépendance institutionnelle, la modernisation, la digitalisation et la gouvernance. Ce sont des avancées importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure : une banque centrale peut-elle être totalement indépendante lorsque l’économie nationale dépend autant de ses interventions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque n’est pas une prise de contrôle officielle. Le risque est une capture par nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’optimisme trompeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport annuel 2025 de la BCT est un document riche, sérieux et techniquement élaboré. Il montre une institution qui travaille, modernise ses outils et améliore ses procédures. Mais il donne aussi l’image d’une économie où la stabilité ressemble parfois davantage à un équilibre précaire qu’à une transformation profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas besoin d’un ministère supplémentaire de l’optimisme. Elle a besoin d’une vérité économique complète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une économie peut survivre à une mauvaise année. Elle peut même survivre à une mauvaise décennie. Mais elle ne survit jamais longtemps lorsque les statistiques deviennent des rideaux destinés à cacher les fissures du mur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc pas : <em>«La BCT annonce-t-elle de bonnes nouvelles ?»</em> La vraie question est : <em>«Combien de temps peut-on administrer l’espoir lorsque les fondamentaux macroéconomiques sont à terre réclament des réformes structurelles qui ne peuvent plus attendre ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong><em> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</em></p>



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		<title>Tunisie &#124; Un prêt sans intérêt ou l’illusion de l’argent magique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:12:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficits jumeaux]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben Bouhali]]></category>
		<category><![CDATA[prêt sans intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un prêt sans intérêt auprès de la BCT est le rêve de l’argent magique cher au Parlement tunisien. Voilà pourquoi c'est très mauvaise idée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/tunisie-un-pret-sans-interet-ou-lillusion-de-largent-magique/">Tunisie | Un prêt sans intérêt ou l’illusion de l’argent magique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’obtention d’un prêt sans intérêt auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) – on parlera alors de «monétisation directe de la dette publique» – est le rêve de l’argent magique cher au Parlement tunisien. Une pareille opération risquerait d’augmenter la masse monétaire, de relancer l’inflation et de nuire à l’ensemble de l’économie nationale. Explications…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18639070"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toutes les écoles de pensée économique des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles s’accordent sur un point : si les banques centrales augmentent la masse monétaire, l’inflation augmentera. Or, une inflation trop élevée nuira à l’ensemble de l’économie et nous conduira à une économie à deux classes, où les riches s’enrichiront et les pauvres s’appauvriront (Milton Friedman, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Thomas Piketty et Carl Menger).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajouteront d’autres problèmes économiques, sociaux et politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Corriger d’abord le double déficit chronique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement devrait s’attaquer aux causes profondes du problème, qui ne réside pas dans la loi de la Banque centrale de Tunisie de 2016, mais dans le double déficit chronique que connaît l’État (twin deficits, déficits jumeaux) : un déficit budgétaire et un déficit commercial importants. Lorsqu’un État est déficitaire, il doit emprunter des sommes considérables. Il convient donc de corriger d’abord ce double déficit, puis de réformer le code de la Banque centrale de Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le gouvernement emprunte directement auprès de la banque centrale ou auprès des banques commerciales, le résultat est le même : une forte inflation, une faible croissance économique et une économie à deux vitesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons l’exemple des deux dernières années : le gouvernement a emprunté 14 milliards de dinars à la banque centrale et 11 milliards de dinars au système bancaire local. Cette année 2026, il devra emprunter à nouveau 27 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, je suis opposé au financement direct de la dette publique tunisienne par la Banque centrale (monétisation de la dette publique).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, je soutiens la réforme globale d la loi de la Banque centrale de Tunisie de 2016, ainsi que du système de paiement, de la législation sur les taux de change, du mandat de la Banque centrale en matière de stabilité des prix (inflation) et des règles prudentielles visant à réguler le système bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ensemble de mesures est nécessaire pour moderniser la Banque centrale et l’adapter aux réalités du XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la Banque centrale augmente la masse monétaire en circulation, elle perturbe l’économie dans son ensemble, détourne l’épargne des investissements productifs réels vers la surconsommation et le gaspillage des ressources rares, et creuse les inégalités. Plus important encore, elle dévalue le dinar et l’épargne totale, dont le taux a diminué, passant de 9 % du PIB en 2020 à 4,5 % en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parlementaires tunisiens devraient se poser la question suivante : pourquoi la Banque centrale suisse et la Banque centrale allemande sont-elles interdites par la loi et la constitution de prêter directement de l’argent à leurs gouvernements respectifs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Modifier la loi sur l’autonomie et l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie ne résoudra pas les problèmes économiques du pays. Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement sait-il que la Banque centrale de Tunisie ne fournit que 20 % des liquidités du système bancaire et financier, les 80 % restants étant assurés par les banques commerciales et autres organismes de crédit, comme dans tout autre système bancaire au monde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, pourquoi le Parlement souhaite-t-il légiférer sur ces 20 % de liquidités et ignorer les 80 % restants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le problème ne réside pas dans le fait que la Banque centrale puisse choisir entre un double mandat (stables prix et plein emploi) et un mandat unique (stables prix et inflation). (Single mandate or double mandate).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prendre aux pauvres pour donner aux riches </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est que lorsque la Banque centrale augmente la masse monétaire (M2/M3) de plus de 10 % par an pour financer l’État et l’économie, l’inflation monétaire se maintient à un niveau élevé, faussant l’économie et créant deux classes sociales distinctes : les très riches et les très pauvres, à l’image des situations au Venezuela et en Argentine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce qui s’est produit en Tunisie ces deux dernières années, lorsque la Banque centrale a accordé un prêt de 14 milliards de dinars à l’État en 2024 et 2025. Le Parlement tunisien devrait faire le point sur les deux dernières années et éviter de plonger l’économie tunisienne dans une profonde récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il devrait s’atteler en priorité à la résolution des deux déficits majeurs que sont le déficit budgétaire et le déficit commercial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La science économique du XXI<sup>e</sup> siècle est radicalement différente de celle des trois siècles précédents. En quoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On nous a appris que la définition théorique de l’économie est <em>«la gestion de la rareté des ressources réelles»</em> afin de créer de la richesse et d’améliorer le niveau de vie de l’ensemble de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, dans la réalité de ce XXI<sup>e</sup> siècle, l’économie keynésienne ne sert plus les intérêts de la société dans son ensemble et la politique monétaire est fortement influencée par la conjoncture budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les gouvernements du monde entier accumulent des déficits budgétaires, ils se tournent vers les banques centrales pour qu’elles impriment davantage de monnaie afin de refinancer les nouvelles dettes par l’ancienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau d’endettement mondial a atteint 300 000 milliards de dollars en 2025, soit environ 300 % du PIB mondial (Source : Banque des règlements internationaux – BRI – Bâle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques centrales du G20 disposent d’une offre monétaire illimitée (la rareté des ressources n’existe plus) et impriment des milliers de milliards de dollars pour maintenir la croissance du PIB indéfiniment. Telle est la réalité économique du XXI<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais lorsque les banques centrales impriment des milliards de dollars (FED, BoJ, ECB, BoE, Pboc) sans véritable production industrielle de biens et de services, l’ensemble de l’économie se trouve faussée par des niveaux d’endettement et de chômage élevés, une faible croissance de la productivité, et les riches s’enrichissent tandis que les pauvres s’appauvrissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, supprimer l’autonomie et l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie ne résoudra pas, et ne pourra pas résoudre, les problèmes économiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela créera une économie à deux vitesses, avec une Bourse de Tunis progressant de 35 % par an tandis que l’économie réelle et productive croîtra de seulement 2,5 %, le tout accompagné d’une forte inflation, d’une faible croissance économique, d’un chômage élevé, de faibles gains de productivité et d’un endettement croissant d’année en année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argent, transféré de la Banque centrale vers l’économie réelle, faussera les politiques monétaire et budgétaire, affaiblira le dinar et alimentera l’inflation. Les indicateurs macroéconomiques deviendront alors inopérants et ne refléteront plus fidèlement la performance de l’économie au cours du cycle économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’oublions pas ce qui s’est passé ces deux dernières années lorsque la Banque centrale de Tunisie a injecté 14 000 millions de dinars (7 + 7) et tirons les leçons de cette expérience : l’augmentation de la masse monétaire (M2/M3) de 10 % par an a maintenu une inflation trop élevée et a créé des économies à deux vitesses, semblables à l’économie américaine avec un marché boursier élevé et une économie réelle stagnante, caractérisée par un niveau d’endettement et de chômage élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Bourse de Tunis et l’économie financière ont progressé de 35 % en 2025, mais l’économie productive réelle est restée en situation de stagflation, avec une croissance du PIB de 2,5 %, des niveaux d’inflation et de chômage élevés et une faible croissance du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du prêt sans intérêt accordé au gouvernement par la BCT est une illusion, une véritable arnaque. Comment ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, l’économie tunisienne est une économie ouverte qui dépend des importations d’énergie et de matières premières pour produire et satisfaire la demande intérieure, et pour exporter ses excédents de production afin de constituer des réserves de devises. Or, la hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel sur le marché mondial creuse le déficit de la balance commerciale tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’augmentation des subventions du gouvernement à l’alimentation et à l’énergie aggrave le déficit budgétaire d’année en année. Ce double déficit commercial et budgétaire contraint le gouvernement à emprunter toujours plus en devises étrangères, engendrant un déficit chronique de la balance des paiements courants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit emprunter en devises étrangères, et non en dinars, année après année, pour assurer sa croissance, satisfaire la demande intérieure et produire les biens et services nécessaires. Imprimer des dinars par la banque centrale pour acheter des devises étrangères et de l’énergie n’est pas une bonne politique économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, depuis 2022, j’affirme que même si la Banque centrale de Tunisie émet 100 000 millions e dinars par an, cela ne résoudra pas le problème de la dette et ne stimulera pas la croissance économique. Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que la Tunisie doit acheter de l’énergie, des matières premières et du blé sur le marché mondial en devises étrangères (dollars américains et euros), et non en dinars tunisiens, et rembourser sa dette extérieure en euros et en dollars américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, la BCT doit toujours disposer de réserves de change d’au moins 150 jours pour pouvoir gérer la politique monétaire tunisienne, maintenir la stabilité des prix, maîtriser l’inflation, protéger le dinar de la dépréciation et honorer la dette extérieure à son échéance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, le gouvernement du président Kaïs Saïed emprunte auprès des banques locales et de la banque centrale pour payer les salaires et les subventions, tandis que les ménages tunisiens dépensent cet argent auprès de ces mêmes banques et des supermarchés qui engrangent des profits colossaux. L’argent passe de la banque centrale aux poches des plus riches en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On constate clairement que la dette publique et le déficit budgétaire tunisiens augmentent, tandis que les entreprises cotées en bourse (oligopoles) voient leurs revenus et leurs profits exploser chaque année. Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indépendance de la BCT et stabilité financière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie et l’indépendance protègent la Banque centrale de Tunisie des pressions politiques et lui permettent de se concentrer sur sa mission première : garantir la stabilité des prix, le plein emploi et la stabilité des systèmes bancaire et financier, protéger le dinar tunisien et préserver le patrimoine du peuple tunisien pour les générations actuelles et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, depuis 68 ans, la Banque centrale de Tunisie œuvre dans le cadre du mandat que lui confère la Constitution tunisienne et a toujours obtenu de bons résultats. Lors de la crise pétrolière et de la forte inflation des années 1970 et 1980, elle a su préserver le dinar tunisien et maintenir un système bancaire résilient pour financer l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la BCT a travaillé avec le gouvernement dans les années 1990 et a remboursé toute la dette du FMI, et a travaillé avec le gouvernement japonais pour organiser de nouveaux prêts en utilisant l’émission d’obligations Samurai afin de financer les besoins budgétaires du gouvernement tunisien et a recommencé à investir et à faire croître l’économie, et au premier trimestre 2007, l’économie avait progressé de 5,9 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement devrait s’attaquer aux causes profondes des problèmes : le problème ne réside pas dans le code de la Banque centrale de Tunisie de 2016 ; la cause première est le déficit jumeau chronique que connaît le gouvernement : un déficit budgétaire et un déficit commercial importants. Lorsqu’un gouvernement est déficitaire, il doit emprunter des sommes considérables. Il convient donc de corriger d’abord ce déficit jumeau, puis de réformer le code de la BCT de 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’expérience des deux dernières années, marquée par un emprunt de 14 milliards de dinars auprès de la Banque centrale de Tunisie, nous permet de tirer des enseignements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous constatons clairement que le discours du président Kaïs Saïed sur l’État-providence produit l’effet inverse : il prend aux pauvres pour donner aux riches. Le gouvernement est surendetté et n’a pas les moyens d’investir et de stimuler la croissance économique. De nombreuses entreprises publiques, telles que Steg, Tunisair, Sonede, Stir, etc., sont en difficulté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux seuls gagnants de la politique économique du président Saïed sont le marché financier tunisien (BVMT), dont les revenus ont augmenté de 35 % en 2025 grâce à la croissance de toutes les entreprises, et l’économie informelle, qui a progressé de 15 % en 2025 (atteignant 28,2 milliards de dinars en circulation).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le principal perdant est l’État, qui s’endette toujours plus, contractant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes : un véritable piège de la dette. Celle-ci a augmenté de 69 milliards de dinars ces cinq dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, le résultat est le suivant : le gouvernement emprunte auprès des banques commerciales et de la banque centrale tunisienne, puis distribue cet argent aux ménages sous forme de salaires et de subventions énergétiques. Ces derniers le restituent ensuite aux banques et aux supermarchés sous forme de dépenses alimentaires, de remboursement de prêts et d’énergie, générant ainsi des bénéfices nets pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, 75 % de la capitalisation boursière tunisienne repose sur les banques, les sociétés de crédit-bail et les compagnies d’assurance. Si l’on ajoute les supermarchés et les entreprises agroalimentaires, on constate clairement que ces entreprises réalisent d’importants profits au sein de la BVMT, tandis que le gouvernement et les ménages se retrouvent fortement endettés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements directs étrangers en Tunisie sont extrêmement faibles, et en 2025, toutes les entreprises étrangères ont transféré leurs bénéfices de 3 milliards de dinars tunisiens hors de Tunisie, ce qui signifie qu’une très petite quantité de devises étrangères reste dans l’économie tunisienne pour l’investissement et la création de nouveaux emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/tunisie-un-pret-sans-interet-ou-lillusion-de-largent-magique/">Tunisie | Un prêt sans intérêt ou l’illusion de l’argent magique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 06:02:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[cash]]></category>
		<category><![CDATA[économie parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[Friedrich Schneider et Faouzi Abdennour]]></category>
		<category><![CDATA[marché informel]]></category>
		<category><![CDATA[Meriam Jerbi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la vraie banque centrale c’est le souk informel. Le souk où le cash règne en maître en dehors de toutes traçabilité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Tunisie, la vraie banque centrale c’est le souk informel. Le souk, dans tous les sens du terme. C’est aussi pour cela que la politique monétaire, basée uniquement sur la hausse du taux directeur, n’arrive pas à atteindre ses objectifs, créant à son tour des effets pervers, dans cette même spirale infernale…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18614026"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les dernières années, les économistes tunisiens ont tous constaté le dérapage incontrôlé de la logique du cash, dans les transactions économiques. Une logique qui enfante toujours plus de billets en circulation (et plus d’inflation), avec un écosystème hors des circuits bancaires classiques, échappant ainsi de facto à toutes les politiques publiques fiscales, monétaires et économiques, à l’œuvre en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Spécificité tunisienne, le débat entre les économistes est dominé par la rhétorique et le&nbsp;narratif verbeux, sans pouvoir mesurer le phénomène, ses tenants et ses aboutissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, une étude économétrique a été publiée récemment, à ce sujet, pour le cas de la Tunisie. Et cette étude mesure l’ampleur des enjeux, chiffres à l’appui.&nbsp; Que retenir…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le secteur informel carbure au cash</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des économies où la monnaie circule. Et puis il y a la Tunisie, où elle cavale. À découvert. Hors radar. Sous le manteau. L’étude récente de &nbsp;Meriam Jerbi, Friedrich Schneider et Faouzi Abdennour (<em>“Off the Radar: Estimating the Size of the Shadow Economy in Tunisia”</em>,<em>African Development Review,</em> 2026) met les chiffres là où ça fait mal : près de 39 % du PIB en moyenne échappe aux radars officiels. Et surtout, elle met le doigt sur un thermomètre monétaire aussi discret que révélateur : le ratio M0/M2.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les non-initiés, traduction rapide : M0, c’est le cash qui circule (billets, pièces). M2, c’est l’ensemble de la masse monétaire incluant dépôts et épargne. Donc le ratio M0/M2, c’est la part de cash dans la masse monétaire totale. Plus il monte, plus l’économie préfère les billets à la traçabilité bancaire. En clair : plus ça sent l’informel. Et là, le verdict est sans appel…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude montre une relation positive et statistiquement significative entre la taille du secteur informel et ce ratio, avec un coefficient estimé à 0,18. Traduction économique : une hausse du secteur informel entraîne mécaniquement une hausse du cash en circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une élasticité modérée, mais robuste. Un multiplicateur discret mais têtu : l’économie de l’ombre fabrique du cash, et le cash nourrit l’économie de l’ombre. Bienvenue dans la boucle…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’économie fuit la lumière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature économique est claire depuis des décennies : l’économie informelle adore le cash. Pourquoi ? Parce que le cash ne laisse pas de trace, ne paie pas d’impôts, et échappe à la bureaucratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les modèles monétaires classiques, une hausse anormale de la demande de monnaie fiduciaire est souvent interprétée comme un signal d’activités non déclarées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’on appelle l’approche monétaire de l’informel : si la monnaie circule trop hors des circuits bancaires, ce n’est pas par amour du billet, mais par peur du fisc et des contrôles douaniers, et autres mesures étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de Jerbi et al. confirme cette intuition, mais va plus loin : elle ne se contente pas d’une corrélation, elle établit une relation structurelle via un modèle Mimic. En d’autres termes, ce n’est pas juste une coïncidence : le secteur informel cause une augmentation du cash, et pas l’inverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Petit détour pédagogique : l’indicateur de l’élasticité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que signifie exactement ce fameux 0,18 ? Derrière ce chiffre apparemment sage se cache une mécanique bien réelle. Il s’agit d’une élasticité, c’est-à-dire un rapport entre deux variations en pourcentage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dit autrement : si le secteur informel augmente de 1 % (en proportion du PIB), alors le ratio M0/M2 augmente de 0,18 %. Ce n’est donc ni un doublement, ni une explosion. C’est une dérive. Lente, mais systématique et statistiquement significative.<br>Pour rendre cela plus concret : si l’économie informelle grossit de 10 % (par exemple elle passe de 30 % à 33 % du PIB), alors la part du cash dans la masse monétaire augmente d’environ 1,8 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, soudain, le chiffre parle. Ce n’est pas spectaculaire à court terme, mais c’est redoutable dans la durée.<br>Car l’économie tunisienne n’avance pas par bonds, mais par glissements. Et ces glissements, répétés année après année, finissent par transformer le paysage monétaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les deux facettes de la même pièce</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, cette mécanique prend une ampleur quasi caricaturale. Le secteur informel ne se contente pas d’exister : il prospère. Il absorbe les chocs (révolution de 2011, Covid-19), compense le chômage, et contourne un État jugé trop gourmand et trop lent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat ? Une économie schizophrène. D’un côté, une économie officielle (55% à 60% du PIB), pilotée par la Banque centrale, avec son taux directeur, ses instruments, ses modèles DSGE bien propres. De l’autre, une économie parallèle (45%), liquide, rapide, sans TVA ni déclaration, qui fonctionne… au billet. Et entre les deux ? Presque rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’étude montre que le coefficient liant informel et M0/M2 est de 0,18, cela signifie concrètement que chaque expansion de l’ombre se traduit par une fuite vers le cash. Une sorte de <em>«bank run silencieux»</em>, permanent, mais dirigé vers les poches, pas vers les banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une politique monétaire</strong> édentée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là que la chronique devient mordante. Parce que pendant que l’économie réelle se cashise, la Banque centrale, elle, continue de manier son taux directeur comme un chef d’orchestre… sans musiciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ? Parce que le taux d’intérêt directeur agit surtout sur l’économie formelle : crédit, investissement, consommation déclarée. Mais dans une économie où près de 40 % du PIB échappe au système, l’efficacité de cet instrument devient… théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez monter les taux directeur autant que vous voulez :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1- le vendeur de cigarettes de contrebande ne lit pas les communiqués de politique monétaire ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- le changeur de devises (<em>sarraf</em>) au marché noir, ou sur les bords de la route des régions du Sud tunisien, ne suit pas l’inflation core ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3- le maçon payé en cash ne se refinance pas à la banque&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4- les dizaines de milliers commerçants des souks hebdomadaires fonctionnent au cash, sonnant et trébuchant, ici et maintenant, dans toutes les villes et villages du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : la transmission monétaire est cassée. L’inflation ? Elle persiste. Le crédit ? Il ralentit… mais seulement dans le formel. Le cash ? Il explose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la Banque centrale veut freiner une voiture… dont la moitié des roues ne touchent pas la route, et qui échappent à son contrôle. D’où les dérapages fréquents et continus de la politique monétaire en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’élasticité du chaos</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fameux coefficient de 0,18 n’est pas spectaculaire en apparence. Mais il est redoutable en dynamique. Parce qu’il s’inscrit dans un système où les causes de l’informel — fiscalité (0,95), chômage (0,88), corruption (0,11) — sont elles-mêmes explosives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc chaque choc (hausse des taxes, crise sociale, perte de confiance) alimente l’informel, qui alimente le cash… qui affaiblit la politique monétaire, qui laisse filer l’inflation et qui alimente à nouveau l’informel. Une spirale presque élégante. Si elle n’était pas aussi destructrice. Et surtout, une spirale cumulative : 0,18 % aujourd’hui, 0,18 % demain, 0,18 % après-demain… et au bout de quelques années, ce n’est plus une dérive, c’est une transformation structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cash cesse d’être un instrument de transaction pour devenir un refuge. Et quand la monnaie devient un refuge, la politique monétaire devient un commentaire négligeable pour les acteurs fonctionnant au cash.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cash est pervers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, cette histoire de ratio M0/M2 raconte quelque chose de plus profond : une crise de confiance. Quand les citoyens préfèrent le cash à la banque, ce n’est pas juste une préférence technique. C’est un vote. Silencieux, mais massif. Un vote contre la surimposition des entreprises. Un vote contre la complexité bureaucratique. Et un vote contre une corruption systémique. Et une fuite en avant… Et tant que cette défiance persiste, la masse monétaire officielle ne sera qu’une illusion comptable, gonflée par une réalité qui lui échappe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la vraie banque centrale c’est le souk informel. Le souk, dans tous les sens du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi pour cela que la politique monétaire, basée uniquement sur la hausse du taux directeur, n’arrive pas à atteindre ses objectifs, créant à son tour des effets pervers, dans cette même spirale infernale…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le patronat réagit aux restrictions aux importations  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-le-patronat-reagit-aux-restrictions-aux-importations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 12:42:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ls restrictions imposées récemment aux importateurs suscitent de sérieuses inquiétudes chez les chefs d'entreprise tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-le-patronat-reagit-aux-restrictions-aux-importations/">Tunisie | Le patronat réagit aux restrictions aux importations  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comme on pouvait s’y attendre, la circulaire n° 4 de l’année 2026 émise par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le 26 mars 2026, et qui impose aux importateurs de produits classés comme «non prioritaires» de financer à 100 % leurs achats à l’étranger, sans recours à des crédits bancaires, ni à des avances, ni à des garanties, n’a pas manqué de susciter des inquiétudes chez les opérateurs économiques. Ces inquiétudes sont exprimées dans le communiqué ci-dessous, publié ce mercredi 8 avril 2026, par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) qui préconise une approche concertée, équilibrée et progressive.</em></strong></p>



<span id="more-18600099"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu des effets attendus de cette circulaire sur plusieurs secteurs et activités, ainsi que sur la situation économique et sociale en général, l’Utica, à la lumière des réunions et consultations menées avec les structures sectorielles concernées et relevant de son organisation, tient à souligner les éléments suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">· La Tunisie continue à faire face au défi du déséquilibre de ses équilibres extérieurs, notamment l’aggravation notable du déficit commercial au cours des dernières années, en particulier sous l’effet du secteur de l’énergie qui, à lui seul, représente plus de la moitié du déficit global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">·&nbsp;La situation préoccupante du marché du travail et la hausse des taux de chômage, notamment parmi les diplômés de l’enseignement supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">·&nbsp;L’extension du secteur informel, qui fragilise les équilibres des finances publiques, perturbe les conditions d’une concurrence loyale et limite la capacité de régulation de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en reconnaissant la nécessité de rationaliser les importations afin de préserver les réserves en devises et de contenir les déséquilibres macroéconomiques, l’Utica exprime son inquiétude quant aux effets négatifs attendus de cette circulaire sur le tissu économique national, en particulier sur les petites et moyennes entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle souligne que toute mesure restrictive doit impérativement prendre en compte la réalité du fonctionnement des entreprises et met en garde contre les conséquences directes et immédiates d’une application rigide et non ciblée, susceptible d’engendrer des effets inverses, notamment&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une perturbation des mécanismes de financement dans plusieurs secteurs d’activité ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une expansion du marché parallèle, les contraintes accrues dans le circuit formel rendant les circuits informels plus attractifs ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des dysfonctionnements dans les chaînes d’approvisionnement ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une augmentation des coûts de production ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une pression inflationniste supplémentaire sur les prix à la consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces effets pourraient, à leur tour, entraîner :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une baisse des recettes fiscales et douanières de l’État ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un ralentissement de l’investissement ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une perte de compétitivité des entreprises ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une accentuation des tensions sociales, notamment sur le marché de l’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, l’Utica préconise l’adoption d’une approche équilibrée, progressive et concertée et considère qu’une révision urgente des modalités d’application de cette circulaire s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, il est recommandé de :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; réviser la liste des produits soumis à restrictions de manière ciblée ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; simplifier les procédures administratives et renforcer la transparence ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accélérer les remboursements et les procédures liées à l’AIR ainsi que les trop perçus fiscaux de la TVA et autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; instaurer des délais standardisés et contraignants pour les opérations bancaires (domiciliation, crédits documentaires, etc.) ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faciliter les procédures d’exportation et accompagner les entreprises à fort potentiel exportateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen et long terme, les priorités devraient porter sur :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le renforcement de la production nationale ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réévaluation de certains accords commerciaux dont les effets réels sur notre tissu productif restent déséquilibrés;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la mise en œuvre d’une stratégie de substitution intelligente aux importations;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le renforcement du contrôle des circuits parallèles contournant la réglementation des changes ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le développement des capacités exportatrices ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’accélération du financement des projets d’énergies renouvelables, devenue une priorité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, plusieurs actions concrètes peuvent être engagées :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; mettre en place des incitations fiscales en faveur de la production locale ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer l’accès au financement pour les entreprises productives ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accélérer la digitalisation des procédures du commerce extérieur ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; intensifier la lutte contre le commerce informel ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer les infrastructures logistiques et soutenir les secteurs à fort potentiel d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’Utica réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les autorités publiques et propose l’instauration d’un cadre permanent de concertation avec la BCT et les ministères concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dialogue structuré et continu permettra de mieux coordonner les politiques économiques et de garantir l’efficacité des mesures mises en œuvre, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-le-patronat-reagit-aux-restrictions-aux-importations/">Tunisie | Le patronat réagit aux restrictions aux importations  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Continuité des services financiers pendant les fêtes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-continuite-des-services-financiers-pendant-les-fetes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 12:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aid El-Fitr]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[distributeurs automatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Paiement électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Poste Tunisienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18490240</guid>

					<description><![CDATA[<p>Continuité des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques et des services de paiement électronique pendant les fêtes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-continuite-des-services-financiers-pendant-les-fetes/">Tunisie | Continuité des services financiers pendant les fêtes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé, dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars 2026, les banques et l’Office national des postes (La Poste Tunisienne) à prendre les mesures nécessaires pour assurer la continuité des retraits d’espèces aux distributeurs automatiques et des services de paiement électronique pendant les fêtes de l’Indépendance (20 mars) et de l’Aïd El-Fitr (20, 21 et 22 mars).</em></strong></p>



<span id="more-18490240"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque centrale a souligné l’importance d’assurer le réapprovisionnement régulier des distributeurs automatiques et la disponibilité technique des plateformes électroniques afin de garantir la continuité des services financiers aux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également insisté sur l’importance d’une intervention rapide pour remédier à tout dysfonctionnement ou interruption de service, exhortant les responsables à la mise en œuvre de mesures préventives pour éviter les pannes et répondre à la demande accrue de services bancaires pendant les fêtes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/tunisie-continuite-des-services-financiers-pendant-les-fetes/">Tunisie | Continuité des services financiers pendant les fêtes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 10:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien. Explications... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«L’affirmation selon laquelle le dinar serait la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025 est trompeuse. Il s’agit d’une fausse information. Comment est-ce possible ?», affirme l’auteur dans ce post publié sur sa page <a href="https://www.facebook.com/larbi.benbouhali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook</a> et que nous reproduisons ci-dessous.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17855909"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Je sais que la Première ministre, Sarra Zaâfrani Zenzeri, qui a fait cette affirmation, la semaine écoulée, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) **, est ingénieure et ne maîtrise pas les sciences monétaires, mais la personne qui a rédigé son discours lui a fourni de fausses informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien (TND). Tous les indicateurs montrent que l’Afrique du Sud affiche un excédent commercial de USD$ 1,2 milliard de dollars américains en septembre 2025 et que ses exportations ont bondi de + 9,4 %. Cet excédent commercial s’élevait à USD$ 7 milliards de dollars américains en 2024. La Banque centrale sud-africaine dispose de 125 tonnes de réserves d’or et l’inflation en Afrique du Sud est de 3,4 % en septembre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. La notation de crédit de l’Afrique du Sud est Ba2, soit quatre niveaux au-dessus de celle de la Tunisie (le revenu par habitant sud-africain en 2025, à USD$ 5 700, est nettement supérieur au PIB par habitant tunisien USD$ 3,800).</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. La Tunisie souffre d’un déficit chronique de sa balance commerciale et d’un déficit de sa balance commerciale énergétique depuis de nombreuses années. Ses exportations ont stagné, au deuxième trimestre de cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux d’inflation en Tunisie, à 4,9 %, est bien supérieur à celui de nos partenaires commerciaux, ce qui signifie que le dinar s’est déprécié par rapport aux devises de ces derniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation en Europe est de 2,1 %, celle de la Chine de -0,3 % (notre plus important déficit commercial se situe avec la Chine), celle de la Libye de 1,8 %, celle de l’Algérie de 3,7 % (90 % du gaz naturel provient d’Algérie) et celle du Maroc de 2,2 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Les termes de l’échange de l’Afrique du Sud avec le reste du monde sont bien meilleurs que ceux de la Tunisie. L’Afrique du Sud a perçu davantage de revenus pour ses ressources naturelles (or, charbon, platine), tandis que la Tunisie a perçu moins de revenus pour son huile d’olive, ses phosphates et ses produits manufacturés exportés vers l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">6. Le dinar tunisien a perdu 45 % de sa valeur par rapport à l’or. La Tunisie ne dispose que de 6 tonnes de réserves d’or monétaire, contre 125 tonnes pour l’Afrique du Sud, 173 tonnes pour l’Algérie et 146 tonnes pour la Libye. (Source : Conseil mondial de l’or, Banque des règlements internationaux – BRI, Basle et FMI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">7. Tous les économistes du monde savent que la Banque centrale de Tunisie a accordé au gouvernement 14 000 million de dinars pour le paiement des salaires et des subventions en 2024 et 2025, et 11 000 millions de dinars supplémentaires en 2025, ce qui affaiblira le dinar tunisien par rapport aux autres devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la masse monétaire tunisienne (M2/M3), qui s’établissait à 10,7 % en septembre, est nettement supérieure à celle de nos partenaires commerciaux. De plus, les 26 000 millions de dinars en circulation dans l’économie informelle dépassent les 106 jours de réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ce qui risque d’alimenter l’inflation des prix alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">8. L’agence de notation Fitch Ratings tire la sonnette d’alarme pour la Tunisie quant aux contraintes qui pèsent sur le système bancaire tunisien, conséquence de la politique économique de Kaïs Saïed. Cette politique repose sur le principe de <em>«autosuffisance»</em> et sur le recours à la stratégie de création monétaire de la Banque centrale de Tunisie pour octroyer des prêts sans intérêt à l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">9. L’inflation en Tunisie atteint 4,9 %. Ce taux est beaucoup trop élevé par rapport à nos partenaires commerciaux, notamment l’UE, notre principal partenaire commercial. Le dinar tunisien s’est déprécié de 3,5 % cette année par rapport à l’euro. Cela signifie que la Tunisie a versé 1 820 millions de dinars supplémentaires à ses créanciers de l’UE pour compenser les pertes liées aux fluctuations des taux de change. Cela implique un recours accru à l’emprunt pour le budget 2026 et un déficit budgétaire plus important pour 2026 et 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes nominaux, le PIB est en croissance, mais en termes réels, il stagne. Le PIB tunisien en 2025 est identique à celui de 2019 et la dette augmente chaque année depuis cinq ans, les nouveaux emprunts servant à rembourser les anciens. (source : ministère des Finances).</p>



<p class="wp-block-paragraph">10. L’agence de notation Fitch Ratings alerte le gouvernement tunisien sur les tensions qui pèsent sur le système bancaire en raison de la hausse des créances douteuses augmentées à 15% (source : BCT) et de la multiplication des faillites des petites entreprises. La dette publique devrait atteindre 147 000 millions de dinars cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que peuvent faire la BCT et le gouvernement tunisien pour maîtriser l’inflation et renforcer le dinar ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Si la BCT souhaite maintenir un taux d’intérêt élevé (7,5 %), elle peut utiliser un autre instrument de politique monétaire pour maîtriser l’inflation : elle peut racheter la dette de la Banque nationale agricole (BNA) auprès de l’Office de Céréales (ODC) et octroyer des prêts à taux réduits aux agriculteurs afin d’accroître leur production alimentaire et ainsi freiner l’inflation des prix des denrées alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. La BCT et le ministère des Finances peuvent accorder des prêts à taux réduits à la Steg, l’Etap, Tunisair et la Stir pour les aider à réduire leur endettement et à faire baisser le coût de l’énergie et l’inflation pour leurs consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Le ministère des Finances doit réduire l’impôt sur les sociétés et aider toutes les entreprises cotées à la Bourse de Tunis (BVMT) à développer leurs activités sur les marchés libyen et algérien afin de réaliser des économies d’échelle, de réduire leurs coûts de production, d’accroître les rentrées de devises étrangères à la BCT, d’apprécier le dinar et de ramener l’inflation à 2 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Australian Company director &#8211; ACH group.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** En fait, Mme Zenzeri a repris sans vérification une information de presse erronée dans cet <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article paru dans Kapitalis</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2nbz1NIWVN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/">Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/embed/#?secret=kbQvQxMXXm#?secret=2nbz1NIWVN" data-secret="2nbz1NIWVN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 09:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhair Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité macroéconomique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A contre-courant des experts économiques et financiers, Fethi Zouhair Nouri brosse un tableau lumineux de l’état de l’économie tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/">Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les experts font part de leur inquiétude face à la précarité des finances publiques (avec la persistance, entre autres voyants rouges, de l’inflation, du déficit budgétaire et du surendettement), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, brosse un tableau plutôt lumineux de l’état de l’économie tunisienne.</em></strong></p>



<span id="more-17690034"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie <em>«a su honorer ses engagements et préserver la stabilité macroéconomique grâce à une gestion fondée sur la responsabilité nationale et la mobilisation des ressources intérieures»</em>, a-t-il déclaré, jeudi 16 octobre 2025<em>,</em> lors de la réunion des gouverneurs des banques centrales et des ministres des Finances de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (Menap), dans le cadre des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), qui se tiennent à Washington du 14 au 18 octobre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Economie/19347517-le-gouverneur-de-la" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>, l’agence de presse officielle, M. Nouri a qualifié l’expérience tunisienne d’<em>«exemple riche d’enseignements»</em> et souligné la capacité du pays à surmonter les crises successives tout en préservant l’équilibre fondamental de l’économie nationale et la viabilité des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouri a également souligné le rôle de la politique monétaire, <em>«équilibrée entre flexibilité et rigueur»</em>, qui a ancré les anticipations d’inflation, maintenu la vigueur du dinar tunisien face aux principales devises étrangères et amélioré la stabilité du système financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les réalisations, le gouverneur a cité le renforcement des réserves de change et le récent relèvement de la note souveraine de la Tunisie. <em>«Les crises que nous avons traversées ne nous ont pas affaiblis, mais nous ont plutôt rendus plus forts et plus conscients»</em>, a-t-il déclaré, soulignant que <em>«chaque tempête que nous avons traversée a renforcé nos institutions et leur capacité à naviguer dans un monde caractérisé par une grande incertitude»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat auquel a pris part M. Nouri portait sur les stratégies visant à renforcer les politiques monétaires et budgétaires afin d’accroître la résilience économique face aux chocs extérieurs croissants, dans un contexte international en rapide évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité économique <em>«ne peut être importée ou imposée de l’extérieur, mais construite de manière endogène et progressive grâce à la discipline budgétaire, à la cohérence des politiques publiques et à la confiance mutuelle entre les institutions»</em>, a-t-il expliqué, faisant ainsi écho aux critiques souvent adressées par le président Kaïs Saïed au Fonds monétaire international (FMI), dont le pays rejette officiellement les recommandations de réformes structurelles assimilées à des … <em>«diktats»</em>. Cette approche, a expliqué M. Nouri, a permis au pays de respecter les principales échéances du service de la dette extérieure.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/">Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le CSM appelle à consolider les prémices de reprise économique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/09/tunisie-le-csm-appelle-a-consolider-les-premices-de-reprise-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 07:48:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Comité de surveillance]]></category>
		<category><![CDATA[marché financier]]></category>
		<category><![CDATA[microfinance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières tient sa 11e réunion à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/09/tunisie-le-csm-appelle-a-consolider-les-premices-de-reprise-economique/">Tunisie | Le CSM appelle à consolider les prémices de reprise économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières, créé en vertu de l’article 85 de la loi n°2016-35 portant fixation du statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a tenu, le 6 octobre 2025, sa 11<sup>e</sup> réunion au siège de la BCT. Il a appelé à poursuivre la coordination pour «renforcer la veille prudentielle en vue de contenir les risques latents, liés à la persistance d’incertitudes macroéconomiques et à l’évolution de l’environnement international marqué par l’accentuation des conflits géopolitiques.»</em></strong></p>



<span id="more-17619781"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ont pris part à la réunion tous les membres du Comité en l’occurrence le Gouverneur de la BCT, en sa qualité de président, la représentante du ministère des Finances, le président du collège du Conseil du marché financier délégué (CMF), la présidente du Comité général des assurances (CGA) et le directeur général de l’Autorité de contrôle de la microfinance (ACM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette réunion, le Comité a passé en revue l’évolution de la conjoncture économique et financière et a examiné la situation du secteur bancaire et l’activité sur le marché financier et des secteurs des assurances et de la microfinance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux indicateurs prudentiels</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par des défis importants notamment en lien avec l’évolution de la conjoncture internationale, le secteur bancaire a continué à consolider ses indicateurs prudentiels avec un ratio de solvabilité moyen de 14,2% et un ratio Tier 1 de 11,6%, permettant la constitution d’une marge de fonds propres de 4%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenu par une dynamique positive des dépôts qui se sont accrus de 8,8% à fin juin 2025 par rapport à leur niveau une année auparavant, le secteur a également maintenu une position de liquidité à des niveaux satisfaisants au cours du premier semestre de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’activité du crédit a enregistré un ralentissement au cours des 8 premiers mois de 2025 avec un taux d’accroissement de 1,1%, qui a concerné notamment les crédits au secteur privé et les crédits aux particuliers, et la part des actifs non performants est passé à 15% en juin 2025 contre 14,4% en décembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’activité du marché financier, l’indice Tunindex a affiché une performance positive de 24,6% en septembre 2025 par rapport à son niveau à fin 2024 et le volume des échanges sur la cote de la Bourse s’est inscrit en hausse de 88% par rapport à son niveau enregistré une année auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également, les actifs nets des OPCVM ont totalisé un montant de 9 177 MD en septembre 2025 contre 7 004 MD à fin 2024 soit une augmentation de 31%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les émissions sur le marché primaire ont augmenté par rapport à la même période de l’année précédente tout en restant focalisées sur les émissions du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du secteur des assurances, les indicateurs d’activité montrent une hausse continue du chiffre d’affaires en 2024 avec une augmentation de 10,8% pour atteindre 3,8 milliards de dinars et une évolution des placements pour s’établir à 9,9 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, le secteur a poursuivi le processus de consolidation de ses ratios prudentiels sous le référentiel actuel avec des taux moyens de couverture de la marge de solvabilité et des provisions techniques respectivement de 307,3% et 105,9%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le secteur de la microfinance a poursuivi sa contribution à l’effort national de promotion de l’inclusion financière avec près de 805 000 bénéficiaires des microcrédits et une hausse continue de l’encours des microfinancements à près de 2,6 milliards de dinars à fin mars 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le secteur a poursuivi la maîtrise du risque de crédit avec un taux du portefeuille à risque 30 jours qui s&rsquo;est établi à 3,5%. Par ailleurs, le ratio de solvabilité consolidé des IMF SA s’est établi à 24,1% en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résilience de l’économie nationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du comité ont souligné la résilience dont a fait preuve l’économie nationale et le système financier et ont insisté sur la nécessité de consolider les prémices de reprise de la croissance économique observées au cours du premier semestre de l’année 2025 et de promouvoir l’investissement et l’épargne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’issue de cette réunion, les membres du comité ont convenu de continuer les efforts en matière de coordination pour renforcer la veille prudentielle en vue de contenir les risques latents, liés à la persistance d’incertitudes macroéconomiques et à l’évolution de l’environnement international marqué par l’accentuation des conflits géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accent a été mis sur la nécessité de maintenir une approche prudente de couverture des risques et de consolider les fonds propres prudentiels à travers l’encadrement de la distribution de dividendes et le renforcement des règles de calcul des provisions collectives ainsi que de poursuivre les réformes réglementaires visant la convergence vers les standards internationaux en tenant compte des spécificités du secteur financier tunisien.&nbsp;<br>Le comité a également réaffirmé son engagement à accompagner le secteur financier dans ses efforts en matière de promotion de la finance durable et dans l’adoption des meilleurs pratiques en matière de gouvernance et de gestion des risques climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cet égard, le CSM a passé en revue les initiatives des autorités de régulation en la matière et notamment la feuille de route actuellement en préparation par la BCT sur le verdissement du système financier et l’intégration de la dimension risque climatique dans la régulation et l’initiative du Conseil du Marché Financier relative au projet de décision générale concernant les obligations en matière de reporting ESG qui vise à mettre en place un cadre clair et harmonisé pour la publication d’informations ESG conformément aux meilleures pratiques internationales.</p>
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